www.volcreole.com
Le forum de discussion des Dom-Tom !
Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion
St Pierre et Miquelon, Mayotte, Polynésie, Wallis et Futuna, ...


PARTICIPEZ AU SONDAGE ET GAGNEZ UN BILLET D'AVION
QUELLE COMPAGNIE AERIENNE PRIVILEGIEZ VOUS POUR VOS VOYAGES EN OUTRE-MER ?



Chlordécone: silence on empoisonne !

Aller à la page 1, 2, 3, 4  Suivante


Accueil » Forum » Actualités: Chlordécone: silence on empoisonne !

Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !

Auteur: coeurbouliki
Date: 09 Mar 2006 23:59
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Antilles : silence on empoisonne !

Les nouvelles que nous recevons de Guadeloupe et de Martinique sont véritablement effarantes. Avec la bénédiction de l'AFSSA (l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), l'Etat Français, sous la signature du ministre de l'économie des finances et de l'industrie, du ministre de l'agriculture et de la pêche, du ministre de l'outre-mer, du ministre de la santé et des solidarités, vient d'autoriser la consommation de denrées alimentaires d'origine animale et végétales contaminées à des taux élevés par le chlordécone, un pesticide particulièrement redoutable utilisé sur les bananes.



Rappel des faits :

Octobre 2002 : une tonne et demie de patates douces en provenance de la Martinique sont saisies par la répression des fraudes sur le port de Dunkerque. Elles présentent une forte contamination par le Chlordécone, un insecticide puissant utilisé sur les exploitations de bananes et interdit depuis 1993.

Juillet 2001 : un rapport est remis à Dominique Voynet, ministre de l'environnement, et à Dominique Gillot, secrétaire d'état à la santé. Rédigé par deux inspecteurs généraux des affaires sociales et de l'environnement, il décrit un état de pollution "difficilement admissible" ainsi que les risques sanitaires courus par la population (cancers, troubles neurologiques et de la reproduction).

Mars, Octobre 2003 : deux arrêtés préfectoraux en Martinique puis en Guadeloupe imposent l'analyse des sols avant toute mise en culture de légumes racines. Les sols contaminés ne doivent pas être utilisés. Tout légume produit sur un sol non contrôlé doit être analysé et retiré de la vente s'il contient des traces de pesticides.

Juillet 2005 : dans l'indifférence estivale est rendu public le rapport de la commission parlementaire qui s'est rendue sur place en février de la même année. Elle constate que les arrêtés ne sont pas appliqués, d'ailleurs comment pourraient-ils l'être ? Elle apprend aussi que le Chlordécone ne se dégrade pas et pourrait rester dans les sols pendant plusieurs siècles.

En conclusion : le rapport propose de fixer une limite maximale de résidus (LMR) en dessous de laquelle des produits contenant du chlordécone pourront être consommés.

voir aussi notre article : DOM-TOM : les oubliés des lois sur l'eau. http://seaus.free.fr/article.php3?id_article=11

L'état des lieux, aujourd'hui

En avril 2005 était créé par les cinq ministères concernés (Agriculture, Ecologie, DOM-TOM, Santé, consommation et répression des fraudes), le GEP (Groupe d'Etude et de Prospective "organochlorés aux Antilles") Un premier séminaire en Octobre 2005, en Martinique, permettait de faire le point.

- Aucun indice de dégradation du chlordécone n'a été relevé, seul le lessivage, très lent, des sols permettra leur décontamination. Cela prendra plusieurs siècles dans certains types de sols.

- On pensait que seuls les tubercules, racines, oignons… étaient contaminés mais on rencontre le pesticide également dans certaines parties aériennes des plantes (base des cannes à sucre et d'ananas)

- On espérait pouvoir décontaminer biologiquement les sols mais les plantes ne concentrent pas le chlordécone. Leur teneur est bien inférieure à celle des sols.

- 40% des espèces animales marines étudiées sont contaminées

- Des espèces d'eau douce vivant au sud de Basse Terre présentent des concentrations très importantes (tilapia, ouassou). La pêche a été interdite dans les cours d'eau concernés.

La cartographie des sols pollués a été engagée en Guadeloupe. 4000 hectares (1/6 des terres agricoles) seraient ainsi pollués.

- Sur les anciennes bananeraies ont été établis des "jardins créoles" qui nourrissent les familles. Des lotissements ont été construits. Leurs habitants sont particulièrement concernés.

Face à ce constat faudra-t-il interdire toute culture sur les terres contaminées des Antilles et cela pour des siècles ? C'est là qu'intervient l'AFSSA (Agence française de Sécurité Sanitaire des Aliments)

L'AFSSA paravent des "politiques" ?

L'AFSSA est supposée protéger la santé des citoyens. Il semblerait que son rôle soit plutôt de fixer les normes derrières lesquelles pourront se retrancher les "politiques".. Vérification avec le cas du chlordécone.

Pour rendre légale la consommation d'un aliment contaminé par le chlordécone, l'AFSSA a fixé une LMR (limite maximale de résidus). Sur quelle base ? "Il existe très peu de données chez l'homme" reconnaît l'AFSSA. Elle affirme donc s'être basée sur des études statistiques concernant les habitudes alimentaires des populations antillaises. La "norme" sera d'autant plus élevée que les produits seront peu consommés. Imaginons le procédé appliqué en Bretagne : 80% des bretons ne boivent plus l'eau du robinet, on devrait donc pouvoir porter la norme de 50mg/l de nitrates jusqu'à 200mg. De cette façon il n'y aurait plus une seule rivière, plus un seul captage, plus une seule source qui serait "polluée" en Bretagne. Toutes répondraient aux normes !

C'est ce principe qui a été appliqué aux Antilles. On a admis que 8 aliments (dachine, patate douce, igname, concombre, carotte, tomate, melon et poulet) pouvaient être consommés s'ils contenaient jusqu'à 50microgrammes de chlordécone par kilogramme. Pour d'autres, moins consommés, la limite était portée à 200microgrammes. Pour mémoire, l'eau, pour être déclarée potable, doit contenir moins de 0,1 microgrammes de pesticide par litre. On pourrait donc consommer un aliment qui contiendrait 2000 fois cette dose !

C'est avec cette recommandation de l'AFSSA que les ministères de la Santé, de l'Outremer, de l'Economie, de l'Agriculture ont publié un arrêté fixant ces normes de consommation. C'est ainsi que les préfets des Antilles ont eux-mêmes publié des arrêtés qui en précisaient l'application.

Avec ces nouvelles données le GEP estimait pouvoir "alléger la contrainte que la pollution des sols par le chlordécone" faisait "peser sur la production végétale". La moitié des sols "détectés contaminés" allaient, par ce simple choix d'une "norme", pouvoir être déclarés aptes à la production et mis en culture. Ainsi le chlordécone qu'ils contiennent continuerait à contaminer les générations de consommateurs qui allaient se succéder dans les siècles à venir.

Une question, parmi d'autres nous vient à l'esprit : Allons nous logiquement pouvoir maintenant accepter à Dunkerque les patates douces qui y avaient été précédemment détruites ? Allons nous les trouver à Rungis ou dans les divers marchés de l'Europe continentale ? La commission européenne va-t-elle enregistrer cette nouvelle "norme" ou ces normes resteront-elles spécifiques aux Antilles ? Oubliés des lois sur l'eau, les DOM-TOM vivront-ils également sous un régime sanitaire d'exception ?

En attendant, en Guadeloupe des citoyens n'acceptent pas ce mépris et cette fatalité. Ils se sont regroupés dans un collectif "Agriculture-Société-Santé-Environnement" (ASSE) qui a décidé de porter plainte pour mettre chacun face à ses responsabilités.

S-eau-S



Roland SABRA

Jaune Vert Bleu

www.MAXImini.com

Auteur: coui
Date: 13 Mar 2006 09:03
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
c'est tout simplement dégueulasse,
est ce que tu as les rapports pour la dominique et ste lucie,
pour l'approvisionnement en légume et en terre cultivable?

Auteur: benoit_971
Date: 14 Mar 2006 05:14
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Bonjour, pour compléter votre information sur l'action de l'ASSE, je vous transmets le cp que nous avons diffusé sur notre recours administratif. Ce dernier ne porte que sur l'arrêté d'octobre dernier et ne vient en aucun cas perturber la démarche de l'ASSE au civil. Au contraire, elle ne peut que la renforcer.

Chlordécone : Cap21 a porté plainte contre l'arrêté du 10 octobre 2005
Communiqué de Presse du 16 février 2006

La question de la pollution par le Chlordécone reste toujours aussi préoccupante et dangereuse pour la santé des habitants, comme le confirment les mesures effectuées sur une quinzaine de sources en Martinique et rendues publiques la semaine dernière.

S'il est toujours aussi important d'informer nos concitoyens sur les risques encourus, rien aujourd'hui de nouveau ne modifie la situation par rapport à l'année dernière : aucune étude n'a été achevée depuis permettant de quantifier les niveaux d'exposition ou les risques sur la santé des consommateurs, aucune action de dépollution de grande ampleur n'a été menée.

Or, depuis le 10 octobre 2005, l'Etat a "relâché la bride" en autorisant la commercialisation de produits contenant du chlordécone jusqu'à un certain seuil. Alors que tout le monde s'inquiète des conséquences sanitaires, environnementales et économiques de cette pollution, la décision de l'Etat ne peut faire que raviver les inquiétudes d'un retour à une gestion "à la légère" de cette catastrophe, inquiétudes qui avaient été un peu dissipées par les mesures de précaution adoptées en 2002 et 2003.
Il est intéressant également de constater que les ministères qui ont pris cette décision sont ceux qui participent le moins au financement des études et des contrôles mis en place.

Cap21, en décembre dernier, a décidé d'attaquer la légalité de cet arrêté car il est fondé sur des connaissances insuffisantes, aussi bien sur le niveau de contamination des aliments, les modes de consommation alimentaire que sur les effets du CHlordécone sur la santé.

De plus, les seuils fixés font abstraction du fait que les effets du chlordécone sont cumulatifs et que les antillais des zones contaminées ingèrent depuis 30 ans des quantités de chlordécone nettement supérieures au seuil de toxicité chronique.
Autrement dit, on autorise des niveaux de contamination des aliments "comme si" jusqu'à maintenant personne n'avait ingurgité de chlordécone.

Enfin, nous avons attaqué la légalité de l'arrêté au motif qu'il va à l'encontre de la Charte de l'Environnement. Cette dernière stipule dans son article 1er que "Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de sa santé".
Actuellement, le dossier est examiné par le Conseil d'Etat, dont nous attendons la décision.

