| GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
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Depuis hier soir les internes spécialistes cessent les gardes, les astreintes et la permanence des soins. Santé. Hôpital : les carabins se mettent en grève
À Toulouse comme dans les vingt-cinq autres CHU de France, l'évocation, le 18 septembre par le Président de la République, du déconventionnement des médecins qui choisiraient de s'installer dans les secteurs à forte densité médicale a fait l'effet d'une bombe. Mercredi soir, une assemblée générale réunie en urgence a voté la grève illimitée des gardes, des astreintes et des permanences de soins. Et les internes généralistes réunis hier soir, devraient embrayer le mouvement à partir de lundi. Les soins de jour sont en revanche assurés. Cette réaction immédiate des jeunes médecins relayée par quatre syndicats d'internes et de chefs de clinique illustre le malaise d'une profession qui refuse de faire les frais d'un projet de loi de financement de la Sécu qu'ils jugent déconnecté des réels besoins de santé publique. « L'argumentaire développé par Sarkozy pour instaurer des mesures négatives à l'installation des médecins libéraux ne repose que sur une volonté économique sans réelle base solide. Car selon les organismes chargés de les évaluer, la densité d'offre médicale des bassins « sur » ou « sous-médicalisés » oscille de 12 % en plus ou en moins, d'ailleurs le gouvernement se garde bien de définir un périmètre précis de ces bassins », dénonce Nicolas Bruno, porte-parole du mouvement. Pour les internes grévistes la définition même de « bassins surmédicalisés » repose sur un abus de langage qui travestit la réalité « car il n'existe pas de bassins surmédicalisés. Il existe simplement des zones mieux dotées en médecins que d'autres, mais dans lesquelles ils sont loin d'être en surnombre. » Bref, vouloir intervenir de manière autoritaire sur le lieu d'installation des médecins revient à gérer la pénurie, mais ne règle pas le problème sur le fond. Opposés à toute mesure coercitive visant à réduire leur liberté d'installation, les internes accepteraient toutefois de discuter avec l'État à condition d'être réellement intégrés à la négociation et appelés à donner leur point de vue par un vote. Les grévistes toulousains décideront lors de l'assemblée générale de lundi quelles suites ils donnent à un mouvement pour l'instant massivement suivi. Publié le 2007-09-28 à 09h32 | Auteur : Bernard Davodeau |
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02/10/2007 17:30 «On ne forcera jamais un médecin à s’installer là où il ne veut pas aller» Pour l’ancien directeur des hôpitaux, limiter la liberté d’installation ne permettra pas de réduire les disparités géographiques La Croix : Face à la pénurie, est-il devenu aujourd’hui indispensable de limiter la liberté d’installation des médecins généralistes ? Jean De Kervasdoué : C’est typiquement une fausse bonne idée. D’abord parce qu’il n’y a pas vraiment de pénurie. La France a la plus forte densité de médecins de son histoire et du monde. C’est vrai qu’ils sont plus nombreux dans les villes de faculté de médecine et aux alentours. Ailleurs, il n’y a pas beaucoup de médecins mais il n’y a pas non plus beaucoup de patients. C’est la conséquence du mouvement de désertification que connaissent les zones rurales. Mais il y a aussi un déséquilibre structurel lié à l’organisation des facultés de médecine qui remonte à des temps très anciens, et qui fait qu’il y a plus de facultés dans le sud que dans le nord de la France. Au fond, la carte d’implantation des médecins, en pourcentage relatif, n’est pas très éloignée aujourd’hui de celle de 1900. Doit-on néanmoins, comme le suggère le chef de l’État, empêcher les médecins de s’installer dans les zones où ils sont déjà trop nombreux ? Je ne crois pas à ce type de mesures. Non pas parce qu’il s’agirait de défendre le sacro-saint principe de la liberté d’installation comme le font les syndicats de médecins, empruntant un discours de combat totalement dépassé qui remonte aux années 1930, mais par pragmatisme. C’est une mesure qui ne marche pas. Il existe déjà un numerus clausus à l’installation pour les pharmacies depuis 1941 et