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GREVE NATIONALE des internes des hopitaux




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Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux

Auteur: alafoly!!!
Date: 04 Oct 2007 03:02
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Je ne sais pas si certains s'en sont rendus compte, ... voire s'en soucient,.... mais les internes des hopitaux font grève en France (mais aussi aux Antilles, et en Guyane), depuis quelques jours déjà: initialement grève des gardes et des astreintes, cette grève tend à prendre de l'ampleur pour se transformer petit à petit en grève totale... le motif: une nouvelle mesure du gouvernement Sarkozy qui aurait laché le facheux mot "mesures coercitives" en matière de liberté d'installation des médecins....
voici quelques articles choisis pour leurs angles d'approche différent de la chose, selon moi ....


Citation:

Depuis hier soir les internes spécialistes cessent les gardes, les astreintes et la permanence des soins.
Santé. Hôpital : les carabins se mettent en grève


À Toulouse comme dans les vingt-cinq autres CHU de France, l'évocation, le 18 septembre par le Président de la République, du déconventionnement des médecins qui choisiraient de s'installer dans les secteurs à forte densité médicale a fait l'effet d'une bombe. Mercredi soir, une assemblée générale réunie en urgence a voté la grève illimitée des gardes, des astreintes et des permanences de soins. Et les internes généralistes réunis hier soir, devraient embrayer le mouvement à partir de lundi. Les soins de jour sont en revanche assurés. Cette réaction immédiate des jeunes médecins relayée par quatre syndicats d'internes et de chefs de clinique illustre le malaise d'une profession qui refuse de faire les frais d'un projet de loi de financement de la Sécu qu'ils jugent déconnecté des réels besoins de santé publique. « L'argumentaire développé par Sarkozy pour instaurer des mesures négatives à l'installation des médecins libéraux ne repose que sur une volonté économique sans réelle base solide. Car selon les organismes chargés de les évaluer, la densité d'offre médicale des bassins « sur » ou « sous-médicalisés » oscille de 12 % en plus ou en moins, d'ailleurs le gouvernement se garde bien de définir un périmètre précis de ces bassins », dénonce Nicolas Bruno, porte-parole du mouvement.

Pour les internes grévistes la définition même de « bassins surmédicalisés » repose sur un abus de langage qui travestit la réalité « car il n'existe pas de bassins surmédicalisés. Il existe simplement des zones mieux dotées en médecins que d'autres, mais dans lesquelles ils sont loin d'être en surnombre. » Bref, vouloir intervenir de manière autoritaire sur le lieu d'installation des médecins revient à gérer la pénurie, mais ne règle pas le problème sur le fond.

Opposés à toute mesure coercitive visant à réduire leur liberté d'installation, les internes accepteraient toutefois de discuter avec l'État à condition d'être réellement intégrés à la négociation et appelés à donner leur point de vue par un vote. Les grévistes toulousains décideront lors de l'assemblée générale de lundi quelles suites ils donnent à un mouvement pour l'instant massivement suivi.


Publié le 2007-09-28 à 09h32 | Auteur : Bernard Davodeau

http://www.ladepeche.fr/article/2007/09/28/24119-Sante-Hopital-les-carabins-se-mettent-en-greve.html


Citation:


02/10/2007 17:30
«On ne forcera jamais un médecin à s’installer là où il ne veut pas aller»

Pour l’ancien directeur des hôpitaux, limiter la liberté d’installation ne permettra pas de réduire les disparités géographiques


La Croix : Face à la pénurie, est-il devenu aujourd’hui indispensable de limiter la liberté d’installation des médecins généralistes ?

Jean De Kervasdoué : C’est typiquement une fausse bonne idée. D’abord parce qu’il n’y a pas vraiment de pénurie. La France a la plus forte densité de médecins de son histoire et du monde. C’est vrai qu’ils sont plus nombreux dans les villes de faculté de médecine et aux alentours.

Ailleurs, il n’y a pas beaucoup de médecins mais il n’y a pas non plus beaucoup de patients. C’est la conséquence du mouvement de désertification que connaissent les zones rurales. Mais il y a aussi un déséquilibre structurel lié à l’organisation des facultés de médecine qui remonte à des temps très anciens, et qui fait qu’il y a plus de facultés dans le sud que dans le nord de la France. Au fond, la carte d’implantation des médecins, en pourcentage relatif, n’est pas très éloignée aujourd’hui de celle de 1900.
Doit-on néanmoins, comme le suggère le chef de l’État, empêcher les médecins de s’installer dans les zones où ils sont déjà trop nombreux ?

Je ne crois pas à ce type de mesures. Non pas parce qu’il s’agirait de défendre le sacro-saint principe de la liberté d’installation comme le font les syndicats de médecins, empruntant un discours de combat totalement dépassé qui remonte aux années 1930, mais par pragmatisme. C’est une mesure qui ne marche pas. Il existe déjà un numerus clausus à l’installation pour les pharmacies depuis 1941 et je ne sache pas que cela ait abouti à un quelconque rééquilibrage territorial dans leur implantation.

Par ailleurs, cette mesure existe en Allemagne et l’expérience a montré qu’elle ne permettait pas de réduire les inégalités. Quand un médecin ne peut pas s’installer dans la région où il le désire, il travaille quelques années à l’hôpital en attendant de pouvoir le faire. À moins d’être dans un système de planification totalitaire, on ne pourra jamais forcer quelqu’un à s’installer là où il ne veut pas aller. C’est une mesure qui, à mon sens, comporte plus d’inconvénients que d’avantages.
Lesquels ?

Cela risque de détourner encore plus les étudiants de la médecine générale. Or la question cruciale aujourd’hui, c’est celle-là. Actuellement, les étudiants préfèrent redoubler pour pouvoir faire une spécialité plutôt que devenir généralistes. On ne pourra régler le problème du nombre global de médecins généralistes que si on leur accorde la même rémunération que les spécialistes. Un mouvement de convergence avait été amorcé, qui a été interrompu. La différence est aujourd’hui d’autant moins justifiée que le nombre d’années d’études est le même.
Comment expliquer que les primes à l’installation pour attirer les médecins dans les régions désertées n’aient pas fonctionné ?

Parce que ce n’est pas une question de rémunération. Les médecins qui exercent dans ces zones gagnent plutôt mieux leur vie qu’ailleurs. C’est moins une question de revenus que de conditions de travail. Pourquoi ne pas imaginer, comme en Angleterre ou en Irlande, des cabinets groupés avec un dentiste, une infirmière, un kiné…

Il faut avoir de l’imagination, être positif, plutôt que d’imaginer des mesures contraignantes. D’autant que dans la hiérarchie des problèmes de notre système de santé, il y a des questions à mon sens plus importantes à régler que celles-là.
À quoi pensez-vous ?

À la place du généraliste dans le système de soins, à sa rémunération, qui ne doit pas être forcément et entièrement liée à l’acte, à l’exercice de groupe. La profession de généraliste est dévalorisée en partie parce que la réforme de 2004, malgré l’instauration du médecin traitant, a été incapable d’aller jusqu’au bout dans la définition du rôle du médecin généraliste. Et que l’ensemble des cliniciens (généralistes pédiatres, psychiatres…) continuent à être moins bien rémunérés que les spécialités techniques.

Je regrette la myopie budgétaire des gouvernements successifs. Il y a depuis toujours sur ces sujets une très mauvaise compréhension de la classe politique, soit parce qu’elle est sensible au discours corporatiste de la profession, soit par méconnaissance de ce secteur.


RECUEILLI PAR CÉLINE ROUDEN

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2316316&rubId=786


Citation:

Le malaise s’étend chez les professionnels de la santé
Franchises, tarification à l’acte et installation en ville : l’inquiétude monte.
Par Eric Favereau
QUOTIDIEN : mardi 2 octobre 2007


Sur le front de la santé, une drôle de rentrée se dessine. Des conflits apparaissent, en ville comme à l’hôpital. Des mobilisations voient le jour et des pétitions circulent, mais nul ne peut prévoir si la mayonnaise va prendre. D’autant que les acteurs restent assommés par les chiffres récents et un trou récurrent de la Sécurité so­ciale. Revue des grognes.
La guerre des franchises
Samedi, au gymnase Japy, à Paris, il y a eu du monde pour dire le plus grand mal de ces franchises médicales que vient d’instaurer le gouvernement «pour financer le plan Alzheimer». Les Verts, les socialistes, les communistes sont venus en nombre, mais aussi le milieu mutualiste et associatif. Une longue après-midi durant, ils ont débattu, mis au point la prochaine riposte, la journée nationale du 13 octobre. «Cette première étape est plutôt réussie», a reconnu Christian Lehman, médecin généraliste et initiateur d’une pétition, lancée cet été, contre les franchises, qui a ­déjà recueilli plus de 70 000 signataires. «Un ou deux euros de franchise, on pourrait croire que ce n’est pas grand-chose, mais c’est le principe qui est dramatique, a expliqué Annick Coupet, secrétaire générale de Solidaires. On ­casse la solidarité. On fait payer les ma­lades pour les malades, alors que la force de l’assurance maladie est de faire cotiser les bien portants pour les malades.»
En tout cas, les sondages sont nets : 70 % des Français s’y déclarent opposés. «Les franchises constituent un réel obstacle à l’accès aux soins des plus démunis, in­siste le Collectif des usagers de la santé. On dit qu’elles ne sont pas élevées, mais le montant s’ajoute à la participation de 1 euro pour chaque consultation, et à la contribution de 18 euros, et au ticket mo­dérateur. Se souvient-on que le forfait journalier hospitalier de 16 euros ne coûtait que de 3 euros à sa création en 1995 ?»
T2A, l’incompréhension à l’hôpital
Depuis quelques jours circule une pétition contre la T2A - la tari­fication en fonction du volume d’activité qui servira, à partir du 1er janvier 2008, de base de ­calcul pour les subventions accordées à un hôpital -, que Nicolas Sarkozy a décidé de généraliser.
André Grimaldi, diabétologue à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, est à l’origine de la fronde. L’homme est chaleureux. Militant, hier trotskiste, il est un des farouches adversaires de l’hôpital-entreprise. Il a rédigé une lettre à Roselyne ­Bachelot, la ministre de la Santé, pour lui ­faire part de ses inquiétudes. Un texte ­cosigné par près d’un millier de médecins hospitaliers, dont une foule de grand nom, comme Didier Sicard, président du Comité ­national d’éthique, mais aussi par près de 300 professeurs de médecine : «Madame la ministre, les médecins et cadres hospitaliers tiennent à vous alerter sur les défauts révélés par la mise en place de la réforme hôpital 2007… Le financement par la T2A conduit à pri­vilégier les malades et les activités ­rentables financièrement, c’est-à-dire essentiellement les patients ayant des pathologies aiguës relevant de gestes techniques et n’ayant pas de polypathologies ni de maladie chronique ou de problèmes sociaux ou psychiatriques», écrivent les signa­taires, qui soulignent aussi que «la T2A pousse à une augmentation aberrante d’activités jugées rentables comme les hospitali­sations de jour, quitte à accroître abusi­vement la prescription d’examens com­plémentaires pour les justifier [lire ci-dessous].» Depuis sa lettre, André Grimaldi a reçu un coup de téléphone de l’Elysée : il sera reçu par un conseiller.
La liberté d’installation des médecins
Coup de sang, encore à l’hôpital. Depuis vendredi, une grève des gardes et des astreintes a été déclenchée par les syndicats des internes et des chefs de clinique. La raison ? L’éventuelle remise en cause de la liberté d’installation des futurs médecins. Une revendication un rien corpo­ratiste qui fait fi du déséquilibre actuel entre certaines régions.
Pour tenter d’y remédier, le gouvernement a juste lancé l’idée de mesures, dites de dé-incitations pour empêcher des médecins de mettre leur plaque dans des endroits où il y en a déjà bien assez. «On veut nous imposer des règles autoritaires, alors que l’on n’a même pas analysé si les me­sures d’incitation étaient suffisantes et cohérentes», s’énerve Olivier Mir, président du syndicat des internes. «De plus, ajoute Pierre Lebourghe, chef de clinique, les mesures autoritaires ne marchent pas. Les pays qui ont essayé s’en mordent les doigts. Ils n’ont… plus de médecins.»
A présent, la grève des futurs médecins ne gêne pas franchement la vie quotidienne des hôpitaux. Mais chacun sait que les grands mouvements de contes­tation à l’hôpital viennent des internes ou des chefs de clinique. «Il faut être prudent, cela peut prendre de l’importance», note André Grimaldi, pourtant critique sur le mot d’ordre de ces futurs médecins.

