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JE SUIS NOIR ET JE N'AIME PAS LEs imbéciles

 Accueil » Forum » Actualités de Volcréole » Coup de gueule: JE SUIS NOIR ET JE N'AIME PAS LEs imbéciles La date/heure actuelle est 11 Juil 2020 01:10 
Annonces JE SUIS NOIR ET JE N'AIME PAS LEs imbéciles Annonces
   Article posté par pulsar le 12 Septembre 2005 à 16:00  S'abonner au Flux Rss Coup de gueule: Partager cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter Partager cet article sur Myspace Partager cet article sur Del.icio.us Partager cet article sur Google bookmarks Partager cet article sur Netvibes Partager cet article sur Viadeo Partager cet article sur Linkedin    

Voici le titre d’un livre publié par un bourguignon, Gaston Kelman. Un livre paru aux éditions « FAIT et CAUSE » en l’an de grâce 2005.

Monsieur Kelman cher Bourguignon, j’ai pour habitude de clamer fièrement mon lien fraternel avec les Noirs de quelque origine qu’ils soient, des Antilles, d’Afrique ou d’Amérique en les appelant frère et à ce titre je les tutoie et j’attends qu’ils fassent autant avec moi. Mais dans votre cas je me permets de vous marquer du sceau du vouvoiement puisque quelque part vous êtes un Bourguignon qui a dénié son essence noire. De fait, ceux qui renient leur essence première campent radicalement et définitivement de l’autre côté de la barrière existentielle en ce qui me concerne.

Après la première lecture de votre livre, j’ai dû m’acheter un second exemplaire pour être sûr que l’exemplaire que j’avais parcouru n’était pas unique et que par la force des choses je n'étais pas tombé sur un exemplaire spécial, un hors série.

A la fin de la lecture, vous invitez les lecteurs au débat. Mais à ma grande surprise, j’ai parcouru les espaces de liberté de parole afin de trouver Kelman donnant la réplique à sa critique. Mais ayant cherché ce débat un peu partout et ayant cherché une critique digne de ce nom à votre attention, je suis resté sur ma faim. Aussi je prends la liberté de vouloir débattre avec Kelman selon son bon vouloir surtout s’il en a le courage mais également de partager mon point de vue avec tous ceux et celles qui ont lu ou non ce fameux livre.

Avant de donner mon avis sur ce livre à la suite de mes différentes lectures, donnons la parole à ceux qui en ont l’autorité selon la norme sociale afin d’avoir un avis dit éclairé.

L’Express :

Gaston Kelman a beau avoir des origines camerounaises, il ne se met pas pour autant à danser le dombolo une fois la nuit tombée. Installé en France depuis vingt ans, ce Bourguignon est l’auteur d’un vivifiant pamphlet contre le racisme ordinaire et son cortège de préjugés. Avec une verve toute voltairienne, il fustige les dangers d’une victimisation outrancière de la communauté noire et tisse par des anecdotes pathétiques cruelles mais souvent hilarantes, le portrait d’une France à la « fracture raciale » toujours plus affirmée.

« Gaston Kelman a écrit un livre provocateur dont le mérite incontestable est de rappeler que le débat sur l’intégration n’est pas qu’un problème de foulard et de religion. C’est aussi une histoire de vérités vraies que l’auteur se fait fort de balayer avec un art consommé de la formule. »

FIGARO MAGAZINE

« Certains le traitent de provocateur ou de renégat, il n’est qu’humour, franchise et clairvoyance. »

Que dire de plus, la messe est dite, le voltaire bourguignon noir vient d’écrire un livre à la hauteur de son talent, alléluia, jetons-nous dessus lisons et faisons en un best-seller et dansons le Dombolo la nuit venue à la gloire de Kelman.


Sur la majorité des sites Internet négrophiles, la formule fait sensation, « je suis Noir et je n’aime pas le manioc. » Le débat est ouvert mais celui qui a lancé le débat semble être absent. Des réponses plus ou moins pertinentes fusent pourtant mais rien n’y fait l’homme qui a lancé le débat est absent.

ANALYSE MOUYABIENNE

Depuis quelques mois, sur le conseil d’une bonne amie dont je tairais l’identité ici, j’ai été invité à compulser le livre du Bourguignon Kelman. Après plusieurs mois d’hésitation je me suis résolu à lire ce fameux livre.

Habituellement, je préfère la lecture des œuvres qui forgent la culture d’un homme au lieu de m’évertuer à lire des produits de marketing. Le titre et tout le tapage médiatique ont suffi à me décourager en ce qui concerne l’œuvre de Kelman.
Mais, à ma grande surprise, ayant entamé le livre de Kelman, j’avoue que je l’ai dévoré. Je dis bien dévoré en une soirée. A la fin de la lecture, je me suis dit : - « ce n’est pas mal. »

- Pourquoi ce n’est pas mal ? Me demanderez-vous, vous qui avez lu ou non ce livre.
Pour tout dire, le style est correct, l’argumentaire tient la route, le vocabulaire est soutenu, les exemples qui étayent le livre dénotent d’une très bonne maîtrise du sujet et d’une certaine culture générale.

Si on adopte une lecture verticale (du début à la fin) il est clair que le sentiment qu’on en tire est bien de penser que c’est un bon livre du moins c’est mon avis.

Mais, lire un livre comme celui écrit par notre ami Bourguignon qui traite d’un problème hautement délicat qui relève de la l’éternelle soumission du Noir et des minorités mais plus encore de la survie collective en adoptant une simple lecture verticale serait une erreur monumentale. Il faut pour que ce livre devienne crédible qu’il obéisse aussi à la même rigueur d’écriture selon qu’on adopte aussi une lecture transversale. Une lecture qui vise la recherche d’une logique générale à travers les chapitres et les idées abordées pour voir si l’auteur est cohérent dans son propos. S’il n’écrit pas pour se faire un peu d’argent de poche, si ses écrits peuvent dépasser son cadre spatio-temporel. Si l’auteur n’est pas qu’un simple comique qui lance dans la provocation pour attirer l’attention sur sa misère morale. Etc.

Mouyabi qu’en est-il donc de ta lecture transversale ?

Puisque la lecture verticale donne entière satisfaction du moins de mon point de vue, il est donc souhaitable d’aborder aussi ce livre sous cet angle car pour s’en imprégner, il est impératif que le livre soit consistant en tout point.

D’ordinaire avant de se lancer dans l’achat d’un livre, comme tout le monde on s’intéresse souvent au titre puis au synopsis. Aussi, je propose avant d’aller plus en profondeur dans l’œuvre de Kelman de faire un aparté sur le titre et le synopsis.

Le Titre : « Je suis Noir et je n’aime pas le manioc »

Personnellement derrière ce titre « accrocheur » je choisis de laisser l’auteur libre de ses affirmations. Au fond, tous les Noirs ne sont pas mangeurs de manioc et ne sont pas appelés à aimer le manioc. Les causes de cette aversion peuvent être multiples, un problème digestif, un blocage psychologique, l’obligation de suivre un régime alimentaire, la multiplicité des mets et la diversité des préparations couplée à la liberté de choix sont autant de raisons qui n’autorisent pas à essayer de comprendre pourquoi un Noir, un Rouge, un Blanc, un Jaune ou un animal peut ne pas aimer le manioc. De toute évidence cela relève de sa liberté de choix, de sa pure fantaisie et se sa seule et unique conscience.

Mais, ayant parcouru le livre de Kelman et n’ayant pas noté qu’il parlait exclusivement de l’aversion de l’auteur pour le tubercule, aussi pour répondre à Kelman j’ai été tenté de titrer cette méditation « Je suis Noir et j’aime le manioc » Puis je me suis dit au fond non ce serait trop facile et cela n’est pas digne puisqu’il ne s’agit pas d’un problème d’aversion pour le manioc et d’ailleurs tous les Noirs ne sont pas consommateurs de manioc. Et en tout état de cause, je ne me penche en général pas sur les problèmes d’aversion aux tubercules car ce n’est pas mon rayon et de plus cela ne présente pour moi aucun intérêt patent à ce jour.

J’ai alors pensé par la suite que je pourrais titrer cette méditation : « Je suis Noir et je n’aime pas Kelman » puis je me suis encore dit, non ce n’est pas la peine. Ne pas aimer Kelman n’a aucun sens ce n’est qu’un malade qui avoue se soigner.

