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ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION

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Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION

Auteur: bichique
Date: 09 Oct 2005 17:28
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Avec l'approche de l'été, le corp médical ne peut plus se taire et dévoile la dure réalité qui risque de nous tomber dessus si nous ne prennons pas plus de précautions. Il y a quelques mois le chikungunya débarque dans l'ile par on ne sait comment . La région ouest de l'ile est le plus touché par le virus. Les patients dont une forte majorité de femmes et enfants se plaignent de fièvre et de douleurs aux articulations (a croire que ce vilain moustique a des préférences). Seul moyen de traitement : quelques jours de repos et des efferalgan sont prescrits.

Il ne faut surtout pas s'alarmer pour si peu disent les médecins,ca passera. La DRASS et les mairies préconisent a toutes les familles de bien se couvrir , d'appliquer des anti moustiques et de vider les récipients succeptible de faire proliférer la petite bétete. Les hommes de la DRASS sont dépechés dans les quartiers ou plusieurs cas de chikungunya ont été déclaré.Le comble est de constaté que ces personnes manipulent des produits toxiques sans un minimum de protection.

Aujourd'hui, le corp médical crie aux scandales et accussent l'administration de son manque d'information et d'avoir tu la vérité.Les langues se délient (Dieu merci). On découvre un nombre condidérable de patient qui ne sont pas encore remis aprés 6/7 mois de ce soit disant maladie bénigne. Les employeurs et la sécu doivent rager... que penser de ces 2 femmes qui aprés avoir été touché par le chikungunya apprennent que leurs progénitures ont été eux aussi contaminés dans leur ventre.

A qui doit t-on dire merci ?

pour plus d'info voir www.jir.fr

Auteur: alcinous
Date: 13 Nov 2005 12:33
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Le virus du chikungunya est proche de celui de la Dengue. Il est transmis par un moustique facilement reconnaissable au traits blancs qu'il a sur les pattes et qui est du genre "Aedes". C'est un moustique urbain et domestique qui a un rayon d'action de 100 m. S'il y en a chez vous c'est que vous ou vos voisins proches entretiennent une nurserie de larves, c'est à dire des récipients d'eau stagnante : coupelles, vases, détritus divers (bouteilles, capsules, pneus, etc...). La lutte repose donc plus sur les individus que sur les institutions municipales, départementales ou nationales. La lutte contre les moustiques adultes est illusoire (ils s'abritent sous les feuillages et sont peu accessibles aux insecticides, par ailleurs dangereux pour la santé). Pour ceux qui regrettent l'action des années 50 contre le paludisme, il faut rappeler que l'insecticide utilisé était le DDT dont on connaît maintenant la grande toxicité et la rémanence dans le corps humain. Le paludisme a en fait été éradiqué par la Nivaquine distribuée massivement dans les écoles ; cet antipaludéen est devenu très peu efficace. Mais c'est un autre débat. Seule la lutte contre les larves est efficace. Hélas elle repose essentiellement sur le sens civique. Le chikungunya est le plus souvent bénin, ce qui veut dire pas grave, bien que parfois très gênant plusieurs mois à cause des douleurs articulaires qu'il laisse chez certains. Le plus grand nombre fait une infection inapparente, seulement biologique. Trois nouveau-nés et un adulte ont présenté une forme neurologique. C'est peu sur les les plus de 5.000 cas recensés. L'adulte a été piqué par un moustique, mais les nouveau-nés ont été infectés à travers le placenta par le virus qui circulait dans le sang maternel. Il s'agit d'une "transmission materno-foetale". Dans les trois cas les nouveau-nés ont été infectés très peu de temps avant l'accouchement. L'évolution à long terme de l'atteinte neurologique chez les nouveau-nés est inconnue. Il faut conseiller aux femmes enceintes, surtout proches de l'accouchement, de se protéger minutieusement contre les piqûres de moustiques : répulsifs, habits longs, moustiquaires.

Auteur: azeto
Date: 14 Nov 2005 13:23
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Il serait bon aussi que les gens soient un peu plus propres autour de leur maison. Si, sur eux ou dans leur maison, c'est la plupart du temps impeccable, à l'extérieur, c'est dégoûtant. Ils jettent leurs détritus devant leur maison, attendant que la voirie passe, souvent quelques jours après, ou mieux devant chez le voisin ou dans les ravines.
Le moustique y trouve un lieu idéal pour proliférer.

Je pense aussi que les insecticides ou autres produits chimiques sont très mauvais pour la santé. Mieux vaut un ventilateur ou des fenêtres grillagées, se protéger les pieds avec des chaussettes, etc.

Pour moi, cette maladie, mal connue, n'est pas bénigne et fera sûrement des ravages à long terme.

Auteur: Mabé
Date: 28 Nov 2005 19:56
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
J'avais jamais entendu parler de ce virus sauf depuis sont quelques mois où il fait des ravages.
D'où vient ce virus transmis par le moustique ??
Y aurait eu des cas de CHIKUNGUNYA à P.A.P. ??

Auteur: azeto
Date: 30 Nov 2005 13:15
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
J'ai entendu dire plusieurs fois qu'il venait des Comores.

Auteur: ragga-girl.89
Date: 03 Fév 2006 22:40
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Le chikungunya a fait sa premiére victime.Un enfant de 10 ans est mort du virus le 13 janvier,apprend on aujourd'hui de source hospitaliére.

Auteur: enao
Date: 04 Fév 2006 12:57
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
La sikùngunya vient d'Afrique (ouganda ,zimbabwé...de l'est africain)
pour une raison obscur le point O c'est la reunion mais maintenant elle touche maurice, madagascar,mayotte et comore quand aux seychelles c'est secret, pour pas appeuré les touristes
D'ailleur ça fait lontan ké lu pik Bourbon, mais avant c'était le peuple qui trinqué (metro lu fout)
maintenan c'est le zone touristique,hotelièr ... en gro le karé zorèy'
ya kek tan j'avais vu sur au journal rfo un truc mèm en kalédony,mwin sonj' ké sa lété sikùn
Mon tifrèr est touché il est toutan fatigué et a mal aux os
j'espèr que les chercheurs vont trouvé le remede qu'il vont pas attendre que sa pique un metro
parcequ'un metro a les moyen de se proteger, beaucoup de kréol ne peuve pas

Auteur: cristaline
Date: 04 Fév 2006 13:16
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
ragga-girl.89 a écrit:
Le chikungunya a fait sa premiére victime.Un enfant de 10 ans est mort du virus le 13 janvier,apprend on aujourd'hui de source hospitaliére.




et le pire c' que les parents on appris les causes du dc au jt de hier soir c' grave kan meme. pkoi ne pas les avoir prevenu au moment precis?????????????????

Auteur: enao
Date: 04 Fév 2006 13:35
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
ça c'est un coup dur pour eux sinonsa les doctèr disait qu'il s'en douté mais n'était pas sùr
ils voulaient pas allumer l'alarme rouge pour un doute...

Auteur: cristaline
Date: 04 Fév 2006 14:22
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
enao a écrit:
ça c'est un coup dur pour eux sinonsa les doctèr disait qu'il s'en douté mais n'était pas sùr
ils voulaient pas allumer l'alarme rouge pour un doute...



sa peu se comprendre aussi, mais imaginez un peu le choc d'apprendre sa o infos. en plus avant d'attrapé cette maladie, c'etait un enfant deboradnt de vie tres sportif et tres connu dans son son quartier. franchement ce midi en voyant les parents au jt j'avais mal o coeur.

Auteur: cristaline
Date: 05 Fév 2006 09:55
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
source www.clicanoo.com
Le petit Dylan, décédé dans l’après-midi du vendredi 13 au CHD de Bellepierre, allait avoir 10 ans le 16 février. Scolarisé en classe de CM1 à l’école José-Barau à Sainte-Suzanne, il était également enfant de chœur Mort de Dylan : Les excuses de l’État
Le sous-préfet Olivier Lachaux, secrétaire général de la préfecture, accompagné du maire de Sainte-Suzanne Maurice Gironcel, s’est rendu, hier en début d’après-midi, chez la famille Fahin, au Village Desprez, pour lui présenter des excuses au nom de l’État. C’est en regardant les infos télé, vendredi soir, que cette famille endeuillée a appris la vérité sur la mort du petit Dylan, 10 ans, brutalement disparu le 13 janvier.

[5 février 2006]


“On était déjà sous le choc de la mort de notre enfant. Quand, vendredi soir, nous avons appris la nouvelle par la télévision, alors que personne n’a pris soin de nous informer avant, ni l’hôpital, ni les gens de la Drass, nous avons vécu cela comme un deuxième choc. On n’était pas préparé à entendre ça...” souligne Mme Fahin, la grand-mère de Dylan. En effet, c’est en regardant les infos que la famille Fahin entend dire par le directeur de l’ARH que le jeune garçon a finalement succombé au virus du chikungunya. C’était le vendredi 13 janvier (voir notre édition d’hier). L’enfant était en pleine forme. Il revenait de son cours de karaté, avait dîné normalement et regardé la télé, avant d’aller se coucher comme tous les soirs. “Il ne s’est plaint d’aucune douleur durant la nuit”, précise la maman du petit garçon d’une voie affaiblie, affalée dans un fauteuil, les yeux larmoyants. Elle ne comprend pas. Son fils, en bonne santé, est parti si vite... La sœur de Dylan, 14 ans, écoute. Elle ne dit mot. Une des taties présente pense qu’il doit y avoir “quelque chose d’autre dans l’air”. La grand-mère a été elle même touchée par le chikungunya.

“D’autres microbes dans l’air”

La maman de Dylan aussi, depuis deux semaines. “Ma sœur a eu le chikungunya. Nous l’avions amenée à la clinique de Saint-Benoît. Un médecin nous a dit qu’en plus du virus du CHIK, il doit sûrement avoir d’autres microbes qui circulent. Ça devient dangereux et ça fait peur ! Les autorités le savent, mais elles ne veulent pas paniquer les gens. Je suis persuadée que les autorités savaient depuis l’année dernière que le virus du CHIK était mortel, mais elles nous ont caché la vérité...” poursuit la tatie. Toutes les supputations vont aujourd’hui bon train. Et l’on reparle ainsi de ce fameux bateau mis en quarantaine sur ordre de la préfecture au large des côtes de Saint-Paul en mars dernier. “Tous les hommes d’équipage étaient malades. Il y avait également un mort à l’intérieur. Qui nous dit que tout ce qui nous arrive aujourd’hui ne vient pas de ce bateau ? On a commencé à parler du chikungunya en avril, soit un mois après”, fait remarquer un des membres de la famille Fahin. Laquelle a reçu la visite, hier après-midi, d’Olivier Lachaux, secrétaire général de la préfecture, accompagné du maire Maurice Gironcel et de Joël Cologon, de la mairie de Sainte-Suzanne. Des excuses qui touchent cette famille éplorée, même si elles sont un peu tardives...

