| question de société : la prison
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| Djamel Touhami a passé dix-sept ans en prison, dont quinze dans les prisons lyonnaises, qui comptent parmi les plus vétustes de France. "Une journée en prison c'est un enfer, se souvient-il. Quatre détenus dans une cellule de 9 mètres carrés. Des paillasses pour lit. Des toilettes sans porte. Des heures d'ennui, entre promenade et cellule. Dans cette promiscuité, la violence est inévitable. En prison, on n'est plus soi-même. On ne peut pas se concentrer. Trop de bruit. Moi, je suis sorti, mais j'ai pas mal de copains qui se sont suicidés."
L'ancien détenu, désormais fraiseur à Vaulx-en-Velin, participait, samedi 14 janvier, à l'hôtel de ville de Lyon, au lancement d'une campagne nationale intitulée Trop c'est trop, destinée à lutter contre la surpopulation carcérale et à imposer le respect du numerus clausus, le nombre de détenus maximum que peut accueillir une prison. L'initiateur de cette campagne, Bernard Bolze, l'un des fondateurs de l'Observatoire international des prisons (OIP), souhaite que, au lendemain des élections présidentielle et législatives de 2007, un principe simple soit adopté, sans dérogation : une place, une personne. "Cette obligation est déjà inscrite dans le code de procédure pénale, il suffit d'appliquer la loi", a-t-il plaidé. Une circulaire ministérielle règlemente même le rapport entre la superficie de la cellule et le nombre de détenus : moins de 11 m2, une place, de 11 m2 à 14 m2, deux places, etc. "CHANGEMENT DE CULTURE" L'application du numerus clausus vise à empêcher toute incarcération lorsque le potentiel des places est occupé. Mais qu'advient-il alors des condamnés ? "Il faut utiliser toutes les solutions prévues par la loi, comme le recours à l'aménagement des peines, aux travaux d'intérêt général, au régime de semi-liberté", explique M. Bolze. Dans une étude de décembre 2005, le chercheur au CNRS Pierre Tournier montre que si les condamnés à moins d'un an de prison purgeant leur peine en maison d'arrêt bénéficiaient d'un aménagement de peine en milieu ouvert, "la question de la surpopulation serait en partie réglée". Pour Serge Portelli, magistrat, le respect du numerus clausus doit s'accompagner d'un "changement de culture de la justice" : "Il faut que les magistrats, demain, soient formés, qu'ils sachent ce qu'est le respect de la dignité de l'homme, ce qu'est une prison." Sous les lustres de l'hôtel de ville de Lyon, des élus du PS, du PC, des Verts, de l'UDF et de l'UMP se sont succédés pour dénoncer le "scandale indigne" des prisons françaises. "Ayons le courage d'admettre que la voie pour résoudre le problème de la sécurité ne peut pas résider dans l'expansion à l'infini des incarcérations", a demandé Gérard Collomb, le maire PS de Lyon. "Entrer en prison, c'est se préparer à y revenir. La privation de liberté ne doit pas signifier la privation de dignité", a assuré Dominique Strauss-Kahn, député PS. "Si les Français connaissaient les conditions de détention, ils ne l'accepteraient pas. Tout nouveau placement en prison devrait entraîner une sortie", a poursuivi Christine Boutin, députée UMP. Le maire UDF de Barsac (Gironde), Philippe Meynard, a connu la prison à travers son frère aîné. Avec émotion, il a raconté comment ce lieu "d'indignité" avait détruit son frère, mort à sa sortie de prison : "Le rôle de la prison, ce devrait être d'en sortir meilleur. En France, c'est le contraire. La prison, c'est la mort sociale. 9 m2, c'est rien, c'est un endroit où l'on parque des chiens au fond d'une cour. Dans 9 m2, rentrent des hommes et des femmes qui ont commis une faute. En ressortent des animaux qui n'ont plus aucune notion de ce qu'est l'humanité et la notion de l'autre." Condamnée en 2003 à un an de prison, puis placée dans une cellule avec trois autres femmes lourdement sanctionnées, pour infanticide ou prostitution d'enfant, une ancienne détenue de Montluc, la prison pour femmes de Lyon, où la surpopulation atteint parfois 400 %, a également témoigné : "Je garderai ces souvenirs à vie. C'est normal d'être punie quand on a fait une faute, mais doit-on, quand on a commis un petit délit, fréquenter des grandes criminelles ?" La campagne Trop c'est trop devrait se déplacer de ville en ville, dans toute la France, pour tenter de sensibiliser l'opinion publique. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-731104@51-727766,0.html |
