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L'émigration antillaise au Panama




Accueil » Forum » Au coeur des Dom-Tom: L'émigration antillaise au Panama

Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama

Auteur: Nina
Date: 18 Aoû 2005 15:42
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Je profite de la douloureuse actualité pour nous rappeler que la destination Panama pour les Antillais n'est pas un voyage d'agrément comme les autres, c'est aussi un retour sur une page de notre histoire:


Ainsi, entre 1846 et
1914, de nombreux Guadeloupéens et Martiniquais partent en
vagues successives pour Panama.


Au début du XXème siècle, plusieurs milliers de
Guadeloupéens et de Martiniquais ont émigré vers le Panama
pour participer, aux côtés d'Américains, d'Européens et
d'autres Caribéens, aux travaux de creusement du Canal
inter-océanique. Les facteurs essentiels qui ont poussé
ces personnes à s'embarquer pour Colon, souvent de façon
définitive, sont les crises sucrières successives et
l'éruption de la Montagne Pelée.

Les recrutements d'ouvriers sous contrat étaient effectués
par la Compagnie américaine du Canal qui organisait le
transport des émigrants. Les registres du Canal, du 28
octobre 1914, montrent que la Compagnie a ainsi recruté en
Martinique : 2.733 personnes en 1905, 585 seulement en
1906, et 2.224 en 1907. En définitive, sur les dix années
qu'ont duré les travaux, 5.542 Martiniquais et 2.052
Guadeloupéens auraient été recrutés. Encore faut-il noter
que ces évaluations sont sans doute sous-estimées, car
elles n'incluent pas les départs individuels; de plus,
après la fin des travaux et jusqu'au cours des années 20,
des individus sont allés rejoindre des membres de leur
famille qui s'étaient installés au Panama.

Les conditions de travail difficiles et les maladies
ont été la cause de nombreux décès. Non loin de l'écluse
de Miraflores, dans le cimetière de Paraïso, reposent des
Antillais décédés pendant la construction du Canal; une
stèle y a été édifiée à la mémoire des Français.
Pour les familles restées sur place et leurs descendants,
la vie n'a pas été toujours facile, malgré la création à
Panama-City, en 1917, d'une société de secours mutuel, "La
Fraternité", qui regroupe, aujourd'hui encore, les Marti-
niquais et Guadeloupéens de Panama. Il a fallu 13 ans pour
que les lois discriminatoires prises à l'encontre des
émigrés soient abrogées.

La minorité antillaise francophone, restée sur place,
fut longtemps victime de sa marginalité et il faudra
attendre 1981 pour que les droits de ses descendants
soient officiellement reconnus.
Dès 1917, la communauté a créé une société de secours
mutuel, la "Société française la Fraternité", qui survit
encore de nos jours.
Depuis quelques années, l'association "Martinique-
Panama" a renoué les contacts, elle organise des
rencontres, dépouille les registres des compagnies et de
la mutuelle. Qui sait, peut-être y retrouverez-vous de
lointains parents partis un jour tenter leur chance en
terre panaméenne ?

www.ghcaraibe.org

Auteur: Nina
Date: 18 Aoû 2005 15:52
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Le jeudi 24 mars, à l'initiative du CO.RE.CA, Leonardo SIDNEZ, Président de l'association des Descendants d'Antillais du Panama, foulait pour la première fois le sol de la Guadeloupe, terre natale de son grand-père, parti au début du siècle dernier à l'instar des 40 000 Guadeloupéens et Martiniquais qui migrèrent vers le Panama pour la construction du fameux Canal. Il existe aujourd'hui une communauté antillaise importante au Panama qui se regroupe et conserve son patrimoine historique et culturel. C'est le chantier que veut entreprendre Leonardo SIDNEZ. (...). Cet entretien a permis de mettre en exergue la nécessité pour les Guadeloupéens de se réapproprier cette page de leur histoire ainsi que d'établir des liens culturels et économiques entre la Guadeloupe et le Panama. Pour ce faire, Monsieur SIDNEZ a reçu le soutien du Conseil Général, du Conseil Régional ainsi que de certaines collectivités locales afin que la Maison des Antilles au Panama puisse enfin voir le jour. Avant son départ, il animait une conférence-débat, le vendredi 1er avril à la Résidence Départementale de Bas du Fort en compagnie, entre autres, de Jeanny MARC, 1ère Vice-Présidente du Conseil Général et de Fabert MICHÉLY, Président de la Commission Coopération. Un public très nombreux s'était déplacé pour l'occasion.


