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Nouvelles "religions" aux Antilles

 Accueil » Forum » Actualités de Volcréole » Rubrique Outremer: Nouvelles "religions" aux Antilles La date/heure actuelle est 20 Aoû 2019 03:36 
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   Article posté par Jârvis le 04 Juillet 2005 à 03:05  S'abonner au Flux Rss Au coeur des Dom-Tom: Partager cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter Partager cet article sur Myspace Partager cet article sur Del.icio.us Partager cet article sur Google bookmarks Partager cet article sur Netvibes Partager cet article sur Viadeo Partager cet article sur Linkedin    

Je faisais quelques recherches sur les sectes aux antilles quand je suis tombé sur ce texte, il traite d'abord des Mormons en Guadeloupe, De la secte Mahikariet du mouvement rasta.
Cet essay met l'expansion de ces nouvelles cryances dans une perspective de retour aux traditions africaines, pour combler un manque culturel et idéologique.
Il aborde aussi le sujet actuel sur volcréole de la situation des femmes aux antilles




Citation:
Le cas de « l’Ordre Uni des saints des derniers jours de la Guadeloupe », secte dissidente des Mormons,
mérite de retenir l’attention, même si elle ne concernait qu’une quinzaine de personnes. En effet, en 1966, un certain Michel Gamiette devient Mormon et appartient à une branche de l’église mormone nouvellement implantée en Guadeloupe, mais comme on refuse de le laisser accéder à la prêtrise, il décide en 1982 de créer sa propre Eglise avec son fils, Max Gamiette. Grâce à un « commandement divin » qu’il déclare avoir reçu directement, Michel Gamiette fonde ce qu’il appelle « une famille plurale » en vivant avec douze jeunes femmes (âgées entre 20 et 30 ans). Mais l’une d’entre elles a, en 1984, 78 ans et passe pour être une « gadèdzafè », appellation en créole des personnes qui disent avoir reçu en « dons » le pouvoir de disposer de pouvoirs thérapeutiques et de connaissances en pratiques de magie défensive et offensive. Les femmes vivaient chacune dans leur propre appartement, mais se rencontraient régulièrement pour des travaux agricoles, pour des loisirs en commun (musique, danse, théâtre) et pour le culte, sous la direction de Michel Gamiette, prêtre et prophète, « envoyé de Dieu sur terre », père, époux et leader religieux à la fois.

L’histoire de cette petite communauté a mobilisé cependant toute la Guadeloupe (département français de la Caraïbe dont la population s’élève à environ 400.000 habitants), grâce à une importante publicité organisée autour de l’emprisonnement de Michel Gamiette dû à la dénonciation de l’une des jeunes femmes qui l’accusait de coups et blessures, d’extorsion de fonds et de subornation. Il n’y a aucun doute que nous sommes en présence d’un type de mouvement religieux qui rentre dans la catégorie des groupes sectaires dirigés par des gourous aux pouvoirs de séduction et de manipulation sans bornes sur les adeptes au profil psychologique vulnérable. Au-delà du scandale créé par la petite communauté sous la direction du chef religieux, père et époux des 13 femmes, nous aimerions souligner le rapport implicite qu’entretient cette secte avec la question de la génération. En effet, on est frappé par la facilité avec laquelle des jeunes femmes, en général du niveau bac, et ayant déjà une spécialité comme laborantine, institutrice ou infirmière, ont pour la plupart reconnu être en rupture avec leur famille dans les déclarations qu’elles ont faites à l’inspecteur de police lors de l’arrestation de leur « prophète ».