| riverain972 a écrit: |
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Pour les "irécupérables", je ne vois pas d'autres solutions que l'augmentation du nombre de places. |
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| Quiet rage devrait être regardé par quiconque est ignorant des effets psychologiques destructeurs de l'emprisonnement, à la fois sur les prisonniers et les guardes. Cependant, la vérité éclatait en 1996, que ces effets psychologiques dévastateurs etaient à la fois connus et ignorés des autorités politiques et judiciaires. Le 'Prison Litigation Reform Act (PLRA)' mis en oeuvre en 1996 contient une provision qui empêche spécifiquement les prisonniers d'attaquer en justice les autorités pénitentiaires pour 'dégâts psychologiques' s'ils ne peuvent également prouver des blessures physiques. |
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NOUVELOBS.COM | 30.09.06 | 09:58 La consultation sur une réforme des prisons auprès des acteurs du monde carcéral, dont les détenus, s'est achevée. Résultats le 20 octobre. L ancés par une dizaine d'associations, dont l'OIP, la Ligue des droits de l'Homme, Emmaüs et des syndicats d'avocats et de magistrats, l'opération "Etats généraux de la condition pénitentiaire" touche à son terme. La période de consultation s'achève samedi 30 septembre et ses résultats seront présentés le 20 octobre. Parrainée par l'ancien Garde des Sceaux Robert Badinter, cette consultation doit servir de base de réflexion à des "Etats généraux de la condition pénitentiaire", prévus le 14 novembre. Le but de cette journée: remettre des "cahiers de doléance" aux candidats à l'élection présidentielle. Ceux-ci sont invités à y répondre lors des des journées parlementaires sur la prison organisées par Christine Boutin (UMP) et André Vallini (PS), le 11 décembre prochain. Une première en France Le fait de sonder des détenus est une première en France et probablement dans le monde. Selon les services du Médiateur de la République, 15.599 détenus ont répondu au questionnaire, sur une population carcérale de quelque 60.000 personnes. Les formulaires leur avaient été remis en mains propres par les délégués régionaux du Médiateur de la République, à l'impartialité reconnue, avec enveloppe timbrée de retour. Les gardiens, juges, avocats, familles, travailleurs sociaux ont également été sondés par un questionnaire disponible en ligne. En raison d'un taux de réponses trop faible de certains, notamment les surveillants de prison, le sondage avait cependant dû être prolongé de deux mois, du 31 juillet au 30 septembre Nouvel Obs |
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| La Justice en question ?
N. Sarkozy vous propose de débattre et de voter pour le projet 2007 www.u-m-p.org |
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c'est quoi un irrécupérable entre guillemets ? |
| riverain972 a écrit: | ||
Fourniret, Haulme, Georges, , Allègre, Bodein, ex-Paulin...... |
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La culture en prison SITUATION ET VIE EN DETENTION En abordant cette partie, il nous faut faire un petit détour par le Code de Procédure Pénale qui stipule qu’en maison d’arrêt l’enfermement de nuit est cellulaire (c’est-à-dire que le détenu doit être seul en cellule). Mais dans sa grande hypocrisie le législateur a ajouté une phrase : « quand les locaux le permettent ». A cause de cette simple phrase, anodine, nous voyons des cellules individuelles occupées par trois voire quatre personnes dans un espace de huit mètres carrés. Un téléviseur qui fonctionne du matin au soir et dans certains cas 24/24. Une fois de plus, il ne s’agit pas de dire : supprimons les prisons ! Ce ne serait qu’utopie mais il s’agit, chacun à notre