Alors je me suis dit essayons comme titre « Je suis Noir et je n’aime pas certains Bourguignons » Cette fois encore je me suis dit que ma démarche pourrait prêter à confusion. Et puis j’ai aussi pensé : « Je suis Noir et je n’aime pas les imbéciles » mais je me suis abstenu pour ne viser personne en particulier. Mais suivez mon regard pour savoir de qui je veux parler.

Enfin, je me suis dit au lieu d’une méditation, si j’écrivais un livre titré : « Réponse à Kelman » là enfin, je me suis dit fidèle à moi-même, qu’il y a des causes pour lesquelles l’argent n’est point une fin en soi et ne mérite pas d’être gagné. Et, de surcroît surfer sur la vague de la misère collective car on a faim, on ne peut surfer sur la souffrance collective car c’est indécent. Surfer sur la vague Kelman est indigne en soi. Alors, égal à moi-même je me suis résolu à écrire comme toujours et à offrir à Kelman une réponse qui sera gratuite pour tous les patriotes et qui sera assez pertinente du moins je l’espère pour décortiquer et détricoter le système d’écriture funambulesque de Kelman.

Trèves de Paroles Mouyabi Allons-y.

Le titre choisi par Kelman est très provocateur et cache en fait une ambivalence. En quoi être Noir et ne pas aimer le manioc peut-il intéresser le potentiel lecteur? J’avoue que je ne sais pas et la seule chose que je puisse dire c’est qu’il s’agit de la provocation et rien de plus. Un titre qui interpelle et qui suscite la curiosité du potentiel lecteur sans plus.

Je propose donc, avant de lancer dans une analyse approfondie et plus complexe, de rester sur ce titre de ne pas le comprendre comme la simple aversion d’un Noir pour le manioc mais au contraire comme un cri lancé par un individu qui réfute une part de son essence Noire. Le Noir comme tout individu à priori peut-être identifié à ses habitudes alimentaires. Ce titre n’est donc à mon avis que le cri de Kelman lancé à l’attention de l’intelligentsia parisienne pour qu’on prenne en compte tous les sacrifices qu’il se tue à faire pour être un assimilé et tenter d’assimiler d’autres Noirs comme lui. Ce sera à mon avis une des clés qui permettent de comprendre le système savamment mis en place par Kelman.

Le Synopsis

On le trouve aussi sur la couverture arrière du livre de Kelman.

Je n’ai fait que reprendre ici mot pour mot les avis jugés par Kelman et son éditeur comme étant les plus élogieux à l’égard de son livre au point de choisir d’en faire son synopsis.

Voyons en premier lieu ce qu’en pense l’Express.
« Gaston Kelman a beau avoir des origines camerounaises, il ne se met pas pour autant à danser le dombolo une fois la nuit tombée. …»

Pour l’Express, les Camerounais une fois la nuit tombée s’adonnent donc tous au dombolo.

A ce niveau, je dirais que tout le livre de Kelman une fois qu’on le passe au crible présente beaucoup d’approximations et de déchets. J’y reviendrais plus tard. Pour le moment restons sur l’avis de l’Express pour lequel les Camerounais ne peuvent qu’être simplement assimilables à des danseurs de dombolo la nuit tombée.

Pour peu qu’on sache de quoi on parle concernant la musique africaine, on sait que le dombolo n’est pas un rythme camerounais et nulle part en Afrique on ne danse le dombolo comme l’écrit Kelman dans son livre. Mais au contraire on danse le Ndombolo qui est un rythme qui nous vient du Congo démocratique et qui n’endiable pas que les corps des Camerounais mais ceux de tous les amoureux des rythmes africains y compris les occidentaux. Le musique jusqu’à preuve du contraire est encore universelle.

On n’a pas besoin pour cela d’attendre la nuit pour danser le Ndombolo tout comme on n’attend pas préalablement la nuit pour danser une valse, un tango ou du zouk.

Présenter comme telle, on pourrait assimiler le Ndombolo à une sorte de danse bizarre liée à un rituel de magie noire que pratiqueraient les Camerounais une fois la nuit tombée. Mais ce n’est fort heureusement pas le cas et le Ndombolo peut tout aussi bien être dansé en plein jour par les Camerounais et les non-Camerounais.

L’auteur de ce propos doit donc savoir de quoi il parle lorsqu’il jette le Ndombolo en pâture ici. Si l’Express avait pris la peine de se pencher sur le cas pathologique qu’est Kelman il aurait su que de part ses origines camerounaises, il est Bassa’a et si un rythme devait au préalable endiabler le corps de Kelman la nuit venue ce ne serait pas le Dombolo mais l’Assiko, l’Assiko bassa’a.

Mais puisque Kelman n’est pas Bassa’a mais Bourguignon, il ne danse pas le Dombolo sans doute s’adonne-t-il la nuit venue à des danses plus prestigieuses comme la Techno, le Hard rock, la Dance, la Transe etc.

Malheureusement pour les savants de l’Express, je tiens à signaler ici qu’il n’existe pas un rythme camerounais à proprement parler. Le Cameroun encore appelé Afrique en miniature est une mosaïque de plus de 230 ethnies. Chaque ethnie a ses rites et sa culture sa musique, ses danses et ses habitudes culinaires. L’Express a donc péché par suffisance et par simple réductionnisme.

Du haut de son savoir encyclopédique, Kelman n’a pas pris la mesure de cette distorsion d’informations, lui le pourfendeur de l’essentialisation, qui se montre très souvent soucieux du détail. Il n’hésite pas quand il le peut alors à pointer du doigt l’essentialisation quand les choses ne sont pas faites par les Noirs avec le soin du détail selon son seul et unique paradigme.

Ceci dit, derrière cette approche un peu simpliste de la part de l’Express, au fond il faut y noter une sorte de mépris pas pour le Camerounais mais pour le Noir en général. Qu’importe de se pencher sur la vie d’un auteur Noir ou d’adopter une écriture juste à son sujet. On retiendra quand même que pour l’Express, une fois la nuit tombée, le Noir ne peut que se lancer dans la danse. Mais bon, puisqu’il s’agit d’un Bourguignon, fort heureusement il ne s’agit pas de Dombolo.

Si l’auteur de ce propos se sent l’âme de réduire les Noirs ou les Camerounais dans ce cas précis à un simple rôle de danseur, il y a un pas que l’Express franchit très rapidement et qui jette un certain discrédit sur la marge de confiance à accorder dorénavant à l’Express puisqu’en matière de vérité leurs propos doivent souffrir à l’évidence de bien d’écarts.

Malgré tout, je pense que le simplisme avec lequel l’Express a abordé le livre de Kelman vaut bien ce que l’auteur a bien voulu en faire à savoir un simple sujet hilarant comme le soulignent de manière unanime l’Express et le Figaro Magazine.

De toute évidence, le fait que Kelman grand Bourguignon qu’il soit, ait transformé un sujet délicat et hautement dramatique comme la situation des Noirs ou des minorités en France en un simple sujet hilarant pour ceux vers qui il lance son cri, qu’il a reçu comme marque de reconnaissance le simple label de l’hilarité. Lisons le livre de Kelman et restons au stade du rire même s’il dit des choses vraies et sérieuses par moments.

Le Contenu du livre

Lorsqu’on lit ce livre du début à la fin et qu’on arrive à la dernière ligne, sans adopter un quelconque recul préalable juste dans le souci de comprendre le propos de l’auteur sans essayer d’exercer une quelconque critique, on se dit au terme de la lecture, voici un bon livre écrit pour la défense des minorités raciales vivant en France.

Mais ce serait une grave erreur d’adopter une telle posture car ce livre est au contraire une imposture.
Pour comprendre cette imposture, il faut s’aider de certains outils tels ceux fournis par la logique, la phraséologie de l’auteur, le style qu’il utilise pour passer son message, la recherche des subterfuges philosophiques (les paralogismes, les sophismes, l’usage du performatif etc.) mais à mon avis celui qui donne le plus de résultat c’est la psychanalyse de l’auteur.

A la lecture du livre, on se rend compte que Kelman n’écrit pas ce livre pour attirer l’attention de la classe politique française sur le sort des minorités et leurs handicaps à s’intégrer dans une société foncièrement raciste, hypocrite et xénophobe. Non !!! Il n’écrit pas pour que son œuvre transcende le temps et l’espace. Il écrit pour attirer l’attention sur son sort voilà la vérité.
Les principaux instigateurs des inégalités séculaires que Kelman se tue à dénoncer n’ignorent pas ce qu’ils font vis-à-vis des minorités. Ils n’attendent pas après Kelman pour prendre la mesure du mal qu’ils infligent aux minorités. Donc écrire un livre pour faire croire à une tentative de remise en cause collective n’est que pure illusion et je dirais que cela est opportuniste, mesquin et très petit.

