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La jeunesse sud-africaine face aux violences sexuelles

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   Article posté par xxRUTYxx972xx le 09 Décembre 2005 à 04:45  S'abonner au Flux Rss Actualités: Partager cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter Partager cet article sur Myspace Partager cet article sur Del.icio.us Partager cet article sur Google bookmarks Partager cet article sur Netvibes Partager cet article sur Viadeo Partager cet article sur Linkedin    

La jeunesse sud-africaine face aux violences sexuelles


Comment expliquer la relative indifférence qui entoure le nombre effroyable de viols commis dans un pays comme l’Afrique du Sud ? Par quels détours de l’imagination des adolescents confrontés à la ravageuse épidémie de sida parviennent-ils à se convaincre qu’un rapport sexuel imposé est « normal » ? Pour changer les mentalités, il faudra plus, en tout cas, que les atermoiements et les incohérences des autorités.



Par Charlene Smith
Journaliste, Johannesburg. Auteure de Proud of Me, Penguin Books, Johannesburg, 2002.






A 23 ans, Mlle Sindiswe Mbandiwa a déjà subi plusieurs abus sexuels ; elle a notamment été violée par son propre grand-père. Désormais séropositive, elle partage le destin de 40 % des personnes survivant à un viol, la quasi-totalité d’entre elles ne parvenant pas à obtenir le traitement préventif promis par le gouvernement sud-africain.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Onusida s’accordent à dire que la violence sexuelle est un facteur prédominant de la propagation du sida en Afrique subsaharienne. La plupart des femmes ne sont pas en mesure de négocier des rapports protégés, et cela se lit clairement dans les statistiques publiées fin mars 2004 par l’envoyé spécial des Nations unies pour l’Afrique, M. Stephen Lewis, de retour du Swaziland : « La prévalence du VIH parmi les femmes qui fréquentent les centres de soins périnataux était, en 1992, de 3,9 % ; en 1994, de 16,1 % ; en 1996, de 26 % ; en 1998, de 31,6 % ; en 2000, de 34,2 % ; en 2002, de 38,6 %... C’est un saut de presque 900 % en une décennie ; 87 % des femmes infectées ont moins de 30 ans ; 67 %, moins de 25 ans. » Au Swaziland, à cause du sida, l’espérance de vie est désormais tombée à 37 ans. En Afrique du Sud, elle est de 49 ans.

L’histoire de Sindiswe est tristement banale. Rape Crisis, une association basée au Cap (1), estime que le nombre réel de viols est vingt fois plus élevé que les cinquante-deux mille cas annuels officiellement recensés. Or, le 17 avril 2002, le gouvernement avait assuré que toutes les personnes survivant à un viol auraient désormais accès à un traitement antiviral préventif, afin de limiter le risque d’infection par le VIH (2). Un an après cette promesse, le gouvernement rayait de son projet de loi une clause qui l’aurait contraint à proposer systématiquement cette prophylaxie après un viol, ainsi que des contraceptifs et des médicaments contre différentes maladies sexuellement transmissibles, sans oublier un conseil thérapeutique et psychologique. Il conservait en revanche la clause qui permet au violeur de bénéficier d’un traitement médical complet, incluant frais d’hôpital privé, médicaments antisida, réhabilitation et soin de sa dépendance éventuelle à l’alcool ou à des drogues. Plus de trois ans après, aucune justification n’a encore été donnée à cette décision.

Le viol n’est pas la seule menace qui plane sur les femmes. Le Conseil pour la recherche en sciences humaines a fait état, en juillet 2004, des données selon lesquelles, chaque jour, quatre femmes succombent sous les coups donnés par leur compagnon.

L’enfance de Sindiswe a également été marquée par l’instabilité politique. Les combats entre les groupes qui se disputaient la direction de la lutte contre l’apartheid, dans les années 1980, ont conduit à la dislocation de sa famille, la laissant abandonnée à elle-même. Comme beaucoup d’enfants violés, elle eut par la suite une sexualité désordonnée. A l’école, si elle cherchait souvent des partenaires, elle eut aussi à subir quelques relations sexuelles imposées par la force.