place, en tant que citoyen d’un pays qui se veut le chantre des droits de l’hommes, de militer pour des conditions décentes de détention et vous remarquerez que je ne fais aucun distinguo entre les détenus condamnés et ceux qui subissent une détention provisoire en attendant un procès. Tournons-nous, maintenant vers les individus. Nous rencontrons, derrière ces murs, un concentré de la misère humaine. Misère sociale, certes, mais surtout misère intellectuelle avec une proportion importante de personnes illettrées et une proportion plus faible d’analphabètes. Ceci est important à savoir pour le reste du sujet qui nous réunit aujourd’hui. En effet, lorsque je traiterai la partie de ce qui pourrait être fait au niveau de la culture, vous vous apercevrez que volontairement je ne citerai que des actions simples qui ont plus pour but d’éveiller un certain goût culturel que de faire de la « grande culture ». CE QUI EXISTE Hélas, cette partie sera la plus critique de mon modeste exposé tant l’indigence est grande à ce sujet. Pour nous borner aux prisons de Lyon , Saint-Joseph et Saint-Paul (je n’ai pas assez d’éléments pour parler de Montluc), il existe quelques actions mais qui sont réalisées sans ambition. Pour la première de ces actions, qui est à mon sens la plus importante, la bibliothèque je vais citer une fois, encore, le Code de Procédure Pénale qui dit que l’accès à la bibliothèque doit être libre. Or tant à Saint-Joseph qu’à Saint-Paul, ceci n’est pas suivi d’effet et les détenus ne peuvent accéder à la bibliothèque. Pourquoi ? Toujours la même phrase restrictive : « quand la dispositions des locaux le permet ». Ici, nous sommes face à deux autres problèmes la sécurité et le manque de personnel. Tout ce qui est culturel et éducatif est concentré, à Saint-Joseph, au bâtiment F. La surveillance et l’organisation sont dévolues à un seul surveillant, que moins encore que les autres je critiquerai tant cet homme est humain et dévoué. Toutefois, il est compréhensible qu’étant seul dans le bâtiment, il ne puisse recevoir qu’un nombre très limité de détenus à la fois. Le problème est que la curiosité d’éventuels lecteurs n’est pas stimulée par la prise en main d’un livre. Les démarches pour avoir un ouvrage sont longues et découragent souvent les détenus. Il arrive, aussi, soyons francs que le détenu classé à la bibliothèque ne soit pas très volontaire. L’autre aspect essentiel est le fonctionnement du service scolaire. Nous sommes là face aux relations entre le ministère de la Justice et le ministère de l’Education Nationale. Les prisons de Lyon possèdent un service scolaire, comme toutes les prisons de France. La différence réside dans la surpopulation chronique. Comme pour les surveillants, le personnel, est nommé par rapport à un effectif théorique qui est le tiers de l’effectif réel. Il est donc impossible aux enseignants de remplir correctement leur rôle et ils ont dû se limiter, uniquement, à l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Dès qu’un détenu sait lire et écrire, il ne trouve pas de place au sein des activités scolaires. Restent alors, Auxilia ou le CNED. Mais comment pouvoir travailler par correspondance, sur des cours dans les conditions de détention que je vous ai décrites plus haut ? Cela tient du miracle…. Et croyez bien que ce n’est pas Lourdes, les miracles sont peu nombreux. Depuis, quelques années nous voyons dans les prisons un nouvel intervenant : l’agent de justice. Rattaché au Service Pénitentiaire d’ Insertion et de Probation, il est généralement chargé de la supervision des activités éducatives. Issu, des Contrats Jeunes instaurés par le gouvernement Jospin, certains de ces emplois ont été reconduits. Le problème est que ces jeunes ne sont pas formés et ne sont que de passage à un endroit où au contraire il faudrait du personnel qualifié et certes plus des éducateurs spécialisés que de jeunes étudiants un peu perdus face aux détenus. Il y avait à l’époque certaines activités : revue de presse, atelier d’écriture, atelier de poésie toutes dirigées par des agents de justice avec plus ou moins