Les planteurs de banane menacent de suspendre leur activité
Réunis en assemblée générale, ce vendredi, à Capesterre-Belle-Eau, les planteurs de banane ont confirmé leur détermination à rester mobilisés et à suspendre leur production à compter du lundi 1er septembre.
Les producteurs de banane de la Guadeloupe étaient réunis en assemblée générale, ce vendredi matin, au centre d’empotage de Capesterre-Belle-Eau, à l’appel des groupements de producteurs Banagua et Karubana, du Syndicat des petits planteurs de banane et du Comité de défense de la bananeraie guadeloupéenne.
La décision prise, mercredi soir, dans le cadre d’une motion, d’arrêter les exportations pour une durée indéterminée à compter du lundi 1er septembre, est donc une certitude. Cette décision est motivée, selon eux, par l’absence de réponses concrètes de l’Etat aux difficultés qu’ils rencontrent. Ils estiment, en effet, avoir subi un manque à gagner de près de 6,5 millions d’euros lors du versement de l’aide compensatoire, souffrir du marasme du marché européen depuis juin 2003 et être pénalisés par la saisie du produit de la vente des bananes et de l’aide de compensatoire par la CMA-CGM — cette saisie étant la conséquence de leur décision de ne plus payer le fret afin d’attirer l’attention du gouvernement.
Se sentant seuls dans leur combat pour sauver la production bananière, ils ont décidé d’accentuer encore leur mobilisation en se prononçant pour l’arrêt de leur production. Même l’arrivée d’une mission interministérielle, sous la direction d’André Carré, ingénieur général du ministère de l’Agriculture, n’a pas suffi à les rassurer. Paul Luu, conseiller technique au ministère de l’Outre-mer rejoindra cette mission, lundi, laquelle se terminera jeudi. Sa tâche risque d’être difficile face à des professionnels qui ne veulent plus se contenter de réunions et qui exigent des solutions concrètes à leurs problèmes.
En effet, ils conditionnent la reprise de leur production à cinq doléances : l’obtention du revenu de référence fixé par l’Europe à 0,64 euro/kilo, la prise en charge d’une partie du fret en application du principe de continuité territoriale, la recapitalisation des groupements, la réactualisation des coûts liés à l’exportation et le désendettement des entreprises.
Source:
Maximini.com