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Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains




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Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 14:27
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Dans l'intro de son album Mozaik Kréyôl, Admiral T nous dit :

"Nou sé ti moun a rwa, ti moun a rèn
Menm si nou rivé pa kal a bato an karayb la"

Mais de quoi parle-t-il?

Avant l'arrivée des européens, il y avait de grands royaumes en Afrique. Mais l'éducation occidentale n'en parle pas, et il n'est que très rarement fait mention de leur existence. Voici donc une présentation non exhaustive de nos glorieux ancêtres.

Plusieurs grands royaumes jalonnent l'histoire du continent noir. Si les origines lointaines de ceux-ci sont encore mal connues, notamment pendant l'Antiquité, ils émergent de l'histoire telle que les Occidentaux la conçoivent avec l'intense trafic d'esclaves vers la côte orientale de l'Afrique, que les marchands arabes organisent dès le haut Moyen Age. De nombreux témoignages de ce commerce transparaissent dans les chroniques arabes de l'époque. Par ailleurs, des découvertes archéologiques plus récentes, comme celles faites au Zimbabwe, témoignent de l'existence en Afrique de civilisations parfois très avancées, contemporaines de celles de l'Occident chrétien.

Les empires du Ghana et du Mali

Peu avant le IX e siècle, l'existence d'un Empire ghanéen est attestée. Il sera victime des incursions armées de la dynastie arabe des Almoravides, avant d'être annexé par l'empire du Mali. On connaît l'un des souverains de l'empire du Mali (XIII e siècle-XVI e siècle) en la personne de Kankan Moussa, de confession musulmane, qui effectua, avec magnificence, un pèlerinage à La Mecque (1324-1325). La renommée du faste de la cour de ce souverain atteignit l'Europe occidentale. Dans le dernier tiers du XVI e siècle, l'empire du Mali est supplanté par l'Empire songhaï.

Baguirmi, Ouaddaï et Kanem-Bornou

Aux frontières de l'Empire songhaï (dans la partie ouest de l'actuel Tchad) se développent notamment les royaumes de Baguirmi, de Ouaddaï et de Kanem-Bornou, dont l'apogée se situe à l'époque du règne du sultan Idriss III Aloma (1580-1617).

Le royaume d'Oyo et le royaume du Dahomey

Sur la côte méridionale de l'Afrique de l'Ouest, le premier grand royaume connu est celui d'Oyo, au voisinage duquel se développe le royaume du Dahomey ( Bénin), fondé en 1625 par le souverain animiste Do-Aklin, et celui d'Ashanti. Longtemps en guerre, l'Oyo et le Dahomey verront finalement l'établissement de la brève suprématie de ce dernier au milieu du XIX e siècle, à l'aube de la colonisation française qui en sonnera le glas.

Le royaume de Kongo

Enfin, en Afrique du Centre-Ouest ( Congo), il convient de signaler l'existence pendant plusieurs siècles du royaume de Kongo, qui eut, dès 1491, des contacts avec les Portugais, et dont le souverain Alonso I er , roi de 1507 à 1543, se convertit au christianisme et devint un allié zélé du Portugal, auquel il fournit nombre d'esclaves.

Source: MEMO - Le site de l'histoire

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 14:38
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
L'Empire du Ghana


Le Ghana serait apparu entre le IIe et le VIIe siècle ap. J.C. Il est né en zone sahélienne. Sa capitale était Koumbi Saleh. Ghana aurait désigné le roi du pays, puis la capitale, avant de désigner le pays lui-même. A partir du VIIe siècle, les documents arabes parlent du Ghana comme d'un empire puissant à la tête duquel se trouvait Le Kaya Maghan Cissé, c'est-à-dire : Cissé Roi de l'or. L'empire connait sa plus grande puissance à la fin du Xe siècle et au début du XIe siècle. Il s'étend de l'embouchure du fleuve Sénégal à la boucle du Niger, et de l'Adrar aux sources du Sénégal et du Niger.

L'organisation politique

Cet ensemble très vaste est gouverné par un empereur, lequel s'appuie sur un gouvernement central. Le gouvernement central est dirigé par l'empereur. Il est tout-puissant mais n'est pas un tyran. Son autorité est atténué par la présence à ses côts de grands dignitaires qui s'occupent des tâches administratives de l'empire : impôts, armée, justice, etc. A la mort de l'empereur, le fils aîné de sa soeur la plus agée monte sur le trône. Cela exclut toute lutte de succession et garantit la stabilité de l'empire.

A la tête des royaumes subordonnés, la cour centrale a maintenu les anciennes cours royales. C'est pourquoi on parle d'empire du Ghana pour indiquer que le Ghana est composé d'une cour centrale, la cour impériale, et de plusieurs cours royales soumises à l'autorité centrale : Tekrour, Sosso, Diara...

Les cours périphériques jouissent d'une certaine autonomie sur les question d'intérêt local,mais elles doivent obéissance à la cour centrale sur les questions intéressant l'ensemble de l'empire : douanes aux frontière, armées par exemple.

L'organisation administrative

Les impôts étaient modérés dans l'ensemble, même en ce qui concerne les droits exigés des pays subordonnés. Les populations rurales payaient des impôts en nature consistant en pourcentages très faibles de leurs récoltes. Mais la principale source de la richesse du trésor impérial provenait des prélèvements sur la production d'or de l'empire. une partie de la production de poudre d'or revient au trésor impérial. De plus, toute la production de pépites est réservée à l'empereur. Des droits de douanes prélevés aux frontières complétaient les ressources. Ces droits étaient plus lourds à l'exportation qu'à l'importation. Les redevances des tributaires, les pépites et les taxes commerciales constituaient l'essentiel des ressources du trésor impérial.

L'empereur rendait la justice lui-même dans sa capitale. Il parcourait souvent les quartiers les plus pauvres pour entendre les plaignants. Ses jugements sont sans appel. Les hommes qui ont été jugés par une cour provinciale et qui sont mécontents du jugement font appel à l'empereur.

L'économie

La plus grande partie de la population est constituée d'agriculteurs. Les cultures vivrières sont prédominantes. Les moyens techniques étaient rudimentaires et proches des instruments toujours en usage dans la savane africaine : houe, daba, hache...

L'économie du pays se caractérise par la richesse en or. Cette richesse a contribué à faire du Ghana un centre d'échanges commerciaux avec les pays musulmans du Nord, grâce à des caravanes qui traversaient le désert. Les musulmans d'Afrique du Nord et d'Espagne recherchaient l'or que produisait l'Afrique Noire. Ils l'échangeaient contre le sel extrait des salines sahariennes.

La chute de l'empire

Les Berbères musulmans de la Mauritanie actuelle et du Nord du Sénégal, supportent mal d'être dominés par le Ghana, et de ne pas participer au commerce du sel et de l'or. De leur région va partir le mouvement des Almoravides qui va désorganiser l'hégémonie du Ghana. La capitale Koumbi Saleh sans cesse ataquée par les musulmans sera abandonnée. Le Ghana perd le contrôle de l'or, donc de sa richesse et de sa puissance, l'empire se désagrège lentement jusqu'à son intégration à l'empire du Mali en 1240.

Source: Africaland

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 14:50
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
L'Empire du Mali



Le Manding est une zone de plaines et de plateaux, composée de trois provinces, Do sur le Niger, Kiri dans les montagnes de Niagassala, Bouré productrice d'or. Ses habitants, les Malinké forment une confédération de clans; chaque clan est dirigé par une grande famille, Condé dans le pays Do, Camaradans le Bouré, Konaté, Traoré et Keita dans le Kiri. Vers 1050, le clan Keita l'emporte sur les autres. Son chef, Béré Moundana, se convertit à l'Islam et refuse obéissance au Ghana. Un royaume s'organise dans les montagnes. A la fin du XIIe siècle, Naré Fa-Maghan Keita, père de Soundiata, en est le roi.

Au nord, le Sosso sert de refuge aux animistes qui adandonnent Koumbi. Un chef de clan, Soumaoro Kanté, unifie le Sosso à son profit au XIIIe siècle. Il règne grâce à une armée très disciplinée, dont la tradition orale dit qu'elle était composée de forgerons.

Soucieux de contrôler les mines d'or, Soumaoro attaque le Manding et occupe tout le pays. Les clans malinké font appel pour les diriger contre lui l'un des fils de Naré Fa Maghan Keita, exilé au Mena : Sondiata. Après plusieurs échecs contre Soumaoro, Soundiata contraint à Sibi en 1230, les Malinké à se lier pae serment les uns aux autres. En 1235, Soundiata écrase l'armée de Soumaoro à Krina. Le roi du Sosso disparaît dans les montagnes. Soundiata unifie toute la savane, entre Niger et Sénégal, annexant à son tour le Sosso, le Ouagadou, le Ména. Sa progression se heurte à une vive résistance animiste sur la haute Casamance et la haute Gambie. Vainqueur, Soundiata est proclamé roi des rois : Mansa. Le Mali est né, c'est sous ce nom que les écrivains arabes le font connaître.

Soundiata

Revenu des guerres de conquête, Soundiata rassemble ses alliés à Kourou Kanfouga, près de Kangaba. Il fixe les droits des tribus et crée des castes de métiers; la population est répartie en 30 clans : 16 clans d'hommes libres; 4 clans de griots; 5 clans maraboutiques, et 5 clans d'artisans. La population se divise en deux groupes : les hommes libres d'une part, les artisans et les esclaves d'autre part. Les alliés non malinké gardent des royaumes ou provinces autonomes dans l'empire : Ména, Diara, Ouagadou. Les provinces atlantique de Casamance et de Gambie deviennent des colonies de peuplement.

Deux gouvernements militaires sont placés à la tête d'une région du Nord : Soura et d'une région du Sud : Sankaran. L'empereur est représenté dans les provinces par des Farin qui exercent des fonctions administratives et surveillent l'équité et la justice.

Le règne de Soundiata a laissé le souvenir d'une époque de paix et de prospérité matérielle. L'empereur possède des villages de forgerons, de pêcheurs, d'agriculteurs, de cordonniers, etc. Les hommes libres abandonnent ces métiers et il leur est interdit de prendre femme parmi les esclaves. La cour de Soundiata a été le lieu de rendez-vous de lettrés arabes ou sarakollé. C'est à Niani que Soundiata finit ses jours en 1255. La légende raconte que Soundiata est né d'une mère bossue et qu'il n'a marché qu'à l'âge de 7 ans.

L'apogée du Mali

Au début du XIVe siècle, le Mali connait sa plus grande extension; Du Cap-Vert à Agadès, du Sud de la Mauritanie à la Forêt. Niani, Djenné, Toumbouctou et Gao en sont les centres les plus importants.

Deux Mansa sont allés en pèlerinage et ont fait connaitre le Mali : Mansa Oulin, fils de Soundiata, vers 1270, et Sakoura en 1300. Au début du XIVe siècle, Aboubacar II a tenté d'explorer l'Atlantique.

Avec Mansa Mousa ou Kankou Moussa ou encore Kankan Moussa (1307-1332), et son frère Mansa Souleymane (1336-1357), le Mali atteint sa plus grande puissance et sa plus large renommée.