Y.M.

Auteur: Mabé
Date: 07 Fév 2006 19:48
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
C'est le titre du topic qui me plait beaucoup maintenant, alors que + de 50000 personnes ont été atteintes...

2 cas signalés maintenantaux Antilles... c'est effectivement UNE ALERTE...

Auteur: Mabé
Date: 08 Fév 2006 19:01
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Rectification, y a actuellement 70.000 cas. 10.000 nouveau cas en une semaine...
L'épidémie n'est pas encore enrayée et on ne serait pas encore au pic...

Auteur: belboug
Date: 08 Fév 2006 21:26
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
la réunion serais t-elle devenue une île-hopital

Auteur: cristaline
Date: 08 Fév 2006 21:33
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
belboug a écrit:
la réunion serais t-elle devenue une île-hopital



on ne peu pas dire sa comme sa. mais c' vrai que si sa continu comme sa faudra pas dire non ............ mais pour le moment on est loin de là

Auteur: belboug
Date: 08 Fév 2006 21:44
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
70000 tout de même,ça crains

Auteur: cristaline
Date: 08 Fév 2006 22:07
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
belboug a écrit:
70000 tout de même,ça crains





oui c' clair. en plus je suis sure qu'il y'en a plus, y' a des gens vue qu'ils savent que comme medicament il faut de l'efferalgan etc prennent meme pas la peine d'allee chez les medecins donc..............

Auteur: belboug
Date: 08 Fév 2006 23:49
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
l'efferalgan soigne le chikungunia
va falloir que docteur LOVE rende des comptes

Auteur: cristaline
Date: 09 Fév 2006 00:41
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
belboug a écrit:
l'efferalgan soigne le chikungunia
va falloir que docteur LOVE rende des comptes



bein que tu as sa, le docteur de donne sa paracétamol etc afin de faire baissé la fievre et les douleus des membres

Auteur: Mabé
Date: 09 Fév 2006 20:09
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
enao a écrit:
La sikùngunya vient d'Afrique (ouganda ,zimbabwé...de l'est africain)
pour une raison obscur le point O c'est la reunion mais maintenant elle touche maurice, madagascar,mayotte et comore quand aux seychelles c'est secret, pour pas appeuré les touristesD'ailleur ça fait lontan ké lu pik Bourbon, mais avant c'était le peuple qui trinqué (metro lu fout)
maintenan c'est le zone touristique,hotelièr ... en gro le karé zorèy'
ya kek tan j'avais vu sur au journal rfo un truc mèm en kalédony,mwin sonj' ké sa lété sikùn
Mon tifrèr est touché il est toutan fatigué et a mal aux os
j'espèr que les chercheurs vont trouvé le remede qu'il vont pas attendre que sa pique un metro
parcequ'un metro a les moyen de se proteger, beaucoup de kréol ne peuve pas



Rectificatif ?
http://www.infectiologie.com/public/actualite-infection/alertes/Chikungunya29%20avril2005.pdf

Auteur: Mabé
Date: 09 Fév 2006 20:12
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
cristaline a écrit:
belboug a écrit:
l'efferalgan soigne le chikungunia
va falloir que docteur LOVE rende des comptes



bein que tu as sa, le docteur de donne sa paracétamol etc afin de faire baissé la fievre et les douleus des membres


Y aurait soi-disant aucun remède contre la maladie du CHIK, sauf des médic contre les symptomes seulement, contre la fièvre et les douleurs !!

L'Advil a été administré contre les irruptions cutanées semble-t-il mais il semble que chez certains sujets cela s'accentue par une réaction allergique ...

Auteur: Mabé
Date: 09 Fév 2006 20:15
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Y a des choses intéressantes à savoir par ici...
c'est journalistique mais...

http://www.iledelareunion.net/actus_revue_de_presse/chikungunya--comment-se-proteger--924.htm

Auteur: cristaline
Date: 11 Fév 2006 22:13
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
a voir http://www.chikungunya.net/index.html

Auteur: sexy lovagirl
Date: 12 Fév 2006 04:38
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Merci pour vos précisions sur ce virus...
La semaine dernière, France antilles avait titré qu'un k en martinique avait été découvert et de se tenir informé...

Auteur: Lapine Killah
Date: 12 Fév 2006 13:00
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Oui j'ai lu sur la tribune que les deux cas en Martinique étaient confirmés.
C'est rassurant
Le H5N1 est arrivée aussi en Italie, encore plus rassurant...

Auteur: cristaline
Date: 12 Fév 2006 13:04
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
a ce qui parait aussi il ont decouvert aussi le fameux moustiques dans le sud de la france , mais ils savent pas s'ils sont porteur de la maladie........

Auteur: cristaline
Date: 12 Fév 2006 22:56
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
patitzo tu es arrivé trop tard j'ai deja donné le lien du site chikungunya.

Auteur: sexy lovagirl
Date: 13 Fév 2006 00:57
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Lapine Killah a écrit:
Oui j'ai lu sur la tribune que les deux cas en Martinique étaient confirmés.
C'est rassurant
Le H5N1 est arrivée aussi en Italie, encore plus rassurant...


Très rassurant en effet...

Auteur: Sagasu
Date: 13 Fév 2006 14:28
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Sur France 2 ils viennent de dire que les chiffres sont sous estimés... Le syndicat des médecins majoritaire (je me souviens plus du sigle, si quelqu'un a des infos...) parle de 200 000 cas au moins...


Bon début de semaine quand même

Auteur: cristaline
Date: 13 Fév 2006 14:51
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
oui en effet.
mais les medias on tendance a exagéré les choses aussi. et avec l'equipes de canal+ sur l'ile sa va pas arrangée les choses dans les prochains jours

Auteur: belboug
Date: 13 Fév 2006 14:58
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
ALERTE CHIKUNGUNIA A CANAL+

Auteur: cristaline
Date: 13 Fév 2006 15:04
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
belboug a écrit:
ALERTE CHIKUNGUNIA A CANAL+



quand je disais qu'avec canal + sur l'ile sa va pas arrangé les chose c'etait par r'apport a leur reportage a la con qu'ils vont faire, sa va faire encore descendre la reunion et appeuré encore +les gens. les gens de l'exterieur sont tres mal informer concernant la maladie pour certains chikungunya = mort
si c'etait le cas j'aurai etait plus là y'a longtemps

Auteur: cristaline
Date: 13 Fév 2006 16:17
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
une catastrophe ecologique en route


Lutter contre les vecteurs du chikungunya est bien sûr une priorité pour enrayer l’épidémie, mais à quel prix ? Le choix actuel dans la lutte contre le moustique correspond à ce que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle “le contrôle de dernier recours”. Cette lutte met en œuvre des doses considérables d’insecticides chimiques, sans que les conséquences de leur utilisation sur l’environnement ne soient réellement prises en compte jusqu’à ce jour. Le préfet a commandé, seulement la semaine dernière, une étude d’impact à la Diren. Quand les résultats seront connus, s’ils le sont un jour, il y a de grandes chances que le mal soit en grande partie fait. C’est déjà le cas pour de nombreuses colonies d’abeilles et l’hécatombe ne fait que commencer. Les inquiétudes des apiculteurs se sont confirmées dans les hauts de Saint-Pierre (lire par ailleurs) où la mortalité des abeilles est le premier signe d’un éventuel bouleversement écologique majeur. Considérées comme les “sentinelles de l’environnement”, les abeilles sont les dernières victimes des dommages collatéraux de la lutte chimique anti-vectorielle. Avant elles, nombre d’insectes et de prédateurs des moustiques comme les endormis ou les libellules sont tombées au champ d’honneur dans l’indifférence la plus totale. Le recours massif au Fénitrothion pour détruire les moustiques adultes est le premier responsable de cette situation.

La Deltaméthrine aussi toxique

Elle ne va guère s’améliorer quand les équipes de “flytoxeurs” vont utiliser leur nouveau produit, la Deltaméthrine. Cet insecticide, s’il est déclaré moins nocif, reste particulièrement toxique pour les insectes quels qu’ils soient. La fiche “e-phy” de ce produit visible sur le site du ministère de l’Agriculture est suffisamment édifiante. La Deltaméthrine est classée moyennement toxique pour les lézards, toxique pour tous les insectes pollinisateurs, abeille comprise, mais aussi les mouches, les araignées ou encore les punaises. Tout cela dans des conditions “normales” d’utilisation. Cela n’a rien de nouveau. L’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) de la région Rhône-Alpes l’affirme clairement depuis plusieurs années : “Il n’y a pas de substance sélective des moustiques adultes, l’ensemble des insectes est touché”. Aussi cet établissement public privilégie l’approche larvicide pour lutter en amont contre les moustiques. L’approche la plus sensée, mais elle apparaît à l’heure actuelle à la Réunion, presque accessoire. Faute d’avoir réagi à temps, dans l’urgence et la précipitation, les pouvoirs publics mettent, maintenant encore, l’accent sur des campagnes massives de traitement adulticides dont l’efficacité reste toujours à prouver. Leur nocivité pour la flore et la faune, hélas, ne semble plus à démontrer. Une opinion que partage la présidente du groupement des agriculteurs bio de la Réunion. Mireille Jolet affiche une colère froide. Pas forcément contre les produits eux-mêmes, mais plus sur la manière dont ils sont utilisés. “Ces produits ne sont pas prévus pour être utilisés à des doses aussi massives”, remarque-t-elle. Les premiers effets n’ont pas tardé : “Chaque jour je ramasse un endormi mort alors que les brigades ne sont pas passées à proximité de chez moi”. Les prédateurs des moustiques, sont les victimes collatérales du flytoxage massif de l’île. Mais, “en l’absence de prédateurs, qui nous dit que demain les moustiques ne vont pas être encore plus nombreux”, s’interroge l’agricultrice bio. Pour elle c’est une “véritable catastrophe pour la biodiversité réunionnaise”. Difficile de lui donner tort tant l’équilibre de l’environnement est fragile, surtout dans un milieu insulaire comme la Réunion. Et, justement, “la chaîne s’est cassée” d’après elle. Mireille Jolet en veut pour preuve une situation toute simple : “J’ai des pucerons qui attaquent les bourgeons de certaines plantes, je ne les ai jamais traités car normalement les coccinelles s’en occupent mais là je n’ai plus une seule coccinelle”. “En agriculture bio, la première chose qu’on nous enseigne c’est que la nature se régule elle même”, rappelle Mireille Jolet.

