www.volcreole.com
Le forum de discussion des Dom-Tom !
Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion
St Pierre et Miquelon, Mayotte, Polynésie, Wallis et Futuna, ...


PARTICIPEZ AU SONDAGE ET GAGNEZ UN BILLET D'AVION
QUELLE COMPAGNIE AERIENNE PRIVILEGIEZ VOUS POUR VOS VOYAGES EN OUTRE-MER ?



les énergies renouvelables dans les antilles




Accueil » Forum » Au coeur des Dom-Tom: les énergies renouvelables dans les antilles

Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles

Auteur: coui
Date: 14 Sep 2005 09:37
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
bon ça y est, on a une colonne de distillation pour faire du sans plomb en martinique!
mais pourquoi ne pas utiliser le bio carburant comme les usines pilotes allemandes,(vu sur arte télévision) il y a assez de végétaux pour faire tourner qques moteurs.
et où en est on niveau électricité, pourquoi polluer la région de Bellefontaine, avec tous ces rejets de pétrole, elle doit pas être belle la fontaine maintenant!
tiens d'ailleurs, elle est où cette fontaine?
le solaire, l'éolien et le thermique volcanique ne devraient ils pas être prioritaires?
qu'en pensez vous?

Auteur: La parisienne
Date: 20 Sep 2005 23:34
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
coui a écrit:
bon ça y est, on a une colonne de distillation pour faire du sans plomb en martinique!
mais pourquoi ne pas utiliser le bio carburant comme les usines pilotes allemandes,(vu sur arte télévision) il y a assez de végétaux pour faire tourner qques moteurs.
et où en est on niveau électricité, pourquoi polluer la région de Bellefontaine, avec tous ces rejets de pétrole, elle doit pas être belle la fontaine maintenant!
tiens d'ailleurs, elle est où cette fontaine?
le solaire, l'éolien et le thermique volcanique ne devraient ils pas être prioritaires?
qu'en pensez vous?


Et les sociétés pétrolières, comment elles "mangent" avec tes bio carburants. Et l'Etat, côté taxes, comment il fait ? Faire une taxe genre PIPP sur le solaire, l'éolien et le thermique volcanique, c'est pas gagné ! Les intérêts financiers sont tels que le pétrole a encore quelques bons jours devant lui, hélas !

Personnellement, les éoliennes, je trouve que c'est une pollution visuelle et sonore, mais bon...

Auteur: colchique
Date: 20 Sep 2005 23:45
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
au niveau des energies eoliennes, je pense qu'ils font des efforts, en Guadeloupe il a de plus en plus d'eolienne dans les communes (ex. à Moule, saint françois et anse bertrand). C'est qu'il y a une prise de consience des municipalités, non?

Auteur: La parisienne
Date: 20 Sep 2005 23:47
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
colchique a écrit:
au niveau des energies eoliennes, je pense qu'ils font des efforts, en Guadeloupe il a de plus en plus d'eolienne dans les communes (ex. à Moule, saint françois et anse bertrand). C'est qu'il y a une prise de consience des municipalités, non?


Et le paysage n'est pas trop massacré ?

Auteur: 6klôn
Date: 20 Sep 2005 23:50
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Vive les énergies renouvelables!

Les six sites d'éoliennes de Gwada ne sont pas suffisants, il faut passer au moins à 33% d'éolien!

L'usine géothermique ne produit que peu d'énergie, et malheureusement, il y a peu de change qu'elle puisse augmenter sa production.

L'énergie marémotrice n'est pas trop intéressante en Gawad en raison du faible coefficient de marée.

L'énergie solaire est encore embryonaire, et pour l'instant limités aux chauffe-eaux solaires. Il n'y a que peu de bases de captage, je pense que c'est la piste à développer

Auteur: colchique
Date: 20 Sep 2005 23:51
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
La parisienne a écrit:
colchique a écrit:
au niveau des energies eoliennes, je pense qu'ils font des efforts, en Guadeloupe il a de plus en plus d'eolienne dans les communes (ex. à Moule, saint françois et anse bertrand). C'est qu'il y a une prise de consience des municipalités, non?


Et le paysage n'est pas trop massacré ?


je ne trouve pas.

Auteur: La parisienne
Date: 20 Sep 2005 23:53
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
colchique a écrit:
La parisienne a écrit:
colchique a écrit:
au niveau des energies eoliennes, je pense qu'ils font des efforts, en Guadeloupe il a de plus en plus d'eolienne dans les communes (ex. à Moule, saint françois et anse bertrand). C'est qu'il y a une prise de consience des municipalités, non?


Et le paysage n'est pas trop massacré ?


je ne trouve pas.


Tant mieux, parce que j'ai vu un site en Crète, l'horreur sans oublier le bruit : un cauchemar !

Auteur: sikacoco
Date: 20 Sep 2005 23:55
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
colchique a écrit:
La parisienne a écrit:
colchique a écrit:
au niveau des energies eoliennes, je pense qu'ils font des efforts, en Guadeloupe il a de plus en plus d'eolienne dans les communes (ex. à Moule, saint françois et anse bertrand). C'est qu'il y a une prise de consience des municipalités, non?


Et le paysage n'est pas trop massacré ?


je ne trouve pas.


Moi non plus

Par contre je me demande si en cas d'ouragan intense ça résisterait aux rafales

Auteur: Jârvis
Date: 20 Sep 2005 23:57
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
sikacoco a écrit:

Par contre je me demande si en cas d'ouragan intense ça résisterait aux rafales


c'est vrai ça! je m'étais jamais posé la question!
Mais je vois difficilement comment encore augmenter la part de l'éolien sans massacrer le paysage.

Pour le géothermique, j'avais entendu l'année dernière que la production allait être largement augmentée, il me semble avoir retenu le chiffre de 20% de l'électricité de l'île à terme.

Auteur: 6klôn
Date: 21 Sep 2005 00:03
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Houla, 20%, ça me semble énorme! 10% ça serait pas mal, mais plus, il faudrait que l'usine fasse la taille de Bouillante

Voici ce que je viens de trouver sur le site de RFO:

Citation:
Depuis près de dix ans en Guadeloupe, le développement des énergies renouvelables constitue une priorité. Les actions menées dans ce domaine, notamment par le Conseil régional, ont permis une plus grande maîtrise de l’énergie dans cet Archipel.



Qu’est-ce qu’une énergie renouvelable ?
Les énergies renouvelables sont, comme leur nom l’indique, des énergies qui ne s’épuisent pas mais peuvent se renouveler soit naturellement, soit par l’intervention de l’être humain. En effet, le soleil (énergie solaire), le vent (énergie éolienne), l’eau (énergie hydraulique), le bois et les végétaux (biomasse), qui sont les principales sources d’énergie renouvelable, peuvent être utilisés pour approvisionner la planète en énergie thermique ou électrique.

Le pétrole s’épuise
Or, 80% des énergies utilisées aujourd’hui sur la Planète proviennent des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) ou de l’uranium. Ces gisements, qui se sont constitués au fil de l’évolution géologique existent en quantité limitée et sont, par là même, épuisables, tout particulièrement en ce qui concerne le pétrole et le gaz.

Selon les sources de l’Office of Technology Assesment du Congrès américain, les réserves mondiales connues de pétrole seront épuisées en 2037. Par ailleurs, la combustion de ces gisements pollue en rejetant dans l’atmosphère du dioxyde de carbone responsable du réchauffement de la Planète.

Une énergie respectueuse de la nature
Les énergies renouvelables constituent une réponse à ces problèmes.
Non seulement, elles sont inépuisables, mais aussi elles favorisent le développement économique, tout en respectant l’équilibre écologique. Si leur utilisation est aussi ancienne que l’Humanité, en Europe, il faut attendre les années 1970 pour que les énergies renouvelables soient considérées comme une composante à part entière des approvisionnements énergétiques.

A cette époque, les pays cherchaient à réduire leur dépendance énergétique, notamment vis-à-vis du pétrole importé.

C’est également ce souci d’indépendance énergétique qui a poussé la Guadeloupe à faire du développement durable une priorité dans la gestion de l’approvisionnement énergétique de l’archipel.

Le potentiel énergétique de la Guadeloupe
Le potentiel énergétique de l’Archipel guadeloupéen permet de mieux comprendre en quoi la systématisation de l’utilisation des énergies renouvelables se devait d’être une priorité d’intérêt public.

En effet, comme dans la majeure partie de la France et du Monde, la production électrique de l’île est assurée par des combustibles. Il s’agit de répondre à des besoins énergétiques de plus en plus grands. La consommation d’électricité ne cesse de croître. On compte plus de 133 000 abonnés à EDF et huit foyers sur dix possèdent un téléviseur et un réfrigérateur.

La Guadeloupe ne possédant pas de gisements fossiles exploitables, elle est dépendante de l’extérieur pour son approvisionnement en énergie.
La SARA (Société Anonyme de Raffinerie des Antilles) importe 700 000 tonnes de pétrole par an, dont un tiers est destiné à la production d’électricité.

Une île pleine d’énergie
Pourtant l’Archipel possède un potentiel énergétique naturel. La Guadeloupe, située au cœur de l’arc Caraïbe, bénéficie d’un fort ensoleillement, tout au long de l’année, ce qui permet l’exploitation constante de l’énergie solaire.

En outre, la présence des alizés, vents réguliers et constants qui balayent le territoire d’Est en Ouest, favorise le développement de l’énergie éolienne. De plus, la présence du volcan permet l’utilisation de l’énergie géothermale.

La géothermie consiste à exploiter les gisements naturels de vapeur ou d’eau chaude, généralement situés dans les zones volcaniques.

La biomasse
De la même manière, la biomasse peut être exploitée en Guadeloupe grâce à l’utilisation de la bagasse. « Résidu de la canne à sucre après broyage pour extraction du jus, la bagasse a un pouvoir calorifique supérieur à celui de nombreuses lignites (charbons de mauvaise qualité.

D’ailleurs ce combustible a toujours été utilisé dans les chaufferies des sucreries pour produire la vapeur et l’électricité nécessaires à leur fonctionnement » (Source :EDF). Enfin, la Basse-Terre est irriguée par 82 cours d’eau, qui sont autant de sources d’énergie hydraulique.

Le potentiel énergétique naturel a toujours existé en Guadeloupe, mais il a fallu attendre le début des années 1990 pour que soit mis en place un programme d’exploitation des énergies renouvelables.

Le Programme Régional pour la Maîtrise de l’Energie
Le Programme Régional pour la Maîtrise de l’Energie (PRME) qui a été mis en place en 1994 par la Région Guadeloupe et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) soutenus par l’Etat, l’Union européenne et EDF, a pour objectifs de favoriser « l’indépendance énergétique de l’Archipel, une meilleure maîtrise de la consommation d’énergie, la lutte contre la pollution atmosphérique et l’accroissement de l’effet de serre et la sécurité de l’approvisionnement en électricité ».

Vers un développement durable
Le PRME a été appuyé par des mesures financières incitatives, notamment la loi de 1996 sur la défiscalisation des investissements productifs dans les DOM, par le programme Eole 2005, plus spécifique au développement de l’énergie éolienne et récemment par des décrets incitatifs à l’achat de l’électricité EnR.