je ne sache pas que cela ait abouti à un quelconque rééquilibrage territorial dans leur implantation. Par ailleurs, cette mesure existe en Allemagne et l’expérience a montré qu’elle ne permettait pas de réduire les inégalités. Quand un médecin ne peut pas s’installer dans la région où il le désire, il travaille quelques années à l’hôpital en attendant de pouvoir le faire. À moins d’être dans un système de planification totalitaire, on ne pourra jamais forcer quelqu’un à s’installer là où il ne veut pas aller. C’est une mesure qui, à mon sens, comporte plus d’inconvénients que d’avantages. Lesquels ? Cela risque de détourner encore plus les étudiants de la médecine générale. Or la question cruciale aujourd’hui, c’est celle-là. Actuellement, les étudiants préfèrent redoubler pour pouvoir faire une spécialité plutôt que devenir généralistes. On ne pourra régler le problème du nombre global de médecins généralistes que si on leur accorde la même rémunération que les spécialistes. Un mouvement de convergence avait été amorcé, qui a été interrompu. La différence est aujourd’hui d’autant moins justifiée que le nombre d’années d’études est le même. Comment expliquer que les primes à l’installation pour attirer les médecins dans les régions désertées n’aient pas fonctionné ? Parce que ce n’est pas une question de rémunération. Les médecins qui exercent dans ces zones gagnent plutôt mieux leur vie qu’ailleurs. C’est moins une question de revenus que de conditions de travail. Pourquoi ne pas imaginer, comme en Angleterre ou en Irlande, des cabinets groupés avec un dentiste, une infirmière, un kiné… Il faut avoir de l’imagination, être positif, plutôt que d’imaginer des mesures contraignantes. D’autant que dans la hiérarchie des problèmes de notre système de santé, il y a des questions à mon sens plus importantes à régler que celles-là. À quoi pensez-vous ? À la place du généraliste dans le système de soins, à sa rémunération, qui ne doit pas être forcément et entièrement liée à l’acte, à l’exercice de groupe. La profession de généraliste est dévalorisée en partie parce que la réforme de 2004, malgré l’instauration du médecin traitant, a été incapable d’aller jusqu’au bout dans la définition du rôle du médecin généraliste. Et que l’ensemble des cliniciens (généralistes pédiatres, psychiatres…) continuent à être moins bien rémunérés que les spécialités techniques. Je regrette la myopie budgétaire des gouvernements successifs. Il y a depuis toujours sur ces sujets une très mauvaise compréhension de la classe politique, soit parce qu’elle est sensible au discours corporatiste de la profession, soit par méconnaissance de ce secteur. RECUEILLI PAR CÉLINE ROUDEN |
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Le malaise s’étend chez les professionnels de la santé Franchises, tarification à l’acte et installation en ville : l’inquiétude monte. Par Eric Favereau QUOTIDIEN : mardi 2 octobre 2007 Sur le front de la santé, une drôle de rentrée se dessine. Des conflits apparaissent, en ville comme à l’hôpital. Des mobilisations voient le jour et des pétitions circulent, mais nul ne peut prévoir si la mayonnaise va prendre. D’autant que les acteurs restent assommés par les chiffres récents et un trou récurrent de la Sécurité sociale. Revue des grognes. La guerre des franchises Samedi, au gymnase Japy, à Paris, il y a eu du monde pour dire le plus grand mal de ces franchises médicales que vient d’instaurer le gouvernement «pour financer le plan Alzheimer». Les Verts, les socialistes, les communistes sont venus en nombre, mais aussi le milieu mutualiste et associatif. Une longue après-midi durant, ils ont débattu, mis au point la prochaine riposte, la journée nationale du 13 octobre. «Cette première étape est plutôt réussie», a reconnu Christian Lehman, médecin généraliste et initiateur d’une pétition, lancée cet été, contre les franchises, qui a déjà recueilli plus de 70 000 signataires. «Un ou deux euros de franchise, on pourrait croire que ce n’est pas grand-chose, mais c’est le principe qui est dramatique, a expliqué Annick Coupet, secrétaire générale de Solidaires. On casse la solidarité. On fait payer les malades pour les malades, alors que la force de l’assurance maladie est