La lettre d'information du Conseil Général de la Guadeloupe

Auteur: didico
Date: 18 Aoû 2005 16:00
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
[ soit-dit-en passant session ] D'ailleurs, cet épisode de l'histoire antillaise est abordé dans le roman de Maryse Condé LA VIE SCELERATE publié en 1987


( source : cliquez sur l'image )


[ /soit dit en passant session ]

Auteur: sikacoco
Date: 18 Aoû 2005 16:03
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Un des frères de mon arrière grand-père a émigré là bas.
J'ai donc des lointains cousins au Panama

Auteur: Nina
Date: 18 Aoû 2005 16:04
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
A lire:



GUADELOUPÉENS ET MARTINIQUAIS AU CANAL DE PANAMA
Histoire d'une émigration

Joseph Jos
HISTOIRE MONDE CARAÏBES

Les 22000 morts antillais, martiniquais et guadeloupéens du "Canal Français" ajoutés aux milliers d'autres du "Canal Américain", sont entrés au panthéon de Panama. Mais pour leur pays, ils piétinent aux portes du souvenir. L'histoire de France, en effet, n'a retenu de cet exploit technologique que le nom de Ferdinand de Lesseps, le scandale financier qui a secoué la société française et la réalisation finale américaine. Mais elle en a ignoré les artisans qui, par dizaines de milliers, dès 1851, partirent en vagues successives de Guadeloupe et de Martinique vers la voie transocéanique à percer.

www.editions-harmattan.fr

Auteur: didico
Date: 18 Aoû 2005 16:11
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Citation:
En définitive, sur les dix années
qu'ont duré les travaux, 5.542 Martiniquais et 2.052
Guadeloupéens auraient été recrutés.


Citation:
40 000 Guadeloupéens et Martiniquais qui migrèrent vers le Panama pour la construction du fameux Canal


OUCH !

Citation:
Encore faut-il noter
que ces évaluations sont sans doute sous-estimées, car
elles n'incluent pas les départs individuels


...Décidément, on fait vraiment ce qu'on veut avec les chiffres !

Auteur: Nina
Date: 18 Aoû 2005 17:12
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
C'est surprenant en effet didico cette énorme différence de chiffres MAIS il y a recrutement et émigration....

Dans tous les ouvrages il est fait mention de 40 000 Antillais qui ont émigré mais qui n'ont pas forcément participé à la construction du canal: si un Guadeloupéen était recruté (1 personne) il pouvait faire venir aussi sa famille au bout de quelques années, donc 1 personne recrutée mais 4, 5, ou 6 personnes émigrées....

Je reprend la citation:

En définitive, sur les dix années
qu'ont duré les travaux, 5.542 Martiniquais et 2.052
Guadeloupéens auraient été recrutés. Encore faut-il noter
que ces évaluations sont sans doute sous-estimées, car
elles n'incluent pas les départs individuels;
de plus,
après la fin des travaux et jusqu'au cours des années 20,
des individus sont allés rejoindre des membres de leur
famille qui s'étaient installés au Panama

Auteur: Nina
Date: 18 Aoû 2005 18:05
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Grande figure de la biguine et de la musique traditionnelle, Robert MAVOUNZY est un enfant de cette émigration guadeloupéenne au Panama


ROBERT MAVOUNZY (1917-1974)

Né au Panama le 2 avril 1917, Robert Mavounzy a 11 ans quand il arrive en Guadeloupe avec sa famille. Il se distingue aussitôt comme batteur et danseur de claquettes. Engagé dans le Fairness’s Jazz de Roger Fanfant, il joue aussi de la scie musicale, du xylophone et, à partir de 1933, du saxophone.