Ces investissements se sont traduits par l’aide à la construction de systèmes d’exploitation dans différentes régions de l’Archipel :


Cinq mini-centrales hydrauliques d’une puissance de 8,3 MW construites en Basse-Terre.


Plus de 2800 kits solaires photovoltaïques d’une puissance de 2,5 MW installés en Guadeloupe continentale et 13 200 chauffe-eau solaire, équivalent à 200 litres représentant 26 500 m2 de capteurs solaires installés entre la Grande-Terre et la Basse-Terre.


Six fermes éoliennes d’une puissance totale de 11,2 MW. Quatre fermes sont localisées dans les dépendances de la Guadeloupe, Marie-Galante et la Désirade et les deux autres sont situées dans la commune de Petit Canal à l’Est de la Grande-Terre.


La centrale géothermique de Bouillante, équipée d’un générateur de 5 MW électrique, est située en Basse-Terre.

En ce qui concerne la centrale géothermique du Moule, située sur le plateau cannier de la Grande-Terre non loin de la sucrerie Gardel, elle est spécialisée dans l’exploitation de la bagasse.

Cette dernière permet de produire de l’électricité en valorisant les ressources locales en apportant un soutien à la filière canne à sucre. Elle ne bénéficie pas des fonds octroyés par le PRME, mais certains de ses équipements ont bénéficié de l’exonération de l’octroi de mer.

Miser sur le respect de la nature
Sur la période 1994-2001, les fonds investis ont permis de réaliser une économie de près de 740GWh, ce qui a évité de rejeter dans l’atmosphère près de 540 000 tonnes de CO2. A ces retombées écologiques, il faut rajouter les retombées économiques.

Entre 1994 et 2001, les 29 millions d’euros d’aides ont favorisé des investissements à hauteur de 292 millions d’euros. Enfin, depuis son lancement, le programme a amené la création de plus de 200 emplois sur l’archipel.

Les energies renouvelables profitent à tous
En milieu rural, l’exploitation de l’énergie solaire a permis d’apporter l’électricité aux populations non desservies par le réseau en évitant l’installation de lignes électriques coûteuses pour la collectivité.
Cette démarche a parfois eu l’avantage de maintenir en place des petites exploitations agricoles menacées de disparition.

La Région Guadeloupe a pour objectif d’atteindre en 2006, une production d’électricité de 400 GWh à partir des ressources renouvelables, soit 25% (contre 5% en 1994) des besoins de l’Archipel.

Selon les spécialistes, cet objectif sera atteint sans grande difficulté, car il faut ajouter à ces politiques régionales les initiatives privées qui sont de plus en plus nombreuses.

Des initiatives privées récompensées
Tous les deux ans, l’Observatoire des énergies renouvelables décerne un prix aux réalisations architecturales qui intègrent des technologies favorisant l’utilisation des énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie et la protection de l’environnement.
En 2002, dans la catégorie « habitat collectif », Périne Huguet obtient le premier prix pour la résidence Karukéra, à Capesterre Belle-eau.

Un nouvel habitat
En 2003, c’est la maison du couple Mazingant qui obtient le premier prix. Cette maison est installée dans les hauteurs de la section Regrettée à Trois-Rivières, à plus de 400 m de distance du réseau EDF. Dans la maison des Mazingant, c’est l’énergie solaire qui alimente l’habitation et l’ensemble des gîtes du site. Elle donne de la lumière, même une fois le soleil couché et maintient les aliments au frais.

De plus, une réserve d’eau de 300 litres peut être stockée pour les besoins sanitaires et alimentaires. Madame Evelyne Mazingant explique que cette construction ne représente aucunement un exploit mais « une évidence », et il s’agit à travers l’utilisation de l’énergie solaire de renouer avec un mode de vie traditionnel, celui d’avant l’installation des réseaux d’électricité sur l’île.

A l’instar de ces deux exemples, les initiatives privées en Guadeloupe sont nombreuses. Elles permettent à travers des expériences locales de démontrer les avantages de l’utilisation des énergies renouvelables pourla Planète et les générations futures.

Source: RFO

Auteur: Jârvis
Date: 21 Sep 2005 00:13
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Il n'avait pas été question à un moment d'un barrage sur le Bras David ?

Auteur: 6klôn
Date: 21 Sep 2005 00:23
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Jârvis a écrit:
Il n'avait pas été question à un moment d'un barrage sur le Bras David ?

pa menm palé mwen dè sa ils veulent faire un barrage dans le parc national pour produire de l'électricité. Je crois que le site a changé, mais le projet est toujours aussi contestable

Auteur: coui
Date: 21 Sep 2005 23:51
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
j'ai l'impression que Guadeloupe est en avance sur Martinique pour le vent.

niveau solaire, ça marche bien pour chauffer l'eau, j'attends des renseignements pour l'électrique, c'est opérationnel, embryonaire d'accord, mais ça ka maché bien.

et puis les compagnies pétrolière, si elles réfléchissaient un peu elles investiraient leur fric dans le bio carburant, il y a des gens, déjà, qui ont mis de l'huile de colza du super marché dans leur moteur diesel, c'est moins cher!
je ne connais pas les résultats par contre, il y à peut être des réglages à faire.....

normalement l'éolienne résiste bien aux cyclones.

on doit pouvoir éviter les barrages
qui dénaturent les paysages.
t'as raison 6klon!

Auteur: Koutcha
Date: 22 Sep 2005 00:03
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Un peu en marge de ce sujet mais toujours dans l'esprit.
je suis aller voir au centre Georges Pompidou l'expo D Day sur le design comtemporain et un partie de cette expo est consacré au design et développement durable.
http://www.cnac-gp.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/058AFA6D79ED3988C1256F03005270B6?OpenDocument&sessionM=2.1.1&L=1&form=Actualite

J'y ai découvert le watercone. Un appareil en plastique pour fabriquer de l'eau potable.
Bien que nous n'ayions plus ce genre de problème depuis longtemps il est intéressant de connaître ce kit pour qui serait dans un zone isolée.



http://watercone.com/index.html

De plus la licence est libre maintenant.

Auteur: Koutcha
Date: 22 Sep 2005 00:11
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Toujours dans le cadre de diminuer notre dépendance énergétique.

Si on a le temps, la place pendant un barbecue par exemple. En camping

Mais par contre essentiel pour certains pays ou le bois se fit rare comme certtains pays africains ex Mali. Toujours vu a Beaubourg au D-Day expo.

http://www.solarcooking.org/

Une revue en français sur l'écologie à la maison et pour un developpement durable: http://www.biovert.com/kiosque/maison/maison.htm

Auteur: Anacaona
Date: 09 Oct 2005 16:01
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
En polynésie, toutes les maisons sont équipées de panneaux solaires et de chauffe-eau solaires, et de machines à laver qui vont avec.

On n'en est pas là aux Antilles. Donc quand il n'y aura plus assez de pétrole et que les US massacreront tous les habitants des autres pays pour se garder les dernières gouttes, on sera sans doute les premiers à l'avoir dans l'os, vu que le chauffage vital en hiver ne nous concerne pas...

Auteur: whitey
Date: 09 Oct 2005 16:11
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Koutcha a écrit:
Toujours dans le cadre de diminuer notre dépendance énergétique.

Si on a le temps, la place pendant un barbecue par exemple. En camping

Mais par contre essentiel pour certains pays ou le bois se fit rare comme certtains pays africains ex Mali. Toujours vu a Beaubourg au D-Day expo.

http://www.solarcooking.org/

Une revue en français sur l'écologie à la maison et pour un developpement durable: http://www.biovert.com/kiosque/maison/maison.htm



j'avais pas vu ton post... ca m 'a l air génial ca!!!

il faut que je teste ca absolument

Auteur: expert-la
Date: 09 Oct 2005 16:13
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
colchique a écrit:
au niveau des energies eoliennes, je pense qu'ils font des efforts, en Guadeloupe il a de plus en plus d'eolienne dans les communes (ex. à Moule, saint françois et anse bertrand). C'est qu'il y a une prise de consience des municipalités, non?


c'est bien plus complexe que cela: edf guadeloupe est déficitaire, les centrales thermiques fonctionnant aux gaz-oil et mazout sont très couteuses et ils doivent s'aligner au coût du kwh nucléaire(sinon vos factures seraient doubler).

donc le fait de trouver d'autres énergies est plus une problématique financière qu'environnemental: mais on ne va s'en plaindre.

Auteur: whitey
Date: 09 Oct 2005 16:13
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Anacaona a écrit:
En polynésie, toutes les maisons sont équipées de panneaux solaires et de chauffe-eau solaires, et de machines à laver qui vont avec.

On n'en est pas là aux Antilles. Donc quand il n'y aura plus assez de pétrole et que les US massacreront tous les habitants des autres pays pour se garder les dernières gouttes, on sera sans doute les premiers à l'avoir dans l'os, vu que le chauffage vital en hiver ne nous concerne pas...


c'est ce que je reproche à nos politiques... toujours à la traine... pkoi ne pas prendre un peu d'avance meme si cela ne se fait pas encore en metropole, histoire d'avoir un minimum d'experience et de savoir faire

Auteur: 6klôn
Date: 14 Déc 2005 01:48
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Ecologie : un nouveau pas a été franchi

'' Plus d’énergies renouvelables, moins d’énergies fossiles et moins de pesticides dans les sols. '' Victorin Lurel résume là l’importance de l’installation. La plus grande centrale solaire photovoltaïque connectée au réseau de Guadeloupe a été inaugurée mardi en présence du président de la collectivité.

Centrale solaire photovoltaïque connectée au réseau. Les termes peuvent paraître barbares. Sauf si l’on se prend à considèrer la portée réelle de cette initiative. Il s’agit de fournir des usagers en électricité à partir du soleil. Exit les déchets. Exit la pollution découlant de toute production électrique. Le département renforce sa position de leader en matière d’énergie renouvelable.Ce sont plus de 600 m2 de panneaux solaires qui sont installés sur le toit de la nouvelle résidence universitaire à Morne l’Hermitage aux Abymes financés à hauteur de 221 000 euros par la Région. Au total, quelques 85 mégawatt heures par an qui permettront d’éviter le rejet de 1000 tonnes de CO2 sur vingt ans. Pour comparer, c’est une économie en pollution de l’ordre de celle orchestrée 500 voitures qui parcourent 15 000 kms.

Pour Victorin Lurel en matière d’énergies propres, '' il ne faut pas simplement des mots mais des actes. [Cet équipement] c’est la concrétisation d’un beau dossier orchestré par BP solar ''. Le fournisseur privé et spécialisé s’occupe de conception, de fabrication et de distribution de systèmes solaires. Le dossier de l’énergie figurant au tout premier rang des priorités de l’action de la Région Guadeloupe, la consommation d’énergie en Guadeloupe ne cessant d’augmenter, il est nécessaire de la maîtriser. Seul souci, démocratiser la production d’énergie solaire. '' Ce qu’il faut changer, c’est la culture. Il faut encore rassurer la population à ce niveau là '' souligne t-il encore.


Dominique Urbino

Source: Orange Caraibe


Auteur: coui
Date: 17 Jan 2006 17:52
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
très bien pour cette initiative mais
pourquoi ne peut-on pas étendre ces centrales à toutes les iles puisque la fée electricité est demandée partout?