de faire cotiser les bien portants pour les malades.» En tout cas, les sondages sont nets : 70 % des Français s’y déclarent opposés. «Les franchises constituent un réel obstacle à l’accès aux soins des plus démunis, insiste le Collectif des usagers de la santé. On dit qu’elles ne sont pas élevées, mais le montant s’ajoute à la participation de 1 euro pour chaque consultation, et à la contribution de 18 euros, et au ticket modérateur. Se souvient-on que le forfait journalier hospitalier de 16 euros ne coûtait que de 3 euros à sa création en 1995 ?» T2A, l’incompréhension à l’hôpital Depuis quelques jours circule une pétition contre la T2A - la tarification en fonction du volume d’activité qui servira, à partir du 1er janvier 2008, de base de calcul pour les subventions accordées à un hôpital -, que Nicolas Sarkozy a décidé de généraliser. André Grimaldi, diabétologue à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, est à l’origine de la fronde. L’homme est chaleureux. Militant, hier trotskiste, il est un des farouches adversaires de l’hôpital-entreprise. Il a rédigé une lettre à Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, pour lui faire part de ses inquiétudes. Un texte cosigné par près d’un millier de médecins hospitaliers, dont une foule de grand nom, comme Didier Sicard, président du Comité national d’éthique, mais aussi par près de 300 professeurs de médecine : «Madame la ministre, les médecins et cadres hospitaliers tiennent à vous alerter sur les défauts révélés par la mise en place de la réforme hôpital 2007… Le financement par la T2A conduit à privilégier les malades et les activités rentables financièrement, c’est-à-dire essentiellement les patients ayant des pathologies aiguës relevant de gestes techniques et n’ayant pas de polypathologies ni de maladie chronique ou de problèmes sociaux ou psychiatriques», écrivent les signataires, qui soulignent aussi que «la T2A pousse à une augmentation aberrante d’activités jugées rentables comme les hospitalisations de jour, quitte à accroître abusivement la prescription d’examens complémentaires pour les justifier [lire ci-dessous].» Depuis sa lettre, André Grimaldi a reçu un coup de téléphone de l’Elysée : il sera reçu par un conseiller. La liberté d’installation des médecins Coup de sang, encore à l’hôpital. Depuis vendredi, une grève des gardes et des astreintes a été déclenchée par les syndicats des internes et des chefs de clinique. La raison ? L’éventuelle remise en cause de la liberté d’installation des futurs médecins. Une revendication un rien corporatiste qui fait fi du déséquilibre actuel entre certaines régions. Pour tenter d’y remédier, le gouvernement a juste lancé l’idée de mesures, dites de dé-incitations pour empêcher des médecins de mettre leur plaque dans des endroits où il y en a déjà bien assez. «On veut nous imposer des règles autoritaires, alors que l’on n’a même pas analysé si les mesures d’incitation étaient suffisantes et cohérentes», s’énerve Olivier Mir, président du syndicat des internes. «De plus, ajoute Pierre Lebourghe, chef de clinique, les mesures autoritaires ne marchent pas. Les pays qui ont essayé s’en mordent les doigts. Ils n’ont… plus de médecins.» A présent, la grève des futurs médecins ne gêne pas franchement la vie quotidienne des hôpitaux. Mais chacun sait que les grands mouvements de contestation à l’hôpital viennent des internes ou des chefs de clinique. «Il faut être prudent, cela peut prendre de l’importance», note André Grimaldi, pourtant critique sur le mot d’ordre de ces futurs médecins. |
| Jârvis a écrit: |
| Qu'est-ce que préconisent les médecins pour lutter contre l'inégale densité de mèdecins pâr rapport à la population ? |
| alafoly!!! a écrit: |
| c'est qui qui n'a pas lu les articles??? |
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| alors pour commencer: le trou de la sécu la faute exclusive aux médecins...., par pitié!!!! |
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| veulent faire croire à la population que les médecins sont responsables de la désertification des zones rurales!! |
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| et puis parlons aussi de ce fameau service public que doivent assurer les médecins...
