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Le poid des mots, le choc des photos: le règne des images chocs

 Accueil » Forum » Actualités de Volcréole » Discussion générale: Le poid des mots, le choc des photos: le règne des images chocs La date/heure actuelle est 16 Sep 2019 18:54 
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   Article posté par Missyna alna le 15 Mars 2010 à 14:42  S'abonner au Flux Rss Discussion générale: Partager cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter Partager cet article sur Myspace Partager cet article sur Del.icio.us Partager cet article sur Google bookmarks Partager cet article sur Netvibes Partager cet article sur Viadeo Partager cet article sur Linkedin    

Les images "chocs" sont devenue monnaie courante à tel point que cela ne fait parfois plus réagir; cela devient presque banal.
Faut t'il tout montrer pour dépeindre une réalité tragique?!! Les mot ne suffissent donc plus.


La photo ayant inspirée ce sujet:
Photo prise en 1993 au Sud Soudan près du village d'Ayod par le photographe sud-africain Kevin Carter



Kevin Carter raconta:

Citation:
"A environ 300 mètres du centre [d'Ayod] j'ai croisé une toute petite fille au bord de l'inanition qui tentait d'atteindre le centre d'alimentation. Elle était si faible qu'elle ne pouvait faire plus d'un ou deux pas à la fois, retombant régulièrement sur son derrière, cherchant désespérément à se protéger du soleil brûlant en se couvrant la tête de ses mains squelettiques. Puis elle se remettait péniblement
sur ses pieds pour une nouvelle tentative, gémissant doucement de sa petite voix aiguë.
Bouleversé, je me retranchai une fois de plus derrière la mécanique de mon travail, photographiant ses mouvements douloureux. Soudain la petite bascula en avant, son visage plaqué dans la poussière. Mon champ de vision étant limité à celui de mon téléobjectif, je n'ai pas tout de suite remarqué le vol des vautours qui se rapprochaient, jusqu'à ce que l'un d'eux se pose, apparaissant dans mon viseur. J'ai déclenché, puis j'ai chassé l'oiseau d'un coup de pied. Un cri montait en moi. J'avais dû parcourir 1 ou 2 kilomètres depuis le village avant de m'écrouler en larmes. "
Mini bio du photographe (source Wiki)

Citation:
Son travail fut largement inspiré par les violences et l'apartheid sévissant en Afrique du Sud. Néanmoins, c'est avec un cliché devenu depuis très célèbre, représentant un vautour observant patiemment l'agonie d'une enfant soudanaise en train de mourir de faim, qu'il obtient à la surprise générale le prix Pulitzer en 1994.

À l'issue de son service militaire, Kevin Carter, déjà engagé contre l'apartheid sud-africain, devient photographe sportif. En 1984, il intègre le Johannesburg Star; sa détermination à dévoiler le vrai visage de l'apartheid sud-africain fait peser sur lui les menaces de prison, et même d'assassinat.

Il était membre, avec Ken Oosterbroek, Joao Silva et Greg Marinovich, d'un collectif de quatre photographes surnommé le Bang Bang Club par des journalistes sud-africains. Leur missions est de recueillir des témoignages visuels des exactions commises en Afrique du Sud.

Certains de ses clichés feront le tour du monde ; mais Carter, anéanti par l'assassinat de son ami reporter Ken Oosterbroek par les miliciens, souffrant de dépression suite aux scènes de guerre et d'atrocités dont il a été témoin, et au-delà de tout ruiné par les critiques qui le traitent en imposteur suite à la remise du prix Pulitzer, choisit de se donner la mort dans sa voiture, dans le désert, le matin du 27 juillet 1994.


Le photographe a peut être pris cette photo pour faire réagir la communauté internationale. Mais au final cela lui est retombé dessus, car la mise en scène était vraiment trop atroce et clairement inutile vue les circonstances.



Autre cas , celui de la mort d'Omayra Sánchez
[img]http://images.yuku.com/image/bmp/8b52507697459fd787ffd92 39a0e5fc390b19e8.bmp[/img]

Décryptage wiki:

Citation:
Omayra Sánchez est une fillette colombienne née le 28 août 1972 et décédée, à l'âge de 13 ans, le 16 novembre 1985 dans la catastrophe du volcan Nevado del Ruiz.