Auteur: daddy
Date: 14 Mar 2006 12:20
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Question : A qui profite le crime ? Quels interets protège t'ils en empoisonnant nos enfants ?
A l'heure du principe de précaution, de tels arretés paraissent aberrants.

Auteur: Sap
Date: 14 Mar 2006 21:48
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Ils viennent de montrer un reportage là-dessus sur TF1. La chlorodécone est interdit aux USA depuis 1973 !!!
En France, elle a été interdite en 1993 seulement mais à la demande des producteurs de bananes (dixit TF1, à confirmer), la France a autorisé la continuation de son utilisation !!!
C'est vraiment scandaleux.

Auteur: daddy
Date: 14 Mar 2006 22:00
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Sap a écrit:
Ils viennent de montrer un reportage là-dessus sur TF1. La chlorodécone est interdit aux USA depuis 1973 !!!
En France, elle a été interdite en 1993 seulement mais à la demande des producteurs de bananes (dixit TF1, à confirmer), la France a autorisé la continuation de son utilisation !!!
C'est vraiment scandaleux.
.

Citation:
Question : A qui profite le crime ? Quels interets protège t'ils en empoisonnant nos enfants ?
A l'heure du principe de précaution, de tels arretés paraissent aberrants.


CQFD

Auteur: geif
Date: 14 Mar 2006 22:37
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Maintenant que l'opinion publique est sensibilisée, c'est au peuple guadeloupéen et à lui seul de prendre en main la destinée, l'avenir sanitaire si je puis dire de ses enfants, de dire non non non en n'en veut plus. Mais que font nos politiques ?. Ca devient franchement inquiétant.
Antillais, réveillez-vous bon sang de bon sang !!!

Auteur: benoit_971
Date: 15 Mar 2006 17:10
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
La population Guadeloupéenne est inquiète, et je pense, ne sais plus à quel saint se vouer.

Les infos données par TF1 sont connus de tous depuis plusieurs années, et les politiques ont déjà réagi, vous pensez bien.

Si vous voulez en savoir déjà un peu plus sur ce qui s'est passé, je vous invite à parcourir le rapport de la mission parlementaire sur le chlordécone sortie en juin 2005. Le tout est accessible sur mon blog : http://cap21-antilles.over-blog.com/categorie-167795.html

Auteur: zephyrin
Date: 13 Avr 2007 01:13
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Quand RFO déconne avec le chlordécone.


Ce jeudi 12 avril 2007, la radio d’Etat, RFO, s’est livré à une de ces habituelles manipulations dignes d’une république bananière. Cela n’aurait présenté aucun caractère de gravité si le sujet dont traitait l’émission de Paulo, « A l’abordage », n’était pas justement un sujet gravissime : la santé du peuple martiniquais. En effet, alors même que le livre de L. Boutrin et R. Confiant, Chronique d’un empoisonnement annoncé, est sorti depuis le 22 février dernier et que jamais la radio publique n’a invité ces deux auteurs à venir en parler sur ses ondes, voilà qu’elle fait venir de « Fouance » rien moins qu’un Grand Blanc. Le vice-président en personne de la FNSEA, le plus important syndicat agricole français. Et ce monsieur de tailler en pièces l’ouvrage en question en déclarant qu’il s’agit d’ « un fond de commerce », qu’il « ne repose sur aucune base scientifique », qu’ « il vise à détruire l’agriculture martiniquaise » et qu’ « il s’agit d’un chiffon rouge qui est agité à tort et à travers ».

La moindre des choses eut été d’organiser un débat contradictoire afin qu’un seul et unique son de cloche, celui des patrons et des Békés, ne soit pas asséné ainsi au peuple martiniquais, cela dans le but évident de déculpabiliser et de dédouaner les responsables de 30 ans d’empoisonnement de nos sols, nos nappes phréatiques, nos rivières et nos rivages. « A l’abordage » et son animateur se sont discrédités aux yeux de tous les Martiniquais conscients, non seulement en bafouant les règles les plus élémentaires de l’équité médiatique, mais surtout en renforçant l’idée que la parole d’un Blanc-France vaut davantage que 227 pages écrites par deux nègres martiniquais.

Mardi dernier, dans le courrier des lecteurs de « France-Antilles », on pouvait lire un courrier du professeur Dominique Belpomme, éminent cancérologue de stature mondial et l’un des tous premiers à dénoncer les effets nocifs sur la santé humaine des pesticides, en particulier du chlordécone. Celui-ci y déclarait même quelque chose que L. Boutrin et Confiant n’ont pas consigné dans leur ouvrage : à savoir que les enfants sont les premiers atteints par les ravages du chlordécone. En effet, une enquête à démontré que 90% des femmes enceintes de la Martinique et de la Guadeloupe ont un taux de ce produit considérablement supérieur à la normale. Cela signifie que c’est le devenir même de nos peuples qui est en péril, d’autant que le taux de fécondité chez nous est tombé à 1,8 enfant par femme, c’est-à-dire en dessous du seul de 2 qui est celui du renouvellement normal d’une population (par comparaison, celui de la France est à 2, 1).

Après cet émission-coup bas, il est à espérer que les journalistes martiniquais de RFO qui ont un minimum de dignité protesteront auprès de leur direction et exigeront que la parole soit donnée à L. Boutrin et R. Confiant dans les mêmes conditions que celles qui ont té attribuées au vice-président de la FNSEA, syndicat patronal, faut-il le préciser, dont l’idéologie et les méthodes sont vivement contestées dans l’Hexagone par tous les partisans d’une agriculture saine et biologique.

La rédaction de MONTRAY KREYOL
http://www.montraykreyol.org/spip.php?article229

Auteur: whitey
Date: 13 Avr 2007 02:08
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
c'est clair que ca mérite un droit de réponse...

Auteur: WIDragon
Date: 13 Avr 2007 03:02
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
J'aimerais gueuler, j'aimerais pleurer, j'aimerais réagir ... Mais non, là c'en est trop, je suis dépassé... J'ai rien a dire, la grosseur de l'iniominie m'a fermé la bouche. Le plus triste, c'est la réaction après la révélation du scandale (réaction, réaction, où es tu ). Preuve de l'incompétence notoire de nos élus, qui n'ont même pas été (...) de protéger leurs populations (et après, ils osent demander leur confiance ) , ce qui me fait le plus rire (par avance) , c'est lorsque les premières conséquences commenceront à être révélées: allez, gageons qu'on organisera des journées du type "Journée de la Terre", avec des enfants qui feront des dessins de "plus jamais"...



Un jeune Guadeloupéen qui se demande si il ne vaudrait pas mieux qu'il prennent ses jambes à son coup.

Auteur: Naty975
Date: 13 Avr 2007 07:28
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
zephyrin a écrit:
Quand RFO déconne avec le chlordécone.


Ce jeudi 12 avril 2007, la radio d’Etat, RFO, s’est livré à une de ces habituelles manipulations dignes d’une république bananière. Cela n’aurait présenté aucun caractère de gravité si le sujet dont traitait l’émission de Paulo, « A l’abordage », n’était pas justement un sujet gravissime : la santé du peuple martiniquais. En effet, alors même que le livre de L. Boutrin et R. Confiant, Chronique d’un empoisonnement annoncé, est sorti depuis le 22 février dernier et que jamais la radio publique n’a invité ces deux auteurs à venir en parler sur ses ondes, voilà qu’elle fait venir de « Fouance » rien moins qu’un Grand Blanc. Le vice-président en personne de la FNSEA, le plus important syndicat agricole français. Et ce monsieur de tailler en pièces l’ouvrage en question en déclarant qu’il s’agit d’ « un fond de commerce », qu’il « ne repose sur aucune base scientifique », qu’ « il vise à détruire l’agriculture martiniquaise » et qu’ « il s’agit d’un chiffon rouge qui est agité à tort et à travers ».

La moindre des choses eut été d’organiser un débat contradictoire afin qu’un seul et unique son de cloche, celui des patrons et des Békés, ne soit pas asséné ainsi au peuple martiniquais, cela dans le but évident de déculpabiliser et de dédouaner les responsables de 30 ans d’empoisonnement de nos sols, nos nappes phréatiques, nos rivières et nos rivages. « A l’abordage » et son animateur se sont discrédités aux yeux de tous les Martiniquais conscients, non seulement en bafouant les règles les plus élémentaires de l’équité médiatique, mais surtout en renforçant l’idée que la parole d’un Blanc-France vaut davantage que 227 pages écrites par deux nègres martiniquais.

Mardi dernier, dans le courrier des lecteurs de « France-Antilles », on pouvait lire un courrier du professeur Dominique Belpomme, éminent cancérologue de stature mondial et l’un des tous premiers à dénoncer les effets nocifs sur la santé humaine des pesticides, en particulier du chlordécone. Celui-ci y déclarait même quelque chose que L. Boutrin et Confiant n’ont pas consigné dans leur ouvrage : à savoir que les enfants sont les premiers atteints par les ravages du chlordécone. En effet, une enquête à démontré que 90% des femmes enceintes de la Martinique et de la Guadeloupe ont un taux de ce produit considérablement supérieur à la normale. Cela signifie que c’est le devenir même de nos peuples qui est en péril, d’autant que le taux de fécondité chez nous est tombé à 1,8 enfant par femme, c’est-à-dire en dessous du seul de 2 qui est celui du renouvellement normal d’une population (par comparaison, celui de la France est à 2, 1).

Après cet émission-coup bas, il est à espérer que les journalistes martiniquais de RFO qui ont un minimum de dignité protesteront auprès de leur direction et exigeront que la parole soit donnée à L. Boutrin et R. Confiant dans les mêmes conditions que celles qui ont té attribuées au vice-président de la FNSEA, syndicat patronal, faut-il le préciser, dont l’idéologie et les méthodes sont vivement contestées dans l’Hexagone par tous les partisans d’une agriculture saine et biologique.

La rédaction de MONTRAY KREYOL
http://www.montraykreyol.org/spip.php?article229


Ce mec là nous prend vraiment pour des (...).........
A l'heure ou partout en occident on parle des méfaits des pesticides, ben les antillais, on n'en a cure...
Cf le reportage d'envoyé spécila d'hier!!!!!!
On prend vraiment les nègres pour des imbéciles, comme sarko, puta.in

Auteur: zephyrin
Date: 13 Avr 2007 12:07
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Cette affaire est bien embarrassante pour le pouvoir central mais aussi pour nos élus qui ont laissé faire ou pas su comment ne pas laisser faire.