je suppose que vous avez tous une petite idée de comment se passent les études médicales... je vous fais quand même un pti rappel: |
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| bref, tout ça pour dire que pour ce qui est du service public dont devraient se soucier les médecins, je pense qu'il;s ont tous largement donné pendant les études...
si en plus, il faut rajouter à tout ça de devoir un "autre" service public pendant je ne sais combien d'années, faudra pas s'étonner après d'être mal soignés ou pire que tous les médecins finissent par tous fuir à l'étranger où ils sont mieux accueillis.... comme ça va a déjà été le cas en Angleterre ou en Allemagne qui avaient essayé également ce type de mesures... |
(c'est une boutade
).
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| sinon, Colibri, je pense que tu dois etre de droite parce que le non conventionnement (ne pas rembourser les consultations ) c' est exactement, ce que proposait le gouvernement initialement... c'est encore créer une médecins à 2 vitessses: ceux qui pourront se payer leurs consultations vont tout de même y aller, et les autres vont continuer à aller attendre des heures chez les anciens médecins installés depuis des lustres qui auront gardé leur conventionnement.... |
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empêcher le conventionnement dans ces zones pompeusement appelées "surdotées" ne va pas faire les médecins s'installer pour autant dans les autres zones... au mieux, ils resteront sur le territoire, mais ne s'installeront jamais en faisant des remplacements itératifs... au pire, ils quitteront la France après leur "service public obligatoire" que constitue déjà l'internat.. |
| colibri33000 a écrit: |
| Outre mes observations développées plus haut, j'ai du mal à croire que l'ensemble des médecins se cantonnera à faire des remplacements. L'exercice libéral attirera toujours une forte proportion de médecin, la psychologie du médecin et l'appât du gain l'emporteront...
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| Breizh972 a écrit: | ||
De quelle psychologie parles-tu ? |
| Breizh972 a écrit: |
Et le Dr Sylvestre alors ?
Allez je sors… |
| Breizh972 a écrit: | ||
Bonne question Jârvis. Je sais qu'ils ont des propositions à faire, ou bien qu'ils les ont déjà faites, des mesures ont déjà été prises également mais on manque de recul pour pouvoir en évaluer l'efficacité. Je ne suis pas en mesure de donner plus de précisions à ce sujet. Quelqu'un a-t-il des infos là-dessus ? |
| colibri33000 a écrit: | ||
Je ne suis pas obligé d'adopter le point de vue catégorielle des médecins développé par ces articles |
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Où ai-je jamais dit que les médecins étaient les responsables exclusifs du trou de la sécu? Toutefois, ils devraient prendre une part active dans la réduction du déficit. - récemment une étude a démontré que les médecins prescrivaient les médicaments les plus chers alors que des médicaments aussi efficaces et beaucoup moins chers existent: ils cèdent aux pression des labo et de leurs visiteurs |
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Je ne doute pas des difficultés des études de médecine mais j'ai dû mal à adhérer à la complainte du médecin. Les médecins ont choisi en toute conscience de s'engager dans cette voie. Les médecins sont très bien rémunérés -certes les internes ne sont pas des nantis_ mais ils auront très largement le temps de se rattraper, on ne reste pas étudiant ou interne toute sa vie Attention, je ne dis pas que les médecins sont trop payés: le niveau de responsabilité, la sélectivité des études justifient un bon salaire. |
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"faudra pas s'étonner après d'être mal soignés": alors pour se venger; le médecin soignera mal ses patients de la zone où il ne voudra pas s'installer ? je ne vois pas le rapport entre la qualité des soins et l'obligation de s'installer dans une zone. Si certains médecins veulent s'installer à l'étranger tanpis, cela ne concernera qu'une part mineure des médecins. Etant donné la faible mobilité des médecins qui refusent de s'installer à quelques kilomètres hors d'une grande agglomération, j'ai dû mal à les imaginer immigrer en masse à des milliers de kilomètres (c'est une boutade ). |
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| Hors de l'Union Européenne, la non-reconnaissance des diplômes est un frein majeur à l'établissement des médecins français hors de nos frontières. Au sein de l'Union Européenne, la barrière de la langue est un frein? Ensuite, bien que décrié le système français offre un confort aux médecins, combien seront prêts à y renoncer?