“Nous sommes dans une impasse”

Mais l’intervention de l’homme, cette fois-ci, est en train de rompre ce fragile équilibre avec des conséquences à moyen et long terme. Tout d’abord, c’est presque aujourd’hui inévitable, la miellée de baies roses n’aura pas lieu. Quand on sait qu’elle représente plus de la moitié de la production réunionnaise de miel, on mesure l’impact immédiat. Cependant, à celui-ci j’ajoute un problème encore plus large et qui va toucher une grande partie de l’agriculture réunionnaise. Il ne faut pas oublier que 70 % de l’activité agricole dépend des insectes pollinisateurs. Sans eux, les fleurs ne sont, peu ou prou, plus fécondées et ne donneront pas de fruits. “Vous vous imaginez, s’il faut le faire manuellement, le coût que cela va représenter, les abeilles sont par exemple indispensables pour les cucurbitacées ou les fruits de la passion, mais aussi les fraises, les melons et tous les arbres fruitiers”, note avec pessimisme la présidente du groupement des agriculteurs bio de la Réunion. C’est la même chose pour les lechis, même si la floraison n’est bien sûr pas encore d’actualité. Mais, malheureusement, on peut s’interroger sur les conséquences à long terme. Les apiculteurs ne vont certainement pas descendre leurs ruches sur le littoral, pour la miellée de baies roses. Le faire reviendrait à empoisonner les colonies d’abeilles. Mais, en altitude, au même moment, les ressources sont limitées et “les abeilles vont mourir de faim quoi qu’on fasse, c’est la quadrature du cercle, nous sommes dans une impasse”, se désole un apiculteur. Pour assurer la pollinisation les agriculteurs peuvent toujours compter sur le vent et les rares essaims qui auront survécu aux commandos de flytoxeurs, mais cela ne sera jamais suffisant.

Pierre Leyral

sources www.clicanoo.com

Auteur: cristaline
Date: 13 Fév 2006 16:32
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
entretien avec un maire alain benard qui avait deja prevenu un an avant des risques, mais a l'epoque , les autorités competentes ont fait si j'ose dire la sourde oreilles.


Au dernier décompte, 70 000 Réunionnais étaient officiellement atteints du chikungunya. Persistez-vous à dire que cette crise était évitable ?

Alain Bénard : Dès le début, nous avons attiré l’attention des autorités sur le risque de pandémie. On ne nous a jamais pris au sérieux. Le ton est même monté lors d’une réunion à la sous-préfecture de Saint-Paul. Un de nos cadres qui défendait notre position s’est entendu dire par le représentant de l’État “faut-il vous lire le texte de loi en créole. C’était plus facile au temps de la colonie...” Cette seule petite phrase résumait parfaitement l’état d’esprit dans lequel allait être gérée cette crise. On ne faisait que demander l’application du décret de 64. Un texte qui nous aurait permis de mettre aussitôt en place un plan de lutte contre le moustique. Maintenant que le mal est fait, j’ai le sentiment que les responsables ne sont plus dans la lutte contre le chikungunya mais dans la construction d’une défense au pénal. La divulgation malhonnête des sites sauvages de dépôts d’ordures dans les communes en est une preuve. Ils vont chercher à faire porter la responsabilité à d’autres. A la population, aux maires...

Selon vous, les services de l’État ont, dès le départ, minimisé une catastrophe dont on paye maintenant les conséquences sur le plan sanitaire et économique ?

La position de l’État a été constante. Il y a eu un refus de la réalité et des risques. Aujourd’hui encore, ses services nient la propagation de l’épidémie, ou ils la limitent. Ils nient les morts. On est exactement dans une gestion de type canicule qui a frappé la France en 2002 avec le mensonge comme mode de communication. A l’époque de la canicule, les parents des victimes étaient accusés de les avoir abandonnées seules chez elles. On a aussi accusé les hospices. Pour le chikungunya c’est la même chose. La population est montrée du doigt pour son manque de civisme et derrière elle, les maires. En réalité, face à une maladie méconnue, les services de l’État n’ont rien fait. Le phénomène n’a pas été pris en compte même lorsqu’ils se sont aperçus qu’il prenait de l’ampleur. Vos accusations sont très graves... J’en suis conscient. Cette attitude s’explique par deux raisons principales à mon sens. Un souci de gérer sa carrière d’une part en appliquant ce théorème : moins il y aura de choses désagréables, mieux je serai noté... Une incompétence manifeste ensuite qui a conduit à ne pas prendre en compte l’intérêt général, à ne pas avoir le souci du bien du public. Le résumé de tout ça est une vision passéiste de l’outre-mer qu’entretiennent encore des serviteurs de l’État. Ils se disent : ces “noirs” sont malades ? Quoi de plus naturel. Nous sommes venus pour leur apporter un bien sanitaire, le RMI et bien d’autres choses... Pourquoi gueulent-ils aujourd’hui ? Mais ces fonctionnaires qui viennent ici pour faire carrière doivent savoir qu’ils se sont trompés. Ici, c’est encore la France. L’outre-mer, c’est ailleurs.

Depuis un mois maintenant, la lutte contre le moustique s’organise. Pensez-vous que l’on puisse encore éradiquer le fléau ?

Non. C’est trop tard. Vous, moi, l’ensemble des Réunionnais sera un jour atteint par le virus. Nous sommes malheureusement condamnés à ça. D’ailleurs, aujourd’hui, la lutte ne consiste plus vraiment à éradiquer le moustique mais à limiter les dégâts. C’est comme pour un incendie. Au début il faut un verre d’eau pour l’éteindre. Ensuite un camion de pompier. Mais la maison brûle quand même parce qu’on n’éteint plus l’incendie. On évite sa propagation. Néanmoins ce qui a été fait servira pour d’autres maladies, d’autres arboviroses qui vont débarquer dans l’île un jour ou l’autre. Le fait d’avoir sensibilisé la population sur les risques des dépôts sauvages d’ordures et une gestion différente de la cour est très important. Le fait d’avoir fait prendre conscience à l’État qu’il fallait rester vigilant est tout aussi primordial. On ne doit plus laisser la négligence s’installer à tous les niveaux. Les leçons d’aujourd’hui serviront pour les maladies de demain. Du moins je l’espère.

D’un côté vous reprochez à l’État de n’avoir rien fait pour combattre le moustique vecteur du virus. De l’autre, vous suspendez la démoustication des écoles. C’est un peu vouloir une chose et faire son contraire ?

Il a fallu des dizaines d’années pour combattre le paludisme à la Réunion. La lutte a été menée avec du DTT. C’était très efficace. Mais qu’a-t-on perdu comme patrimoine au niveau de la faune et de la flore ? On ne le saura jamais. Et à l’époque, on pouvait dire qu’on ignorait les conséquences. Aujourd’hui, c’est différent. On connaît les méfaits des produits utilisés pour démoustiquer. Mais on a bâti la communication sur le mensonge. On a menti aux collectivités. On a menti aux personnes qu’on allait employer. On a menti à la population. On nous a dit que les produits n’étaient pas dangereux. Il fallait éviter un contact direct entre deux et six heures après le traitement. Le mensonge était si gros que le recteur est venu le rectifier en direct à la télé. Il faut attendre 24 h pour rouvrir les classes. Ça, on ne nous l’a jamais dit. Pour la main d’œuvre c’est la même chose. Au bout d’une demi-heure de formation, les Rmistes embauchés pouvaient aller démoustiquer. Or, le protocole prévoit entre 7 et 15 jours de formation. On a envoyé des Rmistes sur le terrain, employer un produit dangereux pour leur santé. A aucun moment également les personnes chez qui on démoustiquait n’ont été informées des précautions à prendre. Les fruits et les légumes qu’il ne faut pas consommer dans un délai de quinze jours et qui doivent être impérativement épluchés ; des jouets des enfants qu’on doit abondamment laver... On nous a menti sur les incidences pour la faune, pour la flore, pour les hommes, les enfants... Ces mensonges s’installent dans une suite logique. Ils estiment avoir à faire à des sous citoyens qui doivent être sous informés. C’est un département d’outre-mer... Il y a des choses que certains serviteurs de l’État s’autorisent ici mais auxquelles ils n’auraient même pas songé en France métropolitaine.

L’entomologiste André Yébakima reconnaît la nocivité des produits utilisés. Mais parle d’un mal nécessaire pour combattre la propagation du virus. Vous partagez cet avis ?

Je me réfère au protocole d’utilisation et au rapport rédigé par l’Inspection générale des affaires sanitaires (Igas). Cette commission d’experts a dit que les produits n’étaient pas bons, qu’on ne connaissait pas leur efficacité et qu’il y avait un risque majeur. Pourquoi demander l’avis des professionnels si on ne tient pas compte de ce qu’ils disent ? On a le chikungunya et, maintenant, on veut nous intoxiquer. C’est une gestion absurde de la crise, à se demander s’il y a encore un pilote dans l’avion... Il y a d’autres moyens de lutte et il appartenait au préfet de faire des choix, de l’expliquer aux élus, à la population. De dire la vérité pour ne pas rentrer dans le mensonge. Est-ce que le remède qu’on a appliqué et qu’on utilise encore ne va pas être plus grave que le mal ? C’est évident qu’il va y avoir des conséquences en chaîne. Aussi bien chez les enfants que chez les personnes qui ont manipulé les produits sans être formés. C’est ce qui me met hors de moi. Au désastre économique viendra alors s’ajouter une autre catastrophe sanitaire.

Selon vous, le représentant de l’État n’a pas fait ce qu’il fallait faire et surtout pas le bon choix ?

Depuis le début, la crise est mal gérée. Il y a bien sûr la question des produits utilisés pour démoustiquer. Mais aussi celle de la flambée des prix sur les articles anti-moustiques. Le préfet aurait dû dès le moins de novembre bloquer les prix. Il pouvait le faire. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Le plan Orsec aurait dû être déclenché. Une campagne d’information départementale aurait dû être menée... A ce niveau de responsabilité, lorsqu’on n’est pas capable de trouver une solution face à la crise, tous les jours il y a un avion qui part...

Ce qui veut dire que des têtes devront tomber ?

Elles tomberont. Il y aura une commission d’enquête, c’est maintenant une certitude. Ce sera à elle de désigner les responsables. Le petit jeu consistera alors à détourner les responsabilités. Pour ma part, je suis à la recherche de solutions. Je souhaite simplement qu’on nomme à la Réunion des responsables capables de mettre un terme à la crise. Cela signifie clairement que ceux qui sont en place actuellement ne le sont pas. Cette crise n’est vraiment pas gérée. C’est un bateau fou.