La production agricole est riche et variée : riz, sorgho, igname, karité, divers légumes et fruits constituent avec le poisson séché et les produits de l'élevage, la base de l'alimentation. Les paysans, libres ou esclaves vivent d'une partie de cette production, une autre étant livrée au Mansa et à son entourage à titre de redevances diverses.

L'or extrait des puits du Bouré et du Bambouk, le cuivre de Takadda font l'objet d'un grand commerce. Le monde musulman et le monde chrétien utilisent l'or malien. Le Mali entretien des relations régulières avec les pays de la Forêt; les commerçants maliens en rapportent la cola, et l'huile de palme. Tous les produits maliens et méridionaux sont exportés par les bateliers Bozo du Niger vers les ports de Djenné et Toumbouctou, qui deviennent de grands entrepôts de marchandises et des lieux d'échanges avec les commerçants musulmans venus du Nord. Ceux-ci apportent du sel, des bijoux, des tissus, des livres, des objets de luxe.

Les commerçants malinké et sarakolé (Dioula) adoptent, en ville, le mode de vie des Maghrébins. Ils organisent des sociétés de commerce qui ont des corespondants dans toutes les villes nigériennes.. Toumbouctou, Djénné, Gao, carrefours de commerce, deviennent aussi des villes où affluent les lettrés et les savants. Auprès des mosquées, enrichies de bibliothèques, les écoles coraniques ouvrent leurs portes et des centres d'enseignement des sciences, de la théologie et du droit se développent.

En 1324, à la tête d'un immense cortège de serviteurs et de porteurs, Mansa Moussa se rend au pèlerinage. Revenu d'orient, il cherche à faire des villes de son empire les égales de celle qu'il a vues. A Gao, il fait construire une mosquée, à Toumboutou, un palais royal et la mosquée de Djinguereber; à Niani une vaste salle d'audience surmontée d'une coupole.

Le pélérinage de Mansa Moussa

Selon Ibn Fadl Allah Al'Omari :
Il quitta son royaume, en y laissant pour lieutenant son fils Mohammed, et il se mit en route, vers Allah et vers son prophète. Il accomplit les rites de pèlerinage, il visita le tombeau du prophète (sur lui soit le salut!) et il retourna dans son pays avec l'intention d'abdiquer en faveur de son fils, de lui laisser tout le pouvoir et de revenir la Mecque la vénérable, pour y habiter en voisin du sanctuaire. Mais il fut atteint par sa fin (qu'Allah très haut l'ait en sa miséricorde !)...

Il fut noble et généreux, faisant largement l'aumône et le bien. Il était sorti de son pays avec cent charges d'or qu'il dépensa au cours de son pèlerinage, soit parmi les tribus qu'il traversa de son pays au Caire, soit au Caire même, soit entre le Caire et le le noble Hijaz à l'aller et au retour; si bien que n'ayant plus d'argent, lors de son retour au Caire, il dut emprunter aux marchands du Caire sous sa caution. Ceux-ci réalisèrent des gains considérables, à trel point que pour trois cents dinars ils eurent sept cents dinars de gain. Il leur envoya plus tard le montant avec large poids.

J'interrogeais l'émir Abul' Abbas Ahmed ben Abi I Haki le Mehmendar qui me raconta quelle noble allure avait ce sultan, quelle dignité et quelle loyauté. Il me fit le plus excellent accueil et il me traita avec la politesse la plus exquise. Mais il ne s'entretint avec moi qu'au moyen d'un interprète bien qu'il sût parler parfaitement la langue arabe. Il fit porter au trésor impérial de nombreuses charges d'or non travaillé et autre...

Cet homme a répandu sur le Caire les flots de sa générosité : il n'a laissé personne, officier de la cour ou titulaire d'une fonction subalterne quelconque qui n'ait reçu de lui une somme en or. Les gens du Caireont gagné sur lui et sur son entourage, tant par achat et vente que par don et prise,dessommes incalculabes.

J'ajoute que l'or avait eu à Misr un cours élevé jusqu'au moment où ils y a rrivèrent. Cette année là, le mitqal d'or n'était pas descendu au-dessus de vingt-cinq drachmes, et même d'un cours plus haut. Mais, ce jour là, sa valeur baissa; le cours s'avilit, et il est resté inférieur jusqu'à maintenant. Le mitqal ne dépasse pas vingt-deux drachmes et au-dessous. Il en est ainsi depuis douze ans,à dater de ce temps là, à cause de la grande quantité d'or qu'ils apportèrent à Misr et qu'ils y dépensèrent.

La décadence du Mali

Vers 1400, sous diverses influences, l'empire se désagrège.

De 1435 à 1473, l'empire du Songhai occupe toute la boucle du Niger : Toumbouctou, Gao, Djenné. L'arrivée des Portuguais sur les côtes africaines, après 1450, contribue à désorganiser toute la vie de l'Afrique intérieure.

Le Nord-Ouest du Mali se fractionne entre un royaume peulh et des royaumes locaux. Au XVIe siècle le Mali est réduit au Manding prolongé jusqu'à l'Atlantique par la Casamance.

Source: Africaland

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 14:56
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
L'Empire songhaï



L'Empire songhaï ou (l'empire) songhay. Royaume fondé par les Songhaïs vers le VI e -VII e siècle, avec pour capitale Kukya, puis Gao (v. 1010).

Ses souverains, les dia ou za, se convertirent à l'islam au XI e siècle. A partir des XI e -XIII e siècles, ce royaume s'enrichit grâce au passage des caravanes. Dominé par l'empire du Mali dont il devint le vassal au début du XIV e siècle, le royaume songhaï recouvrit son indépendance à partir de 1375, et ses souverains prirent le titre de sonni.

La dynastie des Sonni (dont le célèbre Sonni Ali Ber, dix-huitième souverain de cette dynastie, et véritable fondateur de l'Empire songhaï), et, à partir de 1464, celle des Askias (fondée par Askia Mohammed) portèrent l'Empire à son apogée aux XV e et XVI e siècles: en 1492, la prise de Tombouctou et de Djenné par Sonni Ali Ber priva le royaume du Mali du contrôle des routes commerciales sahariennes vers le Soudan. Guerrier et conquérant, Ali Ber se montra toutefois peu favorable aux commerçants et aux docteurs de l'islam, et c'est l'usurpateur Mohammed, un de ses anciens lieutenants, d'origine étrangère, qui, après avoir pris le titre d'askia, fut le véritable organisateur de l'Empire.

Fondateur d'une nouvelle dynastie, l'Askia Mohammed (1492-1529) étendit son autorité jusqu'au Sénégal à l'ouest, et à l'est jusqu'à l'Aïr et au Bornou. Il instaura un système d'impôts, créa une armée de métier et une marine de guerre. La puissance de l'Empire songhaï était liée au contrôle des routes caravanières transsahariennes par lesquelles parvenait à Tombouctou l'or du Soudan, et par lesquelles repartait le sel des mines de Teghazza (Sahara), directement exploitées par les askias, lesquels, n'appartenant pas à une puissante famille d'origine royale, tentèrent de conforter leur pouvoir en s'appuyant sur l'islam.

Mais les luttes internes entre prétendants à la succession affaiblirent l'Empire: en 1591, une expédition de l'armée marocaine écrasa à Tondibi (au nord de Gao) l'empereur Issihak II, et l'Empire songhaï entra dès lors en décadence.

Source: MEMO - Le site de l'histoire

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 15:00
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Nubie et Éthiopie Antiques


La Nubie

Pays de Kouch, ou Éthiopie c'est-à-dire : «pays des hommes aux visages brûlés» selon les Grecs, la Nubie antique correspond au Soudan actuel. Elle avait comme capitale Méroé. Sous l'Ancien Empire la Nubie fut conquise par l'Égypte. Mais, à partir du Xe siècle, elle rcouvre son indépendance, et vers -735, la Nubie soumet l'Égypte et ses souverains fonde la XXVe dynastie.

Civilisation nubienne
Les rois nubiens, comme les rois égyptiens étaient considérés comme des dieux. Les Nubiens comme les Égyptiens adoraient le dieu Amon et le Soleil auxquels ils avaient élevé plusieurs temples. Les rois nubiens étaient enterrés dans des pyramides, mais ils couchaient les morts sur des lits, et ne pratiquaient pas la momification. L'écriture hiéroglyphique fut utilisée pendant longtemps. Au IIIe siècle av. J.C. l'écriture méroïtique apparaît. Elle est alphabétique à la différence de l'écriture hiéroglyphique qui, elle, est syllabique.

L’Éthiopie

Les premiers habitants étaient des Kouchites apparentés aux populations nubiennes. Au premier millénaire av. J.C., des populations sémitiques venues d'Arabie du Sud, s'ajoutèrent aux populations autochtones.

Pour les Égyptiens, l'Éthiopie était le pays de de Punt. Le royaume d'Axoum aurait été créé au début du premier millénaire av. J.C. Son premier roi fut Ménélik, fils de la reine de Saba (Arabie du Sud), et du roi Salomon (roi des Hébreux). C'est lui qui introduit des pratiques empruntées à la religion juive. Le christianisme fut quant à lui introduit sous le règne du roi Ezana (320-342 ap. J.C.) qui se convertit lui-même.

Source: Africaland

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 15:05
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Le Royaume de Kerma


Dès le début du Moyen Empire égyptien, les pharaons de la XIIe dynastie vont mener une véritable politique planifiée de colonisation de la Nubie.
Les armées de Sésostris Ier mettent définitivement le Ouaouat sous contrôle égyptien. Un réseau de forteresses surveille les pistes des carrières et des mines d'or, principalement celle du Wadi Allaki, ainsi que les mouvements des caravanes et des nomades potentiellement hostiles.
Sous Sésostris III, le contrôle égyptien s'intensifie, l'armée pénètre à trois reprises en territoire koushite, la frontière est reportée au sud de la Troisième Cataracte, renforcée par les forteresses de Semnah et de Qouma.
Le rôle premier de ce système défensif est d'enrayer toute tentative d'invasion du premier véritable royaume nubien, celui de la culture de Kerma, appelé Iam en ancien Egyptien.
Située dans la riche plaine du Dongola, en amont de la Troisième Cataracte, Kerma donna son nom à un royaume et à une culture dont l'influence perdura pendant plus d'un millénaire.

Les archéologues distinguent actuellement quatre grandes périodes : la phase pré-Kerma, située entre le Néolithique et le Kerma Ancien (vers 2.800-2.400 a.n.è.), le Kerma Ancien (vers 2.400-2.050 a.n.è), le Kerma Moyen (2.050-1.750 a.n.è) et le Kerma Classique (1.750-1.500 a.n.è).


Le Kerma Ancien.
Cette phase de la civilisation nubienne correspond à l'Ancien Empire et à la première Période Intermédiaire égyptiens.
Il est probable que dans un premier temps, avant de s'organiser sous l'autorité des princes de Kerma, ce royaume fut constitué de petits gouvernements de même culture, en grande partie nomades, qui s'échelonnaient tout au long de la vallée entre la Deuxième et la Quatrième Cataracte.
On trouve déjà trace, à cette époque, de relations commerciales avec les cultures de Groupe C ainsi qu'avec l'Egypte.
Les principaux indices de cette civilisation proviennent des nécropoles. Les tombes sont de petites fosses surmontées d'un tumulus, de dalles de pierres noires et de galets blancs ou d'une stèle. Le défunt, recouvert d'une peau de bovidé, est enseveli avec son mobilier personnel, ses armes, ses parures et bijoux. Les sacrifices d'animaux sont fréquents : chèvres et moutons sont parfois placés auprès du défunt alors que des bucranes sont déposés en bordure de la fosse.