http://www.liberation.fr/actualite/societe/281971.FR.php


je voulais savoir si vous avez entendu parler dece mouvement.... et si oui, est ce que vous le comprenez, et est ce que vous l'approuvez? pourquoi?
merci de vos réponses....

Auteur: whitey
Date: 04 Oct 2007 03:31
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
non je viens de l apprendre en te lisant

Auteur: Breizh972
Date: 04 Oct 2007 03:36
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Oui, j'en ai un peu entendu parler, il s'agit de mes collègues… et de mon avenir…
Je suis également passée au CHU de FDF (même si je n'y travaille plus actuellement) cette semaine et j'ai vu quelles conséquences peuvent avoir l'absence des internes dans le service que j'y connais.
Mais je les approuve.
Parce que faire des études aussi longues et contraignantes pour au final ne pas avoir le droit de choisir le lieu où on va exercer son métier c'est insensé.
Sachant, en plus, que d'autres pays ont déjà essayé d'appliquer cette mesure et que cela a été un échec.

Maintenant j'ai le souvenir des grèves d'étudiants en médecine auxquelles j'ai pu participer il y a quelques années et je sais que nos manifestations duraient un long moment avant que l'on n'obtienne ne fut-ce qu'une réponse "d'en haut"…
Alors est-ce que ce mouvement va avoir des retombées positives, et au bout de combien de temps : point d'interrogation.

Auteur: alafoly!!!
Date: 04 Oct 2007 03:40
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
comme tu dis... un "long moment" pour la durée habituelle des grèves des internes... mais sachant que là le gouvernement ne risque pas trop gros: dans tous les cas, début novembre au plus tard, ça risque d'être fini, et ce qu'elle que soit l'issue...
j'en connais pas beaucoup qui auraient les "(...)" de poursuivre le mouvement en intégrant leur nouveau service d'affectation début novembre.... à voir.... (c'est pas une critique, je ne me permettrais pas, c'est un constat partagé avec d'autres amis )

et les autres? mouvement passé inaperçu ou pas?

Auteur: Breizh972
Date: 04 Oct 2007 03:44
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
On a le droit de travailler avec un dossard "en grève", même si ça fait moins peur au gouvernement…
Et un mois sans internes c'est un sacré bordel (tiens, ce mot n'est pas censuré) quand même !
Enfin… en effet on verra…

Auteur: Anksu-Amon
Date: 04 Oct 2007 09:52
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Oui j'en ai entendu parler

Je reste pour ma part perplexe ...

D'un coté je partage l'idee selon laquelle apres de longues études (couteuses dans tous les sens du terme) c'est un comble de ne pas pouvoir choisir sa localisation.

D'un autre, je comprends la necessité de répartir convenablement le personnel soignant sur le territoire.

Mais pkoi exigerait on cela alors que certains de ces memes petits villages voient les hopitaux, postes etc etc fermés sous pretexte qu'il n'y a plus assez de monde ? C'est a mon sens très contradictoire ....

Quoiqu'il en soit, il existe a prioris au moins un avantage : on a une clientèle que pour soi ( ) et je crois que le gouvernement propose de surcroit une prime ...

Question : on est obligé d'y faire toute sa carrière ou il est possible d'appliquer les choses comme un bail : exemple 10 ans d'exercice au minimum pour la prime et l'autorisation de se déplacer ? Est ce que comme ca ce serait mieux ?

Plein de questions

Auteur: colibri33000
Date: 04 Oct 2007 10:20
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Je suis contre cette grève.

ET une fois de plus, j'imagine que le gouvernement de droite cédera face à sa clientèle traditionnelle.
La droite et les médecins c'est une longue histoire d'amour

Le gouvernement Raffarin avait précédemment octroyé la plus importe augmentation de revenu accordée à une profession sans aucune contre-partie tangible alors qu'on nous bassine avec le trou de la sécu.

La médecine libérale vit grâce à la solidarité nationale : la sécu rembourse les consultation...

Les médecins doivent participer à cette solidarité nationale et prendre conscience de leur rôle de service public, ce qui comprend un égal accès au soin sur tout le territoire.


Si certains médecins refusent de s'installer dans les zones où il manque des médecins, j'ai une proposition: il suffit de ne plus rembourser leurs consultations.
S'ils refusent de participer à la solidarité nationale et refusent de participer à l'accomplissement du service public qu'ils en tirent les conséquences. Ils garderont leur liberté d'établissement mais ne seront plus remboursés par la solidarité nationale qu'ils refusent.

Auteur: alafoly!!!
Date: 04 Oct 2007 12:51
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
c'est qui qui n'a pas lu les articles???
alors pour commencer: le trou de la sécu la faute exclusive aux médecins...., par pitié!!!!
ce sont les (remplaçants des ) mêmes personnes qui ont décidé de rabaisser le numérus clausus parce que soit disant yavait trop de médecins il fut un temps, et qu'ils prescrivaient trop , et que c'était trop trop leur faute si la sécu était déficitaire , qui maintenant veulent faire croire à la population que les médecins sont responsables de la désertification des zones rurales!!
sommes nous honnêtes en pensant qu'en mettant un pauvre médecin isolé dans une commune dépeuplée d'où on a fermé la dernière structure médicale (cf la T2A qui va finir de fermer les dernières structures qui font de la résistance dans ces zones, parce que pas assez rentables! ah la logique gouvernementale!), dans une zone où ya même plus d'école, ^plus de boulangerie mais une tite voiture à pain, avec une population vieillissante, que ça va tout régler du problème? (qui à mon avis se situe loin de là!!)

De plus, la médecine actuelle est une médecine de réseau... tant pour le travail coordonné interspécialités, que pour l'obtention d'examens complémentaires... comment se faire un réseau dans une zone où il n'y a plus rien....
est ce que celà signifie qu'ils vont arrêter également la T2A, pour permettre à des structures de subsister et ainsi que des réseaux locaux se forment, je ne crois pas.....


et puis parlons aussi de ce fameau service public que doivent assurer les médecins...
je suppose que vous avez tous une petite idée de comment se passent les études médicales... je vous fais quand même un pti rappel:
après avoir passé la 1ere année de médecine (la fameuse année soit disant trop trop dure ), les étudiants en médecine s'engagent dans des études longues et bien plus compliquées qu'il n'y parait de l'extérieur...
les 2e et 3e années sont réservées exclusivement aux cours et non rémunérées...
les 4e, 5e et 6e années se partagent le matin entre stages hospitaliers obligatoires où l'exercice médical est censé être appris de façon pratique, ... ces années sont rémunérées de façon assez misérable ( environ 100 euros par mois , puis 150 par mois, puis 210 par mois)! toutes les après midis sont consacrées aux cours à la fac, et les vacances universitaires ne concernent que les cours... les gardes parce que ça commence en 4e année: c'est 15 euros en semaine (18h -> 8h) , 20 le samedi (13h -> 8h), 30 euros le dimanche (8h ->8h soit 24 heures à l'hosto!!!)
l'hopital continue à tourner avec ses externes, quelle que soit la période scolaire: les taches sont souvent ingrates: secrétariat (trop trop top pour apprendre l'exercice médical!!), réalisation de TR, ECG, gaz du sang, ... bref, les actes que les autres ne veulent plus faire...

ensuite, arrive l'heure de l'ENC, le concours de fin de 2e cycle des études médicales, qui détermine quelle spécialité sera apprise (3e cycle des études médicales), et quelle région accueillera le futur interne pour se spécialiser...
il faut donc bien comprendre qu'arrivé à ce stade ( 6 années d'études validées et 2 concours ), l'étudiant en médecine peut se retrouver avec une spécialité qui ne lui convient pas et dans une région où il n'a pa senvie d'aller... alors vous me direz: il peut redoubler... mais parfois, obligé par des raisons économiques (parce que 210 euros par mois, ça ne paye ni le loyer, ni le loyer et les courses, ni le loyer, les courses et les transprts... et si par malheur, on a une ptite famille, ben on va quand même au charbon, même si c'est pas du tout ce qu'on voulait faire initialement... parce que tout médecin en apprentissage n'est pas forcément fils ou fille de bourgeaois, n'en déplaise....

et voilà notre étudiant devenu un interne: c'est parti pour au moins 70 heures de boulot par semaine, sans compter les gardes... les textes ont cette hypocrisie de ne pas définir un nombre d'heures de travail pour les internes, comme tout autre salarié! il est juste astreint à faire 11 demi journées dans son service hors gardes....par semaine, biensur!!!