Auteur: belboug
Date: 17 Jan 2006 19:14
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
en martinique je sais qu'il y a une forme originale d'énergie qui a été mis en place récemment,
à partir des déchets organiques, une usine peut à la fois crée de l'électricité(vu sur rfo martinique) et produire aussi du compost , bientôt tous les foyers martiniquais seront dôtés d'une poubelle supplémentaire pour récupérer ces déchets. le but est de réduire à long termes et de manière significative la facture d'électricité dans l'île sympa non?
au fait si quelqu'un a des infos plus importantes concernant cette usine,où elle est située et quelle est son procédé d'application concernant sa technique de recyclage ,ce serais bien de m'en part merçi d'avance

Auteur: coui
Date: 17 Jan 2006 19:38
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
c'est pas celle qui du coté de la pointe Jean claude?

Auteur: mabouya_zandoli
Date: 17 Jan 2006 20:32
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Il y a tout de même un paradoxe avec l'utilisation de panneaux solaires pour produire de l'électricité: les matériaux utilisés pour les panneaux solaires sont extrémement polluants et ces panneaux requièrent également une source importante d'énergie pour être fabriqués. Au final, il semble que le bilan soit plutôt négatif ...

De plus vu le faible rendement actuel des cellules photovoltaïques (environ 15%) ces installations sont plutôt adaptées a un usage individuel sur des sites en général isolés. La construction d'une centrales solaire permettant de fournir de l'électricité à des centaines voire des milliers de foeyrs est peu envisageable, compte tenu du coup élevé d'un tel investissement par rapport au rendement final (besoin d'une très grande surface en panneaux)

Auteur: belboug
Date: 17 Jan 2006 22:23
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
t'as raison mabouya,surtout qu'il existe d'autres méthodes (celle que j'ai citée plus haut )ainsi que l'énergie du vent,le système des éoliennes est encore peu développé aux antilles

Auteur: coui
Date: 18 Jan 2006 17:23
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
est ce que ce n'est pas trop incompatible avec les cyclones?(les éoliennes)
le solaire me parait bien adapté, il y déjà de l'eau chaude bon marché, mais les panneaux solaires, il faut passer par EDF, qui prend sa part.

Auteur: mabouya_zandoli
Date: 18 Jan 2006 19:15
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
coui a écrit:
est ce que ce n'est pas trop incompatible avec les cyclones?(les éoliennes)
le solaire me parait bien adapté, il y déjà de l'eau chaude bon marché, mais les panneaux solaires, il faut passer par EDF, qui prend sa part.


Ils ont adapté les éoliennes pour faire face aux conditions climatiques extrêmes qui peuvent survenir durant la période cyclonique: les éoliennes peuvent ainsi être pliées afin d'être plaquées au sol.

Concernant la production individuelle d'électricité (à partir de panneaux solaires par exemple), seul le surplus de production peut être revendu à EDF. Donc EDF ne prend pas "sa part", bien au contraire.

Auteur: Quimboiseur
Date: 21 Jan 2006 21:56
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Et si on etudiait la possibilité de créer du gaz naturel ?

Dans la nature si vous laissez se decomposer des feuilles mortes au fond d'une mare, dans la vase... la decomposition organique des vegetaux fabrique du methane....

Pourquoi ne pas produire un système d'envergure artisanale (puis industrielle) pour reproduire
ce phenomène naturel mais en lui apportant des procédés qui accélèrent et amplifient le
phénomène ?

Cela pourrait faciliter l'independance energetique des antilles ?

De mon coté je vai etudier la chimie et me renseigner sur Internet....


Auteur: coui
Date: 24 Jan 2006 11:53
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
le procédé existe déjà, juste adaptation à prévoir. mais très bonne idée!

et je crois qu'au Brésil ils mettent déjà du rhum dans l'essence non?

Auteur: mabouya_zandoli
Date: 24 Jan 2006 12:08
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
coui a écrit:
le procédé existe déjà, juste adaptation à prévoir. mais très bonne idée!

et je crois qu'au Brésil ils mettent déjà du rhum dans l'essence non?


HS: Ben en Guadeloupe certains jeunes font bien des cocktails rhum-essance, mais ce n'est pas pour mettre dans leur voiture...

Auteur: 6klôn
Date: 24 Jan 2006 12:26
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
An tan Sorin, le rhum servait de carburant, dans un mélange avec de l'eau. C'était plutôt explosif, et très artisanal comme procédé. Je pense qu'avec le nombre de scientifiques que nous avons, le nombre de chercheurs antillais, on peut relancer le projet avec nos cousins brésiliens

Auteur: Lotus
Date: 24 Jan 2006 12:31
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
6klôn a écrit:
An tan Sorin, le rhum servait de carburant, dans un mélange avec de l'eau. C'était plutôt explosif, et très artisanal comme procédé. Je pense qu'avec le nombre de scientifiques que nous avons, le nombre de chercheurs antillais, on peut relancer le projet avec nos cousins brésiliens


koumanniè ou ké rivé fè nèg la komprenn ke ronm la ké sèvi ba loto a, mé pa bay ?

Auteur: Quimboiseur
Date: 01 Fév 2006 00:51
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Quelqun a t-il entendu parler d'un moteur à eau de pluie ?
Vous imaginez un peu le panard d'avoir une source d'energie
a profusion pour faire tourner les machines.... Trop cool hein ?



Moi je reflechis a un nouveau procédé pour fabriquer du gaz
naturel...

D'un autre coté, le ruhm aussi est un bon conburrent ? Donc on
pourrait bien se chauffer au rhum agricole ? Non ?


Auteur: Quimboiseur
Date: 11 Fév 2006 18:26
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
LA PRODUCTION BIOLOGIQUE DU METHANE (CH4)

http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Climats/Rayonnement/Effetserre/methanogenese.html


Il faut creuser la question de la methanogénèse.... futur debouché pour les
négro-antillais

Auteur: Quimboiseur
Date: 11 Fév 2006 19:09
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Le gaz des marais est produit par des micro-organismes, les bactéries méthanogènes.
Un exemple de bactéries méthanogènes : Methanothrix thermophila, dont la croissance optimale se produit aux alentours de 60°C. Chaque cellule mesure 1 micromètre de diamètre. A l'intérieur de leurs cellules, on peut observer des vésicules de gaz.


Les anaérobies strictes se rencontrent dans de nombreux habitats dépourvus d'oxygène, en particulier dans les sédiments des eaux douces et des eaux marines, dans les rizières, dans les sources d'eaux chaudes d'origine volcanique (exemple de l'écosystème du Yellowstone National Park), dans le tube digestif de l'homme et des animaux mais aussi dans les stations d'épuration et les décharges. Plus de 50% du méthane issu de ces bactéries provient des ruminants et des termites des régions tropicales. Une vache en produit de 100 à 500 litres par jour par éructation.


Minéralisations bactériennes anaérobies :
1 - matiere vegetale (cellulose, pectine, purine, amidon, glucose, ...)
2 - ajout de fermentants (cellulolytiques, glucidolytiques, ...)
3 - propionate, lactate, H2, CO2, butanol, ethanol, propanol
4 - ajout d'acetogènes
5 - acetate, formiate, H2, CO2
6 - ajout de methanogènes
7 - CH4 (methane)


Dans l'environnement, les composés organiques sont dégradés par voie aérobie ou anaérobie en fonction de la présence ou de l'absence du dioxygène. Dans le second cas peuvent se constituer de véritables chaînes de minéralisation anaérobie au cours desquelles divers groupes de bactéries se relayent pour transformer les polymères organiques jusqu'à des molécules plus simples comme CO2, H2, H2O, CH4, etc.


On peut schématiquement distinguer trois étapes au cours de cette vie associative sans oxygène. Chaque étape est réalisée par un type de bactéries différent en l'absence d¹oxygène. Fréquemment associés et complémentaires d¹un point de vue métabolique, ces types bactériens forment de véritables communautés symbiotiques.


Dans un premier temps, les matières organiques complexes polysaccharidiques comme la cellulose, la pectine, la chitine, subissent une fermentation*. Ces fermentations libèrent une grande variété d'acides organiques et d'alcools, mais aussi CO2 et H2.


* Fermentation : La fermentation est une oxydation biologique au cours de laquelle l'accepteur final des hydrogènes provenant du NADH,H+ est un composé issu de la dégradation incomplète du substrat oxydable. Le substrat oxydable joue donc un double rôle : à la fois source d'énergie et accepteur final d'électrons.
Dans le cas de la respiration, l'accepteur final est exogène (cas de O2 mais aussi NO3- dans la dénitrification,...).


Les métabolites organiques dérivés peuvent être convertis à leur tour dans un deuxième temps par le groupe des bactéries acétogènes. L'acide acétique est le principal produit de cette fermentation. Les acétogènes occupent un créneau intermédiaire dans les peuplements anaérobies entre les fermentants qui les précèdent et les methanogènes, le troisième groupe d'anaérobies strictes qui leur succèdent.




Les bactéries méthanogènes, strictement anaérobies, conduisent à la production de méthane à partir d'un mélange de gaz carbonique et d'hydrogène. Ces bactéries réduisent le CO2 (ou HCO3-) en méthane. Cette voie est génératrice d'énergie et couplée à la synthèse d'ATP. Ce métabolisme peut être considéré, de ce fait, comme un exemple d'autotrophie.

Le schéma le plus simple de production de méthane est le suivant :

CO2 + 4H2 ® CH4 + 2H2O (D G0' = - 135 kJ/mol)

L'énergie et le pouvoir réducteur proviennent d'une réaction chimique réalisée à partir de substances minérales. On parle de chimiolithotrophie.

Remarque 1 :
Le passage du CO2 au CH4 s'effectue par quatre réductions successives mais peut aussi partir du méthanol ou de l'acide formique. Les électrons peuvent provenir de H2 ou, plus rarement, voire même du fer (FeO).

Remarque 2 :
La production de méthane peut également se faire à partir de la réduction d'autres molécules que le dioxyde de carbone. Les intermédiaires d¹oxydation, comme le méthanol ou l¹acide formique, peuvent être utilisés.
Dans le cas de la méthanogenèse acétoclastique, la réduction se fait à partir de l'acide acétique :

CH3COOH ® CH4 + CO2 (D G0' = - 31 kJ/mol)


Les deux types de méthanogenèse sont liés à des bactéries du groupe des Archébactéries.

La formation de méthane est liée à des systèmes biologiques coopératifs qui procurent en continu de l'hydrogène et du gaz carbonique ou des acides organiques. Réciproquement, en retirant l'hydrogène du milieu, les méthanogènes favorisent thermodynamiquement les fermentations situées en amont dans la chaine de dégradation.

Notez que l'une des particularités de ces voies métaboliques originales est le rôle joué par des cofacteurs qui n'existent que chez les méthanogènes. Ces cofacteurs sont sensibles à la présence de dioxygène. De simples traces de dioxygène dans le milieu tuent donc les bactéries méthanogènes.


La production biologique de méthane n'est pas un épiphénomène dans la biosphère. C'est une activité majeure dans les sédiments, même profondément enfouis.
Elle participe à l'équilibre biologique naturel. Le méthane contribue à l'échauffement de l'atmosphère par absorption du rayonnement infrarouge tellurique.