On observe chez les jeunes une curieuse ambivalence à propos du viol. Selon une enquête récente – auprès de trois cent mille enfants et adolescents de 10 à 19 ans, dans mille quatre cent dix-huit écoles et lycées du pays – menée par le groupe de recherche Community Information Empowerment and Transparency (CIET), le fait de violer « quelqu’un qu’on connaît » n’est pas assimilé à une violence sexuelle – ni d’ailleurs les « attouchements non consentis ». Et plus d’un quart des jeunes interrogés affirment que « les filles aiment être violées » (3).

Toujours selon la même étude, la manière dont les adolescents envisagent la violence sexuelle et le risque de contamination par le VIH est « compatible avec l’acceptation de la coercition sexuelle et des attitudes d’“adaptation” nécessaires à la survie dans une société violente ». De fait, 11 % des garçons et 4 % des filles reconnaissent avoir imposé des rapports sexuels à quelqu’un. Les deux tiers des garçons et près des trois quarts des filles déclarent avoir déjà subi des rapports sexuels imposés.

En outre, les enfants violés croient plus que d’autres qu’un rapport sexuel avec une fille vierge pourrait guérir du VIH ou du sida (4) – croyance qui n’est pas sans rapport avec le nombre important de viols de très jeunes enfants, y compris de bébés. Ainsi, au Cap, l’hôpital pour enfants de la Croix-Rouge, après neuf ans de recherches, estimait, en décembre 2002, que la tranche d’âge la plus représentée chez les enfants admis après une agression sexuelle était celle des 3 ans. C’est à cet âge que Sindiswe fut violée pour la première fois, par la personne qui s’occupait d’elle durant le séjour à l’hôpital de sa mère malade.

Rien d’étonnant si les viols collectifs sont fréquents. Ils représenteraient 75 % des agressions sexuelles, d’après les estimations de la clinique spécialisée de l’hôpital Groote Schuur, au Cap. Une étude effectuée par le docteur Adrienne Wulfsohn à la clinique Sunninghill de Johannesburg évalue ce type d’agression à 60 % sur plus de mille cas traités.

De nombreuses recherches soulignent que les auteurs de ces viols collectifs ne tirent pas leur plaisir de l’acte sexuel en soi, mais du fait de se voir les uns les autres. Une attitude qui pourrait être liée aux sociétés ayant connu de graves conflits. Rien, en tout cas, d’une spécificité sud-africaine : sur la liste de discussion de l’OMS consacrée aux violences sexuelles, Luke Bearup – qui travaille pour l’association Gender and Development for Cambodia (GAD/C) – écrivait, en juillet 2004 : « Il y a au Cambodge un problème lié au caractère normatif de la participation aux viols en réunion des jeunes citadins issus des classes moyennes et aisées (souvent des lycéens ou des étudiants). [Ils] ne voient pas, ou à peine, ce qu’ils font de mal ; ils n’ont pas de réticences à évoquer leur participation. (...) Pour eux, la masculinité se confond avec la fréquence de l’activité sexuelle. Ils se prennent une fille, l’emmènent dans une pension, ensuite leurs amis les rejoignent (ou sortent de leur cachette), et ensemble ils violent la fille. » Cette conduite est similaire à celle qu’on appelle, en Afrique du Sud, le jack-rolling, où une femme ayant refusé les avances d’un homme se voit « punie » par le viol collectif qu’il lui inflige avec ses amis.

De l’avis même des garçons, observe Luke Bearup à propos du Cambodge, « la sexualité de groupe tisse entre eux des liens étroits ; ensemble, ils affirment leur masculinité. (...) Ne pas s’y associer, c’est courir le risque de perdre la face et d’être rejeté ». Et il ajoute, dans une remarque qui pourrait s’appliquer à l’Afrique du Sud, que « les individus impliqués pensent généralement pouvoir agir en toute impunité, du fait de leur position sociale. Leurs victimes leur apparaissent comme des êtres sous-humains, autrement dit des proies désignées ».

On constate, en Afrique du Sud, un accroissement du nombre d’enfants violant d’autres enfants ; 24 % des agresseurs sexuels suivis à la clinique Teddy Bear de Johannesburg ont entre 7 et 14 ans – et, malgré cela, rien n’est fait dans les écoles pour prendre en charge les enfants violés, ou violeurs. Il est vrai que les services psychologiques ont été réduits...