pour un salarié qui débute, dans l'absolu, on pourrait dire qu'il est bien payé, mais en ramenant son salaire au nombre d'heures travaillées, il touche moins que le smic horaire!!!!
un internat, ça dure de 3 à 5 ans selon les spécialités... et du fait du statut "contractuel" de cette fonction: tous les 6 mois, changement de chef et de service, l'interne est plutot tenu de se tenir à carreau sous peine de ne pas se faire valider ses 6 mois et de devoir en rajouter autant au compteur déjà bien chargé....
de plus, en dehors de ces heures dans le service, il est attendu d'un interne qui se respecte qu'il réalise des travaux de recherche parallèllement à son activité hospitalière et qu'il valide au moins un DU par an, et qu'il publie au moins un article par an... puisqu'il garde aussi son statut d'étudiant!

bref, tout ça pour dire que pour ce qui est du service public dont devraient se soucier les médecins, je pense qu'il;s ont tous largement donné pendant les études...
si en plus, il faut rajouter à tout ça de devoir un "autre" service public pendant je ne sais combien d'années, faudra pas s'étonner après d'être mal soignés ou pire que tous les médecins finissent par tous fuir à l'étranger où ils sont mieux accueillis.... comme ça va a déjà été le cas en Angleterre ou en Allemagne qui avaient essayé également ce type de mesures...

sinon, Colibri, je pense que tu dois etre de droite parce que le non conventionnement (ne pas rembourser les consultations ) c' est exactement, ce que proposait le gouvernement initialement... c'est encore créer une médecins à 2 vitessses: ceux qui pourront se payer leurs consultations vont tout de même y aller, et les autres vont continuer à aller attendre des heures chez les anciens médecins installés depuis des lustres qui auront gardé leur conventionnement....

je pense que tout le monde aura compris que je ne suis pas d'accord...
créer une carte sanitaire est effectivement un challenge tant pour les gouvernements qui se succèdent que pour les médecins, il ne faut pas s'y tromper, mais la façon de faire n'est pas la bonne...
empêcher le conventionnement dans ces zones pompeusement appelées "surdotées" ne va pas faire les médecins s'installer pour autant dans les autres zones... au mieux, ils resteront sur le territoire, mais ne s'installeront jamais en faisant des remplacements itératifs... au pire, ils quitteront la France après leur "service public obligatoire" que constitue déjà l'internat..


je pense que nous habitons pour la plupart dans des zones qualifiées de "surpeuplées" médicalement, des grosses agglomérations, mais je ne crois pas que la majorité d'entre nous puisse dire que les médecins autour de soi choment (sauf execption yen a toujours).... et quelle est la conclusion à tirer: même dans une zone "surdotée", un médecin n'arrive pas à assurer une activité sans qu'il y ait attente... peut être parce que simplement il n'y pas tant de médecins que ça dans ces zones... et que ils sont juste PLUS NOMBREUX que dans les autres endroits, sans pour autant être TROP NOMBREUX....

on pourrait en débattre des ehures, mais ej vais être en retard

Auteur: rhp
Date: 04 Oct 2007 13:16
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
passé inapercu chez moi... (JT du matin parfois + quotidien local en diagonale au boulot + google actualités entre 12h et 14h + JT le soir ...faut vraiment chercher.

Auteur: Jârvis
Date: 04 Oct 2007 13:41
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Qu'est-ce que préconisent les médecins pour lutter contre l'inégale densité de mèdecins pâr rapport à la population ?

Auteur: Breizh972
Date: 04 Oct 2007 14:22
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Jârvis a écrit:
Qu'est-ce que préconisent les médecins pour lutter contre l'inégale densité de mèdecins pâr rapport à la population ?

Bonne question Jârvis.
Je sais qu'ils ont des propositions à faire, ou bien qu'ils les ont déjà faites, des mesures ont déjà été prises également mais on manque de recul pour pouvoir en évaluer l'efficacité.
Je ne suis pas en mesure de donner plus de précisions à ce sujet.

Quelqu'un a-t-il des infos là-dessus ?

Auteur: colibri33000
Date: 04 Oct 2007 15:00
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
alafoly!!! a écrit:
c'est qui qui n'a pas lu les articles???

Je ne suis pas obligé d'adopter le point de vue catégorielle des médecins développé par ces articles

Citation:
alors pour commencer: le trou de la sécu la faute exclusive aux médecins...., par pitié!!!!

Où ai-je jamais dit que les médecins étaient les responsables exclusifs du trou de la sécu?
Toutefois, ils devraient prendre une part active dans la réduction du déficit.
- récemment une étude a démontré que les médecins prescrivaient les médicaments les plus chers alors que des médicaments aussi efficaces et beaucoup moins chers existent: ils cèdent aux pression des labo et de leurs visiteurs au détriment de la sécu.
lorsque j'évoque l'augmentation de la consultation octroyée par le gouvernement raffarin: il s'agissait de l'augmentation la plus importante jamais accordée à une profession, alors que la réduction du déficit était à l'ordre du jour. Cette augmentation ne s'est accompagnée d'aucune mesure concrete si ce n'est de vagues promesses.

Citation:
veulent faire croire à la population que les médecins sont responsables de la désertification des zones rurales!!

Où ai-je prétendu ça?

Citation:
et puis parlons aussi de ce fameau service public que doivent assurer les médecins...
je suppose que vous avez tous une petite idée de comment se passent les études médicales... je vous fais quand même un pti rappel:


Je ne doute pas des difficultés des études de médecine mais j'ai dû mal à adhérer à la complainte du médecin.
Les médecins ont choisi en toute conscience de s'engager dans cette voie.
Les médecins sont très bien rémunérés -certes les internes ne sont pas des nantis_ mais ils auront très largement le temps de se rattraper, on ne reste pas étudiant ou interne toute sa vie Faut-il faire un rappel des salaires de médecins pour justifier qu'ils ne sont pas à plaindre?
Attention, je ne dis pas que les médecins sont trop payés: le niveau de responsabilité, la sélectivité des études justifient un bon salaire.

Citation:
bref, tout ça pour dire que pour ce qui est du service public dont devraient se soucier les médecins, je pense qu'il;s ont tous largement donné pendant les études...
si en plus, il faut rajouter à tout ça de devoir un "autre" service public pendant je ne sais combien d'années, faudra pas s'étonner après d'être mal soignés ou pire que tous les médecins finissent par tous fuir à l'étranger où ils sont mieux accueillis.... comme ça va a déjà été le cas en Angleterre ou en Allemagne qui avaient essayé également ce type de mesures...

"faudra pas s'étonner après d'être mal soignés": alors pour se venger; le médecin soignera mal ses patients de la zone où il ne voudra pas s'installer ? je ne vois pas le rapport entre la qualité des soins et l'obligation de s'installer dans une zone.
Si certains médecins veulent s'installer à l'étranger tanpis, cela ne concernera qu'une part mineure des médecins.
Etant donné la faible mobilité des médecins qui refusent de s'installer à quelques kilomètres hors d'une grande agglomération, j'ai dû mal à les imaginer immigrer en masse à des milliers de kilomètres (c'est une boutade ).
Hors de l'Union Européenne, la non-reconnaissance des diplômes est un frein majeur à l'établissement des médecins français hors de nos frontières. Au sein de l'Union Européenne, la barrière de la langue est un frein? Ensuite, bien que décrié le système français offre un confort aux médecins, combien seront prêts à y renoncer?
Alors je pense qu'on peut objectivement prendre le risque de voir une poignée de médecins quitter la France, de toute façon on pourra en accueillir de l'étranger, ça compensera largement.


Citation:
sinon, Colibri, je pense que tu dois etre de droite parce que le non conventionnement (ne pas rembourser les consultations ) c' est exactement, ce que proposait le gouvernement initialement... c'est encore créer une médecins à 2 vitessses: ceux qui pourront se payer leurs consultations vont tout de même y aller, et les autres vont continuer à aller attendre des heures chez les anciens médecins installés depuis des lustres qui auront gardé leur conventionnement....

Il n'y a pas de raison que la la solidarité nationale profitent à des médecins qui refuse leur mission de service public. Le non-conventionnement de ces médecins sera une sanction et non un moyen de créer une médecine à deux vitesses: qui ira voir un jeune médecin non-conventionné qui s'installe? personne. les personnes modestes et les classes moyennes iront voir les médecins conventionnés. Les personnes aisés pourront certainement payer un médecin non conventionné mais préféreront voir un médecin réputé plutôt qu'un bleu qui débarque.
Je n'y vois pas de médecine à deux vitesses (qui existe déjà d'ailleurs).

Citation:

empêcher le conventionnement dans ces zones pompeusement appelées "surdotées" ne va pas faire les médecins s'installer pour autant dans les autres zones... au mieux, ils resteront sur le territoire, mais ne s'installeront jamais en faisant des remplacements itératifs... au pire, ils quitteront la France après leur "service public obligatoire" que constitue déjà l'internat..

Outre mes observations développées plus haut, j'ai du mal à croire que l'ensemble des médecins se cantonnera à faire des remplacements. L'exercice libéral attirera toujours une forte proportion de médecin, la psychologie du médecin et l'appât du gain l'emporteront...
Dans le cas contraire -improbable- on pourra faire venir des médecins de l'étrangers qui seront ravis de s'installer.
On peut également élargir le numerus clausus en ouvrant un certain nombre de places avec installation obligatoire dans des zones sous-dotées: en gros tu acceptes de t'installer dans une zone sous-dotées à la fin de ta formation ou tu ne deviens pas médecin du tout.

En conclusion, je n'ai rien contre toi ALAFOLY ou contre les médecins mais je pense que des enjeux nationaux de service public et de santé publique doivent primer sur les intérêts catégoriels. J'espère que le gouvernement aura le courage de s'attaquer à sa clientèle traditionnelle pour le bien public.

Les salariés ont dû travailler quelques années de plus pour sauver le système de retraite, pourquoi les médecins se seraient pas mis à contribution en s'installant quelques années dans un territoire sous-doté afin de garantir l'égalité d'accès aux soins?
La médecine libérale française vit grâce à la solidarité nationale elle devrait s'en souvenir de temps en temps...

Auteur: Breizh972
Date: 04 Oct 2007 15:11
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
colibri33000 a écrit:
Outre mes observations développées plus haut, j'ai du mal à croire que l'ensemble des médecins se cantonnera à faire des remplacements. L'exercice libéral attirera toujours une forte proportion de médecin, la psychologie du médecin et l'appât du gain l'emporteront...

De quelle psychologie parles-tu ?