La soumission absolue des jeunes femmes au chef, époux et prophète, est symptomatique de la situation de fragilité des institutions établies. L’une des adeptes avoue justement avoir circulé de religions en religions avant de trouver enfin « le prophète » : « J’ai un peu fréquenté les témoins de Jéhovah, les Adventistes, les Evangélistes, j’allais à la messe, mais je n’étais pas satisfaite ». Une autre soutient : « Depuis enfant je me pose des questions sans réponse, j’ai lu des livres...j’allais à l’église tous les dimanches, mais j’ai choisi cette religion parce qu’elle me satisfait totalement. »(13). La communauté avec le « prophète » représente une nouvelle famille spirituelle qui se donne clairement comme une famille patriarcale. Avec un leader religieux qui est en même temps père et époux, une autorité réelle est retrouvée, et apparaît rassurante dans un monde qui vient de subir des transformations par trop rapides, avec la déruralisation accélérée, la nécessité de vivre en HLM dans des appartements qui conduisent à l’individualisme et à l’oubli de la famille élargie traditionnelle. Mais ce qui donne à penser dans ce mouvement religieux, c’est le rôle dévolu à la femme âgée de 78 ans, Madame Lesuperbe, (« gadèdzafê ») : elle est appelée à authentifier auprès des autres femmes de la communauté la vocation de Michel Gamiette comme prophète. Retenons déjà que le recours à la « gadèdzafè » est le retour des croyances traditionnelles héritées de l’esclavage. Croyances qui paraissent fort bien rentrer dans une chaîne de signifiants avec autorité patriarcale, pratique de polygamie appelée « famille plurale », retour aux travaux agricoles, communauté de vie, sans que tout cela soit ressenti comme contradictoire avec l’attachement à la Bible. En ce qui concerne la doctrine mormone, tout se passe comme si l’essentiel était le témoignage personnel du « prophète », sa façon même d’être qui suscite l’adhésion des adeptes et qui fait passer au second plan tout élément doctrinal. On dirait ainsi que vers les années 1970 une génération nouvelle- en rupture avec les générations précédentes- apparaît en Guadeloupe et en Martinique, qui fait l’expérience d’une identité particulièrement menacée et qui, en cherchant de nouvelles assises culturelles, n’hésite pas à mettre ensemble les signifiants les plus hétérogènes.

Deux autres nouveaux mouvements religieux semblent suivre tout à fait le même chemin que les Mormons de la Guadeloupe.
Le Mahikari venu du Japon est aujourd’hui connu comme un mouvement qui rassemble des éléments de doctrine extrême-orientale et de la doctrine chrétienne (croyances apocalyptiques etc...). Il s’est propagé rapidement vers la Martinique, St Martin, la République dominicaine et Porto-Rico. En Guadeloupe et en Martinique, il dispose de plusieurs temples ou centres appelés dojo et l’essentiel des activités du culte consiste dans des pratiques thérapeutiques qui se réalisent à travers le geste de lever la main droite sur la zone malade du corps. Mais la conversion au Mahikari n’exige guère de l’individu qu’il abandonne sa religion antérieure, toutes les combinaisons religieuses étant acceptées. En revanche, le Mahikari propose une vision apocalyptique qui conduit le converti à croire qu’il fait partie de la dernière génération de l’histoire, parce qu’aujourd’hui les « esprits « des ancêtres » sont responsables des maladies et des malheurs divers qui frappent avec plus de force l’individu, la société elle-même et l’environnement. Il suffit pour retrouver la paix intérieure et la santé, et sauver le monde actuel, non pas de chasser les « esprits » des ancêtres, mais de les reconnaître en leur assignant une place dans son corps et dans son environnement, pour qu’ils cessent de persécuter les vivants. L’engouement suscité par le Mahikari en Guadeloupe comme en Martinique laisse comprendre qu’il apportait une réponse à un problème que les adeptes avaient quelque difficulté à exprimer et à assumer : le problème du rapport aux générations antérieures avec lesquelles les liens sont distendus. Plus l’héritage religieux est convoqué, plus sa légitimité est mise en question.

L’autre mouvement religieux qui traverse cette fois presque toutes les sociétés de la Caraïbe est le Rastafari.

Il est aujourd’hui suffisamment connu pour que je sois dispensé de retracer sa genèse, son expansion et sa doctrine dans les détails. Qu’il suffise de souligner un certain nombre d’aspects du Rastafari qui permettent d’entrer d’emblée dans la problématique de la génération. Tout d’abord, le Rastafari, connu comme un mouvement messianique, apocalyptique et millénariste, ne promeut pas la croyance en un paradis et un enfer situés au-delà du monde, mais il propose aux Noirs ayant vécu la Traite et l’esclavage de reconnaître sans complexe leur lien direct à la fois avec l’Afrique et avec les douze tribus d’Israël dont parle l’histoire biblique. A partir de là ce sont toutes les institutions issues du système esclavagiste et colonial qui sont en toute rigueur récusées comme l’ordre même du mal que les adeptes du mouvement appellent désormais « Babylone », reprenant ainsi un vocabulaire biblique dans la vie quotidienne. Dans cette perspective, le Rastafari demande aux Noirs de la Caraïbe de se considérer encore comme vivant à l’époque de l’esclavage et non pas comme simples héritiers de ce système. Ce faisant, le Rastafari met en place une nouvelle conception du temps qui se décline à la fois en termes de retour à l’Afrique, d’anamnèse de la Traite et de l’esclavage, et enfin d’imagination d’un futur - sur la terre - dans lequel l’oppression des Noirs prendra fin (vision millénariste).

