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l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
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Accueil » Forum » Au coeur des Dom-Tom: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)

Sujet: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)

Auteur: aspik la
Date: 09 Avr 2003 16:39
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
j'ai vu une emission (je ne sais si d'otres se rappellent)sur les antilles (vs savez le budget des antilles, ses problemes au niveau touristiks....).Il parlait des indépendantistes aux Antilles

kan g entendu parlait des indépendantistes, j'ai pensais au devenir et l'avenir des antilles s'ils venaient au pouvoir (j'espere ke cela ne se fera pa)

s'ils venaient au pouvoir, les Antilles seraient en crise economik et je pense k'elles regresseraient. Enfin, je ne sais pa moi mais cela pourrait arriver

dites moi ce ke vs en pensez

Auteur: karamelle91
Date: 09 Avr 2003 16:45
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
bah tout à fait d'accord avec toi!

Auteur: xxRUTYxx972xx
Date: 09 Avr 2003 16:46
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
je ne pense pas que les antillais sont une majorité à vouloir l'indépendance.

quand marie jeanne est passé président de je ne sais quel conseil en martinique, tout le monde a cru voir la victoire de son parti... alors qu'en fait il s'agissait de la victoire de l'homme sur des adversaires pas forcément aussi crédibles...

d'ailleurs, de source informée, même marie jeanne n'est pas 100% pour l'indépendance, mais plus pour l'autonomie...

Auteur: Kimany
Date: 09 Avr 2003 16:54
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
J'ai vu également ce documentaire( très bien réalisé, il faut le dire) et c'est vrai qu'il m'a ouvert les yeux sur les problèmes actuels de la Guadeloupe. L'UGTG est un syndicat qui monte, qui monte...un peu trop vite à mon goût. Ce syndicat bloque constamment la Guadeloupe avec ses grèves à répétition et les directeurs d'entreprise le craignent beaucoup car, il lui suffit de claquer des doigts pour paralyser tout un Archipel et c'est effrayant. Je suis contente de voir que toute la population ne suit pas ce syndicat comme des moutons de Panurge car ce serait la catastrophe! En résumé, j'espère que ce syndicat ne parviendra jamais au pouvoir car ce serait de la folie.

Autre chose: Gaby Clavier, leader de l'UGTG, réclame l'indépendance à tout va et ses acolytes font preuve de suivisme. Ce qu'ils ne voient pas , c'est que Gaby Clavier a plusieurs maisons ( dont une en Suisse)...Ce qui revient à dire qu'en cas d'indépendance catastrophique de la Guadeloupe, il aura le temps de faire ses valises pour prendre son envol vers des horizons meilleurs...

Auteur: colchique
Date: 09 Avr 2003 17:13
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
xxRUTYxx972xx a écrit:

d'ailleurs, de source informée, même marie jeanne n'est pas 100% pour l'indépendance, mais plus pour l'autonomie...


et c'est quoi la différence entre autonomie et indépendance?

Auteur: West
Date: 09 Avr 2003 17:18
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
C peut etre mangé moins d'ailes de dindes, moins champagne mousseux etc....
et commencer à "creer" exporter plus !!!!

Mais là !! C carrement les mentalités qu'il faudrait changer, peut etre qu'une coupure net avec la france (niveau importation) ouvrirait les yeux D antillais et surtout D politiques !!
Ki C ?

Auteur: xxRUTYxx972xx
Date: 09 Avr 2003 17:18
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
colchique a écrit:
xxRUTYxx972xx a écrit:

d'ailleurs, de source informée, même marie jeanne n'est pas 100% pour l'indépendance, mais plus pour l'autonomie...


et c'est quoi la différence entre autonomie et indépendance?


l'indépendance ferait de l'île un "pays", donc avec un président, ou un roi....... et donc sa propre monnaie, nationalité, drapeau, hymne national, institutions, constitution, uniformes pour la police et l'armée........

l'autonomie fait que les départements restent des départements mais les décisions concernant le développement, le budget, l'éducation...... sont d'abord décidées localement PUIS exposées (ou imposées) au parlement, et non l'inverse. en gros, l'autonomie inverse le processus de prise de décisions. au lieu de venir de la maison mère vers les vaisseaux amiraux, ça va des vaisseaux amiraux vers la maison mère. à la limite, au lieu d'élire des représentants locaux pour aller représenter les départements d'outre mer en métropole, il faudrait que des représentants de la métropoles viennent voir ce qui se passe chez nous...

c'est clair ou bien ?

*épi si je m'ai gourrée dans mon explication, merci de me le faire remarquer GENTIMENT.*

Auteur: colchique
Date: 09 Avr 2003 17:28
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Moui ca me va comme distinction!

En partant de cette distinction que tu viens de faire, quel serait le role de l'état?
Le département aurait donc sa propre assemblée et déciderait de ce qui serait bien pour lui.
a quoi servirait l'état?

On serait alors dans une situation comparable à la Corse?

Auteur: xxRUTYxx972xx
Date: 09 Avr 2003 17:42
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
ben disons que si au niveau du même pays on trouve qu'il est difficile d'appliquer les lois votées dans la capital aux provinces, c'est encore plus vrai pour les départements d'outre mer. donc donner aux DOM la possibilité de se gérer tous seuls peut s'avérer une bonne solution...

sachant que ce n'est pas le système qui est mauvais, ce sont les abus...

Auteur: korynn
Date: 09 Avr 2003 17:59
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
juste comme ça, je pars au Antilles bientôt vous le saviez ça? je sais pas si je penserai à vous

Auteur: Kimany
Date: 11 Avr 2003 13:01
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Tu m'as l'air bien au courant. Depuis quand Gaby Clavier n'est-il plus à la tête de l'UGTG ( ce n'est pas une question piège, je ne sais vraiment pas )? Ce syndicat n'a vraiment aucune visée indépendantiste?

Auteur: 6klôn
Date: 11 Avr 2003 13:12
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Alors Gaby ne pouvait plus se présenter aux élections pour être secrétaire général. Il a été remplacé par Gothiérot (je n'ai pas son prénom en tête) en 2002.

Indépendantiste, l'UGTG? Pfff, et puis quoi encore? Un syndicat ne peut se prétendre indépendantiste que si son action vise à faire échec au fonctionnement de l'état, à renforcer les locaux, et c'est loin d'être le cas. Le premier syndicat à demander la titularisation, les plus grandes avancées, etc..., dans les services publics, les sociétés d'état, c'est bien l'UGTG.

Etant proche de l'un des partis cités plus haut, je peux t'assurer que ce syndicat est tout simplement haï, parce qu'il n'apporte aucune avancée aux travailleurs.

Auteur: Kimany
Date: 11 Avr 2003 13:17
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Il me semble que c'est Roger ou Raymond...Enfin, je vais chercher en core...J'ai essayé de voir sur leur site pour regarder ça de plus près ( sans succès).

www.ugtg.org

Merci pour les infos!

En ce qui concerne ce syndicat...Il a peut-être de bonnes idées mais ses méthodes sont peu orthodoxes. ça me fait penser au saccage du magasin d'un commerçant ayant décidé de travailler le 27 Mai en dépit de la commémoration de l'esclavage...

Auteur: Asprilla
Date: 11 Avr 2003 13:58
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Comme Lolo, ce sont plutot leurs actes que leurs idées qui me genent.

Qui a dit "Tonton Makout" ... ?

Auteur: Kimany
Date: 11 Avr 2003 14:00
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Asprilla a écrit:
Comme Lolo, ce sont plutot leurs actes que leurs idées qui me genent.

Qui a dit "Tonton Makout" ... ?


Sois plus précis, t'as entendu ça où? Les seuls Tontons Makoutes que je connaisse sont ceux d'Haiti... L'UGTG en a parlé?

Auteur: Asprilla
Date: 11 Avr 2003 14:10
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
C'etait justement en reference avec les tontons makout d'haïti, personelement les methodes d'intimidation de l'UGTG m'y font penser, c tout ce que je voulais dire.

En gros c "on oeuvre pour votre bien etre que le vouliez ou pas, vous n'avez pas le choix vous devez nous ecouter ou vous en paierai les conséquences."

Mais comme je l'ai dis c seulement ce que je ressent, peut etre fais je fausse route.

Auteur: Kimany
Date: 11 Avr 2003 14:29
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Ah ok, je vois ce que tu veux dire...

Auteur: 6klôn
Date: 12 Avr 2003 00:33
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
J'ai toujours comparé les méthodes de ce syndicat comme étant Taliban...

UGTG: Union Guadeloupéenne des Talibans de Gaby

les meneurs: Oussa Madassamy et Mollah Raymond


Auteur: Kimany
Date: 04 Juin 2003 09:05
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
UP!

J'aime bien ce sujet...

L'UGTG et tout le reste, ça vous inspire quoi?

Auteur: olivio
Date: 04 Juin 2003 09:29
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Les indépendantistes aux Antilles sont des comiques. Ils mènent leurs politiques tout en sachant que la Martinique et la Guadeloupe ne pourront jamais être indépendantes.
Ils préfèrent parler d'autonomie car ils savent que la France ne pourra pas non plus leur donner tous les pouvoirs.

Autre problème, le taux d'abstention aux différentes élections ne cesse d'augmenter.

Même en étant sous perfusion, ces deux îles ont déjà du mal à sortir la tête de l'eau. Il suffit de regarder les statistiques (taux de chômage, nombre de RMIstes, etc ...)
Combien d'Antillais voteront pour un oui à l'indépendance en cas de référendum ??
Une infime minorité.

Auteur: Kimany
Date: 04 Juin 2003 09:36
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
En effet, cette volonté de vouloir sevrer les Antilles maintenant me semble un peu risqué. On est habitués à vivre d'aides et j'en passe. Ce serait catastrophique de rendre les îles indépendantes.

Auteur: fredo
Date: 04 Juin 2003 09:53
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
aspik la a écrit:
j'ai vu une emission (je ne sais si d'otres se rappellent)sur les antilles (vs savez le budget des antilles, ses problemes au niveau touristiks....).Il parlait des indépendantistes aux Antilles

kan g entendu parlait des indépendantistes, j'ai pensais au devenir et l'avenir des antilles s'ils venaient au pouvoir (j'espere ke cela ne se fera pa)

s'ils venaient au pouvoir, les Antilles seraient en crise economik et je pense k'elles regresseraient. Enfin, je ne sais pa moi mais cela pourrait arriver

dites moi ce ke vs en pensez

Si les Antilles Francaises deviennent independantes, ce sera parce que les electeurs des Antilles Francaises auront vote pour. Et en ca, je ne vois aucun probleme. La vie sera differente, c'est tout.

Atjòlman, di la di ay di ki sa pé ka fèt sé tan tala ... Man pa djè kwè.
On en est pas la, et l'independance n'est pas un challenge important (politique, economique ou social) pour les societes des Antilles Francaises, a l'heure actuelle.

Auteur: grislyes
Date: 04 Juin 2003 14:19
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
avant de demander a etre independant il faudrait deja produirent quelque chose
avoir le moyen d'acheter des medicaments sans l'aide de securite sociale
savoir vivre sa ns la caf
ensuite seulement oui seulement la on peu commence a penser oui je dit pender a l'independance

Auteur: Kimany
Date: 04 Juin 2003 16:12
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
grislyes a écrit:
avant de demander a etre independant il faudrait deja produirent quelque chose
avoir le moyen d'acheter des medicaments sans l'aide de securite sociale
savoir vivre sa ns la caf
ensuite seulement oui seulement la on peu commence a penser oui je dit pender a l'independance


Exact! C'est bien ce que je disais...

Auteur: 6klôn
Date: 04 Juin 2003 17:41
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
J'aimerais comprendre d'où vient la hantise de l'indépendantiste Est-ce, comme souvent, la peur de l'inconnu qui vous effraie? La virulence des propos de certains? La perte de votre petit confort moderne et artificiel?

Moi je ne l'ai jamais caché, je suis indépendantiste, et fier que mon pays soit ma cause. Ca ne fait pas de moi un dictateur en puissance! Je ne suis pas un idéaliste non plus, un rêveur éveillé.

Mais trop souvent je remarque cette répulsion... d'où vient-elle?

Auteur: grislyes
Date: 04 Juin 2003 18:14
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
6 klon pense un peu au autre !!!!!
regarde haiti et medite sur son histoire son parcourt madagasgar qui pleure pour revenir francais ,les comor
moi je ne me considere pas commme quelqu'un qui en connait plus que les autres mais je ne voudrait pas retrouver ma famille dans la misere.
et permet a d'autre qui on aucun scrupule de vivre sur leurs dos sois disant indepandentiste
et quand il a foutu la (...) ce barre avec sa femme metropolitaine a l abris de la misere qu'il aura genere

Auteur: fredo
Date: 04 Juin 2003 18:21
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
6klôn a écrit:
J'aimerais comprendre d'où vient la hantise de l'indépendantiste Est-ce, comme souvent, la peur de l'inconnu qui vous effraie? La virulence des propos de certains? La perte de votre petit confort moderne et artificiel?

Je pense que c'est tout ca ... les salaires, l'education nationale, la retraite, etre citoyen europeen et tout nos pretendus acquis que nous ne voulons pas perdre ...

6klôn a écrit:
Mais trop souvent je remarque cette répulsion... d'où vient-elle?

... et aussi le sentiment que sans la France, on ne sera pas assez competent pour vivre , on ne sera plus RIEN et que l'on risque de finir dans une dictature. Ladjè kèy pété, moun kèy goumen. Nou kèy mò fen. Scenario catastrophe, quoi. Ce sont de gros cliches, je sais ... Mais c'est un peu l'image dont nous avons des Noirs (de nous-meme, ou du moins d'une bonne partie de nos populations).

En gros, la France nous cadre a 100%. Nous avons une tres faible visibilite de ce qui se fait ailleurs.

Personnellement, je ne suis pas independantiste. Et pourtant l'independance ne me fait pas peur.

Pour moi, l'independance c'est dire a la France : NOUS continuons le bout de chemin tout seul. Et que TOUS ENSEMBLE nous voulons participer nous voulons vivre dans un pays qui est notre ... et que nous ne voulons plus que vous l'administrez.

Mais j'ai souvent l'impression que independantiste = anti - France.

Et puis, nous ne savons pas vraiment envisager quelque projet sans la France !

Auteur: 6klôn
Date: 04 Juin 2003 18:32
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
grislyes a écrit:
6 klon pense un peu au autre !!!!!
regarde haiti et medite sur son histoire son parcourt madagasgar qui pleure pour revenir francais ,les comor


comment ça pense auX autreS???

Mais c'est exactement ce que je fais !!!!

Sais tu de Haiti a acheté son indépendance il y a 199 ans? Oui, acheté ! Et à l'époque, la seule industrie était la canne à sucre. Qu'a fait la fwans? Elle a boycotté le sucre haitien ! Résultat, leur seule chance de survie était .... la survie !

Les ComorES, rien n'avait été préparé. Madagascar, idem (et d'où sors tu qu'ils veulent redevenir français )

Tu veux voir un pays indépendant qui a réussi? Sainte Lucie. un autre? Antigue! Barbade! Saint Kitts! Comparons ce qui est comparable, s'il te plait. On ne compare pas un pays de 27.500 km² avec un petit chapelet d'iles de 1790 km²! On ne compare pas un pays qui n'avait AUCUN développement, avec un pays qui a déjà une main d'oeuvre qualifiée, diplomée, rodée.

Penser aux autres, c'est essayer déjà d'écouter les autres, c'est savoir ce que veut ton voisin, savoir quelles sont ses craintes et ses attentes. Pour l'instant, la fwans s'en moque de tout ça!

Tu considères qu'être indépendantiste, ça signifie qu'il veut l'indépendance maintenant et tout de suite. ERREUR! Fausse route!!! Les erreurs des autres, ça nous sert, justement! Quelles sont les ereurs qui ont été commises en Afrique? Dans la Caraibe? Comment les éviter? Que faire. Etre indépendantiste en 2003, c'est se poser les questions. C'est mettre tous les problèmes sur la table. Ce n'est pas jouer la politique de la chaise vide, ou la politique de l'autruche.

grislyes a écrit:
et permet a d'autre qui on aucun scrupule de vivre sur leurs dos sois disant indepandentiste
et quand il a foutu la (...) ce barre avec sa femme metropolitaine a l abris de la misere qu'il aura genere


De qui tu parles?