Auteur: colibri33000
Date: 04 Oct 2007 15:18
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Breizh972 a écrit:
colibri33000 a écrit:
Outre mes observations développées plus haut, j'ai du mal à croire que l'ensemble des médecins se cantonnera à faire des remplacements. L'exercice libéral attirera toujours une forte proportion de médecin, la psychologie du médecin et l'appât du gain l'emporteront...

De quelle psychologie parles-tu ?


En gros, le médecin ne s'est pas engagé dans une voie aussi difficile et fait autant d'année d'études, réussi un concours aussi sélectif pour rester remplaçant toute sa vie.
Le besoin de reconnaissance, de liberté, d'être son propre patron amèneront une part non négligeable à refuser de rester dans l'ombre toute leur vie.

La féminisation de la profession à amené certains changement de comportement mais je ne pense pas me tromper en disant qu'il est impossible que 100% des nouveaux médecins se cantonnent à des remplacements.

Auteur: Breizh972
Date: 04 Oct 2007 15:23
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Et le Dr Sylvestre alors ?
Allez je sors…

Auteur: colibri33000
Date: 04 Oct 2007 15:32
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Breizh972 a écrit:
Et le Dr Sylvestre alors ?
Allez je sors…

Mais lui c'est un cas à part


je comprends que les médecins se sentent mis en accusation. Je conçois qu'ils défendent leurs intérêts catégoriels toutefois, le gouvernement doit trancher en tenant compte des ses intérêts mais en les dépassant pour viser l'intérêt général.

Une solution serait d'élargir le numerus clausus avec des places avec installation obligatoire en zone sous-dotée. On pourrait également instaurer un classement de sortie ou d'entrée où les médecins choisiraient leur lieu d'installation en fonction de leur classement.

PS: toute charge supportée du fait du service public doit être compensée.
On peut imaginer un système de fiscalité réduite afin de compenser la clientèle plus réduite ou les autres contraintes supportées par les médecins des zones sous-dotées par exemple.

Auteur: alafoly!!!
Date: 04 Oct 2007 19:04
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Breizh972 a écrit:
Jârvis a écrit:
Qu'est-ce que préconisent les médecins pour lutter contre l'inégale densité de mèdecins pâr rapport à la population ?

Bonne question Jârvis.
Je sais qu'ils ont des propositions à faire, ou bien qu'ils les ont déjà faites, des mesures ont déjà été prises également mais on manque de recul pour pouvoir en évaluer l'efficacité.
Je ne suis pas en mesure de donner plus de précisions à ce sujet.

Quelqu'un a-t-il des infos là-dessus ?


moi je propose qu'on arrête cette connerie de tarification à l'acte dans les hopitaux!!! soit on est service public, soit on est une clinique!!! mais qu'on en vienne pas parler de rentabilité à tout bout de champ!!! sans compter l'absurdité, la perte de temps immense que ça représente de coter chaque acte, quel bras on a piqué, etc,... c'est du n'importe quoi!!!

ça permettrait peut être que certaines petites et moyennes structures en ferment pas, et ça laisserait subsister des mini réseaux dans des zones où bientot il n'y aura bientot plus rien, sauf un médecin, une vache et 3 papis.... bon oki je noircis le tableau mais ça va un peu être ça

Auteur: alafoly!!!
Date: 04 Oct 2007 19:39
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
colibri33000 a écrit:
alafoly!!! a écrit:
c'est qui qui n'a pas lu les articles???

Je ne suis pas obligé d'adopter le point de vue catégorielle des médecins développé par ces articles
ben justement si t'avais lu, tu aurais compris que j'ai mis des articles pour et des articles contre... donc, t'as pas lu!!!
et en fait, je disais mêem pas ça pour le fait de se ranger pour ou contre cette grève, je disais ça parce que ta proposition (de non conventionnement ) est citée dans un des articles, comme étant une des mesures proposés par le gouvernement, et qui ne marchera pas... en plus, parait que c'est même pas légal devant la Cour Européenne....

Citation:
Citation:
alors pour commencer: le trou de la sécu la faute exclusive aux médecins...., par pitié!!!!

Où ai-je jamais dit que les médecins étaient les responsables exclusifs du trou de la sécu?
Toutefois, ils devraient prendre une part active dans la réduction du déficit.
- récemment une étude a démontré que les médecins prescrivaient les médicaments les plus chers alors que des médicaments aussi efficaces et beaucoup moins chers existent: ils cèdent aux pression des labo et de leurs visiteurs

souvent ce ne sont pas même pas les labos et leurs visiteurs médicaux qui font pression: ce sont les patients... l'effet placebo, tu connais! ben sache que pour un patient, t'auras beau lui expliquer que c'est la même molécule (surtout les vieux en fait), si ça fait 25 ans qu'il prend le même truc, si tu lui annonces que là c'est la même chose, mais c'est juste un nom un peu compliqué avec une boite pas de la même couleur, c'est le drame!! yen a même qui vont consulter ailleurs pour qu'on leur redonne le "bon" médoc"... après, tu me diras, à chacun de gérer ses patients et de faire leur éducation... pas faux...


Citation:
Citation:
et puis parlons aussi de ce fameau service public que doivent assurer les médecins...
je suppose que vous avez tous une petite idée de comment se passent les études médicales... je vous fais quand même un pti rappel:


Je ne doute pas des difficultés des études de médecine mais j'ai dû mal à adhérer à la complainte du médecin.
Les médecins ont choisi en toute conscience de s'engager dans cette voie.
Les médecins sont très bien rémunérés -certes les internes ne sont pas des nantis_ mais ils auront très largement le temps de se rattraper, on ne reste pas étudiant ou interne toute sa vie Faut-il faire un rappel des salaires de médecins pour justifier qu'ils ne sont pas à plaindre?
Attention, je ne dis pas que les médecins sont trop payés: le niveau de responsabilité, la sélectivité des études justifient un bon salaire.

la conscience complète de ce dans quoi ils ont mis les pieds??? mais comment le pourraient ils?? puisqu'entre le moment où ils commencent ( et sont souvent pas très bien renseignés) et le moment où il terminent, ya déjà eu tellement de changement au programme annoncé, qu'il y a de quoi ne plus trop savoir où on va et surtout de ne plus trop être surs d'avoir signé pour ce qui est proposé au final!!!
et après tu parles de rémunération, quand on te parle de qualité de vie, d'exercice "rêvé", etc... il me semble (et là aussi c'est dit dans les articles ), que le "problème" de la rémunération n'est pas en cause ... loin de là!!! mais comme quoi, peut être qu'avoir choisi médecine, c'est pas qu'une question de fric!

Citation:
Citation:
bref, tout ça pour dire que pour ce qui est du service public dont devraient se soucier les médecins, je pense qu'il;s ont tous largement donné pendant les études...
si en plus, il faut rajouter à tout ça de devoir un "autre" service public pendant je ne sais combien d'années, faudra pas s'étonner après d'être mal soignés ou pire que tous les médecins finissent par tous fuir à l'étranger où ils sont mieux accueillis.... comme ça va a déjà été le cas en Angleterre ou en Allemagne qui avaient essayé également ce type de mesures...

"faudra pas s'étonner après d'être mal soignés": alors pour se venger; le médecin soignera mal ses patients de la zone où il ne voudra pas s'installer ? je ne vois pas le rapport entre la qualité des soins et l'obligation de s'installer dans une zone.
Si certains médecins veulent s'installer à l'étranger tanpis, cela ne concernera qu'une part mineure des médecins.
Etant donné la faible mobilité des médecins qui refusent de s'installer à quelques kilomètres hors d'une grande agglomération, j'ai dû mal à les imaginer immigrer en masse à des milliers de kilomètres (c'est une boutade ).

les mots clés étaient : qualité de vie, qualité des soins, ....
alors oui entre une qualité de vie meilleure à l'étranger et être seul paumé dans une campagne, à être de garde 24h/24, 7jours/7, à devoir être le chir de service pour les petits traumas, l'accoucheur, le pédiatre, le cardiologue, le réanimateur, etc.... yen a à qui ça peut plaire, mais là encore, tout est question de vocation, d'exercice "rêvé"... certains, c'est leur rêve, la médecine de brousse, seuls, sans moyen!! heureusement que yen a... mais quand c'est pas sa vocation, et surtout qu'on se retrouve dans un rôle pareil sans le vouloir, je crois que c'est le meilleur prémisse à bien des catastrophes.... parce que dangereux!!!
Citation:
Hors de l'Union Européenne, la non-reconnaissance des diplômes est un frein majeur à l'établissement des médecins français hors de nos frontières. Au sein de l'Union Européenne, la barrière de la langue est un frein? Ensuite, bien que décrié le système français offre un confort aux médecins, combien seront prêts à y renoncer?
Alors je pense qu'on peut objectivement prendre le risque de voir une poignée de médecins quitter la France, de toute façon on pourra en accueillir de l'étranger, ça compensera largement.

ah la non reconaissance des diplomes à l'étranger??? ah ben tu sais, après 10 ans à passer des concours et examens, une année de plus ou de moins, ça fait pas trop peur... si on est sur qu'au bout, ya un vrai mieux...
et puis les médecins étrangers: ils commencent enfin eux aussi à donner de la voix!! c'est vrai que les internes ralent, mais yen a qui sont encore plus exploités que les internes!! sauf qu'on est en 2007 et que tout le monde commence à ouvrir sa gueule quand il se passe des choses pas correctes!! et eux aussi commencent à dire que ça commence à bien fare l'exploitation! et je suis d'accord avec eux....


Citation:

Il n'y a pas de raison que la la solidarité nationale profitent à des médecins qui refuse leur mission de service public. Le non-conventionnement de ces médecins sera une sanction et non un moyen de créer une médecine à deux vitesses: qui ira voir un jeune médecin non-conventionné qui s'installe? personne. les personnes modestes et les classes moyennes iront voir les médecins conventionnés. Les personnes aisés pourront certainement payer un médecin non conventionné mais préféreront voir un médecin réputé plutôt qu'un bleu qui débarque.
Je n'y vois pas de médecine à deux vitesses (qui existe déjà d'ailleurs).

"réputé" ne signifie pas ""vieux.... et "jeune" ne signifie pas "incompétent"... il est bien dommage que tu penses de la sorte.... sinon, ce que tu dis est faux, sinon, aucun jeune médecin qui s'installe n'aurait de patientèle...