Peu après son passage à l’Exposition Internationale de Paris en 1937, il revient en France pour y faire carrière et commence au Café de Paris et au Chantilly. Durant l’Occupation, il fait sensation à La Cigale et participe à de nombreux concerts du Hot Club de France.

De 1947 à 1949, Robert Mavounzy est chef d’orchestre à La Boule Blanche. Il fréquente ensuite les jam-sessions et joue dans divers cabarets. En 1956, Robert Mavounzy est à La Canne à Sucre. Il fait une tournée en Guadeloupe en 1957 puis à la Martinique en 1958. En 1960, il accompagne Joséphine Baker à l’Olympia, part en tournée en Grèce avec Al Lirvat puis revient dans l’orchestre de La Canne à Sucre animé par Gérard La Viny.

Fin 1964, il part pour cinq ans en Guadeloupe. Revenu à Paris en 1970, il retrouve sa place à La Cigale dans l’orchestre d’Al Lirvat. Un soir, lors d’une représentation, il est victime d’un malaise et décède à l’hôpital de Créteil le 24 mars 1974. Prodigieux improvisateur, virtuose doué d’une oreille et d’une technique infaillibles, Robert Mavounzy est un génie du saxophone qui n’a jamais été égalé.

LAMECA

Auteur: Nina
Date: 18 Aoû 2005 18:51
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Où vivent encore aujourd'hui les descendants d' Antillais de Panama (chombos)?



En 1913 quand la construction du canal est sur le point de se terminer 5000 travailleurs seront transférés à Bocas del Toro pour travailler sur les plantations de banane de l'United Fruit Corporation. C'est ainsi qu'en 1929 on retrouve 24000 habitants d'origine caribéenne dans Bocas del Rio. Mais les les Afro-Panaméens, appelés aussi "jumecos" ou "chombos", s'installent aussi tout d'abord sur la Zone du Canal dans sur le littoral Atlantique dans les localités de Arco-iris, The Heights, Camp Coiner ; sur le Pacifique à Paraiso, la Boca, Red Tank, Gamboa, Pedro Miguel, Frijoles. Ces quartiers ont été détruits après la signature entre USA et Panama du traité Rémon-Eisenhower à la suite duquel les Antillais vont grossir à Ciudad-de-Panama les quartiers de El Chorillo, Rio Abajo, Parque Lefevre et Pueblo Novo, Calidonia et Juan Diaz ; ou à Colon où ils occupent les rues allant de la 2ème rue à la 16ème et où se trouve le fameux Bamboolane.
Les travailleurs antillais originaires de la Guadeloupe et de la Martinique maintiennent leurs traditions (laghia, damier, conque lambi, mazurka, biguine, belair). Ils ont même créé une société culturelle "La Fraternité" qui se réunit encore de nos jours le dernier dimanche de chaque mois . (La Fraternité, président : Sidney (507) 262-4183. A la fin de la construction du Canal de Panama en 1914 une grande partie d'entre eux retourne sur leur île. D'autres trouvent un emploi au PCC (Panama Canal Company) ou dans les plantations de banane de l'United Fruit (actuellement Chiriqui Land Company) à Bocas del Toro.

Un exemple de cette migration : le saxophoniste Robert Mavounzy né à Colon le 2 avril 1917 de père et mère guadeloupéens et enterré au cimetière de St Ouen après sa mort en mars 1974. Il est retourné à la Guadeloupe avec ses parents en 1928.
D'autres noms de la Martinique : (Surnois, Bourdette)
Dans les années 1950 de nombreux panaméens d'origine caribéenne ont émigré vers les USA.

