| CAPES créole 2002
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, je suis allé sur le site de l'Académie, et j'ai trouvé le document auquel tu fais référence, Nina.
Et je ne mets pas en doute le Président du Jury. Mais là, y'a du boulot. Le Capes de créole n'est pas juste une épreuve où on va parler créole en public pour obtenir un poste. C'est un vrai concours.
| Skydig a écrit: |
| Non c'est faux :
"Le C.A.P.E.S de créole 2001-2002 vient de s'achever: des 192 candidats initials, 8 candidats ont étés admis (5 réunionnais + 3 antillais) et 2 candidats réunionnais restent sur la liste d'attente." Sur les 3 antillais(es), 1 ou 2 guadeloupéennes me semble-t-il. |
| Skydig a écrit: |
| Non c'est faux :
"Le C.A.P.E.S de créole 2001-2002 vient de s'achever: des 192 candidats initials, 8 candidats ont étés admis (5 réunionnais + 3 antillais) et 2 candidats réunionnais restent sur la liste d'attente." Sur les 3 antillais(es), 1 ou 2 guadeloupéennes me semble-t-il. Source : http://www.palli.ch/~kapeskreyol/ |
Foxybrown70
| foxybrown70 a écrit: |
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Mais au fait, un professeur de créole enseigne à quel niveau? Perso, moi je pense que l'on devrait retrouver l'enseignement du créole dans le secondaire (collège + lycée) en option facultative. |
| foxybrown70 a écrit: |
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En primaire, les prof des écoles pourraient très bien assurer cet enseignement (mais ça fait du boulot supp) ou des intervenants extérieurs (étudiants en créole)...
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pfffft
envolée
), ni d'apprendre aux gens à parler (ce que bcp savent déjà faire plus ou moins) mais bien d'aller là où la pratique régulière de la langue ne nous emmènera jamais :
Mais sans expérience de l'éducation, je crois que le cursus scolaire de la maternelle à l'université n'est que l'amélioration plus ou moins lente d'un langage, de telle manière qu'on passe d'un oral rudimentaire à un écrit très riche.
Pour ce qui est de l'enseignement des maths en créole (par exemple), je faisais évidemment référence à l'absence de vocabulaire spécifique en créole. Je ne vois donc pas trop quel en serait l'intérêt (du point de vue efficacité) dans l'état actuel des choses ?
| Citation: |
| Je ne vais pas rebondir sur l'apprentissage à l'élémentaire du français... même si ça m'a fait bondir... Mais sans expérience de l'éducation, je crois que le cursus scolaire de la maternelle à l'université n'est que l'amélioration plus ou moins lente d'un langage, de telle manière qu'on passe d'un oral rudimentaire à un écrit très riche.
Sa pé pa fèt an kréyôl? |
Chapeau!
Je pense que c'est à toi, ainsi qu'à tous ceux qui ont osé passer le 1er Capes, ceux qui étudient le créole, ceux qui font un travail de linguistique, de recherche, d'enrichir le créole, même pour les maths, l'économie, la physique, la macro-biologie, etc...
C'est aux universitaires de travailler à l'apparition de néologismes. Comme le français.
preuve qu'on peut tout faire
| lolo971 a écrit: |
Pourquoi après tout? A partir du moment où on maîtrise le créole, on peut tout traduire... ![]() |
| 6klôn a écrit: |
J'ai appris récemment que quelqu'un traduisait le dictionnaire de Word en créole... |
| lolo971 a écrit: |
| Je suis tombée sur cet article concernant un détracteur du GEREC...
Chaudenson contre le GEREC-F ...A croire que ça dérange certaines personnes qu'on puisse s'émanciper ne serait-ce que culturellement! |
(c'est vrai qu'il a fait fort, mais il y avait des antécédents que vous ignorez
)
), mais sur la qualité de ce CAPES
| anacaona a écrit: |
| Un article est même sorti il y a une ou deux semaines dans France-Antilles, pour lancer un appel à la démocratisation du débat littéraire : respect pour le droit d'avoir un avis différent de celui des "dictateurs" du Gerec. Il a été signé par de nombreuses personnalités locales, qui apprécient de moins en moins la tyrannie d'une pensée unique sur le créole... |
| Anacaona a écrit: | ||
C'est plus compliqué que cela, mon chou ! Si vous pouvez vous procurez la K7 vidéo d'ATV, vous ne manquerez pas de douter de l'identité de ceux qui détractent véritablement les créoles, et surtout vous prendrez conscience qu'entre émancipation et enfermement il n'y a que le pas de la manipulation et de la malhonnêteté intellectuelle.