Vos rapports avec l’État étaient déjà tendus. Ne craignez-vous qu’ils se crispent un peu plus encore ?

Je suis maire de Saint-Paul et, à ce titre, j’essaie de faire au mieux pour ma population. Par ailleurs, je ne suis pas anarchiste. Je n’ai rien contre l’État en tant que tel, mais j’en veux à certains de ses serviteurs qui entretiennent des pratiques coloniales contre l’intérêt général. On n’a plus à faire à une population des années 50. Les Réunionnais sont majeurs et ont droit à un minimum de transparence. La population réunionnaise a su rester digne face à la grippe espagnole au paludisme, à une quasi famine... Sur la base de la vérité, la crise actuelle n’aurait pas été la même. On dit que le chikungunya est la maladie qui fait marcher courbé. Atteinte par le virus, c’est la Réunion qui s’est couchée. Devant qui et pourquoi ? Une Réunion debout avec ses élus, ses responsables syndicaux, ses présidents de chambres consulaires... le développement de la crise aurait été différent






source: www.clicanoo.com

Auteur: belboug
Date: 13 Fév 2006 17:43
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
chanson pour les ti manmay en guadeloupe:

an moustik môdé mwen mwen mwen
mwen krié élé wouay woua wouay
an pran fizi an mwen mwen mwen
moustik la élé wouay wouay wouay

Auteur: cristaline
Date: 13 Fév 2006 17:57
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
belboug a écrit:
chanson pour les ti manmay en guadeloupe:

an moustik môdé mwen mwen mwen
mwen krié élé wouay woua wouay
an pran fizi an mwen mwen mwen
moustik la élé wouay wouay wouay




Auteur: cristaline
Date: 14 Fév 2006 16:06
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Deux chikungunyés à la minute
75 000. C’est le nombre de personnes infectées par le chikungunya au 9 février (données recueillies jusqu’au 5 février). Soit un habitant sur dix. Mercredi dernier, la Cellule interrégionale épidémiologique (CIRE) de la Réunion-Mayotte faisait état



La Réunion recense donc 5 000 nouvelles victimes en à peine deux jours. Selon Xavier Bertrand, ministre de la Santé, l’épidémie continue de toucher “25 000 nouveaux cas par semaine”, tandis que la préfecture estime à 22 000 le nombre de Réunionnais infectés du 30/01 au 05/02. Peu importe en réalité, car selon la source on arrive de toute façon au chiffre vertigineux de 2 à 2,5 nouveaux malades par minute ! “La vérité est ailleurs”, comme annonce la série. Il ne vaut mieux pas avoir le souci du détail étant donné que ces chiffres ne sauraient en fait refléter la réalité du terrain. “Ces données n’ont aucune valeur scientifique, reconnaît le Dr Philippe Quénel, épidémiologiste. On aura une idée précise des chiffres une fois l’épidémie terminée.” Ces dernières semaines, ce sont les zones Est et Ouest qui ont été le plus atteintes, avec un record pour Bras-Panon, où l’on enregistre entre 5 et 10 % de population contaminée depuis la flambée de l’épidémie, fin décembre (cf. tableau ci-contre). Selon le ministre de la Santé, il semblerait qu’il y ait “plus de femmes que d’hommes touchés” par le chikungunya. Quatre chercheurs arrivent ce matin à la Réunion pour récolter un maximum d’informations, notamment pour se pencher sur cette question précise et sur les transmissions materno-fœtales. D’ici quinze jours, “nous aurons établi un plan d’action”, a ajouté Xavier Bertrand.

M.P.






EPIDÉMIOLOGIE

Nombre de cas estimés depuis le début de l’épidémie : 75 000
Nombre de cas estimés pour la semaine du 30/01 au 05/02 : 22 000
Nombre de décès associés à une infection par chikungunya depuis le 1er octobre 2005 : 29

LUTTE ANTI-VECTORIELLE

Effectifs : 655 personnes sur le terrain
Zones traitées : 27
Bilan : 30 46 maisons traitées, 571 maisons non traitées dont 31 refus d’accès à la propriété

SITUATION SANITAIRE

Augmentation du nombre de passages aux urgences : 584 (sont 110 chikungunya) contre 450 (dont 97 chikungunya) le 11/02
Augmentation du nombre d’hospitalisations : 154 (dont 35 chikungunya) contre 97 (dont 26 chikungunya) le 11/02.






source: www.clicanoo.com

Auteur: belboug
Date: 14 Fév 2006 20:57
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
on va finir par mettre tous les réunionnais débarquants dans un nouveau pays en quarantaine suivi d'une douche de baygon vert obligatoire


cristou , j'ai peur

Auteur: willou
Date: 14 Fév 2006 21:49
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
J'ai une question. Quand on a chopé le virus une 1ere fois, on est immunisé? Ou on peut se le rechoper encore et encore??

Auteur: cristaline
Date: 14 Fév 2006 21:59
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
belboug a écrit:
on va finir par mettre tous les réunionnais débarquants dans un nouveau pays en quarantaine suivi d'une douche de baygon vert obligatoire


cristou , j'ai peur







belboug toujours le mot pour rire
et entrenous c' moi qui devrais avoir peur puiske je suis exposé directement

pour etre plus serieuse je le redis je trouve que les medias exageres ..... peu etre que je me trompe aussi............
mais en tous cas il est evident qu'avec tous les articles qui se font sur le chikungunya n'importe qu'elle personne de sensé en lisant les divers articles ne poserai pas un pied l'ile

Auteur: Kayang
Date: 15 Fév 2006 23:07
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
cristaline a écrit:
belboug a écrit:
chanson pour les ti manmay en guadeloupe:

an moustik môdé mwen mwen mwen
mwen krié élé wouay woua wouay
an pran fizi an mwen mwen mwen
moustik la élé wouay wouay wouay





hi hi !

On en a une aussi comme ça chez nous :
moustik, la pike a moin, moustik la pike a moin

Sais plus la suite .....

Auteur: enao
Date: 15 Fév 2006 23:17
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
La sikùn m'inquiete pas, c'est plutot les insecticide qu'ils utilisent.....
enplus que le réyoné est allergique à tout, le virus va muté

Auteur: cristaline
Date: 15 Fév 2006 23:34
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
enao a écrit:
La sikùn m'inquiete pas, c'est plutot les insecticide qu'ils utilisent.....





effectivement

Auteur: cristaline
Date: 15 Fév 2006 23:37
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
willou a écrit:
J'ai une question. Quand on a chopé le virus une 1ere fois, on est immunisé? Ou on peut se le rechoper encore et encore??





quand tu l'as deja attrapé 1 fois, tu peux avoir des rechutes 1 mois apres............ voir 1 an apres

Auteur: willou
Date: 15 Fév 2006 23:42
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Des rechutes? C'est à dire? Ma maman l'a attrapé en juillet dernier. Elle peut faire une rechute même sans se faire piquer c'est ça?

Auteur: cristaline
Date: 15 Fév 2006 23:51
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
willou a écrit:
Des rechutes? C'est à dire? Ma maman l'a attrapé en juillet dernier. Elle peut faire une rechute même sans se faire piquer c'est ça?





oui . maintenant je sais pas si c' vrai , moi je te dis sa par r'apport a ce que j'ai lu et aussi par r'apport de temoignage de gens.

Auteur: cristaline
Date: 16 Fév 2006 00:06
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
en faite pour tout te dire je crois pas trop a ses histoire de rchute, parce que moi comme je l'ai deja dit , j'ai attrapé le chikungunya en debut decembre sa a durée 4 jours maxi,mais par momen til m'arrive d'avoir des douleurs au membres ( niveau poigner et jambes)
maintenant dire que c' a cause de rechute je reste sceptique puiske là nous sommes en été et qui dit eté dit moustique . donc pour en etre sure faudrai voir si les gens on ses fameuses rechute en hiver.

Auteur: willou
Date: 16 Fév 2006 01:10
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
En fait ce n'était pas trop ma question. Je voulais savoir si on pouvait être recontaminé après une piqure tout en sachant qu'on a déjà eu le chikungunya quelques mois avant.

Auteur: cristaline
Date: 16 Fév 2006 09:22
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
willou a écrit:
En fait ce n'était pas trop ma question. Je voulais savoir si on pouvait être recontaminé après une piqure tout en sachant qu'on a déjà eu le chikungunya quelques mois avant.






aucune idée, certaine personne dise que oui mais moi je peu rien te dire a ce sujet.........

Auteur: willou
Date: 16 Fév 2006 14:19
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Ok, merci pour tes réponses.

Auteur: cristaline
Date: 16 Fév 2006 15:27
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
a savoir


La maladie

De la larve au moustique
L’œuf devient larve. La larve connaît une évolution en quatre phases, avant de se transformer en nymphe. La phase nymphale dure 48 heures et se clôt par un vol nuptial au-dessus du gîte larvaire. Tout ce cycle dure de six à dix jours. Plutôt six jours quand les circonstances, humidité et chaleur, sont idéales.

L’aedes n’est pas très difficile sur la qualité et la taille de son lieu de ponte : une canette lui suffit pour peu qu’elle contienne un peu d’eau. En revanche, il ne pond que dans l’eau douce, stagnante, non croupie et à l’ombre.

Il ne faut pas limiter la lutte anti-moustiques à la seule éradication des adultes. Il est beaucoup plus simple et efficace de s’attaquer à une flaque d’eau contenant des centaines de larves immobiles, que de courir derrière le même nombre de moustiques adultes et donc volants.


Cycle du virus
Uniquement la femelle est capable de transmettre le CHIK. Cette capacité “vectorielle” de la femelle aedes s’explique par une faculté à dupliquer le virus (et non pas la quantité de sang absorbé, bien insuffisante). Et contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en absorbant le sang mais juste avant, en injectant un peu de salive dans le corps de sa victime, que le moustique commet l’irréparable.

Un moustique s’infecte en effet en piquant un humain contaminé. Le sang traverse ensuite la frontière stomacale de l’animal pour passer dans ses glandes salivaires. La femelle devenue infectante le reste toute sa vie, soit environ un mois si elle ne croise pas sur son chemin l’humain muni de vaporisateur. Or elle pique et pond tous les quatre jours environ. 7 à 8 transmissions par moustique sont donc envisageables. Une femelle aedes pond environ 300 œufs au cours de son existence.

Les connaissances actuelles n’ont pas permis de trouver de cas de transmission verticale, c’est-à-dire que les œufs pondus par une femelle infectée ne sont a priori pas contaminés. Pour la dengue en revanche, c’est prouvé mais seulement pour un œuf sur 600.