PATI KOMINIS POU LENDEPANDANS EK SOSYALIZM (PKLS)
9 Impasse du Capitaine Pierre Rose – 97200 Fort-de-France
Email : pkls@pkls.org Site Internet : http://www.pkls.org/


DECLARATION

La preuve du colonialisme par le Chlordécone.


Il est aujourd’hui clair que de 1972 à 1993, les autorités françaises ont officiellement permis l’utilisation dans notre pays de produits pesticides dangereux dont le chlordécone.

Ces autorisations ont été faites alors que depuis 1979 on sait qu’il existe des risques pour la santé de l’homme notamment cancérigène avec de tels produits et que leur vente était interdite en France depuis de nombreuses années. Le chlordécone a été interdit en 1990;

Il est aussi établi que même après les autorisations officielles, les services de l’Etat français ont toléré le trafic de ces produits dans notre pays puisqu’en 2003, dix ans après leur interdiction officielle, on en a retrouvé près de 10 tonnes à la Martinique.

La commercialisation de ces pesticides a été assurée par des membres de la caste békée qui ont accumulé de nombreux profits à cette occasion.

On a donc préféré assurer les profits de l’oligarchie békée plutôt que la santé de la population de notre pays. Ce qui constitue un scandale.

Ceci illustre que dans cette société capitaliste l’homme ne compte pas mais seulement l’argent et les bénéfices des puissants.

Ce scandale démontre aussi que l’Etat français se moque de la santé et de l’avenir de notre peuple. Alors qu’il interdit des produits à la vente sur son territoire, il les a autorisés dans sa colonie Martinique. Ses services ont même incinéré en 2002 des patates douces venant de la Martinique car polluées sans qu’on ne se préoccupe de celles qui étaient vendues à la Martinique.

Tout cela démontre que pendant des décennies, il a été possible de tromper notre peuple, de l’empoisonner et de mettre en danger son avenir sans que les « zélus » n’aient pu rien savoir ou rien faire quand ils n’ont pas été tout simplement été complices de cet acte criminel.

Cela démontre bien que les institutions coloniales, Conseils régional et général ou les municipalités, ne possèdent pas les pouvoirs suffisants pour protéger la santé de notre peuple. L’essentiel des pouvoirs est aux mains de l’état français et de ses fonctionnaires, personnages qui n’ont aucun compte à rendre à notre peuple.

Le scandale du Chlordécone est la preuve que nous sommes bien une colonie de la France et que chaque jour notre peuple en pâtit.

Aujourd’hui, nos terres, nos rivières, nos produits sont empoisonnés et la France veut faire croire que ceci n’a aucune conséquence grave, un scandale de plus..

Nous ne devons faire aucune confiance à l’Etat français pour connaître la vérité sur ce crime et comment le réparer.

Nous appelons les martiniquais à se mobiliser pour engager un puissant mouvement populaire en vue de voir :

1- Savoir la vérité
2 - Châtier les coupables de ce crime contre le peuple martiniquais.
3- D’obtenir que l’Etat français répare ses crimes et dépolluent notre pays avec un contrôle international.


Fort de France 11 avril 2007
J. P. ETILE


Source
http://www.pyepimanla.com/dec_jan_07/chloredecone/textes/La%20preuve%20du%20colonialisme%20par%20le%20Chlord%E9cone..html

Auteur: rasjean
Date: 13 Avr 2007 13:31
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
1993
les députés antillais ont demandé le maintien de ce pesticide à l'assemblée alor s qu'ils l'interdisaient en france pourquoi?
Parce que les planteur martiniquais et guadeloupéensétaient montés au créneau pour le demander(donc pas que les békés) parce qu'on ne leur proposait rien à la place du chlordecone et sans ça leur culture etait en péril.
ça je crois qu'il faut le savoir

Auteur: gromal
Date: 13 Avr 2007 13:55
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Alors c'est pour quand cette manif?

Auteur: Sam46
Date: 24 Mai 2007 13:51
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
gromal a écrit:
Alors c'est pour quand cette manif?


L’Association Non au Chlordécone nous fait savoir qu’elle organise une marche de protestation demain jeudi 24 mai 2007.

Le rendez-vous est fixé à 12 heures, aux abords du Palais de Justice, à Fort-de-France.

Vous qui êtes ici, dite le à votre famille, il est que 13h52, ils ont le temps.

Dans cette histoire, seul l'union fera

Auteur: Sam46
Date: 24 Mai 2007 16:48
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Nous sommes mal barrer avec tout sa Qui à raison

Les marchandes et les agriculteurs dans les rues de Fort-de-France
Publié le 23/05/2007

Marchandes et planteurs ont défilés dans les rues de Fort-de-France mercredi 23 afin de sensibiliser l'opinion publique sur la bonne qualité des produits maraîchers et des fruits et légumes produits en Martinique. Avec les nombreuses communications autour du chlordécone, la vente des produits de la terre a considérablement chuté.

"Ils disent que les terres et les produits ne sont pas corrects." Madeleine était découragée jusqu'à cette manifestation dans les rues de Fort-de-France. "Nous ne vendions rien sur le marché de Dillon”", expliquait la vendeuse. Assise derrière son pick-up rempli de fruits, Madeleine a collé les derniers résultats des services sanitaires sur la propriété qu'elle cultive au Morne Rouge.
Parce que, pour les professionnels, les terres du Nord Caraïbe ne sont pas concernées par le chlordécone. Ce pesticide dangereux avait été utilisé en Martinique alors que son utilisation était interdite. C'est donc pour sensibiliser l'opinion publique que ces planteurs et ces marchandes sont descendus dans les rues de Fort-de-France.
Au terme de cette matinée de sensibilisation, les professionnels de la terre restent persuadés que leur démarche a convaincu. Ils ont recommencé à vendre leurs produits et espèrent que les autorités prendront le relais pour communiquer sur la bonne qualité des produits vendus sur les marchés.

Auteur: coui
Date: 26 Mai 2007 00:23
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
bon alors du coup qui va nous dégoter une carte des endroits où le chlore "déconne " a été utilisé depuis 10 ans????????

Auteur: Gurde
Date: 26 Mai 2007 02:43
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Pesticides - révélations sur un scandale français -




Présentation de l'éditeur :

C'est un sujet qui peut nous paraître lointain, et pourtant il nous concerne tous. Car les pesticides sont partout, jusque dans la rosée du matin. Et dans la pluie des villes, bien sûr, de toutes les villes de France.
Pour cette raison et quelques autres que vous apprendrez, les conséquences sanitaires de l'exposition aux pesticides sont d'ores et déjà massives. Des centaines d'études, à l'échelle internationale, montrent que ces produits de la chimie de synthèse agissent, même à des doses infinitésimales, sur notre équilibre le plus intime. Le cordon ombilical du fœtus, le système endocrinien, la fabrication du sperme sont atteints. Les cancers et les maladies neurologiques se multiplient. Ce n'est pas drôle ? Non. Mais les auteurs de ce livre ont pris un parti : celui de raconter des histoires avec de vraies gens. Vivantes, parfois extravagantes. Depuis 1945, l'industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne s'en doute. Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès prétendument scientifiques. Oui, les industriels ont infiltré, et continuent de le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l'"agriculture raisonnée", que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l'avenir, est une farce, une incroyable manipulation. En lisant ce récit passionnant, vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration de notre pays dans la mort de milliards d'abeilles. Vous découvrirez comment on dissimule l'existence de milliers de malades. Vous découvrirez une vérité que personne ne pouvait soupçonner.

Biographie de l'auteur :

Fabrice Nicolino, journaliste, a travaillé notamment pour Politis, Géo, Télérama et Le Canard enchaîné. Il collabore aujourd'hui au magazine Terre sauvage.
François Veillerette est président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) et administrateur du réseau international Pesticide Action Network Europe (PAN Europe).
http://www.pesticides-lelivre.com/

Auteur: botem
Date: 28 Mai 2007 16:17
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
honte à ts ceux ki ferment les yeux.... il semblerait que la plainte déposée soit jugée irrecevable par le proc de la république.. ben voyons.... tchip....

Auteur: Anton
Date: 18 Juin 2007 15:22
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
rasjean a écrit:
1993
les députés antillais ont demandé le maintien de ce pesticide à l'assemblée alor s qu'ils l'interdisaient en france pourquoi?
Parce que les planteur martiniquais et guadeloupéensétaient montés au créneau pour le demander(donc pas que les békés) parce qu'on ne leur proposait rien à la place du chlordecone et sans ça leur culture etait en péril.
ça je crois qu'il faut le savoir


FAUX !!! dans le livre de Confiant, il est dit que dans les années 90 les planteurs BEKE, c'est à dire les descendants des esclavagistes qui esclavagisaient nos ancetres, ONT RACHETE LES LICENCES AUX AMERICAINS ET ONT FAIT FABRIQUER EUX MEMES LE CHLORDECONE

C'est DONC PAR APPRETE AU GAIN, POUR LEUR PROFITS et PARCE QUE COMME D'HABITUDE CES GENS N'EN ONT RIEN A FOUTTRE DES NEGRES QU'IS ONT CONSCIEMMENT EMPOISONNE LES MARTINIQUAIS ET GUADELOUPEENS PENDANT 30 ANS AVEC LA COMPLICITE DE GOUVERNEMENTS FRANCAIS AUSSI BIEN DE DROITE QUE DE GAUCHE!!!

Auteur: Nougaroux
Date: 18 Juin 2007 16:57
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
J'y connais rien mais... tous les cultivateurs de bananes sont des blancs ??

Auteur: eikichi onizuka
Date: 18 Juin 2007 16:58
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
En plus s'était Domique Voynet une Vert qui a traité l'affaire c'est le pompom
TOUS DES HYPOCRITES AU POUVOIR

Auteur: daddy
Date: 18 Juin 2007 17:34
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Nougaroux a écrit:
J'y connais rien mais... tous les cultivateurs de bananes sont des blancs ??



Auteur: Nougaroux
Date: 18 Juin 2007 17:38
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
merci Daddy après ça je n'ai plus aucun doute

Auteur: Anton
Date: 19 Juin 2007 16:45
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Nougaroux a écrit:
J'y connais rien mais... tous les cultivateurs de bananes sont des blancs ??


Ils ne sont pas tous des Bekes mais les plus grands planteurs et proprietaires latifundistes sont des Bekes...

Ceux qui ont fait produire le Chlordeconedans lesa nnées 80 apres son interdiction sont les BEKES.

Qu'ils aient trouvé des complices à acheter, ça change quoi?? ce sont toujours les mêmes qui paient: Le PEUPLE. et ce peuple, de quelle couleur est il??