L'augmentation de son taux dans l'atmosphère (développement des rizières, augmentation du cheptel bovin) est un des facteurs explicatifs de l'augmentation de l'effet de serre.

Par ailleurs, des quantités importantes de méthane se trouvent au fond des océans, piégés sous forme d¹hydrates de méthane. Les molécules d'eau s'arrangent autour des molécules de CH4 avec une structure cristalline très différente de la structure de la glace classique d'H2O (les conditions de pression et température ne permettant pas de faire de la glace d'H2O).
On estime que leur quantité est supérieure à la somme des ressources en charbon et en pétrole de toute la planète ! Cet état n'est pas forcément stable (le méthane peut être libéré par le réchauffement de l¹eau). On pense qu'au cours de l¹histoire géologique, de violents dégazements ont pu avoir lieu, renforcant l'effet de serre en peu de temps : ceci se serait produit à la fin du Paléocène (il y a 55 millions d¹années), entraînant un fort réchauffement et la disparition de certaines espèces.

Notez enfin que, sur les fonds océaniques, les suintements de méthane abritent des communautés biologiques très riches, notamment au niveau des zones de subduction ou des grands deltas sous-marins des fleuves terrestres. Des bactéries, dites méthanotrophes celles-là, peuvent tirer leur énergie de l¹oxydation du méthane produit : elles sont les producteurs primaires de chaînes trophiques variées. On trouve là de nombreuses espèces animales notamment, vivant souvent en symbiose avec ces bactéries. Pour ces écosystèmes privés de lumière, le méthane est une source d¹énergie indispensable !

Auteur: Quimboiseur
Date: 11 Fév 2006 19:44
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thane


Méthane
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, recherche

Le méthane est un hydrocarbure de la famille des alcanes.
Cette molécule possède 1 atome de carbone (C) et 4 atomes d'hydrogène (H).

Formule brute : CH4
Représentation de Cram :


Le méthane est le composant principal du gaz naturel. C'est le principal constituant du biogaz issu de la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. Il est fabriqué par des bactéries méthanogènes qui vivent dans des milieux anaérobiques c'est-à-dire sans oxygène.

Le méthane est ainsi le seul hydrocarbure classique qui peut être obtenu grâce à un processus biologique naturel. Nous utilisons principalement du gaz naturel et donc du méthane fossile, mais l'utilisation du méthane renouvelable, aussi appelé biogaz, est en développement : Suède, Allemagne, Danemark, Viet-Nam, Cambodge, Chine, Inde...

Le méthane se dégage naturellement des zones humides peu oxygénées comme les marais et les terres inondées. Il se forme aussi dans l'estomac des mammifères. C'est d'ailleurs le gaz principal des flatulences.

Des quantités importantes de méthane sont piégées sous forme d'hydrates de méthane au fond des océans. Mais attention : le carbone de ce méthane fossile n'est plus (du fait de la désintégration isotopique survenue sur des dizaines de milliers d'années), le plus souvent, du C14 carbone 14 mais son isotope : le C12 carbone 12. En cas de réchauffement climatique important, ce C1212, pourrait être largement relargué, ce qui ne serait pas sans poser de nombreux problèmes écologiques supplémentaires. De plus il en irait de même du CO2 « fossile » piégé en encore plus grandes quantités au fond des océans sous forme de sels (principalement des bicarbonates)...

Environ 70% des émissions de méthane sont dues à des activités humaines :

* l'agriculture avec notamment la culture de riz dans des rizières.
* l'élevage : la fermentation pendant la digestion des ruminants forme du méthane dans l'estomac qui est expulsé sous forme d'éructations mais aussi de « vents ».
* les décharges compactées dans lesquelles les déchets fermentent produisent du méthane sous forme de biogaz.
* exploitation du gaz naturel : des fuites de méthane se produisent
* mines de charbon : des fuites de grisou, gaz explosif dont le méthane est le principal constituant, s'y produisent à intervalles réguliers..c'est le principale constituant du pétrole



Quelques propriétés

* Aux conditions normales de température et de pression, c'est un gaz plus léger que l'air, incolore et inodore. Il se liquéfie à -161,4 °C et se solidifie à -182,6 °C.

* La densité du méthane liquide est de 0,415 à -164°C.

* Sa solubilité dans l'eau est de 0,4 cc pour 100 cc d'eau à la température de 20°C, cette solubilité dans l'alcool est de 47 cc à la même température et de 104 cc à 10°C dans l'éther, toujours pour le même volume de 100 cc.

* Le méthane est un combustible. Il s'enflamme à 667 °C en présence d'oxygène. La réaction de combustion du méthane s'écrit :

CH4 + 2O2 → CO2 + 2H2O
méthane + oxygène à dioxyde de carbone + eau

* 1 m3 de méthane à 15 °C (gaz naturel) libère une énergie de 9,89 kWh (35,6 MJ)

* Le méthane est transporté par navires (méthaniers) à une température de -163 °C et à une pression voisine de la pression atmosphérique. Les réservoirs sont construits sur le principe de la « bouteille thermos » et leur capacité peut aller jusqu'à 40 ou 50 000 m3 de gaz liquide par réservoir. Le méthane liquide est aussi appelé GNL, gaz naturel liquide. Le volume du méthane à l'état gazeux est égal à 600 fois son volume à l'état liquide, à pression atmosphérique.



Histoire

Alessandro Volta découvre le méthane en 1776 en s'intéressant au « gaz des marais » (l'ancien nom du méthane).

C'est à cause du grisou, responsable (encore de nos jours) de trop nombreuses catastrophes minières que furent mises au point, les lampes de sécurité dans les mines de charbon, et notamment la lampe à acétylène.

Jusqu'aux années 1970, l'impact du méthane sur le climat était inconnu. En 1976, il a été démontré que le méthane était un gaz à effet de serre.

Ce n’est qu’avec la conquête spatiale que l’on a découvert l’omniprésence de ce corps dans l’Univers.


Utilisation

Les gisements fossiles de gaz naturel comportent entre 50 et 60 % de méthane, le gaz naturel brut est épuré avant d'être injecté sur le réseau de distribution. La proportion de méthane présent dans le gaz naturel que nous utilisons est supérieure à 97% dans la plupart des gaz.

Le méthane biologique, ou biogaz, qui est produit par la fermentation anaérobie de matière organique comporte 50 à 80 % de méthane, (60-65% généralement)

De même, le biogaz produit dans les décharges pourrait être (bien davantage) récupéré et valorisé sous forme d'électricité, de chaleur ou comme carburant automobile. Pour l'instant,seules quelques expériences isolées (dans des fermes, des déchetteries,...) ont vu le jour, spécialement dans les régions les plus froides (nord de l'Allemagne, de la France, Scandinavie,...)


Contribution à l'effet de serre
Le méthane, gaz à effet de serre

Le méthane est un gaz à effet de serre qui influe sur le climat. Il absorbe une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, et l'empêche ainsi de s'échapper vers l'espace. Ce phénomène contribue au réchauffement de la Terre.

De plus il contribue aussi indirectement à l'effet de serre par le fait qu'il diminue la capacité de l'atmosphère à oxyder d'autres gaz à effet de serre (comme les fréons).


L'influence du méthane sur le climat est moins importante que celle du dioxyde de carbone mais elle est quand même préoccupante. Une molécule de méthane absorbe 23 fois plus de rayonnement qu'une molécule de dioxyde de carbone. Le méthane est considéré comme le 3e gaz responsable du déréglement climatique, après le CO2 et les fréons).

Dans le passé, le taux de méthane dans l'atmosphère a varié comme la température. La concentration de méthane a augmenté d'environ 150 % depuis 1750 et atteint aujourd'hui un taux inégalé dans l'histoire. Cette augmentation est principalement due aux activités humaines.

Réduire les émissions de méthane

Il existe des moyens de diminuer les émissions de méthanes pour diminuer son action sur l'effet de serre :

* capter le méthane, ou biogaz, émis au niveau des décharges d'ordures ou stations d'épuration et l'utiliser au lieu de le brûler en torchère.
* capter et utiliser le méthane, ou biogaz, produit au niveau des systèmes de stockage des effluents d'élevages
* récupérer le méthane émis lors de l'exploitation minière


* au niveau personnel :
o réduire sa consommation de viande (en particulier bovine)
o réduire sa consommation de riz (voir le lien entre riziculture et l'effet de serre)


Le méthane dans l'Univers
* Le méthane a été retrouvé à l'état de traces dans plusieurs nuages interstellaires.
* Le méthane se trouve partout sur Titan, et même sous forme de lacs, de rivières, et de mers! Au point que la chaleur dégagée par la sonde Huygens, lors de l'impact du 14 janvier 2005 a provoqué un notable dégagement de méthane gazeux.
* Titan présente une atmosphère uniforme d'azote-méthane. Il ne pleuvait pas lorsque Huygens s'est posé sur Titan, mais l'ESA n'exclut pas que des averses de méthane y soient fréquentes. Simplement, l'aridité du sol absorberait rapidement ces précipitations, à la manière des déserts terrestres.
* Quelque part, dans l'Univers, une vie a base de CH4 et non plus d'H2O est-elle concevable sinon possible? C'est l'une des grandes questions posés par cette mission. Avec Cassini c'est donc toute notre conception des exoplanètes (et donc du monde) qui est à revoir.
* L'atmosphère de méthane y permettrait le vol de « moins lourds que l'air » au point que les planétologues de l'ESA, rêvent d'y envoyer des ballons, des montgolfières, des robots mobiles... afin de comprendre ce monde extraterrestre dont on ne vient d'explorer qu'une infime partie.
* Une autre note plus légère: dans quatre milliards d'années, lorsque le soleil enflera démesurément avant d'exploser et d'engloutir la Terre, les planétologues s'amusant à imaginer le temps qu'il ferait sur Titan, pensent qu'il devrait faire bon y vivre dans son atmosphère de méthane (pendant un bref moment seulement).


Les premiers alcanes : méthane, éthane, propane, butane, pentane, hexane, heptane, octane, nonane, décane

Auteur: Quimboiseur
Date: 11 Fév 2006 19:53
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=96948
Les latrines des prisons rwandaises alimentent les bâtiments en énergie


Illustration : Les latrines des prisons rwandaises alimentent les bâtiments en énergie
Confronté, à la suite du génocide à une surpopulation carcérale, le Rwanda a mis au point un système d'auto-suffisance énergétique qui équipe la moitié de ses prisons. Elles s’éclairent et cuisinent au biogaz provenant de la décomposition des excréments produits par les détenus. Ce système devrait, à terme, équiper de nombreux équipements collectifs au Rwanda.

Ce procédé de fermentation des matières organiques a lieu à l’aide de bactéries, sans oxygène, dans une cuve de confinement spécifique : le « biodisgesteur ». Cette digestion anaérobie produit un gaz composé à 60 % de méthane. A la prison de Cyangugu, dans l’ouest du pays, 5 des 9 brûleurs de la cantine sont ainsi reliés à l’installation de biogaz, ce qui a permis de diviser par 2 la facture du bois de cuisson.

