| [Mayotte] Drame de l'immigration
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Naufrage à Mayotte: une collision clandestins-police fait 2 morts Deux personnes ont été tuées et huit sont portées disparues à la suite d'une collision dans la nuit de lundi à mardi entre une embarcation de clandestins comoriens et une vedette de la police française devant l'île française de Mayotte ( Océan indien), a-t-on appris de sources officielles à Mayotte. Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux "a appris avec émotion la tragique collision qui est survenue au large de Mayotte, dans la nuit, entre une vedette de la police aux frontières et une embarcation +kwassa kwassa+ (ndlr: clandestins) emportant des personnes en situation irrégulière, en provenance des Comores", a déclaré le ministre dans un communiqué diffusé à Paris. Le ministre a précisé qu'un "plan de secours en mer a été déclenché, qui a permis de sauver 33 personnes". Brice Hortefeux a demandé qu'"une enquête de l'Inspection générale de la police nationale soit diligentée afin de faire toute la lumière sur les circonstances du drame ", indique le communiqué. Selon la préfecture de Mayotte, l'accident s'est produit dans le lagon de l'île française, près de la baie Kani. Les clandestins venaient de l'île proche d'Anjouan, aux Comores, selon la même source. M. Hortefeux, qui "rend hommage aux victimes et adresse ses condoléances à leurs familles ", a rappelé que "plus que jamais, le gouvernement est résolu à lutter contre les filières qui exploitent la misère des migrants clandestins en les précipitant sur des embarcations incertaines, au risque de leur vie". "Depuis le 1er janvier, 162 +kwassa-kwassa+ ont été interceptés au large de Mayotte, 237 passeurs ont été interpellés, transportant 3.811 personnes en situation irrégulière", a rappelé le ministère. Les naufrages de "kwassa-kwassa" sont fréquents devant les côtes de Mayotte. Les clandestins fuient les Comores pour venir tenter leur chance à Mayotte, où les salaires , les conditions de vie, et le système de santé sont nettement supérieurs. Mardi 04 Décembre 2007 - 12:24 source |
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| 16 mai 2008 - Appel à la fermeture du centre de rétention de Pamandazi « indigne de la République » selon la Commission nationale de déontologie de la sécurité
Communiqué du Collectif Mom (Migrants Outre-mer) La Commission nationale de déontologie de la sécurité, saisie par le député Etienne Pinte (UMP) et la sénatrice Nicole Borvo (PC), s’est rendue à Mayotte pour enquêter sur le naufrage, le 4 décembre 2007, d'une barque chargée d’Anjouanais qui avait heurté une vedette de la police aux frontières, faisant deux morts, dont un enfant, et huit disparus. L'avis de la CNDS, rendu le 14 avril 2008[1] conclut notamment : « Sans se prononcer sur les causes du naufrage, la Commission demande qu’il soit impérativement mis fin, conformément à la réglementation internationale en vigueur, à la pratique de la navigation en dérive feux éteints lors des opérations de recherche en mer des clandestins. Elle recommande instamment de ne plus recourir à des méthodes, qui aboutissent à la mise en danger d’êtres humains, notamment de femmes et d’enfants, dans des conditions susceptibles de caractériser le délit d’homicide involontaire. » Et concernant le centre de rétention, la Commission estime « que le centre de rétention administrative de Mayotte est indigne de la République […] Elle rappelle que la capacité théorique [de 60 places] doit être respectée. […] Les conditions de vie au centre de rétention administrative de Mayotte portent gravement atteinte à la dignité des mineurs retenus ». La Commission demande que « les mineurs ne soient plus placés en rétention dans l’actuel centre de rétention administrative de Mayotte ». Cet avis a été transmis au ministre de l’Intérieur, au garde des Sceaux et au ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire. Pourtant, le placement en rétention, l’expulsion d’un très grand nombre de mineurs, et la sur-occupation du centre de rétention de Mayotte sont toujours quotidiens. Ainsi, le 12 mai à 10 heures, un observateur note : « 165 personnes sont présentes au centre de rétention administrative dont 90 hommes, 43 femmes, 25 mineurs de plus de 2 ans et 7 mineurs de moins de 2 ans. Pour ce matin aucune visite n’est accordée au motif que la police a trop de travail ». Chaque année environ 16 000 personnes dont 3 000 mineurs, soit près d’un habitant sur dix sont expulsées à partir de Mayotte. Ce chiffre record entraîne une atteinte à la dignité humaine et des violations quotidiennes des principes de droit les plus élémentaires. Nous appelons donc à la fermeture du centre de rétention de Pamandzi, qualifié d'« indigne de la République » par la CNDS. 16 mai 2008 Signataires : Collectif Mom (Migrants Outre-mer) Réseau éducation sans frontières île de Mayotte (Resfim) Groupes de la Cimade et de Médecins-du Monde à MayotteLigue des droits de l'homme |
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