Sur quoi te bases-tu pour affirmer cela Mouyabi ?

Voici une question que je pressens déjà ; alors je vais très vite essayer d’y répondre car c’est tout l’intérêt de ma démarche. Je me base sur les évidences qui fourmillent dans le livre de Kelman il suffit de se baisser conceptuellement pour les mettre en lumière.

Le premier argument évident est le style utilisé par l’auteur : Je, me, moi.
Kelman ne parle donc pas des minorités mais de lui. Il a écrit un livre autobiographique.

Et comment s’y prend-il selon moi ?

Tout simplement en se présentant (première page après la couverture), moi Kelman, j’ai été pendant 10 ans directeur de l’Observatoire du Syndicat d’Agglomération Nouvelle de la ville d’Evry. Aujourd’hui après être tombé au champ d’honneur (c’est son terme P97), je suis cantonné à un simple rôle de militant de la cause Noire car je suis rejeté par la société à cause de ma couleur. Voilà le tableau général qu’il va savamment habiller avec des exemples pour plaider sa cause. Des exemples qui vont dans l’ensemble vitupérer quelques Blancs racistes et les Noirs qui ne s’assimilent pas comme lui.

Une fois le décor planté il se jette à l’eau et titre les chapitres de son livre : Je suis civilisé (P27), Je suis assimilé (P40), Je suis Bourguignon (P65), Je suis cadre (P84), Je n’aime pas les Blacks (P120), J’en ai une petite (entendez une petite pine) (P137), Je suis Noir et je n’en suis pas fier (P 153), Je suis Noir, et je me soigne (P176).

Ce livre ne peut donc traiter du sujet que prétend Kelman. Ce n’est en tout état de cause que son autobiographie. Une autobiographie écrite par un Noir en quête de reconnaissance sociale et d’identité. Je dois avouer que c’est subtilement présenté mais c’est avec la même subtilité que son système sera démonté.

Une petite histoire pour Kelman

Puisque le livre de Kelman est truffé d’histoires, qu’il me permette de lui raconter cette histoire.

Dans un navire qui a à son bord un équipage et des provisions, il s’y trouve également des rats dans la cale. En pleine mer ce navire est victime d’avaries, d’un incendie. Pendant que l’équipage entier se bat pour éteindre le feu, les rats sentant le navire est en feu sont les premiers à le quitter.

Excepté qu’une fois dans la mer, ces rats sont confrontés aux habitants de l’océan, les poissons les crustacés, les microorganismes et mammifères marins etc. Aussi les rats qui étaient au chaud dans le navire se goinfrant des provisions dans la cale du fait de l’incendie se retrouvent dans l’eau et doivent trouver une astuce pour justifier leur présence dans leur nouveau milieu. A la question de savoir à quelle famille d’habitants de la mer ils appartiennent, ils passent pour être des poissons, des maquereaux.

Kelman le Bourguignon est donc ce rat qui se prend pour un maquereau parce que dans la mer. Kelman le Bourguignon est cette bûche qui dans l’eau prétend s’être transformée en caïman.

Il me paraît aussi important de prendre en compte cet aspect des choses pour comprendre tout le discours sophiste de Kelman. Il base un argumentaire sur une donnée sciemment faussée dès le départ. Il va argumenter en prenant une posture qui somme toute n’est pas la sienne.

C’est la capacité de discernement que chacun doit avoir qui aide à débusquer ce genre de personnes.
Certes Kelman (sa sœur s’appelle Ngo Nyemb = la fille de Nyemb) qui a sans doute changé de nom pour s’assimiler ne manque pas de toupet quand il nous livre ici tout son mal être celui d’exister dans la société française, de posséder tous les atouts et de n’être qu’un individu parmi tant d’autres, lui Kelman avec ses diplômes, adhérant de parti politique, cadre de formation, ancien directeur, catholique etc. « …Je suis Bourguignon car je ne veux plus laisser une couleur de peau, que je n’ai même pas choisie me bousiller la vie, déterminer mes origines, ma destinée terrestre, puis mon profil professionnel, puis mon lieu de vie …. » P. 66
Le cri de Kelman est un cri lancé par un malade mental pour qu’on reconnaisse ses efforts et qu’on lui donne l’os qu’on jette au chien. Pour cela il est prêt à tout, dénigrer les Noirs et dénier son essence, son identité et son Etre profond. Entendre parler de soi, être vu à la télévision, jouir d’une pseudo notoriété cela vaut bien tous les efforts non ?

Kelman Le Bourguignon

Il y tient, je suis Noir et je suis Bourguignon cela m’a beaucoup fait rire dans un premier temps mais après j’ai dû passer du rire à la colère.
En tout état de cause, si Kelman possède une nationalité de seconde zone qu’on accorde aux immigrés économiques comme lui, ceux qu’on enregistre à Nantes, qu’il se contente comme il peut de sortir de son bourbier mais qu’il vienne s’affirmer comme bourguignon j’avoue que là j’ai été interloqué, sidéré !!!

Monsieur Kelman aurait tout au moins pu dire qu’il est Bourguignon d’adoption cela aurait eu un sens mais non, il n’est pas Français d’origine camerounaise et Bourguignon d’adoption. Non au grand dam, il est Bourguignon et la loi lui donne ce droit ainsi que son nouveau statut de français de seconde zone. Je le cite : « Je suis d’Epoisses en Côte-d’Or chef-lieu Dijon. Mon terroir se trouve donc non loin d’Avallon... » P.65
Allons bon monsieur Kelman ! Vous revendiquez aujourd’hui la fierté d’être Bourguignon mais cette fierté est liée à une histoire, à un passé à des hommes, à des traditions, à des choix, à une culture etc. Et du jour au lendemain, afin de jouir d’une notoriété et d’une certaine quiétude vous optez pour un statut de Bourguignon mais alors votre passé à vous, vous en faites quoi ? Quelle fierté pourra-t-on tirer de vos racines propres ?
La loi peut vous donner des droits mais il y a des droits que le bon sens le plus élémentaire ne vous donnera jamais. Si tout le monde au nom de sa seule et unique fantaisie choisissait de s’implanter et de revendiquer un statut, on ne s’y retrouverait plus. La preuve vous ne savez pas d’où est votre femme. P.66 « …et elle est ce qu’elle veut, ta mère, alors que ta sœur est parisienne » J’espère que vous n’êtes pas sérieux en écrivant cela car c’est quand même grave d’épouser une femme qui n’a pas de racines ni d’attaches.
Hier vous étiez camerounais, Bassa’a aujourd’hui vous êtes Bourguignon demain vous serez sans doute Pékinois. Alors imaginez si tout le monde s’adonnait à cette danse du ventre, on ne s’en sortirait plus monsieur Kelman.

DEMONTONS ENSEMBLE LE SYSTEME KELMAN

On pourrait penser au terme de la lecture du livre que Kelman est un des défenseurs de la cause noire. Mais pour en être certain, essayons de le confronter à ses semblables, ceux qu’il prétend défendre. Voyons le regard qu’il porte sur le Noir, son semblable.

Que le fils de Nyemb ait renié son identité primitive et se fasse appeler aujourd’hui Kelman, c’est son droit, qu’il n’aime pas le manioc cela le regarde.

Mais, qu’il fasse du Noir la caricature qui suit croyez-moi, là je n’ai pas su me retenir. La psychanalyse de l’auteur permet donc la lecture de ce livre comme l’expression d’une auto flagellation d’un individu mécontent de sa condition de Noir.

Kelman le complexé : Les métis sont beaux P. 28

« …Le petit est beau comme le sont les métis, quand ils choisissent ce qu’il y a de plus fin dans les deux races et divisent la somme par deux. Et ça vous donne des lèvres ni minces comme des pelures de patates ni épaisses comme des pavés de rumsteck, des nez ni en lame de scie ni en patate aplatie, des oreilles calibrées, un teint de bronzé permanent. Non content d’être futur bourreau des cœurs, le petit bonhomme, fils de cadres est aussi très intelligent…. »

Syllogisme quand tu tiens Kelman

Si Tous les Noirs ont des lèvres épaisses comme des pavés de rumsteck et le nez en patate aplatie et que Kelman est Noir donc Kelman a les lèvres épaisses comme des pavés de rumsteck et le nez comme une patate aplatie.