de bonheur. Une association qui tient la route, le Génépi. Ici, ces jeunes étudiants très dévoués donnent des cours particuliers. Il faut leur rendre hommage car semaine après semaine, ils sont là auprès des détenus, consacrant leurs loisirs à une action altruiste. Sans vouloir flatter l’aumônerie, je pense que ce qui se fait de mieux au niveau culturel ce sont les rencontres qui ont lieu par quinzaine le samedi après-midi. Des détenus de divers horizons, de diverses nationalités et de différentes religions échangent leur point de vue sur un sujet donné. Lisant des hebdomadaires, écoutant la radio et regardant la télévision, nous voyons que la prison est un terrain favorable à la montée des intégrismes de toutes sortes. Le terrain est favorable auprès de personnes qui ne possèdent pas les qualités intellectuelles nécessaires à l’analyse. Les recruteurs le savent. Comme toujours, ce sont les plus pauvres, les plus en précarité (ici morale) qui sont les victimes de ce fonctionnement. La prison est un temps où la société, si elle veut s’en donner les moyens, peut rattraper les erreurs qu’elle commet auprès de notre jeunesse en matière éducative. Ce qui me conduit naturellement à la troisième partie de cet exposé. CE QUI POURRAIT ETRE FAIT Je vous disais que dans cette partie, volontairement, je resterai modeste dans mes propositions. La première action à mener qui s’apparente à un combat nécessaire dans la société (même à l’extérieur) est celle de la connaissance de l’autre et de son acceptation. L’enseignement ne remplit pas sa mission dans ce domaine et dans certains milieux les parents ne sont plus ce facteur de modération que nous avons connu dans le passé. Ceci tient à plusieurs facteurs que nous avons connus dans le passé. Ceci tient plus à plusieurs facteurs que nous ne pouvons analyser, ici. Cet esprit de tolérance permettrait d’éviter bien des problèmes que nous rencontrons dans le monde actuel. Ce sera ma première proposition : un programme, qui devrait être national et qui permettrait de connaître les autres composantes de la société et puisque la prison est un lieu de promiscuité obligé, il faudrait transformer ce facteur négatif en positif. Ceci rendrait, ce temps de privation de liberté un peu plus constructif. D’autre part, chaque détenu doit pouvoir avoir accès à une activité. Pour que ceci soit réalisable il faut que les pouvoirs publics cessent de se désengager et conduisent une politique carcérale volontariste. Je lisais dernièrement dans la presse un entretien croisé de l’actuel Ministre de la Justice et de Madame Lebranchu qui l’a précédé à ce poste. J’ai été choqué de voir que chacun ne parlait que de programmes immobiliers pour avoir plus de place en détention. Les alternatives à la détention n’étaient abordées qu’en trois phrases et rien sur les programmes de réinsertion (dont la culture fait partie). J’avais l’impression de voir les détenus comparés à des meubles qu’il faut mettre à l’abri, ou pire des animaux pour qui il faut construire des cages pour pouvoir tous les accueillir. Dans ces conditions, comment espérer que les choses puissent s’améliorer. Comment croire qu’il y a une politique réaliste. Comment se persuader qu’un jour, enfin, les personnels de surveillance, les éducateurs, les enseignants seront nommés sur un effectif réel et plus théorique. Chaque projet est subordonné à l’exigence de sécurité mais ne sera réalisable que si le personnel est assez nombreux et est conscient de sa place dans le processus de réinsertion. CONCLUSION En conclusion de ce que nous venons de voir, nous ne pourrons envisager de grandes actions que lorsque enfin, dans notre démocratie, les pouvoirs publics décideront de considérer les détenus, malgré l’enfermement temporaire, comme des êtres humains à part entière qui un jour sortiront et devront retrouver une place dans la société. Je crois que nous avons, tous, chacun suivant nos moyens, à mener ce combat qui lui n’a rien d’utopique. présentation de Edmond R. ancien détenu, mars 2006, Lyon |