Citation:
Outre mes observations développées plus haut, j'ai du mal à croire que l'ensemble des médecins se cantonnera à faire des remplacements. L'exercice libéral attirera toujours une forte proportion de médecin, la psychologie du médecin et l'appât du gain l'emporteront...
Dans le cas contraire -improbable- on pourra faire venir des médecins de l'étrangers qui seront ravis de s'installer.
On peut également élargir le numerus clausus en ouvrant un certain nombre de places avec installation obligatoire dans des zones sous-dotées: en gros tu acceptes de t'installer dans une zone sous-dotées à la fin de ta formation ou tu ne deviens pas médecin du tout.

pas l'ensemble c'est sur, mais de toutes les façons, avec le renouvellement, les "vieux" des grosses agglomérations s'en iront aussi un jour.... et ils seront remplacés.... mais les "campagnes" resteront toujours aussi vides tant que la politique "globale" restera la même.... à savoir tout centraliser: écoles, centres de soins, etc.... si la "vie" disparait des "campagnes", le médecin aura beau être forccé à rester là bas, ça ne changera rien à la crise actuelle!! sans parler du totalitarisme d'une telle mesure! je suis heureuse que tu ne sois pas en politique, tes programmes me feraient peur!
et puis pour ce qui est de la psychologie des médecins, je suis également intéressée de ta réponse
quant à l'appat du gain, je le dis à tous les jeunes: si vous voulez vous faire vraiment de la tune: bossez dans la finance: moins longues études, beacoup plus de gain! si vous êtes passionnés des gens en général, et que le travail ne vous fait pas trop peur, alors c'est bon, vous pouvez tenter médecine

Citation:
Les salariés ont dû travailler quelques années de plus pour sauver le système de retraite, pourquoi les médecins se seraient pas mis à contribution en s'installant quelques années dans un territoire sous-doté afin de garantir l'égalité d'accès aux soins?
La médecine libérale française vit grâce à la solidarité nationale elle devrait s'en souvenir de temps en temps...

d'ailleurs, en parlant du système de retraite, savez vous qu'un médecin qui part dans le privé après son internat perd tous les points gagnés en ayant travaillé des années durant à 70h/ semaine en tant qu'interne!! et oui!! cotiser pour... rien!!! alors si ça c'est pas aussi faire du service public!!!!


et puis Colibri, qui parle de moi?....

Auteur: colibri33000
Date: 04 Oct 2007 20:39
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
alafoly!!! a écrit:
colibri33000 a écrit:
alafoly!!! a écrit:
c'est qui qui n'a pas lu les articles???

Je ne suis pas obligé d'adopter le point de vue catégorielle des médecins développé par ces articles
ben justement si t'avais lu, tu aurais compris que j'ai mis des articles pour et des articles contre... donc, t'as pas lu!!!
et en fait, je disais mêem pas ça pour le fait de se ranger pour ou contre cette grève, je disais ça parce que ta proposition (de non conventionnement ) est citée dans un des articles, comme étant une des mesures proposés par le gouvernement, et qui ne marchera pas... en plus, parait que c'est même pas légal devant la Cour Européenne....

Si ça te fait plaisir de croire que je n'ai pas lu tes articles: je n'y peux rien. C'est peut être ton angle d'attaque pour discréditer mes propos mais je ne vois pas ce que ça apporte.
Quoique tu en penses, je trouve que tes articles défendent de façon flagrante, les intérêts catégoriels des médecins, je les trouve orienté.
Ce n'est pas parce qu'ils défendent le point de vue des médecins qui pensent que la mesure gouvernementale ne réglera pas le problème que je suis obligé de boire cette version comme une parole d'évangile. J'espère avoir encore le droit d'exercer mon esprit critique
Je ne vois vraiment pas non plus sur quel fondement la cour européenne pourrait dénoncer cette mesure; en Angleterre les conditions d'exercice des médecins sont encore plus encadrés, les médecins sont majoritairement salariés de l'Etat...


souvent ce ne sont pas même pas les labos et leurs visiteurs médicaux qui font pression: ce sont les patients... l'effet placebo, tu connais! ben sache que pour un patient, t'auras beau lui expliquer que c'est la même molécule (surtout les vieux en fait), si ça fait 25 ans qu'il prend le même truc, si tu lui annonces que là c'est la même chose, mais c'est juste un nom un peu compliqué avec une boite pas de la même couleur, c'est le drame!! yen a même qui vont consulter ailleurs pour qu'on leur redonne le "bon" médoc"... après, tu me diras, à chacun de gérer ses patients et de faire leur éducation... pas faux...

J'imagine que les personnes âgés sont attachés à leurs habitudes mais c'est quand même le médecin seul qui établit la prescription, c'est donc le seul à porter la responsabilité de sa prescription.


Citation:
Citation:
et puis parlons aussi de ce fameau service public que doivent assurer les médecins...
je suppose que vous avez tous une petite idée de comment se passent les études médicales... je vous fais quand même un pti rappel:


Je ne doute pas des difficultés des études de médecine mais j'ai dû mal à adhérer à la complainte du médecin.
Les médecins ont choisi en toute conscience de s'engager dans cette voie.
Les médecins sont très bien rémunérés -certes les internes ne sont pas des nantis_ mais ils auront très largement le temps de se rattraper, on ne reste pas étudiant ou interne toute sa vie Faut-il faire un rappel des salaires de médecins pour justifier qu'ils ne sont pas à plaindre?
Attention, je ne dis pas que les médecins sont trop payés: le niveau de responsabilité, la sélectivité des études justifient un bon salaire.

la conscience complète de ce dans quoi ils ont mis les pieds??? mais comment le pourraient ils?? puisqu'entre le moment où ils commencent ( et sont souvent pas très bien renseignés) et le moment où il terminent, ya déjà eu tellement de changement au programme annoncé, qu'il y a de quoi ne plus trop savoir où on va et surtout de ne plus trop être surs d'avoir signé pour ce qui est proposé au final!!!
et après tu parles de rémunération, quand on te parle de qualité de vie, d'exercice "rêvé", etc... il me semble (et là aussi c'est dit dans les articles ), que le "problème" de la rémunération n'est pas en cause ... loin de là!!! mais comme quoi, peut être qu'avoir choisi médecine, c'est pas qu'une question de fric!

TU t'emballes là. J'ai parlé de rémunération car tu t'es lancé dans une complainte sur le triste sort des médecins: il est largement compensé par une rémunération plus que correcte et les conditions d'exercice ne sont un secret pour personne. où est le rapport avec l'absence de considération financière dans l'article?
En outre il faut savoir décrypter les revendications officielles, on s'abrite toujours derrière des revendications nobles pour défendre ses intérêts catégoriels.
Ce n'est pas parceque ce n'est pas évoqué que ce n'est pas présent mais en l'occurence ce n'est pas ce point que j'évoquais me je répondais à tes remarques sur les difficultés du cursus.
J'ai du mal à m'apitoyer sur le sort de personnes qui ont choisit en toute connaissance de cause une voie où qui auraient dû se renseigner...
C'est comme s'engager dans l'armée et se plaindre de la discipline



Citation:
Citation:
bref, tout ça pour dire que pour ce qui est du service public dont devraient se soucier les médecins, je pense qu'il;s ont tous largement donné pendant les études...
si en plus, il faut rajouter à tout ça de devoir un "autre" service public pendant je ne sais combien d'années, faudra pas s'étonner après d'être mal soignés ou pire que tous les médecins finissent par tous fuir à l'étranger où ils sont mieux accueillis.... comme ça va a déjà été le cas en Angleterre ou en Allemagne qui avaient essayé également ce type de mesures...

"faudra pas s'étonner après d'être mal soignés": alors pour se venger; le médecin soignera mal ses patients de la zone où il ne voudra pas s'installer ? je ne vois pas le rapport entre la qualité des soins et l'obligation de s'installer dans une zone.
Si certains médecins veulent s'installer à l'étranger tanpis, cela ne concernera qu'une part mineure des médecins.
Etant donné la faible mobilité des médecins qui refusent de s'installer à quelques kilomètres hors d'une grande agglomération, j'ai dû mal à les imaginer immigrer en masse à des milliers de kilomètres (c'est une boutade ).

les mots clés étaient : qualité de vie, qualité des soins, ....
alors oui entre une qualité de vie meilleure à l'étranger et être seul paumé dans une campagne, à être de garde 24h/24, 7jours/7, à devoir être le chir de service pour les petits traumas, l'accoucheur, le pédiatre, le cardiologue, le réanimateur, etc.... yen a à qui ça peut plaire, mais là encore, tout est question de vocation, d'exercice "rêvé"... certains, c'est leur rêve, la médecine de brousse, seuls, sans moyen!! heureusement que yen a... mais quand c'est pas sa vocation, et surtout qu'on se retrouve dans un rôle pareil sans le vouloir, je crois que c'est le meilleur prémisse à bien des catastrophes.... parce que dangereux!!!
Citation:
Hors de l'Union Européenne, la non-reconnaissance des diplômes est un frein majeur à l'établissement des médecins français hors de nos frontières. Au sein de l'Union Européenne, la barrière de la langue est un frein? Ensuite, bien que décrié le système français offre un confort aux médecins, combien seront prêts à y renoncer?
Alors je pense qu'on peut objectivement prendre le risque de voir une poignée de médecins quitter la France, de toute façon on pourra en accueillir de l'étranger, ça compensera largement.

ah la non reconaissance des diplomes à l'étranger??? ah ben tu sais, après 10 ans à passer des concours et examens, une année de plus ou de moins, ça fait pas trop peur... si on est sur qu'au bout, ya un vrai mieux...

Je demande à voir...
Quels seraient ces pays où l'exercice de la médecine est idyllique, où les médecins souhaitent s'installer en masse?
Combien sont prêts à surmonter la barrière de la langue pour s'installer dans un pays non-francophone? Combien sont prêts à financer au moins une année d'expatriation sans aucun revenu pour repasser des examens ?


Citation:

Il n'y a pas de raison que la la solidarité nationale profitent à des médecins qui refuse leur mission de service public. Le non-conventionnement de ces médecins sera une sanction et non un moyen de créer une médecine à deux vitesses: qui ira voir un jeune médecin non-conventionné qui s'installe? personne. les personnes modestes et les classes moyennes iront voir les médecins conventionnés. Les personnes aisés pourront certainement payer un médecin non conventionné mais préféreront voir un médecin réputé plutôt qu'un bleu qui débarque.
Je n'y vois pas de médecine à deux vitesses (qui existe déjà d'ailleurs).

"réputé" ne signifie pas ""vieux.... et "jeune" ne signifie pas "incompétent"... il est bien dommage que tu penses de la sorte.... sinon, ce que tu dis est faux, sinon, aucun jeune médecin qui s'installe n'aurait de patientèle...