Sauf que me dira Kelman, le syllogisme est incontestable le seul hic c’est que Kelman n’est pas Noir, il est Bourguignon même si par son nom on le prend souvent pour un Alsacien, un Americain, un Allemand, un Israélien P.66. De plus Kelman n’aime pas les Blacks, le manioc, et qu’il a une petite (pine), que sa fille n’est pas noire mais marron. Et qu’il ne laisse pas une couleur qu'il n'a pas choisi lui pourrir la vie.

La découverte génétique de Kelman

« …Le petit est beau comme le sont les métis, quand ils choisissent ce qu’il y a de plus fin dans les deux races et divisent la somme par deux….>

On note ici que seuls les métis ont le droit de choisir ce qu’ils deviendront plus tard. A cet effet Kelman nous informe que bien malgré lui, il n’a pas choisi d’être Noir P.66.
Toute la génétique est donc bouleversée par cette nouvelle découverte de Kelman.
Le mécanisme de choix des métis reste cependant encore non-élucidé. Nous espérons que Kelman nous en dira plus à ce sujet dans ses futures publications en génétique. Mais nous gardons bon espoir puisqu’il laisse déjà entrevoir subrepticement quelques données mathématiques sur le sujet à savoir que les métis après leur choix font le somme puis la divisent par deux.
Nous aimerons savoir comment sans être constitué, les métis choisissent leur devenir dans le supermarché des gènes.
A ce jour les généticiens parlent de gènes co-dominants pour décrire les phénotypes de certaines espèces du fait de l’expression allélique de certains gènes. Mais Kelman vient de faire une découverte capitale vivement la suite…

Gros souci de logique Kelman ?

Chose étrange pourtant, Kelman n’a pas hésité à fustiger les Noirs qui ont épousé des blanches (Kofi Annan, Anta Diop, Senghor, Karembeu etc.) lui qui pourtant voue un culte aux mulâtres (d’ailleurs il connaît tous les types au bout des doigts, mélano-caucasoïde, mélano-mongoloïde, mongolo-caucasoïde etc.) puisqu’il les trouve beaux et intelligents encore plus s’ils sont fils de cadres.

On attendrait alors que Kelman des enfants au sang-mêlé. Seulement, ses propres enfants ne sont pas issus de liaison avec une caucasienne lui qui pourtant aurait de manière logique évité à ses enfants d’avoir les traits négroïdes qu’il condamne avec virulence dans son texte.

On pourrait alors penser que ce détail a échappé à Kelman mais fort heureusement Kelman n’est pas Noir, il est presque Noir (P108), il est Bourguignon ne vous en déplaise donc ses enfants ne peuvent souffrir de tous ces défauts au contraire, ils sont Parisiens, Essonniens. Il les adore et ne cesse de nous le dire tout au long de son plaidoyer. Exemple à l’appui page 109. Sa fille tant aimée est Marron pas une négresse bon teint. On découvre de nouveau un type d’hybride encore non recensé à ce jour par la communauté scientifique mais sorti tout droit du cerveau d’un malade qui se reconnaît convalescent.
Curieux de nature, je me permets de vous demander cher monsieur Kelman si votre fille est marron foncé ou marron-clair?

Au fond, ce qui est dangereux dans ce passage ce n’est pas tant le jugement à l’emporte-pièce que Kelman peut avoir ; mais c’est ce qu’il insinue par son propos en informant les personnes peu averties que la beauté et l’intelligence ne sont que le fait du métissage. Non seulement cela mais aussi que les lèvres épaisses comme des pavés de rumsteck ou fines comme des pelures de patates sont ce qu’il y a de plus fin chez l’être humain.
Il se sert d’une tournure de langage qui nous dicte insidieusement ce qu’il veut que l’on prenne comme une vérité.
Par ce simple fait, les Noirs ne peuvent pas être beaux puisqu’ils ont les lèvres comme des pavés de rumsteck, les Blancs ne peuvent pas être beaux puisqu’ils ont des lèvres fines comme des pelures de pommes de terre, je dois alors supposer que les Jaunes ne peuvent pas être beaux puisqu’ils ont les yeux bridés mais c’est tellement évident qu’il ne prend même pas la peine de le dire. Dans cette suite logique il a fait fi des peaux rouges. Hormis pour nous conter une anecdote fort niaise concernant le grand Sachem et la danse de la pluie.

Mais monsieur Kelman, vous sortez de quelle planète ? D’Epoisses près de vallon en Bourgogne j’oubliais, je m’excuse, je dois être idiot.
Cher monsieur, apprenez que les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Il y a des humains qui aiment des personnes avec des lèvres épaisses comme des pavés de rumsteck. D’autres les préfèrent fines comme des pelures de pommes de terre, d’autres adorent ce nez épaté, certains des nez aquilins, d’aucuns la peau rouge, d’autres les yeux bridés etc. De plus hormis les métis selon vous, personne ne choisit son physique alors qu’importe le physique de quelqu’un ? Vous ne voulez pas que votre phénotype vous pourrisse la vie mais vous pourrissez la vie aux autres du fait du leur ? Il est donc très maladroit pour quelqu’un sui se dit intellectuel de nous livrer ici l’expression d’un profond complexe que vous faites vis-à-vis des mulâtres.
Chacun sa névrose en somme monsieur Kelman et vos complexes de grâce ne les affublez pas à tous les êtres humains. Vous n’êtes pas le détenteur de l’étalon en matière de beauté sinon cela se saurait depuis longtemps.

Petite remise à niveau pour vos lacunes en esthétique classique (philosophie)

Un objet ne peut-être beau de manière intrinsèque. La beauté est subjective. Les critères du beau sont dans l’œil de celui observe un objet. Ce n’est pas ce qui est beau qu’on aime mais c’est ce qu’on aime qui est beau.

Vos lacunes proviennent ici de la méconnaissance des théories des grands penseurs sur l’esthétique en général et l’esthétique classique en particulier. Je vous conseille donc les auteurs suivants : Baumgarten, Leibniz, Hegel, Heideger, Marcus, Schopenhauer, Marx, Aristote Nietzsche etc. Quand vous aurez fini avec ces auteurs là, penchez-vous aussi sur la critique portant sur l’esthétique faite par Platon, Wittgenstein, Hegel afin de combler vos lacunes. Je suis sûr qu’après cela vous réfléchirez par deus fois avant d’avancer une ânerie comme celle-ci qui relève d’un profond traumatisme et qui traduit votre complexe d’infériorité inavoué pour les individus issus de couples mixtes.

Puisque vous n’aimez pas le manioc et que personne ne vous force à l’aimer, laissez donc d’autres personnes aimer ce qu’ils veulent et juger le beau selon leurs critères et non selon vos seuls et uniques critères.

Pour finir, je vous dirais que la beauté physique est très éphémère, car elle est liée au temps. Le visage que certains jugent beau entre 20 et 30 ans est celui qui ne suscite pas le moindre regard entre 60 et 80 ans. Il faut donc rechercher chez un individu ce qui est beau et qui résiste au temps à savoir la Beauté du cœur. Visiblement vous souffrez d’une cécité incurable de ce côté-là. J’espère que vous n’êtes pas malheureux côté coeur malgré tout. Je vous informe pour finir sur ce point cher monsieur Kelman que les plus beaux serpents sont aussi les plus venimeux.

Kelman ou l’Uncle Tom, le complexe de supériorité parmi ses congénères.

Pour s’assurer que Kelman n’est pas ce qu’il prétend à savoir un défenseur de la cause Noire, la meilleure illustration est d’observer son comportement parmi ses congénères. Je choisis deux exemples illustrateurs issus de son texte bien qu’il y en ait bien plus pour étayer mon propos.

Écoutons déjà ces cris qui lui viennent du fond du cœur :
« … je ne veux plus laisser une couleur de peau, que je n’ai même pas choisie me bousiller la vie, déterminer mes origines, ma destinée terrestre, puis mon profil professionnel, puis mon lieu de vie …. » P. 66

«…Pitié ! Je dis pitié ! J’étouffe dans le ghetto de l’exotisme. »P68

Je dis étonnant quand même pour quelqu’un qui se dit Noir et défenseur de la cause noire !!!