Les symptômes
L’incubation de la maladie dure de quatre à sept jours en moyenne. La virémie, c’est-à-dire la période de présence du virus dans le sang et donc de transmission possible, s’étale sur environ cinq jours. Les anticorps se déclarent ensuite. Ils restent dans le sang. L’immunité est donc normalement acquise à vie. Les premiers symptômes peuvent faire penser à une crise de paludisme. Selon l'OMS, le chikunguya est une forme de Dengue, bien que les autorités sanitaires de différents pays préfèrent éviter cette appellation afin de préserver le tourisme. La maladie se déclare généralement par une très forte fièvre, parfois au-delà des 40°, durant environ 3 jours. Cette fièvre est suivie d'un érythème et de courbatures très douloureuses, agissant principalement sur les articulations durant 5 jours ou plus. Les douleurs articulaires peuvent persister ou réapparaître pendant plusieurs mois. Une attention particulière doit toutefois être portée aux nourrissons : les douleurs bloquent souvent leur mâchoire, les empêchant de se nourrir.

Précautions
La transmission du virus d'homme à homme n'est, à ce jour, pas démontrée. Trop de personnes âgées se sont retrouvées seules, car contaminées, à Noël. Côtoyer des “chikungunyés” ne présente pas de risques directs. Il y a cependant de fortes suspicions de transmission in-utéro entre la mère et l'enfant. Le chikungunya est suspecté de provoquer des lésions neurologiques graves chez le fœtus, pouvant entraîner son décès in utero. En piquant une personne infectée, le moustique récupère le virus et peut ainsi le propager. On ne sait pas si le moustique infesté est immédiatement contagieux ou si le virus doit d'abord évoluer dans le corps du moustique.

Aucun médicament n'a été mis au point ; seul un vaccin expérimental aurait été développé par l'armée états-unienne d'après Libération. Il n’existe pas de traitement virucide (“tueur de virus”) et aucun vaccin n’est finalisé et donc commercialisable.

Le traitement est purement symptomatique : faire tomber la fièvre et réduire la douleur au moyen d'aspirine ou de paracétamol. Le virus n'est pas mortel, mais les fièvres liées à la chaleur peuvent provoquer une hyperthermie importante pouvant causer de graves lésions au cerveau et entrainer la mort. Il existe des formes asymptomatiques (c'est à dire sans fièvre ni douleurs) également transmises par le même vecteur. Les singes sont également porteurs du chikungunya, ainsi qu'éventuellement d'autres animaux sauvages ou domestiques.











source http://fr.wikipedia.org/wiki/Chikungunya

Auteur: broly972
Date: 16 Fév 2006 23:43
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Bon ben La réunion quand meme dja 100000 cas bientot 700 000 serait-on tenté de dire ...
MOI je dis que c fini pour vous la fin est proche(Je n'ai rien contre les réunionnais , je suis juste réaliste...)

Auteur: cristaline
Date: 16 Fév 2006 23:58
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
broly972 a écrit:
Bon ben La réunion quand meme dja 100000 cas bientot 700 000 serait-on tenté de dire ...
MOI je dis que c fini pour vous la fin est proche(Je n'ai rien contre les réunionnais , je suis juste réaliste...)






la fin est proche? qu'insinues tu?


c' fini pour nous?............................... bien grand mots sa.

Auteur: willou
Date: 17 Fév 2006 00:31
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
broly972 a écrit:
Bon ben La réunion quand meme dja 100000 cas bientot 700 000 serait-on tenté de dire ...
MOI je dis que c fini pour vous la fin est proche(Je n'ai rien contre les réunionnais , je suis juste réaliste...)


Sur 100000 cas, combien de deces?

Auteur: cristaline
Date: 17 Fév 2006 00:35
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
willou a écrit:
broly972 a écrit:
Bon ben La réunion quand meme dja 100000 cas bientot 700 000 serait-on tenté de dire ...
MOI je dis que c fini pour vous la fin est proche(Je n'ai rien contre les réunionnais , je suis juste réaliste...)


Sur 100000 cas, combien de deces?







50 a savoir que la plupart ce sont des personnes agees donc fragiliser
il me semble qu'il y'a 3 personnes sur les 50( avaient la trentaines) .

Auteur: cristaline
Date: 22 Fév 2006 00:24
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
riverain972 a ecrit voir ci dessous (j'ai fait le copier/coller pour lui )


L'épidémie de Chikungunya, qui touche la Réunion, a contaminé 100.000 personnes depuis le mois de février. 1 personne sur 7 à la Réunion

Selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut de veille sanitaire, dix mois après l'apparition de l'épidémie, la transmission du virus ne s'est pas interrompue.
Dix mois après l'apparition de l'épidémie de Chikungunya à La Réunion, la transmission du virus ne s'est pas interrompue sur l'île, selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publié mardi 31 janvier.
"Contrairement à ce qui s'est passé dans les îles voisines et malgré une phase d'accalmie entre juillet et octobre, la transmission du virus Chikungunya ne s'est pas interrompue à La Réunion. Avec l'été austral, on assiste à une nouvelle progression du nombre de cas, progression qui s'est encore amplifiée à partir du mois de décembre", observe l'InVS.
. Cette maladie virale, qui provoque des douleurs musculaires et articulaires particulièrement invalidantes et pénibles, transmise par les moustiques s'est déclaré dans l'océan Indien début 2005.


Toutes les classes d'âge ont été touchées par la maladie sur l'île, où les cas se sont répartis de manière hétérogène.
Les principaux signes cliniques présentés par les patients sont la fièvre (99,6%), les douleurs musculaires (99,2%), les myalgies (97,7%) et les céphalées (84,1%).
52 personnes en seraient mortes.



(j'ai fait un mix de plusieurs articles de presse).

Auteur: belboug
Date: 22 Fév 2006 00:27
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
j'ai appris qu'un autre gamin est mort à cause de cette maladie,j'ai de plus en plus peur ma cristalinou

Auteur: cristaline
Date: 22 Fév 2006 00:35
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
belboug a écrit:
j'ai appris qu'un autre gamin est mort à cause de cette maladie,j'ai de plus en plus peur ma cristalinou





oui c' une fillette .ils disent que c' sa mais..............................honnetement j'en doute
mais bon..........

Auteur: willou
Date: 22 Fév 2006 00:38
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Je ne comprend pas pk la Réunion est autant touché par ce virus par rapport aux iles voisines.

110000 cas à la Réunion contre à peine 1000 à Mayotte et 300 à Maurice!! C'est le même climat, le même virus, les mêmes moustiques...

Auteur: Lapine Killah
Date: 22 Fév 2006 00:45
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Les autres iles n'ont pas réagit plus vite pour éviter la prolifération des moustiques ?

Auteur: cristaline
Date: 22 Fév 2006 00:50
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
willou a écrit:
Je ne comprend pas pk la Réunion est autant touché par ce virus par rapport aux iles voisines.

110000 cas à la Réunion contre à peine 1000 à Mayotte et 300 à Maurice!! C'est le même climat, le même virus, les mêmes moustiques...






moi aussi je suis comme toi je comprends pas le pkoi du comment .les moustiques preferent la reunion ............... non mais plus serieusement je mettrai ma main au feu mais concernant les chiffres pour l'ile maurice a mon avis c' faussée ( histoire de pas faire affoler les touristes) sa n'engage que moi ce que je viens de dire ( heureusement )

Auteur: sicqo
Date: 22 Fév 2006 01:37
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
les moustiques sont pitète aristocrates

Auteur: cristaline
Date: 22 Fév 2006 01:41
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
sicqo a écrit:
les moustiques sont pitète aristocrates






Auteur: cristaline
Date: 22 Fév 2006 09:57
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
source: www.clicanoo.com


Une jeune fille tuée par le chikungunya



Cinquante trois décès au jour d’aujourd’hui directement ou indirectement liés au virus du chikungunya. Tricia, qui aurait eu 10 ans, le 16 avril prochain, était la petite dernière de la famille Nalem à la cité Labourdonnais à Saint-Benoît. Elle s’est éteinte, lundi après-midi, au service de réanimation pédiatrique du CHD de Bellepierre. Elle avait été hospitalisée, mercredi, aux urgences pour des maux de tête et un peu de fièvre. Un décès qui r appelle étrangement celui du petit Dylan de Sainte-Suzanne, 10 ans, survenu, le 13 janvier dernier, à Bellepierre. Comme Dylan, Tricia n’avait pas de problème particulier de santé.


Le doute est-il encore permis ?


L’ARH a fait un premier point hier sur les causes du décès de la petite Tricia. Le docteur Jean-Luc Alessandri, chef du service de réanimation pédiatrique au CHD Bellepierre a résumé le déroulement de la pathologie dont a été victime Tricia.

Atteinte par le virus du chikungunya il y a 7 jours tout comme plusieurs membres de sa famille, la jeune fille avait pu reprendre l’école dès le 14 février avant de connaître une altération de la conscience le 16 et d’être hospitalisée à Saint-Benoît puis au CHD de Bellepierre dans la journée. Une encéphalite méningée était alors soupçonnée, méningite sans germes bactériens donc supposée comme virale. Placée sous traitement antibiotique et antiviral, Tricia a vu par la suite son état se dégrader. Le 19 février un œdème cérébral entraînait l’altération de certaines fonctions cérébrales et son décès par arrêt cardiaque a été constaté le lendemain malgré tous les actes nécessaires à sa réanimation. “Il y a un lien vraisemblable entre son décès et l’épidémie de chikungunya, explique Antoine Perrin, directeur de l’ARH, mais rien de formel tant que l’enquête sérologique ne sera pas bouclée”. Il faudra une quinzaine de jours pour que les tests démontrent ou non la présence d’une autre maladie et celle du virus du CHIK dans les échantillons sanguins prélevés sur la jeune fille. D’autre part les parents ont refusé que soit pratiqué une autopsie. Jean-Luc Alessandri a néanmoins précisé qu’il y avait des traces du virus dans le liquide céphalo-rachidien de la jeune fille comme l’ont révélé les analyses après ponction lombaire. Et comme l’a confirmé Antoine Perrin le virus du chikungunya s’attaque aux cellules nerveuses. Il est donc possible de rapprocher le cas de la petite Tricia avec celui du jeune Dylan, décédé lui aussi d’une forme d’encéphalite foudroyante le 13 janvier dernier. Antoine Perrin a beau rappeler que deux décès d’enfants sur les 110 000 cas de CHIK répertoriés au 12 février, ce n’est pas statistiquement significatif, on est en droit de se poser certaines questions. Quand on parle d’encéphalite à virus chikungunya, le doute sur la cause du décès de Tricia est-il encore permis ? Combien de temps va-t-on encore attendre pour connaître la vérité de la bouche des autorités ? Doit-on continuer de laisser nos enfants à la merci du hasard ?