CARIBEANAGENWEB

Auteur: Nina
Date: 18 Aoû 2005 19:11
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Comment vivaient ils ?


Les Antillais et les Hindous, faisaient la queue, souvent sous la pluie, devant de petites cuisines, petits cubes en tôle ondulée, où ils recevaient pour 5 cents, dans leur gamelle individuelle, une ration économique et hâtivement cuisinée, qu'ils allaient manger en plein air sur le chantier même. Ce sont ces rations économiques qui permettaient à l'intendance, par leur nombre, plus de 40 000 par jour, et par leur prix de revient de se renflouer et même de réaliser des bénéfices substantiels.

Ceci explique les pressions et les chantages exercés par la Compagnie sur les Antillais et les Hindous qui s'aventuraient à se faire préparer leurs repas par leurs familles, soit pour réaliser des économies, soit pour échapper à la fadeur et à la monotonie de la "ration économique". Mais au riz et au maïs, beaucoup d'Antillais préféraient, malgré les risques de sanctions, recourir aux petits plats cuisinés à la maison à partir du poisson que l'on pêchait dans les lacs ou les rivières, et des racines ou des plantains dont la terre fertile de Panama regorgeait.

Tout logement était fourni gratuitement mais, dans le domaine de l'habitat et de son confort, se retrouvaient les mêmes principes de hiérarchie et de discrimination. Les Américains de race blanche bénéficiaient de petits pavillons en bois pour une ou deux familles. Ces appartements bénéficiaient de l'eau courante, d'une véranda protégée par une moustiquaire, bien aérée, donnant sur un lopin de pelouse bien entretenue. A l'intérieur un ameublement sobre et surtout des moustiquaires dans les chambres.

Pour les familles européennes ou antillaises avaient été construits des immeubles en bois de plusieurs appartements sur deux étages. Ils ne disposaient ni de véranda aérée, ni de moustiquaires. Un escalier unique permettait l'accès aux étages, la desserte des appartements se faisant soit par un balcon extérieur, soit par un couloir intérieur. L'ameublement était sommaire et ces immeubles surpeuplés.

Les Antillais préféraient le plus souvent à ces cantonnements, de petites cases de boue séchée, de paille ou de lattes de bois dans le style des chaumières que se construisaient les Panaméens employés du Canal. Autour on y défrichait assez de terrain pour y planter riz, maïs et légumes. L'autre avantage de ces cases était leur mobilité et à mesure que le chantier avançait on pouvait la déplacer et rester ainsi à proximité de sa famille. Ces petites propriétés, dont on pouvait obtenir deux récoltes de riz par an, se sont parfois devenues un village, autour d'une école, d'un temple ou d'une église. C'est ainsi que les villages de Bas Obispo, Bohio, Paraiso, Gorgona, Gamboa ou Gatun sont nés sur les bords du Canal à mesure que le chantier se déplaçait vers la mer.

Dernier type de logement aux abords du chantier, les dortoirs pour les célibataires antillais, hindous et européens. Ces cantonnements collectifs inspirés des casernes de la Nouvelle Orléans, étaient de vastes dortoirs de 72 lits escamotables équipés de moustiquaires individuelles et de douches rudimentaires à chaque extrémités. Ces dortoirs sur deux niveaux étaient mobiles et des équipes de charpentiers se chargeaient de les démonter et de les remonter à mesure que le chantier se déplaçait.



Les Antillais, à leur arrivée à Panama s'en contentaient jusqu'à ce que leurs économies alliées à leur dextérité les mettent en mesure de construire la case familiale non loin du lac ou de la voie ferrée, ou encore d'acheter un logement libéré dans les villages provisoires, ou encore pour les plus riches, d'acquérir un logement à la ville, Panama ou Colon, quand le besoin de scolariser les enfants imposait cet exil.

Il y avait bien, aux abords du chantier, des écoles construites par la Compagnie mais elles n'accueillaient que les enfants américains à l'exclusion de tous les autres.