1er cas au sein de l’administration

Son collègue lui propose un regroupement sur la base communautaire. P.63

Réponse de Kelman : « Ecoute ! toi et moi, nous avons le même niveau universitaire. Toi et moi nous faisons le même boulot. Toi et moi, nous avons certainement les mêmes ambitions pour nos enfants……La seule chose qui nous distingue et qui me rapproche des populations dont tu parles (Il n’ose pas dire les Noirs) et dont tout le reste me sépare, c’est la couleur de ma peau et de lointaines et disparates origines continentales communes. Est-ce que tu penses sérieusement que j’ai envie de les avoir comme voisin de pallier alors que tout nous sépare, tout simplement parce qu’ils ont la même couleur de peau que moi ?»

Cette phrase comme certaines autres dans le livre relève la nature profonde de Kelman. Il n’y a plus rien à rajouter, la messe est dite, Kelman n’est pas un Noir mais un Bourguignon, un intellectuel. Il a peut-être la peau Noire mais à l’intérieur de lui, il est Blanc et ne se sent pas des affinités avec les Noirs. Il renie, refuse, rejette en bloc l’idée qu’on puisse l’associer à vivre en compagnie d’autres Noirs. Il veut vivre en compagnie des Blancs qui ont le même rang social que lui. D’ailleurs il en tire une certaine fierté P.47 « Une amie trouvait que j’étais trop classe moyenne française dans mon style vestimentaire, dans mon discours et dans mes préoccupations…… J’ai pris cela pour un beau compliment »
Ce que j’apprécie pourtant dans sa confusion mentale c’est qu’il cite le modèle britannique en exemple (P.124) « A titre d’exemple, siège à la tête de la chambre des Lords une femme noire anoblie par la reine d’Angleterre. ». Un modèle d’intégration bâti sur la base communautaire. Et pourtant ceux qui sont Noirs, qui réussissent mieux que lui outre-manche, ne parlent pas des frères Noirs avec le ton de condescendance qu’utilise le Bourguignon Kelman.

2e Cas visite au sultanat P85/P86

Kelman en visite avec ses amis dans un sultanat camerounais qu’il n’ose nommer ici, est confronté à un guide qui n’entre dans le moule qu’il se fait de sa propre personne :

« je lui posais des questions afin que ses explications que je connaissais - j’avais appris tout ce qu’il savait au cours d’histoire à l’école et au collège (grand bien vous en fasse sabitou)……Il me répondait en me tutoyant…(Excusez son impertinence cher maître ce n’est qu’un valet du Sultan il n’a pas la même éducation que vous). Je l’aurai tué l’animal (ce n’est pas un animal je vous en prie mais un être humain bien qu’il soit Noir)! ……Je lui posais des questions (alors ne lui en posez plus cher maître je vous prie).pour que mes amis que j’avais amené de France (Ha bon !? La France c’est où ça ?) puissent comprendre l’histoire du sultanat
Quand l’idiot famélique sut que je venais aussi de France, il se métamorphosa. (idiot je ne sais pas famélique sans doute mais il n’a pas choisi) Et avec un sourire édenté, il dit…. »

Le seul crime que Kelman nous présente ici c’est de ne pas avoir la considération qui lui est due. Lui, le Bourguignon, grand directeur venant de France accompagné de ses amis Blancs et qui a en face de lui quelqu’un de pas assez instruit et éduqué pour lui tenir le crachoir.

Monsieur Kelman, je tiens à vous signaler que tout Noir est doté du statut d’humain aussi idiot et peu instruit qu’il puisse être. Les articles de la charte des Nations Unies adoptée par l´ASSEMBLÉE générale dans la résolution A (III) 217 du 10 décembre 1948 sont très clairs à ce sujet.

Du haut de votre science infuse, je vous remercie de lui avoir tout de même laissé la vie sauve. Je le réitère, à votre attention, un Noir n’est pas un ANIMAL. Vous pourriez-vous défendre en en prétextant que je vous ai mal compris mais vos expressions : l’animal, l’idiot, famélique, l’édenté sont des termes dépréciatifs qui traduisent simplement le mépris et le peu d’estime que vous portez à vos semblables quand ils ne sont pas à la hauteur de votre estime (cadre). Puisque vous êtes cadre et Bourguignon que vous n’êtes Noir qu’en apparence, alors les autres Noirs moins instruits que vous, vous doivent obéissance et allégeance. Malheureusement monsieur le Bourguignon ceci n’est pas imprimé sur votre visage de nègre Blanc et à ce titre il est possible qu’on vous assimile à un Noir normal et qu’on vous traite comme on traiterait tout Noir dont on ne possède à priori pas de pedigree.

J’aurai souhaité cependant qu’en personne avertie, civilisée et instruite, ayant l’habitude du management, que vous ayez rapidement pris la mesure de l’individu en face de vous et que vous ayez alors adopté une attitude non pas vindicative mais une attitude plus magnanime. Ceci afin de rester en accord avec votre conscience et vos idéaux. Mais, vous êtes tombés bien bas, traitant votre semblable d’animal, d’idiot famélique, d’édenté etc. tout simplement parce qu’il lui a manqué du tact. Vous êtes tombés bien bas en employant l'argument de la force à la place de la force de l'argument. «Cette menace n’a pas eu l’air de l’émouvoir. » P.86
Le traitement que vous imposez à ce guide est celui que logiquement le Blanc applique sur vous. Pour la simple raison que votre humanité n’est pas une évidence pour lui. Et d’ailleurs vous éprouver une profonde gratification lorsque par la force des choses il ne vous frappe pas en plus de vous mépriser. Page 105 je cite : « …IL ne m’a pas traité comme le nègre de service. J’en ai ressenti une grande jouissance. »
Vous ne pouvez pas d’un côté vous plaindre qu’on renie votre humanité et traiter votre semblable avec peu de respect.


Ce même mépris on le retrouve dans beaucoup d’autres exemples : les balayeurs, le vieux Mamadou, le congolais au visage décapé par les corticoïdes etc. Votre ton condescendant à l’égard de ces gens traduit ni plus ni moins que votre mépris pour vos semblables. Un mépris que vous habillé d’un verbiage de savant des bacs à sable.

Tout votre livre consiste en grande partie à dénoncer ce qui est une évidence apodictique à savoir une haine viscérale du Blanc pour le Noir. Mais monsieur Kelman, la traite des Noirs, la colonisation, le néocolonialisme, les tests virologiques à grande échelle sur les populations Noires, le SIDA, la surexploitation du continent par l’occident etc. sont autant d’évidences qui étayent ce point de vue.

En somme, on peut traiter les autres Noirs comme des nègres de service tant que ce n’est pas vous. De même, vous aussi vous pouvez traiter d’autres Noirs comme des nègres de service comme le montre cet exemple. Comme vous voyez cela fait très mal de voir un Noir qui se dit instruit et qui écrit de telles âneries !
Le pire c’est qu’on vous laisse organiser des conférences au nom de la cause Noire avec ceci. Le pire c’est qu’on vous donne la parole pour vous exprimez sur les problèmes de la communauté noire avec cela. C’est notre grande faute à ce jour de laisser n’importe qui prendre la parole en public pour vitupérer contre les Noirs et débiter des inepties.

Ceci étant, restons sur cette anecdote qui m’a mis en colère et qui relève le mépris que vous avez pour une certaine tranche de Noirs. Car quand on voit la considération que vous avez pour vos semblables que vous prétendez défendre en écrivant ce livre cela donne froid au dos. Car vous n’êtes qu’un usurpateur, un profiteur, un opportuniste bien qu’au au fond vous ne soyez qu’un malheureux.

Quand on vous lit, un peu plus loin vous fustigez avec véhémence ceux des Noirs en France qui se livrent à des débats politiques creux et qui se contentent de vider les caisses des petites associations P162/163. Tout le monde en prend pour son grade dans l’affaire.

Mais pour visiter le sultanat je m’attendais à ce qu’un homme intègre à priori comme vous, grand cadre français, vous jouiez la carte de la clarté. Mais je vois au contraire que vous vous faites recommander auprès du sultan pour ne pas vous acquitter des modalités financières liée à la visite. Je suppose que vous avez voulu impressionner vos collègues en montrant combien vous êtes un monsieur important connu y compris au sultanat de Foumban.

Avec ça j’aurai aussi aimé qu’en visitant les châteaux de la Loire ou Versailles, vous ne vous serviez que de simples recommandations au lieu de vous acquitter des frais de visite en vigueur. Mais visiblement ce n’est pas le cas et vous tirez plus de mérite à faire visiter les pays africains avec vos amis qui viennent de France comme vous. Invitez donc vos amis à visiter la Bourgogne et servez-vous de simples recommandations pour vous pavanez.