JM Pouget

Auteur: willou
Date: 22 Fév 2006 14:23
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
cristaline a écrit:
non mais plus serieusement je mettrai ma main au feu mais concernant les chiffres pour l'ile maurice a mon avis c' faussée ( histoire de pas faire affoler les touristes) sa n'engage que moi ce que je viens de dire ( heureusement )


Effectivement c'est une hypotese.

Auteur: cristaline
Date: 23 Fév 2006 17:20
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Le chikungunya, maladie de l’océan Indien

Alors que certaines îles de l’océan Indien comme Maurice et les Seychelles continuent à se voiler la face, il faut se rendre à l’évidence, le chikungunya sévit partout et frappe des quantités importantes de population. Seule exception qui pourrait faire sourire si la situation n’était pas aussi grave, Madagascar où officiellement seul un cas de chikungunya aurait été décelé, les autres étant des cas de dengue.


À Mayotte : Le cap des 1 000 cas de chikungunya a été franchi à Mayotte. En quinze jours on était passé de 250 à 766 cas suspects d’infection aiguë selon l’Institut national de veille sanitaire. Dans l’île aux parfums (160.265 habitants au 30 juillet 2002), l’épidémie avait été contrôlée début 2005 puis avait disparu, mais 56 cas étaient enregistrés fin janvier 2006, indiquait à cette date M. Bertrand. Aux Seychelles : Sur environ 80 000 habitants, 3 309 cas ont été déclarés depuis le début de l’année, alors que les autorités en comptabilisaient environ 2 000 il y a une quinzaine de jours. À Madagascar : Aucun cas de chikungunya n’a été relevé à Madagascar lors des premières analyses effectuées sur des cas douteux de malades, a déclaré jeudi à Anatananarivo le ministre malgache de la Santé, Jean-Louis
Robinson. Une recrudescence de fièvre avait été observée chez des centaines de patients fin janvier début février à Toamasina (côte est) et sur l’île de Nosy be (côte nord-ouest), faisant craindre l’apparition de premiers cas de chikungunya dans la Grande Île. "Sur les six analyses de cas suspects envoyées à Lyon, un seul s’est révélé être une arbovirose, qui n’est pas un chikungunya, mais sans doute une forme de dengue", a ajouté le ministre. “Ainsi c’est le virus de la dengue qui a entraîné une augmentation significative des cas de fièvre dans la ville de Toamasina et non le chikungunya.” Une arbovirose est une affection virale transmise par un moustique. Il existe cinq familles d’arbovirose, regroupant des centaines de virus répertoriés. Parmi ces virus, 110 sont pathogènes pour l’homme, dont notamment le chikungunya, la fièvre jaune, les dengues. "Plus d’une vingtaine d’autres analyses sont en cours à Lyon, dont nous attendons les résultats", a précisé le directeur de cabinet du ministère malgache de la Santé, Rolland Rajonson. Dans ce concert rassurant, une fausse note, “un médecin de l’Institut Pasteur de Madagascar a lâché qu’un cas suspect de chikungunya a été identifié par l’Institut Pasteur de Lyon”, rapporte notre confrère L’Express de Madagascar. Par ailleurs, "une équipe de quatre à cinq techniciens français de la Réunion arrivera la semaine prochaine faire une démonstration de traitement d’une zone infectée", a déclaré de son côté à l’AFP le colonel Denis Opplert, attaché de défense de l’Ambassade de France à Madagascar.

A.D.









L’OMS envoie une équipe dans les îles de l’océan Indien L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé mardi qu’une équipe d’experts allait se rendre à La Réunion et dans les îles de l’océan Indien touchées par l’épidémie de chikungunya. "Une équipe de l’OMS va partir demain pour la Réunion et y restera quelques jours avant de se rendre à l’Île Maurice, Madagascar et aux Seychelles", a déclaré la porte-parole de l’organisation onusienne, Fadela Chaib. Les experts feront un bilan des actions entreprises par les autorités locales pour lutter contre cette maladie qui provoque des douleurs articulaires. La mission des experts consistera à "essayer de voir si il n’est pas possible de créer une sorte de surveillance régionale du chikungunya dans l’Ocean indien et aussi évaluer quels sont les résultats de la lutte qu’ont menée les autorités nationales dans ces pays-là, en particulier à La Réunion", a indiqué Mme Chaib. Les experts devront aussi "aider les pays à évaluer leurs capacités à contrôler cette épidémie", a-t-elle ajouté. La Réunion compte déjà 110 000 malades, soit environ 8% de la population totale de 770 000 habitants, et les autorités ont entrepris une série de mesures pour l’élimination du moustique vecteur de la transmission du virus. Plus d’un millier de personnes ont également été contaminées dans les Seychelles et plusieurs centaines à l’Île Maurice.


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Auteur: cristaline
Date: 23 Fév 2006 17:25
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Un malade sur 1 000 peut faire une forme grave


L’épidémie qui sévit à la Réunion aura eu au moins un mérite : révéler que le chikungunya n’est pas seulement une maladie bénigne, mais peut causer des formes graves et entraîner la mort, plus ou moins directement. Fort heureusement, ces formes graves, pour tragiques qu’elles soient, prises individuellement, sont au premier regard assez peu nombreuses : une pour 1 000 cas déclarés, d’après les éléments recueillis jusqu’à aujourd’hui. C’est beaucoup et à la fois peu si on compare avec d’autres virus.


Mortel, le virus du chikungunya l’a été à plusieurs reprises déjà, indirectement mais aussi directement. Le dernier bilan officiel de l’épidémie, en date du 12 février, évoque 52 certificats de décès où apparaît le chikungunya. Dans cinq d’entre eux le virus aurait même joué un rôle direct dans le décès à en croire les autorités sanitaires réunionnaises. Face à cette cinquantaine de décès, il faut aussi mettre en parallèle un nombre presque identique de formes graves qui se sont déclarées chez des patients réunionnais depuis le début de l’épidémie. Les premiers cas remontent au mois de juin et dans chacun d’entre eux une
fonction vitale a dû être supplée par les services de réanimation du GHSR de Saint-Pierre ou du CHD de Saint-Denis. Pour le patron des urgences de ce dernier établissement, il n’y a pas de doutes “tous les malades qui ont été intubés et ventilés en réanimation ne seraient plus là sans cela”. En somme, “le nombre de décès a été minoré par les moyens de soins qu’on a ici à la Réunion, je pense qu’il y a eu vraisemblablement une cinquantaine de formes graves”, poursuit le Dr Bernard Gaüzère



LA LÉTALITÉ DU VIRUS



Dès lors, il apparaît raisonnable de tabler sur une centaine de formes graves sur l’ensemble de l’île depuis le début de l’épidémie : entre les patients qui sont sortis de réanimation avec plus ou moins de séquelles et ceux qui sont décédés plus ou moins directement du chikungunya. Un rapide calcul donne donc, d’après les chiffres officiels au 12 février dernier, un ratio théorique de 1 forme grave pour 1 000 personnes infectées. “Je pense que cela doit se situer entre 0,5 et 1 pour 1 000 à condition bien sûr qu’il n’y ait eu vraiment que 110 000 cas et ça j’en doute un peu, je crois que c’est plutôt une fourchette basse”, reconnaît le Dr Gaüzère. Il est vrai que le nombre des formes asymptomatiques du chikungunya reste encore une inconnue. Aux 110 000 cas déclarés, il faut peut-être ajouter un nombre important de porteurs sains (30 % ou plus) qui tout en ayant été en contact avec le virus n’ont pas développé de signes cliniques. Le ratio théorique de 0,1 % reste néanmoins bien éloigné de celui d’autres pathologies beaucoup plus dangereuses pour l’homme. Si le chikungunya vous semble particulièrement agressif, que dire alors du SRAS (syndrome respiratoire aigu) et plus encore de la grippe aviaire “qui tue une fois sur deux”, souligne le Dr Gaüzère. Il rappelle aussi que “jusque dans les années 60 à la Réunion, le paludisme était responsable du tiers des décès, soit 3 000 morts par an”. Finalement, l’agressivité du virus semble être comparable à certaines formes de dengue, mais cela reste à confirmer sur le long terme. À titre de comparaison, lors de l’épidémie de dengue, de 2003 en Martinique, “il y avait eu vingt morts pour 22 000 cas”, dit le chef des urgences de Saint- Denis. Une forme grave pour mille ou 0,1 %, dans le cas du chikungunya, cela peut sembler énorme, tout de même, surtout pour une maladie qualifiée jusqu’au début de l’année comme seulement bénigne. Peu documentée, cette maladie, présente jusque-là uniquement dans des pays en voie de développement, frappe pour la première fois une région du monde dotée, quoi qu’on en dise, d’infrastructures sanitaires de pointe. Elles seules ont permis de mener des investigations qui ont révélé la létalité du virus. “Au début, on avait vraiment peu de renseignements. Et, mauvaise surprise, on a vu apparaître des formes nouvelles qui n’étaient pas décrites dans la littérature médicale. Ces formes émergentes, on les voit aujourd’hui à la Réunion, mais elles ont très bien pu exister avant en Afrique”. À la différence notable que les décès imputables au chikungunya y sont passés inaperçus en l’absence de moyens médicaux suffisants.




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Auteur: enao
Date: 23 Fév 2006 20:40
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
sa lé binm cristaline, Akoz aou nou'zot konè miè losikùn, mesi pou out zinfo
sinonsa je sais que Mada a fait passé la sikùn pour un palu "mutant" ,
qu'à Mayotte ya tellement d'autre malèr que ce virus n'est qu'un detail,
et que Morys' et Sesel ont vidé leur compte pour "bègoné" une terre qui d'après eux "n'as pas de moustique"
d'après des sources rfo, vaovao gasy, radio moris et karè seselwa...

Auteur: cristaline
Date: 23 Fév 2006 23:51
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
de rien enao . y fait plaisir kar mi té kalcul ke do moune peu etre té lire pas trop lo bandes article su le chik mi lé rassuré astere mi peu continué largue lo bande article pour tenir do moune informé sur lo l'epidemie.

Auteur: cristaline
Date: 24 Fév 2006 06:47
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
[size=18][/sizChikungunya : 130 000 cas, 77 morts


]Les derniers chiffres de l’Institut de veille sanitaire (InVS) font état au 19 février de 130 000 cas et de 77 décès imputables à l’épidémie de chikungunya. “Une situation radicalement nouvelle donc, qui n’avait été anticipée et prévue par aucune thèse scientifique, selon lesquelles le chikungunya ne tuait pas”, a déclaré hier Xavier Bertrand dans un journal métropolitain. Les principaux concernés auraient été heureux d’avoir la primeur de cette information.