Auteur: fredo
Date: 04 Juin 2003 18:40
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
grislyes a écrit:
6 klon pense un peu au autre !!!!!
regarde haiti et medite sur son histoire son parcourt madagasgar qui pleure pour revenir francais ,les comor
moi je ne me considere pas commme quelqu'un qui en connait plus que les autres mais je ne voudrait pas retrouver ma famille dans la misere.
et permet a d'autre qui on aucun scrupule de vivre sur leurs dos sois disant indepandentiste
et quand il a foutu la (...) ce barre avec sa femme metropolitaine a l abris de la misere qu'il aura genere

Dis moi, grislyes, la France n'a-t-elle pas des affaires a se reprocher dans ces regimes qui echouent? Oui, la France, notre pays! (puisqu'il n'y a pas independance)

En quoi la Martinique ou la Guadeloupe suivrait la destinee de Madagascar et des Comores ? Connais-tu leur parcours ?
Sous-entendrais-tu que seuls les mauvais exemples illustreraient notre eventuelle independance ?
Qu'est-ce qui t'amene a ce scenario catastrophe?

L'independance, serait-ce si dramatique et miserable que ca ?

En depit de la question materielle, l'independance n'est-elle pas egalement une question de dignite?

On reste sous l'argent de la France, et elle fait ce qu'elle veut de nous ... mais ca me rappelle quelque chose ca ... donner son corps pour de l'argent ... (...)

Je ne crois pas que l'independance soit une catastrophe, c'est le CHOIX d'un PEUPLE qui s'assume. C clair tout ne peut pas etre rose tout de suite. La vie d'un PEUPLE est cence etre plus longue que la vie d'un HOMME. Et nous sommes incapables de nous trouver une qualite de PEUPLE. L'independance n'est donc pour moi pas d'actualite. De la a la diaboliser, c carrement irrealiste.

Je suis deja alle dans des pays independants. C vrai la vie y est difficile, comme partout d'ailleurs. Mais c pas la fin du monde. Vivre en France, ce n'est pas si rose que ca.

Auteur: 6klôn
Date: 04 Juin 2003 18:58
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
olivio a écrit:
Les indépendantistes aux Antilles sont des comiques. Ils mènent leurs politiques tout en sachant que la Martinique et la Guadeloupe ne pourront jamais être indépendantes.


Ah bon? Je vais te dire quelque chose... Tu ne verras pas la Guadeloupe indépendante. Moi non plus. Mon fils, peut être pas, mais il y a des chances que mon petit fils soit là, le jour où on abaissera le drapeau bléblanwouj au Champ d'Arbaud.

olivio a écrit:
Autre problème, le taux d'abstention aux différentes élections ne cesse d'augmenter.


Et c'est qui les abstentionistes? Les indépendantistes? Mais non, ils votent pour les indépendantistes, voyons... Ou alors ils votent contre Le Pen !

olivio a écrit:
Même en étant sous perfusion, ces deux îles ont déjà du mal à sortir la tête de l'eau. Il suffit de regarder les statistiques (taux de chômage, nombre de RMIstes, etc ...)
Combien d'Antillais voteront pour un oui à l'indépendance en cas de référendum ??
Une infime minorité.


Oui, en 2003, ça ferait 5% de la population, parce que les circonstances sont loin d'être réunies. Pour celà il faudra travailler, mettre en places des structures qui nous sont propres. Ca prendra une autre génération pour celà, s'il le faut, mais c'est chaque grain de riz qui fera qu'un jour on pourra en faire un sac.

Auteur: olivio
Date: 04 Juin 2003 19:02
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
6klôn a écrit:
olivio a écrit:
Les indépendantistes aux Antilles sont des comiques. Ils mènent leurs politiques tout en sachant que la Martinique et la Guadeloupe ne pourront jamais être indépendantes.


Ah bon? Je vais te dire quelque chose... Tu ne verras pas la Guadeloupe indépendante. Moi non plus. Mon fils, peut être pas, mais il y a des chances que mon petit fils soit là, le jour où on abaissera le drapeau bléblanwouj au Champ d'Arbaud.

olivio a écrit:
Autre problème, le taux d'abstention aux différentes élections ne cesse d'augmenter.


Et c'est qui les abstentionistes? Les indépendantistes? Mais non, ils votent pour les indépendantistes, voyons... Ou alors ils votent contre Le Pen !

olivio a écrit:
Même en étant sous perfusion, ces deux îles ont déjà du mal à sortir la tête de l'eau. Il suffit de regarder les statistiques (taux de chômage, nombre de RMIstes, etc ...)
Combien d'Antillais voteront pour un oui à l'indépendance en cas de référendum ??
Une infime minorité.


Oui, en 2003, ça ferait 5% de la population, parce que les circonstances sont loin d'être réunies. Pour celà il faudra travailler, mettre en places des structures qui nous sont propres. Ca prendra une autre génération pour celà, s'il le faut, mais c'est chaque grain de riz qui fera qu'un jour on pourra en faire un sac.


C'est une façon de voir les choses et tu as peut être raison pour les générations futures.
Cela dit, si ces deux îles deviennent indépendantes dès demain, ça ne changera absolument pas ma vie.

Auteur: 6klôn
Date: 04 Juin 2003 19:10
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Entre nous, si ça se passe demain, moi je pars habiter au Kazakstan

Auteur: 6klôn
Date: 06 Juin 2003 11:40
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)

Auteur: Lapine Killah
Date: 06 Juin 2003 12:38
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
grislyes a écrit:
avant de demander a etre independant il faudrait deja produirent quelque chose
avoir le moyen d'acheter des medicaments sans l'aide de securite sociale
savoir vivre sa ns la caf
ensuite seulement oui seulement la on peu commence a penser oui je dit pender a l'independance


Comme je disais dans coup de gueule... Voilà EXACTEMENT ce que je pense...
J'ai beau reflechir, accorder l'independance aux Dom voudrait dire les laisser repartir à Zero sans les capacités...
Comment veux tu qu'une petite ile comme la Martinique trouve les moyens financiers pour la santé, le chomage, etc etc etc ... A-t-elle les capacités de production adéquates pour en vivre ???

Enfin moi ça me parait vraiment utopique...

Auteur: fredo
Date: 06 Juin 2003 12:47
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Lapine Killah a écrit:
Comme je disais dans coup de gueule... Voilà EXACTEMENT ce que je pense...
J'ai beau reflechir, accorder l'independance aux Dom voudrait dire les laisser repartir à Zero sans les capacités...
Comment veux tu qu'une petite ile comme la Martinique trouve les moyens financiers pour la santé, le chomage, etc etc etc ... A-t-elle les capacités de production adéquates pour en vivre ???

Enfin moi ça me parait vraiment utopique...

Une independance, cela s'accorde ?
Perso ... j'ai dit que l'independance ne me faisait pas peur ... mais si elle est accordee ... je crois que je m'accorderais bien de continuer a vivre dans l'emigration !

Auteur: Lapine Killah
Date: 06 Juin 2003 12:57
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Erreur de vocabulaire Fredo (ou lapsus ? )...

Auteur: sof972
Date: 06 Juin 2003 13:03
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
J'ai été à fond pour l'indépendance pendant un moment...jusqu'à ce que je me penche réelement sur le sujet et que je me rende compte que ce n'est qu'une UTOPIE!

J'entendais un jour (il y a longtemps) à la radio je ne sais plus quel homme politique qui racontait avoir demandé à Césaire pourquoi il n'était pas pour l'indépendance, ce dernier (ils étaient à la mairie) a ouvert son rideau et a répondu "Regardez, vous pensez qu'ils sont prêts à être indépendants?"...

L'indépendance pourrait apprendre au moins une chose aux antillais: tu veux manger tu travailles!!!...fini le RMI et les allocs!
Mais avec cette bande de syndicalistes fachistes on est très mal parti...donc restons sous l'aile de la France...et quand notre peuple prendra conscience de la situation catastrophique il se réveillera peut être.

Auteur: fredo
Date: 06 Juin 2003 13:08
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Lapine Killah a écrit:
Erreur de vocabulaire Fredo (ou lapsus ? )...

C pas grave, tu sais .
Ca m'aura au moins permis de m'exprimer sur une eventuelle independance accordee .

Auteur: fredo
Date: 06 Juin 2003 13:12
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
sof972 a écrit:
J'ai été à fond pour l'indépendance pendant un moment...jusqu'à ce que je me penche réelement sur le sujet et que je me raconte que ce n'est qu'une UTOPIE!

L'independance une UTOPIE ?

Qu'est-ce utopique :
- l'independance a laquelle tu croyais ?
- l'independance des independantistes antillais actuels ?
- l'independance immediate des Antilles Francaises ?
- l'independance ?

Tu pensais a la deuxieme proposition (en gras), c'est bien ca ?

Auteur: Lapine Killah
Date: 06 Juin 2003 13:27
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Moi je pense à l'INDEPENDANCE IMMEDIATE DES ANTILLES FRANçAISE...

Et puis Fredo GT en train de me demander, si l'independance ne s'ACCORDE pas, elle se .... ????

Auteur: fredo
Date: 06 Juin 2003 13:48
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Lapine Killah a écrit:
Moi je pense à l'INDEPENDANCE IMMEDIATE DES ANTILLES FRANçAISE...

Et puis Fredo GT en train de me demander, si l'independance ne s'ACCORDE pas, elle se .... ????

Je sais pas .
Je tente.

Elle se choisit, elle se prepare, elle se sent, elle devient obligatoire, elle devient une necessite, elle se prend, elle se demande, elle se fait choisir ... elle se .... ????

Auteur: sof972
Date: 06 Juin 2003 16:17
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
fredo a écrit:


- l'independance des independantistes antillais actuels ?
Tu pensais a la deuxieme proposition (en gras), c'est bien ca ?[/size]


Oui! ...j'ai lu un essai sur la Martinique indépendante, ne me demandez pas les références car je l'ai prêté à quelqu'un qui ne me l'a jamais rendu, j'ai rit plus qu'autres choses: une utopie dans toutes sa splendeur!
Pour une indépendance positive, il faudrait déjà une conscience d'appartenance à un peuple (comme la conscience de classe mais attention je suis loin d'être marxiste!), puis un changement radical des mentalités ce qui ne pourra se faire que sur plusieurs générations, puis un objectif clair histoire de savoir où on va...

Auteur: 6klôn
Date: 06 Juin 2003 16:27
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Elle se prépare !

Je vois que ce petit débat prend enfin son sens, et par les propos de Lapine, je peux comprendre un peu mieux la crainte des indépendantistes, et de leurs idées.

Il faut savoir qu'il y a deux générations d'indépendantistes:

Celle des années 50-60, pour la plupart des intellectuels, ayant fait des études en fwans, et certains (il faut le reconnaitre) mariés à des fwansèz. Ils sont tous cadres dans de grandes sociétés locales, ou ont un niveau social assez confortable. D'ailleurs, il n'y a aucun politicien qui vive du RMI....
Ils sont également d'anciens révolutionaires, mais tous repentis!!! Les plus jeunes d'entre vous n'ont certainement jamais entendu parler du GONG (Groupement des Organisations Nationalistes Guadeloupéennes), du MPGI (Mouvement Populaire pour une Guadeloupe Indépendante) ou de l'ARC (Agence Révolutionaire Caraibe). Beaucoup d'entre eux ont posé des bombes, tué et détruit, certains sont morts, d'autres ont été jugés et condamnés. Tous ont purgé leur peine et ont repris une vie sociale.
Ca ce sont les indépendantistes par la force, qui voulaient l'indépendance immédiate.
Maintenant on les retrouve dans trois partis politiques:
- l'UPLG
- le KLNG
- le Mouvman Gwadloupéyen

Celle des années 70-80 (et j'espère 90), c'est ma génération, celle qui prone la non violence, le respect de l'autre et de ses biens, celle qui dénonce le racisme et les autres formes de discrimination. C'est également celle a qui on a appris la vraie histoire de ses ancêtres, et ce depuis sa jeunesse.
C'est la génération qui est partie de son pays et qui est revenue pour y travailler; c'est celle qui a vu arriver le crack parmi ses camarades de classe; c'est celle qui a vu la nouvelle génération de "Bad Bway" (les soit-disant rastas qui roulent en scooter, qui sont I-Tal pour plaire aux minettes, qui portent des locks pour être à la mode, qui parlent Jamaican Slang comme un yardie).

Ben voila, nous on réfléchit. On sait très bien que l'indépendance est impossible dans les 30 ans qui viennent, mais nous voulons être la génération qui se sacrifie, pas celle qui est sacrifiée pour Léta fwansé.

Ca se sont les indépendantistes par la parole et la démocratie.

Contrairement à ce que j'ai lu ailleurs, un indépendantiste n'est pas obtus, et il n'a pas toujours raison; je ne mène pas le débat, puisque la roche est tombée dans mon jardin, je défend mon opinion.

Je suis donc près à discuter avec tout le monde, pour définir ce que pour vous pourrait être une Guadeloupe indépendante, et éventuellement la Martinique (même si je ne maitrise pas du tout ce sujet là).

Merci à ceux et celles qui ont dit quelque chose, au moins vous pensez quelque chose et vous l'avez dit.

Auteur: modah is moh-gwadah
Date: 06 Juin 2003 17:06
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Moi avant l'indépendance stricte, je pense qu'on devrait faire avancer l'indépendance identitaire de la guadeloupe...


Et puis en fait je pense que je suis de plus en plus POUR l'indépendance de la guadeloupe, non pas que je sois aveugle sur les conséquences que ça pourrait amener, mais je pense que c'est une cause véritablement NOBLE que de vouloir donner la souveraineté au guadeloupéens et de TROUVER ENFIN notre place dans la caraibes.

Peut être que les Haitiens voient la misère ... Mais une chose est sûre : ils sont Haitiens.

Auteur: 6klôn
Date: 06 Juin 2003 17:37
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Je ne sais pas si en fwans vous en avez entendu parler, mais ici l'avenir institutionnel fait les gros titres, et pas seulement parce que le Parlement en parle.

Il est question d'assemblée unique, je reviendrai sur ce débat ultérieurement. Mais je considère que les politiques actuels nous ont volé NOTRE débat.

A terme, je souhaite que la Guadeloupe devienne un état associé à la comunauté Européenne, dans la même lignée que Puerto Rico et les Antiles Nééerlandaises.

Certaines personnes m'ont demandé pourquoi j'arborais le drapeau de l'UPLG. N'étant pas un de leur sympathisants, je devrais changer de drapeau et mettre celui ci...



Je connais quelqu'un que ça va intéresser

Auteur: fredo
Date: 06 Juin 2003 17:58
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
J'avoue que depuis Paris, moi, je suis de tres loin ces questions d'avenir institutionnel et les quelques news sur le net me me laisse pas presager de l'importance du sujet sur place.
Je suis partant pour un eventuel futur sujet sur la question

Auteur: grislyes
Date: 06 Juin 2003 18:33
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
certain d'entre vous pense etre des indepandentistes de la nouvelle generation certe
il faudra qu'ils envisagent que si jamais la guadeloupe ou la martinique deviennent indepandents leurs descendants seront les misereux de la nouvelle generation de la faute de leurs parents et moi je tiens a dire
que mon identite de noire,et le passe d'esclave de mes ancetre me permet de m'affirmer partout et la france mais sacher que votre pire enemie ce n'est pas celui que vous penser
mais sachez que "les loups ne se mangent pas entre eux " et que pour rien au monde je voudrais etre independant et etre dirige par un de ma race ce n'ai pas du rascisme mais je me comprend courage aux indepandentistes de la nlle generation et Dieu soit avec vous

Auteur: Lapine Killah
Date: 06 Juin 2003 18:35
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
fredo a écrit:
Elle se choisit, elle se prepare, elle se sent, elle devient obligatoire, elle devient une necessite, elle se prend, elle se demande, elle se fait choisir ... elle se .... ????[/size]


Et puis 6klôn dit ELLE SE PREPARE ...
Oui, mais ensuite ??? Elle se donne (charité?), elle s'accorde (générosité?), elle se gagne (no coment)... En fait je ne vois pas de mot à part s'accorde... La France nous accordera peut être un jour l'independance, mais sans son accord, quel que soit la révolte qui se soulève, les antillais pourrons toujours rêver...