Une partie de ce volcan des contreforts colombiens de la cordillère des Andes est entré en éruption, engendrant dans les vallées avoisinantes des fleuves de boues et de cendres dévastateurs : les lahars. La ville d'Armero fut dévastée.

La fillette se retrouva coincée, les jambes bloquées par un enchevêtrement de poutrelles et de briques ; seule la tête émergeait d'un torrent de boue. Son agonie dura près de deux jours et fut filmée par un caméraman de la télévision espagnole TVE alors sur place pour réaliser des images du drame et diffusée quelques heures plus tard sur les chaînes de télévision du monde entier. Le photographe Frank Fournier prend des photos du drame. Il sera récompense pour ces clichés du prix World Press Photo en 1986.

Cette histoire tragique avait créé un malaise dans les médias, soulevé beaucoup de questions sur leur rôle et sur la frontière entre information et voyeurisme. La focalisation sur la mort de la fillette avait aussi occulté une partie de l'ampleur de la catastrophe qui avait fait plus de 27 000 morts et des centaines de milliers de sans-abris. Huit mille autres enfants ont péri dans la catastrophe.

. À l'époque des faits, le calme et la foi de la fillette avaient marqué les esprits. Cette jeune fille commencait sa jeune vie et fut filmée par des caméramans, ne respectant pas sa dignité . Elle mourrut sur un film et atrocement. France 2, à l'époque refusa de laisser apparaître de telles images sur leur chaîne qui font acte de fort voyeurisme. TF1, par contre, accepta de diffuser les films de cette fille, s'enfonçant et mourrant dans la boue. Les journalistes auraient du être punis pour non respect de la vie privée mais on trouve que cette photo commit un effet mondial. La forte solidarité s'élevant sur la Colombie et surtout l'admission une nouvelle loi interdisant la publication de photos de mineurs victimes de catastrophes ou mourrant.Ces films avaient beaucoup choqué le monde et ceux qui l'ont vu mourrir en direct ne l'oublieront sûrement jamais. Cette jeune fille est une héroine mondiale.


Et pour finir celle de la fillette brulée au napalm par Nick Ut:


La petite histoire - source : http://motsdimages.ch/Kim-Phuc-brulee-au-napalm-Ni...
Citation:

Les images paisibles d’enfants heureux sont légion. Il en est malheureusement beaucoup d’autres, mettant en scène des enfants victimes des pires atrocités. Celle de Kim Phuc, la petite Vietnamienne de 9 ans, est probablement celle qui a le plus fortement et le plus durablement marqué les mémoires.
Le 8 juin 1972, le photographe Nick Ut est sur la route menant au village de Tran Bang, tenu depuis 3 jours par les troupes du Nord-Vietnam et assiégé par les Sud-Vietnamiens. La plupart des habitants du village ont déjà fui les lieux et se tiennent sur la route, à quelques kilomètres, dans l’espoir de retourner chez eux après la fin des combats. Alors que tout indiquait qu’il n’y avait plus un Nord-Vietnamien dans le village, l’armée sud-vietnamienne décide néanmoins de bombarder le village au napalm. Sur la route, aux avant-postes, se tient une petite armada de soldats, de photographes, cameramen et autres journalistes, tous dans l’attente du « spectacle » annoncé...
Sitôt après l’attaque, ces témoins « privilégiés » voient s’échapper et courir vers eux des rescapés, pour la plupart grièvement brûlés. Kim Phuc, la petite fille, est nue car elle s’est débarrassée de ses vêtements en feu. Tous crient atrocement. Après avoir dépassé les témoins, ils s’arrêtent enfin. Certains tentent maladroitement de leur venir en aide. Nick Ut, parlant le vietnamien, est le seul journaliste à pouvoir communiquer avec eux. Avec son chauffeur, dans son minibus maintenant bondé, il transporte Kim et des membres de sa famille vers un hôpital – à une heure de route – et insistera personnellement auprès du personnel médical pour que la petite soit prise en charge.