Pour transmettre ce message, le mouvement ne dispose ni de temples, ni d’un corps de prêtres et de pasteurs, ni de pratiques rituelles arrêtées. Le message n’est pas fait non plus d’énoncés dogmatiques, chacun est libre de fabriquer ses propres combinaisons et de produire sa propre interprétation des textes bibliques, le plus important semble être la construction d’une nouvelle génération de Noirs qui sache reprendre avec ferveur la mémoire de la Traite et de l’esclavage pour y découvrir le secret de l’histoire biblique qui n’aura jamais été que celle de la Rédemption des Noirs cachée jusqu’ici par « les Blancs ». Effectivement, le Rastafari mobilise principalement les jeunes dans la société jamaïcaine et dans les autres pays de la Caraïbe et les pousse à revenir dans certains cas à la campagne où ils peuvent s’adonner à l’agriculture et développer une vie communautaire. La famille patriarcale est restaurée, pour manifester la rupture avec les codes de la famille monogamique occidentale. On découvre finalement que le Rastafari parvient à associer aux thèmes bibliques des thèmes venus des croyances africaines (possibilité pour l’individu de connaître une sorte de transe en fumant « ce qu’ils appellent « l’herbe sainte » ou « la ganja » afin d’augmenter, disent-ils les pouvoirs de communication avec « Jah » ou Dieu ; utilisation dans la musique reggae d’un système de répétition et d’improvisation qui fait retrouver le langage des ancêtres). Cependant les pratiques d’Obeahism et de Myalism qui représentent les pratiques de magie offensive et défensive héritées de l’Afrique et en usage pendant la période esclavagiste ne sont plus recommandées. Le Rastafari aboutit ainsi à créer de nouvelles formes de vie inédites, caractéristiques d’une hybridation culturelle, dans la mesureoùellesparviennentà intégrer constamment de nouveaux aspects importants de la modernité comme le sens de la liberté individuelle et le libre choix des croyances, en même temps qu’elles demeurent sélectives par rapport aux cultures africaines. L’Afrique vers laquelle le Rastafari prétend retourner demeure une Afrique imaginaire, celle que l’Ethiopie symbolisait, un peu comme l’Afrique est identifiée à la Guinée pour le vodouisant haïtien.

Le lien générationnel : entre mémoire et histoire

Edouard Glissant dans son Discours antillais(1981) soutient que la Conquête a réussi à mettre en échec la mémoire collective des Caraïbéens, car l’histoire révèle dans le monde antillais « des pans absents, des « hachures », des trous noirs à cause des deux moments inaugurateurs de cette histoire, le génocide indien et la déportation. Glissant en profite pour exprimer une distance critique par rapport à la philosophie de l’histoire des peuples européens, pour qui l’histoire suppose la progressivité, la continuité, le rattachement à une origine comme à une donnée première, et finalement un sens de l’universel conquérant, toutes conceptions qui se trouveraient absentes dans la Caraïbe. Il y a là un malentendu qui mérite d’être au moins mis en lumière.

La perspective apportée par Maurice Halbwachs (1925) et reprise par Paul Ricoeur (2000) permet de mieux cerner le problème perçu par Glissant. La distinction entre mémoire qui se rapporte au lien charnel qui met l’individu en contact avec le monde des ancêtres, et l’histoire qui suppose un rapport anonyme à l’origine, nous sert ici de fil conducteur. Ce qui se passe justement avec les religions afro-américaines, c’est ce rapport au lien généalogique comme rapport dominant et obsédant qui conduit l’individu à donner une place secondaire à l’histoire. Il faut comprendre en effet que l’histoire aujourd’hui demeure articulée à l’idée de nation, et que l’Etat dans la plupart des sociétés de la Caraïbe apparaît comme une institution allogène et qu’ainsi la citoyenneté est encore déficitaire, que ce soit dans les Antilles françaises, ou dans les pays récemment indépendants comme la Jamaïque ou encore dans un pays comme Haïti où l’Etat après l’indépendance en 1804 fonctionnait comme une administration coloniale pour les masses d’anciens esclaves devenus paysans.