Modah,

Modah a écrit:
mais je pense que c'est une cause véritablement NOBLE que de vouloir donner la souveraineté au guadeloupéens et de TROUVER ENFIN notre place dans la caraibes.
Peut être que les Haitiens voient la misère ... Mais une chose est sûre : ils sont Haitiens.


Je suis ok sur le principe... C'EST NOBLE... Mais est ce que ce n'est pas prendre les guadeloupéens et les jeter dans la fosse aux lions ???

Je crois que OUI l'independance se prepare, des années, des décennies...
6klôn, petite question : a-t-on des chiffres fiables sur le pourcentage de partisans independantistes aux antilles ???

Je pense sincèrement que nous ne sommes pas prêt à être indépendants... Je ne vis pas là bas, je vois l'économie et les conditions de vie depuis l'exterieur certes... Mais pour reprendre ce que dit Modah, les HAITIENS VOIENT LA MISERE MAIS SONT HAITIENS... Est ce que c'est ça que tu veux donner à ton ile ??? Sincèrement ??? Est ce que tu penses que le fait de pouvoir enfin dire JE SUIS GUADELOUPEEN sans qu'un imbécile te reprenne "NON TU ES FRANçAIS SUR TES PAPIERS!" pourra combler toutes les défaillances que l'independance va engendrer ??

En decembre, entretien avec un jury de profs... On parle de la Martinique, je leur dis un truc style oui j'aime MON PAYS.
- Ah ?? Parce que la Martinique est un pays ????
J'avais envie de bouffer le gars! Et pourtant je sais qu'il a raison, mais j'avais envie de l'envoyer balader tellement...

Bref, pour conclure, je reste vraiment perplexe, et je crois que ce serait mener les antilles à leur perte que de les laisser indépendantes...
Ruty m'a appris dans un de ces posts la différence entre autonomie et indépendance (je ne connaissais pas la diff), et je crois que l'on peut être autonome, mais on est loin d'être prêts à assumer l'independance...

Auteur: Lapine Killah
Date: 06 Juin 2003 18:36
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
ps : 6klôn est ce que tu crois au proverbe : Nèg pa lé wè Nèg vancé ??

C'est ce qui me fait encore plus peur!

Auteur: Lapine Killah
Date: 06 Juin 2003 18:38
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
xxRUTYxx972xx a écrit:
l'indépendance ferait de l'île un "pays", donc avec un président, ou un roi....... et donc sa propre monnaie, nationalité, drapeau, hymne national, institutions, constitution, uniformes pour la police et l'armée........

l'autonomie fait que les départements restent des départements mais les décisions concernant le développement, le budget, l'éducation...... sont d'abord décidées localement PUIS exposées (ou imposées) au parlement, et non l'inverse. en gros, l'autonomie inverse le processus de prise de décisions. au lieu de venir de la maison mère vers les vaisseaux amiraux, ça va des vaisseaux amiraux vers la maison mère. à la limite, au lieu d'élire des représentants locaux pour aller représenter les départements d'outre mer en métropole, il faudrait que des représentants de la métropoles viennent voir ce qui se passe chez nous...

Auteur: fredo
Date: 06 Juin 2003 18:52
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Lapine Killah a écrit:
fredo a écrit:
Elle se choisit, elle se prepare, elle se sent, elle devient obligatoire, elle devient une necessite, elle se prend, elle se demande, elle se fait choisir ... elle se .... ????[/size]

Et puis 6klôn dit ELLE SE PREPARE ...
Oui, mais ensuite ??? Elle se donne (charité?), elle s'accorde (générosité?), elle se gagne (no coment)... En fait je ne vois pas de mot à part s'accorde... La France nous accordera peut être un jour l'independance, mais sans son accord, quel que soit la révolte qui se soulève, les antillais pourrons toujours rêver...

Lapine,
Ce que je veux dire quand je dis l'independance ne s'accorde pas c'est :

1 - parce que si un jour un peuple antillais, guadeloupeen ou martiniquais (ou les deux) voudrait son independance ... (faudrait en arriver la un jour) ... la France cèdera les territoires concernés.

2 - parce que aussi jusqu'a preuve du contraire nous ne sommes pas un territoire dependant (mais totalement integre au territorie de la Republique Francaise). Et que cette appartenance n'est pas une faveur gracieusement offerte par le pays Francais. Donc, je ne vois pas non plus, pourquoi interviendrait la faveur de se voir accorder son independance.

L'independance c'est l'independance. Il n'est pas question pour moi de revolte ou de reve. Pour arriver a une independance, on peut passer par des chemins divers (certains passent par la revolte, d'autres par le reve, d'autres par d'autres chemins, ..., mais reve&revolte c'est un couple reducteur quand on parle d'independance).

Auteur: Lapine Killah
Date: 06 Juin 2003 19:00
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
fredo a écrit:
1 - parce que si un jour un peuple antillais, guadeloupeen ou martiniquais (ou les deux) voudrait son independance ... (faudrait en arriver la un jour) ... la France cèdera les territoires concernés.


Ok Fredo j'avais pas saisi...Cependant, contrairement à toi je pense que la France ne cèdera pas si facilement...

Fredo a écrit:
2 - parce que aussi jusqu'a preuve du contraire nous ne sommes pas un territoire dependant (mais totalement integre au territorie de la Republique Francaise). Et que cette appartenance n'est pas une faveur gracieusement offerte par le pays Francais. Donc, je ne vois pas non plus, pourquoi interviendrait la faveur de se voir accorder son independance.


Ok je comprends ce que tu veux dire now... Et ça me fait justement penser que puisque EN THEORIE nous sommes totalement integre au territoire, l'independance sera d'autant plus inaccessible...

Auteur: fredo
Date: 06 Juin 2003 19:06
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Lapine Killah a écrit:
Ok Fredo j'avais pas saisi...Cependant, contrairement à toi je pense que la France ne cèdera pas si facilement...

Lapine Killah a écrit:
Ok je comprends ce que tu veux dire now... Et ça me fait justement penser que puisque EN THEORIE nous sommes totalement integre au territoire, l'independance sera d'autant plus inaccessible...

Rejoindrais-tu le point de vue de 6klon quand il dit que l'independance sur prepare a "long terme" ?

Auteur: Lapine Killah
Date: 06 Juin 2003 19:09
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Oui je l'ai dit plus haut... Très long terme même... Et je pense que la phase d'autonomie est INDISPENSABLE...pour donner un avant gout de la façon dont les iles pourraient être dirigées en étant independantes...

Auteur: fredo
Date: 06 Juin 2003 19:20
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
OK

Auteur: LORD-J
Date: 06 Juin 2003 20:56
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
l'indépendance est un reve pour tous ! par sentiments nationnaliste tout le monde aimerais l'indépendance de son pays, de sa terre natale ....

Mais dans le concret on sait bien que c'est une utopie ....

Quels sont nos exportations ? la banane, le peu de sucre et autre produits locaux que l'on a ne pourraient subvenir aux besoins auxquels nous sommes maintenant habitués !!!

Donc c'est un beau reve mais je dirais non dans l'etat actuel des choses a un référendum !

C'est mon opinion.

big fôs !!

LORD-J

Auteur: Nina
Date: 07 Juin 2003 01:25
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
LORD-J a écrit:
l'indépendance est un reve pour tous ! par sentiments nationnaliste tout le monde aimerais l'indépendance de son pays, de sa terre natale ....

Mais dans le concret on sait bien que c'est une utopie ....

Quels sont nos exportations ? la banane, le peu de sucre et autre produits locaux que l'on a ne pourraient subvenir aux besoins auxquels nous sommes maintenant habitués !!!
..........


Je précise d'entrée que je ne suis pas "indépendantiste" ou plutôt je n'ai pas de position arrêtée!
Mais ce genre d'arguments me fait souvent sourir et pour cause!
Et comment donc font les autres iles indépendantes de la caraïbe pour survivre alors qu'elles n'ont pas plus que nous?
Ces iles ( Ste Lucie, Dominique, Barbade etc) étaient anglaises.
Et la colonisation anglaise n'a pas autant voulu assimiler ces iles.
Contrairement à la colonisation française!
L'assimilation chez nous a été jusqu'à une aberration: nous sommes devenues (les Antilles) des départements français.........d'outre mer!! quelle hypocrisie!!

Nous avons franchi un point de non retour depuis 1946. Tout était encore possible (et plus facile) avant cette date.
Plus de 50 ans de départementalisation (devrais je dire d'"aliénation"?) ont eu pour effet de nous mettre et de nous maintenir dans une relation de dépendance de plus en plus forte avec la France

Alors pour moi le discours actuel "indépendantiste" est plus une réaction identitaire, culturelle, à des décennies d'assimilation plutôt qu'un réel besoin d'émancipation, d'une véritable indépendance.

Auteur: 6klôn
Date: 07 Juin 2003 01:36
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Whaw! Ce sujet semble intéresser deux personnes, et la lecture attentive de vos réponses est très instructive.

fredo a écrit:
J'avoue que depuis Paris, moi, je suis de tres loin ces questions d'avenir institutionnel et les quelques news sur le net me me laisse pas presager de l'importance du sujet sur place.
Je suis partant pour un eventuel futur sujet sur la question


Ok, le temps de me documenter sur la question, de retrouver les différents articles de la constitution, et je vais l'ouvrir. Je donne quand même quelques éléments de réponse valables pour la Guadeloupe, un peu plus bas.

grislyes a écrit:
il faudra qu'ils envisagent que si jamais la guadeloupe ou la martinique deviennent indepandents leurs descendants seront les misereux de la nouvelle generation de la faute de leurs parents


Ok, eh bien reste dans la misère et le froid, moi je vais me la couler douce au chaud

grislyes a écrit:
pour rien au monde je voudrais etre independant et etre dirige par un de ma race ce n'ai pas du rascisme


oui, c'est du racisme!

Lapine Killah a écrit:
Oui, mais ensuite ??? Elle se donne (charité?), elle s'accorde (générosité?), elle se gagne (no coment)... En fait je ne vois pas de mot à part s'accorde... La France nous accordera peut être un jour l'independance, mais sans son accord, quel que soit la révolte qui se soulève, les antillais pourrons toujours rêver...


Non, d'une part, la révolte est la recette de l'ancienne génération, et c'est celle que mènent les Corses et les Basques. Résultat, les terroristes sont recherchés de tous. La violence n'amène à rien... rien ne vaut une négociation d'hommes à hommes.
D'autre part, je crois que l'indépendance s'obtient parce qu'on y aura travaillé. Ca passe par l'auto-suffisance alimentaire, l'indépendance énergétique, la circulation interne de capitaux, entre autres. L'indépendance, ce n'est pas vivre seuls, c'est vivre pour soi. Ca s'apprend, comme une jeune fille devient une femme, ou qu'un petit garçon devient un homme.

Lapine Killah a écrit:
6klôn, petite question : a-t-on des chiffres fiables sur le pourcentage de partisans independantistes aux antilles ???


3.5% de l'électorat en Guadeloupe. Mais ce n'est pas maintenant qui compte. Ce ne sont pas les chiffres, c'est le travail qui est fait. Le parti dont je suis le plus proche ne participe à aucune élection organisée par les fwansé (dixit son leader). Dès lors, son électorat se disperse. Mais il faut préciser que la question n'a JAMAIS été posée...
Selon la loi, les référendums et élections localisée n'existent pas. Enfin si, depuis 3 mois..
Mais le débat qu'il y aurait du avoir nous a été subtilisé par les deux exécutifs en concubinage suspect....

A l'origine, la question aurait du se reposer sur quatre solutions pour un nouveau statut:

1- statu quo
2- deux assemblées locales avec une seule chambre (comme Paris qui est à la fois conseil municipal et conseil général)
3 - une assemblée unique, avec disparition du conseil général et du conseil régional. une nouvelle "collectivité de Guadeloupe" est créée
4 - COM (Collectivité d'Outre-Mer), l'ancien TOM (la Canaquie et la Polynésie)

Maintenant, après collusion entre les deux exécutifs, tout le monde (ou presque) soutient le cas n°3, chacun avec ses intérets propres.

Désormais la question a de grandes chances d'être:

Voulez vous le cas n°3?

Mais tonnèdisô Si j'ai envie de voter quelque chose d'autre? C'est pour ça que je considère qu'on nous a volé NOTRE opinion.

En plus, seuls les antillais pourront voter... les antillais vivant aux Antilles. Autrement dit, vous qui vous revendiquez de l'antillanité, pffft, on vous l'enlève, vous n'êtes plus antillais. Désolé Si vous n'êtes pas inscrits sur les listes électorales ici, vous l'avez dans le baba...

Lapine Killah a écrit:
En decembre, entretien avec un jury de profs... On parle de la Martinique, je leur dis un truc style oui j'aime MON PAYS.
- Ah ?? Parce que la Martinique est un pays ????


Et tu n'as pas réagi? Ah je ne te reconnais pas, Lapine. J'étais sur que tu avais du répondant... Mais bien sur la Martinique est un pays, comme le Pays Basque, comme la Corse. Il n'est pas content? Dis lui "mon île"

a écrit:
Oui je l'ai dit plus haut... Très long terme même... Et je pense que la phase d'autonomie est INDISPENSABLE...pour donner un avant gout de la façon dont les iles pourraient être dirigées en étant independantes...




C'est exactement ce que je voulais lire, avec une petite nuance quand même. L'autonomie est une période plus ou moins longue au cours de laquelle l'ile en question apprend à se débrouiller par elle même. C'est à nous de définir quels sont les niveaux d'aide que la fwans nous apporte, et ceci bien sur en considérant que l'autonomie est gérée au niveau fwansé.

Moi je soutiens la solution de l'état associé, c'est le statut hybride entre indépendance, autonomie, département-région et COM. Après on verra...

LORD-J a écrit:
Donc c'est un beau reve mais je dirais non dans l'etat actuel des choses a un référendum !


Moi aussi, DANS L'ETAT ACTUEL DES CHOSES

Auteur: Lapine Killah
Date: 07 Juin 2003 12:32
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Nina a écrit:
Mais ce genre d'arguments me fait souvent sourir et pour cause!
Et comment donc font les autres iles indépendantes de la caraïbe pour survivre alors qu'elles n'ont pas plus que nous?


Plus de 50 ans de départementalisation (devrais je dire d'"aliénation"?) ont eu pour effet de nous mettre et de nous maintenir dans une relation de dépendance de plus en plus forte avec la France


De ton post j'opposerai simplement ces deux idées là... ça te fait sourire parce que d'autres y arrivent très bien... Je n'ai jamais été à Sainte Lucie mais il parait que les conditions de vie sont quand même très difficiles là bas...


6klôn a écrit:
Ca passe par l'auto-suffisance alimentaire, l'indépendance énergétique, la circulation interne de capitaux, entre autres. L'indépendance, ce n'est pas vivre seuls, c'est vivre pour soi.


Et bien je me repete mais c'est justement ce qui me fait dire que l'independance est loin de pouvoir se faire... Mon cousin me dit toujours oui, s'il faut que je prenne mon koutla et que je travaille pieds nus dans les champs pour manger, je le ferai, mais sainte lucie se debrouille très bien seule, je veux que la Martinique soit aussi independante!
Ok... Mais dans l'absolu ?? Combien de martiniquais/guadeloupéens (je cite pas la guyane parce que à part Kourou et Ariane, la France connait pas la Guyane!!!!!!!!) sont prêts à vivre sans toutes les aides materielles ??? C'est ce qui me parait le plus important!
Comme me disait mon chef ya pas longtemps, les pays développés ont entrenus les PED qui sont sous perfusion depuis des lustres... Je fais la comparaison parce que j'ai l'impression que c'est exactement pareil pour nos iles...