Alors je pense qu'on peut objectivement prendre le risque de voir une poignée de médecins quitter la France, de toute façon on pourra en accueillir de l'étranger, ça compensera largement. |
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Il n'y a pas de raison que la la solidarité nationale profitent à des médecins qui refuse leur mission de service public. Le non-conventionnement de ces médecins sera une sanction et non un moyen de créer une médecine à deux vitesses: qui ira voir un jeune médecin non-conventionné qui s'installe? personne. les personnes modestes et les classes moyennes iront voir les médecins conventionnés. Les personnes aisés pourront certainement payer un médecin non conventionné mais préféreront voir un médecin réputé plutôt qu'un bleu qui débarque. Je n'y vois pas de médecine à deux vitesses (qui existe déjà d'ailleurs). |
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| Outre mes observations développées plus haut, j'ai du mal à croire que l'ensemble des médecins se cantonnera à faire des remplacements. L'exercice libéral attirera toujours une forte proportion de médecin, la psychologie du médecin et l'appât du gain l'emporteront...
Dans le cas contraire -improbable- on pourra faire venir des médecins de l'étrangers qui seront ravis de s'installer. On peut également élargir le numerus clausus en ouvrant un certain nombre de places avec installation obligatoire dans des zones sous-dotées: en gros tu acceptes de t'installer dans une zone sous-dotées à la fin de ta formation ou tu ne deviens pas médecin du tout. |
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| Les salariés ont dû travailler quelques années de plus pour sauver le système de retraite, pourquoi les médecins se seraient pas mis à contribution en s'installant quelques années dans un territoire sous-doté afin de garantir l'égalité d'accès aux soins?
La médecine libérale française vit grâce à la solidarité nationale elle devrait s'en souvenir de temps en temps... |
| alafoly!!! a écrit: | ||||||||||||||||||||
et en fait, je disais mêem pas ça pour le fait de se ranger pour ou contre cette grève, je disais ça parce que ta proposition (de non conventionnement ) est citée dans un des articles, comme étant une des mesures proposés par le gouvernement, Si ça te fait plaisir de croire que je n'ai pas lu tes articles: je n'y peux rien. C'est peut être ton angle d'attaque pour discréditer mes propos mais je ne vois pas ce que ça apporte. Quoique tu en penses, je trouve que tes articles défendent de façon flagrante, les intérêts catégoriels des médecins, je les trouve orienté. Ce n'est pas parce qu'ils défendent le point de vue des médecins qui pensent que la mesure gouvernementale ne réglera pas le problème que je suis obligé de boire cette version comme une parole d'évangile. J'espère avoir encore le droit d'exercer mon esprit critique Je ne vois vraiment pas non plus sur quel fondement la cour européenne pourrait dénoncer cette mesure; en Angleterre les conditions d'exercice des médecins sont encore plus encadrés, les médecins sont majoritairement salariés de l'Etat... souvent ce ne sont pas même pas les labos et leurs visiteurs médicaux qui font pression: ce sont les patients... l'effet placebo, tu connais! ben sache que pour un patient, t'auras beau lui expliquer que c'est la même molécule (surtout les vieux en fait), si ça fait 25 ans qu'il prend le même truc, si tu lui annonces que là c'est la même chose, mais c'est juste un nom un peu compliqué avec une boite pas de la même couleur, c'est le drame!! J'imagine que les personnes âgés sont attachés à leurs habitudes mais c'est quand même le médecin seul qui établit la prescription, c'est donc le seul à porter la responsabilité de sa prescription.