L’Afrique reste donc pour vous les Européens une simple terre de tourisme où vous allez avec vos amis vous livrer à des ballades exotiques.
Juste par simple curiosité j’aimerai savoir si après le tourisme, vous vous livrez aussi au tourisme sexuel ?

Monsieur Kelman des individus comme vous, êtes aujourd’hui la pire des espèces pour le continent Noir. Vous faites des courbettes à l’occident pour qu’on vous tienne en haute estime et qu’on vous accorde un peu de considération.

L’évidente déstructuration mentale dont vous faites l’objet vous amène à une confusion mentale affligeante. Le Noir n’est pas un animal ne vous en déplaise, un idiot famélique édenté. L’intégrité morale ne se décrète pas elle se vit. Acquittez-vous donc des frais de visites des monuments historiques en visiteur anonyme, surtout faites enfin le choix entre une Afrique terre de tourisme ou terre de développement.
Lorsque vous aurez des touristes à promener faites-moi l’honneur de leur faire visiter la Bourgogne, qui selon vous est le pays du charolais, des escargots, du bon vin et des épices P.66 il doit y avoir beaucoup de choses à y visiter.


PROFONDES LACUNES OU VOLONTE DE TROMPER ?

Monsieur Kelman quand vous écrivez dans votre chapitre « Je suis Noir et je ne suis pas Fier »
Et que vous nous informez que vous n’êtes pas fier d’être Noir quand vous voyez ce que Mugabe fait de son pays. Il y a deux hypothèses possibles soit sciemment vous mettez en avant un argument que vous savez faux juste pour servir votre argumentaire soit alors il vous manque du recul pour vous prononcer rigoureusement sur des sujets qui concernent la politique africaine vous qui êtes Bourguignon.

A titre indicatif, vous nous informez que la France a imposé à un président élu démocratiquement en Côte d’Ivoire des criminels dans son gouvernement P.44. Autre exemple vous mettez en évidence la nature des relations dominants/dominés qui existent entre les chefs d’Etats africains et les Caucasiens P.44 « Nous savons tous le mépris des dirigeants français pour les présidents africains. On sait comment Giscard traitait Bokassa. » Mais dans le cas de Mugabe vous livrez une caricature qui en fait un simple bon à rien. P. 162

Excusez-moi monsieur Kelman j’avoue ne pas tout comprendre certes mais, pourquoi Mugabe aurait-il plus que Gbagbo ou Bokassa ou les autres pantins les mains libres pour diriger son pays ?

J’en conclus que des deux hypothèses avancées vous nous livrez ici cet argument dans seul le but d’étayer votre propos pas dans le but de rester impartial et de livrer les faits tels qu’ils sont. L’occident fustige Mugabe alors il est de bon ton de prendre une posture qui contribue à jeter Mugabe en pâture parce que vous écrivez un livre et que vous avez faim.

Vous voulez nous faire croire que l’Afrique est la propriété des Africains, qu’ils sont libres de la diriger comme ils veulent, que les occidentaux par le biais des sectes (la rose-croix, franc-maçonnerie, les raéliens etc.), des organes d’espionnages sous les couverts de la coopération, les organismes dit humanitaires, les lobbies financiers, les réseaux mafieux, le Vatican, les multinationales, les accords bilatéraux, la géopolitique etc. n’ont aucune influence dans la manière dont elle est dirigée à ce jour. Je ne sais pas du haut de votre formation de cadre si vous avez déjà entendu parler du néocolonialisme, si ce vocable vous inspire quelque chose !!?

Je reviens cependant sur votre propos « On se souvient encore du camouflet infligé à un président élu démocratiquement en Côte d’Ivoire, quand la France lui a imposé des rebelles sans projet et sans envergures, de petits aventuriers criminels en somme, comme des ministres d’Intérieur et des Forces armées »
Monsieur Kelman, après quelques verres de vin et en état d’ébriété avancée, il y a des propos que vous pouvez tenir dans une assemblée d’ivrognes. Mais lorsque vous vous adressez à un public cosmopolite, il y a des propos que vous devriez peser, soupeser et éviter de rédiger. Il vous manque de la profondeur suffisante sur certains sujets.
Je m’autorise donc à vous demander si vous avez entendu parler des charriers de Yopougon ?
Je vous demande si un Président élu démocratiquement puisque vous y tenez tant a le droit de déclarer une zone de son pays territoire de guerre ? Si oui contre qui va-t-il en guerre ? Ses propres frères ? Son peuple qu’il a le devoir de protéger ? De plus quand vous dites que la France lui a imposé des criminels mais au préalable, qui a demandé l’interventionnisme de la France ? S’il déclare son pays en guerre interne prend-il la mesure du retard qu’il inflige à ce pays ? Allons donc savoir qui est le petit criminel à la tête d’un pays indépendant et qui n’hésite pas à le mettre à feu et à sang.
Je vous demande si vous avez vu les images des frères ivoiriens tombant sous les balles de la France que Gbagbo a invité à tuer vous qui clamez votre fierté d’être Bourguignon ? (Elles sont disponibles sur le site Internet du parti Kémite)
Alors par respect pour les victimes et les familles qui ont vécu la barbarie la plus primaire de militaires armés tirant sur un peuple désarmé, je vous invite à retirer de la vente tous les exemplaires restant de ce document, de ce torchon car si les paroles s’oublient les écrits restent et si vous pensez laisser ceci à la postérité croyez-moi ce n’est pas un grand succès. Il y a des fiertés qu’on se garderait de réclamer croyez-moi et ne prenez pas l’illusion actuelle pour une réalité.

Vous n’êtes peut-être pas fier d’être Noir certes mais on en serait moins fier d’être Blanc en regardant le triste spectacle des Balkan ou encore celui que Poutine donne en Tchétchénie.

Vous jouissez d’un pseudo confort en occident aujourd’hui vous en tirez une fierté votre famille et vous mais vous avez oublié ce que vos parents ont vécu pendant la colonisation au Cameroun. Vous devriez au lieu de vous laisser lobotomiser par la publicité et les boissons alcoolisées vous imprégner de l’histoire de votre pays la vraie, celle que les pères fondateur de l’UPC peuvent encore vous conter. Demandez à Jean Jacque Ekindi de ôter une fois sa chemise et de vous montrer son dos.
Vous devriez clamer votre fierté de Bourguignon à Gorée devant les vestiges de l’esclavage peut-être que cela gommera définitivement votre sourire niais de votre visage et vous évitera de vous adonner à des propos poussifs.
J’aimerais vous voir aux USA dans les états du Sud aller clamer votre fierté de Bourguignon là où le vent charrie encore la souffrance d’innocents tombés sous les coups de fouets et de la sauvagerie.
J’aimerais vous voir à Soweto réclamer votre fierté de bourguignon car vous possédez une trogne.

Quand on voit que votre seule fierté est basée sur des choses éphémères (votre trogne) on comprend combien vous êtes inconsistant et vile. Un individu tire sa vraie fierté des idéaux d’un pays, d’une nation, à se reconnaître membre d’une nation forte, à œuvrer pour bâtir l’avenir de ses enfants dans un Etat fort. Mais clamer sa fierté à posséder des biens matériels quelle tristesse de la part d’un cadre ?!! Cela montre au contraire que vous n’êtes qu’un aventurier et un profiteur.

Je vous informe donc monsieur Kelman, que le problème africain n’est pas à la portée du premier Bourguignon venu mais à la portée de ceux qui ont un peu de bouteille pour essayer de comprendre sa complexité et de proposer des solutions à son mal.
Tout comme vous A. Kagou a écrit un livre certes mais un livre qui souffre également du manque préalable d’identification et de recherche de la CAUSE (sens philosophique du terme) du mal de l’Afrique.
Quand on part sur de simples bruits de couloir, qu’on se limite à des impressions, on livre des analyses puériles, réductrices et médiocres comme celles que vous avez brossées sur la Côte d’Ivoire, le Zimbabwe et Mugabe. Mugabe est le seul qui a réussi à prendre des décisions courageuses pour l’équité des Noirs dans son pays. Le seul qui a choisi de sortir son pays du commonwealth une organisation post coloniale sans intérêt pour les pays africains, au service des puissances colonisatrices tout comme la francophonie. Mugabe a obtenu l’indépendance de son pays et est et reste à nos yeux de Noirs un PATRIOTE. Il n’a pas fui son pays et se cache en Bourgogne pour réclamer des subsides et s’évertue à pondre des inepties pour se rendre intéressant.