Quant à l'autosuffisance alimentaire, ne serait ce que ça, est il vrai qu'en Martinique les bananes sont importées d'amerique ???

6klôn a écrit:
Et tu n'as pas réagi? Ah je ne te reconnais pas, Lapine. J'étais sur que tu avais du répondant... Mais bien sur la Martinique est un pays, comme le Pays Basque, comme la Corse. Il n'est pas content? Dis lui "mon île"


Non j'ai pas réagit... A part lui dire non c'est mon île je pouvais pas dire grand chose, c'est quand même eux qui signent mon diplôme à la fin de l'année!LOL

6klôn a écrit:
L'autonomie est une période plus ou moins longue au cours de laquelle l'ile en question apprend à se débrouiller par elle même.


Je pense qu'on aurait pas mal de surprise déjà en arrivant à ce niveau là...

Auteur: galak
Date: 07 Juin 2003 12:58
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
hum hum [je prépare ma voix]

je viens de parcourir le sujet sur la question du statut des DOM (des antilles principalement d'ailleurs, voire surtout de la gwadloop).

Etant pas impliqué dans la question, pour ce que cela peut changer directement dans ma vie, je vous ferez grace des arguments pipo, qui reveleraient trop mon verni (ou mon fond???) racisto-neocolonialiste.

Dans la discussion, il y a ceux qui craignent l'éloignement de l'état (providence) français et l'apparition de petits dictateurs locaux, bardés de médailles, marionettes d'une puissance étrangère (la France ??)... et ceux qui pensent que subir un pouvoir ou un autre, c'est de toute façon toujours subir, où que soit la capitale (Paris, Bruxelles, Basse-Terre ou Baie Malhault... ) mais qu'au moins ce pouvoir serait culturellement en phase avec la population, que l'identité culturelle soit vivante et épanouie.

Par rapport à tout ca, je trouverais interessant des avis venant d'antillais des îles indépendantes (les anglophones pricipalement) vu que la trajectoire historique est à peu près la même (quoique...), enfin et surtout que les tailles de population et les ressources sont à peu près semblables.


Bref, y'a t'il des volcréolien(ne)s de ste lucie, dominique, barbade, stkitts, etc... ???? Leur avis serait pas mal.

Mon avis sur la question (point de vu métro), c'est que du point de vue de l'état français, au delà des avantages d'exploiter ces territoires (agriculture, peche, bases militaires, tourisme , sportifs de hauts niveaux..), ces îles sont partie prenante de ce que l'on appelle pompeusement la "grandeur de la France"... cela peut préter à sourire mais c'est beaucoup plus lourd que l'on croit... des îles qui appartiennent au territoires depuis le milieu du XVII° siècle et l'on se retrouve dans le même argumentaire que les blancs d'Afrique du Sud vis à vis des bantous : l'idée d'être arrivé... AVANT !... et du droit qui en découle.

Que les antilles soient culturellement différentes de la métropole, du fait d'une population culturellement métissée, ne pèse semble t'il pas dans le droit d'être indépendant. La France s'est construite en "homogénéisant" un maximum des populations culturellement plus ou moins différentes. Et L'éponge de l'abolition de l'esclavage a effacé l'ardoise de la déportation d'un nombre de personnes énorme... L'indépendance ne pourrait être la compensation (pourtant c'est comme cela qu'Haïti l'a été !)... selon le pouvoir.

Donc, l'indépendance des Antilles, c'est la fin de la grandeur de la France.
Franchement... la grandeur de la France, c'est quand même une valeur identitaire énormément impérialiste. Donc, l'idée de l'indépendance des antilles ne me fait pas peur, si cela peut enlever cet aspect impérialiste de mon identité de français.

Mais il y a d'autres possibilités... plus utopiques... ce qui fait que je ne vais pas les développer.

A suivre quand même..; j'ai plein d'autres choses à dire. Rappel du principal propos de ce message : y'a t'il des volcréoliens antillais non français !!!???

Auteur: Nina
Date: 07 Juin 2003 14:56
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Lapine Killah a écrit:

De ton post j'opposerai simplement ces deux idées là... ça te fait sourire parce que d'autres y arrivent très bien... Je n'ai jamais été à Sainte Lucie mais il parait que les conditions de vie sont quand même très difficiles là bas...


Mais si tu pars du constat suivant :nous devons notre artificiel niveau de vie élévé à l'injection d'argent venant de France, la comparaison avec des iles qui ont un niveau de vie réelle, qui correspond exactement à leur économie et pas à l'argent "d'une mère patrie" est impossible....

C'est comme si tu comparais un fils à papa logé, blanchi nourri par papa/maman + argent de poche toutes les semaines et l'étudiant seul cumulant plusieurs jobs pour s'en sortir....
Le premier si on lui coupe les vivres crévera de faim, il ne sait rien faire d'autre que de profiter de ce qu'on lui donne.......et le deuxième n'a peut être pas autant mais on peut dire que le peu qu'il a est réellement à lui et qu'il ne le doit qu'à SON travail

Alors enlevons RMI, Allocs, subventions,aides financières diverses et variées aux Antilles et faisont MAINTENANT la comparaison avec les autres iles indépendantes de la Caraibe.....


PS: je suis allé à Ste Lucie et je trouve qu'ils s'en sortent pas si mal, ils ont tout misé sur le tourisme........nous, nous ne serions pas capable d'en faire autant...

Auteur: Lapine Killah
Date: 07 Juin 2003 15:14
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Bein je suis tout à fait d'accord avec toi et tu le dis toi même, le premier si on lui coupe les vivres CREVERA DE FAIM...

Par rapport à Sainte Lucie et au fait qu'on ne soit pas capable de tout miser sur le tourisme également, je te suis, et moi je prends souvent l'exemple de Saint Domingue...
Je pense que c'est aussi une question de mentalité et rien n'est fait pour suivre l'exemple de cette ile qui monte petit à petit grâce au tourisme, même si d'un autre côté la misere est aussi visible...

Auteur: 6klôn
Date: 07 Juin 2003 19:16
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Lapine Killah a écrit:
l'exemple de Saint Domingue


Lapiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine!!!!!! Je t'apprécie beaucoup, mais an nou rété bien !

Saint Domingue, ou plutot la République Dominicaine, est l'exemple à NE PAS SUIVRE. Il y a les hôtels, et le reste, du point de vue touristique. Le luxe à outrances, et le reste.

Si on classait les pays sous dévelopés de la Caraibes par ordre croissant, on aurait:

1- Cuba
2- Haiti
3- Rep Dom

Arrêtons de nous comparer à des pays pires que nous, avançons un peu, et comparons nous à des pays meilleurs pour viser plus haut que nos chevilles.

Auteur: galak
Date: 07 Juin 2003 22:37
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
... Grrr !

Y'a t'il des sites de discussions inter-antillais ? sans doute en créole, j'imagine...
comment peut on s'informer de ce que pensent les antillais non domiens (st lucie, dominique, barbade...) ???

wait and see, ca ce dit comment en créole ?

Galak...

Auteur: 6klôn
Date: 07 Juin 2003 22:41
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Atann pou vwè

Auteur: Lapine Killah
Date: 08 Juin 2003 00:01
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
6klôn a écrit:
Lapine Killah a écrit:
l'exemple de Saint Domingue


Lapiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine!!!!!! Je t'apprécie beaucoup, mais an nou rété bien !

Saint Domingue, ou plutot la République Dominicaine, est l'exemple à NE PAS SUIVRE. Il y a les hôtels, et le reste, du point de vue touristique. Le luxe à outrances, et le reste.

Si on classait les pays sous dévelopés de la Caraibes par ordre croissant, on aurait:

1- Cuba
2- Haiti
3- Rep Dom

Arrêtons de nous comparer à des pays pires que nous, avançons un peu, et comparons nous à des pays meilleurs pour viser plus haut que nos chevilles.


Wai je t'ai bien compris! Lol! Ou dwèt Ka mo la ! ... Moi je les compare justement parce que l'ile est tres pauvre et pourtant elle sait developper son tourisme... Mais effectivement faut pas confondre coco é zabrico.
Celà dit je pense que Nina a raison quand elle dit que ces iles sont pauvres, par conséquent elles sont obligées de développer le tourisme pour faire entrer les devises.... Finalement est ce que le tourisme aux antilles est une necessité ??? Est ce un facteur important pour les antillais ??? Apparemment non...
Par contre je ne savais pas que Cuba etait en premiere position et pourtant c'est aussi une destination très prisée...

J'en discutais avec quelqu'un tout à l'heure qui me disait qu'effectivement on ne pouvait pas comparer la Martinique et la Guadeloupe, ne serait ce qu'à cause de l'environnement politique. Il me disait qu'à Saint Domingue ce sont des investisseurs étrangers qui s'installent... La main d'oeuvre est bon marché, les taxes peu élevées...Ce qui n'est pas du tout le cas aux antilles...

A ce propos, est ce que les zones franches existent aussi dans les DOM ?

Auteur: 6klôn
Date: 08 Juin 2003 01:45
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Oui, il y en a deux en Gwada, une à Baillif, et une à Pointe à Pitre-Abymes. Pour cette dernière, c'est le ghetto de Boissard qui avait été placée en Zone Franche.

Mais ça a été un échec retentissant... Peu d'entreprises ont choisi de s'installer là! D'ailleurs je ne vous pas qui aurait installé une entreprise entre un dealer de crack et un grossiste de marijuana...

C'était électoraliste...

Auteur: fredo
Date: 11 Juin 2003 14:59
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
6klon, je reviens t'embeter un peu. J'ai quelques questions. Tu verras, je n'ai pas trop suivi les actualites des Antilles.

6klôn a écrit:
Selon la loi, les référendums et élections localisée n'existent pas. Enfin si, depuis 3 mois..

Ah ouais! Que s'est-il passe ?
Et c'est au nom de quoi ?

6klôn a écrit:
Mais le débat qu'il y aurait du avoir nous a été subtilisé par les deux exécutifs en concubinage suspect....

Pour quelles raisons le debat a-t-il eu lieu au niveau des 2 executifs uniquement ? Peut-etre par ce qu'on avait pas droit au referendum ?

6klôn a écrit:
A l'origine, la question aurait du se reposer sur quatre solutions pour un nouveau statut:

1- statu quo
2- deux assemblées locales avec une seule chambre (comme Paris qui est à la fois conseil municipal et conseil général)
3 - une assemblée unique, avec disparition du conseil général et du conseil régional. une nouvelle "collectivité de Guadeloupe" est créée
4 - COM (Collectivité d'Outre-Mer), l'ancien TOM (la Canaquie et la Polynésie)

Maintenant, après collusion entre les deux exécutifs, tout le monde (ou presque) soutient le cas n°3, chacun avec ses intérets propres.

Désormais la question a de grandes chances d'être:

Voulez vous le cas n°3?

Mais tonnèdisô Si j'ai envie de voter quelque chose d'autre? C'est pour ça que je considère qu'on nous a volé NOTRE opinion.

En plus, seuls les antillais pourront voter... les antillais vivant aux Antilles. Autrement dit, vous qui vous revendiquez de l'antillanité, pffft, on vous l'enlève, vous n'êtes plus antillais. Désolé Si vous n'êtes pas inscrits sur les listes électorales ici, vous l'avez dans le baba...

Y'a un vote prochainement ? un referendum ? C'est quand ?

Une derniere question : ou peut-on avoir ce genre d'actualite (a part sur le site de l'assemblee nationale) ?Ceux que je connais sont tres concis sur la question.

Auteur: 6klôn
Date: 12 Juin 2003 00:30
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
fredo a écrit:
Ah ouais! Que s'est-il passe ?
Et c'est au nom de quoi ?


Le référendum en Corse n'est pas une initiative isolée, le débat institutionnel existe depuis que la loi sur la Décentralisation a été votée en pleine Guerre d'Irak. Il y a peui de changement à attendre sur la fwans continentale. Depuis longtemps, les deux exécutifs et l'ensemble de la classe politique, depuis le rapport Lise-Tamaya, souhaitait la création d'une assemblée unique, et la Déclaration de Basse Terre n'a été qu'un coup de semonce.

fredo a écrit:
Pour quelles raisons le debat a-t-il eu lieu au niveau des 2 executifs uniquement ? Peut-etre par ce qu'on avait pas droit au referendum ?


As tu entendu parler de la Loi d'Orientation sur l'Outre-Mer? Non? Ben l'une des mesures a été la création d'un Congrès, regroupant les élus des Conseils Généraux et Régionaux de chaque entité.
Les réunions du Congrès se tenaient en assemblée pléniaire alternativement dans l'un ou l'autre des Conseils, avec la présidence des scéances au président hôte. Si en Martinique et en Guyane le problème a été saisi à bras-le-corps, comme d'habitude en Gwada il a été plus souvent question de procédures, de termes, et ça a été plus de l'audimat pour RFO et de la gymnastique rythmique non sportive des politiens qu'une vraie avancée.

Toujours est-il que pas à pas, les trois DFA ont adopté la même idée, à savoir la création d'une nouvelle assemblée unique, regroupant les conpétences du Conseil Général, du Conseil Régional, plus d'autres.

La loi sur la décentralisation est venue conforter cette tendance, car elle autorise l'expérimentation locale, la délégation de nouvelles compétences, et le droit à la consultation locale.

fredo a écrit:
Y'a un vote prochainement ? un referendum ? C'est quand ?

Une derniere question : ou peut-on avoir ce genre d'actualite (a part sur le site de l'assemblee nationale) ?Ceux que je connais sont tres concis sur la question.


Tout comme en Corse, il est prévu un référendum, et si au départ il était question de 4 choix, on se dirige plus vers un référendum "à la Corse", avec une question simple:

Voulez vous, oui ou non, une assemblée unique ?

Dans mon post que tu as cité, tu as les 4 propositions d'origine. Comme de toute façon je n'ai plus rien à attendre du vote, je peux donner mon avis... J'aurais choisi la COM, avec statut spécial (Etat Libre Associé).

Il n'y a pas encore de date pour ce référendum. Mais on parle de la fin de l'année 2003, voir début 2004. Mais je crois que le gouvernement fwansé a autre chose en tête actuellement, avec la réforme des retraites et le référendum en Corse.

EDIT: J'allais oublier... Ecoute RCI ou RFO, tu auras des nouvelles fraiches...

En données écrites, cherche la LOOM ou la loi sur la décentralisation

Auteur: fredo
Date: 12 Juin 2003 16:26
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
OK.
6klôn a écrit:
Dans mon post que tu as cité, tu as les 4 propositions d'origine. Comme de toute façon je n'ai plus rien à attendre du vote, je peux donner mon avis... J'aurais choisi la COM, avec statut spécial (Etat Libre Associé).

Tu sembles concevoir un ELA possible vis a vis de la France et de l'Europe. Qu'est ce que tu fais croire que cela est envisageable ?
En tout cas, c'est dommage que le debat soit reduit a voulez-vous l'assemblee unique !

Auteur: 6klôn
Date: 12 Juin 2003 16:42
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
C'est une solution comme toute autre. Et c'est également celle qui n'a jamais été proposée par les autonimistes et autres indépendantistes. Si un jour je dois militer activement, c'est la thèse que je défendrai.

A propos, je me corrige... Un ressortissant d'état associé ne dispose pas de son propre passeport, il est porteur du passeport du pays auquel son pays est associé; en l'occurence, si nous étions associés à la fwans, nous aurions un passeport fwansé. CQFD

plita

EDIT: ooops! j'ai oublié...

fredo a écrit:
En tout cas, c'est dommage que le debat soit reduit a voulez-vous l'assemblee unique !