Le Kerma Moyen
Il semble que c'est à cette période que les diverses chefferies locales commencent à se fédérer sous l'autorité du prince de Kerma.
La capitale se développe et contrôle les routes commerciales vers l'Afrique orientale et centrale.
Certaines tombes s'agrandissent afin de recevoir un matériel funéraire plus imposant et plus riche, ce qui laisse deviner une hiérarchisation de la société. Des chapelles sont construites à proximité des sépultures des personnages les plus importants de la communauté.


Le Kerma Classique.
La culture de Kerma atteint son apogée entre 1750 et 1500 à un moment où l'Egypte, divisée et envahie par une population étrangère, connaît l'une des périodes les plus sombres de son histoire.

Profitant du retrait égyptien en Basse Nubie, les princes de Kerma vont étendre leur territoire sur près de 1000 kilomètres entre la Première et la Quatrième Cataractes. Ils occupent les anciennes forteresses égyptiennes et passent alliance avec les Hyksôs du Delta du Nil contre les dynastes thébains.
Kerma va connaître une grande prospérité jusqu'à la réunification de l'Egypte par Khamose, les premiers souverains de la XVIIIe dynastie se tournant alors à nouveau vers la Nubie. Durant cette reconquête, la population nubienne est égyptianisée ou refoulée plus au sud. Sa culture propre semble effacée jusqu'à l'apparition, plusieurs siècles plus tard, d'un nouveau royaume, celui de Napata.

Durant sa période classique, la ville de Kerma témoigne d'une urbanisation élaborée. Entourée de fortifications, elle comprend des ateliers, des fermes, des constructions rectangulaires en briques, des palais ainsi qu'un vaste quartier religieux dominé par la deffufa (terme nubien désignant un ouvrage fortifié en briques crues) et une hutte de grande taille, probablement une salle d'audience royale. La nécropole est impressionnante. Les tombes princières sont recouvertes d'immenses tumuli pouvant atteindre une centaine de mètres de diamètre. La richesse du mobilier funéraire (vaisselle précieuse, bijoux en or...) témoigne de l'importance du défunt, enseveli selon la tradition nubienne sur un lit funéraire, l'angareb. Alors que les sacrifices d'animaux se raréfient, on a retrouvé dans ces tombes des centaines de sacrifiés humains dont le nombre est un indicateur de la position sociale du mort. Les sépultures des personnes plus modestes sont situées à la périphérie des tombes royales.

Lorsque l'archéologue George Reisner fouilla, entre 1913 et 1916, le site de Kerma, il émit l'hypothèse que la ville était une sorte d'avant-poste de Double Pays, tant le nombre d'objets égyptiens exhumés de la nécropole était important.
En fait, sa situation stratégique, au carrefour de l'Afrique profonde, de la Mer Rouge et de l'Egypte, permit à la ville de servir de poste de transit aux marchandises provenant du Sud et de l'Est.
Les contacts commerciaux et militaires marquèrent de leur influence la civilisation de Haute Nubie, notamment au niveau de la religion et de l'organisation politique, et donnèrent à ses princes un goût prononcé pour les produits de la Terre des pharaons.
Il n'en reste pas moins que la céramique locale avec ses vases aux formes élégantes, aux décors en reliefs et aux parois très fines, atteignit à cette époque un très haut degré de perfection.

Source: Histoire de la Nubie - Le royaume de Kerma

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 15:07
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
l'Empire de Napata


Durant la période troublée qui suivit la fin du Nouvel Empire, l'Egypte, en proie aux luttes intestines, ne put maintenir sa domination sur la Nubie.
A Napata, ville située au pied du Djebel Barkal où, sous la XVIIIe dynastie, Thoutmôsis III installa un avant-poste militaire, une dynastie indigène mais fortement égyptianisée se développe à partir de 800 a.n.è.

Le roi Piankhy (Piyé) entreprend la conquête de la Nubie, puis de l'Egypte et établit une nouvelle dynastie, la XXVe dite "koushite" ou "éthiopienne", les auteurs de l'Antiquité appelant la Nubie "Ethiopie".

Avant de se replier à Napata, expulsés par les assauts de l'Empire assyrien, les rois koushites vont dominer l'Egypte durant environ un siècle. Ils donnent au pays un nouvel essor, relançant l'activité de construction dans presque tous les grands centres religieux et marquent de leur influence l'art égyptien.

Napata devient une grande capitale au même titre que Thèbes ou Memphis et restera un centre religieux majeur de l'Empire méroïtique : la croyance voulait que le Djebel Barkal, "la montagne sacrée", abrite symboliquement le dieu Amon de Napata.

Les Koushites empruntent à l'Egypte ses rituels funéraires et la forme de la pyramide pour leurs tombeaux, comme en témoignent le cimetière d'el-Kurru et celui de Nuri. Ces pyramides s'apparentent davantage à celles des tombes privées de Thèbes qu'aux pyramides de la nécropole memphite.

Saccagée par les armées romaines puis restaurée, Napata est aujourd'hui recouverte en grande partie par la ville moderne de Karima.

Source: Histoire de la Nubie - L'empire de Napata

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 15:11
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
l'Empire de Méroë


A partir de 270 a.n.è s'élabore à Méroé, un peu en aval de la Sixième Cataracte, une civilisation originale où se mèlent influences égyptienne, grecque, romaine et africaine : la civilisation méroïtique.
On ne sait pas exactement quand cette cité succéda à Napata comme capitale de l'empire nubien. Certains scientifiques ont pensé que le sac de Napata par le pharaon Psammétique II poussa les Koushites à déplacer leur capitale plus au sud. Cependant, si les souverains choisissent désormais de se faire inhumer dans la nécropole de Méroé, Napata reste le principal centre religieux de l'Empire.

La population vit de culture et d'élevage, notamment de troupeaux de bovins. Les ressources minières ainsi que le commerce avec la Vallée du Nil, la Mer Rouge et l'Afrique Centrale, contribuent à la richesse du royaume.

Durant des millénaires, les cultures nubiennes n'eurent pas d'écriture propre, utilisant les hiéroglyphes sur leurs monuments. Ce n'est qu'au IIe siècle a.n.è qu'apparaît un système d'écriture emprunté aux écritures hiéroglyphique et démotique, véhiculant la langue locale que la communauté scientifique internationale cherche toujours à comprendre.

Le site de Méroé est très étendu. De nombreux sanctuaires ont été dégagés à l'extérieur de la ville et environ deux cent pyramides sont recensées dans les trois nécropoles. Toutes furent systématiquement pillées par les aventuriers attirés par le légendaire or de Méroé et ont été restaurées par l'organisation des Antiquités du Soudan.

Le temple d'Amon conserve un plan traditionnel : pylône, cour, salle de la barque sacrée et Saint des saints.

Par contre, les temples dédiés aux divinités indigènes sont différents : une ou deux chambres avec ou sans pylône. Le dieu guerrier à tête de lion Apédémak est le plus vénéré du panthéon méroïtique aux côtés de Sébiouméker dit "seigneur de Musawwarat" considéré comme un dieu créateur.

Le royaume de Koush eut peu de rapports avec l'Egypte perse. Il en entretint de plus nombreux avec la dynastie ptolémaïque attirée par le fer, le bétail et les produits d'Afrique noire. La domination romaine inquiéta davantage les Koushites. A la tête d'une armée, la reine (la "candace") Amanis Shaktete s'empare des points stratégiques de Basse Nubie et dévaste Philae, Syène et Eléphantine. Le préfet Pétronius envoyé par Rome la poursuit jusqu'à la Quatrième Cataracte, détruit Napata et le temple d'Amon au Djebel Barkal. Méroé échappe au désastre et restera une cité florissante mais le royaume de Koush ne tardera pas à connaître une progressive décadence.

Les nombreux sites qui restent à fouiller, notamment la ville de Naga, nous permettront peut-être d'en savoir plus sur l'éclatement de l'empire méroïtique et sur l'héritage que lui doit l'Afrique.

Les diverses influences se révèlent dans l'architecture. Le kiosque de Naga est d'un plan égyptien. Par contre, les fenêtre "romanes" dérivent de l'architecture hellenistico-romaine. De plus, des motifs typiquement méroïtiques existent dans l'ornementation architecturale.

Source: L'histoire de la Nubie - L'empire de Méroë

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 15:16
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
La carte de la Nubie



Source: L'histoire de la Nubie

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 15:20
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Le Royaume du Bénin



Ancien royaume d'Afrique occidentale, à l'ouest du delta du Niger, le royaume du Bénin s'étendait sur un territoire aujourd'hui partagé entre la république du Bénin, le Nigeria et le Togo. Son apogée se situe au XVIIe siècle.

Les premiers écrits qui ont fait mention de l'existence du Bénin remontent aux explorations portugaises des XVe et XVIe siècles.

À la fin du XVIe siècle, plusieurs royaumes émergèrent dans la région habitée par les Adja: ceux d'Allada, d'Ajase ou d'Ajatché (ville nommée plus tard Porto-Novo) et le Dahomey (ou royaume d'Abomey). Ce dernier aurait été fondé vers 1625 par Ouegbadja, qui étendit son territoire par la conquête et participa activement au commerce avec les Européens.

Au XVIIe siècle, cette expansion territoriale et économique se poursuit sous les règnes d'Agadja et de Tegbesou. Le Dahomey annexe l'Allada et le royaume de Ouidah. Le roi établit sa capitale à Abomey et impose son monopole sur la traite négrière. À la fin du XVIIe siècle, le Dahomey entre en rivalité avec le puissant Empire yorouba d'Oyo, à l'est: les deux États s'affrontent à trois reprises (1680, 1726-1730, 1739-1748). Vainqueur à chaque fois, Oyo annexe le territoire dahoméen à son empire. Ces guerres ainsi que les razzias menées par les négriers et les querelles internes affaiblissent considérablement Oyo, et, au XVIIIe siècle, le Dahomey parvient à recouvrer son indépendance. Il connaît un nouvel essor politique et commercial sous les règnes de Ghezo (1818-1858) et Gléglé (1858-1889). Ce dernier souverain, sous la pression française, cède Cotonou à la France en 1864.

Source: Yahoo! Encyclopédie

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 15:30
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Les royaumes du Grand Zimbabwe



Du royaume de Monomopata aux Ngoni
Au sud du continent, on connaît à la suite de fouilles archéologiques et des récits des premiers voyageurs portugais l'existence des royaumes du Grand Zimbabwe. Des conditions particulièrement favorables à leur épanouissement (fertilité des terres, importants gisements d'or) n'expliquent qu'en partie les causes de leur rayonnement et le caractère très urbain de leur civilisation. Les sites archéologiques s'étendent sur plusieurs centaines de km 2 . Parmi les différents royaumes du Grand Zimbabwe, le plus puissant fut celui de Monomopata, dont l'existence remonte peut-être au XII e siècle.