la conscience complète de ce dans quoi ils ont mis les pieds??? mais comment le pourraient ils?? puisqu'entre le moment où ils commencent ( et sont souvent pas très bien renseignés) et le moment où il terminent, ya déjà eu tellement de changement au programme annoncé, qu'il y a de quoi ne plus trop savoir où on va et surtout de ne plus trop être surs d'avoir signé pour ce qui est proposé au final!!! et après tu parles de rémunération, quand on te parle de qualité de vie, d'exercice "rêvé", etc... il me semble (et là aussi c'est dit dans les articles TU t'emballes là. J'ai parlé de rémunération car tu t'es lancé dans une complainte sur le triste sort des médecins: il est largement compensé par une rémunération plus que correcte et les conditions d'exercice ne sont un secret pour personne. où est le rapport avec l'absence de considération financière dans l'article? En outre il faut savoir décrypter les revendications officielles, on s'abrite toujours derrière des revendications nobles pour défendre ses intérêts catégoriels. Ce n'est pas parceque ce n'est pas évoqué que ce n'est pas présent mais en l'occurence ce n'est pas ce point que j'évoquais me je répondais à tes remarques sur les difficultés du cursus. J'ai du mal à m'apitoyer sur le sort de personnes qui ont choisit en toute connaissance de cause une voie où qui auraient dû se renseigner... C'est comme s'engager dans l'armée et se plaindre de la discipline
les mots clés étaient : qualité de vie, qualité des soins, .... alors oui entre une qualité de vie meilleure à l'étranger et être seul paumé dans une campagne, à être de garde 24h/24, 7jours/7, à devoir être le chir de service pour les petits traumas, l'accoucheur, le pédiatre, le cardiologue, le réanimateur, etc.... yen a à qui ça peut plaire, mais là encore, tout est question de vocation, d'exercice "rêvé"... certains, c'est leur rêve, la médecine de brousse, seuls, sans moyen!! heureusement que yen a... mais quand c'est pas sa vocation, et surtout qu'on se retrouve dans un rôle pareil sans le vouloir, je crois que c'est le meilleur prémisse à bien des catastrophes.... parce que dangereux!!!
ah la non reconaissance des diplomes à l'étranger??? Je demande à voir... Quels seraient ces pays où l'exercice de la médecine est idyllique, où les médecins souhaitent s'installer en masse? Combien sont prêts à surmonter la barrière de la langue pour s'installer dans un pays non-francophone? Combien sont prêts à financer au moins une année d'expatriation sans aucun revenu pour repasser des examens ?
"réputé" ne signifie pas ""vieux.... et "jeune" ne signifie pas "incompétent"... il est bien dommage que tu penses de la sorte.... sinon, ce que tu dis est faux, sinon, aucun jeune médecin qui s'installe n'aurait de patientèle...
Où ai-je dit que réputé = vieux et que jeune = incompétent ? Ne m'invente pas de propos. Par définition pour être réputé, il faut avoir fait la preuve de sa compétence, cela ne signifie pas être vieux mais inclus d'avoir une certaine expérience. La réputation et la compétence sont deux notions disctinctes. Mais les patients n'ayant pas de réel moyen de juger de la compétence d'un médecin se fondent généralement sur leur réputation. etre jeune ne signifie pas être incompétent je n'ai jamais écrit ça nulle part mais généralement un jeune à une réputation moins établie qu'un praticien avec plus d'expérience. J'ai écrit qu'un jeune médecin qui s'installe s'il n'est pas conventionné n'aura pas de clientèle: tu affirmes que c'est faux, démontre moi le contraire. Qui ira payer une consultation non-remboursée à un jeune médecin qui n'a pas de réputation et vient de s'installer alors qu'il peut avoir une consultation remboursée chez un médecin réputé? Si tu connais ces aventuriers fortunés qui ne se préoccupent pas de leur budget, je serais content de discuter avec eux. Sinon ton parallèle avec les jeunes médecins qui s'installe actuellement et ont une clientèle n'est pas valable car ils sont conventionnés
pas l'ensemble c'est sur, mais de toutes les façons, avec le renouvellement, les "vieux" des grosses agglomérations s'en iront aussi un jour.... et ils seront remplacés.... mais les "campagnes" resteront toujours aussi vides tant que la politique "globale" restera la même.... à savoir tout centraliser: écoles, centres de soins, etc.... si la "vie" disparait des "campagnes", le médecin aura beau être forccé à rester là bas, ça ne changera rien à la crise actuelle!! sans parler du totalitarisme d'une telle mesure! je suis heureuse que tu ne sois pas en politique, tes programmes me feraient peur! et puis pour ce qui est de la psychologie des médecins, je suis également intéressée de ta réponse quant à l'appat du gain, je le dis à tous les jeunes: si vous voulez vous faire vraiment de la tune: bossez dans la finance: moins longues études, beacoup plus de gain!