Je ne t'ai pas tout dit. Tu n'as pas le droit de voter en tant que Martiniquais vivant en fwans... L'avenir de ton ile natale t'est volé... Ta voix t'est subtilisée

Auteur: titanpèt
Date: 12 Juin 2003 17:23
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
6klôn a écrit:
Je ne t'ai pas tout dit. Tu n'as pas le droit de voter en tant que Martiniquais vivant en fwans... L'avenir de ton ile natale t'est volé... Ta voix t'est subtilisée


Pardon???????????????????? mais nan tu rigoles...... Zyé mwen ka fè mwen mal, tchè mwen ka brilé mwen , c'est du n'importe quoi Je suis en France, je ne suis plus martiniquaise au point de pouvoir voter pour l'avenir de mon île...tchiuuuuuuuup Ca commence bien

Auteur: 6klôn
Date: 12 Juin 2003 18:12
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
non

comme les Corses sur le continent.

SINON INSCRIVEZ VOUS SUR LES LISTES ELECTORALES DE VOTRE ILE RESPECTIVE

Auteur: 6klôn
Date: 21 Juin 2003 01:21
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Voilà, c'est pratiquement officiel, le référendum aura lieu au mois d'octobre.

Une seule question: voulez vous une assemblée unique?

Je ne le dirai jamais assez....

On a volé mon bulletin de vote !!!

Auteur: titanpèt
Date: 21 Juin 2003 02:25
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Yo volé ta mwen an tou

Pli bel la, je ne peux même plus m'inscrire sur les listes en Martinique, c'est fini, c'est trop tard.

Je n'aime pas avoir ce goût amer d'être rejetée, de ne pas être martiniquaise à 8000km pour pouvoir voter et aider à décider de l'avenir de chez moi

Auteur: Lapine Killah
Date: 23 Juin 2003 15:19
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Premiere chose : voulez vous une assemblée unique ?? ===> Pensez vous que ce soit assez explicite pour les votants ??? Surtout ceux qui ne se sont pas interessés au débat ??? J'en doute.

Secondo, voici un article que je viens de trouver... Peut être qu'il a déjà été donné, si c'est le cas, sorry.
Il date de 1999 mais je ne pense pas que les avis aient sensiblement changés en 4 ans :

« Il y a cinquante ans la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et la Réunion choisissaient d'adopter le statut de département d'outre-mer ; aujourd'hui, quel type de statut vous paraît-il le plus adapté à ces départements ? », avaient demandé les enquêteurs de l'institut Ipsos à environ 600 personnes dans chacun des quatre départements d'outre-mer.

5 % des personnes interrogées en Martinique et 6 % en Guadeloupe ont répondu « l'indépendance ». La droite y a vu la preuve de l'attachement des Antillais au statut de département de leurs îles ; la gauche exactement le contraire, puisque « le statut actuel sans changement » n'a fait que 21 % d'adeptes en Martinique et 8 % en Guadeloupe. En revanche, près d'un Antillais sur cinq (21 % en Guadeloupe et 14 % en Martinique) s'est prononcé pour « un statut d'autonomie où la plupart des lois métropolitaines ne s'appliqueraient plus et où des lois spécifiques seraient décidées par les assemblées locales ».


L'article complet :

EN visite aux Antilles françaises du 27 au 30 octobre 1999, M. Lionel Jospin y fut froidement accueilli. Chômage de masse, conflits attisés par l'absence de dialogue social, crise de la banane ont éclipsé le projet de « grande loi d'orientation pour l'outre-mer » qui doit être présenté au conseil des ministres, début 2000. S'ils permettent l'expression d'un sentiment protestataire, les courants indépendantistes ne vont pas, cependant, jusqu'à capitaliser ce marasme : plutôt qu'un changement radical de statut, les populations attendent de nouveaux moyens pour le développement économique.



Par MARIE-CLAUDE CELESTE
Journaliste, Fort-de-France



Quelques jours avant le voyage aux Antilles du premier ministre, M. Lionel Jospin, un sondage organisé à l'initiative du secrétariat d'Etat aux DOM-TOM a suscité un véritable tollé, en particulier dans les rangs indépendantistes. « Il y a cinquante ans la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et la Réunion choisissaient d'adopter le statut de département d'outre-mer ; aujourd'hui, quel type de statut vous paraît-il le plus adapté à ces départements ? », avaient demandé les enquêteurs de l'institut Ipsos à environ 600 personnes dans chacun des quatre départements d'outre-mer.

5 % des personnes interrogées en Martinique et 6 % en Guadeloupe ont répondu « l'indépendance ». La droite y a vu la preuve de l'attachement des Antillais au statut de département de leurs îles ; la gauche exactement le contraire, puisque « le statut actuel sans changement » n'a fait que 21 % d'adeptes en Martinique et 8 % en Guadeloupe. En revanche, près d'un Antillais sur cinq (21 % en Guadeloupe et 14 % en Martinique) s'est prononcé pour « un statut d'autonomie où la plupart des lois métropolitaines ne s'appliqueraient plus et où des lois spécifiques seraient décidées par les assemblées locales ».

Les énoncés de la consultation furent qualifiés de « tendancieux » par les indépendantistes - et par une grande partie de la gauche traditionnelle -, qui fustigent le principe même de ce sondage. M. Roland Anduse, membre de la direction exécutive du Mouvman (Mouvement) guadeloupéen parle d' « (...) intellectuelle ». Il y a dans cet exercice, dit-il, « une volonté de faire dire aux gens ce qu'on veut ». Selon les indépendantistes, la formulation des questions tend à accréditer la thèse selon laquelle un accroissement des responsabilités locales et, a fortiori, l'indépendance ne peuvent être acquis que par le biais d'une rupture brutale des liens avec la France (1).

Certains partis de la gauche traditionnelle, partisans soit d'une évolution dans le cadre d'un approfondissement de la décentralisation (Fédération socialiste de la Martinique, FSM), soit de l'autonomie « dans le cadre de la République » (Parti progressiste martiniquais, PPM) sont devenus la cible privilégiée des attaques des indépendantistes. Le sondage controversé a d'ailleurs fourni à ces derniers l'occasion d'ironiser sur la véritable influence des partis en question : un rapport, commandé à deux parlementaires de ces départements par M. Jean-Jack Queyranne, secrétaire d'Etat à l'outre-mer, préconisait pour sa part un approfondissement de la décentralisation. Les organisations indépendantistes y ont vu la preuve du peu d'intérêt accordé par le gouvernement au point de vue des « domiens ».

Malgré les réticences manifestées par la plupart des mouvements indépendantistes chaque fois qu'est évoquée leur audience, aucun d'entre eux ne se fait d'illusions sur le nombre de voix que recueillerait l'option qu'ils préconisent en cas de consultation sur le statut. Ils sont effectivement minoritaires... Pendant longtemps, l'instabilité politique et les difficultés économiques de certains pays indépendants de la région, et tout particulièrement Haïti, ont été brandies comme des épouvantails par certains départementalistes pour dissuader toute velléité « sécessionniste » dans les départements français d'Amérique. Jusqu'à une période récente, le simple fait de manifester de l'intérêt pour l'environnement géographique immédiat des DOM dans la Caraïbe et sur le plateau des Guyanes, plutôt que pour la seule « métropole », était considéré comme un acte indépendantiste.

Avec le développement des moyens de communication et d'information, beaucoup d'Antillais connaissent mieux les réalités régionales et n'assimilent plus forcément indépendance et misère. Ils savent que certains Etats voisins ont amorcé un décollage économique, même si celui-ci s'effectue souvent dans des conditions difficiles. Mais les Martiniquais et les Guadeloupéens retiennent aussi que leurs départements sont mieux dotés en routes et en écoles, et que des habitants des îles environnantes n'ont d'autre choix, faute de structures adéquates sur place, que de venir se faire soigner dans leurs hôpitaux. Beaucoup regardent même avec condescendance ces voisins obligés de travailler dur pour gagner 1 500 francs par mois (salaire moyen d'un employé du secteur privé à Sainte-Lucie), alors que prestations sociales (le RMI, perçu par environ 50 000 Antillais, est d'environ 2 000 francs mensuels pour une personne seule) et « débrouillardise » peuvent facilement assurer un revenu quatre fois supérieur.

Dans ce contexte, si l'idée d'indépendance ne fait pas plus d'adeptes, c'est qu'elle implique aux yeux de beaucoup d'Antillais la perte d'avantages, d'acquis auxquels ils ne sont pas prêts à renoncer. Ils ne s'en cachent pas, et les indépendantistes ont conscience de s'attaquer à forte partie en dénonçant le « tourbillon de la consommation » qui, selon le Conseil national des comités populaires (CNCP) [CNCP :CLIN D'OEIL à 6KLÔN! LOL] à la Martinique, bloque le véritable développement économique des DOM (2).

Les interrogations d'une bonne partie de l'opinion publique à propos de l'indépendance sont à cet égard significatives. Dans une Guadeloupe et une Martinique indépendantes, comment paierait-on la trentaine de milliers de fonctionnaires des deux départements ? Comment seraient financées les retraites ? Ceux qui posent ces questions ont beau jeu de rappeler les « bienfaits de la République », au premier rang desquels la protection sociale dans les DOM. En Martinique, dit M. Christian Louis Joseph, secrétaire général du Syndicat des entrepreneurs en bâtiment, le secteur de la construction représente 9 % de la population active occupée, soit 10 400 personnes. Plus de 15 % des hommes y travaillent. Or, remarque cet ancien autonomiste, « l'investissement est assuré essentiellement par l'Etat. Qui remplacera cette source de commandes, et comment l'indépendance réglera-t-elle le problème du chômage ? » Selon lui, en cas d'indépendance, « seuls ceux qui ont actuellement un revenu de 500 francs par mois et par personne, soit 20 % de la population, ne vivraient pas plus mal et se sentiraient même mieux, car ils n'auraient pas la provocation ostentatoire de la consommation ; mais la classe moyenne, elle, verrait son niveau de vie diminuer de façon drastique ».

Face aux préoccupations des départementalistes de droite comme de gauche - et même de ceux, nombreux, que le statut actuel de la Martinique et de la Guadeloupe ne satisfait pas totalement - les projets indépendantistes dans ce domaine n'ont jusqu'à présent apporté que des réponses vagues ou partielles. Même s'ils ont désormais compris qu'ils ne pouvaient plus se contenter, en guise de réponse, de jeter l'anathème sur « ces petits-bourgeois qui ne pensent qu'à leur confort et à leur porte-monnaie ». D'autant que, soulignent leurs détracteurs, un certain nombre d'entre eux bénéficient de la sécurité que confère leur situation d'agents de la fonction publique !

Pourtant, le débat ne se limite plus forcément à un échange d'invectives. Dans les deux îles, des personnalités affichent leur choix indépendantiste sans pour autant être « diabolisées ». C'est notamment le cas de l'écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé, candidate de l'Union pour la libération de la Guadeloupe (UPLG) aux élections régionales de 1992. C'est que, explique son homologue martiniquais Raphaël Confiant, qui fut avec Patrick Chamoiseau (Prix Goncourt 1992) vice-président du Mouvement des démocrates et des écologistes pour une Martinique souveraine (Modemas), « nous avons réussi à faire comprendre aux gens qu'être indépendantiste ne signifiait pas être anti- français ».

Halte à l'immigration... européenne

VOTER pour un indépendantiste même si on ne l'est pas, ne paraît, pour certains, ni contradictoire ni incongru. Au cours des dernières années s'est en effet développé, dans les départements français des Amériques (DFA), un fort sentiment « identitaire ». Le créole est ainsi sorti du ghetto. Sans avoir obtenu le statut de langue officielle, à côté du français, comme le souhaitaient les indépendantistes, il a droit de cité même sur les antennes de la télévision et de la radio publiques.

Sur le plan politique, il est désormais de bon ton d'afficher sa différence à l'égard des partis métropolitains auxquels on est apparenté. La « revendication identitaire » prend aussi des formes plus offensives. Beaucoup de Guadeloupéens et de Martiniquais, aux affinités politiques diverses, affirment désormais haut et fort ne pas comprendre pourquoi les Antillais sont si peu nombreux à occuper des postes à responsabilité tant dans l'administration que dans le secteur privé de leurs propres départements ; pourquoi aucun « domien » n'a jamais représenté la France dans les organisations régionales de la Caraïbe ou de l'Amérique latine ; pourquoi, pour coopérer avec Haïti ou Cuba, les départements d'outre-mer doivent solliciter l'autorisation de Paris.

Ce nouvel état d'esprit a pesé sur le choix des électeurs. La Guadeloupe et la Martinique comptent chacune deux maires indépendantistes. Il conviendrait d'y ajouter leurs homologues communistes de Morne-à-l'Eau et de Petit-Canal, en Guadeloupe, puisque le mot d'ordre du Parti communiste guadeloupéen (PCG), naguère autonomiste, est désormais l'indépendance. La Martinique a, avec M. Alfred Marie- Jeanne, un député indépendantiste, élu avec près de 29 000 voix, soit plus de 64 % des suffrages, en juin 1997.

Les mouvements indépendantistes souhaitent tous redéfinir les relations des DFA avec l'Union européenne (3). L'intégration de la Guadeloupe à l'Europe, affirme le Parti communiste guadeloupéen (PCG), est « une aberration », car elle ouvre les îles, « régions européennes », à une concurrence que ce département n'est pas en mesure de soutenir. Aussi, pour le Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM), les liens avec l'Europe doivent désormais « aller bien plus dans le sens de la coopération que dans la voie de l'intégration, qui jure avec la réalité géographique, économique, sociale et culturelle » de la Martinique. Mais c'est peut- être en matière de circulation des personnes que la politique européenne suscite les plus vives critiques. « Nous sommes un peuple multiracial, dit M. Luc Reinette, membre du bureau du Konwa Pou Liberasyon Nasyonal Gwadeloup (Convoi pour la libération nationale de la Guadeloupe), et vouloir déséquilibrer les relations entre les ethnies, c'est un crime contre notre peuple. Nous sommes 400 000, nous ne pouvons être un pays d'immigration. » Les lois de défiscalisation ont en effet attiré de nombreux Européens dans cette « île du Nord » : leur population est passée de 8 000 à 28 500 personnes entre 1982 et 1990 (4). « S'il s'agissait d'Africains ou d'Asiatiques, nous tiendrions le même discours », précise ce militant indépendantiste en guise de réponse aux accusations de racisme dont il a fait l'objet.

Pendant des années, les organisations indépendantistes ont donné le spectacle de groupes opposés, divisés, enfermés dans des carcans idéologiques, pratiquant l'exclusion envers tous ceux qui osaient exprimer un point de vue différent du leur. Longtemps accusées de ne proposer que des slogans, elles s'efforcent aujourd'hui de donner un contenu à leur projet. Les fonctionnaires se préoccupent-ils du sort qui sera fait, en cas d'indépendance des Antilles, à la prime de 40 % de vie chère qui augmente d'autant leurs salaires ? Les indépendantistes estiment généralement qu'il s'agit d'un acquis, même s'il relève, d'une certaine façon, de la discrimination puisqu'il ne bénéficie qu'à une partie des salariés. Il est évident, dit M. Harry Broussillon, secrétaire exécutif du Mouvman guadeloupéen, que « la suppression de cette prime susciterait des protestations... Nous devons réfléchir à la façon d'en faire un autre usage. Cette masse financière doit servir au développement économique ». Mais, pour M. Luc Reinette, ce département « a toutes les caractéristiques d'un pays en développement et ne peut avoir les mêmes lois sociales que la France ». Les moyens du développement ? « Nous disposons, dit le CNCP, de légions de gens capables de prendre en main tous les secteurs : médecine, construction, agriculture, informatique, ingénierie, etc. En existe-t-il un seul où les Martiniquais ne pourraient assumer leurs responsabilités ? Non, bien sûr ! » Et, exportés dans le reste de la Caraïbe et en Amérique latine, ces « cerveaux » pourraient rapporter beaucoup d'argent.