Je vous invite donc à reconsidérer l’implication probable de certains de ces paramètres dans l’échec présumé de Mugabe selon vous. A la suite de quoi vous comprendrez que baisser son froc et serrer les dents au poste de Président en Afrique est la meilleure chose à faire pour rester en vie et s’offrir les honneurs qui relèvent de la seule crédulité des populations. Et que par la force des choses, on ne préside pas en Afrique on exécute ce que l’occident pense et on rend compte comme vous dites.
Khadaffi comme tous ceux qui tentent de s’opposer au système sont broyés. Il faut pactiser et faire de grands sourires. Après l’histoire s’écrit selon la vision prismatique des vainqueurs et non des vaincus.

Je vous invite à lire à titre d’exemple toute la documentation sur le scandale de l’Angolagate cela vous donnera déjà un aperçu sur ce qu’il y a comme paramètres potentiels. A défaut lisez tout ce qui concerne le génocide Rwandais. Peut-être que vous ne serez vous pas fier des Rwandais et qu’ils ne seront pas pour vous que de simples d’esprit qui se sont livrés à une barbarie fratricide comme la machine médiatique occidentale nous l’a présentée.
Si vous ne savez pas quoi lire après cela, je vous conseille tout Verschave c’est du solide.

Pour finir à ce sujet je vous dirais cher monsieur que vous avez raté une bonne occasion de vous taire. Car comme beaucoup le disent à votre sujet, vous êtes un renégat. Je rejoins de fait le camp de ceux qui pensent cela de vous.
J’irai plus loin en disant qu’on ne doit pas vous laisser parler en public car vous dites des bêtises et surtout ce que vous dites peut-être parfois dangereux car vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Occupez-vous donc des problèmes bourguignons. Je suis certain que vous saurez mieux en parler que des problèmes africains car là vous vous êtes livrés à des essais d’une rare médiocrité.

Kelman et L’ESSENTIALISATION

Deux vocables reviennent inlassablement dans le livre de Kelman, « l’essentialisation » et le terme « Cadre » (je reviendrais plus tard sur le second morphème).
Pour un rien le Noir est marqué au fer rouge par Kelman, il est incapable alors il est victime de l’essentialisation.
Seulement l’ami Kelman ne prend pas des pincettes dans certaines situations, il voit l’essentialisation partout. Il arrive à se penser apte en tout. Prenons un cas simple.
Je voudrais demander à sabitou s’il a déjà joué au football ? Mais ce n’est pas la peine, Sabitou me répondra qu’il y jouait dans son enfance avec des citrons ovoïdes. Quand on a réussi à faire une passe avec ce citron avec le ballon cela devient une évidence. Mais le vague souvenir des parties de football amateur que sabitou a joué avec des joueurs dont le talent n’a jamais été reconnu hormis dans son village n’a rien à voir avec le football professionnel. De plus Sabitou n’a pas un brevet d’entraîneur de football professionnel. Mais il n’a pas hésité à marquer les valeureux footballeurs sénégalais de sa marque préférée l’essentialisation.
Monsieur Kelman, du côté de la Bougogne le seul nom qui fait l’unanimité en matière de football reste encore Guy Roux à ce jour. Par ailleurs quand on parle de football professionnel croyez-moi cela n’a rien à voir avec taper dans des citrons ovoïdes. Les cadences de travail sont infernales, les organismes savent s’adapter aux changements de temps, jouer l’hiver, sous la pluie ou la neige, la canicule. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de jouer rien qu’au niveau amateur ?!! Avez-vous déjà entendu parler du décalage horaire de ses effets ? Les footballeurs professionnels ne savent pas ce que c’est, ils offrent le spectacle parce qu‘une rencontre est prévue. Quand un joueur est professionnel et de plus international croyez-moi ce n’est pas un plaisantin, il connaît son travail.
Quand de plus ce joueur avec ses copains défait le tenant du titre en match d’ouverture alors croyez-moi Sabitou cela est un réel exploit.

Dans une compétition de haute envergure, si une petite équipe donnée comme outsider par tous les spécialistes sort en quart de finale de la coupe du monde, je pense que c’est honorable.
Les sportifs de haut niveau ont chacun leurs habitudes. Eunice Barber qui est une très grande athlète mondialement reconnue a des habitudes et des méthodes pour se relaxer qui ne sont pas les mêmes que Christine Arron. Certains sportifs ont besoin de calme pour se concentrer et d’autres ont besoin au contraire de s’occuper l’esprit avec autre chose avant une compétition. Je tiens à vous signaler que vous n’avez pas un diplôme de préparateur mental de sportifs de haut niveau pour juger de la pertinence du comportement des joueurs sénégalais à l’approche des matchs.

Pour nous qui ne connaissons pas grand-chose, nous pensons que le résultat des footballeurs sénégalais est honorable à plus d’un titre car ces joueurs ne fuient pas la misère de leur pays et ne renient pas leur nationalité. Leur résultat est honorable car ces joueurs jouent pour l’honneur de tout un continent. Le simple fait de participer est déjà honorable car avec tout ce que le football possède comme moyens illicites de dopage et autres, ces joueurs réussissent une prouesse. C’est valorisant quand pour une première participation on arrive à ce résultat, c’est honorable au vu de la préparation de ces joueurs, c’est estimable compte tenu des moyens dont disposent ces joueurs et leur pays. Cela reste un exploit et c’est méritoire car ces joueurs portent le maillot de leur pays se font les ambassadeurs de la misère. C’est un exploit et très valorisant que ces joueurs là arrivent à faire un résultat.

Maintenant si les Sénégalais sont marqués de l’estampille du l’essentialisation parce que sortis en quart de finale de le coupe du monde, la France qui n’a pas passé le premier tour en tant que championne du monde en titre est marquée de quel sceau monsieur Sabitou ? Le Cameroun et le Nigeria qui sont pourtant familiers de compétitions de haut niveau et qui sont allés déjà au bout de certaines de ces compétitions sont sortis à quel stade ? De quels sceaux les marques-tu ? Il est sans doute facile de jouer un match assis devant un poste de télévision en buvant des bières et de traiter les autres de tous les noms d’oiseau. Mais monsieur Sabitou permettez-moi de vous poser cette question, vous avez gagné quelle compétition de haut niveau vous monsieur Kelman ?
Vous me direz que votre travail n’est pas de taper dans un ballon certes mais quel prix de littérature avez-vous remporté et ce, face à quels écrivains ?

Kelman et le Mythe du CADRE

P 4, P84 « Je suis Noir et je suis cadre », P28« …Le petit bonhomme fils de cadres est aussi le plus intelligent... » «… madame est cadre de la fonction publique territoriale…»
P85 « L’un de mes collègues était cadre… » etc. Tout le livre est truffé de cette expression. A force de lire et de relire cette expression j’avoue avoir été sérieusement agacé. Ma première question à Sabitou est de savoir quand il parle de Cadre c’est selon quelle référence ? L’INSEE ? L’ANPE ? L’AGIRC ? L’APEC ? L’UNEDIC ?

Comme vous pouvez voir monsieur Sabitou la notion de Cadre fluctue en fonction du référentiel de l’organisme concerné. Pour votre culture personnelle, je vous laisse chercher les différences qui existent pour ces différents organismes en ce qui concerne la même appellation de cadre.
Ceci dit vous voyez donc que la notion de cadre ne veut rien dire surtout si vous la vilipendez comme vous le faites. C’est quoi être cadre ? Quel mérite on tire à être cadre ? On peut être cadre d’une entreprise avec un CAP, je vous informe de cela monsieur Sabitou. On peut ne pas être cadre dans une entreprise et avoir des émoluments qui sont supérieurs à un cadre dans une autre entreprise.

