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Le vaginisme

 Accueil » Forum » Actualités de Volcréole » Rubrique Mode: Le vaginisme La date/heure actuelle est 20 Aoû 2019 16:04 
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   Article posté par zephyrin le 05 Mai 2007 à 13:03  S'abonner au Flux Rss Mode - Beauté - Santé: Partager cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter Partager cet article sur Myspace Partager cet article sur Del.icio.us Partager cet article sur Google bookmarks Partager cet article sur Netvibes Partager cet article sur Viadeo Partager cet article sur Linkedin    

Le vaginisme ou l'impuissance féminine, Emmanuelle Deschè met les mots sur une souffrance.



Si aujourd'hui nous parlons plus volontiers des violences faites aux femmes, il y a cependant une violence que l'on tait et pourtant, elle concerne des milliers de femmes. De par son silence tacite ou implicite, la société s'arroge le droit de nier un peu plus ces femmes, qui quelque part sont des individus que l'on peut qualifier de « femmes interdites » ; cet interdit n'est pas d'ordre juridique, mais relève de l'intime.

En effet, ces personnes se retrouvent captives dans leur propre corps, prisonnières de leur vagin qui prohibe toute sexualité par intromission. Elles ont pour geôlier la peur. Ce sont des femmes impénétrables, inviolables, de vraies citadelles, comme dotées d'une porte blindée virginale sur laquelle serait posé un écriteau : « fermée pour cause de perte de clé ». Et si malgré tout, un « appendice tendu » parvenait au prix d'un effort de longue haleine, à se frayer un chemin au sein du conduit vaginal réticent, la conséquence pour la femme est que cela lui provoquera des douleurs atroces

Cette maladie de l'amour a pour nom le vaginisme. Un terme dissonant qui rime pour ses victimes avec souffrance et désespoir, car privées de pénétrations phalliques ces femmes se retrouvent par là même amputées de leur fonction reproductrice.

Pour décrire leur situation, elles disent souvent qu'elles « vivent une galère sexuelle », ayant en elle la conviction d'être « un fruit sans sève, des handicapées de l'amour ».

Sur un plan médical le vaginisme est considéré comme « un processus physiologique complexe ». Pour les profanes cela veut dire que ce n'est pas un problème génital. En effet chez ces femmes la machine est tout à fait apte à fonctionner normalement mais les rouages sont bloqués et le mécanisme est grippé, il est comme en mode arrêt.

Explicitons, à chaque tentative d’intrusion ou de pénétration, l'orifice vaginal se referme automatiquement, c’est une contraction musculaire qui s'opère et l'intrus se retrouve face à une porte fermée que même une feuille de papier ne saurait s'y glisser.

On peut considérer c'est le langage du corps de la femme et il s'exprime par un réflexe de défense. Il se protège.

La moindre inspection gynécologique tourne au cauchemar. Ne parlons même pas du port de tampons périodique. Ce qui dans le premier cas pose problème puisqu'il faut tout même vérifier et établir un diagnostic médical.

On distingue deux sortes de vaginisme :

- l'un qui est dit primaire, et il apparaît dès le début de la vie sexuelle ;

- l'autre qualifié de secondaire, survient après une période d'activité sexuelle ou il y a eut pénétration.

Par conséquent, aucune femme, même si elle n'est plus vierge, n'est à l'abri du vaginisme, et peut bien malgré elle, emprunter le chemin de l'impuissance féminine. Cette affection trouve ses racines dans la psyché féminine.

Dans le cas du vaginisme primaire, la femme a pour tout un tas de raisons, une méconnaissance totale de son corps. Elle se figure une image déformée de son vagin. Elle se le représente petit et étroit. D'ailleurs, bien souvent elle n'en a jamais observé les contours avec un miroir, ni même explorer les profondeurs en se touchant. Son vagin lui est totalement inconnu.

Cette appréhension qui la bloque est parfois le fruit de principes éducatifs, mais pas toujours.

Par exemple dans notre société antillaise si policée on ne parle jamais ouvertement de la sexualité de façon naturelle. Les sacro-saintes convenances ne sauraient l'autoriser. Ce qui n'est pas fait pour aider les victimes, ni améliorer le regard qu'elles ont sur elles mêmes.

Sans en arriver à la masturbation féminine proprement dite, quand une de nos adolescentes se fait surprendre en plein exercice de palpation vaginale, elle se fait tout de suite traiter de « vicièze (vicieuse) ».