Conséquence directe du génocide de 1994 et des condamnations qui suivirent, les prisons du Rwanda sont surpeuplées. Les 120 000 détenus du pays, entre 5 et 10 fois la capacité prévue, multiplient les besoins en énergie. La consommation de bois, nécessaire pour faire bouillir l’eau et préparer les repas, pèse lourd dans le budget. Pour 10 000 personnes, la dépense annuelle s’élève par exemple à 80 000 euros. Et ce sans compter le coût des rejets. Près de 50 000 litres de déjections et d’eau usées sont déversées par jour et par prison. Ces bouillons de cultures fécales, en s’accumulant, menacent directement la qualité des rivières, des lacs et la santédes villages aux alentours. Un gâchis en partie résolu grâce au KIST, l’Institut des Sciences, Technologie et Gestion de Kigali.


« Biolatrines »

Le plus gros défi a consisté à adapter la taille des digesteurs domestiques, un modèle familial conçu pour « méthaniser » les bouses d’une ou deux vaches, aux volumes générés par des sanitaires « alimentés » au quotidien par plusieurs milliers de personnes. Il a fallu aussi prendre en compte le passage aux déjections humaines, relativement plus pathogènes que les bouses de vache ; ainsi que l’écoulement des déchets, dans le trajet reliant les toilettes aux chambres du biodigesteur.

L’une des trouvailles de Ainea Kimaro, l’ingénieur du KIST en charge de l’ensemble des travaux, a été de préférer la force de la gravité à un système de pompes. Le flux est entraîné dans le circuit, en contrebas, par l’effet chasse d’eau. « Cette idée, une réponse simple à l’urgence de la situation, est resté valable jusqu’à présent » commente Kimaro. La solution mise en place repose sur une série d’énormes réservoirs, des dômes de 1 000 m3, bâtis en briques, positionnés les uns en dessous des autres. Dans les conduits, la durée du transit participe à la réaction microbienne, de façon à ce qu’elle soit assez avancée. En un mois, la décomposition de 100 m3 de déchets produit 50 m3 de gaz.

« Un digesteur intermédiaire, de 100 à 300 m3, peut être construit en 2 mois, tandis qu’une installation de 1000 m3 requiert 4 à 5 mois » précise l’ingénieur. « En moyenne, il faut compter par unité de 100 m3 de volume un coût de 10 000 euros, canalisations et raccordement inclus. » Ces frais sont amortis dès la septième année de fonctionnement, en fonction des économies de bois réalisées. Le gain est aussi environnemental. Au terme du dénivelé, une chambre permet de récupérer le résidu organique, propre et sans odeur, laissé par la méthanisation. Ce compost, idéal pour les cultures, a été utilisé par exemple à Cyangugu dans les deux jardins créés dans la prison, grâce aux quantités de terre déblayés pour disposer les réservoirs des « biolatrines ».

Saluée par la communauté internationale, l’initiative a reçu, en 2005, un Ashden Award. Ce prix récompense la technique mais aussi le volet social du chantier. Car les travaux, supervisés par le KIST, ont été menés par les détenus eux-mêmes, rémunérés et formés à des techniques spécifiques de maçonnerie et de plomberie. La durée de vie estimée de l’ouvrage est de 30 ans.

L’objectif est dorénavant d’étendre le procédé dont dispose une quinzaine de prisons à l’ensemble des 30 que compte le pays, ainsi qu’à d’autres équipements collectifs, les écoles notamment. Le lycée de Kigali est, par exemple, équipé d’un dôme-digesteur de 25 m3 pour ses toilettes qui permet aux 400 étudiants de produire du méthane, utilisé pour faire la cuisine et alimenter les becs bunsen des salles de science.


Maxence Layet
Mis en ligne le : 16/11/2005

Auteur: Quimboiseur
Date: 11 Fév 2006 19:54
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Quimboiseur a écrit:
Quelqun a t-il entendu parler d'un moteur à eau de pluie ?
Vous imaginez un peu le panard d'avoir une source d'energie
a profusion pour faire tourner les machines.... Trop cool hein ?



Moi je reflechis a un nouveau procédé pour fabriquer du gaz
naturel...

D'un autre coté, le ruhm aussi est un bon conburrent ? Donc on
pourrait bien se chauffer au rhum agricole ? Non ?



Visiblement les procédés existent déja !

Auteur: Quimboiseur
Date: 11 Fév 2006 19:56
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
LE BIOMÉTHANE EN FRANCE


La production de méthane d’origine biologique est estimée, aujourd’hui en France, à 3 179 000 tonnes. Outre les « fermentations naturelles », le gaz généré par les décharges à ciel ouvert n’est pas capté et représente 479 000 tonnes relâchées dans l’atmosphère. 557 000 tonnes sont toutefois collectées, en très grande majorité dans les centres d’enfouissement, mais peu valorisées avec 415 000 tonnes brûlées en torchères. La contribution des digesteurs reste marginale, avec 99 000 tonnes de biogaz produites en 2004. Un plan « méthanisation » est attendu pour 2006.
(Chiffres : Citepa, Solagro)




Je pense qu'etant donné qu'en Haiti ils ont coupé tous les arbes uniquement pour avoir du combustible... Ils devraient se pencher sur la production de biogaz. Ca leur permettrait d'epargner les futurs arbes qu'ils vont planter.....

Auteur: Quimboiseur
Date: 11 Fév 2006 23:35
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Nous avons la matière première : tous les dechets organiques, toutes les feuilles qui tombent en automne, toutes les mauvaises herbes, tous les pedoncules qui n'interressent personne car c'est le legume ou les fruits et non les feuilles qui les interressent, tous les fruits et legumes pourris qui n'ont pas été vendues, tous les restes des repas non vendus, tous les produits alimentaires des restaurant ayant atteint leur date de peremption,... ce n'est pas la matière première qui manque !

En fait aujourd'hui nous nous contentons de tout mettre à la benne à ordure... Or on pourrait très exploiter toute cette matière organique et la recycler en biogaz à partir de biodigesteur artificiels.

Nous pourrions commencer par de petits biodigesteurs pour finir à d'immenses biodigesteurs à taille industrielle. Nous fournirions alors toutes les caraibes, tous les pays d'Afrique, toute les organisations territoriales panafricaines,....



Auteur: Quimboiseur
Date: 12 Fév 2006 00:30
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
A mon avis une politique energetique est absolument indispensable en Haiti !
Ensuite suite a l'experience acquise en Haiti nous pourrions essaimer dans
le reste des Antilles et des autres pays panafricains.....


Auteur: belboug
Date: 12 Fév 2006 03:51
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
NEUF posts à la suite.... tu m'inquiètes.... quimboiseur tu parles tout seul

Auteur: coui
Date: 12 Fév 2006 10:26
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
de la discussion jaillie la lumière, gaffe aux étincelles avec le gaz!!!!!

Auteur: Quimboiseur
Date: 21 Fév 2006 23:28
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
C'est bien beau de produire du biogaz... Mais à quoi peut-il servir ?

Bien entendu pour la cuisson.... Mais l'enegie c'est aussi de produire du
travail, du mouvement, de la motorisation,...

Mais comment convertir une source de chaleur en travail motorisé ?

Réponse : le moteur de Stirling....


PS :
Et en plus il est dans le domaine publique !

Auteur: Quimboiseur
Date: 21 Fév 2006 23:45
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://www.photologie.net/indexStirSimpl.html

Moteur Stirling simplifié
version 1.0


Il y a près de deux siècles que le pasteur écossais Robert Stirling déposait le brevet de son moteur à air chaud.

Détrôné par la machine à vapeur, et les moteurs à combustion interne, il n'eut pas le succès escompté, malgré son bon rendement et sa faculté à utiliser n'importe quel carburant.

Mais la plus étonnante de ses caractéristiques est de fonctionner à partir de sources d'énergie considérées comme inexploitables : par exemple les sources thermales, qui, bien qu'apportant plusieurs dizaines de milliers de Kcal par heure des profondeurs de la terre, sont parfaitement incapables de faire cuire un oeuf à la coque ou un bol de riz...

Le moteur Stirling peut, sans problème, extraire l'énergie contenue dans un peu d'eau chaude,


Ce modèle réduit posé sur une de tasse d'eau bouillante (attention, ça brûle ! ) et refroidi par un cube de glace, peut tourner pendant environ 35 minutes. La vitesse de rotation varie de 170 t/min à 25 t/min en fin de fonctionnement. La différence de température entre la face chaude et la face froide étant alors d'environ 22°C.

La puissance mécanique développée est très faible, et juste suffisante pour compenser les pertes par frottements. Des mesures pratiquées avec des méthodes différentes, mais donnant à peu près les mêmes résultats, permettent d'estimer à 1 mW (!) la puissance excédentaire fournie par ce dispositif. En admettant que l'on convertisse cette énergie mécanique en énergie électrique avec un rendement proche de 1, et que l'on puisse la stocker sans perte pendant 1 mois, on pourrait alors alimenter une ampoule électrique basse consommation de 20W pendant 2 minutes (!), ou monter un poids d'1 kgf à 240 m de haut - si mes calculs sont bons...;o)


Matériaux (essentiellement de récupération) :

- cylindre : boîte en aluminium, Ø 95 mini, dont on ne conservera que le couvercle et le fond (dans cet exemple une boîte de crème Nivea...;o)
- les flancs transparents proviennent d'une bouteilles de soda de 1,5 l
- bac à glaçons (non indispensable) : morceau de tube ou de boite en alu
- déplaceur (piston à l'intérieur du cylindre) : morceau de dalle pour plafond en polystyrène expansé (env 10 mm d'épaisseur)
- cylindre moteur : emballage de pellicule 24 x 36 (translucide)
- piston moteur : un morceau de gant jetable en vinyle
- portique : profilé plastique 10 x10 x 1
- bielles, axes, vilebrequin : corde à piano Ø 0,8
- palier, glissière et coulisseau de réglage : tube laiton Ø int 2,5
- divers : visserie, rondelles, perles de verre Ø ext env. 2,3 - Ø int env. 0,9 // colles cyanoacrylate & thermique, mastic silicone
- et pour le volant d'inertie : impérativement un CD original d'AOL "50 heures d'essais gratuits" – non, je plaisante, n'importe quel CD peut convenir - choisissez-en un bien coloré, c'est plus joli... ;o)

Plans :





remarques :

- le déplaceur, le piston et la membrane, sont représentés ici sous forme de coupes brisées, montrant une moitié en position haute et l'autre en position basse !

- la méthode de fabrication est identique à celle du Stirling solaire décrite en détails dans cette page

-ce petit bricolage ne pose aucun problème particulier, et les dimensions données n'ont rien de critique. Pour des raisons pratiques, longueur des guidages et des paliers, il n'est pas conseillé de réduire la taille de cette maquette. Inversement, vous pouvez par exemple augmenter le diamètre du cylindre, ce qui sera tout bénéfice

- il est particulièrement conseillé de bien soigner l'étanchéité pour que ce modèle fonctionne avec de faibles différences de température, et de bien lubrifier les paliers et les guidages avec une huile assez fluide (éventuellement à base de téflon). L'huile a en effet une triple fonction : diminuer les frottements, assurer l'étanchéité, empêcher la corrosion des pièces soumises éventuellement à la condensation


nota : si on le souhaite, on peut se procurer sur Internet des moteurs terminés pour un prix allant de $99 et $359, et rêver en découvrant le prototype étudié pour la NASA qui pourrait bien dépasser les $100.000...

voir aussi le kit Otona no kagaku à $53.00 (port compris) qui ressemble beaucoup au Stirling simplifié 1.0 et que l'on trouve en ce moment sur ebay...