Auteur: Sam46
Date: 19 Juin 2007 20:31
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !



GUADELOUPE UNE TERRE GORGEE DE POISON


Lisez moi sa jusqu’au bout, SVP

http://www.montraykreyol.org/spip.php?article401


Un extrait : Nous sommes tous contaminés.
la nouvelle est tombée hier. Après une étude sur des femmes enceintes, il apparait que 100% des Guadeloupéens présentent des traces de chlordecone. CQFD. il ne reste plus qu’à attendre 10 ou 20 ans pour voir les effets.
C’est pour cela qu’il faut soutenir le collectif ASSE


Pour ceux qui pense encore que c de la rigolade

Auteur: Nougaroux
Date: 19 Juin 2007 21:42
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Anton, ce qui est bien triste, c'est qu'on se retrouve toujours dans la même opposition noirs/blancs. C'est bien pratique d'avoir toujours quelqu'un sur qui taper quand on a un problème.
Et les noirs qui auraient utilisé ce poison, forcément c'est qu'ils ont été influencés par les blancs... ben oui.
Tu crois vraiment que si tous les cultivateurs étaient noirs, personne n'aurait utilisé le chlordécone ? Ce n'est pas une question de couleur mais de profits.

Et tu dis que le peuple antillais est noir... si je m'aventurais à dire que le peuple français n'est que blanc, je sais déjà de quoi on me traiterait...

Il faut arrêter de se lamenter indéfiniment en prenant toujours les mêmes pour cible.
Ceux qui ont une responsabilité, blancs et noirs, doivent répondre de leurs actes, mais épargne-nous ces discours immatures sur la responsabilité perpétuelle des blancs.

Auteur: Sam46
Date: 19 Juin 2007 22:24
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Nous attendons quoi, pour descendre par centaines dans les rues, pancarte en main
Nous voulons des explications sur le CHLORDECONE.

Quelque chose de pacifique, mais qui interpelle.

Il est peut être temps d’avoir des vrais explication sur ce truc la,

Nous avons du mal à bouger, c dingue sa.

Toi, lui, elle, moi, quel est notre problème Ha! je sais, pas ni problem

Auteur: Anton
Date: 20 Juin 2007 16:32
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Nougaroux a écrit:
Anton, ce qui est bien triste, c'est qu'on se retrouve toujours dans la même opposition noirs/blancs. C'est bien pratique d'avoir toujours quelqu'un sur qui taper quand on a un problème.
Et les noirs qui auraient utilisé ce poison, forcément c'est qu'ils ont été influencés par les blancs... ben oui.
Tu crois vraiment que si tous les cultivateurs étaient noirs, personne n'aurait utilisé le chlordécone ? Ce n'est pas une question de couleur mais de profits.

Et tu dis que le peuple antillais est noir... si je m'aventurais à dire que le peuple français n'est que blanc, je sais déjà de quoi on me traiterait...

Il faut arrêter de se lamenter indéfiniment en prenant toujours les mêmes pour cible.
Ceux qui ont une responsabilité, blancs et noirs, doivent répondre de leurs actes, mais épargne-nous ces discours immatures sur la responsabilité perpétuelle des blancs.



STP arrete avec tes jeremiades à la Martin Luther King et vois la VERITE EN FACE!!

CEUX qui possedent le pouvoir ECONOMIQUE depuis TOUJOURS aux Antilles françaises c'est QUI???? LES BEKES !!!

Ces gens sont tellement puissants que quand Schoelcher a fait abolir l'esclavage, qu'a t il fait?? ILS LES A INDEMNISES !!! En général c'est LES VICTIMES QU'ON INDEMNISE ET NON PAS LES BOUREAUX


TU parle de PROFIT, de CAPITALISME: D'accord et bien parlons-en. Les detenteurs du Pouvoir ECONOMIQUE c'est qui aux Antilles? Ceux qui decident et qui disposent du soutien et de la complicité de l'Etat (Colonial) Français (et oui malgré la départementalisation les DOM TOM sont des colonies), c'est qui? Les Noirs peut etre? Non: LES BEKES!!!

ALors STP arrete avec ta naiveté.

Auteur: Nougaroux
Date: 23 Juin 2007 13:59
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Anton a écrit:
Nougaroux a écrit:
Anton, ce qui est bien triste, c'est qu'on se retrouve toujours dans la même opposition noirs/blancs. C'est bien pratique d'avoir toujours quelqu'un sur qui taper quand on a un problème.
Et les noirs qui auraient utilisé ce poison, forcément c'est qu'ils ont été influencés par les blancs... ben oui.
Tu crois vraiment que si tous les cultivateurs étaient noirs, personne n'aurait utilisé le chlordécone ? Ce n'est pas une question de couleur mais de profits.

Et tu dis que le peuple antillais est noir... si je m'aventurais à dire que le peuple français n'est que blanc, je sais déjà de quoi on me traiterait...

Il faut arrêter de se lamenter indéfiniment en prenant toujours les mêmes pour cible.
Ceux qui ont une responsabilité, blancs et noirs, doivent répondre de leurs actes, mais épargne-nous ces discours immatures sur la responsabilité perpétuelle des blancs.



STP arrete avec tes jeremiades à la Martin Luther King et vois la VERITE EN FACE!!

CEUX qui possedent le pouvoir ECONOMIQUE depuis TOUJOURS aux Antilles françaises c'est QUI???? LES BEKES !!!

Ces gens sont tellement puissants que quand Schoelcher a fait abolir l'esclavage, qu'a t il fait?? ILS LES A INDEMNISES !!! En général c'est LES VICTIMES QU'ON INDEMNISE ET NON PAS LES BOUREAUX


TU parle de PROFIT, de CAPITALISME: D'accord et bien parlons-en. Les detenteurs du Pouvoir ECONOMIQUE c'est qui aux Antilles? Ceux qui decident et qui disposent du soutien et de la complicité de l'Etat (Colonial) Français (et oui malgré la départementalisation les DOM TOM sont des colonies), c'est qui? Les Noirs peut etre? Non: LES BEKES!!!

ALors STP arrete avec ta naiveté.



Finalement ce qui te rend aussi aigri c'est de ne pas faire partie de ceux qui détiennent le pouvoir économique. Ne te rends pas malade pour ça, occupe-toi plutôt de travailler pour devenir quelqu'un, au lieu de perdre ton temps à cracher sur les autres.

Tu ne réponds pas à mon post. Je te dis qu'à la place des békés, des noirs auraient sûrement fait pareil. Tu esquives en répondant que de toute façon ce sont les békés qui détiennent le pouvoir éco. Et tu affirmes, sans pour autant donner de preuve, que ce sont les békés uniquement qui ont utilisé ce poison. Tu ne cites qu'une source, un bouquin... N'importe qui peut écrire n'importe quoi, ça prouve quoi ?

Tu parles de mes jérémiades (je t'invite à consulter la définition, c'est un mot qui caractérise plutôt ton discours), de ma naïveté.
Je suis peut-être naïve en espérant vivre dans une société où on puisse tous avoir de bons rapports, quelque soit la couleur. Mais tu es aussi naïf que moi en pensant que toutes les responsabilités incombent aux mêmes personnes.

Je tiens aussi à t'informer de ce que les discours comme le tien ("les blancs ceci, les blancs cela") ne servent pas tes intérêts ni ceux du peuple que tu essaies de défendre. Les discours de haine suscitent la même haine de l'autre côté de la barrière. Au final on n'aboutit à rien.
Il serait peut-être temps de passer à autre chose, d'essayer de construire ensemble.

de Martin Luther King

Auteur: Anton
Date: 25 Juin 2007 16:36
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Nougaroux a écrit:
Anton a écrit:
Nougaroux a écrit:
Anton, ce qui est bien triste, c'est qu'on se retrouve toujours dans la même opposition noirs/blancs. C'est bien pratique d'avoir toujours quelqu'un sur qui taper quand on a un problème.
Et les noirs qui auraient utilisé ce poison, forcément c'est qu'ils ont été influencés par les blancs... ben oui.
Tu crois vraiment que si tous les cultivateurs étaient noirs, personne n'aurait utilisé le chlordécone ? Ce n'est pas une question de couleur mais de profits.

Et tu dis que le peuple antillais est noir... si je m'aventurais à dire que le peuple français n'est que blanc, je sais déjà de quoi on me traiterait...

Il faut arrêter de se lamenter indéfiniment en prenant toujours les mêmes pour cible.
Ceux qui ont une responsabilité, blancs et noirs, doivent répondre de leurs actes, mais épargne-nous ces discours immatures sur la responsabilité perpétuelle des blancs.



STP arrete avec tes jeremiades à la Martin Luther King et vois la VERITE EN FACE!!

CEUX qui possedent le pouvoir ECONOMIQUE depuis TOUJOURS aux Antilles françaises c'est QUI???? LES BEKES !!!

Ces gens sont tellement puissants que quand Schoelcher a fait abolir l'esclavage, qu'a t il fait?? ILS LES A INDEMNISES !!! En général c'est LES VICTIMES QU'ON INDEMNISE ET NON PAS LES BOUREAUX


TU parle de PROFIT, de CAPITALISME: D'accord et bien parlons-en. Les detenteurs du Pouvoir ECONOMIQUE c'est qui aux Antilles? Ceux qui decident et qui disposent du soutien et de la complicité de l'Etat (Colonial) Français (et oui malgré la départementalisation les DOM TOM sont des colonies), c'est qui? Les Noirs peut etre? Non: LES BEKES!!!

ALors STP arrete avec ta naiveté.



Citation:
Finalement ce qui te rend aussi aigri c'est de ne pas faire partie de ceux qui détiennent le pouvoir économique. Ne te rends pas malade pour ça, occupe-toi plutôt de travailler pour devenir quelqu'un, au lieu de perdre ton temps à cracher sur les autres.


Je suis DEJA quelqu'un: JE SUIS ...MOI

Citation:
Tu ne réponds pas à mon post. Je te dis qu'à la place des békés, des noirs auraient sûrement fait pareil.


On est pas dans poltique fiction: la realité est que ce sont les Béké qui l'ont fait.


Citation:
Tu esquives en répondant que de toute façon ce sont les békés qui détiennent le pouvoir éco. Et tu affirmes, sans pour autant donner de preuve, que ce sont les békés uniquement qui ont utilisé ce poison. Tu ne cites qu'une source, un bouquin... N'importe qui peut écrire n'importe quoi, ça prouve quoi ?