Au XV e siècle, il dominait bon nombre de petits Etats et chefferies et occupait un vaste territoire. Le commerce de l'or avec la côte permit au royaume de se connecter aux réseaux marchands de l'océan Indien. Mais au XVI e siècle, il déclina: les pouvoirs locaux acquirent peu à peu leur indépendance. Les Portuguais imposèrent progressivement leur domination économique, et, au XVII e siècle, contraignirent le roi à signer un traité leur cédant le produit de ses mines.

Au XIX e siècle, les Ngoni, chassés par les Zoulous d' Afrique du Sud, ravagèrent le pays et anéantirent le royaume, qui céda la place au royaume Rowzi. Dans les années 1830, les Ndébélé, apparentés aux Zoulous, envahirent à leur tour le sud du pays et fondèrent un royaume.

Le site archéologique
Le site archéologique de l'Etat du Zimbabwe, auquel il a donné son nom à été découvert par un explorateur allemand, Adam Render, en 1868, les ruines de Zimbabwe, les plus spectaculaires de l'Afrique subsaharienne, s'étendent sur plus de 7 km 2 , à la limite sud du plateau du Zimbabwe, dans la région de partage des eaux entres les fleuves Limpopo et Zambèze. Les fouilles entreprises par l'archéologue britannique Theodore Bent, à partir de 1902, puis par l'égyptologue David Randall-MacIver en 1905, ont montré que le site fut habité au moins depuis le Vè siècle par des populations de chasseurs et d'agriculteurs.

Les ruines comprennent plusieurs groupes d'édifices en pierre sèche (en langue shona dzimbabwe signifie «maison de pierre») et sans fondations, répartis autour d'une acropole fortifiée, accessible par un étroit chemin creusé dans le roc. Cette fortification, dont les murailles ont près de 11 m de hauteur, délimite une enceinte ovale de 100 m de long et de 45 de large. Au sud de cette colline, le monument le plus significatif, probablement un lieu consacré à des cérémonies initiatiques, est un vaste enclos elliptique dont le mur extérieur, long de 240 m, s'élève à près de 10 m de hauteur; à l'intérieur se dressait une tour conique de 9 m de hauteur et de 5,5 m de diamètre à la base.

Les vestiges mis au jour dans ces constructions (IX e -XV e s.) témoignent de l'originalité de la culture de Zimbabwe; on a notamment trouvé des sculptures d'oiseaux en stéatite (les archéologues supposent que ces représentations, dont certaines ont plus de 40 cm de haut, et qui devaient être posées au sommet de petites colonnes, étaient liées au culte des ancètres) et du matériel pour la métallurgie de l'or.

Les nombreux objets d'importation qui ont été découverts à Zimbabwe (en provenance de Perse, de l' Inde et de la Chine du début de la dynastie Ming) témoignent de l'importance de cette cité, qui fut florissante dès le XIV e siècle, et des relations commerciales que le peuple Shona entretenait avec les pays lointains par les ports musulmans de l'océan Indien. Les archéologues estiment à 10'000 personnes sa population à l'époque de son apogée. Le site fut abandonné vers 1700.

Source: MEMO - Le site de l'histoire

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 15:34
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Le royaume d'Aksoum



Aksoum ou Axoum. D'abord simple siège de principauté (I e s.), elle devint assez vite la capitale de la première province d'un royaume «féodal» qui regroupait de nombreux petits Etats de l' Ethiopie septentrionale.

A partir de la fin du II e siècle, les Aksoumites s'imposèrent aux Etats de l'Arabie méridionale, étendirent leur autorité aux régions situées entre le plateau du Tigré et la vallée du Nil et contrôlèrent le royaume de Méroé. Leur empire connaît alors une grande prospérité et occupe une place de premier plan dans le commerce international. Premier Etat de l'Afrique tropicale à battre sa monnaie, Aksoum est aussi, depuis la conversion de son roi Ezana, le premier évêché d'Ethiopie (340).

Au VI e s., son roi Kaleb monte une importante expédition maritime et va châtier les Juifs d'Arabie du Sud, coupables d'avoir massacré les coptes de Zafare et de Nagran. Mais l'empire d'Aksoum, cerné au nord par les nomades musulmans bedjas, au sud par les Aguews judaïsés, décline peu à peu puis, au X e s., finit par disparaître. Aksoum, cependant, reste la métropole religieuse de l'Eglise copte éthiopienne.

Source: MEMO - Le site de l'histoire

Auteur: 6klôn
Date: 05 Mai 2004 15:45
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Les royaumes du Kongo



Le «noyau bantou occidental » est à l’origine du plus ancien royaume congolais, celui du Kongo (XVe siècle) et sans doute du royaume Kuba (XVIIe siècle).

Le (noyau bantou oriental) a donné les royaumes Luba XVI ème siècle et Lunda XVII ème siècle; le royaume de Msiri est beaucoup plus tardif et a été fondé dans la deuxième moitié du XIXeme siècle.

Le royaume du Kongo est le mieux connu de tous en raison des contacts européens qui datent de la fin du XVe siècle, mais aussi parce que des Capucins italiens (donc indépendants du colonisateur et du Padroado portugais) venus aux XVIIe et XVIIIe siècles, ont apporté sur cette période des informations critiques présentées notamment dans les remarquables travaux du chanoine Jadin, des Professeurs Wily Bal et François Bontink.

C’est lors de son troisième voyage de 1487 que Diego Cao se rend à Mbanza Kongo, le futur San Salvador (dans l’actuelle Angola) où il rencontre le roi Nzinga N’Kuvu, héritier d’un roi-forgeron, héros mythique, Nimi a Lukeni. L’expansion des Kongo se serait faite, d’après la tradition orale recueillie à la fin du XVe siècle, grâce à la supériorité de leur armement en fer contre les armes de pierre des Ambundu. L’histoire de ce royaume Kongo intéresserait modérément notre propos (puisque la capitale et la plus grande partie du royaume se trouvent en Angola) si ce passé des kongo n'avait joué un rôle capital dont l'existence d'une conscience nationale que l'on retrouvera lors de la fondation de l'Abako.

Le royaume des Bakuba est particulièrement intéressant parce que seuls, dans cette région d’Afrique, les souverains avaient institué une charge de gardien des traditions orales : le Moaridi. Par ailleurs, l’art de la sculpture et de la décoration a atteint un niveau remarquable. Le roi Chamba Bolongongo appelé Shyam Mbula Ngoong par Vansina régnait au début du XVIIe siècle. Il est le véritable fondateur du royaume. C’est lui qui aurait introduit les cultures du mais et du tabac, et il apprit à ses sujets le tissage du raphia et la sculpture. Il aurait interdit l’usage du couteau de jet tout en instituant un véritable service militaire.

L’empire des Baluba date probablement des débuts du xvie siècle lorsque des groupes Songe, conduits par un héros semi-mythique, Kongolo, parviennent dans la région du Katanga central. A la fin du XVIe siècle, Kongolo est tué par Ilunga Mbidi, fils de l’une de ses soeurs et d’un chasseur. Des luttes fratricides marquent les débuts du royaume Luba jusqu’à son apogée située à la fin du XVIIe siècle sous le règne de Kumwimbu Ngombé qui étend les frontières de son royaume jusqu’à la rive occidentale du lac Tanganyika.

Si le bilan politique de l’histoire du royaume Luba est relativement modeste, l’extension de la langue et des coutumes Luba constitue un élément remarquable au Sud-Katanga et en Zambie où se sont fixés les Bemba, Lala, Lamba, Kaondé. Le tshiluba est l’une des quatre langues véhiculaires du Congo.

La Confédération des Ba Lunda. — Le nom de Lunda qui signifie e amitié » aurait été donné dans la deuxième moitié du xvie siècle à des chefs Bungu installés au sud-ouest du Katanga actuel. Au XVIIe siècle, un souverain, Kondé, désigne Sa fille Lueji comme reine et provoque ainsi le départ de ses deux autres fils. Tandis que Shinguli fonde le royaume Imbangala sur le Kwango, Chiniama va fournir, avec sa famille, les cadres des groupes Luena et Tschokwe.

La reine Lueji, mère de la communauté Lunda, épouse un chasseur étranger nommé Ilunga Chibinda, frère (ou neveu) du fondateur du deuxième royaume Luba. Ilunga Chibinda étend le royaume dont le véritable fondateur sera Yao Nawedji (1660-1675) qui prend le nom de Mwant a Yav. Ce nom servira désormais à désigner l’empereur des Balunda qui sera aussi bon administrateur que chef de guerre. Il nomme des gouverneurs dont le Kazembe de la province du Luapula à l’est et au sud de lac Moero qui entrera en relation avec les potugais de Monzambique

L'importance des relations commerciales . Au XVIIIe siècle, les relations commerciales sont constantes entre le haut Kasaï et la Luapula. Le Kazembe fournit au Mwant a Yav de nombreux esclaves qui vont s'embarquer à Luanda et Banguelo. Il fournit également du sel extrait des marrais de la Lufira ainsi que des marchandises introduites par des traitants noirs au service des négriers arabes venus de Zanzibar. A l’est, le Kazembe expédie ivoire, esclaves et barres de cuivre du Katanga.

Les Lunda jouent un rôle considérable, car ils occupent la moitié des 2 800 km qui séparent Saint-Paul-de-Luanda du cap Delgado alors limite septentrionale de la zone d’influence portugaise. De même que le Katanga sera la clef économique du Congo au XXe siècle, de même l’Empire lunda sert de plaque tournante aux échanges de toute cette région.

Le royaume de Msiri représente un curieux épisode dans l’histoire de l’actuel Katanga. Né vers 1830, Msiri appartenait à la grande tribu des Wa Nyamwezi, dans l’ouest du Tanganyika, qui avait acquis une place prépondérante dans le commerce avec les Arabes de la côte est. Fils d’un chef de caravane qui avait senti l’importance économique d’une région où se trouvaient en abondance l’ivoire, le cuivre et les esclaves, Msiri obtient de son père, vers 1858, l’autorisation de rester avec quelques dizaines de guerriers Nyamwezi qui seront appelés Bayéké (chasseurs d’éléphants) dans ce qui deviendra le Katanga.

Msiri (ou Mushidi) se lie d’amitié avec le chef Katanga qui lui donne une de ses filles en mariage. Il s’impose alors aux chefs du voisinage grâce aux fusils de ses guerriers BaYéké et devient bientôt suffisamment fort pour battre le Kazembe et ainsi le couper du Mwant Yav. Vers 1869, Main apprend la mort de son père. Il refuse de lui succéder et se proclame mwami (roi) du Garengazé. Il installe à Bunkeya sa capitale. Fondé par un caravanier parfaitement informé des courants commerciaux, le royaume de Msiri se développe rapidement. Il met en place des fondeurs Bayéké qui introduisent la fabrication des fils de cuivre au lieu des lingots. Le Kazembe lui barrant la route du lac Nyasa, Msiri fait passer ses caravanes d’esclaves, d’ivoire et de cuivre par le lac Tanganyika au niveau d’Ujiji, et surtout il ouvre une importante route commerciale vers l’Angola. Mais ce puissant empire d’une aristocratie militaire étrangère, s’effritera rapidement et la décadence sera déjà sensible lorsque Msiri sera tué, le 20 décembre 1891, par le capitaine belge Bodson.

Les Zandé et Mangbetu. — Avant le XXe siècle, l’énorme bloc de la forêt équatoriale a pratiquement interdit tout contact entre les savanes méridionale et septentrionale du Congo.