Bon bricolage...

Auteur: Quimboiseur
Date: 21 Fév 2006 23:48
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://perso.wanadoo.fr/ebonys/ebo_crea/stirling.htm


Le Moteur Stirling.


Le moteur Stirling, du nom de son inventeur, a vu le jour il y prêt de 200 ans, c'est un moteur à combustion externe, on lui apporte de la chaleur d'un côté, on le refroidi de l'autre, les différences de températures permettent de créer un mouvement rotatif.

Pour le côté chaud, le bois, le bio-gaz, le soleil, ou toute autre source chaleur.

Pour le coté froid, on fait passer de l'eau dans un échangeur.

Grâce à ce moteur on réalise de la "CO-génération", on fait de l'eau chaude, sanitaire par exemple, et on produit de l'électricité, EBONYS-Créations met actuellement au point un tel moteur, d'ici quelques semaines vous trouverez dans cette page des images et des données techniques, en attendant, vous pouvez contacter Pascal qui s'occupe du moteur au seins de notre société.

Auteur: Quimboiseur
Date: 21 Fév 2006 23:49
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://www.sciences.univ-nantes.fr/physique/perso/gtulloue/Thermo/Machines/Stirling1.html

Auteur: Quimboiseur
Date: 21 Fév 2006 23:52
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://cm1cm2.ceyreste.free.fr/stirling.html


Projet de tracteur à moteur Stirling (moteur à air chaud) 21 photos, 2 schémas. 26 avril 2003

Mis au point au 19ème siècle par R. Stirling, ce moteur de conception simple et originale a été utilisé pour faire fonctionner des pompes agricoles, des scieries, des ventilateurs et divers engins de démonstration (dont le jouet ci-dessous). Dans les années 60 des réalisations très performantes ont prouvé son efficacité, comme les moteurs marins Philips ou le moteur de 170 chevaux monté sur une Ford Torino. Il existe maintenant de nombreuses applications du Stirling, en particulier des générateurs de satellites, des pompes à chaleur, des appareils frigorifiques et des groupes électrogènes. Ces derniers sont des co-générateurs (ils produisent de la chaleur et de l'électricité) d'une puissance de 1 à 90 kW, commercialisés par les firmes Solo et WhisperTech.

Doté d'un haut rendement, fiable et très silencieux, le moteur Stirling semble prometteur et certains spécialistes pensent qu'il sera "le moteur du 21ème siècle" (voir le site de Daniel Lyonnet). Lire en bas de cette page l'article sur les recherches Philips...

Autres appellations: moteur à air chaud, moteur à gaz chaud (en anglais: Stirling engine ou "hog motor" pour hot gas motor).

Les modèles de démonstration présentés ici ne sont pas très performants mais leur fonctionnement est intéressant.

Moteur à air chaud de démonstration (jouet du début 20ème)







On trouve facilement dans le commerce des moteurs Stirling de démonstration (www.conrad.fr et www.ebay.fr.) Celui que nous allons utiliser pour construire un tracteur en Meccano est d'un fonctionnement simple: une lampe à alcool chauffe l'extrémité d'un cylindre fermé, l'air se dilate et pousse un piston (piston moteur). Le piston transmet son mouvement à l'arbre du moteur, et tout en même temps un autre piston, appelé le déplaceur, chasse l'air de la partie chaude vers la partie froide du cylindre. L'air se rétracte et tire le piston. Le cycle se poursuit avec un nouveau déplacement de l'air tantôt vers la partie chaude, tantôt vers la partie froide.



Auteur: Quimboiseur
Date: 21 Fév 2006 23:57
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
Document: article d'une revue scientifique paru en 1967:



LE MOTEUR A GAZ

Dans le début de l'année 1957, un violent raz de marée ravageait les côtes de Hollande. A l'occasion de cette catastrophe, on vit apparaître des chaloupes de sauvetage qui, inlassablement, assuraient la navette entre les lieux sinistrés et la terre ferme, et qui étaient dotées de curieux petits moteurs, ne tenant pas plus de place qu'une boîte à chaussures, alimentés non pas à l'essence, mais par les combustibles les plus divers. Pour sauver des vies en danger, la firme Philips n'avait pas hésité à mettre en service des moteurs expérimentaux, étudiés dans le plus grand secret, et qui, une fois l'action terminée, regagnèrent leur cachette. Le secret, depuis, a été levé, et l'on sait qu'il s'agissait de petites machines développant une quinzaine de chevaux et capables de convertir en travail de l'énergie thermique.
De nouveaux prototypes ont vu le jour. Le plus récent d'entre eux, fabriqué dans les usines de Eindhoven, et fonctionnant également au gaz chaud, est un monocylindre donnant une puissance de 40 chevaux et présentant un rendement supérieur à celui des meilleurs moteurs à explosion. Parmi les nombreux avantages : la possibilité d'utiliser les combustibles les plus divers, solides, liquides ou gazeux (de l'huile de chauffage, par exemple), un fonctionnement silencieux, pratiquement sans vibrations, une usure à peu près nulle, puisque le moteur fonctionne en circuit fermé et qu'aucune substance corrosive ne vient l'attaquer. Le principe d'un tel moteur est connu depuis longtemps. Son cycle s'apparente à celui de tout moteur à combustion interne : on dispose d'une énergie convertible en travail par la détente d'un certain volume gazeux comprimé à basse température, puis dilaté par une rapide combustion. Conformément au principe de Carnot, le rendement d'un moteur thermique, quel qu'il soit, est d'autant plus élevé que se trouve importante la différence de température au moment de la détente et à la fin de la détente. La différence est que, dans le moteur à gaz chaud, la chaleur est apportée de l'extérieur au gaz contenu dans le cylindre, donc à travers la paroi.
Une machine fonctionnant sur ce principe avait déjà été réalisée, il y a cent cinquante ans, par le révérend Robert Stirling. Le cycle thermique y était réalisé par l'intermédiaire d'un piston de balayage qui déplaçait successivement le fluide d'une enceinte à haute température, maintenue constante, à une autre enceinte, dont la température était conservée aussi basse que possible. Mais le rendement en était médiocre. L'un des monstres les plus remarquables dans ce domaine fut la machine qui actionnait, vers 1852, les roues à aubes de 10 m de diamètre du navire américain "Caloric". Chacun de ses 4 cylindres atteignait près de 5 m de diamètre. Le régime était de 9 tours/minute et la consommation de… 300 kg de charbon à l'heure!
Sur les moteurs actuels, étudiés en Hollande, la source chaude atteint 700 °C et la température de refroidissement s'abaisse à 15 °C. L'obtention d'un excellent rendement est dûe à la récupération des calories perdues lors du passage du gaz de l'enceinte chaude à l'enceinte froide. L'emploi d'un régénérateur ayant demandé des années de mise au point et capable de se charger et de se décharger successivement des calories transportées a permis de porter le rendement global de 40 %, alors qu'il n'était que de 1 à 2 % sur la machine du "Caloric".

Quant à l'emploi de ces machines qui utilisent indifféremment le bois, le gaz, l'huile, le charbon comme source d'énergie calorifique, il paraît devoir particulièrement s'imposer pour l'équipement de petites centrales électriques dans les régions déshéritées.

Article paru dans la revue " Science-Club " n°36, Les moteurs, février 1967

Auteur: Quimboiseur
Date: 21 Fév 2006 23:59
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur_Stirling


Moteur Stirling
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, recherche

Le Moteur Stirling est un moteur à combustion externe, le fluide principal est un gaz à une modeste pression et est soumis à 4 cycles : chauffage, détente, refroidissement puis compression. On l'appelait au début moteur à air chaud.

Robert Stirling n'a pas inventé le moteur Stirling, mais il l'a muni en 1816 d'une amélioration suffisamment importante pour lui donner une réelle extension : un récupérateur entre les deux pistons.

Peu connu du grand public, mais une référence des spécialistes, ce moteur a de nombreux avantages. Il fut très répandu au temps de la domination des machines à vapeur.

Actuellement, on sait cependant construire des machines à vapeur dont le rendement dépasse de très loin celui des moteurs à explosion.
Sommaire
[masquer]

* 1 Principe, avantages et inconvénients
* 2 Utilisation
* 3 Les trois types de moteur Stirling
* 4 Histoire
* 5 Voir aussi
o 5.1 Articles connexes
o 5.2 liens externes

[modifier]

Principe, avantages et inconvénients

* Le principe est relativement simple : le fluide principal qui produit un travail est un gaz (air, hydrogène ou hélium) à une modeste pression et est soumis à un cycle de Carnot à 4 temps, séparé par deux phases de déplacement : chauffage, détente, déplacement vers la source froide, refroidissement, compression, retour vers la source chaude.

* Alimentation: La source chaude du moteur peut être alimentée par une source quelconque : combustion externe de dérivés du pétrole, le gaz naturel, le charbon, le bois, etc. mais aussi énergies renouvelables comme l'énergie solaire ou l'énergie géothermique.

* Silencieux: L'absence d'explosion au cours du cycle moteur le rend particulièrement silencieux et réduit les contraintes mécaniques.
* Entretien facile: L'entretien du moteur Stirling est également facilité par son absence d'échange de matière avec son environnement.
* Bon rendement: Son rendement peut avoisiner les 40%, contre environ 35% pour les moteurs à explosion : si la différence de 5% parait faible, elle signifie quand même près de 15% (5/35) d'économie d'énergie. Les moteurs électriques dépassent aisément son rendement (85-95% pour un moteur électrique), mais ne peuvent pas le remplacer pour certaines applications.

* Difficulté: La principale difficulté de conception de ce moteur est l'étanchéité du ou des pistons.


[modifier]

Utilisation

* Il a été utilisé pour une classe de sous-marins suédois, non seulement en raison de son silence, propriété cruciale pour les sous-marins, mais aussi pour la beaucoup plus faible production de gaz imbrûlés nécessaire à l'apport d'un gradient thermique (un différence de température) à un moteur Stirling ; en effet, un sous-marin en plongée ne peut évacuer des gaz qu'en les compressant à une pression au moins égale à celle du milieu ambiant, nécessitant (ou gaspillant) une part non négligeable de l'énergie disponible à bord.

* Ce moteur équipe aussi certaines classes de frégates américaines, des drones et de nombreux satellites et sondes spatiales en raison de sa faible consommation d'énergie, de sa fiabilité et de sa robustesse, ne nécessitant ni entretien ni réparation (relativement difficile en effet, dans le cas d'une sonde destinée à explorer d'autres planètes).

[modifier]

Les trois types de moteur Stirling

* Un Stirling alpha contient deux pistons de puissance séparés, un piston « chaud », et un piston « froid ». Le piston chaud est situé près de l'échangeur à la plus haute température, et le piston froid, est situé près du point d'échange de température la plus basse. Ce type de moteur a un ratio puissance-volume très élevé, mais a des problèmes techniques, liés (fréquemment) aux températures trop élevées du piston chaud pour ses joints.