Je n'affirme pas qu'ils ont été les seuls à l'utiliser MAIS QU'ILS ONT:

1. ACHETE LA LICENCE DE FABRICATION APRES L'INTERDICTION AUX USA

2. FAIT FABRIQUER LA CHLORDECONE APRES SON INTERDICTION

3. ONT INTRIGUE AVEC LES GOUVERNEMENTS DE LAMETROPOLE COLONIALE - GAUCHE OU DROITE - POUR OBTENIR DES DEROGATIONS

Peut etre des planteurs non-Beke ont ils utilisé laChlordecone MAIS ASVIENT ILS QUE C'ETAIT DU POISON??

Les DECIDEURS - METROPOLE ET IMPORTATEURS DE CHLORDECONE - SAVAIENT EUX QUE C'EST DU POISON: SONT ILS MOINS RESPONSABLES??

Citation:
Tu parles de mes jérémiades (je t'invite à consulter la définition, c'est un mot qui caractérise plutôt ton discours), de ma naïveté.


Moi je pense etre plutot REALISTE , JE NE ME PLAINS PAS JE LUTTE.

Citation:
Je suis peut-être naïve en espérant vivre dans une société où on puisse tous avoir de bons rapports, quelque soit la couleur. Mais tu es aussi naïf que moi en pensant que toutes les responsabilités incombent aux mêmes personnes.


Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.... Laissons les exploiteurs continuer d'exploiter, d'empoisonner, surtout pasde vagues, sauvegardons l"harmonie"... Wake Up!!!

Citation:
Je tiens aussi à t'informer de ce que les discours comme le tien ("les blancs ceci, les blancs cela") ne servent pas tes intérêts ni ceux du peuple que tu essaies de défendre. Les discours de haine suscitent la même haine de l'autre côté de la barrière. Au final on n'aboutit à rien.
Il serait peut-être temps de passer à autre chose, d'essayer de construire ensemble.

de Martin Luther King


Parce que tu crois que les blancs ont besoin d'etre titillé pour HAIR les Noirs???
Il me semble que nos ancetres ne leurs avaient rien fait ou demandé lorsqu'ils les ont massacré, terrorisé, oppressé...

Bien à toi de Malcolm X, Marcus Garvey, Bobby Seale

Auteur: coui
Date: 25 Juin 2007 16:44
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
et pendant les palabre , les légumes et racines des marchés contiennent peut être du désherbant !!!
le risque est de quelle grandeur?
faut t il boycotter les petites marchandes ou faut il les informer ?
quoique elles savent d'ou viennent leurs productions.
faut il favoriser les productions des jardins et n'y a t il pas de risque dans les supermarchés????

Auteur: rasjean
Date: 25 Juin 2007 17:35
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
quand on vous lit on dirait que les békés ont fait entrer le chlordécone en martinique et en guadeloupe afin d'empoisonner et en plus on a été encore plus empoisonné les deux années de prolongation.
Meme le rappel des fait le premier post est dans ce sens.
Le chlordécone est utilisé en france depuis 1969 en france et dans toute la france c'est loiiin d'etre une spécificité antillo antillaise
c'est un probleme de santé public en France

Aujourd'hui il y a des pesticides aussi dangereux que le chloredécone...

Auteur: Sam46
Date: 27 Juin 2007 22:56
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
PUISQUE C’EST "LE MONDE" QUI LE DIT...
mercredi 27 juin 2007 , mis en ligne par la rédaction de Montray Kreyol (source)


Le rôle des pesticides dans l’apparition des cancers est une nouvelle fois prouvée scientifiquement. Nous reproduisons un article du quotidien "LE MONDE" qui l’atteste. Comme ça, espérons que la Préfecture de la Martinique, les Békés et M. Bertome, président de la chambre d’agriculture de la Martinique (...) , ne diront pas qu’il s’agit d’affabulations de Louis Boutrin et de Raphaël Confiant.

Accédez à l’intégralité de cet article sur Lemonde.fr

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-922017,0.html

Auteur: Sam46
Date: 27 Juin 2007 23:05
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
rasjean a écrit:
quand on vous lit on dirait que les békés ont fait entrer le chlordécone en martinique et en guadeloupe afin d'empoisonner et en plus on a été encore plus empoisonné les deux années de prolongation.
Meme le rappel des fait le premier post est dans ce sens.
Le chlordécone est utilisé en france depuis 1969 en france et dans toute la france c'est loiiin d'etre une spécificité antillo antillaise
c'est un probleme de santé public en France

Aujourd'hui il y a des pesticides aussi dangereux que le chloredécone...


Certains ont carrément enfreint la loi. Exemple : le Chlordécone, interdit aux Etats-Unis en 1976, ne sera jamais homologué en France, mais il sera allègrement utilisé en Martinique et en Guadeloupe entre 1972 et… 1993. Mieux, divers rapports scientifiques, que nous citons abondamment dans notre ouvrage, en particulier le rapport Snegaroff (1980), décrivent très clairement les différentes contaminations subies par nos sols, nos eaux et nos rivages. Rapports aussitôt mis sous le coude et ignorés par les hauts fonctionnaires des services déconcentrés de l’Etat français.

Auteur: Anton
Date: 28 Juin 2007 11:28
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
coui a écrit:
et pendant les palabre , les légumes et racines des marchés contiennent peut être du désherbant !!!
le risque est de quelle grandeur?
faut t il boycotter les petites marchandes ou faut il les informer ?
quoique elles savent d'ou viennent leurs productions.
faut il favoriser les productions des jardins et n'y a t il pas de risque dans les supermarchés????


Tu as raison. Qui a des infos là dessus? Où peut on les trouver ? Voila une demarche constructive... AUtre chose quedes discussions steriles ne menant à rien.

Auteur: Anton
Date: 28 Juin 2007 16:47
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Trouvé sur: http://www.pyepimanla.com/dec_jan_07/chloredecone/textes/conference-sur-le-chlordecone.html

CONFERENCE SUR LE CHLORDECONE A L’ATRIUM :
UNE MOBILISATION SANS PRECEDENT


Réunir plus de 200 personnes un jeudi saint dans un pays comme la Martinique où le sentiment religieux est aussi fort n’est pas mince exploit. C’est pourtant ce qu’ont réussi le 5 avril, dans la salle Frantz Fanon de l’ATRIUM, Louis BOUTRIN, Raphaël CONFIANT et Me GERMANY. Des personnes de tous âges et de toutes conditions, des agriculteurs, des médecins, des jeunes, des personnes âgées, des femmes en grand nombre sont venues écouter les auteurs du livre Chronique d’un empoisonnement annoncé—Le scandale du chlordécone aux Antilles françaises (1972-2002), publié récemment aux éditions L’Harmattan et qui est n° 1 des ventes dans toutes les librairies de Martinique et de Guadeloupe.

Prenant d’abord la parole, R. CONFIANT a rendu un vibrant hommage à feu Pierre DAVIDAS qui, il y a trente ans, fut le premier à tirer la sonnette d’alarme sur la question de l’utilisation des pesticides, notamment du Chlordécone :

« A l’époque, les grands-grecs se moquaient de lui parce qu’il n’a pas fait d’études et qu’il était un autodidacte. Il avait beau écrire inlassablement dans « Le Naïf », dans « Le Progressiste » et dans « Antilla », les responsables des services déconcentrés de l’Etat français passaient leur temps à le renvoyer à sa supposée ignorance. Or, aujourd’hui, l’Etat lui-même est obligé de reconnaître que c’est DAVIDAS qui avait raison, que nos sols, nos rivières, nos nappes phréatiques et nos rivages sont gravement pollués. Honneur et respect donc à ce grand Martiniquais que fut Pierre DAVIDAS ! »

Confiant expliqua ensuite que bien qu’ils ne soient pas des épidémiologistes, BOUTRIN et lui avaient le droit le plus absolu de se poser des questions sur les ravages du Chlordécone car ils sont des Martiniquais soucieux du devenir de leur peuple. Selon lui, il s’agit d’une catastrophe sanitaire sans précédent pour laquelle il faudra bien chercher les responsables au travers d’une « Commission d’enquête parlementaire » comme pour les scandales de l’amiante, du sang contaminé, de la vache folle ou d’Outreau. Seule une commission de ce type peut amener la question sur le terrain judiciaire.

Deuxième intervenant, L. BOUTRIN fit une brillante présentation en « Power point » de la question du Chlordécone en commençant par un préalable :

« Nous tenons à dire et à répéter ici que nous ne sommes absolument pas contre la culture de la banane à la Martinique. La banane est indispensable à notre économie. Elle emploie près de 20.000 personnes en Martinique et en Guadeloupe et son exportation permet l’importation à moindre coût de produits venus de l’extérieur. Certaines personnes qui cherchent à nous discréditer commencent déjà dans certains médias à nous présenter comme les fossoyeurs de l’agriculture martiniquaise. C’est malhonnête ! D’autant plus malhonnêtes qu’elles sont, ces personnes, directement impliquées dans l’empoisonnement de notre pays et de notre population. »

L. BOUTRIN montra comment dès 1976, le chlordécone fut interdit aux Etats-Unis et comment des importateurs békés achetèrent la formule aux Etats-Unis, la firent synthétiser à Béziers, fabriquer au Brésil avant de le réintroduire en Martinique sous un nouveau nom, celui de « Curlone ». Comment aussi certains élus, sous la pression békée, demandèrent et obtinrent la prorogation de l’utilisation de ce produit jusqu’en…1993. Pendant donc 30 ans, le peuple martiniquais a bu une eau gorgée de Chlordécone, a mangé des légumes et des poissons empoisonnés. Selon BOUTRIN, les conséquences sanitaires sont là :

. explosion des cancers, en particulier celui de la prostate (la Martinique détient un triste record : elle est le deuxième pays le plus touché dans le monde après les Etats-Unis)

. augmentation inquiétante des malformations congénitales, des fausse-couches etc.

