| L'organisation de la pêche aux Antilles.
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, le sujet m'interresse beaucoup, par curiosité, j'aimerais beaucoup savoir comment ca se passe concrétement.
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| Selon les estimations de l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la production halieutique guadeloupéenne aurait augmenté de plus de 20 % au cours de la dernière décennie. Cette évolution est principalement due au développement de la pêche de poissons marins, la production de crustacés demeurant stable. Malgré cette hausse, l’aquaculture et la pêche ne permettent toujours pas de couvrir les besoins de la consommation locale estimée entre 13 000 et 15 000 tonnes pour l’année 2000.
L’organisation de la profession Une seule coopérative en activité En dépit des différentes tentatives de structuration mises en place ces dernières années, le secteur coopératif est essentiellement animé par la Coopérative des Marins-Pêcheurs de la Guadeloupe (COMAPEGA). A la fin de l’année 2000, elle regroupait 2 200 sociétaires dont les deux-tiers sont marins-pêcheurs, les statuts autorisant un tiers des sociétaires à ne pas appartenir à la profession. Cette coopérative, fondée en 1976, dispose de sept points de vente et exerce son activité dans le domaine de l’avitaillement maritime en assurant aux pêcheurs la fourniture de carburant détaxé, de glace, d’appâts et d’articles de pêche. Un comité régional des pêches a par ailleurs été créé en juinllet 2005. M. Jean-Claude Yoyotte, élu à sa présidence, a fait de ce comité un interlocuteur de premier ordre pour les pouvoirs publics, ainsi qu’un organisme fédérateur des intérêts de la majorité de la profession. Des handicaps structurels (concurrence des états voisins et raréfaction de la ressources) et conjoncturels (baisse des cours du poisson et hausse du prix des carburants) portent cependant atteinte au dynamisme de la filière. Les pêcheurs Le nombre de pêcheurs professionnels enrôlés, c’est-à-dire disposant de la couverture sociale du marin, s’élevait fin 2005 à 1 052 alors qu'il était de 1 244 fin 2000. Cependant, il n’est pas rare que des personnes s’improvisent pêcheurs quand elles perdent leur emploi. Aux pêcheurs déclarés, il convient donc d’ajouter presque autant de pêcheurs clandestins journaliers, parmi lesquels de jeunes matelots ou marins professionnels qui ne renouvellent pas leurs rôles, et les plaisanciers qui vendent leurs poissons occasionnellement. Cette concurrence déloyale induit des conflits à l’intérieur de la profession, et nuit à l’organisation et au professionnalisme du secteur. Les équipements La Guadeloupe dénombre moins de 900 navires armés à la pêche, parmi lesquels 65 % ont été armés toute l’année. La flotille de pêche se compose de trois types d’embarcations de taille variable selon le mode de pêche pratiqué : - Les « Saintoises » (bateaux de moins de 9 mètres) équipées de moteurs hors bord, représentent près de 94 % de la flotille et sont utilisées pour des sorties en mer de quelques heures. - Les navires de 9 et 12 mètres, au nombre de 65, sont parfois équipés de moyens de conservation et permettent à un petit équipage de pêcher dans des zones éloignées pendant plusieurs jours. - Les 6 bateaux de plus de 12 mètres sont destinés à des campagnes de pêche de trois semaines au large de la Guyane. Le financement Le financement de la filière pêche est traditionnellement assuré par le Crédit maritime qui octroie notamment des prêts d’équipements aidés. La pêche bénéficie également d’aides européennes. Enfin, il convient de noter le rôle important de la « caisse de chômage intempéries » qui permet une intervention financière indirecte de l’Etat. Les résultats de la filière La dissémination des points de débarquement et l’absence de criée rendent incertaines l’appréhension des résultats de la pêche. Elle est estimée à 10 000 tonnes, dont 94 % de poissons. Les structures de commercialisation sont traditionnelles. La DRAM dénombre environ 150 points de débarquement, ce qui pose un problème de logistique, étant donnée la concentration de la demande sur deux pôles, la région pointoise et Basse-Terre. La vente directe aux consommateurs absorbe 70 % de la production. Elle s’effectue sur les lieux de débarquement dans des conditions sanitaires souvent médiocres. Le reste est cédé aux revendeuses qui alimentent les campagnes (25 %) et à deux mareyeurs. Les grandes et moyennes surfaces de la Guadeloupe vendent essentiellement des produits importés, congelés ou transformés. Seuls 5 à 6 % de la production locale sont vendus aux mareyeurs indépendants et aux grandes et moyennes surfaces. L’avenir de la filière passe par l’organisation de la commercialisation, la poursuite de la modernisation des équipements, ainsi que la protection et le développement de l’espace maritime. Accueil Guadeloupe Mise à jour : juin 2006 |
| Dragonball a écrit: |
Alors qu'on parle en ce moment beaucoup des problèmes de la pêche en France, je me rend compte que je ne connais au fait quasiment rien du milieu de la pêche aux Antilles !
J'ai juste en tête l'image d'Epinal du pècheur dans sa petite barque avec une bouteille de Rhum bien placé à côté de lui ! Alors, comment est organisé la pêche aux Antilles ? Y a t-il beaucoup de grosses embarquations ? Comment s'organise la distribution (Supermarché, Marché, Réstaurants) ? Etc, etc ....... |
| coui a écrit: |
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non la bouteille c'est en revenant, pour le décollage...... |
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