Pendant la durée du chantier la quasi totalité de la main d'œuvre résidait dans la Zone Canal, même si quelques uns résidaient en ville. Mais en 1915, la population civile de la Zone fut obligée, de céder la place aux militaires américains et de s'installer à Panama ou à Colon. Outre le fait qu'on estimait équivalent à une bonification de 2 000 dollars par an le fait de vivre dans la Zone, les Antillais perdaient tous les avantages de la culture maraîchère et des petits commerces qu'ils y avaient développé. En 1916, le gouverneur de la Zone entreprit de reloger les Antillais et obtint même à cet effet une aide financière, mais celle-ci fut supprimée dès l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre Mondiale. La Compagnie proposa alors de reloger les employé dans la Zone mais, cette fois, ce furent les propriétaires de logements panaméens qui se plaignirent du manque à gagner qui les menaçait. Finalement 15 000 personnes furent obligées de se loger à leur dépens à Panama ou à Colon. En 1950, un rapport international dénonçait comme intolérables, surpeuplés, infestés de vermines et d'insectes et en état de total dégradation les quartiers où les accords américano-panaméens avaient relégués les Antillais. En 1946, on estimait que dans ces quartiers, 86% des logements ne comportaient qu'une pièce unique qui servait à la fois de chambre aux parents et aux enfants, de cuisine et de sanitaires.

www.gensdelacaraibe.org

Auteur: didico
Date: 19 Aoû 2005 11:34
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Nina a écrit:
C'est surprenant en effet didico cette énorme différence de chiffres MAIS il y a recrutement et émigration....

Dans tous les ouvrages il est fait mention de 40 000 Antillais qui ont émigré mais qui n'ont pas forcément participé à la construction du canal: si un Guadeloupéen était recruté (1 personne) il pouvait faire venir aussi sa famille au bout de quelques années, donc 1 personne recrutée mais 4, 5, ou 6 personnes émigrées....

Je reprend la citation:

En définitive, sur les dix années
qu'ont duré les travaux, 5.542 Martiniquais et 2.052
Guadeloupéens auraient été recrutés. Encore faut-il noter
que ces évaluations sont sans doute sous-estimées, car
elles n'incluent pas les départs individuels;
de plus,
après la fin des travaux et jusqu'au cours des années 20,
des individus sont allés rejoindre des membres de leur
famille qui s'étaient installés au Panama


Yep ! J'y ai pensé un peu plus tard

Citation:
le Fairness’s Jazz de Roger Fanfant

Hé ben ! C'est une dynastie ma parole !

Citation:
Prodigieux improvisateur, virtuose doué d’une oreille et d’une technique infaillibles, Robert Mavounzy est un génie du saxophone qui n’a jamais été égalé.


Rien que ça !
nou blagè menm papa !

Auteur: mabouya_zandoli
Date: 19 Aoû 2005 12:04
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Merci pour cette page inconnue de mon histoire.

Auteur: Nina
Date: 19 Aoû 2005 17:35
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
De rien mabouya-zandoli , j'espère que d'autres ont aussi appris quelque chose!!

Auteur: Kodjo
Date: 19 Aoû 2005 18:45
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Intéressant et enrichissant.

Merci Nina

Auteur: tifab972
Date: 19 Aoû 2005 19:06
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Merci Nina pour cette page d'information, ça m'a permis de connaitre une partie de mon passé. En effet mon grand pere est né au Panama et je crois meme à Colon, mais il est arrivé en Martinique à l'age de 8 ans.

De temps en temps il evoquait de vagues souvenirs de son enfance là bas et de son vivant il souhaitait retourner et retrouver egalement de la famille. Et depuis on a pas eu le courage ou le temps meme de faire des recherches concernant de la famille rester là bas.

Auteur: Rakoun
Date: 19 Aoû 2005 23:27
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Nina a écrit:
ROBERT MAVOUNZY (1917-1974)

Né au Panama le 2 avril 1917, Robert Mavounzy a 11 ans quand il arrive en Guadeloupe avec sa famille. Il se distingue aussitôt comme batteur et danseur de claquettes.


c'est cool ça, tu as des photos?