Il n'en demeure pas moins que le véritable motif d'inquiétude pour les indépendantistes est le peu d'écho qu'ils rencontrent chez les jeunes, surtout préoccupés par leur avenir matériel et dont, pour beaucoup, les références sont les exemples de la réussite africaine américaine ou les groupes de ragga. « Je suis pessimiste », admet Raphaël Confiant, constatant que les plus jeunes dirigeants indépendantistes ont une quarantaine d'années. « Si notre génération n'atteint pas l'objectif qu'elle s'est fixé, dit-il, ces jeunes vont se couler dans le moule matérialiste, et je ne vois pas comment ils pourraient reprendre le flambeau. »

MARIE-CLAUDE CELESTE

Source : LE MONDE DIPLOMATIQUE

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 15:31
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
1) Aucune des organisations indépendantistes ne prône plus une marche forcée vers l'indépendance. Leurs programmes prévoient désormais une phase transitoire pendant laquelle serait mis en place, dans chacune des deux îles, un organe doté de pouvoirs délibératifs étendus ; une période au cours de laquelle une grande partie des attributs de la souveraineté serait transférée à la Martinique et à la Guadeloupe, à l'exclusion de la monnaie, de la défense ou de l'état civil qui resteraient un temps de la compétence de l'Etat central. Pour les organisations nationalistes, ces nouvelles dispositions ne peuvent intervenir que par le biais d'un changement de statut des départements français d'Amérique (DFA).

2) 80 % de ce qui est consommé dans l'île est importé d'Europe.

3) Lire Adèle Dencour, « Quel avenir pour les DOM dans l'Union européenne ? », Plein droit, no 43, Paris, septembre 1999.

4) A la fin des années 70, déjà, le poète martiniquais Aimé Césaire, alors maire de Fort-de-France, parlait de « génocide par substitution ».

Même source: Le Monde Diplomatique

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 15:46
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Pour ceux qui s'intéressent de loin ou de près à la question, voici un excellent dossier:

SOURCE: GWADAOKA

DEPENDANCES & INDEPENDANTISME AU 20e SIECLE


Indépendance n. f. - 1610 ; de indépendant.
1. Etat d'une personne indépendante. -> liberté. "L'injustice à la fin produit l'indépendance" (Voltaire). Conquérir son indépendance. -> s'affranchir, s'émanciper. 2. Condition libre, dans une société. -> liberté. Assurer à chacun son indépendance. L'indépendance de la femme. -> émancipation. 3. Caractère d'une personne qui ne se soumet pas à la discipline morale, aux habitudes sociales communément admises. -> individualisme, non-conformisme. Goût de l'indépendance. Esprit d'indépendance. Faire preuve d'indépendance. - Indépendance d'esprit, de caractère. 4. Situation d'un organe ou d'une collectivité qui n'est pas soumis à un autre organe ou à une autre collectivité. L'indépendance de la justice dans les démocraties. Indépendance des villes, au Moyen-Âge (-> franchise). Indépendance d'un Etat, d'un pays, d'un peuple. -> autonomie, souveraineté. Accession à l'indépendance. -> décolonisation. Proclamation d'indépendance, Guerre d'indépendance. Guerre de l'indépendance américaine (1775-1782). Région qui réclame son indépendance (-> dissidence, particularisme, sécession, séparatisme).
CONTRAIRE. Assujettissement, dépendance, sujétion ; conformisme.

Dictionnaire Le Robert.





Hormis les exceptions haïtienne et bolivarienne (elle-même liée, comme il faut toujours le rappeler, à l'expérience haïtienne), et à la lumière de leur exemple, c'est au 20ème siècle que la plupart des peuples caribéens, peuples nés de la conquête et de l'exploitation coloniales, a accédé à l'indépendance politique vis-à-vis de leur métropole respective.

Cependant, après les indépendances de la plupart des peuples de la Caraïbe (De Cuba en 1902 à Saint-Kitts & Nevis en 1983), un certain nombre de pays caribéens connaissent, jusqu'à aujourd'hui, des statuts coloniaux différemment aménagés (Guadeloupe, Guyane, Îles Caïmans, Îles Vierges, Martinique, Montserrat) ou des statuts d'Etat associé à une métropole coloniale (Anguilla, Aruba, Fédération des Antilles néerlandaises, Porto-Rico).
C'est dans ce cadre que perdurent sur la scène politique caribéenne, avec plus ou moins d'intensité selon les différents pays, avec plus ou moins d'actualité selon les différentes conjonctures, mouvements et programmes indépendantistes.
C'est dans ce cadre que perdurent, malgré les modifications géopolitiques majeures qui ont marqué la planète ces quinze dernières années, débats, questionnements et références à l’« Indépendance ». Une indépendance vue comme objectif politique chez certains, comme utopie chez d'autres ou comme sempiternel épouvantail chez les partisans d'un maintien de la domination coloniale.

D'autre part, l'histoire des peuples caribéens pousse à s'interroger sur les diverses dépendances qui persistent par delà l'accession au statut d'Etat indépendant.
En effet, les différentes occupations et interventions militaires (Cuba, Haïti, la République dominicaine et la Grenade étant les cas les plus connus et les plus exemplaires) et, plus généralement, les différentes formes d'ingérence néo-coloniales qui ont marqué le 20ème siècle rappellent la nécessité d'une réelle et profonde réflexion sur le non-achèvement de la décolonisation et sur les moyens de parvenir à une souveraineté pleine et entière pour toutes les nations caribéennes.

Ce dossier, préparé par toute l'équipe de Gwadaoka, présente différentes sources documentaires qui constituent autant d'éléments de travail et de réflexion sur les mouvements indépendantistes caribéens au 20ème siècle. Il s'agit de donner au plus grand nombre l'accès à leurs projets politiques et à leurs programmes d'action, afin de déterminer les motifs de leur réussite ou de leur échec et, s'il y a lieu, de définir leurs limites. Gade dèyè pou vwè douvan…

Auteur: Jax
Date: 23 Juin 2003 15:50
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
EN MARTINIK CA VA PAS ARRIVER...ENFIN PAS DE SUITE ET SUR

Auteur: Lapine Killah
Date: 23 Juin 2003 15:51
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Logique

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 15:54
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Jax a écrit:
EN MARTINIK CA VA PAS ARRIVER...ENFIN PAS DE SUITE ET SUR


Sur?

Attends de voir le résultat du référendum....

Y'a concensus politique, de l'extrême droite à l'extrême gauche

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 16:43
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
CHRONOLOGIE DE L'INDEPENDANTISME DANS LA CARAÏBE

Source: GWADAOKA



1898-1945 : L'expansion coloniale états-unienne

10 décembre 1898
Traité de Paris signé entre la Couronne espagnole et le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique. Les Etats-Unis obtiennent la souveraineté sur Porto-Rico (ainsi que sur les Philippines) et occupent Cuba.

20 mai 1902
Proclamation de la République à Cuba.

Mai 1903
L'amendement Platt donne au gouvernement des Etats-Unis la base navale de Guantanamo et le « droit » d'intervenir à Cuba.

31 mars 1905
Le président Roosevelt nomme un receveur des douanes états-unien pour contrôler les finances de la République dominicaine.

décembre 1914
Un détachement de militaires états-uniens se saisit des réserves d'or de la Banque nationale de la République d'Haïti et les rapatrie à New York.

28 juillet 1915
Prenant prétexte des troubles politiques (dechoukaj du président Vilbrun), le gouvernement des Etats-Unis intervient militairement en Haïti.

16 septembre 1915
Le nouveau président de la République, Sudre Dartiguenave, signe la convention qui légalise l'occupation d'Haïti par l'armée états-unienne.

Mai 1916
Intervention militaire états-unienne en République dominicaine. L'occupation dure jusqu'en 1924.

1917
Le gouvernement des États-Unis achètent les Îles Vierges de Saint-John, Saint-Thomas et Sainte-Croix (dites « Antilles danoises ») pour 25 millions de dollars.

8 mai 1918
La nouvelle constitution de la République d'Haïti abolit l'interdiction faite aux étrangers d'être propriétaires de terres. Cette modification, faite sous occupation militaire états-unienne, permet à des sociétés, telle la S.H.A.D.A (Société Haïtiano-américaine de Développement Agricole), d'acquérir des milliers d'hectares de terre et d'en expulser les paysans.

31 octobre 1919
Assassinat de Charlemagne Peralte, un des chefs des Cacos, paysans du Nord et du Nord-Est d'Haïti résistant à l'occupation états-unienne.

Novembre 1929
L'occupant états-unien proclame la loi martiale en Haïti.

Août 1933
Accord de désoccupation signé entre le gouvernement de la République d'Haïti et le gouvernement des Etats-Unis.

21 Août 1934
Fin de l'évacuation des troupes états-uniennes d'Haïti, mais maintien d'un conseiller financier auprès du gouvernement haïtien.



1946-1961 : Vers de nouveaux statuts coloniaux

19 mars 1946
Les colonies de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique – ainsi que, dans l'Océan Indien, la Réunion – « sont érigées en départements français » (art. 1er de la loi du 19 mars 1946).

3 mars 1952
Porto-Rico devient, par référendum, un « Etat libre associé » aux Etats-Unis d'Amérique.

Novembre 1952
Les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) pénètrent dans l'enceinte du Conseil Général de la Guadeloupe et en expulsent les élus. Le Conseil Général est dissous.

Avril 1953
Cheddi Jagan (leader du People's Progressive Party et militant pour l'indépendance), profite de la nouvelle constitution, qui confère plus d'autonomie à la colonie, pour devenir Premier ministre de la Guyana.

Octobre 1953
Le gouvernement britannique suspend la Constitution de 1953 en Guyana et envoie des troupes « pour prévenir la subversion communiste dans le gouvernement et une crise dangereuse de l'ordre public et de la vie économique ».

29 décembre 1954
Le Suriname, les trois Îles Sous le Vent d'Aruba, Bonaire et Curaçao et les trois Îles du Vent de Saba, Saint-Eustache et Saint-Martin (tiers méridional de l'île) obtiennent le statut d'Etat indépendant associé au Royaume des Pays-Bas. Les îles antillaises se regroupent au sein de la Fédération des Antilles néerlandaises.

24 septembre 1956
Le People's National Movement d'Eric Williams, partisan de l'indépendance, remporte les élections à Trinidad.

3 janvier 1958
Création de la Fédération des Indes Occidentales qui regroupe l'ensemble des colonies britanniques de la Caraïbe, exception faite des Îles Vierges britanniques, du Honduras britannique (Belize) et de la Guyane britannique (Guyana). Le Premier ministre de la Fédération est le Barbadien Grantley Adams.

1er janvier 1959
Entrée des guérilleros du Mouvement du 26-juillet de Fidel Castro à Santiago de Cuba. Fin de la dictature de Batista.

15 octobre 1960
Ordonnance applicable dans les départements algériens, guadeloupéens, guyanais et martiniquais qui permet d'expulser vers la métropole coloniale tout fonctionnaire susceptible de « troubler l'ordre public ». Parmi les premières victimes de cette ordonnance : Albert Béville, Edouard Glissant et Marcel Manville.

22-23 avril 1961
Congrès inaugural du Front Antillo-Guyanais pour l'Autonomie (FAGA) autour du Guadeloupéen Albert Béville (Paul Niger), du Guyanais Justin Catayée et des Martiniquais Edouard Glissant et Marcel Manville

Juillet 1961
Décret de dissolution, signé par le général De Gaulle du Front Antillo-Guyanais pour l'Autonomie (FAGA) et saisie de la brochure « Les Antilles et la Guyane à l'heure de la décolonisation » rédigée par Albert Béville. Celui-ci est interdit de séjour dans les « départements français d'Outre-Mer ».

18 juillet 1961
La Guyana obtient un statut d'autonomie interne. Réélection de Cheddi Jagan comme Premier ministre.

Septembre 1961
Expulsion vers la métropole (France) et assignation à résidence d'Edouard Glissant, alors professeur à la Guadeloupe.

19 septembre 1961
Référendum à la Jamaïque. La thèse du retrait jamaïcain de la Fédération, défendue par le leader du Jamaica Labour Party, Alexander Bustamente, l'emporte. La Jamaïque quitte la Fédération ; son exemple est suivi par Trinidad et Tobago.

4 décembre 1961
Nouvelle victoire du P.N.M. d'Eric Williams aux élections législatives à Trinidad.



1962-1989 : Indépendances et mouvements indépendantistes

22 juin 1962
Le Boeing 707 d'Air France, qui transportait 112 personnes dont Albert Béville, Justin Catayée et Roger Tropos, s'écrase sur les hauteurs de Deshaies (Guadeloupe).

6 août 1962
Indépendance de la Jamaïque.

31 août 1962
Indépendance de Trinidad et Tobago.

septembre 1962
Création de l'Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste Martiniquaise (OJAM).

23-24 décembre 1962
Le manifeste de l'OJAM est placardé sur les murs de Fort-de-France.

1963
L'Association Générale des Etudiants Guadeloupéens (AGEG) adopte le mot d'ordre d'indépendance nationale.

23 juin 1963
Création, à Paris, du Groupe d'Organisation Nationale de la Guadeloupe (GONG) qui a pour objectif « l'édification de la Guadeloupe en un état souverain ».

novembre 1963
Procès des militants de l'Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste Martiniquaise (OJAM) inculpés d’« atteinte à l'intégrité du territoire » devant la Cour de Sûreté de l'Etat : 5 condamnations à la prison ferme.

26 mars 1964
Suivant les vœux des gouvernements britannique et états-unien, une nouvelle constitution introduit une représentation proportionnelle dans le système électoral guyanais afin de faire échec au People's Progressive Party de Cheddi Jagan.
Par cette manœuvre et du fait de multiples grèves – que la CIA est suspectée de financer – le P.P.P., bien que recueillant 45% des suffrages exprimés (+ 3 points par rapport à 1961), se retrouve minoritaire face à une coalition menée par Forbes Burnham (People's National Congress).

1964
L'archipel des Bahamas obtient une autonomie interne.

26 Mai 1966
Indépendance de la Guyana.

30 novembre 1966
Indépendance de la Barbade suite à la victoire électorale d'Errol Barrow (Democratic Labour Party), partisan d'une indépendance séparée, sur Grantley Adams (Barbados Labour Party), favorable à une indépendance dans le cadre d'une Fédération de la Caraïbe orientale (Antigua et Barbuda, Barbade, Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts et Nevis, Anguilla, Sainte-Lucie et Saint-Vincent et les Grenadines).

1967
Antigua et Barbuda, Sainte-Lucie et la Grenade deviennent « Etats associés » au Royaume-Uni.

1967
L'Association Générale des Etudiants Martiniquais (AGEM) opte pour le mot d'ordre d'indépendance nationale.

1967
Lors de son premier congrès à Sinnamary (Guyane), l'Union des Travailleurs Guyanais (UTG) adopte le drapeau jaune et vert à étoile rouge.

20-22 mars 1967
Emeutes dans la commune de Basse-Terre, à la Guadeloupe, après l'agression raciste d'un cordonnier noir par le chien d'un commerçant blanc, partisan de l'UNR de De Gaulle. Affrontements entre la population de Basse-Terre et les forces de l'ordre. Le 23 mars, une bombe explose, à la Pointe-à-Pitre, devant le magasin (portant même enseigne que celui de Basse-Terre) du frère du commerçant en question.

26-27 mai 1967
A la Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), lors d'une manifestation d'ouvriers du bâtiment, ordre est donné aux CRS de tirer sur la foule. Le lendemain, la manifestation des lycéens en solidarité avec les ouvriers est également réprimée par les armes. De 80 à peut-être plus d'une centaine de Guadeloupéens sont assassinés par la police et l'armée françaises. Des actes de torture sont commis y compris sur des blessés raflés dans les hôpitaux.

30 mai 1967
Anguilla fait sécession de Saint-Kitts et Nevis : expulsion des policiers kitticiens.

19 février – 1er mars 1968
Procès des militants et sympathisants du Groupe d'Organisation Nationale de la Guadeloupe (GONG) inculpés d’« atteinte à l'intégrité du territoire national » devant la Cour de Sûreté de l'Etat : 6 condamnations à la prison avec sursis.

