| L'esclavage en Egypte antique, mythe ou mythe ?
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| Selon les spécialistes, la situation géographique du Cameroun en a fait le pôle de plusieurs trafics, dont celui des enfants. D’une part, le pays «reçoit» des enfants venus de pays comme le Nigeria, le Bénin, le Niger, le Tchad, le Congo ou encore la République centrafricaine, le Togo et le Mali. Ces enfants sont exploités dans les petits métiers, le secteur informel, et parfois dans l’industrie de la prostitution par les ressortissants de leur propre pays. D’autre part, le Cameroun est réputé constituer un point de départ pour les enfants destinés au trafic. Les spécialistes affirment ainsi que «le Gabon et la Guinée Equatoriale viennent d’être identifiés comme principales zones d’accueil et d’exploitation des enfants enlevés et déplacés au Cameroun». Les mêmes sources indiquent que certaines victimes de ce phénomène, identifiées en Europe et aux Etats-Unis, ont été recrutées au Cameroun par des intermédiaires qui ont fait valoir des carrières en football, des études et l’apprentissage de «bons métiers». |
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| Le gain total généré par la traite à des fins de travail forcé en Afrique s'élève à 159 millions de dollars par an. Il existe des rapports détaillés sur les enfants forcés à travailler dans les plantations en Côte d'Ivoire. Ce phénomène concerne particulièrement certains groupes ethniques à travers le pays, ainsi que des enfants originaires du Mali et du Burkina Faso. On estime de 10 000 à 15 000 le nombre d'enfants originaires du Mali qui travaillent dans les plantations en Côte d'Ivoire. On fait également état de pratiques de ce genre au Bénin et au Togo.
En Afrique, un cinquième des travailleurs forcés sont également victimes de la traite mais ce chiffre ne tient pas compte des africains victimes de la traite à des fins de travail en dehors du continent. Les femmes nigérianes acheminées vers l'Italie à des fins de prostitution et de service domestique ont déclaré que, lors de leur arrivée en Italie, on leur précise qu'elles sont débitrices d'une somme de 50 000 à 60 000 euros au titre des frais de voyage. Ces femmes subissent des violences physiques et psychologiques si elles n'obéissent pas aux ordres, jusqu'à ce qu'elles aient intégralement remboursé leur dette. Des rituels sont appliqués pour soumettre les femmes et leur faire croire qu'elles seront supprimées, ainsi que des membres de leurs familles, si elles ne remboursent pas leur dette. S'appuyant sur l'initiative lancée par la CEDEAO visant à éradiquer le phénomène de la traite des êtres humains en Afrique de l'ouest, le BIT a formé des partenariats avec des gouvernements, des travailleurs, des employeurs et des ONG au Nigéria et au Ghana afin d'adopter et de mettre en œuvre des plans d'action contre ce phénomène au niveau national. Les collectivités locales sont mobilisées afin de prévenir les recrutements frauduleux, d'informer les membres sur les précautions à prendre au cours de leur migration et de faciliter la réinsertion économique et sociale des personnes qui rentrent chez elles. |
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