Rakoun

Auteur: galak
Date: 20 Aoû 2005 02:02
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Une photo sans claquette...


titre : Caribbean workers arriving in Panama, on board the 'Cristobal'
Source et droits réservés (oups): Panama Canal Gallery

Galak, aux archives

Auteur: Koutcha
Date: 20 Aoû 2005 10:56
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Une base de donées photgraphiques à explorer de fond en comble. Il suffit de taper le mot clé que vous voulez en haut à droite et c'est partie.
Pour le lien fournit ci-dessous c'est le mot clé tapé est Panama et voici le résultat.

http://digitalgallery.nypl.org/nypldigital/dgkeysearchresult.cfm?keyword=PANAMA&submit.x=10&submit.y=9

Auteur: mabouya_zandoli
Date: 20 Aoû 2005 14:07
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Koutcha a écrit:
Une base de donées photgraphiques à explorer de fond en comble. Il suffit de taper le mot clé que vous voulez en haut à droite et c'est partie.
Pour le lien fournit ci-dessous c'est le mot clé tapé est Panama et voici le résultat.

http://digitalgallery.nypl.org/nypldigital/dgkeysearchresult.cfm?keyword=PANAMA&submit.x=10&submit.y=9


Magnifique!

Merci pour le lien du site

Auteur: Koutcha
Date: 20 Aoû 2005 16:37
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Tu peux mettre haiti, martinique... comme mot cléx de recherche et tu tomberas sur plusieurs centaines de photos numérisées.

Auteur: Nina
Date: 20 Aoû 2005 21:46
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Merci koutcha

Auteur: NouNouWs
Date: 21 Aoû 2005 01:04
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Nina a écrit:
Merci koutcha
tout à fait, excellent la bibliothèque !
Auteur: yanou_gwada
Date: 21 Aoû 2005 20:04
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
merci pour ton travail de recherche... c une page de l'histoire antillaise quasiment inconnue de nous même... j'aurai préféré la connaître sans la circonstance dramatique du terrible crash...

Auteur: Nina
Date: 22 Aoû 2005 01:45
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Merci yanou-gwada

Si d'autres vocréoliens pouvaient apporter des temoignages personnels, familiaux ce serait sympa

Auteur: Madiryann972
Date: 22 Aoû 2005 21:15
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Les Antillais qui sont partis au Panama pour la construction du canal, étaient victimes de discrimination par les autorités françaises , en effet leurs soldes étaient inférieurs à ceux des blancs et ils n'avaient pas les mêmes droits en matière de couvertures sociales (France O 10mn pour le dire). Je rêvais d'aller au Panama mais avec l'actualité je vais attendre un peu , mais je ne suis plus sûre d'y aller un jour. De plus j'ai des amies qui attendent encore leur rapatriement vers la Guadeloupe. http://membres.lycos.fr/ryann972
Citation:
Dominan dominé fok pa sa existé

Auteur: Eddy P
Date: 22 Aoû 2005 21:18
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
bravo encore à nina... pour avoir mis en lumière cette page (méconnue ?) de l'histoire...

ps: coreca, c'est pas l'assoc de l'universitaire julien mérion ?

Auteur: Madiryann972
Date: 22 Aoû 2005 21:25
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
A travers l'histoire du Panama, nous constatons que Les antilles françaises ont vraiment une belle histoire , alors qu'en j'entends dire par les français de souche et certains antillais eux mêmes qu'on a contribué à rien ça me mets hors de moi.
Citation:
dominan dominé fok pa sa existé


http://www.ghcaraibe.org/bul/ghc078/p1517.html

FORT-DE-FRANCE (Martinique) (Reuters) - Cent quarante-quatre touristes martiniquais et guadeloupéens, bloqués au Panama depuis l'accident de la West Caribbean mardi, ont été rapatriés aux Antilles par la compagnie Air France.