De tous les crimes et délits à l’échelle de la planète, l’agression sexuelle est non seulement celui qui augmente le plus rapidement, mais aussi celui pour lequel les auteurs risquent le moins d’être poursuivis. Selon Mme Thoko Majokweni, responsable du service des agressions sexuelles rattaché au bureau du procureur, les viols représentent la moitié des cas jugés par les tribunaux sud-africains – la proportion atteint 60 % dans les villes de Durban et de Mdantsane, au bord de l’océan Indien. En revanche, le taux de condamnation pour viol plafonne, selon les chiffres officiels, à 7 % – un peu mieux qu’au Royaume-Uni (5 %).

La traite des femmes et des enfants rapporte plus que le trafic de drogue. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime qu’elle fait annuellement plus d’un million de victimes. La Biélorussie « exporterait » dix mille femmes et filles chaque année, tandis que la démocratique Allemagne en « importerait » cinquante mille.

Des comportements bien ancrés

Ces dernières années, en Afrique du Sud, se sont créés des groupes masculins de réflexion sur ces questions. Il n’est pas rare d’y entendre avouer un viol. A la fin d’une conférence sur la masculinité, en janvier 2005, un participant a raconté comment, dans sa jeunesse, il sortait en bande pour boire et violer des filles ; une fois marié, il avait continué en forçant sa femme. Et, disait-il, il venait seulement de réaliser ce que ce comportement avait de ravageur, et s’efforçait d’y remédier.

Au Cambodge, Luke Bearup identifie un des facteurs aggravants de la violence masculine dans « les conséquences sur la deuxième génération du traumatisme infligé aux Cambodgiens par le régime khmer rouge, et les problèmes dus à la persistance de la pauvreté et à la faiblesse du pouvoir. (...) On peut soutenir que de nombreux parents ont été si traumatisés par le régime khmer rouge qu’ils n’ont plus la capacité de s’engager dans une relation affective avec leurs enfants. Cela peut expliquer qu’il y ait autant de jeunes gens incapables de s’identifier aux autres ».

M. Sgidi Sibeko, qui coordonne le groupe sud-africain Men as Partners, s’interroge, lui aussi, sur cet échec des adultes. Des hommes de sa famille qui auraient été des modèles ? « Je n’en vois aucun. J’ai pensé à mon père, à mon oncle, aux autres hommes de mon entourage, et j’ai été soufflé de constater qu’aucun d’eux ne pouvait constituer un modèle positif. Leur seule image était celle de personnes violentes. »

Que ce soit au Cambodge ou en Afrique du Sud, les années de conflit sous des régimes sans pitié pour leur peuple ont gravement entamé le sentiment d’estime de soi. Les énormes difficultés quotidiennes, les humiliations incessantes perpétrées au nom de l’Etat ont brisé quantité de familles ; quand les parents doivent sans arrêt penser à la survie, l’éducation des enfants devient un luxe inabordable. Des générations de jeunes ont donc grandi toutes seules, sans guides, sans modèles et sans fierté personnelle. L’absence de cette dernière conduit beaucoup de gens à se laisser aller à des conduites plus risquées (ce qui explique en partie la prévalence du VIH). Et, pour peu que leur échec réitéré à trouver un emploi ternisse encore leur image d’eux-mêmes, ils auront moins de scrupules à s’en prendre physiquement aux autres. D’après les données fournies en 2004 par le Conseil sud-africain de la recherche en sciences humaines, 57 % des Sud-Africains vivent dans la pauvreté, et le taux de chômage officiel s’élève à 40 %.

Mais le viol n’est pas le seul fait des pauvres : plus que tout autre crime, il ignore les barrières socio-économiques. Néanmoins, un point commun rassemble tous les violeurs : ils ont une piètre image d’eux-mêmes.

Le gouvernement a réussi à réduire toutes les formes de délinquance à l’exception du viol, et le sida remplit les cimetières : cette année, la ville de Johannesburg prévoit d’en construire quatre nouveaux. En juillet 2005, le gouvernement a annoncé que le pays comptait 6,59 millions de personnes infectées (parmi une population de 42 millions d’habitants) ; moins de 60 000 peuvent reculer l’échéance mortelle du sida grâce à la trithérapie. L’entreprise de dénégation menée par le président Thabo Mbeki n’en est pas moins virulente. Un rapport publié fin janvier par le Conseil de la recherche médicale d’Afrique du Sud révélait que les statistiques gouvernementales sous-estimaient de plus de 300 % la mortalité provoquée par le sida. A titre d’exemple, en 2001, plus de 74 % des enfants décédés avant l’âge de 5 ans ont succombé à une infection banale, dite « opportuniste », mais les documents officiels ramènent ce chiffre à 25 %. Une étude réalisée en 2003 par Onusida soulignait qu’en Afrique du Sud la contamination par le VIH touche deux fois et demie plus de jeunes femmes que d’hommes.