Où ai-je dit que réputé = vieux et que jeune = incompétent ? Ne m'invente pas de propos.
Par définition pour être réputé, il faut avoir fait la preuve de sa compétence, cela ne signifie pas être vieux mais inclus d'avoir une certaine expérience. La réputation et la compétence sont deux notions disctinctes. Mais les patients n'ayant pas de réel moyen de juger de la compétence d'un médecin se fondent généralement sur leur réputation. etre jeune ne signifie pas être incompétent je n'ai jamais écrit ça nulle part mais généralement un jeune à une réputation moins établie qu'un praticien avec plus d'expérience.
J'ai écrit qu'un jeune médecin qui s'installe s'il n'est pas conventionné n'aura pas de clientèle: tu affirmes que c'est faux, démontre moi le contraire.
Qui ira payer une consultation non-remboursée à un jeune médecin qui n'a pas de réputation et vient de s'installer alors qu'il peut avoir une consultation remboursée chez un médecin réputé?
Si tu connais ces aventuriers fortunés qui ne se préoccupent pas de leur budget, je serais content de discuter avec eux.
Sinon ton parallèle avec les jeunes médecins qui s'installe actuellement et ont une clientèle n'est pas valable car ils sont conventionnés


Citation:
Outre mes observations développées plus haut, j'ai du mal à croire que l'ensemble des médecins se cantonnera à faire des remplacements. L'exercice libéral attirera toujours une forte proportion de médecin, la psychologie du médecin et l'appât du gain l'emporteront...
Dans le cas contraire -improbable- on pourra faire venir des médecins de l'étrangers qui seront ravis de s'installer.
On peut également élargir le numerus clausus en ouvrant un certain nombre de places avec installation obligatoire dans des zones sous-dotées: en gros tu acceptes de t'installer dans une zone sous-dotées à la fin de ta formation ou tu ne deviens pas médecin du tout.

pas l'ensemble c'est sur, mais de toutes les façons, avec le renouvellement, les "vieux" des grosses agglomérations s'en iront aussi un jour.... et ils seront remplacés.... mais les "campagnes" resteront toujours aussi vides tant que la politique "globale" restera la même.... à savoir tout centraliser: écoles, centres de soins, etc.... si la "vie" disparait des "campagnes", le médecin aura beau être forccé à rester là bas, ça ne changera rien à la crise actuelle!! sans parler du totalitarisme d'une telle mesure! je suis heureuse que tu ne sois pas en politique, tes programmes me feraient peur!
et puis pour ce qui est de la psychologie des médecins, je suis également intéressée de ta réponse
quant à l'appat du gain, je le dis à tous les jeunes: si vous voulez vous faire vraiment de la tune: bossez dans la finance: moins longues études, beacoup plus de gain! si vous êtes passionnés des gens en général, et que le travail ne vous fait pas trop peur, alors c'est bon, vous pouvez tenter médecine

Citation:
Les salariés ont dû travailler quelques années de plus pour sauver le système de retraite, pourquoi les médecins se seraient pas mis à contribution en s'installant quelques années dans un territoire sous-doté afin de garantir l'égalité d'accès aux soins?
La médecine libérale française vit grâce à la solidarité nationale elle devrait s'en souvenir de temps en temps...

d'ailleurs, en parlant du système de retraite, savez vous qu'un médecin qui part dans le privé après son internat perd tous les points gagnés en ayant travaillé des années durant à 70h/ semaine en tant qu'interne!! et oui!! cotiser pour... rien!!! alors si ça c'est pas aussi faire du service public!!!!


et puis Colibri, qui parle de moi?....


Ces phrases ne te visent pas particulièrement: je parle de la médecine libérale

Auteur: colibri33000
Date: 04 Oct 2007 20:58
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Alafoly, étant donné les habitudes de ce gouvernement, je pense qu'ils annoncent des mesures assez dures afin de pourvoir négocier un accord plus favorable.
S'ils avaient annoncé moins les médecins auraient quand même râlé et ils auraient obtenu encore moins.
Et j'ai dû mal à croire que le gouvernement de droite souhaite contrarier sa clientèle traditionnelle.

J'ai l'impression qu'on sortira au final avec un accord mélangeant des mesures incitatives et un soupçon léger de mesure autoritaire voire pas du tout.

Auteur: alafoly!!!
Date: 04 Oct 2007 23:12
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
je suis pas du tout du tout d'accord avec ta façon de voire les choses quelle surprise....
mais je laisse d'autres forumeurs intervenir avant de revenir par ici

Auteur: colibri33000
Date: 05 Oct 2007 14:21
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Petit rappel: les infirmières ont signé un protocole accord avec les pouvoirs publics qui prévoit que seules les nouvelles installations d'infirmières libérales qui se feront dans des zones sous-dotées seront conventionnés: pourquoi ce qui est possible avec les infirmières devient subitement impossible avec les médecins?
La solidarité nationale semble être un concept compris par les infirmières pourquoi pas par les médecins?

Citation:
L’accord avec les infirmières : cité par Nicolas Sarkozy comme l’exemple à suivre pour les médecins, ce protocole d’accord a été signé en juin par l’assurance-maladie et quatre syndicats d’infirmiers. Il prévoit que, dans les bassins de vie où la densité d’infirmières est forte, seuls les départs ouvriront l’accès à de nouveaux conventionnements, c’est-à-dire la possibilité pour une infirmière de délivrer des soins remboursés par l’assurance-maladie. Dans les zones où les infirmières ne sont pas assez nombreuses, l’assurance-maladie accompagnera l’installation et l’exercice des infirmières par des mesures d’incitation. Le texte signé n’est toutefois qu’un protocole qui doit être confirmé par de nouvelles discussions entre l’assurance-maladie et les syndicats.

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2316315&rubId=786

Citation:

La répartition des médecins : aujourd’hui, les médecins sont répartis de manière très inégale sur le territoire. L’Île-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur comptent par exemple 416 médecins pour 100.000 habitants, contre 274 en Haute-Normandie, 270 dans la région Centre et 260 en Picardie.

Selon le ministère de la santé, il y a aujourd’hui 10 fois plus de cardiologues en Loire-Atlantique qu’en Mayenne et il n’y a plus de pédopsychiatres en Lozère depuis 2004, alors qu’on en trouve 31 dans le département de l’Hérault

Le numerus clausus : il s’agit d’un dispositif permettant aux pouvoirs publics de fixer le nombre d’étudiants autorisés à passer en deuxième année de médecine . Fixé à 6.300 en 2005, il a été porté à 7.000 en 2006.


http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2316315&rubId=786

Auteur: alafoly!!!
Date: 05 Oct 2007 18:47
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
les syndicats infirmiers ont signé, alors que la plupart des infirmiers ne sont même pas au courant... peut être que c'est pas très correct non plus de faire participer un corps de métier à la "solidarité nationale" sans finalement lui avoir demandé son avis.... et c'est bien là le souci: faire débattre des soit disant professionnels de problèmes de santé sans y inviter les participants!

mais je disais donc que j'aurais aimé avoir d'autres avis de forumeurs si possible c'est vrai, j'ai l'impression que ce mouvement passe totalement inaperçu et c'est bien dommage... ça touche pourtant la santé donc, tout le monde...

Auteur: Tishka
Date: 07 Oct 2007 03:04
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
colibri33000 a écrit:
Petit rappel: les infirmières ont signé un protocole accord avec les pouvoirs publics qui prévoit que seules les nouvelles installations d'infirmières libérales qui se feront dans des zones sous-dotées seront conventionnés: pourquoi ce qui est possible avec les infirmières devient subitement impossible avec les médecins?
La solidarité nationale semble être un concept compris par les infirmières pourquoi pas par les médecins?


La signature d'un accord avec des syndicats ne signifie pas que cette accord a été accepté par la majorité des personnes qu'il prétend représenter .
Et même s'il l'avait été par la majorité de infirmières ,rien ne dit qu'il l'aurait été par la majorité des infirmière qui s'apprêtent à s'intaller en libéral,c'est-à-dire celles qui sont réellement concernées par cet accord (comme le internes sont probablement plus mobilisés par les mesures annoncées par le gouvernement que le reste du personnel médical).
Ta question rhétorique sous-entend que la facilité/difficulté à passer un accord dépend uniquement de l'approbation de la mesure ,alors qu'elle traduit aussi un rapport de forces.
Tu as toi-même souligné la capacité de lobbying des médecins dans un de tes posts comme une des raisons qui feraient reculer le gouvernement .
Les syndicats infirmiers ont signé cet accord les premiers parce qu'ils ont moins de désaccords ou parce qu'ils ont moins de pouvoir?

Je suis loooin d'être spécialiste du sujet mais il y a des raisons de douter du fait que ce projet permette une vraie solidarité nationale.Pour qu'il le permette ,il faudrait déjà qu'il incite réellement les personnels médicaux à s'installer dans une zone sous-médicalisée.

Supposons que le déconventionnement entraine une baisse des rémunérations .

La rémunération n'est pas le seul facteur qui rentre en compte dans le choix du lieu de résidence.Il y a aussi la qualité de vie et les conditions de travail,ce qui comprend la possibilité de faire garder et/ou scolariser ses enfants à proximité du domicile ,temps de trajet ,le fait de pouvoir partir en vacances sans "abandonner" ses patients ,etc...et surtout la possibilité d'avoir une vie familiale tout court!

La profession de médecin s'est féminisée,or les médecins femmes ont tendance à se marier principalement avec des ...médecins ou des cadres supérieurs , les médecins de sexe masculin ayant,comme les homme des autres professions,tendance à se marier avec des professions de catégorie socio-professionnelle inférieure ,en gros,des personnes qui gagnent moins qu'elles.Le monde professionnel évolue plus vite que le couple .Dans le même ordre d'idées ,c'est majoritairement la femme qui fait des concessions sur ses possibilités de carrière ,y compris lorsqu' elle gagne autant sinon plus que le conjoint.

===>Vous êtes une jeune médecin généraliste ,vous avez 30 ans ,un conjoint depuis trois ans et une horloge biologique .La profession de votre conjoint s'exerce uniquement en ville ,c'est un macho qui oublie toujours ses chaussettes partout et il refuse de revoir ses ambitions pour devenir homme au foyer ,parce que la solidarité nationale a ses limites(et on le comprend).A partir de combien de centaines d'euros/mois renoncez-vous à une vie amoureuse décente?

Bon je m'attarde sur cet aspect-là concernant la non-attractivité de la médecine générale en zone sous-médicalisée ,mais c'est loin d'être le seul .Ces inconvénients pourraient conduire une majorité à choisir une éventuelle baisse de rémunération plutot qu'une zone sous-médicalisée.

