Le Figaro.fr
Par Laura Raim Mis à jour le 08/08/2012 à 20:02 | publié le 08/08/2012 à 16:32
La Sécurité sociale a porté plainte pour e.scroquerie contre deux chirurgiens dentistes qui auraient délibérément endommagé les dents saines de leurs patients afin de leur facturer le placement de couronnes.
Mutiler les dents des patients pour pouvoir leur placer des couronnes. Voilà la combine qu'auraient trouvée deux chirurgiens dentistes à Marseille pour gonfler leur chiffre d'affaires sur le dos de la Sécurité sociale. Une information judiciaire pour escroquerie a été ouverte le mois dernier par le parquet, a révélé mercredi le quotidien La Provence .
L'enquête porte donc sur l'astuce qui consisterait à abîmer délibérément des dents parfaitement saines de patients pour, lors d'une séance ultérieure, constater les dégâts et proposer de placer des couronnes. Les patients, quasiment tous de condition modeste, avaient droit à la dispense d'avance des frais. C'est donc la Sécu ou la CMU qui prenaient en charge ces soins dentaires.
La couronne 28 fois le prix moyen
Ceux qui se sont rendu compte de l'escroquerie présumée n'ont pas saisi la justice, sans doute de peur d'avoir à rembourser des frais dentaires colossaux. Le stratagème aurait donc pu passer inaperçu si les dentistes n'avaient pas en plus un peu trop visiblement abusé de la liberté tarifaire qui s'applique aux prothèses dentaires. «Ils facturaient la couronne 28 fois le prix moyen, explique Alain Mattei, adjoint à la sous-direction du contrôle des contentieux à la CPAM de Marseille. C'est cette anomalie qui a attiré l'attention de la caisse nationale et qui a déclenché un signalement.»
La juge d'instruction Annaïck Le Goff, en charge du pôle de santé publique, a confié les investigations à la Section de recherches de la gendarmerie de Marseille. C'est elle qui, déjà, a mis en examen la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP). Les enquêteurs ont diligenté le 18 juillet une perquisition dans les locaux de ces deux chirurgiens dentistes et ont emporté une série de cartons de documents qu'ils sont en train d'analyser.
Sniff!!! ils ont même pas pris la peine d'indiquer les noms et adresses des praticiens sans scrupule.
Je suppose que c'est parce que l'instruction est en cours qu'ils voient leur anonymat partiellement préservé.
Avec ces e.scroqueries de tout bord que subit la caisse de sécurité sociale , on comprend non seulement d'où vient le gouffre financier , mais aussi la cause de son maintien - cela rapporte tellement et ce à tant de monde.
Allez en bonus le dit serment et ses déclinaisons, source wikipédia:
Serment
Citation:
Traduction par Émile Littré du serment d'origine2 :
« Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants :
Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.
Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.
Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille (1).
Dans quelque maison que je rentre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.
Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.
Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire et mourir dans la tristesse. »
(1) Ouverture chirurgicale de la vessie ou cystostomie.
Serment de l'ordre français des médecins de 19963 :
« Au moment d'être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.
J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.
J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.
Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque. »
Nota , toujours suivant wikipédia :
Citation:
En France, même si les jeunes médecins prêtent obligatoirement serment de respecter le code de déontologie médicale1, le serment d'Hippocrate n'a aucune valeur juridique ; cependant le Code de déontologie en question, « émis » par le Conseil national de l'ordre des médecins, et qui est en réalité le chapitre VII du titre II du livre Ier de la 4e partie du Code de la Santé Publique ayant trait aux professions de santé, s'en est largement inspiré, notamment en ce qui concerne des mesures telles que l'obligation de recueillir le consentement de la personne avant toute opération, ou encore le respect du secret médical.
Le serment que font les médecins et pharmaciens en France n'est pas le serment d'Hippocrate d'origine, même s'il en est inspiré. L'une des principales différences est que le serment d'Hippocrate interdit explicitement de pratiquer l'avortement ; il prescrit aussi des devoirs face à celui qui a enseigné la médecine...
Donc en complément : Le code de déontologie médicale
Je me demande si il indique que les praticiens peuvent créer des anomalies physiques de façon à gagner plus - bousiller plus pour facture plus !!!