Mr Chaudenson précise entre autres dans ce Club ATV : - que Raphaël pratique l'invective plus que la polémique et le débat scientifique,
- et que sa thèse est nulle ou médiocre. (c'est vrai qu'il a fait fort, mais il y avait des antécédents que vous ignorez )
La suite de ce triste feuilleton, c'est que fou de rage, Raphaël C. s'en est pris à ceux de ses compatriotes qui ont invité le Pr Chaudenson en Martinique ; il aurait invectivé tous ceux qu'il pouvait, y compris ses anciens partenaires du "Comité" aujourd'hui dissout. Cett dissolution fait suite à la plainte pour diffammation dont ils font l'objet à cause des manques de respect de Raphaël ; et c'est la seconde fois. La première fois, il l'avait fait dans un journal, Caribel ou Karibel, qui avait du payer l'amende à sa place, car il avait perdu le procès.
Un article est même sorti il y a une ou deux semaines dans France-Antilles, pour lancer un appel à la démocratisation du débat littéraire : respect pour le droit d'avoir un avis différent de celui des "dictateurs" du Gerec. Il a été signé par de nombreuses personnalités locales, qui apprécient de moins en moins la tyrannie d'une pensée unique sur le créole...
Il y a de sérieux doutes sur l'avenir des premières promotions du Capes créole. Auront-ils de quoi enseigner à temps plein dans un pays créolophone ? En fait, là où le public et les élèves auraient été grugés, c'est que l'âpreté du débat n'a jamais porté sur le désir ou le refus de créer ce CAPES (ce qui était plus simpliste à présenter, donc plus médiatique... ), mais sur la qualité de ce CAPES - Reconnaître plusieurs créoles au lieu de les mettre tous dans le même panier, surtout qu'ils n'ont pas tous les mêmes origines, que les compréhensions réciproques sont parfois impossibles et que la diversité est source de richesse ;
- par contre l'homogénéisation risque de faire disparaître les particularités culturelles par la domination d'un système sur les autres.
Il y avait encore plus de points qui méritaient d'être travaillés ; mais comme tout ce qui demande un peu d'efforts et de travail sérieux, il a été plus facile d'emporter l'adhésion de ceux qui étaient trop pressés de rechercher la notoriété aux dépends de générations d'étudiant(e)s... ![]() |
| weshcsamem a écrit: |
| ...polémique entre R. Confiant et le professeur Chaudenson...contentieux existant entre ces deux personnalités...un problème de personne qu'autre chose (yo dwet pa sa wè tet yo) et les deux ont à la fois tort et raison dans leur argumentation. ...Il est vrai que M. Confiant possède une très forte personnalité et ke ces propos sont assez souvent contestables, mais je ne prendrais pa les dires de M Chaudenson pour d paroles d'Evangile |
| weshcsamem a écrit: |
| ...c'ets un travail d'autant plus difficile, que cette langue a toujours été combattue ou dévalorisée et que les traces historiques sont rares....et dc l'impression d'une non-productivité des travaux du Gerec F. |
| weshcsamem a écrit: |
| ...Concernant "l'appel des personnalités", j'aimerais savoir de ki il s'agit car il est facile de s'abriter derrière le couvert de l'anonymat; ...L'essentiel c ki fok nou fè vanssé lang nou an pou nou pé ay pli wo!!...les membres du Gerec sont mieux placés que nous, étant donné qu'ils essaient de faire avancer les différents créoles... cette querelle montre justement que le créole est une langue bien vivante et c'est justement le contraire qui aurait pu faire penser le contraire. |
| weshcsamem a écrit: |
| ... je suis d'accord avec l'idée qu'un deuxième groupe d'étude pourrait être une bonn eidée dans la mesure où l'on pourrait confronté les idées et les recherches de chacun et aboutir à une langue plus ou moins neutre...Après pour ce qui est de la diversité des créoles et de la séparation des études, cela relève plus d'une démarche et d'une réflexion. C kler ka priori, au vu de la diversité des créoles à travers le monde, cela serait une bonne chose mais aprè, ...établir des passerelles entre les différents créoles. J-Yves |
| Anacaona a écrit: | ||
Un des points d'achoppement est le suivant (tu pourras méditer là-dessus si cela te dis !) : Aucune langue a ce jour dans le monde, n'a été ou n'est créée artificiellement ; sauf... le créole. Cela ne s'est jamais vu. Des mots inventés de toutes pièces comme "mounté" pour dire "humanité", sont intégrés comme faisant parti de notre langue. Or nulle part sur la terre, ces mots ne sont utilisés, et il n'est pas certain qu'ils le soient un jour. En tant que créolophones, certain(e)s peuvent se sentir trahis, car leur langue, et donc leur culture, n'est pas respectée fidèlement. Mais ils leur est répondu qu'ils ne sont pas universitaires (la "plèbe" donc), et que par conséquent ils n'ont rien à dire. |