Donc ,supposons qu'une majorité de médecins s'installant en libéral choisissent une zone sur-médicalisée malgré la baisse de rémunération .
Vieillissement de la population générale et départs à la retraites aidant ,même en zone surmédicalisée ,il sera difficile de répondre à la demande en personnel médical.Ces jeunes médécins auront donc des patients qui n'auront pas totalement le choix (peut-on vraiment parler de choix quand une consultation s'impose dans des délais brefs?) et auraient peut-être préféré un médecin conventionné ,mais ils ne seront pas remboursés ...parce que situés dans une zone ou il est un peu moins difficile de trouver un médecin et de décrocher en rv qu'ailleurs.
Résultat ,en ville ,l' accès aux soins risque d'être encore plus dépendant des revenus qu'il ne l'est maintenant.Les gens qui à l"heure actuelle font des chèques de moins de dix euros en demandant au médecin de l'encaisser à la fin du mois attendront gentiment de pouvoir consulter les quelques médecins conventionnés ,les classes moyennes trouveront mais y consacreront une par et croissante de leurs revenus ,et au-dessus ,on aura de quoi payer ET une bonne assurance.=>Ou est la solidarité?
Ce scénario n'est pas irréaliste puisque les dépassements d'honoraires et déconventionnements sont de plus en plus courants ,et pas uniquement chez les médecins les plus "vieux" et "réputés" (ce qui prouve que ces derniers n'entrainent pas nécessairement une baisse des rémunérations ).

Et là ,on a supposé que le déconventionnement entraine une baisse de la rémunération annuelle en rendant les praticiens moins "attractifs".Or cette basse d'attractivité se ressent surtout chez les personnes à bas revenus.
.Pour rentabiliser le déconventionnement ,rien n'empêcherait les médecins de se tourner vers une clientèle à hauts revenus ,là où malgré l'augmentation des prix et de la "concurrence" ,la demande ne faiblira pas.En matière de santé ,il est presque toujours possible de "consommer " plus ...à condition d'en avoir les moyens.

Bon sinon ,c'est assez habile de déconventionner les médecins qui ne s'installent pas là où ils faut.La démographie médicale aidant ,les médecins conventionnés des zones surmédicalisés pourront être remplacés au moins en partie par des jeunes qui ne le seront pas .A la différence d'aujourd'hui ,quand leur clientèle consultera ,elle ne sera pas du tout remboursée .En voilà une bonne affaire pour la sécu (encore mieux que les franchises médicales!).
Pour la (vraie) solidarité ,on repassera.

Auteur: colibri33000
Date: 07 Oct 2007 05:19
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
Tishka a écrit:
colibri33000 a écrit:
Petit rappel: les infirmières ont signé un protocole accord avec les pouvoirs publics qui prévoit que seules les nouvelles installations d'infirmières libérales qui se feront dans des zones sous-dotées seront conventionnés: pourquoi ce qui est possible avec les infirmières devient subitement impossible avec les médecins?
La solidarité nationale semble être un concept compris par les infirmières pourquoi pas par les médecins?


La signature d'un accord avec des syndicats ne signifie pas que cette accord a été accepté par la majorité des personnes qu'il prétend représenter .


Et alors? Un syndicat a vocation à représenter ses membres. C'est le principe de la représentation. Si tu refuses ce principe, il ne reste plus qu'à mettre le parlement aux oubliettes:a-t-on demandé l'avis de tous les Français sur chacun des textes de loi votés ?

Citation:

Et même s'il l'avait été par la majorité de infirmières ,rien ne dit qu'il l'aurait été par la majorité des infirmière qui s'apprêtent à s'intaller en libéral,c'est-à-dire celles qui sont réellement concernées par cet accord (comme le internes sont probablement plus mobilisés par les mesures annoncées par le gouvernement que le reste du personnel médical).


Les infirmières se sont-elles mises en grève comme les internes? Tu pars dans des conjectures, des hypothèses, moi je me cantonne aux faits : les infirmières n'ont pas rejeté cet accord et ne se sont pas mises en grève

Citation:

Ta question rhétorique sous-entend que la facilité/difficulté à passer un accord dépend uniquement de l'approbation de la mesure ,alors qu'elle traduit aussi un rapport de forces.
Tu as toi-même souligné la capacité de lobbying des médecins dans un de tes posts comme une des raisons qui feraient reculer le gouvernement .
Les syndicats infirmiers ont signé cet accord les premiers parce qu'ils ont moins de désaccords ou parce qu'ils ont moins de pouvoir?


Je sens poindre l'image de l'infirmière qui dit amen à tout contrairement au médecin plus réfléchi. Je m'insurge contre cette vision: les infirmières et étudiant infirmiers se sont opposés à de nombreuses reprises au pouvoir afin de défendre leurs intérêts. Leurs nombreuses grèves ont d'ailleurs contribué à faire avancer leur statut (si je retrouve l'historique des grèves infirmières publié dans un numéro spécial "hôpital" du canard enchaîné je le mettrais en ligne).
Si les infirmières étaient opposées à cet accord elles sauraient exprimer leur mécontentement comme elles l'ont déjà fait par le passé.
Donc non, ce ne sont pas de faibles femmes en manque de pouvoir ou d'influence prêtes à tout accepter du gouvernement. De plus, elles bénéficient de la sympathie de la population qui les soutient généralement en cas de grève.


Citation:
Je suis loooin d'être spécialiste du sujet mais il y a des raisons de douter du fait que ce projet permette une vraie solidarité nationale.Pour qu'il le permette ,il faudrait déjà qu'il incite réellement les personnels médicaux à s'installer dans une zone sous-médicalisée.



C'est justement parce que des spécialistes estiment que ce projet sera efficace que le gouvernement veut le mettre en place.

je ne suis pas convaincu par ta démonstration.
Les départs de médecins conventionnés à la retraite seront compensés par l'installation de médecins conventionnés (c'est ce qui est prévu par exemple dans l'accord avec les infirmières): pourquoi diable les patients modestes iraient s'embêter à payer plus cher un médecin n'ayant pas de réputation particulière alors qu'ils peuvent aller voir un médecin conventionné ? J'aimerais bien qu'on m'explique quelle loi économique pourrait pousser une personne modeste à se ruiner en soin quand il peut être bien traité en étant remboursé en allant chez son médecin habituel, son remplaçant ou un confrère?

Quand tu insinues que le dé-conventionnement n'est pas synonyme de baisse de rémunération pour le médecin et qu'il est de plus en plus courant, tu mélanges les choses (à mon avis).

1) le conventionnement est la règle en France.
Voici comment le conseil de l'ordre décrit le secteur III: "Les médecins peuvent également choisir d’exercer en dehors du système conventionnel. Cette hypothèse est aujourd’hui marginale et concerne moins de 1% des médecins libéraux" (http://www.web.ordre.medecin.fr/rapport/tactetmesure2005.pdf)
Pourquoi personne ne se bouscule pour exercer en dehors du système conventionnel?
C'est peut-être parceque ce système n'est pas du tout avantageux pour le médecin?
Donc non, les déconventionnements ne sont pas de plus en plus courants, ils doivent même une hantise pour la plupart des médecins.
Je doute que tu connaisses beaucoup de médecin de secteur III, je pense que tu confonds avec les médecins du secteur II.

2) Les médecins du secteur II qui sont en honoraires libres sont anciens Chefs de Clinique des Hôpitaux ou anciens Assistants des Hôpitaux. Ils représentent 25% des médecins libéraux en france (http://www.web.ordre.medecin.fr/rapport/tactetmesure2005.pdf)
Autrement dit les médecins en honoraires libres ont une solide réputation qui incite les personnes aisées à payer plus cher pour se faire soigner par ces praticiens réputés.
En outre, la consultation est... tout de même remboursée sur la base du tarif sécu.

Dès lors il est logique, que les médecins en honoraires libres soient recherchés car réputés et bénéficient d'honoraires très confortables.
Il s'agit d'un segment de marché particulier.

Mais ton jeune médecin qui s'installe a-t-il les mêmes atouts à offrir?
A-t-il été chef de clinique? A-t-il une réputation particulière? sa consultation est-elle remboursée sur la base sécu ?
Pourquoi quelqu'un qui en a les moyens irait-il payer ton médecin sans réputation plus cher sans être remboursé, alors qu'il peut se payer les médecins les plus réputés en étant en plus remboursé sur la base sécu?
Si un tel comportement existe, j'avoue que cela reste un mystère économique pour moi.
Même si un riche voulait payer plus cher sa consultation par pur snobisme, il lui suffirait d'aller voir un médecin réputé de secteur II, un ancien chef de clinique.

Enfin, quand tu parles de l'effet dissuasif de l'exercice en zone sous-dotée qui amenerait les médecins à accepter de ruiner leur carrière plutôt que d'y aller. J'ai déjà expliqué pourquoi je n'y croyais absolument pas. Les fonctionnaires ont des conditions d'installation encore plus exigeantes et pourtant il ne manque pas de vocation. Les profs, métier ô combien féminin, sont mutés dans des villes difficiles ou à la campagne hors de leur région d'origine et attendent des années de pouvoir retourner chez eux mais cela ne semble pas tarir les vocations...
Les magistrats (profession de plus en plus féminine) savent qu'ils devront exercer en dehors de leur région d'origine, changer de lieu en cours de carrière cela ne semble pas être un obstacle insurmontable.
Les infirmières (d'ailleurs j'emploie le feminin alors que je devrais dire les infirmiers même si cette profession est en grande majorité féminine) ont signé le protocole d'accord alors que les question de vie de famille se posent dans les mêmes termes.

On ne fait pas autant d'années d'études pour saboter sa carrière même si on est une femme
ça ne m'apparaît pas du tout crédible sauf à prendre les femmes pour des être irrationnels qui sont capables de perdre une décennie à faire des études pour rien et à ne pas en récolter les fruits . Et de toute façon, il y a également des hommes, qui si les femmes ne souhaitent pas agir en fonction de leur intérêt sauront eux, le faire...
Au pire, on assistera à une désaffection des femmes pour les études de médecine qui sera compensée par une arrivée d'hommes. Mais je ne pense pas que les femmes se détourneront de leur vocation pour autant.



]

Auteur: Tishka
Date: 08 Oct 2007 02:46
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
colibri33000 a écrit:


Citation:
La signature d'un accord avec des syndicats ne signifie pas que cette accord a été accepté par la majorité des personnes qu'il prétend représenter .


Et alors? Un syndicat a vocation à représenter ses membres. C'est le principe de la représentation. Si tu refuses ce principe, il ne reste plus qu'à mettre le parlement aux oubliettes:a-t-on demandé l'avis de tous les Français sur chacun des textes de loi votés ?