d'ailleurs, en parlant du système de retraite, savez vous qu'un médecin qui part dans le privé après son internat perd tous les points gagnés en ayant travaillé des années durant à 70h/ semaine en tant qu'interne!! et oui!! cotiser pour... rien!!! alors si ça c'est pas aussi faire du service public!!!! et puis Colibri, qui parle de moi?.... ![]() |
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| L’accord avec les infirmières : cité par Nicolas Sarkozy comme l’exemple à suivre pour les médecins, ce protocole d’accord a été signé en juin par l’assurance-maladie et quatre syndicats d’infirmiers. Il prévoit que, dans les bassins de vie où la densité d’infirmières est forte, seuls les départs ouvriront l’accès à de nouveaux conventionnements, c’est-à-dire la possibilité pour une infirmière de délivrer des soins remboursés par l’assurance-maladie. Dans les zones où les infirmières ne sont pas assez nombreuses, l’assurance-maladie accompagnera l’installation et l’exercice des infirmières par des mesures d’incitation. Le texte signé n’est toutefois qu’un protocole qui doit être confirmé par de nouvelles discussions entre l’assurance-maladie et les syndicats. |
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La répartition des médecins : aujourd’hui, les médecins sont répartis de manière très inégale sur le territoire. L’Île-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur comptent par exemple 416 médecins pour 100.000 habitants, contre 274 en Haute-Normandie, 270 dans la région Centre et 260 en Picardie. Selon le ministère de la santé, il y a aujourd’hui 10 fois plus de cardiologues en Loire-Atlantique qu’en Mayenne et il n’y a plus de pédopsychiatres en Lozère depuis 2004, alors qu’on en trouve 31 dans le département de l’Hérault Le numerus clausus : il s’agit d’un dispositif permettant aux pouvoirs publics de fixer le nombre d’étudiants autorisés à passer en deuxième année de médecine . Fixé à 6.300 en 2005, il a été porté à 7.000 en 2006. |
c'est vrai, j'ai l'impression que ce mouvement passe totalement inaperçu et c'est bien dommage... ça touche pourtant la santé donc, tout le monde...
| colibri33000 a écrit: |
| Petit rappel: les infirmières ont signé un protocole accord avec les pouvoirs publics qui prévoit que seules les nouvelles installations d'infirmières libérales qui se feront dans des zones sous-dotées seront conventionnés: pourquoi ce qui est possible avec les infirmières devient subitement impossible avec les médecins?