3-17 avril 1968
Procès de militants politiques et d'émeutiers de mai 1967 devant le tribunal de la Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) : 6 condamnations à la prison ferme et 11 condamnations à la prison avec sursis.

19 Mars 1969
Opération Sheekskin : un régiment militaire britannique débarque à Anguilla pour y rétablir le gouvernorat.

1969
Saint-Vincent et les Grenadines devient Etat associé au Royaume-Uni.

1973
Le 3e congrès de l'Union des travailleurs Guyanais (UTG) vote une motion en faveur de l'indépendance de la Guyane.

10 juillet 1973
Indépendance des Bahamas.

7 février 1974
Indépendance de la Grenade.

10 octobre 1974
Création du Mouvement Guyanais de Décolonisation (MOGUYDE).

13 décembre 1974
« Complot de Noël » en Guyane : 13 militants du Mouvement Guyanais de Décolonisation (MOGUYDE) et de l'Union des Travailleurs Guyanais (UTG) sont emprisonnés. L'UTG déclenche la grève générale.

25 novembre 1975
Indépendance du Suriname.

30 août 1976
Constitution conférant une autonomie aux îles Turks et Caïcos.

1978
Création de l'Union Populaire pour la Libération de la Guadeloupe (UPLG).

3 novembre 1978
Indépendance de la Dominique.

22 février 1979
Indépendance de Sainte-Lucie.

13 mars 1979
Le New Jewel Movement de Maurice Bishop ; Kendrick Radix et Unison Whiteman renverse le dictateur Eric Gairy et sa milice dite des mangoustes. Le Gouvernement Révolutionnaire Populaire, favorable à l'exemple castriste, institue la gratuité des soins médicaux et de la scolarité.

27 octobre 1979
Indépendance de Saint-Vincent et les Grenadines.

1980
Le Groupe de Libération Armée (GLA) est à l'origine, au cours de l'année, de plusieurs attentats à la Guadeloupe.

19 décembre 1980
Anguilla devient un territoire associé au Royaume-Uni (Anguilla Act).

3 janvier 1981
Attentat contre le palais de justice de Fort-de-France (Martinique).

5 janvier 1981
Attentat contre Chanel, à Paris, du Groupe de Libération Armée (GLA).

1er novembre 1981
Indépendance d'Antigua et Barbuda.

28 mai 1983
Seize attentats à la Guadeloupe, à la Martinique, en Guyane et un à Paris sont revendiqués par l'Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC). La date choisie pour les attentats renvoie au 28 mai 1802, jour de la défaite des révolutionnaires guadeloupéens face aux armées françaises venues rétablir à la fois le contrôle de la métropole et l'esclavage.

22 juin 1983
Quatre attentats à l'explosif, revendiqués par l'Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC), éclatent à Paris contre trois agences d'Air France et le musée des arts africains et océaniques.

12 octobre 1983
Maurice Bishop, Premier ministre de la Grenade, est évincé du New Jewel Movement par la faction menée par Bernard Coard. Il est placé en résidence surveillée, sans moyen de communication avec l'extérieur.

19 octobre 1983
Une manifestation de 30 000 Grenadiens libère Maurice Bishop de sa détention surveillée. Le général Hudson Austin fait intervenir ses blindés dans les rues de Saint-George's et ordonne l'assassinat de Maurice Bishop, d'Unison Whiteman et de leurs plus fidèles compagnons.

19 octobre 1983
Indépendance de Saint-Kitts-et-Nevis.

25 octobre 1983
Le président Ronald Reagan ordonne l'invasion de l'île de la Grenade afin de la « nettoyer » de toute présence cubaine et de protéger les ressortissants états-uniens. L'opération Urgent Fury, condamnée à l'époque par l'ONU, renverse le gouvernement révolutionnaire pour placer Herbert Blaize à la tête du pays. La Grenade demeure sous occupation militaire états-unienne jusqu'en juin 1985.

14 novembre 1983
Six attentats à la bombe sont commis à la Guadeloupe et revendiqués par l'Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC). Vingt-trois personnes sont blessées au cours de l'attentat contre la préfecture de Basse-Terre.

3 mai 1984
Le conseil des ministres du gouvernement français décide la dissolution de l'Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC).

Février 1985
A la Guadeloupe, Luc Reinette, chef présumé de l'Alliance Révolutionnaire caraïbe (ARC), est condamné à 19 ans de prison pour « violence et attentats ».

13 mars 1985
Un attentat fait trois morts à la Guadeloupe.

16 juin 1985
Quatre indépendantistes, dont Luc Reinette, Henri Amédien et Henri Bernard, s'évadent de la prison de Basse-Terre (Guadeloupe).

22-28 juillet 1985
Emeutes à la Guadeloupe pour la libération de Georges Faisans, condamné à trois ans de prison après avoir blessé, avec un coup de sabre, un enseignant français qui avait administré un coup de pied au postérieur d'un élève guadeloupéen.

1er janvier 1986
Aruba quitte la Fédération des Antilles Néerlandaises et devient « Etat indépendant associé » au Royaume des Pays-Bas.

21 juillet 1987
Fin du « marronnage moderne » de Luc Reinette, Henri Amédien et Henri Bernard qui sont remis aux autorités françaises par le gouvernement de Saint-Vincent et les Grenadines.

25-30 novembre 1987
L'Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC) commet vingt et un attentats à la Guadeloupe.

Avril 1989
Arrestation de vingt-cinq militants de l'Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC).

23 mai 1989
Amnistie des nationalistes guadeloupéens dont Luc Reinette, condamné quelques semaines plus tôt à 33 ans de prison.



1990-2002 : Abandon ou renouveau indépendantiste ?

Auteur: billybo
Date: 23 Juin 2003 17:03
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
je prends le sujet en cours sans avoir tout lu, mais dans le peu que j'ai lu, la phrase suivante était très reéelle"avant de parler d'indépendance stricte, parlons d'indépendance identitaire", sinon c'est un sujet caduque, la "mère france" est bien consciente que les antillais ne forme pas une unité, dans leur sujet, dans leur être, dans le démélé de problème, c'est visible à l'oeil nu. Je ne crois pas que çà lui fasse peur les indépendantistes. Un peuple qui attend encore qu'on lui dise ce qui est bon pour lui. c'est pas demain la veille que la france lachera.
y'a pas lieu d'avoir des inquiétudes, on est encore bon pour l'assistanat, on aimme çà.

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 17:29
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Tu sais, il y a une belle formule de chimie qui dit: "Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme"

Ce n'est pas parce qu'actuellement les colonies fwansèz sont hyper dépendantes qu'elles ne le deviendront jamais. Tout vient à temps à qui sait attendre. Seulement il y a les attentistes, les attentifs, les attentats (non, y'en a plus ). Le mouvement qui est en cours est irréversible, le petit pas que nous avons tous enclenché ne peut pas s'arrêter.

C'est une étape, certes, et à l'heure actuelle, nul ne peut dire quelle sera la suivante, ni quand elle aura lieu. Le tout est désormais de savoir si on est berger ou mouton, puisque, étant dans les verts paturages, nous allons tranquilement vers l'étable, avant l'hiver...

Auteur: billybo
Date: 23 Juin 2003 17:46
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
on n'aura rien du tout, qui s'est réveillé ? Tout ce dont je vois, c'est que plus çà va, plus on se conforte dans notre position, j'entends de + en + d'antillais dire, je ne veux pas que mes enfants soit noire de couleur, trop de problème bizarre à régler. C'est une société qui se métisse de + en +, avant cétait les mentalités aujourd'hui c'est physiquement, non pas que cela me dérange, mais le sujet de l'indépendance est en tout cas nul et non avenu. donc.......

Auteur: soan
Date: 23 Juin 2003 18:01
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Ouaip...je ne vois vraiment pas ce que nous apportera l'indépendance...mais vraiment pas...car ce n'est pas le statut de l'île qu'il faut changer c'est surtout et avant tout les mentalités comme tu dis si bien...ensuite on verra...Je trouve que certains Antillais sont encore trop naïfs et on se ferait avoir sur pas mal de points si on était indépendant et par de nombreux pays et investisseurs....ça laisserait une grande place à la drogue et aux traffics en tout genre...

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 18:16
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Ce que vous ne voyez pas, c'est que le résultat du référendum est déjà connu, ça sera OUI

La seule inconnue est de savoir combien voteront non...

Auteur: Lapine Killah
Date: 23 Juin 2003 18:37
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Sorry mais j'ai quand même du mal à comprendre l'objectif et les changements que pourra apporter le referendum ?

Auteur: billybo
Date: 23 Juin 2003 18:57
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
si quelqu'un pouvait m'en dire plus sur ce référendum ?
Quand ? quelle étéit la question posée?

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 20:49
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Comme je l'avais dit il y a qqs semaines dans ce même sujet, depuis 1999, après le rapport Lise-Tamaya sur l'évolution statutaire des DOM, la Loi d'Orientetion Outre-Mer a été votée, créant le Congrès des Elus Régionaux et Départementaux.

Celui ci reproupe les élus du Donseil Régional, du Conseil Général, les députés et les Sénateurs. Le congrès s'est réuni en Guadeloupe tous les 6 mois depuis 2001, alternativement dans l'un des deux Conseils. La fréquence a été plus forte en Martinique et en Guyane.

Les travaux portaient sur la proposition d'un nouveau statut pour chacun des DFA, qui regrouperait autant que possible un concensus. Mais il restait le volet légal de cette proposition. Comment justifier qu'il y ait la consultation locale de la population, alors que la Constitution l'interdit?

Le gouvernement actuel a fait donc voter la réforme constitutionnelle à propos de la Décentralisation. La Corse sert de cobaye, d'autant plus que l'initiative du référendum vient de membres du gouvernement.

Il est donc possible d'effectuer un référendum dans un département, une ville, une région.

Les quatres solutions qui sont sorties des réunions des Congrès des trois DFA sont:

1- statu quo
2- deux assemblées locales avec une seule chambre (comme Paris qui est à la fois conseil municipal et conseil général)
3 - une assemblée unique, avec disparition du conseil général et du conseil régional. une nouvelle "collectivité de Guadeloupe" est créée
4 - COM (Collectivité d'Outre-Mer), qu'on appelait avant TOM; c'est l'article 74 de la Loi sur la Décentralisation, celle défendue par les partis nationalistes, les partis indépendantistes et les partis autonomistes.

En Guadeloupe, qui est le cas qui me concerne au quotidien, il y a un concensus qui a été réalisé par les deux Conseils, pour l'Assemblée Unique, avec des pouvoirs spéciaux. La campagne d'information est en cours, depuis février, et c'est un peu ce que j'essaie de faire ici, comme le fou dans le désert

Donc les élus proposeront au Gouvernement le cas n°3, et tout semble indiquer que le référendum soit une question du type:
"Voulez une assemblée unique avec pouvoir spéciaux?" Oui ou Non

Mais les partis autonomistes changent leur discours, et optent tous pour le cas n°4, à titre d'étape transitoire.

Le référendum est prévu pour Octobre 2003.

Auteur: Lapine Killah
Date: 23 Juin 2003 20:55
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Mais concrètement ?? ça donnerait ça :

6klôn a écrit:
Comment justifier qu'il y ait la consultation locale de la population, alors que la Constitution l'interdit?


sceptique Mais consultation à quel niveau ?? ça me parait bien flou tout ça

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 21:06
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
le référendun va demander aux antillo-guyanais quel statut ils veulent.

Il pourra y avoir des élections 100% locales, chose qui n'existait pas

Auteur: Lapine Killah
Date: 23 Juin 2003 21:17
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Comme ça des élections 100 % locales ??

Désolée de mon ignorance mais franchement je ne vois pas trop le "gros" changement que cela pourrait apporter...

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 21:21
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Que va apporter le nouveau statut ?

La possibilité de gérer localement certains domaines qui étaient réservés à l'administration parisienne:

- Environnement
- Culture
- Education
- Transports
- Relations avec les pays voisins
- Agriculture - Pêche

Ca c'est ce que demande le Congrès, et compte tenu du fait que ce soit exactement ce qui est proposé à la Corse, il y a de très grandes chances que ce soit ce que la nouvelle assemblée obtienne comme prérogatives.

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 21:24
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
DECLARATION DU MOUVMAN GWADLOUPEYEN



A la veille d'une consultation historique sur son devenir, la Guadeloupe semble engluée dans une impasse économique et sociale, déboussolée par la confusion politique.



Le Mouvman Gwadloupéyen, comme d'autres organisations patriotiques, n'a cessé de lutter pour l'application du Droit international et pour le droit du peuple guadeloupéen à choisir librement son destin. Les autorités politiques françaises s'y sont toujours refusées au nom de l'assimilation dans laquelle elles nous ont égarés.

Aujourd'hui ces mêmes autorités, à la faveur de la Décentralisation de la République française, nous propose une consultation dans les prochains mois, sur l'avenir institutionnel de la Guadeloupe. Leurs intentions ne sont pas les nôtres, mais nous ne pouvons rester inerte face à cette démarche, d'autant plus que la classe politique locale s'avère incapable de se hisser au niveau des enjeux du Pays Guadeloupe.



Le Mouvman Gwadloupéyen considère que le moment est venu de faire un pas décisif sur la voie de la souveraineté et de l'affirmation de l'Identité du peuple guadeloupéen.

Il condamne fermement les tergiversations politiciennes sur la question du calendrier.

C'est dès maintenant qu'il faut s'engager pour exiger du Gouvernement français que pour cette consultation :



1) La question posée soit claire et sans ambiguïté

2) Tous les courants de pensée aient accès aux moyens de communication

3) Les conditions de validité de cette consultation soient déterminées avant le scrutin.



Au-delà des spéculations juridico-politiciennes et des calculs sordides sur les majorités et présidences futures qui obscurcissent les choix fondamentaux, le Mouvman Gwadloupéyen est résolu à faire campagne, pour qu'à l'occasion de cette consultation le peuple guadeloupéen mette en chantier le Projet de société qui jettera les bases de la Guadeloupe de demain, dans le cadre d'une Nouvelle Collectivité dotée d'une Assemblée unique et d'un exécutif distinct, de compétences et de pouvoirs réels.



C'est de ce chantier à ouvrir dans toutes les communes, les entreprises, les organisations syndicales et professionnelles, confessionnelles, les associations, que doit émerger une alternative politique aux blocages politiciens qui gangrènent le pays.



Nous allons à cette occasion mener sans complaisance le débat sur les questions essentielles telles que :



- Comment faire de la politique autrement ?

- Comment réconcilier la Guadeloupe avec sa représentation politique ?

- Comment faire sortir de leur réserve compréhensible ceux qui se désintéressent de la chose publique ou qui refusent de faire de la politique ?

- Comment œuvrer à la construction citoyenne de notre peuple ?



Le Mouvman Gwadloupéyen lance un appel à toutes les forces patriotiques, à tous ceux qui s'investissent dans les luttes sociales, à toutes les autres femmes et tous les autres hommes de progrès pour constituer cette alternative politique et participer à la campagne pour le changement de statut, afin d'entamer la construction d'une Guadeloupe nouvelle autour des principes suivants :



Responsabilité et Solidarité,

Primauté du Travail et Justice Sociale,

Développement économique et Protection de l'Environnement,

Promotion de l'Identité guadeloupéenne, recentrée sur sa région et ouverte sur le monde.

Auteur: 6klôn
Date: 23 Juin 2003 21:39
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Lapine Killah a écrit:
Comme ça des élections 100 % locales ??

Désolée de mon ignorance mais franchement je ne vois pas trop le "gros" changement que cela pourrait apporter...


Prenons un exemple complètement débile...

Disons que Fort de France veuille que son nom soit FôdFwans, sur les cartes comme sur les panneaux indicateurs, les guides touristiques, un référendum pourra être organisé juste à Fort de France. Les habitants de Schoelcher ne pourront rien dire.

Un exemple plus proche de la réalité...
Disons que on propose que l'enseignement du créole soit institué dès le primaire, et que l'exécutif veuille l'avis du peuple avant de légiférer. On pourra organiser un référendum dans le département en question uniquement. Toi qui vis en fwans, tu n'auras pas ton mot à dire.