On admet de manière générale que les femmes et les enfants sont plus exposés au virus du sida, trop souvent transmis lors de rapports sexuels imposés par la force. Le problème rencontré par Mme Nozipho Mtimkuku, conseillère antisida dans la province du Nord-Ouest, illustre les difficultés qui se posent concrètement.

Au cours de l’année passée, son propre frère, un homme de 28 ans, a mis quatre femmes enceintes ; lorsqu’elle essaie d’aborder avec ce dernier la question de la protection au moment des rapports, il l’envoie au diable. « Comment l’encourager à pratiquer le safe sex et à mieux traiter les femmes ? », demande-t-elle lors d’une réunion à laquelle assistent d’autres conseillers antisida et une foule de jeunes gens. Tous semblent pris au dépourvu. « Qu’il crève ! », lance un garçon pour régler la question. « Elle pourrait en parler à ses parents et leur dire de lui en parler à lui », suggère quelqu’un d’autre. « D’accord, mais si son père répond que les hommes sont comme ça et qu’on ne va pas les changer, qu’il a raison d’engrosser ses chèvres ? », demande une troisième personne. Dans la salle, beaucoup approuvent, certains se frottent les tempes. Comment fait-on changer les comportements ?

A New York aussi

A des centaines de kilomètres de là vit Mme Stella Sigcau, la reine du « royaume » de l’Amapondo, une souveraine à laquelle M. Nelson Mandela lui-même rend hommage. Cette femme élégante d’ascendance swazie prend à cœur les intérêts du peuple de son mari, les Xhosa, et les graves problèmes de santé dont ils souffrent, à commencer par le taux très élevé de contamination par le VIH. « Il y a une femme qui travaille dans ma maison, nous confie- t-elle. L’enseignant du village l’a mise enceinte. Chez nous, les enseignants sont des gens respectés. Quand il est mort du sida, on s’est aperçus que huit femmes en tout étaient enceintes de lui : elles tombent malades, comme les enfants qu’elles ont mis au monde. Seize personnes en tout vont mourir parce qu’il ne savait pas qu’il aurait dû se conduire autrement », conclut la reine en hochant la tête.

La violence sexuelle est devenue si « normale », les violeurs et autres agresseurs ont tellement bonne conscience qu’il est extrêmement difficile – et d’autant plus important – de combattre ces attitudes. Il est trop aisé de dénoncer les viols commis en temps de guerre et d’oublier que la majorité des agressions sexuelles est perpétrée quotidiennement dans des sociétés qui, pour la plupart, vivent en paix. Trop facile aussi de se focaliser sur les cas extrêmes, comme ces fanatiques qui violent des lesbiennes pour les « guérir », car cela permet d’oublier le nombre ahurissant de pères de famille qui violent leurs propres enfants...

En 2003, la ville de New York a réussi à faire baisser de 10 % tous les types de crimes et délits – sauf les viols, qui ont augmenté de 6 %. La lutte contre la violence sexuelle n’a rien d’une entreprise romantique visant à résoudre les problèmes des pays étrangers : il faut avoir le courage d’aller regarder dans sa poubelle, d’en sortir les cochonneries qui s’y trouvent et de s’en débarrasser.

Charlene Smith.



(1) www.rapecrisis.org.za

(2) Identique à celui que doit prendre un médecin ou une infirmière qui se pique avec une aiguille, ce traitement de prophylaxie post-exposition (PEP) doit être administré le plus tôt possible après l’agression, au maximum dans les quarante-huit heures qui suivent.

(3) British Medical Journal, Londres, octobre 2004.

(4) Cette théorie fait partie depuis plusieurs années des « croyances populaires », ou « légendes urbaines », sud-africaines, à l’origine incertaine ; on la retrouve, sous des formes différentes, dans d’autres cultures.








LE MONDE DIPLOMATIQUE | octobre 2005 | Pages 22 et 23
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/10/SMITH/128...

Tags La, Jeunesse, Sud-africaine, Face, Aux, Violences, Sexuelles

 
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