. augmentation du nombre de cas d’Alzheimer et de Parkinson

. apparition d’un taux d’infertilité féminine et masculine absolument inouï puisque la Martinique est désormais passée en-dessous de la barre permettant le renouvellement de sa population : les femmes de notre pays ne font plus qu’1,8 enfants alors que la barre est à 2)

Pointant du doigt les responsables, L. BOUTRIN montrera comment, outre les importateurs békés de pesticides, il existe d’autres responsables au plus haut niveau de l’Etat, notamment à celui des différents ministres de l’agriculture qui se sont succédés depuis 1974 ainsi que les différents préfets et les chefs des services déconcentrés de l’Etat. Ce sont ces ministres qui ont régulièrement signés des A.M.M. (Autorisation de Mise sur le Marché) pour l’utilisation du chlordécone et ce sont les responsables des services déconcentrés qui se sont tout naturellement chargés de l’application de cette politique criminelle. Résultat : des rapports commandités par les services de l’Etat eux-mêmes (rapport Snégaroff dès 1977, rapport Kermarrec, rapport Balland-Mestre-Fagot etc.) démontrent sans discussion possible que la découverte de l’empoisonnement au chlordécone ne s’est pas faite en 1999 comme l’affirme l’Etat pour tenter de se dédouaner, mais bien dès le début des années 70. Les Martiniquais et les Guadeloupéens ont donc été sciemment empoisonnés pendant plus de 30 ans !
L. Boutrin terminera par les 4 exigences formulées par les auteurs du livre :

. mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire

. lancement d’une vaste enquête épidémiologique avec des experts internationaux (et non pas seulement des experts français)

. indemnisation des agriculteurs dont les terrains sont pollués et qui ne peuvent plus vendre leur production

. dépollution immédiate des sols avec des techniques récentes mises au point au Canada et cela sur la base du principe du « pollueur-payeur ».

Me GERMANY prit ensuite la parole pour aborder l’aspect juridique et judiciaire de la question. Il évoqua les différentes instances devant lesquelles il est possible de porter plainte et tout d’abord celui auquel on ne pense jamais : le tribunal de la Sécurité Sociale. Il évoqua aussi le tribunal d’instance et le fait qu’il est possible de porter plainte tant au civil qu’au pénal. Dès lors, c’est une série de possibilités qui s’ouvrent devant ceux qui veulent porter l’affaire en justice. Me GERMANY a approuvé l’idée de créer une association dont l’objectif unique serait de poser la question du chlordécone et de demander réparation à qui de droit. Dans un style clair et précis, plein d’humour, l’avocat sut tenir en haleine une assistance attentive pour ce qui se révéla être un véritable cours de droit.

Vint le moment du débat qui commença par un bref incident. Une personne dans l’assistance tenta de monopoliser la parole en se présentant comme la première à avoir soulevé la question du chlordécone d’une part et accusa les « agriculteurs nègres » d’être aussi coupables que les Békés d’autre part. Elle fut rapidement ramenée à la raison car dans ce combat, il n’est pas question, comme dit un participant, « de distribuer des médailles d’ancien combattant. Sans compter qu’on n’est pas dans une cours de récréation où des gamins se chamaillent pour savoir qui est le premier à avoir fait ceci ou cela. » Prenant la parole Romain BELLAY, président de l’OPAM (Organisation Patriotique des Agriculteurs Martiniquais) expliqua qu’à l’époque personne n’avait prévenus les petits agriculteurs de la dangerosité des produits qu’on leur vendait.

Un autre agriculteur prit la parole et fit un témoignage qui bouleversa l’assistance :

« Je n’ai pas quarante ans mais mon médecin m’a donné moins de 10 ans à vivre. J’ai utilisé, parfois à mains nues, le chlordécone pendant des années, au Saint-Esprit où j’avais une exploitation bananière. A l’époque, personne, parmi les agriculteurs, ne savait que ces produits que nous manipulions étaient dangereux pour la santé. Les services de l’Etat ne nous l’ont jamais dit ! Au contraire, ils nous incitaient à l’utiliser…
Je suis prêt aujourd’hui à donner mon corps comme cobaye à la science s’il le faut pour qu’on étudie les ravages de ce produit sur l’organisme humain. »

Ces paroles poignantes solennisèrent la réunion d’un seul coup. On n’était plus là en train de parler d’un simple produit, de pratiques administratives et politiques laxistes, de la responsabilité de X ou Y, mais bien de la vie d’un homme, d’un être humain. D’un travailleur, père de famille, qui sait qu’il va mourir bientôt alors même qu’il n’est même pas quadragénaire. Les 200 personnes présentes écoutèrent donc avec une attention renouvelée les explications des docteurs DOUTONE et MACNY qui expliquèrent comment ils voient défiler de plus en plus de gens atteints de cancers dans leur cabinet. Pour le Dr DOUTONE, la question est encore plus vaste car dit-il :

« Il s’agit, en fait, de rendre la terre martiniquaise aux Martiniquais ! »

Ces fortes paroles déclenchèrent des applaudissements nourris d’une assistance au sein de laquelle les prises de paroles se multiplièrent, tout un chacun se disant mobilisé et surtout déterminé à porter cette affaire le plus loin possible. Un nombre considérable de signatures fut recueilli en vue de la création de l’association « Anti-Chlordécone » qui sera chargée, aux différents niveaux de la justice, de porter plainte pour « empoisonnement » contre l’Etat français et les importateurs békés. Bien que présents dans la salle, aucun représentant de l’Etat n’osa prendre publiquement la parole pour défendre la position de celui-ci !

PROCHAINE MOBILISATION : le 15 AVRIL AU GRAND AMPHITHEATRE DE L’HOPITAL LA MEYNARD.

Auteur: Anton
Date: 28 Juin 2007 16:51
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
POUR CEUX QUI VEULENT S'INFORMER VOICI UNE PAGE QUI RASSEMBLE DE NOMBREUSES INFOS ESSENTIELLES ET INTERESSANTES: http://www.pyepimanla.com/dec_jan_07/chloredecone/chlordecone.html

Auteur: Sam46
Date: 29 Juin 2007 12:46
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Sur cette affaire de CHLORDECONE, comme le CHE : http://www.montraykreyol.org/IMG/jpg/CHE_DEKOUPE.jpg , je n'exige pas l’impossible, mais vérité

Juste sa

Auteur: Sam46
Date: 18 Juil 2007 17:09
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Je viens d’avertir ma famille en GUADELOUPE/MARTINIQUE, qui pourrai éventuellement utiliser ce produit la : gramoxon.

Ma belle sœur me dit, tien mon père vient de me demander de lui acheter ce fameux produit, on l’utilisé pour désherber.

Le temps que la nouvelle arrive « au petit » peuple, voila les risques.

Juger ne vous même

Un pesticide utilisé en Guadeloupe retiré du marché mondial
Publié le 17/07/2007 Auteur: Johan Gabriel

En plein contexte de reconnaissance des responsabilités dans l’affaire du chlordécone, un autre pesticide, le paraquat, utilisé en Guadeloupe vient d’être interdit par la Cour européenne de justice. C’est un herbicide appelé dans nos régions gramoxon. Son utilisation et certaines maladies, dont celle de Parkinson, pourraient être liées.

C’est là certainement la fin d’une longue polémique à propos de l’utilisation de cet herbicide. La Cour européenne de justice a considéré que la décision d’autoriser l’utilisation de ce pesticide en 2003 ne tenait pas suffisamment compte du lien éventuel entre ce produit et la maladie de Parkinson ainsi que d’autres effets sur la santé des travailleurs et des animaux.

Cet arrêt confirme ainsi le principe de la déclaration de Berne d’il y a quelques années, qui pointait depuis longtemps le risque de l’utilisation du paraquat pour ceux qui le maniaient. Dans un rapport sur les accidents, les suicides et les conséquences du paraquat, l’entreprise suisse qui commercialise le produit s’est protégée derrière une étude française qui conclut que les effets les plus graves de la substance peuvent être évités par le port de vêtements de protection lors de l’épandage.

Mais certaines sources affirment que l’usage des pulvérisateurs dorsaux est responsable des accidents les plus graves avec le produit. Or, ni la Commission européenne, ni le fabricant n’ont pris en compte les études qui montrent le rapport entre le paraquat et la maladie de Parkinson. Quoi qu’il en soit, de nombreux documents prouvent clairement que des dizaines de milliers d’utilisateurs sont empoisonnés chaque année par le paraquat, principalement dans les pays en développement. D’où la décision de la Cour européenne de justice de retirer purement et simplement ce produit du marché mondial.


Il était temps mais cela se vent tjs en Guada, me confirme ma belle soeur

Auteur: Sam46
Date: 18 Juil 2007 18:58
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Les critiques affirment que l'exposition au paraquat durant le mélange et la pulvérisation peut engendrer des saignements de nez, des irritations et des brûlures de la peau. Selon ces sources, l'exposition répétée à ce produit pourrait affecter les poumons, le système nerveux et le cerveau. Certaines études associent une exposition à long terme à de faibles doses de paraquat à un plus grand risque de développer la maladie de Parkinson. Syngenta affirme que le Gramoxone a été approuvé par les instances internationales et qu'il n'y a aucun risque si celui-ci est utilisé selon les prescriptions et si les utilisateurs sont équipés des vêtements de protection adéquats.
Source : swissinfo, ATS

Avez-vous vue des gens de chez avec des équipements et protection adéquats

PARAQUAT = GRAMOXON pour nos Îles


http://hesa.etui-rehs.org/fr/newsevents/newsfiche.asp?pk=885


Vous qui êtes au pays, faite le savoir

Pour les initiés : http://www.inrs.fr/htm/paraquat.html

Auteur: Sam46
Date: 25 Juil 2007 08:41
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
ENFIN Source MARTINIQUE

Dans un communiqué, le président (PS) du Conseil Régional de la Guadeloupe se réjouit de l’interdiction du paraquat et annonce qu’il prépare une résolution en vue d’obtenir une "commision d’enqête parlementaire" sur l’utilisation de tous les pesticides, en particulier le chlordécone. On ne peut que se réjouir de l’attitude de Victorin Lurel, surtout quand on la compare au quasi-mutisme, et à l’immobilisme, des parlementaires martiniquais. Pourtant avec 22.000 hectares contaminés (contre 5.000 en Guadeloupe), la Martinique est 5 fois plus polluée que la Guadeloupe. Rappelons, en effet, que cette dernière produit en moyenne 230.000 tonnes de bananes par an alors que la Guadeloupe n’en produit que 50.000.

Voir ci-dessous le communiqué :

http://www.montraykreyol.org/IMG/pdf/CommuniqueparaquatLurel.pdf

Auteur: Sam46
Date: 01 Aoû 2007 08:23
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
SOS Saint-Esprit

Et la série continu, entre les séismes annoncés, et la pollution.

Martinique, Martinique, mon petit pays adoré est mal au point.


De quoi s’agit-il ? La Direction des Services Vétérinaires de la Martinique, suite à une enquête, vient d’interdire à un pisciculteur de la commune du Saint-Esprit de vendre sa production et de continuer son exploitation.

http://www.montraykreyol.org/spip.php?article511

Si Internet n’existait pas, comment l’information aurai t’elle circuler.