L’histoire des savanes septentrionales débute seulement au xixe siècle avec les chefferies Zandé et Mangbetu.

Les Zandé constituent une aristocratie guerrière établie primitivement dans les actuels Soudan et RCA et arrivée dans l’actuel Congo au XVIII siècle. Dans le courant du xixe siècle, des chefs Zandé (appelés Abandya à l’ouest du 25e degré et Avungara à l’est) forment plusieurs principautés strictement hiérarebisées et répandent sur une grande échelle, parmi les peuples autochtones soumis, la langue et les coutumes Zandé, de telle sorte que le groupe linguistique Zandé sera au XXe siècle l’une des ethnies les plus nombreuses de l’Afrique centrale, évaluée à près d’un million dont (en 1960) 525 000 au Congo, 295 000 au Soudan, 50 000 en RCA.

A partir de 1860, la puissance des chefferies Zandé s’accroît formidablement grâce aux traitants de Khartoum qui achètent des esclaves contre des fusils. Les chefs Zandé, maintenant appelés sultans, reconnaissent en 1879 la souveraineté de l’Egypte, mais en 1884 l’avance mahdiste contraint le représentant du gouvernement égyptien à capituler. Jusqu’en 1890, les sultans Zandé n’auront plus de rapports avec les marchands de Khartoum mais utiliseront les armes reçues les années précédentes à augmenter les dimensions de leurs principautés.

Contrairement aux hégémonies Luba-Lunda, nettement sur leur déclin à la fin du xixe siècle, les Zandé connaissent leur apogée à l’époque de la conquête coloniale. Les Belges, arrivés en 1890 par le Sud, mettront vingt-deux années pour «pacifier» complètement la région de l’Uelé et n’y parviendront qu’en démembrant systématiquement les grandes chefferies entre 1896 et 1912.

Les Mangbetu. — Nabiemibali est le fondateur du royaume Mangbetu. Il règne de 1815 à 1860 environ et étend son autorité sur les deux rives de la Bomokandi au nord d’Isiro (ex-Paulis) jusque sur l’Uelé en aval de Niangara. En 1867 Munza, un de ses petits-fils, accède au pouvoir et reçoit en 1869 la visite de l’explorateur allemand Schweinfurth accompagnant une caravane de traitants nubiens venus de Khartoum.

Dans son ouvrage fameux intitulé Au coeur de l’Afrique (1868-1871), Schweinfurth admire l’ordonnance de la cour de Munza et surtout les remarquables capacités architecturales et artistiques des Mangbetu qui construisent de vastes bâtiments en pétioles de raphia aux dimensions tout à fait inhabituelles en Afrique 50 m de long, 20 de large et 16 de haut.

En 1881, le royaume Mangbetu est déjà très affaibli par des querelles de palais, mais le faste de la cour d’Azanga, un frère de Munza, impressionne encore fortement l’Italien Casati et le Russe Junker venus explorer les bassins de l’Uelé et du Mbomu (les deux principaux affluents de l’Ubangi).

En 1890, le pays Mangbetu, qui a coupé toute relation avec le Nord depuis 1884-1885, voit arriver d’autres Arabes acheteurs d’esclaves venus cette fois du Sud, à partir de la région de Stanleyville. Il sera facilement conquis par les Belges après la défaite des Arabes en 1895.

Source: RDC - Les anciens royaumes

Auteur: sanahell
Date: 05 Mai 2004 17:32
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Joli sujet et petit cours d'histoire.

Moi ce qui m'intéresserais c'est de savoir d'où les esclaves emmenés vers la MArtinique et la Guadeloupe étaient principalement importés ( .. ça fait un peu marchandise le mot mais bon, à l'époque nos aïeux ne valaient pas plus aux yeux des colons).

JE sais qu'une majorité d'esclaves emmenés à St Domingue ( Ile maintenant scindée entre la république Dominicaine et HAïti ) venaient du BEnin.

Si quelqu'un a une réponse .

Auteur: Albert972
Date: 06 Mai 2004 00:06
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Super boulot 6Klon. J'ai pris plaisir à te lire d'autant plus que ton sujet m'a appris beaucoup.

Auteur: 6klôn
Date: 06 Mai 2004 00:09
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
C'est un volet de notre histoire que nous n'apprenons pas à l'école, tant qu'à être sur Volcréole, autant s'instruire.

C'est vrai que c'est long, mais moi aussi j'ai beaucoup appris. Voilà ce que j'appelle révéler la vérité. Plutot que de dire le mal qu'ont fait les autres, je préfère dire le bien que nous, descendants d'africains, avons fait.

Auteur: Albert972
Date: 06 Mai 2004 00:17
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Ayant un ami béninois, il me disait que le roi existe toujours au Bénin et il est très respecté.
Comme les rois européens, ils ont leur généalogie depuis le début, cela m'avait très impressionné à l'époque

Auteur: G Younit
Date: 06 Mai 2004 00:44
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Yes I Brother 6-Klôn !!!

Réel travail éducatif ! J'espère que beaucoup d'entres nous imprimerons cette page ou fera passer le lien car il est clair ces informations ne se trouvent pas dans un programme scolaire !

Pour ceux qui sont encore au collège ou au lycée, ammenez ça à vos profs...S'ils sont ce qu'il doivent être, ils seront heureux d'en discuter !

Big up again pour le taff de recherche !

Auteur: 6klôn
Date: 06 Mai 2004 01:28
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Merci à tous de vos messages. Il y a encore des royaumes à découvrir et présenter, alors si il y a des bonnes volontés pour venir enrichir ce sujet, ça servira à tous.

Auteur: kikakokine
Date: 06 Mai 2004 05:49
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Pour le mali,il y a un roman qui raconte l'histoire de soundjata .C'est romancé parce que ce sont les propos d'un griot qui ont conduit Djibril Tamsir Niane à écrire ce livre:
Soundjata ou l'épopée mandingue
aux éditions Présence Africaine
Ce n'est pas tres gros mais on a une vision globale de la construction de l'empire du mali par celui qu'on comparait à Alexandre le grand:Soudjata.
et en plus on voit comment la tradition orale africaine transmet l'histoire à ses déscendants tout en mêlant bien sur beaucoup de mythes et légendes à la réalité.
Le griot est un peu l'équivalent du conteur chez nous aux antilles...

Auteur: mystere
Date: 06 Mai 2004 10:04
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Quelqu'un a posé cette question :

Moi ce qui m'intéresserais c'est de savoir d'où les esclaves emmenés vers la MArtinique et la Guadeloupe étaient principalement importés ( .. ça fait un peu marchandise le mot mais bon, à l'époque nos aïeux ne valaient pas plus aux yeux des colons).


Je crois, en espérant ne pas me tromper, pour la Guadeloupe c'était le CONGO et pour la Martinique, la GUINEE. En effet pour Haïti, c'est bien le Bénin (DAHOMEY) et ils arrivaient dans la ville de Port-De-Paix.

Auteur: billybo
Date: 06 Mai 2004 10:12
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
J'adoreeeeeeeeeeee, je fais un gros travail la-dessus, mais je n'aurai pas le temps d' enrichir.

Mais je peux faire partager une expérience vécu :

Cela se situe au Bénin en 2001, je suis parti avec des amis français qui avait pour interlocuteur un Roi. Le roi de Porto-Novo. J'en rigolais d'avance quand on m'a dit qu'on sera acceuilli par un roi.
A mon arrivé, sur place le lendemain, nous partons pour Porto-Novo, notre taxi nous dépose devant une grande maison, qui se distinguait royalement des autres dans le village. Et oui ! c'était chez le Roi. J'avais brièvement été informé de la tradition, je lui serre la main, lui garde une distance dans la mesure ou il y avait des gens chez lui. Quelques minutes plus tard, 2 ou 3 personnes arrivent, et à quoi j'assiste : Prosternation ! les plus jeunes se couchent par terre pour faire la révérence, et les plus agés se mettent juste à genou, et lui touche la tête des gens qui se prosterne devant lui. C'est tout un code de conduite par lequel j'étais fortement surprise. On est quand même en 2001. Et chacun l'appelle, "Sa Majesté". Honnêtement j'étais pas du tout émerveillé ni impréssioné mais surprise par tant de "baissé tête", tant de vénération. Bizaremment, cette soumission m'a fait penser à l'esclavage, m'a fait penser à la collaboration des rois, m'a fait voir à quel point un sujet pouvait être dévoué à son Roi et comment il a pu accepter de vendre et que la confiance de ses sujets en lui ne pouvait pas être entaché de doute, qu'il pouvaient partir et faire la traversé de l'atlantique avec l'absolution de son Roi.

J'étais dérangé par tant de "rabaissement", car je me disais, mais un étranger qui voit çà, peut en profiter et exploiter les gens s'il en plaisait au Roi. C'était trop d'asservissement pour moi. J'ai eu du mal à faire partager à mes amis ce que j'en ressentait, j'ai rien dit ils ne sont pas petit enfant d'esclave. quelques jours plus tard, un ami béninois est arrivé pour me faire connaitre certain lieu, entre autre il m'a ramené dans sa famille (famille aisée) j'assiste à une scène bien étrange : Une petite qui se trouvait là entre 7 et 10 ans semblait bien différente du reste de la famille. Je demande de la canne à sucre et un couteau pour éplucher mes affaires, on me dit non ! la petite va s'en occuper. Et me voilà servi comme une reine, me faisant servir, laissant là tout à loisir avec une bonne à ma disposition entre 7 et 10 ans. Un moment, cette gamine vient s'asseoir dans le salon (elle sort de l'arrière cour) avec son petit banc, et subitment la maîtresse de maison qui fait un geste et dans une langue que je ne connais pas, à du lui dire de sortir, que çà n'était pas sa place, car aussitôt elle a disparu, j'étais choqué, et j'ai encore revu l'esclavage pratiqué à l'intérieur des maisons cette fois-ci par les riches.

Ce voyage m'a donné beaucoup, beaucoup à réfléchir sur le fait que "l'esclavage fut possible", pour un étranger qui assiste à ce genre de scène. Il peut aisément l'exploiter. Et je passe sur le reste.

Bref, c'est après ce voyage, que je me suis vachement intéressé à la société africaine, à la vie des royaumes africains et à l'esclavage et par voie de conséquence à l'histoire des antilles, et ce par ce voyage que j'ai appris la richesse de l'afrique, la société que c'était (même si je ne suis pas d'accord avec beaucoup de choses- et que je critique même).

La vie d'un royaume c'était beau, pour l'étranger qui arrivait et avait soif de pouvoir et de domination. Mais la vie de royaume je doute fort qu'elle fut belle pour les sujets et les inférieurs. Tout se jouait sur la flatterie, la fayoterie...., mais bon c'est encore plus riche que cela l'histoire des royaumes. L'esclave avait sa place dans une certaine mesure.

C'était juste un apperçu d'un royaume au 21e siècle, j'ai fait bref, mais c'était bien plus riche que çà. Et beaucoup trop long.

Auteur: sanahell
Date: 06 Mai 2004 11:49
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
mystere a écrit:
Quelqu'un a posé cette question :

Moi ce qui m'intéresserais c'est de savoir d'où les esclaves emmenés vers la MArtinique et la Guadeloupe étaient principalement importés ( .. ça fait un peu marchandise le mot mais bon, à l'époque nos aïeux ne valaient pas plus aux yeux des colons).