Un peu plus loin dans votre texte, pour montrer combien les Noirs sont méritants en France, vous utilisez d’ailleurs un paramètre peu significatif le ratio de cadres Noirs en France. Mais cela n’a pas de sens.
Qu’il y ait une proportion de Noirs avec un bagage universitaire important affecté aux basses besognes de la société cela peut être lié à plusieurs facteurs qui ne sont pas forcément le racisme, ça peut très bien être la qualité de la formation, la demande sur le marché du travail, un mauvais positionnement etc.
D’ailleurs, si tous les Noirs avaient le statut de cadre en France on en aurait 1/10ème de la population qui serait « cadre ». Au niveau de l’employabilité ce ne serait que 1 place pour un Noir pour 9 des autres races. En somme, la faible représentativité des Noirs dans le monde du travail restera justifiée même si tous étaient placés.
Si on faisait un peu de statistique ou des plans d’expérience pour voir si le ratio que vous avez pris en compte est un paramètre significatif ou pas je ne pense pas qu’il soit le paramètre le plus important.
Monsieur Sabitou, combien de Noirs médecins en France sont au chômage ? Combien de pharmaciens Noirs sont au chômage ? Combien de philosophes ayant un diplôme de troisième cycle sont au chômage ? Je vous parie monsieur Sabitou que si vous en trouvez, la proportion de philosophes au chômage est plus élevée comparée aux deux autres formations. Lorsque vous prenez donc un ratio pour présenter les faits prenez un ratio significatif mais pas un ratio qui ne veut rien dire. Si on avait un seul Noir en France avec un DEA en musicologie, selon vous on aurait 100% de Noirs de niveau cadre. Mais si avec ces 100%, ce Noir ne trouve pas du travail croyez-moi ce ne serait pas du racisme. Alors monsieur Sabitou daignez soigner votre argumentaire sur ce point.

Pour finir, le fait de n’avoir de la considération que pour les cadres traduit une fois de plus à votre insu votre mal vivre. Non seulement cela mais un complexe refoulé, votre Himalaya atteint, le niveau de cadre.
Monsieur Pinault le breton qui est l’homme le plus riche de France emploie combien de cadres ? Combien de cadres a employé et emploie encore Bernard Tapie ?

Vous avez encore une vision très scolaire de la vie. C’est dommage qu’à votre grand âge de quinquagénaire vous en soyez encore à ce niveau là. De quelle école prestigieuse est sortie Michael Jackson ou Madonna ? Avec votre statut de cadre pouvez-vous comparez vos comptes en banque ? Avez-vous jamais entendu parler de Monori (ancien président du sénat), de Pasqua (Sénateur), de Bérégovoy (ancien ministre de finances), de Schwarznegger (sénateur des USA), de Reagan (acteur de cinéma devenu président), etc. La liste est longue et votre imbécillité très grande.

Pinault le milliardaire n’a même pas son baccalauréat tout comme le père de l’enseigne de distribution E. Leclcerc. Vous devriez revoir à la baisse vos idéaux car tous ces noms emploient des centaines et des milliers de cadres.
Votre vision sociétale est donc celle d’un individu sorti du moule scolaire post indépendance africain. Le niveau scolaire n’a aucune signification. Vos représentations de la société sont beaucoup trop obsolètes. Vous devriez faire une mise à jour. En bourgogne on baise peut-être les pieds aux cadres mais dans la vie de tous les jours, les cadres côtoient leurs semblables et ne se font pas des images de don quichotte. Ce qui compte plus à ce jour ce n’est pas le diplôme mais la compétence à un poste ou le potentiel à un poste.
Tout est relatif monsieur le Bourguignon. Au-dessus des cadres il y a les cadres supérieurs, il y a les grands directeurs. Si vous aviez été pendant 10 ans le directeur du groupe Procter & Gambel, de ELF TOTAL FINA, de Thomson, de Lagarder, d’AIR France, de la SNCF, de Vivendi ou Danone etc. qu’en serait-il ?
Alors par pitié si vous êtes malade, allez voir un bon psychologue mais de grâce ne venez pas nous livrer votre mal-être et vos complexes comme des normes sociales. On ouvre une page, vous être cadre, on lit deux lignes vous nous informez que vous êtes cadre. Mais, grand bien vous en fasse. Sachez pour finir qu’il n’y a pas de sot métier mais que de sottes gens. On a besoin de tous dans une société pour son édification. On a besoin y compris des balayeurs que vous traitez avec un certain dédain sous prétexte qu’intellectuellement ils ne peuvent prétendre à mieux. Mais on vous demanderait de nettoyer vous ne saurez même pas quel produit prendre.

Apprenez que la seule chose qui change selon les compétences c’est le champ des responsabilités on compense la prise des responsabilités et le temps mis sur les bancs par un salaire somme toute valorisant mais cela ne fait pas de ceux qui sont cadres des surhumains. Etre cadre ne veut rien dire, cela ne vous donne pas le droit de posséder un savoir encyclopédique ou encore de mépriser vos semblables quand vous parlez de bougre qui a en face de lui ceux qui savent. P.70. Vous n’êtes ni l’alpha ni l’oméga. La société portera des responsables après vous tout comme elle en a porté avant vous. Mitterrand gît quelques pied sous terre tout comme De gaule, grands cadres qu’ils aient été selon votre paradigme.

Vous devriez donc descendre de votre montagne de cadre pour revenir sur terre. On a autant besoin d’un cadre dans une entreprise qu’un simple exécutant.

Kelman : vive le Catholicisme
Dans un engouement qui lui est particulier, Kelman nous fait partager ses croyances religieuses et profite au passage pour dénigrer l’Islam et les autres cultes qui gravitent autour du christianisme. P. 146.
On y apprend que certaines églises du fait du leurs cultes tonitruants sont dirigées par les prophètes de l’escroquerie. P145 (born again, célestes, kimbanguistes, adventistes, baptistes etc.).
Bien que je sois croyant mais non pratiquant, je ne sais pas sur quoi Kelman s’appuie pour affirmer cela. Peut-être tire-t-il son jugement de la relativité du culte qu’il pratique et qui se veut moins tonitruant. Il nous fait l’éloge de la sœur Cécilia, des missionnaires Thomas, Armand et bien sûr le père Juvénal et son homélie et ses blagues.
On découvre au passage que la France est la première fille de l’église P145. Je voudrais savoir selon quel référentiel monsieur Kelman ? Qui a établi ce classement ? Où se trouve la suite de la liste pour que je sache à quel rang se situe la Papouasie-Nouvelle Guinée d’où je suis originaire puisque chacun est maintenant libre de choisir ses origines selon le plan Kelman ?
Malgré tout je propose qu’on jette un peu un coup d’œil sur les fondements de l’église à laquelle Kelman appartient au culte moins tonitruant auquel il participe.

Le Dieu de Kelman :
Il faut être Kelman pour croire que Dieu est un ectoplasme :
Sans bouche qui a besoin des autres (pape, évêques, prêtres, diacres etc.) pour parler en son nom.
Un ectoplasme sans corps (personne ne l’a jamais vu)
Un ectoplasme sans sexe qui a besoin du saint esprit pour prendre une vierge promise en mariage à un humain
Un ectoplasme qui se gargarise de prières humaines. (tous les jours il faut pratiquer la réitération)
Un ectoplasme qui est un père aimant.
Un ectoplasme qui aime les mutilés du sexe.(il faut être circoncis pour plaire à Dieu)
Un ectoplasme qui est dans un espace-temps fictif. (Il est partout en même temps. Mais où ?)
Un ectoplasme qui sait tout et qui planifie tout et punit pour des péchés.
Qui aime voir des fleuves de sang et la misère et la mort au nom de ses idéaux !
Un ectoplasme qui est jaloux
Un ectoplasme qui vit caché.
Un ectoplasme qui a eu un fils avec une vierge (par le saint esprit, c'est son moyen de copulation)
Un ectoplasme qui a cent noms.(allons donc savoir pourquoi !!!)
Un ectoplasme qui a laissé Eusèbe, Constantin, Mohamed, Paul de Tarse et les autres monter des fictions qui rapporte des milliards en son nom.
Un ectoplasme qui suscite la peur et qui est tout puissant.
Un ectoplasme qui communique à travers des livres qu’on écrit sur 27 siècles (la bible).
Un ectoplasme dont le principal rôle est de prononcer des jugements (tiens Mouyabi toi tu n'as pas assez prié assez, vas en enfer avec Satan)
Un ectoplasme avec sa cours de volatiles (les anges, les chérubins, qui ne mangent pas ne baisent pas ne pètent pas ne défèquent pas) ils vivent de l'adoration de Dieu comme c'est beau. A genoux s’il vous plait.
Un ectoplasme qui est l'alpha et l'oméga. Qui était là avant toute chose. Qui est l’éternité pourquoi ? Comment ? Simplement phénoménal.
Mais un ectoplasme qui est surtout la bêtise sortie de l'intelligence humaine et qui fascinent tous les miséreux moraux et spirituels.

J’aimerais, après avoir quelques instants montré les limites du Dieu de Kelm

Tags Je, Suis, Noir, Et, Je, N'aime, Pas, Les, Imbeciles

 
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