Alors que dans le processus de notre construction d'être sexué, il est important de connaître son sexe, et ce y compris de façon tactile. Ce n'est ni un mal, ni un péché, mais simplement normal et naturel.

Un autre exemple, combien de mères désabusées par leur propre vécu sexuel, projette une image dégradée de l'homme, disant à leurs filles que : « les hommes causeront leur malheur ». Ce sont des paroles lancées en l'air, des paroles anodines mais qui resteront et se logeront dans un recoin de l'inconscient, risquant à la longue de se transformer en blocage, notamment au moment du passage à l'acte.

Nous pouvons trouver bien d'autres exemples en cherchant un peu. Tout ceci pour dire, que le vaginisme à toujours une raison inconsciente. Il n'y a qu'une thérapie qui peut en déterminer la cause précise.

Dans le cas du vaginisme secondaire, la femme a déjà goûté à la pénétration au cours de sa vie sexuelle. Elle connaît son sexe et la phobie du coït n’apparaît qu’après un épisode traumatisant ou que l'acte sexuel fut douloureux et très mal vécu. Toutefois, il ne s'agit pas obligatoirement de cas de viols ou d'attouchements sexuels, mais quoi qu’il en soit le vagin affiche une fin de non recevoir à chaque tentative de pénétration. Les jambes se referment automatiquement, les muscles se contractent et deviennent dur comme la pierre.

Il faut tout même savoir que le vaginisme n'est pas nécessairement inconciliable avec une vie de couple. Une sexualité très différente se met en place dans le couple, une sexualité sans pénétration. Pour un homme qui choisi de rester avec une femme incompatible à son phallus, il lui faut une bonne dose d'amour. Un amour sans borne, sans faille, indéfectible, tant la sexualité masculine est différente de celle de la femmes. Mais même épaulées et accompagnées celles qui se considèrent et que l'on considère comme des ersatz de femme, supportant mal leur situation.

Elles vivent leur drame en silence à cause de cette tare invisible qui les consume de l’intérieur. Leur mal être est profondément enfoui en elle. Elles culpabilisent de cette pureté virginale qui en fait des êtres inutiles à la société, et ce fonction de leur propre regard sur elle-même.

Il y a tout de même une lueur d'espoir, le vaginisme est réversible. Tout d'abord, la source du trouble doit être identifiée et cela se fait à l'aide d'une thérapie : psychothérapie, sexotherapie, désensibilisation par relaxation ou autre thérapies alternatives (sophrologie, hypnose ...).

La marche vers la guérison doit se faire tout en douceur. Il ne faut rien brusquer, éviter la douleur physique. La femme pour s'ouvrir et parvenir à prendre possession de son vagin, commence par le redécouvrir ou le découvrir visuellement et manuellement. Et lors de ces premières étapes, l'introduction d'un doigt est considérée comme une réussite, puis à force de patience ou de soin, elles arrivent à se réconcilier avec leur corps et à sortir des méandres de la souffrance.

Donc, certaines femmes après bien des tracas parviennent tout de même à trouver le chemin d'une sexualité normale et même à donner la vie par les voies naturelles.

C'est dire à quel point il est important d'être à l'écoute de son corps. Cela vaut aussi pour les hommes qui doivent être à l'écoute charnelle de leur compagne.

Mais surtout, il est plus que temps que la société prête une oreille attentive à ces femmes.


Il faut arrêter de les considérer comme des inadaptées du sexe ou plus absurdement comme des frigides aigues. Arrêter aussi de les insulter en les traitant de lesbiennes. Arrêter de minimiser leur désarroi en leur disant que ce n'est pas grave et que le sexe n'est simplement pas fait pour elles et qu'elles finiront de toute façon bonne soeur ou vielles filles.

C'est en changeant notre regard que nous seront plus à même de les aider à s'en sortir.

Par ailleurs, si un bataillon de vierge pouvait sauver le monde nous serions déjà tous au paradis. Car si ces femmes sont saintes dans leur minou, elles n'aspirent qu'à une chose retrouver, la clé de leur intimité afin de devenir simplement humaine.

Emmanuelle Deschè

source
http://www.pyepimanla.com/pye3/actu/le_vaginisme_2...

Tags Le, Vaginisme

 
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