Au total, 138 Guadeloupéens et six Martiniquais, des vacanciers qui avaient exigé que leur transfert soit effectué par la compagnie nationale, sont arrivés à l'aéroport de Pointe-à-Pitre.

Pour certains, ces touristes avaient rencontré des victimes du crash mardi à l'aéroport de Panama, avant leur embarquement.

"Cet avion de la West Caribbean était un véritable taxi des airs", a raconté André. "L'avion qui nous a déposé (à Panama) a tout de suite ramené les 152 Martiniquais. Il a décollé quelques minutes après notre arrivée", a-t-il affirmé.

Plusieurs centaines de touristes guadeloupéens et Martiniquais sont toujours en vacances au Panama. Un autre vol de rapatriement est envisagé dans les prochains jours.

Le Panama était une destination vedette cette année pour les Antillais et deux agences de voyage commercialisaient cette destination. Plusieurs milliers de Martiniquais et Guadeloupéens avaient réservé des séjours pour les mois de juin, juillet et août.

Les Guadeloupéens et Martiniquais découvraient le Panama, où nombre de leurs ancêtres ont participé à la construction du canal.

"Nous avons un lien particulier avec le Panama", a résumé Jean-Joseph, qui avait réservé un séjour pour la fin du mois d'août mais qui a "tout annulé".(source tiscali)

Auteur: NouNouWs
Date: 22 Aoû 2005 21:29
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Eddy P a écrit:
bravo encore à nina... pour avoir mis en lumière cette page (méconnue ?) de l'histoire...

ps: coreca, c'est pas l'assoc de l'universitaire julien mérion ?
c'est pas son association mais il partie des membres fondateurs en effet
http://www.coreca.com/

Auteur: Nina
Date: 24 Aoû 2005 04:23
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama

Auteur: Nina
Date: 27 Aoû 2005 07:20
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
J'ai vu hier par hasard, un reportage de Canal 10, chaine très "locale" guadeloupéenne, d'une journaliste de la chaine accompagnant un groupe de touristes guadeloupéens au Panama pour une rencontre avec les descendants d'Antillais prévue le 18 et 19 Aout...
Et, tragique coincidence, ce 16 aout, la journaliste apprend le crash sur place, à Panama City, dans le hall de l'hotel, entourée des touristes antillais, Martiniquais et Guadeloupéens, présents, mortifiés, choqués,attérés...
La camera tourne, les visages sont crispés, des membres de la Fraternité (association des descendants d'antillais) arrivent spontanément devant l'hotel et expriment leur desarroi au micro de la journaliste...en créole!

Ces personnes, jeunes ou plus agées, savent exactement si leurs ancêtres sont de la Guadeloupe ou de la Martinique, ont reussi à conserver la langue de leurs grand parents, après un siècle de déracinement, à s'exprimer en créole plus plus ou moins correct même avec un fort accent espagnol et même s'ils sont citoyens panaméens...

Ca m'a touché, j'avoue!

Auteur: Eddy P
Date: 27 Aoû 2005 14:12
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Nina a écrit:
J'ai vu hier par hasard, un reportage de Canal 10, chaine très "locale" guadeloupéenne, d'une journaliste de la chaine accompagnant un groupe de touristes guadeloupéens au Panama pour une rencontre avec les descendants d'Antillais prévue le 18 et 19 Aout...
Et, tragique coincidence, ce 16 aout, la journaliste apprend le crash sur place, à Panama City, dans le hall de l'hotel, entourée des touristes antillais, Martiniquais et Guadeloupéens, présents, mortifiés, choqués,attérés...
La camera tourne, les visages sont crispés, des membres de la Fraternité (association des descendants d'antillais) arrivent spontanément devant l'hotel et expriment leur desarroi au micro de la journaliste...en créole!