Auteur: Sam46
Date: 01 Aoû 2007 08:42
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Sam46 a écrit:
Sur cette affaire de CHLORDECONE, comme le CHE : http://www.montraykreyol.org/IMG/jpg/CHE_DEKOUPE.jpg , je n'exige pas l’impossible, mais vérité

Juste sa


Le chemin de la vérité semble être enclencher :

DÉCLARATION DE VICTORIN LUREL, DÉPUTÉ P.S. DE LA GUADELOUPE

mardi 31 juillet 2007 , mis en ligne par la rédaction de Montray Kreyol
J’ai préparé une résolution tendant à la création d’une commission d’enquète sur l’utilisation du chlordécone, du paraquat et des autres pesticides dans l’agriculture martiniquaise, guadeloupéenne et guyanaise et ses conséquences sur les sols et la ressource en eau, sur les productions animales et végétales ainsi que sur la santé publique. Elle doit être adopte ce mardi 31 juillet par le groupe Socialiste, radical et citoyen, puis transmise à la Commission des affaires économiques. J’organiserai durant la semaine, probablement dès mercredi, une rencontre avec la presse pour faire le point sur ce dossier.
Cordialement.

Victorin LUREL
Député de la Guadeloupe, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy
Président du Conseil régional de la Guadeloupe
Secrétaire national à l’Outre-mer du Parti-socialiste
Tél. 01.40.63.71.18
http://lurel.parti-socialiste.fr
vlurel@assemblee-nationale.fr
www.parti-socialiste.fr

http://www.montraykreyol.org/IMG/pdf/Communiquecommissiond_enquetepesticides.pdf

Raphaël Confiant avait raison, pour ceux qui en doutait que c’était une démarche partisane.

Non, MR & Dame, notre peuple est vaiment en danger.

Lorsque Louis Boutrin et moi-même avions écrit dans notre livre, « Chronique d’un empoisonnement annoncé », que la rémanence (persistance dans les sols) de ce pesticide était, selon l’ « American Cancer Institute » de 150 ans, on nous avait ri au nez. On nous avait traités de menteurs, d’affabulateurs, de fossoyeurs de l’économie martiniquaise. Nous n’avions pourtant fait que traduire des passages d’une enquête scientifique menée par des savants étasuniens !

Auteur: Sam46
Date: 05 Aoû 2007 22:46
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
La suite :

Plus de 100 pesticides déversés en Guadeloupe en dix ans

Une nouvelle étude scientifique orchestrée par Dominique Belpomme, cancérologue français de renom, relance le débat, notamment politique, sur la pollution par le chlordécone, finalement "un arbre qui cache la forêt. Selon ce document, plus de cent pesticides de types différents auraient été déversés en Guadeloupe durant les dix dernières années.

http://www.newmedia-fr.info/ixm_ixpnews.php?file=article&story_id=22682

Il en ressort "une extrême gravité de la pollution par les pesticides en Martinique". La gravité de la situation est liée à la fois à la pollution de l’eau, à la détérioration du littoral, à la baisse de fertilité, à la très forte augmentation d’incidence des cancers de la prostate et du sein tant en Guadeloupe qu’en Martinique enfin à la baisse des taux de natalité et de fécondité.

Nous voila en plein cauchemar

Auteur: djanaelle
Date: 18 Aoû 2007 09:20
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Extrait de l'article de R.Confiant :"APPEL AUX CHEFS D’ETAT D’AFRIQUE NOIRE..."
APPEL AUX CHEFS D’ETAT D’AFRIQUE NOIRE AU SUJET DE L’EMPOISONNEMENT DES POPULATIONS ANTILLAISES sur B. World Connection


" De quoi s’agit-il exactement ? D’un véritable crime contre l’humanité qui, comme tel, est imprescriptible. En effet, pendant trente ans, l’Etat français a délivré des A.M.M. (Autorisation de Mise sur le Marché) de différents pesticides cancérigènes, parmi lesquels le redoutable Chlordécone, produit interdit aux Etats-Unis et au Canada depuis 1976. Alors que diverses études, signalaient la dangerosité extrême de ce pesticide, et cela dès le début des années 70, celui-ci a autorisé les grands planteurs blancs créoles à l’utiliser au-delà du raisonnable dans les bananeraies de la Guadeloupe et de la Martinique, ce qui eut pour effet d’empoisonner nos sols, nos rivières, nos nappes phréatiques et nos rivages. Pendant plus de trente ans, nous avons bu, sans le savoir, une eau du robinet gorgée de pesticides et surtout de chlordécone, nous avons mangé des légumes et des poissons contaminés, sans que jamais l’Etat français ne lève le petit doigt pour arrêter ce qui ressemble fort à une tentative de génocide. Sans compter que le taux de rémanence de ce poison est évalué à soixante, voire cent ans ! Aujourd’hui, les résultats sont là : nos pays vivent une véritable catastrophe sanitaire. Celle-ci se décline ainsi :

. explosion du nombre de cas de cancers, cela chez des patients de plus en plus jeunes (moins de 40 ans). La Martinique détient, d’ailleurs, le triste record d’être le deuxième pays au monde après les Etats-Unis pour le taux de cancer de la prostate.

. développement inquiétant des maladies d’Alzheimer et de Parkinson, là encore chez des personnes qui sont loin d’avoir atteint l’âge (canonique) où ces affections sont considérées comme inévitables

. nombre effarant de fausse-couches et de malformations congénitales qui ne s’expliquent pas seulement par les grossesses trop précoces, comme on tente de nous en persuader, puisque l’âge de la conception a toujours été nettement plus bas dans nos pays qu’en Europe

. augmentation inexpliquée du taux d’infertilité à la fois féminine et masculine, ce qui fait que nos pays sont tombés au-dessous du seuil de renouvellement normal d’une population qui est de 2, avec seulement 1,8 enfant par femme (contre 2,1 en France !).

Lorsque le scandale finit par éclater et que cet empoisonnement généralisé fut mis à jour, l’Etat français a tenté de nous faire croire que la dangerosité du chlordécone n’a été connue qu’en 1989, ce qui est un mensonge absolu. Un mensonge d’Etat ! Répétons-le : dès la fin des années 70, ce pesticide avait été interdit en Amérique du Nord et plusieurs publications scientifiques émanant de l’ « American Cancer Institute » en démontraient la cancérogénicité. Il est vrai que ces études étaient rédigées en anglais et qu’il est bien connu que les Français ne sont pas très brillants en langues étrangères…En réalité, cet empoisonnement de nos populations fut délibéré et les responsables en sont parfaitement connus : d’abord l’Etat français lui-même (et cela quel que fut le parti au pouvoir durant ces trente ans, Droite et Gauche s’étant partagés le pouvoir) ; ensuite les différents préfets et chefs des services déconcentrés de l’Etat en poste dans nos pays à cette époque ; enfin les Békés ou Blancs créoles, descendants des esclavagistes d’antan, à la fois gros planteurs, principaux importateurs de pesticides et détenteurs du monopole de la vente des engins agricoles. La représentation parlementaire antillaise a vainement tenté d’obtenir du Palais Bourbon la création d’une « commission d’enquête parlementaire », comme dans les affaires du sang contaminé, de la vache folle, de l’amiante, d’Air Lib ou encore d’Outreau, mais en vain. Il ne nous fut octroyé, à nous, descendants d’esclaves, qu’une vague « mission d’information parlementaire » dénuée de tout pouvoir d’enquête et de coercition. Ce qui est la preuve que nous sommes bien des « Français entièrement à part et non des Français à part entière », selon la célèbre formule d’Aimé Césaire. Rappelons tout de même que des dizaines de milliers de Créoles se sont portés volontaires pour combattre dans l’armée française ou pour défendre le territoire hexagonal :

. bataillon créole pendant la guerre du Mexique (1862-1867) menée par l’empereur Maximilien III

. participation à la guerre franco-allemande de 1870

. bataillon créole pendant la Première Guerre Civile Européenne (1914-1

. « dissidents » antillais pendant la Deuxième Guerre Civile Européenne (1939-45)

. appelés et engagés antillais pendant les guerres d’Indochine, d’Algérie, du Tchad etc…

Les Créoles ont donc tenu à verser ce qu’ils ont eux-mêmes appelé « l’impôt du sang » à une prétendue mère-patrie qui s’est toujours révélé une mère marâtre. Les trente ans d’empoisonnement que viennent de vivre la Guadeloupe et la Martinique n’en étant qu’une énième preuve.

Aujourd’hui, nous réclamons donc que justice soit faite. Nous exigeons :

. une enquête épidémiologique à grande échelle afin de mesurer la vraie ampleur de la contamination, enquête conduite par des scientifiques étrangers car nous n’avons plus confiance dans leurs collègues français

. l’indemnisation sans délai des petits et moyens agriculteurs qui, ayant loué ou acheté des terres anciennement plantées en banane, sont dans l’impossibilité de livrer des produits sains à nos populations et sont, pour certains, au bord de la faillite

. la mise en place immédiate d’un processus de dépollution de nos sols selon les procédés de « phytoremédiation » mis au point récemment au Canada, dépollution qui devra être prise en charge par l’Etat français sur la base du principe dit du « pollueur-payeur »

. la convocation devant la justice des principaux responsables de cet empoisonnement annoncé qui, de toute évidence, ont fait preuve dans cette affaire d’une négrophobie et d’un comportement raciste à peine voilés.

Mais, hélas, nous crions dans le désert. Alors que nos patates douces ou nos ignames qui arrivent dans les ports français sont immédiatement détruits par les services sanitaires, l’Etat n’a jusqu’à ce jour pris aucune mesure pour que ces mêmes légumes soient interdits de vente dans nos pays, du moins ceux qui proviennent de sols contaminés. C’est aussi qu’aucune cartographie sérieuse de cette contamination n’a été établie à ce jour, si bien que les agriculteurs qui travaillent des terres non polluées se voient autant pénalisés que leurs confrères ayant hérités de terre polluées. La moindre des choses eut été, de la part des services de l’Etat français, de mettre en place un système de traçabilité des productions maraichères et vivrières antillaises. Il y a là un laisser-aller, un laisser-faire, un je-m’en-fichisme, véritablement criminels à l’endroit des peuples antillais. Bien qu’alertée par un livre sur la question (« Chronique d’un empoisonnement annoncé », de L. Boutrin et R. Confiant, édit. L’Harmattan 2007) ainsi qu’une conférence dans l’enceinte même de l’Assemblée Nationale française, aucun grand média français n’a à ce jour portée l’affaire à la connaissance du public hexagonal. Il semblerait qu’une sorte d’omerta se soit imposée au sujet du chlordécone et des ravages qu’il provoque.