* Un Stirling bêta a un simple piston de puissance placé coaxialement avec un piston de « déplacement ». Le piston de déplacement sert uniquement à propulser le gaz de l'échangeur de température chaud, vers l'échangeur de température froid. Sur un cycle complet, ce piston ne consomme pas d'énergie. Ce moteur ne requiert pas de « joint » mobile dans la partie chaude du moteur, et peut atteindre des rendements élevés de compression, grâce aux pistons qui sont capables de se chevaucher pendant leur déplacement.

* Un Stirling gamma est un Stirling bêta, sur lequel le piston de puissance, n'est pas monté coaxialement avec le piston de déplacement. Cette configuration produit un rapport de compression plus faible, mais est généralement plus simple mécaniquement, et est souvent utilisé dans les moteurs Stirling à plusieurs cylindres.

[modifier]

Histoire

* Souvent les chaudières à vapeur explosaient, Robert Stirling imagina un moteur sans chaudière soumise à de trop fortes pressions
* Stirling déposa son brevet le 27 septembre 1816.
* En 1843, son frère James "industrialisa" ce moteur, pour une utilisation dans l'usine où il était ingénieur.
* 1938, la société Philips investit dans un "moteur Stirling", un moteur de plus de 200 chevaux, avec un rendement supérieur à 30%.

Auteur: Quimboiseur
Date: 26 Fév 2006 00:54
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://www.bekkoame.ne.jp/~khirata/english/struct.htm

Stirling engines have two pistons that create a 90 degree phase angle and two different temperature spaces. The working gas in the engine is perfectly sealed, and doesn't go in and out to the atmosphere.
Stirling engines can be classified as two pistons type Stirling engines and displacer type Stirling engines. The two pistons type Stirling engine consists of two power pistons. The displacer type Stirling engine consists of one power piston and a displacer piston.




Two pistons type Stirling engine
The two pistons type Stirling engine is shown in this figure. A space above a hot piston is always heated by a heat source. A space above a cold piston is cooled always.



Displacer type Stirling engine
The displacer type Stirling engine is shown in this figure. A space above a displacer piston is always heated by a heat source. A space below the displacer piston is cooled always. The displacer piston displaces hot air and cold air.




Gas expands when heated, and contracts when cooled. Stirling engines move the gas from the hot side of the engine, where it expands, to the cold side, where it contracts.

HEATING
Let's start from a top dead center of a hot piston. The hot piston moves to the upper part of the cylinder and a cold piston moves to the lower part of the cylinder during first 90 degree revolution. The working air is moved from cold space to hot space. And the pressure in the engine is inclused.

EXPANSION
Next 90 degree revolution, the two pistons move both lower part accepting the air pressure. The engine is gotten the power of the operation.

COOLING
The crank shaft is revoluted by saved power in a flywheel next 90 degree. The hot piston moves to the lower part and the cold piston moves to the upper part. The air is moved from the hot space to the cold space. And the pressure in the engine is decreased.

COMPRESSION
The two pistons are moved to upper part by the compression of the air during next 90 degree. The engine is gotten the power of the operation in this time.

The two pistons type Stirling engine operates to repeat these distances.





Gas expands when heated, and contracts when cooled. Stirling engines move the gas from the hot side of the engine, where it expands, to the cold side, where it contracts.

DISPLACER PISTON
When there is a temperature difference between upper space of the displacer and lower space of it, the engine pressure is changed by the movement of the displacer. The pressure incluse when the displacer is located upper part of the cylinder. The pressure decrease when the displacer is located lower part of the cylinder. The displacer has a duty of displacing the air and changing the engine pressure. It does not have a duty of operating the crank shaft and the engine.

POWER PISTON
When the engine pressure is become the max pressure by the duty of the displacer, a power piston is located the direction which add the operating force to the crank shaft. The direction is 90 degree. The displacer type Stirling engine is operated by the power of the power piston.

Auteur: Quimboiseur
Date: 05 Mar 2006 00:10
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://caderange.canalblog.com/archives/energie/index.html


17 janvier 2006
Solaire et moteur à combustion externe Stirling.

Peut être n'avez vous jamais entendu parlé du moteur Stirling, parfois appellé moteur à combustion externe. Il n'est pourtant pas nouveau, puisqu'inventé en 1826 par un clergyman écossais. A l'époque le but était de trouver un moteur plus sur que la machine à vapeur qui avait donné lieu à de nombreuses explosions de bouilleur.

Ce moteur n'eut pas le succés espéré par ses inventeurs. Il avait sans doute des qualités de bon rendement calorifique,de simplicité de construction mais par contre était mieux adapté à une utilisation comme moteur fixe à puissance constante que comme moteur mobile. Or l'évolution des besoins énergétiques à l'epoque était plutôt en faveur des moteurs mobiles...

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce moteur, je vous suggère le site www.en.wikipedia.org/wiki/Stirling_engine. En très gros, car malheureusement son principe n'est pas facile a décrire, il est basé sur un volume de gaz(air, hélium ou hydrogène) emprisonné dans un cylindre qui est alternativement chauffé puis refroidi de manière externe au cylindre. Cet air alternativement augmente de volume et de pression(partie chaude du moteur) puis diminue(partie froide) et fait se mouvoir un piston et un "déplaceur" qui sont relié à un système bielle/manivelle.

Si je vous parle de ce moteur oublié, c'est parce qu'il connait un regain d'intérêt du fait de la possibilité de chauffage externe par l'énergie solaire. C'est aux Etats Unis,- que l'on critique beaucoup pour son non engagement dans le protocole de Kyoto mais qui, techniquement, me semble avancer plus vite que nous-, qu'un énorme projet de centrale solaire couplé à des moteurs Stirling fonctionnant à l'Hydrogène eux mêmes couplés à des alternateurs, est en train de voir le jour! C'est en Californie que ça se passe, la compagnie qui porte ce projet est la Southern California Edison, grosse compagnie privée qui alimente déjà 13 millions de clients, et elle vient d'obtenir l'approbation de la California Public Utilities Commission.

Le projet se singularise par deux particularités techniques. Il n'utilise pas les cellules photovoltaïques pour convertir le rayonnement solaire directement en electricité mais assure la partie chauffage de moteurs à combustion externe Stirling qui eux mêmes produisent l'electricité en entrainant des alternateurs. Par ailleurs, le rayonnement solaire est concentré par un procédé originellement developpé par Mc Donnell Douglas puis par le Sandia National Laboratory grace à des miroirs paraboliques programmés pour optimiser leur ensoleillement. En l'occurence ce rayonnement est concentré sur le reservoir d'hydrogène liquide qui sert de fluide caloporteur au moteur.

Le rendement est de l'ordre de 30pct soit le double de ce que donne le photovoltaïque direct moderne. Il est trop tôt pour l'instant pour savoir à quel prix reviendra l'électricité produite.Néanmoins grace à des subventions diverses et à la volonté politique d'Arnold Schwarzenneger de développer les énergies alternatives en Californie,le projet decolle.

Le site choisi est l'Imperial Desert entre Palm Spring et San Diego sur lequel une quarantaine d'antennes concentratrices doivent être installées dès 2006 pour réaliser un premier prototype de 1MW. Il sera étendu ensuite sur 4 ans à 20 000 antennes produisant 500MW (Un centrale nucléaire moderne en produit 1500). Quant aux moteurs Stirling, le contrat entre Southern California Edison(SCE) et Stirling Energy System porte sur la fourniture de 20 000 moteurs sur 20ans. C'est dire la confiance dans le moteur et la force de l'engagement de la SCE...

Bravo pour l'originalité technique et l'extraordinaire engagement technique et financier de tous ceux qui participent ou soutiennent le projet..
Posté par CaDerange à 01:17 - Energie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Auteur: Quimboiseur
Date: 05 Mar 2006 00:11
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
18 janvier 2006
Le photovoltaïque et les nanotechnologies.

Je vous ai parlé il y a deux jours de la centrale solaire à moteur Stirling dont l'installation vient dêtre décidée en Californie. Et qui utilise un processus de concentration du rayonnement solaire sur la partie chaude d'un moteur à combustion externe Stirling.

Mais le mode de conversion pour lequel le plus de recherches ont été effectuées est celui qui permet de convertir directement l'energie solaire en courant électrique, c'est à dire les cellules photovoltaïques. Jusqu'içi, on ne peut pas dire que les résultats ont été au rendez vous dans le développement de cette technique car le rendement de conversion n'est pas vraiment bon et surtout le cout de fabrication des cellules au silicium est élevé. De ce fait, les cellules photovoltaiques sont utilisées essentiellement dans des régions où n'existent pas d'infrastuctures fixes, dans des applications pour la fourniture de petite quantité d'électricité, ou encore dans le chauffage de maisons grace dans ce cas aux subventions qui permettent d'en gommer le surcout.

Les nanotechnologies vont peut être changer tout ça en rendant le materiau plus facile d'application et surtout en en abaissant le cout de fabrication. Différentes start up se sont lancées dans cette recherche aux Etats Unis, en Californie. L'une d'entre elles Nanosolar commercialise sous le nom Solarply des panneaux souples de 4.5m sur 3.3. L'autre Nanosys, travaille aussi sur des cellules souples en contrat de recherche pour l'Armée Américaine(Defense Advanced Research Project Agency) et travaille également avec Sharp pour le developpement de Piles à Combustibles. Une troisième, Konarka, travaille sur les techniques d'impression pour fabriquer des rouleaux de cellules.