77 décès imputables directement ou indirectement au chikungunya. Le chiffre fait froid dans le dos. En une semaine, on comptabilise 25 nouveaux morts. La précédente situation épidémiologique du 12 février faisait en effet état de 52 décès et les derniers chiffres de l’Institut de veille sanitaire (InVS), annoncés par le ministre de la Santé dans un entretien pour “Le Figaro”, sont arrêtés au 19 février. Pourtant, selon Jean-Paul Boutin, médecin au département d’épidémiologie et de santé publique de l’Institut de médecine tropicale du service de santé des armées (IMTSSA), “le dernier certificat de décès sur lequel le chikungunya est mentionné remonte au 16 février”. Entre le 16 et le 19 février, il n’y aurait donc aucun décompte réalisé. Ce qui change significativement la donne, puisqu’on recenserait 25 décès en seulement quatre jours. À ce train (6,25 morts/ jour), au 19 février, on en serait à 96 morts, et à ce jour à 127 ! Des supputations, certes, mais qui semblent plus proches de la réalité actuelle. Le ministre de la Santé lui-même a émis des réserves sur les chiffres officiels : “L’InVS a recensé 25 cas de plus par rapport au dernier bilan rendu public la semaine dernière. Un bilan qui me semblait alors inférieur à la réalité à l’issue des différents contacts que j’avais eus avec les élus. J’ai demandé à l’InVS et à l’Inserm une étude détaillée de tous les cas de décès sur 2005. Mais il n’est pas question d’attendre ces résultats pour engager de nouvelles actions.” Et 2006 ? Rappelons que tous les décès liés au CHIK ont été officiellement enregistrés cette année. “On ne veut pas de différence entre le ressenti sur place et les chiffres officiels”, a déclaré hier Xavier Bertrand, sur les ondes de France Inter.














20 000 NOUVEAUX CAS EN UNE SEMAINE



“Les scientifiques nous disaient depuis le début que le chikungunya ne tuait pas. Aujourd’hui, personne ne peut affirmer ça” ajoute le ministre de la Santé, avant de préciser que l’on recense seulement “5 cas pour lesquels il n’y a aucune autre cause officielle” que le chikungunya. “Ce qui voudrait dire qu’il est possible que ce soit le chikungunya directement, mais ce n’est pas certain.” Une prudence qui dénote quelque peu avec la précédente citation. Xavier Bertrand marche sur des œufs alors que sont homologue à l’Outre-Mer avouait mercredi dans notre île qu’“à l’évidence, le chikungunya est capable de provoquer un sort fatal”. La dernière situation épidémiologique du 12 février faisait déjà état de 5 cas pour lesquels le chikungunya est inscrit en cause immédiate sur le certificat de décès. Est-ce que cela signifie qu’il n’y a eu aucune personne morte directement du CHIK depuis lors ? Difficile à croire. Nous savons en tous les cas à ce jour, que la petite Tricia, décédée lundi dernier, ne fait pas partie du funeste décompte. “Le nombre de personnes touchées à la Réunion au 19 février atteint les 130 00, soit 20 000 cas de plus que la semaine précédente”, a annoncé hier Xavier Bertrand. Désormais, un Réunionnais sur six est touché par ce virus, sans compter les formes asymptomatiques. Alors que plusieurs spécialistes et professionnels de santé observaient ici ou là un tassement, il semble que le pic de l’épidémie soit encore loin d’être atteint. Si l’on ramène cette donnée proportionnellement à la totalité de la population française, il y aurait plus de 10 millions de Français contaminés et plus de 6 200 morts. Difficile d’imaginer qu’une telle situation puisse être atteinte un jour en métropole sans que les autorités sanitaires n’aient réagi avant... Concernant le point épidémiologique dans la zone océan Indien, le ministre de la Santé rapporte que “dans l’île de Mayotte, nous en sommes à 1 365 personnes”. Au 31 janvier, on comptait 56 cas, avait indiqué le ministre à cette date. Comme à Maurice ou à Madagascar, il semble que les chiffres soient largement en dessous de la réalité. Selon d’autres sources médicales, plus de 10 000 Mahorais seraient en réalité infectés.

Marie Payrard










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Auteur: cristaline
Date: 25 Fév 2006 10:05
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Chikungunya : 20% de la population infectée 77 morts




Le dernier point sur l’épidémie de chikungunya a été rendu public hier. Outre les 157 000 cas comptabilisés depuis mars 2005, on dénombre, jusqu’au 19 février dernier, 77 décès liés au virus, dont 10 pour lesquels aucune autre cause médicale que le chikungunya n’a été retenue. Des décès directs dont le nombre a doublé depuis le précédent point en date du 12 février. Les autorités sanitaires de l’île faisaient alors état de 52 décès associés au virus, dont cinq directement. Explications.



Le chikungunya a tué. Le chikungunya tue. Le chikungunya tuera. Il n’y a plus qu’au conditionnel qu’on ne peut plus décliner cette triste réalité comme certains l’ont cru au début de l’épidémie. C’est désormais acquis, mais la population réunionnaises ne va pas s’en sentir mieux pour autant. Bien au contraire. L’épidémie, qui a démarré en mars 2005, a touché jusqu’au 19 février 157 000 personnes. Le dernier point en date du 12 février était de 110 00 cas. Cela ne veut pas dire qu’en l’espace d’une semaine 47 000 nouveaux cas ont été déclarés, loin de là. En fait, au cours de la semaine dernière, ce sont 22 000 nouveaux cas qui ont été comptabilisés provisoirement. Les 25 000 autres cas proviennent des semaines précédentes et n’avaient pas été inclus au total jusque-là. Il ne faut pas y voir une volonté de tronquer les chiffres, mais cette différence repose en grande partie sur les délais de transmission aux autorités des nouveaux cas et la consolidation des chiffres obtenus.



19 DÉCÈS EN L’ESPACE D’UNE SEMAINE



Idem pour les décès. Au 12 février, le point épidémiologique validé par le comité scientifique des arboviroses faisait état de 52 décès liés au chikungunya dont 5 pour lesquels un rôle direct du virus a été retenu. Cette fois, et en date du 19 février, le bilan est de 77 morts, dont 10 décès considérés comme directement liés au virus. Là encore, il faut se garder d’en conclure que 25 décès supplémentaires sont survenus en l’espace d’une semaine. Les autorités sanitaires avaient “gardé sous le coude” plusieurs décès en attendant que l’imputabilité du chikungunya soit confirmée. Elle s’est vérifiée, la semaine dernière, à plusieurs reprises, pour des décès qui remontent parfois à plusieurs semaines en arrière. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les deux tableaux de la répartition hebdomadaire que nous reproduisons ci-contre. Entre deux points épidémiologiques, de nombreux décès se sont ajoutés sur les semaines 5 et 6. Dans la première, qui couvre la période du 30 janvier au 5 février, une première estimation avait fait état de 17 décès. Aujourd’hui, ce sont 18 décès qui sont comptabilisés pour cette semaine-là. La différence est encore plus grande pour la semaine 6 qui va du 6 au 12 février. Le précédent point épidémiologique dénombrait sur cette période 5 décès alors qu’en réalité il y en a eu 19. C’est d’ailleurs durant cette même semaine que le nombre de décès liés au chikungunya a été le plus important depuis le début de l’épidémie. On peut noter que le nombre de décès semble aller en décroissant désormais. La semaine qui a suivi ce pic de mortalité, le nombre des décès attribuables, plus ou moins directement au virus, est passé à dix. Mais, là encore, ces chiffres demandent à être consolidés et il est tout à fait possible que, très prochainement, il faille revoir à la hausse ce décompte toujours provisoire

Les formes graves chez l’adulte et le nouveau-né


Sur les dix décès considérés comme directement liés à l’infection au chikungunya, six se sont produits au domicile des victimes et quatre en milieu hospitalier. Bien d’autres auraient pu se rajouter encore à ce macabre décompte sans l’intervention des équipes de réanimation des établissements hospitaliers de l’île. Depuis le début de l’épidémie, les services de réanimation du CHD de Saint-Denis, du GHSR de Saint-Pierre et du CHI de Saint-Benoît ont admis 58 personnes (âgées de plus de 28 jours) qui ont présenté des formes graves de chikungunya. Des affections suffisamment graves pour que les patients doivent être placés sous respirateur artificiel. Cela veut donc dire que le pronostic vital pour ces personnes était compromis et qu’il a fallu suppléer une fonction vitale plus ou moins longtemps (voir le JIR du 23 février).




UNE CONTAMINATION FATALE POUR UN BÉBÉ




Sur ces 58 patients, 24 sont malheureusement décédés. La surveillance des cas graves menée par les services hospitaliers de l’île montre que les formes graves du chikungunya sont majoritairement des atteintes neurologiques (27,5 %), des hépatites aiguës sévères (13 %) mais aussi des atteintes cutanées, des décompensations respiratoires ou cardiaques et des formes septiques sévères. Un peu plus d’une fois sur deux, l’infection au virus du chikungunya a été biologiquement confirmée. Dans la plupart des cas, les personnes admises en réanimation, pour des formes graves de la maladie, présentaient des pathologies préexistantes. Elles n’étaient pas à franchement parler en bonne santé. Les principaux facteurs de co-morbidité sont notamment : le diabète, les maladies cardio-vasculaires et l’alcoolisme. Par contre, et c’est beaucoup plus troublant, 15 % des personnes qui ont dû être prises en charge en réanimation ne présentaient pas le moindre facteur de co-morbidité, elles étaient, jusqu’à preuve du contraire, en bonne santé, avant de croiser la route d’un moustique contaminé. Les enfants de moins de 28 jours n’ont pas été épargnés par les formes graves de la maladie. Entre le service de réanimation néo-natale de Saint-Pierre et celui de Saint-Denis, 43 nouveau-nés ont été pris en charge depuis le début de l’épidémie en raison de leur infection par le virus. Une infection confirmée pour 27 d’entre eux et qui a été fatale pour l’un de ces bébés, décédé au CHD de Saint-Denis. Pour neuf d’entre eux, il y a tout lieu de penser qu’une piqûre de moustique est à l’origine de la contamination. Les trente-quatre autres nouveau-nés ont été victimes d’une infection materno-néonatale, vraisemblablement au cours de l’accouchement lui-même. Une forme de contamination jusque-là inconnue des milieux médicaux. Si la plupart des nouveau-nés ont présenté des douleurs très vives et des troubles de l’alimentation, onze ont fait une méningo-encéphalite, mais ils sont aujourd’hui tous hors de danger. L’impact de la maladie sur le développement de ces enfants n’est pas mesurable aujourd’hui avec certitude. Si tout semble aller pour le mieux, l’absence d’éventuelles séquelles ne sera pas connue définitivement avant plusieurs mois et même deux ou trois ans.