Je crois, en espérant ne pas me tromper, pour la Guadeloupe c'était le CONGO et pour la Martinique, la GUINEE. En effet pour Haïti, c'est bien le Bénin (DAHOMEY) et ils arrivaient dans la ville de Port-De-Paix.


merci d'avoir répondu .. même si tu n'es pas sûr.

Auteur: Albert972
Date: 06 Mai 2004 23:50
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
billybo a écrit:
J'adoreeeeeeeeeeee, je fais un gros travail la-dessus, mais je n'aurai pas le temps d' enrichir.

Mais je peux faire partager une expérience vécu :

Cela se situe au Bénin en 2001, je suis parti avec des amis français qui avait pour interlocuteur un Roi. Le roi de Porto-Novo. J'en rigolais d'avance quand on m'a dit qu'on sera acceuilli par un roi.
A mon arrivé, sur place le lendemain, nous partons pour Porto-Novo, notre taxi nous dépose devant une grande maison, qui se distinguait royalement des autres dans le village. Et oui ! c'était chez le Roi. J'avais brièvement été informé de la tradition, je lui serre la main, lui garde une distance dans la mesure ou il y avait des gens chez lui. Quelques minutes plus tard, 2 ou 3 personnes arrivent, et à quoi j'assiste : Prosternation ! les plus jeunes se couchent par terre pour faire la révérence, et les plus agés se mettent juste à genou, et lui touche la tête des gens qui se prosterne devant lui. C'est tout un code de conduite par lequel j'étais fortement surprise. On est quand même en 2001. Et chacun l'appelle, "Sa Majesté". Honnêtement j'étais pas du tout émerveillé ni impréssioné mais surprise par tant de "baissé tête", tant de vénération. Bizaremment, cette soumission m'a fait penser à l'esclavage, m'a fait penser à la collaboration des rois, m'a fait voir à quel point un sujet pouvait être dévoué à son Roi et comment il a pu accepter de vendre et que la confiance de ses sujets en lui ne pouvait pas être entaché de doute, qu'il pouvaient partir et faire la traversé de l'atlantique avec l'absolution de son Roi.

J'étais dérangé par tant de "rabaissement", car je me disais, mais un étranger qui voit çà, peut en profiter et exploiter les gens s'il en plaisait au Roi. C'était trop d'asservissement pour moi. J'ai eu du mal à faire partager à mes amis ce que j'en ressentait, j'ai rien dit ils ne sont pas petit enfant d'esclave. quelques jours plus tard, un ami béninois est arrivé pour me faire connaitre certain lieu, entre autre il m'a ramené dans sa famille (famille aisée) j'assiste à une scène bien étrange : Une petite qui se trouvait là entre 7 et 10 ans semblait bien différente du reste de la famille. Je demande de la canne à sucre et un couteau pour éplucher mes affaires, on me dit non ! la petite va s'en occuper. Et me voilà servi comme une reine, me faisant servir, laissant là tout à loisir avec une bonne à ma disposition entre 7 et 10 ans. Un moment, cette gamine vient s'asseoir dans le salon (elle sort de l'arrière cour) avec son petit banc, et subitment la maîtresse de maison qui fait un geste et dans une langue que je ne connais pas, à du lui dire de sortir, que çà n'était pas sa place, car aussitôt elle a disparu, j'étais choqué, et j'ai encore revu l'esclavage pratiqué à l'intérieur des maisons cette fois-ci par les riches.

Ce voyage m'a donné beaucoup, beaucoup à réfléchir sur le fait que "l'esclavage fut possible", pour un étranger qui assiste à ce genre de scène. Il peut aisément l'exploiter. Et je passe sur le reste.

Bref, c'est après ce voyage, que je me suis vachement intéressé à la société africaine, à la vie des royaumes africains et à l'esclavage et par voie de conséquence à l'histoire des antilles, et ce par ce voyage que j'ai appris la richesse de l'afrique, la société que c'était (même si je ne suis pas d'accord avec beaucoup de choses- et que je critique même).

La vie d'un royaume c'était beau, pour l'étranger qui arrivait et avait soif de pouvoir et de domination. Mais la vie de royaume je doute fort qu'elle fut belle pour les sujets et les inférieurs. Tout se jouait sur la flatterie, la fayoterie...., mais bon c'est encore plus riche que cela l'histoire des royaumes. L'esclave avait sa place dans une certaine mesure.

C'était juste un apperçu d'un royaume au 21e siècle, j'ai fait bref, mais c'était bien plus riche que çà. Et beaucoup trop long.


Je comprends que tu sois choquée vu que tu n'as pas été habituée à ça. Mais je crois qu'il ne faut pas confondre esclavage et servitude. La servitude n'est pas propre à l'Afrique tu retrouves cela dans le monde entier.

Auteur: kikakokine
Date: 07 Mai 2004 00:32
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
c'est ce que j'allais dire albert

Auteur: Albert972
Date: 07 Mai 2004 01:46
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
kikakokine a écrit:
c'est ce que j'allais dire albert


Auteur: Idren
Date: 07 Mai 2004 12:22
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Heureux de joindre ce site ce sujet est interressant et pour faire cour je conseille le site Africamaat.com il donne une idée de ce qu'etait le continent avant dite moi ce que vous en pensez.

Auteur: 6klôn
Date: 07 Mai 2004 13:57
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Voici une des rares images du Roi Béhanzin, le dernier roi du Dahomey, lors de son exil en Martinique, avec ses femmes.



Source: Université de Laval, Québec

Auteur: kikakokine
Date: 07 Mai 2004 14:04
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
6klôn a écrit:
Voici une des rares images du Roi Béhanzin, le dernier roi du Dahomey, lors de son exil en Martinique, avec ses femmes.



Source: Université de Laval, Québec

on y fait référence (oh richesse de la littérature!!)dans Le dernier des rois mages de Maryse Condé

Auteur: 6klôn
Date: 07 Mai 2004 14:15
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
CHAKA ZULU (1786-1828) et la naissance du peuple Zoulou



Chaka Zulu : conquérant, despote et fondateur de la Nation Zoulou.


Chaka naît en 1786. Il est le fils de Senza Ngakona, chef de clan Abatetwa (une fraction du peuple Ngouni). Sa mère se nomme Nandi. L’union entre Senza ngakona et Nandi n’est tolérée que parce que Senza Ngakona est un des chefs du clan des Abatetwa. Chaka est d’abord à la charge de son père, puis sous la pression des co-épouses de ce dernier est renvoyé chez sa mère. C’est alors le début d’une vie de brimades, d’humiliations et d’oppression : berger, Chaka est maltraité par ses camarades, traité de bâtard, battu et laissé pour mort sur un terrain. Expériences qui le forgeront et l’endurciront.

En compagnie de sa mère Nandi, Chaka va ensuite d’abord vivre chez son grand-père. Puis, sur requête de Senza Ngakona, Ngomane, un chefs de la tribu des Mtetwas leur donne un toit et se montre bon à leur égard. Chaka n’oubliera pas cela : devenu un puissant conquérant, il fera de Ngomane son second.

Sept années après être arrivé chez Ngomane, Chaka devient membre de l’armée de Dinguiswayo, un célèbre chef Mtetwa. Chaka s’est métamorphosé : le frêle et maladroit garçon s’est transformé en jeune homme robuste. Il est le guerrier le plus fort de l’armée de Dinguinswayo, est doué d’une force physique prodigieuse, est charismatique et excelle dans le combat à main nu. Sa réputation s’étend et il devient bientôt le porte parole et le bras droit de Dinguiswayo.

Le père de Chaka qui l’avait autrefois envoyé vivre hors de son domaine, devint un de ses plus fervents admirateurs, au point de faire de lui son héritier (malgré le fait que Chaka soit issu d’une union illégitime). Cependant, à sa mort, c’est Sijuana, un des demi-frères de Chaka qui prend sa succession. Chaka organise un complot et l’assassine alors qu’il prend un bain devenant ainsi le chef de son clan. Dinguiswayo, qui a aidé Chaka a devenir chef de clan Ngouni à la mort de son père est tué lors d’une attaque surprise par un de ses ennemis, Zwidé. A la suite de cet événement, les régiments élisent Chaka à titre de chef souverain. Chaka défait les troupes de Zwidé qui s’enfuit et meurt peu après. Il devient le chef de la majeure partie des tribus du peuple Ngouni et s’est transformé en homme de guerre à l’énergie implacable et inaccessible à la pitié.

Lorsque Chaka prend la tête des Ngounis, qu’il renommera Amazoulou (Amazoulou, "ceux du ciel", nom qui deviendra par la suite "Zoulou"), ces derniers ne possèdent pas plus de 100 000 km² de terre. Chaka, ambitieux et conquérant remodèle son peuple en une armée de métier constituant le pivot de la société, ce qui en bouleverse les structures traditionnelles. La circoncision et les cérémonies afférentes sont supprimées comme une perte de temps. La période d’initiation est consacrée à la préparation militaire. Les classes d’âge sont désormais intégrées comme des régiments successifs. On sert de 16 à 60 ans. Le mariage n’a lieu qu’entre 30 et 40 ans et est accordé en bloc aux régiments les plus braves comme une sorte de récompense. Ces guerriers mariés formaient dans l’armée une partie séparée des célibataires. (La notion de famille, importante dans la société africaine, est supprimée au profit de l’efficacité militaire).

Les régiments sont constitués d’un millier de soldats, hommes ou femmes, les femmes servant surtout à l’intendance. Les chefs de régiment sont les "Indounas". Entre deux guerres, les membres des régiments sont cantonnés en camp d’entraînement et se livrent à des exercices d’entraînement quotidiens et intensifs. Chaka supprime les sandales pour ses soldats car il est d’avis qu’elles ralentissent les mouvements. Leur nourriture est constituée presque uniquement de viande, ils ont interdiction de boire du lait. Au combat, Chaka met en place une discipline de fer : reculer, revenir sans son arme entraîne l’exécution capitale. Un Indouna qui revient sans butin peut-être condamné à "être avalé", c’est à dire à être éliminé physiquement, parfois avec tous ses hommes.

Chaka révolutionne ensuite la stratégie militaire de son armée. A cette époque, il est de coutume dans les guerres intra africaines de projeter sa lance, puis d’avancer ou de reculer selon la réaction de l’ennemi. Chaka considère cette stratégie comme inefficace, voire lâche. Il fait fabriquer des sagaies raccourcies à lame très large. La sagaie devient ainsi utilisable seulement en combat corps à corps et incite le guerrier à l’offensive permanente s’il ne veut pas être défavorisé par des adversaires portant des armes longues.

Chaka change également la stratégie d’attaque en ordre dispersé : il opte pour la stratégie d’attaque "en tête de buffle" : les troupes sont divisées en quatre corps, deux ailes forment les cornes de buffle et deux corps centraux placés l’un derrière l’autre forment le "crâne". Opérant en mouvement tournant, l’une des ailes attaque, tandis que l’autre se cache et n’intervient que lorsque le combat est engagé. Ces ailes sont composées de jeunes guerriers. Leur tâche est d’empêcher l’ennemi de décrocher, de le harceler pour le rabattre vers le centre. Là, à l’avant-centre, des guerriers expérimentés, qui attendent embusqués, s’élancent pour prendre l’ennemi dans un étau. Moment crucial du combat, où l’arrivée de forces fraîches doit précipiter la victoire. Mais si la décision n’est pas arrachée, alors l’arrière garde, formée de vétérans, qui, jusque là, était restés en réserve, assis, le dos tourné à la bataille intervient à son tour.