Ces personnes, jeunes ou plus agées, savent exactement si leurs ancêtres sont de la Guadeloupe ou de la Martinique, ont reussi à conserver la langue de leurs grand parents, après un siècle de déracinement, à s'exprimer en créole plus plus ou moins correct même avec un fort accent espagnol et même s'ils sont citoyens panaméens...

Ca m'a touché, j'avoue!



sérieux !
tu sais si ce reportage est visible sur internet ou pas... je sais, je sais, c'est canal 10 mais sait-on jamais...

Auteur: Nina
Date: 27 Aoû 2005 20:00
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Comme tu le dit toi même: y a pas moyen

Auteur: ésovi
Date: 12 Fév 2006 23:26
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
merci à tous ceux qui ns portent l'information.j'ai appris ici une partie de notre histoire guadeloupéènne.sur Robert Mavounzi,je savais seulement que c'était un guadeloupéen.j'ai
beaucoup appris .jamais cela ne m'a été relaté à l'école.

Auteur: belboug
Date: 13 Fév 2006 02:31
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
"panama mwen tombé, panama mwen tombé ,panama moin tombé sa ki dèyè ranmacé li pou mwen"

chanson du patrimoine antillais et qui parlait justement des martiniquais qui revenait du panama avec le fameux chapeau de ce pays, démontrant à tous ceux qui voulait l'entendre qu'ils avaient voyagés et étaient revenues soi disant plein aux as

Auteur: butterflysky972
Date: 14 Mai 2006 15:54
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
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SEPT MERVEILLES DU MONDE INDUSTRIEL

LE CANAL DE PANAMA


Série documentaire de 52' coproduite par BBC/TLC. Episode écrit par Rachel Wright et réalisé par Philip Smith. Production de la série : Debbie Cadbury. Production exécutive : Jill Fullerton Smith. 2003. Cette série se propose de raconter l'épopée technologique et humaine des premières grandes constructions du début de l'ère industrielle... des réalisations qui ont marqué le monde, bouleversé les paysages, imposé un regard visionnaire... Le canal de Panama. 1869 : fort du succès de la construction du Canal de Suez, Ferdinand de Lesseps entreprend le chantier le plus ambitieux de son temps : la construction d'un canal qui relierait l'océan Pacifique à l'océan Atlantique, à travers le point le plus étroit de l'Amérique Centrale, Panama. L'enjeu est de taille puisqu'il s'agit en effet d'éviter aux bateaux le long et dangereux voyage, en contournant l'Amérique du Sud, pour rejoindre l'Est et l'Ouest. Ce défi impossible mobilisera des milliers de travailleurs qui oeuvreront dans des conditions extrêmes, bravant les inondations et autres glissements de terrain. La fièvre jaune en décimera également un grand nombre et bien d'autres obstacles auront raison de leur vie. Le chantier sera même abandonné et, après des années d'acharnement, Ferdinand de Lesseps s'éteindra sans voir son oeuvre réalisée ! Conscients des enjeux politiques, économiques et stratégiques énormes que représentaient alors ce chantier, les Américains décidèrent de relever le défi, non sans obstacles. Ils déployèrent des moyens humains, financiers et technologiques incroyables pour réaliser la plus grande construction industrielle de l'humanité. Ce rêve extravagant aura coûté, au final, la vie de vingt-huit mille travailleurs et quelque trois cents millions de dollars. Mais, désormais, Atlantique et Pacifique se rejoignent ! (Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)


redéffusions le jeudi 18 mai 2006 à 19 h59

Auteur: willou
Date: 15 Mai 2006 23:04
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
Je l'ai vu. Très bon reportage. Je ne connaissais pas l'histoire de ce fisaco français.

20000 morts et des milliards dépensés pour au final ne creuser qu'1/10 du canal!

Auteur: whitey
Date: 10 Mai 2008 22:42
Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama
dans le cadre d une recherche genealogique je recherche un contact telephonique pour l'association martinique panama.

Sujet du message: L'émigration antillaise au Panama

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