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Auteur: cristaline
Date: 25 Fév 2006 10:11
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Les chiffres de l’épidémie

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77 : le nombre de certificats de décès où l’infection au chikungunya est mentionnée comme cause associée ou principale de la mort. 10 : le nombre de certificats de décès où le virus serait la cause directe de la mort. 157 000 : le nombre de cas estimés depuis l’émergence du chikungunya en mars 2005. 12 400 : le nombre de cas estimés sur la seule année 2005. 144 600 : le nombre de cas estimés depuis le 1er janvier 2006. 22 000 : le nombre de cas estimés pour la semaine du 13 au 19 février 2006.

N. B : données valables au 19 février 2006 (Point épidémiologique de la Cire du 23 février).




Commentaire Manque de transparence




La transparence, les autorités sanitaires de l’île et les ministres de passage n’ont plus que ce mot à la bouche. Pourtant, hier, une nouvelle fois, le “gratin médical” en charge de la gestion de l’épidémie a fait la démonstration du fossé qui sépare le discours des actes. Le rapport communiqué hier officiellement, pour la première fois à la presse, est une version tronquée et expurgée du document approuvé, la veille, par les membres du comité scientifique des arboviroses (CAS). Bien sûr, pas un mot de tout cela n’a été prononcé en conférence de presse. Quelle différence cela fait-il ? Elle n’est pas négligeable. Primo, le vrai faux rapport oublie de préciser que 10 certificats de décès mentionnent le chikungunya comme cause immédiate de la mort. La mention a d’ailleurs totalement disparu dans le document remis à la presse. Interrogée sur cette absence, Jet de Valk, l’épidémiologiste de l’InVS arrivée à la Réunion hier, l’a expliquée par une volonté de faire “une analyse plus poussée des certificats et il est possible que cela change leur classification”. Un peu léger, il faut bien en convenir. Mais, il va falloir s’en contenter pour l’heure, à défaut d’obtenir l’avis du Pr Brüker, le patron parisien de l’InVS, qui évite soigneusement les entretiens avec la presse réunionnaise. Secundo, le rapport expurgé se limite aux formes graves de patients dont la contamination par le virus a été confirmée biologiquement. L’impasse est faite sur tous les autres cas qui figurent pourtant dans le premier rapport, remis aux membres du CAS. Au passage, les cas de décompensations cardiaques et les formes cutanées sévères ont tout bonnement disparu alors qu’elles existent et qu’elles suscitent l’inquiétude des milieux hospitaliers réunionnais. Pour une première leçon de transparence, on aurait attendu mieux. Mais, faut-il vraiment s’en étonner ?

Pierre Leyral


Auteur: Lapine Killah
Date: 25 Fév 2006 13:33
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Le virus du chikungunya a été détecté en métropole


LES MOYENS DE LUTTE CONTRE LE CHIKUNGUNYA (cliquez pour agrandir)
PARIS (Reuters) - Après l'île de la Réunion, le virus du chikungunya a fait son apparition en métropole, confirme François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

De plus, selon le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, il semble que le moustique Aedes Albopictus, vecteur du virus, soit présent dans le Sud-Est de la France.

"On a des gens qui reviennent de l'île de la Réunion et qui ont des symptômes qui sont ceux du chikungunya avec des diagnostics qui ont été confirmés", a déclaré le Pr Bricaire sur Europe 1.

"Cela n'est pas surprenant. C'est l'expression tout à fait simple des relations qui existent entre l'île de la Réunion et la métropole", a-t-il ajouté, évoquant "une trentaine de cas" de chikungunya à la Pitié-Salpêtrière.

"Il est vraisemblable que si on en voit à la Pitié-Salpêtrière, on en voit dans d'autres services parisiens ou de maladies infectieuses" en France, a souligné le Pr Bricaire.

Le bilan des victimes de l'épidémie de chikungunya a été revu à la hausse vendredi: il touche désormais 157.000 personnes sur l'île de la Réunion.

Le virus, transmis par un moustique, se traduit par de fortes fièvres et des douleurs articulaires. Il a provoqué, directement ou indirectement, la mort de 77 personnes.

http://www.latribune.fr/News/News.nsf/AllByID/OFRTP-FRANCE-CHIKUNGUNYA-20060225TXT*-Le-virus-du-chikungunya-a-ete-detecte-en-metropole?OpenDocument

Auteur: willou
Date: 25 Fév 2006 17:15
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Lapine Killah a écrit:
Les autres iles n'ont pas réagit plus vite pour éviter la prolifération des moustiques ?


Honetement ça m'entonnerait vraiment!!

Auteur: Tililo
Date: 25 Fév 2006 17:33
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
J'ai entendu quelque part, de source pas super fiable, que le chikungunya avait commencé à se propager en Martinique. On avait bien eu 2-3 cas de personnes qui l'avaient cotracté à la Réunion, mais elles avaient été isolées assez vite. Ni France-Antilles ni les quelques sites d'info dom-tom n'en parlent, mais des amis de métropole m'assurent avoir entendu ça aux infos à plusieurs reprises...

Quelqu'un sait quelque chose à ce propos?

Auteur: 6klôn
Date: 25 Fév 2006 19:23
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Trois personnes revenant de vacances en Réunion se sont révélées être porteuses du virus. C'est tout. Il n'y a pas eu de contamination par un moustique

Auteur: foxybrown70
Date: 25 Fév 2006 19:32
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Sa ka fèt

Bon je lis et relis des trucs sur le chik et je m'interroge. A priori des cas ont été répertoriés en 972. Il s'agissait de martiniquais ayant séjouné à La Réunion et qui ont développé la maladie (fièvre, courbature..)ect. Ma question: si un moustique "martiniquais" (n'importe lequel) pique ces gens malades et qu'après il pique d'autres personnes, ces personnes seront-elles atteintes par le virus? Ou est-ce que seul le moustique chik peut être vecteur de la maladie? Est-ce que le moustique de la dengue et le moustique du chik sont cousins? J'ai entendu aux infos que le moustique vit également dans le sud de la france mais que c'est un "porteur sain" (il n'a pas le virus)...
Tout ça ne sent pas très bon.....c'est clair que les politiques réunionnais et autres ont mal géré l'affaire... ce sont les fabricants d'anti-moustique qui se frottent les mains.....Et personne encore n'ose encore parler des conséquences écologiques des démoustications à tout va.


Foxybrown70

Auteur: Tililo
Date: 25 Fév 2006 19:44
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
6klôn a écrit:
Trois personnes revenant de vacances en Réunion se sont révélées être porteuses du virus. C'est tout. Il n'y a pas eu de contamination par un moustique


Ok, merci
C'est ce que j'ai entendu ici. Je pense bien que si ça se répandait aux antilles France-Antilles et autres en parleraient, mais bon, sait-on jamais...

Auteur: cristaline
Date: 25 Fév 2006 20:57
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
je croit que je suis en train de faire une fameuse rechute.

Auteur: enao
Date: 25 Fév 2006 23:37
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
cristaline a écrit:
je croit que je suis en train de faire une fameuse rechute.

mwin lé ek aou, kosa ou na dmoun pou koudmin?
mi swèt ké ou va lé binm ... TIENBO LARGPA
P.S. je pige yien à la shik,les jeunes de ma famille (mon frèr,mes neveus,des couzin...)sont plus malade que les vieux (mes granparent, oncles et tantes)
d'habitude c'est le contraire

Auteur: cristaline
Date: 26 Fév 2006 00:16
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
merci lé gentil enao , la mi na mal de tete , , douleur niveau poignée mais lé moins prononcer que quand mwen la gagne pour la premiere fois .là ,ma fine avale dé trois l'efferalgan ma voir kwé va donné.


par contre comme tu le dis c' vraiement bizarre , les enfants sont plus malades que les vieux , j'ai constater sa aussi dans mon voisinage.


ps: hier midi j'ai vu au info un bébé atteint du chik, sa faisait pitié a voir, sa peau etait toutes brune et se peler c'etait horrible, j'avais mal au coeur rienque en regardant les images.

Auteur: daddy
Date: 26 Fév 2006 01:03
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Courage Cristalline et toutes les personnes infectées

foxybrown70 a écrit:
Sa ka fèt

Ma question: si un moustique "martiniquais" (n'importe lequel) pique ces gens malades et qu'après il pique d'autres personnes, ces personnes seront-elles atteintes par le virus? Ou est-ce que seul le moustique chik peut être vecteur de la maladie? Est-ce que le moustique de la dengue et le moustique du chik sont cousins?

Foxybrown70

Citation:
Est-ce que le moustique de la dengue et le moustique du chik sont cousins?

Parmi plus de 950 espèces de moustiques, plusieurs d'entre elles sont susceptibles de transmettre le chikungunya, mais seules Aedes aegypti et Aedes albopictus ont été à ce jour identifiées comme vecteurs épidémiques, à cause de leur adaptation aux zones d'habitat humain. Ces mêmes espèces sont également impliquées dans la transmission d'autres arbovirus : dengue, fièvre dengue hémorragique (DHF), fièvre jaune, etc.

Citation:
si un moustique "martiniquais" (n'importe lequel) pique ces gens malades et qu'après il pique d'autres personnes, ces personnes seront-elles atteintes par le virus? Ou est-ce que seul le moustique chik peut être vecteur de la maladie?


Un moustique s’infecte en effet en piquant un humain contaminé. Le sang traverse ensuite la frontière stomacale de l’animal pour passer dans ses glandes salivaires. La femelle devenue infectante le reste toute sa vie, soit environ un mois si elle ne croise pas sur son chemin l’humain muni de vaporisateur. Or, elle pique et pond tous les quatre jours environ. 7 à 8 transmissions par moustique sont donc envisageables. Une femelle Aedes pond environ 300 œufs au cours de son existence.

Les connaissances actuelles n’ont pas permis de trouver de cas de transmission verticale, c’est-à-dire que les œufs pondus par une femelle infectée ne sont a priori pas contaminés, contrairement à la dengue.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chikungunya

Auteur: 6klôn
Date: 26 Fév 2006 03:40
Sujet du message: ALERTE CHIKUNGUNYA A LA REUNION
Le chikungunya en Guyane ?

Les autorités sanitaires du département ont mis en place un plan de sécurisation autour de ce cas suspecté. Des analyses sont en cours.

L’alerte a été donnée vendredi. Immédiatement les services de la DSDS, la direction de la santé et du développement social ont littéral