C’est en particulier dans les nouveaux mouvements religieux qui ont du succès dans la Caraïbe depuis les années 1970 qu’on surprend le mieux ce rabattement passionné sur la mémoire plutôt que sur l’histoire. En effet, une nouvelle rupture des liens entre les générations semble s’être produite en sorte que les éléments qui contribuaient à fonder une identité culturelle sont devenus précaires. Ainsi, par exemple, tout héritage religieux africain est devenu de plus en plus obsolète et peut difficilement survivre comme à l’accoutumée au sein des églises établies qui, elles, connaissent des changements importants au niveau de la doctrine comme du culte en général depuis le concile Vatican II. Un autre régime du croire se met en place peu à peu depuis les années 1970 et pousse vers la recherche de divers éléments capables de colmater les brèches ouvertes par la crise de confiance dans les institutions religieuses établies officiellement. L’individu se croit désormais libre de prendre là où il peut les signifiants pour se former un système symbolique et se créer un espace intermédiaire de vie dans un contexte où les certitudes dogmatiques sont ébranlées. Mais dans la Caraïbe, il faut encore préciser la spécificité de ces mouvements. Tout se passe en effet comme si au cœur de ces mouvements une mémoire en défaillance était en train d’être ravivée, car avec les changements dûs à une plus grande avancée de la modernité (déterritorialisation, transnationalisation grâce à l’émigration vers les grandes métropoles, rôle du système scolaire et des médias), se trouve refusée une vision de l’histoire à laquelle des couches sociales de plus en nombreuses ne parviennent pas à s’identifier. Un rapport conflictuel est alors vécu avec la génération précédente. Le Rastafari sous ce rapport est paradigmatique car il donne à voir en toute clarté une forme nouvelle de remémoration de la Traite et de l’esclavage qui sont des événements fondateurs jusqu’ici peu pris en compte par les institutions (école, media, appareils de l’Etat) nationales.

En donnant en effet la préséance à la mémoire sur l’histoire, le Rastafari parvient à creuser l’écart culturel avec ces institutions qui apparaissent comme des sources continuelles de conflit.. C’est également ce que l’on observe avec le Mahikari par le rôle qu’il attribue aux ancêtres ou aux « esprits » des ancêtres, et avec les Mormons de la Guadeloupe qui, en restaurant la famille patriarcale s’adossent aux traditions africaines, sans pour autant s’y enfermer. Dans les camps marrons où se réfugiaient les esclaves en fuite, un espace collectif appelé « lakou » rassemblait les membres d’une famille patriarcale avec un chef religieux qui est en même temps époux de plusieurs femmes. Mais le lakou reprend et amalgame des éléments de la famille occidentale comme du lignage africain.

En définitive, dans les nouveaux mouvements religieux de la Caraïbe, ce qui importe pour le converti c’est de se retrouver au plus près de l’origine, de rétablir le lien généalogique brouillé par le cours actuel de l’histoire : on est contemporain de la Traite avec le Rastafari, également en contact permanent avec les ancêtres dans le Mahikari qui diffuse par ailleurs le thème d’une fin du monde qui s’approche à grands pas (comme chez les Témoins de Jéhovah, les Adventistes, et les Pentecôtistes). Les Mormons de la Guadeloupe se disent les « saints des derniers jours de la Guadeloupe », pendant qu’ils reconstruisent la famille africaine patriarcale des origines. De même on rejoint le temps du Christ avec le pentecôtisme qui favorise une mise à l’abri de l’individu par rapport à l’histoire en même temps qu’il procède à la mise en place d’une nouvelle combinaison des éléments des croyances africaines (conception du corps comme poreux au monde des « esprits », importance des rêves, interprétation des maladies comme signes d’élection spirituelle) avec les thèmes bibliques de péché et de Rédemption. Tout se passe comme si dans la conversion aux nouveaux mouvements religieux on représentait la dernière génération - ce qui suppose une disqualification de la génération précédente - et donc qu’en revenant à l’origine, on se projetait déjà - paradoxalement - à la « fin des temps ».

source: http://www.peuplesmonde.com/imprimer-article.php3?...

Tags Nouvelles, Religions, Aux, Antilles

 
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