| Anacaona a écrit: |
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Une telle démarche signifie également que ceux qui travaillent sur notre langue auraient une vision dévalorisée de celle-ci (C'est d'ailleurs une valeur qui avait été inculquée à Raphael dans son enfance - et à nombre de ses sympathisants issus du même milieu-, fils d'institutrice, et à qui il était interdit de parler créole...), en la considérant si pauvre en vocabulaire à côté d'autres langues "reines ?" qu'il serait absolumment indispensable d'inventer des mots qui n'existent pas réellement. Personnellement, il y a quelque chose qui m'attriste beaucoup ; c'est que l'aspect immatériel du créole soit insuffisamment étudié. Il s'agit de l'âme créole, la poésie créole, pas seulement la survivance de ses origines africaines animistes, mais ses développements à travers le recours quasi-systématique à la métaphore qui sont la véritable complémentation du nombre de mots disponibles. C'est à la fois très subtil et essentiel. Comme tout dans l'éducation, cette âme se forme en nous par des stimulis que nous intégrons au stade de la petite enfance, comme un parfun de chocolat pain-au-beurre ou l'odeur des bois ti-baume pendant le carême. Cela fait toute la différence entre une traduction littérale mot à mot, et une émotion qui va au-delà de l'humour ou autre, et qui crée un véritable sentiment d'appartenance à une communauté. J'éprouve toujours un immense plaisir à écouter ou à lire le créole guadeloupéen, car j'y retrouve cette même âme avec des expressions verbales inattendues... Si cela n'est pas pris en compte, je crains que le travail de désagrégation des peuples créolophones que nous aurions pu former, et entamé par nos véritables "ennemis", finisse par être totalement achevé. |
| weshcsamem a écrit: |
| ...on a besoin d'un créole théorique(si tu préfères, soutenu) et d'un créole familier. Le fait de construire des mots nouveaux et d'en inventer est commun à toutes les langues vivantes. Il s'invente de nouveau mots en Français. |
). "Limanité'a" me semble une intégration plus fidèle à la formation spontanée des mots en créole. L'ignorer, à mon humble avis, c'est faire fi des mécanismes naturels sous-jacents à l'expression de notre langue. Dans quelques siècles, je ne doute pas qu'une transformation se sera opérée. L'important c'est de continuer à pratiquer le créole pour qu'il évolue et s'étoffe...
| weshcsamem a écrit: |
| ...Prenons un exemple avec le Français avec le terme couriel.C'est un mot créé de toute pièce mais qui n'est pas encore adopté par tous. C pareil pour le créole. Une fois ke le théorique sera définitivement établi (sil ne lest djà) et ke tout le monde aura accès aux dictionnaires, on sera obligé de tenir compte de l'évolutioncomme c'est le cas pour la langue française. |
| weshcsamem a écrit: |
| ... Cependant g pense kil vo mieux avoir d bases établies pour le créole(concrètement) et puis o fu et a mesure on pourra faire évoluer les mots et les concepts. |
| Anacaona a écrit: | ||
En fait, nous sommes d'accord sur ce point. La "théorisation" de la langue qui, dans le cas qui nous préoccupe, est surtout une "rationnalisation" des mécanismes de formation, est une démarche indispensable. En effet, elle intègre la compréhension de ces mécanismes et par là-même, il sera possible, sinon d'anticiper, mais au moins d'en extraire un outil supplémentaire pour assoir les fondements de nos cultures créoles respectives. D'où la nécessité de sauvegarder l'authenticité de chacune d'elles... ![]() |
| weshcsamem a écrit: |
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), je voudrais avoir l'assurance avant que cette option soit choisie, que le créole de la Réunion et les créoles antillo-guyanais ont des origines culturelles absolumment similaires et qu'un phénomène particulier à m'expliquer, ferait que leur édification respective ait été identiques à de telles distances d'éloignement. Je rappelle, que pour les antillo-guyanais la population noire était de loin plus que majoritaire (presque l'essentiel) et que les traditions animistes africaines entre autres ont joué un rôle prépondérant...