Nous nous permettons donc respectueusement de lancer un appel solennel à tous les chefs d’Etat d’Afrique noire pour qu’ils nous aident à briser cette chape de silence afin d’obliger l’Etat français à prendre ses responsabilités à l’égard des populations antillaises deux fois déportées, comme nous l’avons vu, et aujourd’hui empoisonnées. En effet, nous réalisons aujourd’hui que le « génocide par substitution » dénoncé par Aimé Césaire dès la fin des années 70, c’est-à-dire le remplacement des populations créoles par des gens venus d’ailleurs, s’est accompagné, dans le silence le plus total, d’un véritable « génocide par empoisonnement ». L’OUA doit s’emparer de cet affaire sans délai, sinon tous les appels à « la solidarité du monde noir », au « panafricanisme » ou à « l’unité culturelle négro-africaine », émanant d’intellectuels africains, antillais ou noirs américains, se révéleraient des mots creux, vides de sens, véritables paravents de notre commune lâcheté.

Aidez-nous ! Ne serait-ce qu’au nom de nos ancêtres communs…

Veuillez accepter, madame la Présidente, monsieur le Président, l’expression de mes salutations respectueuses. "


retrouvez l'article entier sur : http://www.bworldconnection.com/index.php?option=com_content&task=view&id=30&Itemid=39&idA=162

Auteur: galak
Date: 18 Aoû 2007 10:49
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
L'appel de Confiant contient des éléments que je trouve peu pertinents, sans que je porte un jugement sur la gravité de l'état sanitaire des eaux antillaises, sujet dont je suis totalement incompétent !

djanaelle a écrit:
Extrait de l'article de R.Confiant :"APPEL AUX CHEFS D’ETAT D’AFRIQUE NOIRE..."
Aujourd’hui, les résultats sont là : nos pays vivent une véritable catastrophe sanitaire. Celle-ci se décline ainsi :

. explosion du nombre de cas de cancers, cela chez des patients de plus en plus jeunes (moins de 40 ans). La Martinique détient, d’ailleurs, le triste record d’être le deuxième pays au monde après les Etats-Unis pour le taux de cancer de la prostate.


Les USA sont le 1er état touché par ce cancer alors que le produit incriminé y est interdit depuis 1976, selon Confiant... Qu'en est il de la Guadeloupe pour ce cancer ? Le produit est il "reconnu" pour particulièrement provoquer ce cancer ?

Extrait de l'article de R.Confiant :"APPEL AUX CHEFS D’ETAT D’AFRIQUE NOIRE... a écrit:


. développement inquiétant des maladies d’Alzheimer et de Parkinson, là encore chez des personnes qui sont loin d’avoir atteint l’âge (canonique) où ces affections sont considérées comme inévitables


Est ce seulement aux Antilles que ces maladies progressent dans la population ?? Alzheimer et Parkinson sont les maladies qui "explosent" partout dans le monde occidental, où l'espérance de vie est élevée et la nourriture industrialisée. Ce n'est donc pas "typiquement" antillais.

Extrait de l'article de R.Confiant :"APPEL AUX CHEFS D’ETAT D’AFRIQUE NOIRE... a écrit:

. nombre effarant de fausse-couches et de malformations congénitales qui ne s’expliquent pas seulement par les grossesses trop précoces, comme on tente de nous en persuader, puisque l’âge de la conception a toujours été nettement plus bas dans nos pays qu’en Europe

nombre effarant ? c'est à dire ? les malformations congénitales sont a priori effectivement un "bon" indicateur de gros problèmes sanitaires.

Extrait de l'article de R.Confiant :"APPEL AUX CHEFS D’ETAT D’AFRIQUE NOIRE... a écrit:

. augmentation inexpliquée du taux d’infertilité à la fois féminine et masculine, ce qui fait que nos pays sont tombés au-dessous du seuil de renouvellement normal d’une population qui est de 2, avec seulement 1,8 enfant par femme (contre 2,1 en France !).


L'infertilité est en augmentation dans la plupart des pays occidentaux industrialisés. Confiant fait une grosse boulette ici dans son argumentation : le taux de 2,1 est le taux théorique de renouvellement de la population (stabilité du nombre de personnes, les enfants remplaçant leur parents), actuellement la France métropolitaine a un taux de 2,0 (on ne se renouvelle donc pas ! même si le taux français est le plus élevé de l'Europe occidentale, cf. INSEE).
Il y a des pays européens qui sont dans des situations faibles : 1,2 ou 1,4 enfants par femme, sans qu'un complot ou une infertilité soit particulièrement mis en cause : ce sont les mentalités et les conditions socio-économiques qui expliquent largement la chose.

Extrait de l'article de R.Confiant :"APPEL AUX CHEFS D’ETAT D’AFRIQUE NOIRE... a écrit:
Rappelons tout de même que des dizaines de milliers de Créoles se sont portés volontaires pour combattre dans l’armée française ou pour défendre le territoire hexagonal :

. bataillon créole pendant la guerre du Mexique (1862-1867) menée par l’empereur Maximilien III!).


Maximilien III n'existe pas, c'est plutôt Napoléon III...

Extrait de l'article de R.Confiant :"APPEL AUX CHEFS D’ETAT D’AFRIQUE NOIRE... a écrit:

. appelés et engagés antillais pendant les guerres d’Indochine, d’Algérie, du Tchad etc…

Un appelé n'est pas un "volontaire".

Bref, cet appel, je le trouve très mal fait, alors que le sujet est en lui même très sérieux...

galak, tatillon

Auteur: Sam46
Date: 18 Aoû 2007 11:23
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
galak a écrit:
Maximilien III n'existe pas, c'est plutôt Napoléon III...galak, tatillon


Cet article décrit l'expédition militaire française au Mexique, de 1861 à 1867. L'archiduc Maximilien rêva de s'y tailler un Empire.

Le Mexique à la veille de la guerre
Le Mexique, s’étendant sur deux millions de kilomètres carrés, était peuplé, à l’époque de l’intervention, de 8,5 millions de personnes. Trois groupes ethniques étaient présents : 2 millions de blancs (descendants des conquistadors et des colons espagnols.), 2,5 millions de métis, 4 millions d’amérindiens, ainsi que quelques centaines de milliers d’esclaves noirs.

L’antagonisme racial était fort : les blancs se considéraient comme supérieurs, et les métis jalousaient les blancs et méprisaient les indiens. Ces derniers, quant à eux, étaient divisés en une multitude de tribus.



Au nom de la doctrine Monroe (l'Amérique aux Américains), Washington somme l'empereur français de retirer ses troupes du Mexique. Napoléon III refuse et demande à Maximilien, empereur du Mexique depuis 1863, de constituer une armée nationale. L'expédition française au Mexique a commencé en 1862 quand l'empereur, sur les conseils du duc de Morny, décide de créer un empire catholique pour contrebalancer le pouvoir des jeunes Etats-Unis protestants. Il a placé à la tête du Mexique le frère de l'empereur d'Autriche, Maximilien. Mais face à la pression américaine et aux guérillas mexicaines, Napoléon III rappellera ses troupes en mars 1867, laissant Maximilien seul face aux insurgés mexicains.

Auteur: galak
Date: 18 Aoû 2007 19:21
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
Sam46 a écrit:
galak a écrit:
Maximilien III n'existe pas, c'est plutôt Napoléon III...galak, tatillon


Cet article décrit l'expédition militaire française au Mexique, de 1861 à 1867. L'archiduc Maximilien rêva de s'y tailler un Empire.

Le Mexique à la veille de la guerre
Le Mexique, s’étendant sur deux millions de kilomètres carrés, était peuplé, à l’époque de l’intervention, de 8,5 millions de personnes. Trois groupes ethniques étaient présents : 2 millions de blancs (descendants des conquistadors et des colons espagnols.), 2,5 millions de métis, 4 millions d’amérindiens, ainsi que quelques centaines de milliers d’esclaves noirs.

L’antagonisme racial était fort : les blancs se considéraient comme supérieurs, et les métis jalousaient les blancs et méprisaient les indiens. Ces derniers, quant à eux, étaient divisés en une multitude de tribus.


Au nom de la doctrine Monroe (l'Amérique aux Américains), Washington somme l'empereur français de retirer ses troupes du Mexique. Napoléon III refuse et demande à Maximilien, empereur du Mexique depuis 1863, de constituer une armée nationale. L'expédition française au Mexique a commencé en 1862 quand l'empereur, sur les conseils du duc de Morny, décide de créer un empire catholique pour contrebalancer le pouvoir des jeunes Etats-Unis protestants. Il a placé à la tête du Mexique le frère de l'empereur d'Autriche, Maximilien. Mais face à la pression américaine et aux guérillas mexicaines, Napoléon III rappellera ses troupes en mars 1867, laissant Maximilien seul face aux insurgés mexicains.


Et oui, Maximilien Ier, empereur du Mexique, non reconnu par beaucoup d'états à l'époque... on est loin des problèmes de pollution des sols aux Antilles... Confiant invoque de drôles d'arguments... Et devrait - si c'est effectivement lui qui a écrit ce communiqué - relire l'Histoire des Amériques...

galak, méfiant

Auteur: Sam46
Date: 18 Aoû 2007 21:51
Sujet du message: Chlordécone: silence on empoisonne !
galak a écrit:
Sam46 a écrit:
galak a écrit:
Maximilien III n'existe pas, c'est plutôt Napoléon III...galak, tatillon


Cet article décrit l'expédition militaire française au Mexique, de 1861 à 1867. L'archiduc Maximilien rêva de s'y tailler un Empire.

Le Mexique à la veille de la guerre
Le Mexique, s’étendant sur deux millions de kilomètres carrés, était peuplé, à l’époque de l’intervention, de 8,5 millions de personnes. Trois groupes ethniques étaient présents : 2 millions de blancs (descendants des conquistadors et des colons espagnols.), 2,5 millions de métis, 4 millions d’amérindiens, ainsi que quelques centaines de milliers d’esclaves noirs.

L’antagonisme racial était fort : les blancs se considéraient comme supérieurs, et les métis jalousaient les blancs et méprisaient les indiens. Ces derniers, quant à eux, étaient divisés en une multitude de tribus.


Au nom de la doctrine Monroe (l'Amérique aux Américains), Washington somme l'empereurfrançais de retirer ses troupes du Mexique. Napoléon III refuse et demande à Maximilien, empereur du Mexique depuis 1863, de constituer une armée nationale. L'expédition française au Mexique a commencé en 1862 quand l'empereur, sur les conseils du duc de Morny, décide de créer un empire catholique pour contrebalancer le pouvoir des jeunes Etats-Unis protestants. Il a placé à la tête du