Kim Phuc, après 14 mois de soins et 17 opérations chirurgicales, s’en est sorti. Elle vit maintenant au Canada avec ses 2 enfants. Elle a été nommée Ambassadrice de Bonne Volonté (Goodwill Ambassador) de l’UNESCO en 1997. Nick Ut n’avait jamais raconté qu’il avait sauvé cette petite fille. Ce n’est que 28 ans plus tard que Kim Phuc, devant la reine d’Angleterre, a rapporté qu’il lui avait sauvé la vie.
La photo ne paraitra que le 12 juin dans le New York Times. Sa parution ne fut pas retardée par des problèmes techniques (on disposait déjà de moyens de transmission, à l’époque). Cela peut nous paraître surréaliste aujourd’hui, mais de très vives discussions se sont engagées entre rédacteurs pour savoir si on avait le droit de publier la photo d’une personne nue ! Finalement, entrevoyant tout de même l’importance de cette photo, il fut décidé de la publier, non sans obtenir la garantie de ne pas en faire un agrandissement. Il paraîtrait même que l’on a flouté légèrement la région pubienne de la petite fille.
Cette image a eu un grand impact et a prétendument permis d’accélérer la fin de la guerre du Vietnam. Il faut relativiser son importance dans ce cadre, ne serait-ce que parce qu’elle arrive à un moment où la fin de la guerre est en vue. Mais sa très grande force iconique vient de sa propagation. Elle a été utilisée, récupérée et décontextualisée par d’innombrables mouvements idéologiques, politiques ou religieux. Et ceci, dans les projets éditoriaux les plus divers. (Dans ce registre, Le Cri d’Edward Munch, n’a qu’à bien se tenir !) Ronald N. Timberlake, est un vétéran de la guerre du Vietnam et s’insurge de certaines dérives dans un texte largement diffusé sur internet : The Myth Of The Girl In The Photo.
La photo en haut de ce billet représente le cadrage de sa parution dans le NY Times. Très forte, dramatique et bien centrée sur le sujet. Mais on peut trouver d’autres cadrages, ainsi que d’autres photos de la scène qui racontent autant d’autres histoires.


Mini bio du photographe:
Citation:

Nick Ut (de son vrai nom Huynh Cong Ut) est né en 1951 au Vietnam. À 16 ans il entre à l’agence Associated Press. Son frère ainé, Huynh Thanh My, photographe chez AP aussi, vient d’être tué. Il réside et travaille aujourd’hui à Los Angeles, toujours pour Associated Press. Le Prix Pulitzer lui a été remis pour cette photo en 1973.


Un dernier édit:
Il y'a eu je ne sais plus quelle année une exposition sur le sujet:

"Controverses : une histoire juridique et éthique de la photographie".
Le livre de l’exposition de Daniel Girardin et Christian Pirker est édité chez Chez Actes Sud.

Présentation de l'éditeur
Citation:
Depuis son invention en 1839, la photographie est au centre de nombreuses controverses et de procès retentissants. L'image se place en effet au cœur des enjeux éthiques ou strictement légaux qui ont été menés aux XIXe et XXe siècles. Symbole de liberté d'expression et de droits individuels, mais aussi de pouvoir et d'argent, la photographie est confrontée régulièrement aux autorités, à la censure ou à la manipulation. Elle a suscité dans le monde de l'art, de la politique, de la science, du journalisme, de la mode ou de la publicité des débats passionnés qui se sont souvent terminés devant les tribunaux. Une majorité de grands photographes ont été entraînés dans des procédures judiciaires ou des controverses qui eurent un impact important sur leur carrière. Le livre présente un large choix de photographies, célèbres ou méconnues, qui ont fait l'objet de procès ou de polémiques, des débuts de la photographie jusqu'à l'art contemporain. L'ensemble permet ainsi de mieux comprendre le regard que les sociétés et les cultures portent sur les images de leur temps et d'envisager les débats actuels d'un œil critique.




Tags Le, Poid, Des, Mots, Le, Choc, Des, Photos, Le, Regne, Des, Images, Chocs

 
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