Autre exemple, qui est tout près de passer. La Loire Atlantique demande son rattachement à la région Bretagne. Il y aura un référendum uniquement en Loire Atlantique.
Sans la loi sur la décentralisation, toi aussi tu auras du te déplacer pour aller voter pour quelque chose de local, alors que tu n'es pas du tout concernée.

Auteur: scotty971fr
Date: 23 Juin 2003 22:00
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
6klôn a écrit:
Alors Gaby ne pouvait plus se présenter aux élections pour être secrétaire général. Il a été remplacé par Gothiérot (je n'ai pas son prénom en tête) en 2002.

Indépendantiste, l'UGTG? Pfff, et puis quoi encore? Un syndicat ne peut se prétendre indépendantiste que si son action vise à faire échec au fonctionnement de l'état, à renforcer les locaux, et c'est loin d'être le cas. Le premier syndicat à demander la titularisation, les plus grandes avancées, etc..., dans les services publics, les sociétés d'état, c'est bien l'UGTG.

Etant proche de l'un des partis cités plus haut, je peux t'assurer que ce syndicat est tout simplement haï, parce qu'il n'apporte aucune avancée aux travailleurs.


D'accord avec toi 6klôn surtout ke c gens ne sont les plus mal lotis dans la société antillaise : fonctionnaires possédant maison avec piscine à la Réunion par exemple. Ils utilisent des méthodes douteuses, dignes de mafieux, dans leurs actions enfoncant le pays dans un désordre social .

Auteur: 6klôn
Date: 24 Juin 2003 05:17
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Histoire de confirmer l'opinion contre ce "groupuscule", voici un article que je viens de retrouver

L'UGTG s'est fait une spécialité des conflits durs


L'agitation sociale, fonds de commerce des séparatistes guadeloupéens





Rodolphe Geisler

[13 novembre 2002]



« Komba la angajé » (« Le combat est engagé »). Forte d'environ 4 000 membres et majoritaire dans plusieurs secteurs d'activité économique de la Guadeloupe, la centrale syndicale indépendantiste UGTG n'en est pas à son premier conflit dur. Elle en a même fait sa marque de fabrique. Créée en 1967, au moment de la première grande crise de la canne à sucre, l'UGTG a toujours soigneusement évité les règlements à l'amiable. Et, compte tenu de son mot d'ordre indépendantiste, mise systématiquement sur le « pourrissement » des conflits sociaux.



Dans des communiqués, ses responsables n'hésitent d'ailleurs pas à expliquer, depuis des années, que « l'UGTG se donne les moyens d'être efficace à l'inverse des syndicats de collaboration ». Le message a le mérite d'être clair. Quiconque accepte de dialoguer avec le patronat ou les représentants de l'Etat est aussitôt taxé de « traître » à la cause guadeloupéenne ou de « collaborateur ».



Toutefois, centrale syndicale, l'UGTG n'a pas de réelle représentativité démocratique. D'ailleurs, note un élu d'Objectif Guadeloupe (l'UMP guadeloupéenne), la plupart de ses membres, à l'exception d'un noyau dur, « ne sont pas réellement indépendantistes », mais adhèrent à l'UGTG « parce que c'est le principal syndicat de l'île. Et qu'en adhérant à un autre syndicat ils risqueraient de se marginaliser dans leur entreprise ».



Autre fonds de commerce de l'UGTG : le « colonialisme ». Le « béké » en particulier, les « Blancs » en général, est ainsi l'ennemi clairement identifié. « Béké a distribué tout l'argent de l'esclavage à l'exploitation financière », « Way, blanc ka débaké, peï- la envahi » (« Attention, les Blancs envahissent le pays »), ou encore « Français, vous n'êtes pas ici chez vous » fleurissent ainsi sur les murs de la Guadeloupe, ou dans leurs locaux aux côtés de photos de Che Guevara.



Encore que dans leurs vies privées, ironise-t-on dans les rues de Pointe-à-Pitre, « les chefs de l'UGTG sont contre les Blancs le jour et tout contre la nuit ! Car ils sont pour la plupart mariés à des Blanches ». Dans la même veine, l'un des principaux leaders de l'UGTG est fonctionnaire à la Santé et donc rémunéré par l'État.



Gaulliste de la première heure, Philippe Chauvet, ancien député de la Guadeloupe et maire de Bouillante, relativise le poids de l'UGTG. Et expliquait hier au Figaro : « C'est vrai qu'ils se sont fait un fond de clientèle en promettant tout et n'importe quoi. Notamment en dénonçant le colonialisme ou en accordant des interviews en créole à la télévision. Ils jouent sur l'affect. Mais, si on regarde de plus près, on se rend compte qu'il n'y avait pas eu une seule grève dans l'hôtellerie depuis trois ans, alors qu'ils y sont représentés. En fait, les employés de ce secteur se sont rendu compte qu'ils risquaient de tuer la poule aux oeufs d'or à trop les écouter ! »



De son côté, le Mouvement guadeloupéen (indépendantiste) est aujourd'hui réduit comme peau de chagrin, avec deux conseillers municipaux à Pointe-à-Pitre et aucun élu au conseil régional où le scrutin s'effectue pourtant à la proportionnelle. Luc Reinette, son chef, s'est, dit-on, « assagi » et ne semble plus miser sur « le désordre » pour se faire entendre. Les communistes ont également abandonné depuis longtemps toute velléité d'indépendance totale. Et se sont ralliés à l'idée d'« une plus grande décentralisation ». En fait, au projet du gouvernement soutenu localement par Lucette Michaux-Chevry, présidente (UMP) du conseil régional.



De même, pour Laurent Bernier, conseiller général et régional (Objectif Guadeloupe), toute question sur l'indépendance est « inopportune ». Il précise : « Depuis la déclaration commune de Basse-Terre en 1999, les trois exécutifs régionaux des Antilles et de la Guyane sont d'accord pour demeurer français et conserver par là même des prérogatives à la Commission européenne. Aussi, aujourd'hui, les indépendantistes, c'est moins de 1 % des suffrages. Rien à voir avec les tumultes actuels de l'UGTG. » Philippe Chaulet conclut : « Il faut faire la part des choses et ne pas confondre indépendance et régionalisme. »

Source: Le Figaro

Auteur: 6klôn
Date: 24 Juin 2003 05:25
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Voici le lien pour le rapport très détaillé Lise-Tamaya

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/994001524/0000.htm

Les départements d'outre-mer aujourd'hui :

LA VOIE DE LA RESPONSABILITÉ


SOMMAIRE





INTRODUCTION



PREMIERE PARTIE : ETAT DES LIEUX

1 - UNE POLITIQUE DE RATTRAPAGE LARGEMENT RÉUSSIE

1.1 - L'AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE VIE

1.2 - UNE ÉGALITÉ SOCIALE FINALEMENT ACQUISE



2 - LA PERSISTANCE D'UNE SITUATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE DÉGRADÉE

2.1 - UNE CRISE ÉCONOMIQUE PERSISTANTE

2.2 - DES CONSÉQUENCES SOCIALES LOURDES

2.3 - UN POTENTIEL ÉCONOMIQUE POURTANT RÉEL



3 - UNE DÉCENTRALISATION INACHEVEE

3.1 - UNE FAIBLE ADAPTATION DES RÈGLES APPLICABLES AUX COLLECTIVITÉS LOCALES

3.1.1 - Les communes dans les départements d'outre-mer

3.1.2 - Les conseils généraux dans les départements d'outre-mer

3.1.3 - Les conseils régionaux dans les départements d'outre-mer

3.2 - UN ENCHEVÊTREMENT DOMMAGEABLE DES COMPÉTENCES

3.3 - UNE SITUATION FINANCIÈRE FRAGILE

3.3.1 - Les difficultés financières des collectivités d'outre-mer

3.3.2 - Une structure de financement très particulière



4 - LES DIFFICULTES RENCONTREES DANS L'APPLICATION DE CERTAINS DISPOSITIFS

4.1 - LES INSUFFISANCES DE CERTAINS DISPOSITIFS SPÉCIFIQUES

4.1.1 - Le secteur du logement

4.1.2 - Le secteur des routes et des transport

4.1.3 - L'aménagement du territoire

4.2 - DES DIFFICULTÉS D'APPLICATION DU DROIT COMMUN

4.2.1 - Les règles posées par le code des marchés publics et la loi Sapin

4.2.2 - La situation spécifique des communes de l'intérieur de la Guyane

4.3 - LES LIMITES AUJOURD'HUI RENCONTRÉES DANS LE DÉVELOPPEMENT DE LA COOPÉRATION RÉGIONALE



5 - UNE INTÉGRATION PARFOIS DIFFICILE DANS LA DYNAMIQUE DE LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE

5.1 - L'APPORT INDISCUTABLE DES FONDS STRUCTURELS SE HEURTE AUJOURD'HUI À DES DIFFICULTÉS CONCRÈTES DE MISE EN OEUVRE

5.2 - DES DISPOSITIFS COMMUNAUTAIRES DÉROGATOIRES À LA BASE JURIDIQUE FRAGILE

5.2.1 - Le droit communautaire a permis aux départements d'outre-mer de déroger aux règles fiscales communes

5.2.2 - Des régimes d'aide spécifiques aux départements d'outre-mer

5.3 - LES ACCORDS DE LOMÉ CONSTITUENT UN OBSTACLE AU DÉVELOPPEMENT DE L'ACTION RÉGIONALE DES DÉPARTEMENTS D'OUTRE-MER





DEUXIEME PARTIE : LE CADRE JURIDIQUE ACTUEL : QUELS ESPACES DE LIBERTE ?

1 - UNE EXPLOITATION INCOMPLETE DES RESSOURCES DE L'ARTICLE 73 DE LA CONSTITUTION

1.1 - UNE JURISPRUDENCE RESTRICTIVE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL ET DU CONSEIL D'ETAT

1.2 - LA JURISPRUDENCE PARAÎT CONTREDIRE L'INTENTION DES AUTEURS DE LA CONSTITUTION DE 1958

1.3 - LES ÉVOLUTIONS RÉCENTES DE LA JURISPRUDENCE



2 - L'ARTICLE 299 § 2 DU TRAITE D'AMSTERDAM OFFRE DE NOUVELLES POTENTIALITES

2.1 - UNE FAIBLE RECONNAISSANCE DE LA SPÉCIFICITÉ DES DÉPARTEMENTS D'OUTRE-MER

2.2 - LES NOUVELLES PERSPECTIVES OUVERTES PAR L'ARTICLE 299 § 2 DU TRAITÉ D'AMSTERDAM



3 - LE CADRE JURIDIQUE DANS LEQUEL S'INSCRIVENT LES PROPOSITIONS

3.1 - LES LIMITES POSÉES PAR LE CADRE DE L'ARTICLE 73 DE LA CONSTITUTION

3.1.1 - Les difficultés constitutionnelles d'une assemblée unique

3.1.2 - Des institutions identiques dans chaque département

3.1.3 - L'impossible compétence législative


3.2 - DES MARGES DE MANOEUVRE SUBSTANTIELLES EXISTENT NÉANMOINS AUJOURD'HUI

3.3 - LES CONSÉQUENCES D'UNE SORTIE DU CADRE DE L'ARTICLE 73 DE LA CONSTITUTION VIS-À-VIS DE L'UNION EUROPÉENNE



TROISIEME PARTIE : DE NOUVELLES RESPONSABILITES AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT

1 - LA CREATION DU CONGRES : LA VOIE D'UNE EVOLUTION STATUTAIRE TRANSPARENTE ET DEMOCRATIQUE



2 - L'ACCROISSEMENT DES RESPONSABILITES LOCALES : CONDITION DU DEVELOPPEMENT DE NOS DÉPARTEMENTS

2.1 - DE NOUVELLES RESPONSABILITÉS EN MATIÈRE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

2.1.1 - De nouveaux instruments de développement au profit de la région

2.1.2 - Un accroissement des responsabilités dans le secteur du logement

2.1.3 - Un nouvel instrument dans les domaines de l'eau et de l'assainissement

2.2 - DES INSTRUMENTS PLUS PERFORMANTS EN MATIÈRE D'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

2.2.1 - La réforme du fonds d'investissement pour les routes et les transports (F.I.R.T.)

2.2.2 - Le renforcement des instruments de planification territoriale et d'occupation de l'espace

2.3 - DES COMPÉTENCES ACCRUES DANS LES AFFAIRES INTERNATIONALES ET LA COOPÉRATION RÉGIONALE

2.3.1 - Davantage de moyens d'expression dans la vie internationale

2.3.2 - Des instruments renforcés de coopération régionale

2.4 - DE NOUVELLES RESPONSABILITÉS DANS LES DOMAINES DE L'ÉDUCATION ET DE LA CULTURE

2.4.1 - L'adaptation de la politique éducative

2.4.2 - L'inscription des politiques culturelles dans un cadre élargi



3 - LA CLARIFICATION DES COMPÉTENCES : CONDITION D'UNE MEILLEURE LISIBILITE DES POLITIQUES PUBLIQUES

3.1 - LA RÉGION, COLLECTIVITÉ DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

3.2 - LE DÉPARTEMENT, COLLECTIVITÉ DE LA SOLIDARITÉ



4 - LE RETABLISSEMENT FINANCIER : CONDITION DES LIBERTES LOCALES

4.1 - UN EFFORT PARTAGÉ PAR LES DÉPARTEMENTS D'OUTRE-MER

4.1.1 - L'amélioration du système fiscal actuel

4.1.2 - La création de nouvelles ressources

4.2 - L'ETAT DOIT ACCOMPAGNER CET EFFORT



5 - L'ADAPTATION DU DROIT : CONDITION DE L'EFFICACITE DE L'ACTION PUBLIQUE

5.1 - ADAPTER LES RÈGLES DE GESTION DES AGENTS DES COLLECTIVITÉS LOCALES D'OUTRE-MER

5.2 - ASSOUPLIR LES RÈGLES APPLICABLES À LA COMMANDE PUBLIQUE

5.3 - L'APPLICATION DE LA “ LOI LITTORAL ”

5.4 - LA SITUATION DES COMMUNES DE L'INTÉRIEUR DE LA GUYANE

5.5 - SAINT-MARTIN

5.6 - SAINT-BARTHÉLÉMY



6 - LA DECONCENTRATION DE L'ETAT : CONDITION D'UN VRAI PARTENARIAT

6.1 - LA MODERNISATION DES SERVICES DÉCONCENTRÉS DE L'ETAT

6.1.1 - Une organisation plus adaptée des services déconcentrés

6.1.2 - Renforcer l'autorité du préfet sur les services déconcentrés

6.2 - UN SOUTIEN ACCRU AUX COLLECTIVITÉS LOCALES

6.3 - UNE MEILLEURE PRISE EN COMPTE DES CITOYENS



7 - L'ARTICLE 299 § 2 : CONDITION D'UNE INTEGRATION ECONOMIQUE RENOVEE.

7.1 - LA MISE EN PLACE D'UN CADRE DÉROGATOIRE EN MATIÈRE FISCALE, COMMERCIALE ET DOUANIÈRE.

7.2 - L'AMÉLIORATION DES MODES D'UTILISATION DES FONDS COMMUNAUTAIRES

7.3 - UNE MEILLEURE INTÉGRATION DES DÉPARTEMENTS D'OUTRE-MER DANS LE SYSTÈME DES ACCORDS DE LOMÉ

7.4 - LA PROMOTION D'UN RÉEL PARTENARIAT ENTRE LES DÉPARTEMENTS D'OUTRE-MER ET LES INSTITUTIONS COMMUNAUTAIRES

Auteur: soan
Date: 24 Juin 2003 10:58
Sujet du message: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)
Pour moi tout ça reste de la théorie...si un jour ça arrive il y en a qui vont s'en mettre plein les poches et les autres quedal...les gens sont trop facilement corruptibles aux Antilles...

Sujet: l'avenir D antilles (les indépendantistes?)

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