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Démobilisation des centres pénitenciers de Saint-Denis et du Port Publié dans l'édition du mercredi 2 août 2006 (page 6) Huguette Bello, députée PCR, s’est rendue hier dans les centres pénitentiaires du Port et de Saint-Denis, constatant que les détenus ne sont pas vraiment informés de l’enquête sur le monde carcéral. Initié le 7 mars 2006, cette enquête est la base des états généraux de la condition pénitentiaire, et se déroule jusqu’au 30 septembre 2006 CETTE enquête, véritable consultation nationale sur le système carcéral, concerne 60.000 détenus, 23.000 surveillants, 7.700 magistrats, 45.000 avocats et 25.000 intervenants (médecins, assistantes sociales, etc.). À La Réunion, un peu moins de 1.000 prisonniers devraient être consultés par questionnaire. Cette initiative, nous la devons à l’Observatoire International des Prisons (OIP). Et c’est la section française de l’OIP qui a interpellée la députée réunionnaise, sur le fait que les prisons du Port et de Saint-Denis ne s’étaient pas manifestées sur cette initiative, alors qu’elles sont particulièrement concernées. C’est la raison pour laquelle Huguette Bello s’est rendue aux deux centres pénitentiaires. "Il n’y avait pas de retour de Saint-Denis et du Port. Je suis donc allée voir sur place, comme me le permet ma fonction de députée. En effet, depuis 1999, les députés peuvent aller voir dans les prisons, ce qui n’est pas donné à tout le monde", explique-t-elle, notant que son intervention restait dans le cadre d’une sollicitation de l’OIP-France pour voir comment se déroulait l’enquête. Elle déplore que les détenus ne soient pas vraiment au courant de l’affaire. Au Port, les questionnaires d’enquête sont présentés devant le kiosque du surveillant sans véritable pédagogie sur cette consultation nationale. À Juliette Dodu, les 190 détenus n’ont eu aucun questionnaire. Et pour cause : le directeur prétend que cela n’entre pas dans ses fonctions. Huguette Bello regrette surtout que les délégués du médiateur de la république ne réagissent pas, et paressent alors que le sujet est d’une importance capitale. "J’en rendrais compte à l’OIP", poursuit la parlementaire. Seule la maison d’arrêt de Saint-Pierre a bien voulu se prêter à l’action. Dans ses conditions ... "En sauvant l’avenir de ceux qu’elle punit, la société se protège elle-même", cite Huguette Bello. Se pose en effet la question de la réinsertion des prisonniers. Quand on sait que 59% des prisonniers réunionnais récidivent, on peut bien interroger la fonction de la prison en France. Et encore faut-il prendre en considération les conditions de détention. Les geôles de Juliette Dodu sont la honte de la République des Droits de l’Homme. La Prison de Saint-Pierre est dans un état tout aussi calamiteux. Le site pénitencier du Port est tout simplement surchargé. Dans ses conditions, comment envisager la réhabilitation sociale des détenus ? La Prison est-elle, comme on l’entend, l’école de la délinquance ? Robert Badinter, abolitionniste de la peine de mort, ancien garde des sceaux, dirige les états généraux de la condition pénitentiaire, en vue d’une réforme du système carcéral français. Les directeurs des centres pénitenciers réunionnais ne peuvent se désengager de cette consultation. Les prisonniers ont le droit, et même le devoir, de participer à cette enquête, et les questionnaires anonymes doivent être rendus avant la fin juillet. Les délégués des médiateurs de la république devraient par ailleurs s’enquérir de l’avancement de cette enquête. Ainsi, lit-on sur le site Internet de l’OIP, "à partir du mardi 6 juin et durant une quinzaine de jours, des délégués du Médiateur se rendront dans chaque prison et remettront à chaque détenu (la plupart du temps, en main propre à l’heure du repas en cellule) une enveloppe contenant le questionnaire ainsi qu’une enveloppe de retour pré-affranchie". Ce qui n’est malheureusement pas effectué en son complet dans notre pays. Un peu d’implication que diable ! source Témoignage |
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| Dérives inacceptables, absence de moyens, lenteur des réformes.