La solidarité nationale semble être un concept compris par les infirmières pourquoi pas par les médecins? |
| Tishka a écrit: | ||
La signature d'un accord avec des syndicats ne signifie pas que cette accord a été accepté par la majorité des personnes qu'il prétend représenter . |
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Et même s'il l'avait été par la majorité de infirmières ,rien ne dit qu'il l'aurait été par la majorité des infirmière qui s'apprêtent à s'intaller en libéral,c'est-à-dire celles qui sont réellement concernées par cet accord (comme le internes sont probablement plus mobilisés par les mesures annoncées par le gouvernement que le reste du personnel médical). |
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Ta question rhétorique sous-entend que la facilité/difficulté à passer un accord dépend uniquement de l'approbation de la mesure ,alors qu'elle traduit aussi un rapport de forces. Tu as toi-même souligné la capacité de lobbying des médecins dans un de tes posts comme une des raisons qui feraient reculer le gouvernement . Les syndicats infirmiers ont signé cet accord les premiers parce qu'ils ont moins de désaccords ou parce qu'ils ont moins de pouvoir? |
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| Je suis loooin d'être spécialiste du sujet mais il y a des raisons de douter du fait que ce projet permette une vraie solidarité nationale.Pour qu'il le permette ,il faudrait déjà qu'il incite réellement les personnels médicaux à s'installer dans une zone sous-médicalisée. |
| colibri33000 a écrit: | ||
Et alors? Un syndicat a vocation à représenter ses membres. C'est le principe de la représentation. Si tu refuses ce principe, il ne reste plus qu'à mettre le parlement aux oubliettes:a-t-on demandé l'avis de tous les Français sur chacun des textes de loi votés ? |
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Les infirmières se sont-elles mises en grève comme les internes? Tu pars dans des conjectures, des hypothèses, moi je me cantonne aux faits |
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| Je sens poindre l'image de l'infirmière qui dit amen à tout contrairement au médecin plus réfléchi. Je m'insurge contre cette vision: les infirmières et étudiant infirmiers se sont opposés à de nombreuses reprises au pouvoir afin de défendre leurs intérêts. Leurs nombreuses grèves ont d'ailleurs contribué à faire avancer leur statut (si je retrouve l'historique des grèves infirmières publié dans un numéro spécial "hôpital" du canard enchaîné je le mettrais en ligne).
Si les infirmières étaient opposées à cet accord elles sauraient exprimer leur mécontentement comme elles l'ont déjà fait par le passé. Donc non, ce ne sont pas de faibles femmes en manque de pouvoir ou d'influence prêtes à tout accepter du gouvernement. De plus, elles bénéficient de la sympathie de la population qui les soutient généralement en cas de grève. |
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| Les départs de médecins conventionnés à la retraite seront compensés par l'installation de médecins conventionnés (c'est ce qui est prévu par exemple dans l'accord avec les infirmières): pourquoi diable les patients modestes iraient s'embêter à payer plus cher un médecin n'ayant pas de réputation particulière alors qu'ils peuvent aller voir un médecin conventionné ? J'aimerais bien qu'on m'explique quelle loi économique pourrait pousser une personne modeste à se ruiner en soin quand il peut être bien traité en étant remboursé en allant chez son médecin habituel, son remplaçant ou un confrère? |
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| Je doute que tu connaisses beaucoup de médecin de secteur III, je pense que tu confonds avec les médecins du secteur II. [...]
Si un tel comportement existe, j'avoue que cela reste un mystère économique pour moi. Même si un riche voulait payer plus cher sa consultation par pur snobisme, il lui suffirait d'aller voir un médecin réputé de secteur II, un ancien chef de clinique. |
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| Enfin, quand tu parles de l'effet dissuasif de l'exercice en zone sous-dotée qui amenerait les médecins à accepter de ruiner leur carrière plutôt que d'y aller. J'ai déjà expliqué pourquoi je n'y croyais absolument pas. Les fonctionnaires ont des conditions d'installation encore plus exigeantes et pourtant il ne manque pas de vocation. Les profs, métier ô combien féminin, sont mutés dans des villes difficiles ou à la campagne hors de leur région d'origine et attendent des années de pouvoir retourner chez eux mais cela ne semble pas tarir les vocations... |
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| On ne fait pas autant d'années d'études pour saboter sa carrière même si on est une femme ça ne m'apparaît pas du tout crédible sauf à prendre les femmes pour des être irrationnels qui sont capables de perdre une décennie à faire des études pour rien et à ne pas en récolter les fruits . Et de toute façon, il y a également des hommes, qui si les femmes ne souhaitent pas agir en fonction de leur intérêt sauront eux, le faire... Au pire, on assistera à une désaffection des femmes pour les études de médecine qui sera compensée par une arrivée d'hommes. Mais je ne pense pas que les femmes se détourneront de leur vocation pour autant. |