L’armée de Chaka à son apogée comptera plus de 100 000 hommes. Chaka oriente l’expansion des zoulous dans deux grandes directions : vers l’ouest où les Sotho et les Bechouana sont "dispersés" et bousculés. Vers le sud contre les Tembou, Pondo et Xhosa. Chaka pratique le "Mfecane" : les vieillards des peuples vaincus sont supprimés, les femmes et les jeunes incorporés. Les jeunes ont la vie sauve à condition de s’enrôler dans les "Impis", d’abandonner leur nom et leur langue, et de devenir de véritables Zoulous.

En 1820, quatre ans après le début de sa première campagne, Chaka avait conquis un territoire plus vaste que la France. Selon certains historiens, ses conquêtes seraient responsables directement ou indirectement de la mort de plus de 2 millions de personnes. Le déclin de Chaka commencera avec sa tendance de plus en plus affirmée à la tyrannie qui lui valu l’opposition de son propre peuple : au retour d’une expédition, Chaka fit massacrer tous les guerriers qui avaient reculé ou abandonnés leurs armes : ce fut le jour dit du "massacre des couards". Ses plus fidèles soutiens commencèrent à l’abandonner. Un des clans prit la direction du Nord et fonda le peuple des Angoni. Un autre ayant à sa tête Mzilikazi s’installa au Sud du Zimbabwé actuel et fut à l’origine des Matabélé. A la mort de sa mère Nandi en 1827, Chaka fit exécuter plus de 7 000 personnes. Pendant un an, il fut interdit aux gens mariés de vivre ensemble et à tous de boire du lait.

Les circonstances de sa mort survenue en 1828 ne sont pas très claires : Chaka serait mort poignardé par son demi-frère Dingane. Il aurait été victime d’un complot organisé par Dingane et Mzilikazi, aidés d’un domestique.

La vie de Chaka donna lieu au célèbre roman de l’écrivain africain Thomas Mofolo (1877-1948) intitulé "Chaka" qui figure parmi les douze meilleurs romans africains du 20è siècle. Ce roman, écrit en 1911 en langue Sotho et publié une dizaine d’année plus tard est un des premiers romans écrit dans une langue africaine.

Chaka fut un chef charismatique, un stratège et un organisateur de génie, fondateur d’une nation. Et comme Napoléon, à qui il fut parfois comparé (Chaka commença à gouverner un an après la bataille de Waterloo) Chaka fut également un conquérant et un despote. Son action influença la vie et le destin de régions entières de l’Afrique australe.

Source: Grioo.com

Auteur: 6klôn
Date: 07 Mai 2004 14:27
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Menelik II (1844-1913) et la bataille d’Adoua



Ethiopie en 1889 : Menelik II monte sur le trône (il règnera de 1889 à 1913). Pendant le règne du précédent empereur qui s’appellait Johannes, Menelik, bien que gouverneur de la province du Choa et à ce titre vassal de l’empereur, entretenait de bonnes relations avec l’Italie tandis que Johannes la combattait.

Ses relations cordiales avec l’Italie avaient permis à Ménélik d’obtenir une grande quantité d’armes, puis de conquérir plusieurs riches régions d’Ethiopie (alors qu’il était "seulement" roi du Choa).

Le 2 mai 1889, Menelik signa le traité de Wuchalé (Ucciali en italien), point culminant de ses bonnes relations avec l’Italie. Le traité, qui allait s’avérer être un tournant dans les relations entre Menelik et l’Italie, comportait des dispositions favorables aux deux parties. Menelik reconnaissait la souveraineté de l’Erythrée tandis que l’Italie était le premier pays qui reconnaissait à Menelik le titre d’empereur et lui promettait qu’il pourrait faire passer par l’Erythrée ses importations d’armes et de munitions.

Mais bientôt l’article XVII qui était l’article le plus important du traité prêta à contestation. En effet, le traité avait été signé en deux versions, une en italien, l’autre en amrahique, la langue utilisée en Ethiopie. Selon la version amrahique, l’Ethiopie pouvait recourir aux autorités italiennes si elle voulait entrer en relation avec d’autres pays. Dans la version italienne, le recours à l’Italie était obligatoire.

L’Italie, s’appuyant sur la version italienne prétendit établir un protectorat en Ethiopie. Les puissances européennes reconnurent les prétentions italiennes. Les italiens occupèrent la ville d’Adowa (Adoua) pour soutenir leurs prétentions et firent savoir au ras Mangacha qui était également gouverneur de la province du Tigrai et fils de Johannes qu’ils ne se retireraient pas tant que Ménélik n’aurait pas accepté leur interprétation du traité de Wuchalé.

Menelik refusa de céder et après plusieurs années de tergiversation au cours desquelles il acheta un grand nombre d’armes principalement à la France et à la Russie pour annexer le plus souvent par la force divers territoires, il dénonça le traité de Wuchalé le 12 février 1893. Il informa les pays européens de son geste et dit à propos des prétentions italiennes que "l’Ethiopie n’a besoin de personne. Elle tend les mains vers Dieu". En disant cela, Menelik avait tout de même en sa possession 82 000 fusils et 28 canons.


En décembre 1894, la guerre éclata entre l’Erythrée et l’Italie. Au début de janvier 1895, les Italiens attaquèrent le Ras Mangacha et s’emparèrent d’une grande partie de la province du Tigrai. Menelik décréta la mobilisation le 17 septembre et remporta d’importantes victoires. Les Italiens se replièrent alors sur Adowa où après quelques mois d’inaction, vint le moment de la bataille décisive.

Menelik était en bonne posture car en essayant de coloniser l’Erythrée, les Italiens avaient déclenché l’hostilité des populations qui étaient maintenant favorablesà Menelik et prêts à l’aider. Les italiens de leur côté, en plus d’être confrontés à l’hostilité des populations, avaient en leur possession des cartes imprécises. Le général italien Baratieri qui allait affronter Menelik avait reçu le soutien du ministère italien des affaires étrangères qui avait demandé "une victoire authentique, c’est à dire sans équivoque."

Menelik avait une armée de 100 000 hommes équipés de fusils modernes, sans compter ceux qui n’avaient que des armes à feu anciennes ou des lances. L’armée italienne n’était composée que de 17 000 hommes (10 596 italiens, le reste étant des erythréens). Menelik possédait 40 canons, les italiens 56, mais cela ne constituait pas un avantage décisif pour ces derniers. La bataille d’Adoua fut une éclatante victoire pour Menelik : plus de 40 % des soldats de l’armée italienne furent tués ou blessés, les italiens perdirent 11 000 fusils et tous leurs canons. Baratieri avait attaqué le 1er mars 1896. Le 1er mars était un jour de fête pour l’église éthiopienne et Baratieri pensait que beaucoup de soldats seraient pris par des rites religieux. Au lieu de cela, il tomba sur 100 000 hommes armés et décidés. A la suite de leur défaite, les italiens signèrent le traité d’Addis-Abeba ("la fleur nouvelle") qui annulait le traité de Wuchalé et reconnaissait la complète indépendance de l’Ethiopie.



La bataille d’Adoua conféra beaucoup de prestige à Menelik : la France et l’Angleterre envoyèrent à sa cour des missions diplomatiques pour conclure des traités avec lui. Le sultan de l’empire Ottoman, le tsar de Russie, les mahdistes du Soudan détachèrent également des ambassades. L’Ethiopie acquit du prestige dans la région de la mer rouge et attira également des intellectuels noirs d’Outre mer: le haïtien Benito Sylvain, un des premiers apôtres du panafricanisme, fit quatre voyages en Ethiopie entre 1889 et 1906 en tant que messager du président Alexis de Haïti. Un noir américain d’origine cubaine, William H Ellis, alla deux fois en Ethiopie en 1903 et 1904 afin d’exposer divers projets de développement économique et d’établissement de Noirs américains. En 1911, l’écrivain de la Gold Coast (le futur Ghana) J E Casely Hayford publia un livre intitulé "Ethiopia Unbound" avec la dédicace suivante : aux fils de l’Ethiopie du monde entier.

Menelik mourut en 1913. Au cours de son règne, il avait également mené des guerres de conquête pour accroître l’empire, et tenté de mener l’Ethiopie sur le chemin de la modernisation (abolition de l’esclavage, enseignement obligatoire, projet d’établissement d’un code de droit moderne...). En 1909, il avait désigné pour lui succéder son petit-fils Iyasou avec jusqu’en 1911 la régence du Ras Tessema. En 1916, pour cause de politique incohérente, Iyasou fut déposé du trône par l’aristocratie éthiopienne qui proclama impératrice Zaoudit, la fille de Ménélik avec comme régent et héritier le Ras Tafari, le futur Haïlé Sélassié Ier à partir de 1930.

Source: Grioo.com

Auteur: ppm39
Date: 09 Mai 2004 20:33
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
eh bien, 6klon !

pour une nouvelle , c'est une bonne nouvelle..

je connaissais cette partie de l'histoire africaine, neanmoins je suis ravi de voir l'un des piliers de volcreole (en l'occurence toi ) s'investir dans la renaissance et la reconnaissance(historique) africaine.
bravo, cher ami!

Auteur: nefer
Date: 10 Mai 2004 11:37
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
sanahell a écrit:
Joli sujet et petit cours d'histoire.

Moi ce qui m'intéresserais c'est de savoir d'où les esclaves emmenés vers la MArtinique et la Guadeloupe étaient principalement importés ( .. ça fait un peu marchandise le mot mais bon, à l'époque nos aïeux ne valaient pas plus aux yeux des colons).

JE sais qu'une majorité d'esclaves emmenés à St Domingue ( Ile maintenant scindée entre la république Dominicaine et HAïti ) venaient du BEnin.

Si quelqu'un a une réponse .





Si l'image ne s'affiche pas, cliquez sur le lien.

Petite contribution au post.

Auteur: nefer
Date: 10 Mai 2004 11:41
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
nefer a écrit:
sanahell a écrit:
Joli sujet et petit cours d'histoire.

Moi ce qui m'intéresserais c'est de savoir d'où les esclaves emmenés vers la MArtinique et la Guadeloupe étaient principalement importés ( .. ça fait un peu marchandise le mot mais bon, à l'époque nos aïeux ne valaient pas plus aux yeux des colons).

JE sais qu'une majorité d'esclaves emmenés à St Domingue ( Ile maintenant scindée entre la république Dominicaine et HAïti ) venaient du BEnin.

Si quelqu'un a une réponse .





Si l'image ne s'affiche pas, cliquez sur le lien.

Petite contribution au post.



Avec le lien s'est mieux!:

http://www.historia.presse.fr/data/thematique/80/40esclave.pdf

Auteur: nefer
Date: 10 Mai 2004 11:57
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Puisque baucoup d'entre nous n'aime pas feuilleter les livres d'histoires et autres documents:

je vous suggère 1 autre façon + fun de se documenter:

Le roman en 2 tomes de Marise Condé: SEGOU I & II.