A suivre....
Posté par CaDerange à 01:12 - Energie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Auteur: Quimboiseur
Date: 05 Mar 2006 00:24
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://forums.france3.fr/france2/Lahaussedesprixducarburant/Une-solution-magique-probleme-penurie-nucleaire-sujet-57-1.htm


Paldeolien

Posté le 25-02-2006 à 04:02:53 profilanswer

Peut-être mon avis ne pèsera rien, mais il ne faut pas compter sur le nucléaire pour remplacer le pétrole, il ne faut pas compter sur l'hydrogène non plus, encore moins sur les éoliennes et surtout pas sur les panneaux solaires.
Bien, là on a fait le tour de ce que nous propose notre cher état français.
Maintenant essayons d'être ouvert et d'entrevoir des possibilitées qui ont été étouffées dans le passé par la puissance des industries pétrolières.
Comme tout le monde le sait, pour faire de l'énergie, il faut faire tourner une génératrice, même edf avec les centrale nucléaire le fait.
Une éolienne fait de même.
Bien, alors maintenant qu'on sait qu'il faut faire tourner une génératrice, il nous faut un moteur, vous me direz, un moteur... à explosion...mais ça consomme du pétrole. Et ça on en aura biento plu ou il sera trop cher!
Et bien non, pas un moteur à explosion, pas un moteur à combustion interne non plus, pas d'explosions, pas d'émissions dans notre cher atmosphère, pas de pollution!!!!!
Mais bon sang quel est donc ce moteur magique? C'est impossible ça n'existe pas, personne n'a jamais fait une telle machine!
Et bien si cela existe, l'histoire remonte en 1800, à cette époque, un pasteur nommé Stirling passionné par les moteurs avait trouvé un moyen simple pour faire tourner un moteur en utilisant une différence de température comme énergie.
Le principe en est extrèmement simple, prenez par exemple un recipient hermétique, vous le mettez au soleil, ou vous le chauffez, peu importe la source, la pression dans ce récipient va monter.
A l'inverse, vous prenez ce même récipient, et vous le mettez à la cave, la pression va descendre.
Donc, notre cher pasteur Stirling à inventé à son époque le moteur à air chaud utilisant ces deux principes thermodynamiques.
Bien evidemment à cette époque, il rencontra énormément de problèmes pour fabriquer sa machine, mais il réussit, malgré tout, jusqu'a faire un moteur ayant un rendement supérieur aux moteurs à explosions.
Bien évidemment l'afflux du pétrole bon marché eu raison de cette magnifique invention, et elle tomba dans l'oubli.
Sauf pour certains secteurs, comme l'aérosptial, ou pour les sous-marins ou ce moteur est irremplaçable pour deux raisons simples.
Dans les satellites, il dispose d'une différence de température de 200°C entre la face ensoleillée et la face cachée.
Et dans les sous-marins, pour son silence de fonctionnement.
Bien, nous avons donc la possibilité aujourd'hui et maintenant de faire des moteurs Stirling ou encore Ericsson performants, nous avons les matériaux qui faisaient défaut à cette époque.
En outre, nous pouvons utliser l'hélium ou l'hydrogène, sous des pressions inpensables à l'époque. Ces deux gaz ayant des propriétés thermodynamiques au moins dix fois supérieures à celle de l'air permettant de faire des moteurs bien plus performant que nos moteurs de voitures et sans pollution.
Ces moteurs peuvent faire preuve d'une fiabilité bien supérieure à celle des moteurs à explosion, en utilisant l'hélium qui est un gaz inerte et qui par ce fait n'oxyde pas les organes mécaniques.
Nous ferions un progrès énorme en matière d'environnement et nous serions tous à même de produire notre énergie chez nous, il faut décentraliser les énergies et interconnecter les sources. Les réseaux éléctriques étant tissés, échanger notre capacité de surproduction lors des périodes ensoleillées avec d'autres pays et lorsque nous n'avons pas assez de soleil, et bien s'approvisionner ailleurs.
Nous savons aujourd'hui faire des concentrateurs solaires, les déserts ne manquent pas sur cette planète.
Le soleil est une énergie abondante, mais nous ne faisons rien pour l'exploiter convenablement. C'est déplorable.
Voilà une solution d'avenir, ayant une forte capacité à creer de l'activité, des richesses, et de l'emploi.
Cette activitée contribuerais à redorer le blason de notre pays, et nous pourrions aisément nous passer du pétrole et enfin vivre dans un pays propre, avec des machines propres pour une france libre et propre.

Auteur: Quimboiseur
Date: 05 Mar 2006 00:29
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://desirsdavenir.org/read.php?4,958


QUEL AVENIR POUR LE NUCLEAIRE ? - suite
Message de eleveur de chevres le 21/02/06 14:53

Souvent, on me dit : "mais qu'est-ce qu'il y a d'autre ?"

en vrac : géothermie, moteur stirling, bois, biomasse, réacteur pantone, force gravitationnelle, solaire, éolien, réfrigération magnétique, pile à combustible... il y a des termes que vous ne connaissez pas ? Remerciez les médias et les lobbies de vous avoir fait croire pendant toutes ces années que la seule solution, c'était le nucléaire (sinon, c'est le pétrole et le charbon...), en rachetant des brevets pour ne pas les exploiter par exemple (cf pile à combustible) !

Arguments de la pensée unique :

- Pas de CO2 pour le nucléaire ? C'est sans doute un malheureux oubli de la part des gouvernants que d'avoir oublié les 15 millions de tonnes de béton obtenus par calcination de la craie nécessaires à la construction d'une centrale.

- Le bois rejette du CO2 ? C'est vrai. Sauf qu'un bois qui ne brûle pas déstocke son CO2 en pourrissant... autant l'utiliser pour se chauffer !

- Les éoliennes, c'est bruyant : perso, je suis allé me balader aux pieds des grandes éoliennes de Boin. quand il y a du vent, on ne les entend pas à 100m, et aux pieds, on a l'impression d'entendre passer une voiture sans moteur à 20m. Alors ce serait bien que les journalistes se déplacent avant de faire marcher la machine à propagande.

- Les éoliennes, c'est moche ? Question de goût. Les centrales et les lignes THT, vous trouvez ça joli ? au mons, les lignes éoliennes sont enterrées, elles !

- Le solaire électrique (panneaux photo-voltaïques) n'ont pas un rendement suffisant : c'est vrai. Mais compte tenu des progrès qui ont été fait dans les téléphones mobiles dès qu'on y a injecté de l'argent, des progrès au moins aussi impressionnants sont à attendre de ces technologies. Il suffirait peut-être de redistribuer le budget de la recherche énergétique, qui va à 95% vers la recherche nucléaire...

- L'éolien, ça ne produit pas beaucoup : l'éolien permet de transformer une énergie diffuse sur tout le territoire et de la consommer sur place. cela évite des pertes en ligne qui peuvent atteindre 90% (ajouter à cela le rendement de la chaudière des centrales nucléaires qui frise les 30%, et vous verrez ce qu'il reste des gigaWatts produits par nos super-centrales !)

L'intérêt n'est pas dans la centralisation. Il faut capter le moindre watt là où il est le moins coûteux pour la planète et l'avenir, et l'utiliser pour charger la boucle locale et le consommer rapidement.

Tout cela génère bien sûr enormément d'emplois, directs et indirects... il suffit de prendre le train en marche, avant d'être complètement à la traine des autres pays "développés"...

La vérité, c'est qu'il faut se bouger ! Les trente glorieuses, c'est fini ! Maintenant, on n'attend plus que la solution tombe toute cuite dans l'assiette, en pillant une colonie ou un autre pays !

ET.... CONSOMMER MOINS.
"Développement durable" si on y parvient, mais dans le doute, "décroissance soutenable" !

Il y a une énorme prise de conscience au niveau d'une partie de la population. Maintenant, il faut des lois très strictes (pour les autres) pour sauver ce qui peut encore l'être...

"La terre ne nous appartient pas, ce sont nos enfants qui nous la prêtent !"

Auteur: Quimboiseur
Date: 05 Mar 2006 00:35
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
http://desirsdavenir.org/read.php?4,958


QUEL AVENIR POUR LE NUCLEAIRE ? - suite
Message de eleveur de chevres le 21/02/06 14:53

Souvent, on me dit : "mais qu'est-ce qu'il y a d'autre ?"

en vrac : géothermie, moteur stirling, bois, biomasse, réacteur pantone, force gravitationnelle, solaire, éolien, réfrigération magnétique, pile à combustible... il y a des termes que vous ne connaissez pas ? Remerciez les médias et les lobbies de vous avoir fait croire pendant toutes ces années que la seule solution, c'était le nucléaire (sinon, c'est le pétrole et le charbon...), en rachetant des brevets pour ne pas les exploiter par exemple (cf pile à combustible) !

Arguments de la pensée unique :

- Pas de CO2 pour le nucléaire ? C'est sans doute un malheureux oubli de la part des gouvernants que d'avoir oublié les 15 millions de tonnes de béton obtenus par calcination de la craie nécessaires à la construction d'une centrale.

- Le bois rejette du CO2 ? C'est vrai. Sauf qu'un bois qui ne brûle pas déstocke son CO2 en pourrissant... autant l'utiliser pour se chauffer !

- Les éoliennes, c'est bruyant : perso, je suis allé me balader aux pieds des grandes éoliennes de Boin. quand il y a du vent, on ne les entend pas à 100m, et aux pieds, on a l'impression d'entendre passer une voiture sans moteur à 20m. Alors ce serait bien que les journalistes se déplacent avant de faire marcher la machine à propagande.

- Les éoliennes, c'est moche ? Question de goût. Les centrales et les lignes THT, vous trouvez ça joli ? au mons, les lignes éoliennes sont enterrées, elles !

- Le solaire électrique (panneaux photo-voltaïques) n'ont pas un rendement suffisant : c'est vrai. Mais compte tenu des progrès qui ont été fait dans les téléphones mobiles dès qu'on y a injecté de l'argent, des progrès au moins aussi impressionnants sont à attendre de ces technologies. Il suffirait peut-être de redistribuer le budget de la recherche énergétique, qui va à 95% vers la recherche nucléaire...

- L'éolien, ça ne produit pas beaucoup : l'éolien permet de transformer une énergie diffuse sur tout le territoire et de la consommer sur place. cela évite des pertes en ligne qui peuvent atteindre 90% (ajouter à cela le rendement de la chaudière des centrales nucléaires qui frise les 30%, et vous verrez ce qu'il reste des gigaWatts produits par nos super-centrales !)

L'intérêt n'est pas dans la centralisation. Il faut capter le moindre watt là où il est le moins coûteux pour la planète et l'avenir, et l'utiliser pour charger la boucle locale et le consommer rapidement.

Tout cela génère bien sûr enormément d'emplois, directs et indirects... il suffit de prendre le train en marche, avant d'être complètement à la traine des autres pays "développés"...

La vérité, c'est qu'il faut se bouger ! Les trente glorieuses, c'est fini ! Maintenant, on n'attend plus que la solution tombe toute cuite dans l'assiette, en pillant une colonie ou un autre pays !

ET.... CONSOMMER MOINS.
"Développement durable" si on y parvient, mais dans le doute, "décroissance soutenable" !

Il y a une énorme prise de conscience au niveau d'une partie de la population. Maintenant, il faut des lois très strictes (pour les autres) pour sauver ce qui peut encore l'être...

"La terre ne nous appartient pas, ce sont nos enfants qui nous la prêtent !"

Auteur: Quimboiseur
Date: 05 Mar 2006 00:36
Sujet du message: les énergies renouvelables dans les antilles
L
’Energie
’Energie
Solaire
Solaire
Jean Jacques BEZIAN
18 novembre 2004
Page 2
2
Avant propos
Avant propos
• De tous temps, besoin d’énergie mécanique et
calorifique (transport, agriculture, construction…)
• Énergies « naturelles » renouvelables :
– Feu dans la grotte (chauffage, cuisson)
– Traction animale (y compris humaine)
– Énergie cinétique (vent, chutes ou cours d’eau) dans les
moulins, voiliers…
• Maintenant, chaque être humain a besoin de plus
de 25 fois sa propre production d’énergie : les
ressources « naturelles classiques» ne suffisent pas
• Chacun peut calculer son empreinte écologique en
fonction de son mode de vie : nourriture, transport,
bâtiment, activité… (www.agir21.org)
Page 3
3
L
L
’Energie
’Energie
dans le monde
dans le monde
• Pour tous les pays, l’énergie est stratégique
• Consommation très variable selon les pays
• Ressources très variables, mal réparties, finies
• Liaisons énergie - environnement
– Problèmes CFC, pluies acides
– Réchauffement climatique
• Nécessité de prévoir les tendances à long terme