ce documentaire fait le constat de l’état indigne des prisons francaises. Prisons surpeuplées, manque d’hygiène, d’accès aux soins, vétusté, violence, suicides, dignité bafouée... Depuis plusieurs années, les rapports déplorant les carences du système pénitentiaire français ne cessent de s’accumuler. Pourtant, rien ne semble bouger : un peu comme si notre pays tournait le dos à toute volonté de réformer ses conditions carcérales. Or, depuis 2002, le nombre des incarcérations ne cesse d’augmenter... Le film de Bernard George dénonce sans détour les dysfonctionnements de nos prisons républicaines. Construit autour de témoignages sensibles, d’images d’archives semblant surgir d’un autre siècle, de reconstitutions fidèles et d’intervenants à la légitimité incontestable, LA HONTE DE LA RÉPUBLIQUE propose un état des lieux saisissant des conditions de détention en France aujourd’hui. |
| HOPE a écrit: |
| Bonjour Chadeque,
C'est un peu grace a toi que j'ai decouvert ce forum aujourd'hui sur le web, en etant a la recherche d'informations a communiquer sur le sujet prison et Dom Tom, pour mon forum....comme quoi vois tu , tout le monde ne s'en fout pas de tes ecrits....n'etant pas encore familiarisée avec ce site, j'ai posté une réponse dans actualités .... elle aurait plutot du figurer ici, plus en rapport avec ton sujet. Merci en tout cas de t'interesser au statut au combien peu enviable, des detenus d'ici ou d'ailleurs. Nous partageons les mêmes opinions: La prison ne devrait pas etre la pour casser, de la casse il y en a eu suffisement mais pour aider a reconstruir la vie d'un homme de par la reflexion et des moyens d'apprentissage afin qu'il puisse tourner le dos definitivement aux conneries......il faut savoir ce que l'on veut. Hope |
| Saimen a écrit: | ||
Ton discours aurait du crédit si tu t'intéressais, dans le même temps, au "statut au combien peu enviable" de toutes les victimes des prisonniers, totalement dévastés psychologiquement par le mal qu'ils ont subi... |
| chadeque a écrit: | ||||
et combien de victimes en plus du fait que la prison n'assure pas son rôle de réinsertion. S'intéresser à la prison est un moyen de réduire le nombre de victimes en diminuant durablement le nombre de délinquants et de criminels et non en les transformant en récidiviste potentiels |
| Sept a écrit: | ||
Le 14 novembre sur C+ : PRISONS : LA HONTE DE LA REPUBLIQUE
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| Un spectacle de cirque contre la surpopulation carcérale
La soirée, intitulée "Numérus circus", a lieu mardi soir 15 mai à Lyon. Tous les bénéfices seront versés à la campagne nationale pour le numerus clausus en prison. Pour répondre à l'appel des militants contre la population carcérale, les compagnies de danse Maguy Marin et Käfig, l'accordéoniste Marc Perrone et de nombreux autres danseurs et musiciens organisent, mardi soir 15 mai à Lyon, une soirée intitulée "Numérus Circus". Cette soirée, dont les bénéfices seront versés à la campagne nationale pour le numerus clausus en prison, intitulée "Trop c'est trop", se déroule sur la scène de la Maison de la danse. Parmi les acteurs qui participent à la campagne : le syndicat de la Magistrature, SOS Racisme, l'Observatoire des libertés, le Mouvement des jeunes socialistes, la Ligue de l'enseignement, les Verts, la Ligue communiste évolutionnaire (LCR), la Cimade, l'ATD Quart Monde, Agir ensemble pour les droits de l'homme, le GENEPI. Objectif L'objectif de cette campagne est de réclamer aux pouvoirs publics qu'on "cesse d'entasser les gens en prison au mépris de toute dignité, et de ne mettre qu'une personne là où il n'y a qu'une place", a expliqué Bernard Bolze, coordinateur de la campagne. Outre l'appel à signer de la campagne, une rencontre nationale et un grand meeting ont eu lieu au début de l'année. Troisième spectacle de ce type La soirée lyonnaise est le troisième spectacle de ce type, après des concerts organisés à Paris et à Lille. A Lyon se produiront le Centre chorégraphique national de Maguy Marin, installé à Rillieux-la-Pape (Rhône), ainsi que la compagnie Käfig de danse hip hop, basée à Saint Priest (Rhône). Des artistes venus de toute la France seront également présents, dont l'accordéoniste Marc Perrone et l'harmoniciste Jean-Luc Milteau. source le nouvel obs |
| chadeque a écrit: | ||
et pour ceux qui veulent en savoir plus sur la campagne pour le numerus clausus en prison visitez le site tropctrop |
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