Roman très captivant et en + hyper documenté sur:
- l'entrée de l'Islam en afrique
- L'entrée du catholicisme
- l'esclavage vers les caraibes
- la colonisation anglaise et francaise en afrique
- l'attitude des métis, des noirs, des blancs, des arabes...
- les royaumes africains
- les marrons en jamaique
- les tout 1er africains et antillais à londres
- ....
Autrement dit 1 roman documentaire hyper complet.

J'appel ça connaître sans prise de tête.

A noter: L'afrique racontée par 1 antillaise, c'est pas courant.

Auteur: sanahell
Date: 10 Mai 2004 22:50
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
nefer je n'ai pas pu lire le lien que tu as envoyé. Serait-il possible d'en faire un résumé afin d'assouvir ma curiosité ?

Auteur: nefer
Date: 11 Mai 2004 15:12
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
sanahell a écrit:
nefer je n'ai pas pu lire le lien que tu as envoyé. Serait-il possible d'en faire un résumé afin d'assouvir ma curiosité ?


OK!

GUADELOUPE
17,1% sénégambie
10,2% sierra leone
13,3% baie du bénin
29% baie du biafra (nigéria)
28,8% afrique centrale (congo)
1,6% afrique du sud est (mozambique)

MARTINIQUE
7,2% sénégambie
4,7% sierra leone
6,4% côte de l'or (ghana)
46,4% baie du bénin
7,6% baie du biaffra (nigéria)
27,1% afrique centrale (congo)
0,7% afrique du sud est (mozambique)

SAINT-DOMINGUE (+ HAITI)
6,9% sénégambie
4,5% sierra leone
4,5% côte de l'or (ghana)
26,3% baie du bénin
5% baie du biaffra (nigéria)
49,2% afrique centrale (congo)
3,6% afrique du sud est (mozambique)

Auteur: Gwad
Date: 11 Mai 2004 17:22
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
C'est super sympa d'avoir partager ça avec nous
N'hésites pas à en rajouter, je crois que nous en sommes tous friands
merci

Auteur: sanahell
Date: 11 Mai 2004 19:09
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
merci Nefer .. Il y avait donc un grand pourcentage d'esclaves bossals ( bossaux?) venant du Benin . Toujours important à savoir.

Auteur: PHYLO
Date: 11 Mai 2004 22:23
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
un cours d'histoire de temps en temps cela fait du bien, c'est vrai quoi, nous ne sommes pas que des descendants d'esclaves, il y a plein de choses à savoir.

Auteur: billybo
Date: 13 Mai 2004 13:48
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Ceci étant en ce qui concerne la notion de royaumes, aujourd'hui je suis

CONTRE : car cela se fait au détriment du reste de la population, çà reste trop du népotisme et le savoir ne se transmet pas. Seul les familles royales ont tendances à profiter de l'instruction au détriment des autres.
Car la vitesse à laquelle va le monde, la logique internationale, font que cela reste des systemes inadaptés et ultra vulnérable vu de l'extérieur qu'on peut manipuler à tout moment comme on veut. Trop de pauvreté et d'analphabétisme ne permettra jamais à un pays de se relever.

POUR : car les systèmes politiques mis en place sous le joug colonial, ne répond pas à la culture ancestrale du pays. Il n'y a pas de décentralisation du pouvoir, çà se confond avec la notion de royaume. Car avant il y avait des chefs de tribus de village, un chef de famille, des royaumes et des empire etc..., une forme de décentralisation qui permettait à une quantité d'individus de gérer des groupes d'individus choisis entre eux, alors qu'aujourd'hui c'est UN ROI pour l'ensemble du pays. Qui finalement n'a le temps de s'occuper que de ses proches, et n'a aucun intérêt nationale.

Auteur: 6klôn
Date: 13 Mai 2004 14:11
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
N'empêche que la royauté existe depuis la nuit des temps. Notre passé est royal, que nous soyons descendants de rois, de leurs courtisans ou d'esclaves.

Je ne vois pas ce que la situation actuelle vient faire dans ce sujet, puisqu'il s'agit d'un sujet historique.

Un roi, qu'il soit noir, jaune, ou vert, c'est un roi, et il mérite sa place: celle d'un roi. Et on se prosterne devant un roi.

Auteur: billybo
Date: 13 Mai 2004 14:22
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
6klon, j'aurai du préciser que je parlais des royaumes africains, et même s'il s'agit d'historique à l'heure d'aujourdh'ui en AFrique on continue à introniser des Rois. Et qu'une certaine pratique d'antan demeure
Les hommes politiques africains ont un grand respect pour les Rois qui demeurent, et ils s'y rapprochent quand ils ont besoin d'idées.

L'historique est encore présent en 2004.

En Ouganda, au Bénin, au Nigéria, au Swaziland etc..

Auteur: 6klôn
Date: 13 Mai 2004 14:29
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Je voulais te dire qu'en fait, il s'agit d'un sujet sur l'histoire, et non un débat ou un état des lieux de la situation actuelle. C'est pour participer au devoir d'exclication des jeunes générations qui n'auraient pas saisi les paroles d'Admiral T.

Il s'agit de présenter les royaumes africains d'antan, leur grandeur et leur décadence.

Auteur: fouyapin
Date: 16 Juil 2004 15:53
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
bravo 6klôn pour toutes tes recherches
ça ka fé mwen plézi

Auteur: Naty975
Date: 16 Juil 2004 17:57
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Génial ce sujet que je ne découvre que maintenant, et grandifiant pour ceux qui ont encore honte de leur côté africain malgré le métissage!!!!!!!!!

Auteur: kakad
Date: 29 Juin 2005 13:11
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Bien à vous tous,
J'ai été bouleversé par tous vos écrits sur l'Afrique et le roi Béhanzin qui est un aïeul.
Pour tout vous dire, je recherche activement et inlassablement des informations sur le séjour du roi Béhanzin à Fort-de-France.
Je serai heureux de recevoir quelques informations de vous. C'est vraiment très très important pour moi.
Ma grand'mère maternelle est née en Martinique.

Auteur: ninou_971
Date: 10 Sep 2005 18:41
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Excellent sujet, excellente documentation 6Klôn, comme d'hab. rien à dire.
Merci pour la culture nègre, merci pour nous.


Ninou

Autres sites de référence où l'on peut trouver des infos utiles pour compléter le sujet :


http://www.afrikara.com
http://www.africamaat.com

Auteur: 6klôn
Date: 10 Sep 2005 21:07
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
Merci à tous.

Dans la ligne droite de ce sujet qui vous a plu (je rappelle que vous pouvez apporter votre contribution en postant des documents ou des articles), je voudrais vous annoncer le lancement d'une série de sujets intitulés "Nos ancêtres les..."

* Nos ancêtres les Garifunas

et à venir:

* Nos ancêtres les Yorubas
* Nos ancêtres les Mandingues
* Nos ancêtres les Kalinagos
* Nos ancêtres les Kongos
* Nos ancêtres les Karibs
et bien d'autres...

Ici encore un appel à contribution est fait pour tous ceux (et celles) qui voudraient apporter leur eau au moulin du savoir. La liste n'est pas limitative, toutefois, avant de vous lancer, je vous demanderais de contacter par MP Snaika' ou 6klôn, pour éviter tout doublon.

Merci, et à bientôt

Auteur: yanou_gwada
Date: 16 Sep 2005 19:04
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
GUADELOUPE
29% baie du biafra (nigéria)
28,8% afrique centrale (congo)
17,1% sénégambie
13,3% baie du bénin
10,2% sierra leone
1,6% afrique du sud est (mozambique)

MARTINIQUE
46,4% baie du bénin
27,1% afrique centrale (congo)
7,6% baie du biaffra (nigéria)
7,2% sénégambie
6,4% côte de l'or (ghana)
4,7% sierra leone
0,7% afrique du sud est (mozambique)

SAINT-DOMINGUE (+ HAITI)
49,2% afrique centrale (congo)
26,3% baie du bénin
6,9% sénégambie
5% baie du biaffra (nigéria)
4,5% sierra leone
4,5% côte de l'or (ghana)
3,6% afrique du sud est (mozambique)


Le congo est apparemment le plus représentatif...


Voilà un topic qui complète la série des "Nos ancêtres"

http://www.volcreole.com/forum/sujet-21384.html

Dans la série "Nos ancêtres...", vous pouvez consulter:

* Nos ancêtres les Garifunas
* Nos ancêtres les Yorubas
* Nos ancêtres les Mandingues

et très bientôt:

* Nos ancêtres les Taïnos
* Nos ancêtres les Kalinagos
* Nos ancêtres les Karibs

Auteur: belboug
Date: 06 Mai 2006 15:17
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
en cette veille de commémorations , découvrons ou redécouvrons ce sujet très intéressant
crée par 6KLON .

Portant sur les royaumes africains d'où proviennent une bonne partie de nos ancêtres

et en page 3, entres autres, on découvre l'origine et la provenance des esclaves emmenés en guadeloupe ,en martinique et en haïti.


bravo pour ce sujet

Auteur: Nubie
Date: 22 Juil 2006 23:34
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
il y a le livre de Reines d 'Afrique et héroînes de la diaspora noire de Sylvia serbin
on y évoque l'importance du matriarcat en afrique
les femmes noirs n'ont pas été que des "ventres de fer"

à travers certains portrait en ce qui concerne l 'afrique
on evoque comment s'est effectué la participation de l 'afrique à la traite transatlantique
en on enseiganit jusque dans les années 60 aux antillais françaises, nos ancêtres les gaulois et cette phrase assez simpliste" les africains vous ont vendu"

pratiquemment tous les souveraisn africains n 'avaient qu' une seule volonté le bien de leur peuples et ils ont résistés dans la mesure du possible
les européens s 'appliquaient à seduire le roi ou la reine qui une fois baptisé devenait un allié
mais les européens tenaient rarement leurs engagements
le mali ( pas l 'actuel) a racheté pas mal d 'africains pour éviter leur déportation

on parle de la mûlatresse solitude
d 'une reine malgash
de la venus hottentote

de la mère de shaka et de son fils
de reines afriacaines
des amazones du dahomey
l'américaine harriet tubman

Sylvia serbin,une afro-antillaise est une journaliste historienne de formation
elle a entamé la rédacton de ce livre alors qu'elle venait de voir le dessin animé pochaontas( qui a réellement existé) avec sa fillle
ça fille lui a vait demandé pourquoi les noirs n 'avaient pas d 'histoire comme tout le monde

la chanson d 'admiral t a été etudiée par des ecoliers de la guadeloupe
un peu comme ce sujet

Auteur: syl20gwada
Date: 23 Juil 2006 12:34
Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
6klon ton sujet est tres documenté
j'ai transmis à tous les gens que je connais. Le reportage sur la famille de capesterre qui a gardé ses traditions ancestrales, je l'avais vu à Paris sur Arte (il me semble), et je recherchais justement ce reportage, merci beaucoup. Le grand père de ma grand mère en arrivant en guadeloupe, a pris la fuite et s'est retrouvé à Marie Galante. Il a vécu avec une amérindienne. Il disait qu'il était Mandé. Mais il me semble que ce nom se retrouve dans plusieurs régions d'afrique (Sierra Léone, Kongo). je ne sais pas vraiment quel pays il voulait indiquer.