Un syndicat à vocation à représenter ses membres ,ce qui ne veut pas dire qu'il est représentatif.Les députés et les délégués syndicaux ne sont pas élus selon les mêmes modalités que je sache ,ni avec le même taux de participation.
Quand on présente un texte au parlement ,oui,je m'inquiète de savoir s'il a été voté par des personnes qui représentent plus de la moitié des français en âge de les élire (et ce n'est pas toujours vrai avec les règles électorales actuelles).

Citation:

Les infirmières se sont-elles mises en grève comme les internes? Tu pars dans des conjectures, des hypothèses, moi je me cantonne aux faits : les infirmières n'ont pas rejeté cet accord et ne se sont pas mises en grève[/color]


Tu as souligné un fait -les infirmières ne se sont pas mises en grève-et y a lié une cause -les infirmières ne sont pas en désaccord avec le gouvernement ,ou mieux ,elles ont "compris" le concept de solidarité nationale,sans démonstration.ce n'est pas s'en tenir au fait.
J'ai émis ces hypothèses-avec l'honnêteté du conditonnel- pour rappeler qu'il existe d'autres causes possibles aux faits constatés,et que donc ,ton raisonnement n'est pas plus valable que ces conjectures.
Avec le même raisonnement ,on pourrait par ex. constater que les employés de banque font plus de jours de grève que les employés de fast-food et en déduire que ces derniers ont mieux "compris le concept de la productivité".A tout hasard .

Citation:
Je sens poindre l'image de l'infirmière qui dit amen à tout contrairement au médecin plus réfléchi. Je m'insurge contre cette vision: les infirmières et étudiant infirmiers se sont opposés à de nombreuses reprises au pouvoir afin de défendre leurs intérêts. Leurs nombreuses grèves ont d'ailleurs contribué à faire avancer leur statut (si je retrouve l'historique des grèves infirmières publié dans un numéro spécial "hôpital" du canard enchaîné je le mettrais en ligne).
Si les infirmières étaient opposées à cet accord elles sauraient exprimer leur mécontentement comme elles l'ont déjà fait par le passé.
Donc non, ce ne sont pas de faibles femmes en manque de pouvoir ou d'influence prêtes à tout accepter du gouvernement. De plus, elles bénéficient de la sympathie de la population qui les soutient généralement en cas de grève.


Vive les procès d'intentions.J'aurais donc traité en douce les infirmières de béni-oui-oui (si mon ex savait :d)
Renseigne-toi sur le nombre d'infirmières qui abandonnent le métier par rapport aux besoins en infirmières ,pour une profession dont les intérêts sont si bien défendus,c'est assez intéressant.
Tu as toi-même souligné les capacité de lobbying des médecins pour faire reculer les gouvernements,médecins qui sont parmis les professions les mieux représentées au parlement .Si cette sur-représentation explique en partie leur pouvoirs il n'y a rien d'insultant à imaginer que cette sous-représentation diminue leurs capacité à faire entendre leur revendications.


Citation:
Les départs de médecins conventionnés à la retraite seront compensés par l'installation de médecins conventionnés (c'est ce qui est prévu par exemple dans l'accord avec les infirmières): pourquoi diable les patients modestes iraient s'embêter à payer plus cher un médecin n'ayant pas de réputation particulière alors qu'ils peuvent aller voir un médecin conventionné ? J'aimerais bien qu'on m'explique quelle loi économique pourrait pousser une personne modeste à se ruiner en soin quand il peut être bien traité en étant remboursé en allant chez son médecin habituel, son remplaçant ou un confrère?


Si le gouvernement tient ses engagements ,tant mieux.
Mais il risque d'y avoir une diminution du nombre de médecins/habitant dans les années à venir .Même si le nombre de médecins conventionnés en zone non sous-médicalisées restait stable ,le vieillissement de la population risque d'augmenter les besoins dans ces zones.Notre "personne modeste" ,qui ne sera pas la seule personne de sa génération à connaitre les effets du vieillissement et à consulter plus fréquemment ,ne sera plus en mesure de se faire soigner rapidement et dans de bonne conditions en prenant son ticket tôt le matin dans la salle d'attente de son médecin où on est bien remboursé.Soit elle prendra son mal en patience ,soit elle ira payer plus cher (où la même somme sans être remboursée) chez un médecin qui est un peu moins demandé à cause de son déconventionnement ,où elle obtiendra un rendez-vous plus rapidement.

Mais si tu cherches la loi économique qui dit que quand on a très mal ,on est prêt à payer plus cher,pour être soulagé plus rapidement ,toutes choses égales par ailleurs(y compris les revenus et la le soin en lui-même)...



Citation:
Je doute que tu connaisses beaucoup de médecin de secteur III, je pense que tu confonds avec les médecins du secteur II. [...]

Si un tel comportement existe, j'avoue que cela reste un mystère économique pour moi.
Même si un riche voulait payer plus cher sa consultation par pur snobisme, il lui suffirait d'aller voir un médecin réputé de secteur II, un ancien chef de clinique.


J'ai dû consulter des médecins de secteurs I,II et des médecins de secteur III également...
Un "pur snobisme" ,sûrement.ça me rassure sur l'état actuel du système de santé,je croyais que c'était dû au fait qu'il m'était impossible de trouver moins cher et bien remboursé dans des conditions raisonnables ,notamment en matière de délais, sans faire de gros compromis en terme de qualité de vie.J'ai eu la chance d'en avoir les moyens ,sinon j'aurais fait ces compromis et j'aurais "payé" de cette façon,et je suppose que ça arrive à un certain nombre de gens.
Tu as des problèmes avec ce "mystère économique " parce que la santé n'est pas un produit comme les autres.
Non ,quand on est malade ,quand on a besoin d'une consultation en urgence, le choix ne se pose pas de la même façon qu'en faisant son marché le dimanche matin.

Citation:
Enfin, quand tu parles de l'effet dissuasif de l'exercice en zone sous-dotée qui amenerait les médecins à accepter de ruiner leur carrière plutôt que d'y aller. J'ai déjà expliqué pourquoi je n'y croyais absolument pas. Les fonctionnaires ont des conditions d'installation encore plus exigeantes et pourtant il ne manque pas de vocation. Les profs, métier ô combien féminin, sont mutés dans des villes difficiles ou à la campagne hors de leur région d'origine et attendent des années de pouvoir retourner chez eux mais cela ne semble pas tarir les vocations...


Le mariage/pacs compte justement dans les dispositifs de points pour les mutations.Je ne connais pas les détails,il existe des "pacs blancs" :d ,réalisés dans l'objectif de contourner le système.
Toi qui parle autant d'économie,tu oublies que le marché de l'emploi n'est pas le même chez les médécins et professeurs,qui ont dans beaucoup de domaines un employeur largement dominant-l'Etat- et des demandes d'emplois supérieures supérieures aux offres.
Des aspirants professeurs en situation précaire ,ça se trouve quand même plus facilement qes médecins au chomâge.
Les fonctions de professeurs et de magistrats s'exercent plutot en ville (des petites villes parfois ,certes...) .
Et surtout les premières mutations d'un professeur ou d'un magistrat on lieu en général plus tôt dans la vie que l'installation d'un médecin en libéral.Vers 30 ans ,on finit l'internat ,alors qu'il est largement possible ,au même âge ,d'être professeur depuis plus de 5 ans et d'avoir gagné suffisament de points pour aller dans un lieu plus attractif pour sa vie affective.
Sans parler du fait que les règles de mutation dans l'EN favorisent l'ancienneté.Les "vieux" professeurs ont un poids plus importants ,sont les mieux représentés et les moins défavorisés par la situation ,d'où peut-être le fait que ce problème ne soit pas en tête de leurs revendications ,alors même qu'il est au coeur des préoccupations des jeunes professeurs.
Et puis nom de dieu ,si le système de mutations l'éducation nationale devient un modèle à suivre ,vu les déséquilibres actuels ,il y a de quoi prendre peur.


Citation:
On ne fait pas autant d'années d'études pour saboter sa carrière même si on est une femme
ça ne m'apparaît pas du tout crédible sauf à prendre les femmes pour des être irrationnels qui sont capables de perdre une décennie à faire des études pour rien et à ne pas en récolter les fruits . Et de toute façon, il y a également des hommes, qui si les femmes ne souhaitent pas agir en fonction de leur intérêt sauront eux, le faire...
Au pire, on assistera à une désaffection des femmes pour les études de médecine qui sera compensée par une arrivée d'hommes. Mais je ne pense pas que les femmes se détourneront de leur vocation pour autant.



Tu as toi-même souligné l'importance de l'investissement en terme d'années d'études.Tu es donc en mesure d'imaginer que,par ex.,que les personnes qui en ont effectué 10 ans d'études aient plus de revendications concernant leur retour sur investissement que celles qui en ont effectué 3 (mais officiellement bac+2 ,pour un métier si bien reconnu).
Pour ce qui est du sacrifice que font les femmes par rapport à leurs carrières ...
C'est un peu hors sujet ,mais ça n'a rien d'irrationnel d'affimer que les objectifs de carrière de deux personnes engagées dans un couple ne sont pas toujours compatibles,et qu'il est souvent nécessaire que l'une des deux parties fasse des concessions.
Des tas d'études ont montré que c'est plus souvent la femme qui le fait ,alors même que dans beaucoup de domaines ,elles réussissent mieux que les hommes au niveau scolaire et universitaire
D'ailleurs ,dans les postes de médecins les moins bien rémunérés (ex. médecin scolaire,médecin du travail) ,on trouve une plus grande proportion de femmes qu'ailleurs.
Peut-être parce que malgré l'évolution des moeurs ,les habitudes font qu'il est moins dévalorisant pour une femme de voir son intérêt ailleurs que dans la rémunération .
Il est possible que certains hommes y perdent ,mais c'est une autre histoire.

Auteur: alafoly!!!
Date: 15 Oct 2007 02:50
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux


ça continue

Auteur: alafoly!!!
Date: 16 Oct 2007 17:46
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
le point sur la situation à ce jour:
http://www.france-info.com/spip.php?article23965&theme=9&sous_theme=44
la visite de Sarko au CHU de Bordeaux....

mais la mobilisation des internes qui reste intacte:
http://www.france-info.com/spip.php?article23742&theme=9&sous_theme=44

Auteur: Anksu-Amon
Date: 16 Oct 2007 18:44
Sujet du message: GREVE NATIONALE des internes des hopitaux
En même temps vu comment ca se passe dans les hopitaux, le peu de moyens dont nous disposons, je trouve son choix plus qu'ironi