| Anacaona a écrit: |
| Pousses le raisonnement à l'extrème :
- Si tu choisis une même base pour tous les créoles, cela présuppose que les mécanismes de formation de tous les créoles ont été et sont les mêmes, avec comme conséquence que tous les créoles ont la même construction linguistique (grammaticale, vocabulariale, etc.). Comme je ne suis pas une spécialiste (seulement une créolophone pas trop contrariée ), je voudrais avoir l'assurance avant que cette option soit choisie, que le créole de la Réunion et les créoles antillo-guyanais ont des origines culturelles absolumment similaires et qu'un phénomène particulier à m'expliquer, ferait que leur édification respective ait été identiques à de telles distances d'éloignement. Je rappelle, que pour les antillo-guyanais la population noire était de loin plus que majoritaire (presque l'essentiel) et que les traditions animistes africaines entre autres ont joué un rôle prépondérant...
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| Anacaona a écrit: |
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- si tu choisis des bases distinctes propres à chacun des grands "courants" créoles, et que relèves les points communs entre "les deux", tu reconnais les différences cuturelles intrinsèques à chaque population créolophone, sans fermer la porte à des analogies observables dans les deux mécanismes de formation... Du moins, je crois... ![]() |
| weshcsamem a écrit: |
| ...c'est le même phénomène qui a contribué à fonder le créole: un mélange ou une sorte de mix entre les différents dialectes et langages propres aux ethnies de ces îles. |
Plus que les langages, ce sont les cultures différentes de ces peuples qui ont probablement déterminé l'orientation de l'édification des créoles...
| weshcsamem a écrit: |
| ...il faut que l'on arrive à fonder des créoles ayant leurs propres spécifités mais qui puissent se comprendre. L'idéal serait pour moi que l'on soit dans la situation de l'Anglais, avec l'Anglais Américain, l'Anglais d'Angleterre (toute proportion gardée). |
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Un scientifique digne de ce nom sait que la nature a ses lois et que son rôle n'est que d'essayer de comprendre la logique (on pourrait dire l'"intelligence") des phénomènes qui en découlent. Comme ce travail n'est jamais terminé, le scientifique sait qu'il ignore encore beaucoup de la nature et que cette "intelligence" par conséquent, en quelque part, lui est supérieure même si lui-même en est pêtri.
| Anacaona a écrit: |
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Par contre, tu te "trahis" en quelque sorte lorsque tu parles de "fonder des créoles". Tu es dans la logique de la création pure, en dehors du réel forcément car une langue se créé toujours dans la rue par ceux qui l'emploient au quotidien. Reconnais que ce serait une première dans l'histoire de l'humanité que de créer une langue en laboratoire d'Université. |
| Anacaona a écrit: |
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L'erreur de certains universitaires justement est de confondre découverte et création. J'en connais qui m'ont affirmé qu'ils se considéraient comme des créateurs (...de connaissances, parce qu'ils mettaient à la portée des autres les résultats de leurs découvertes) et d'ailleurs fiers de cette conviction qui les valorisaient, estimaient être des individus de qualité et de métier supérieurs aux autres . |
| Anacaona a écrit: |
Un scientifique digne de ce nom sait que la nature a ses lois et que son rôle n'est que d'essayer de comprendre la logique (on pourrait dire l'"intelligence") des phénomènes qui en découlent. Comme ce travail n'est jamais terminé, le scientifique sait qu'il ignore encore beaucoup de la nature et que cette "intelligence" par conséquent, en quelque part, lui est supérieure même si lui-même en est pêtri.
![]() |
et d'écoute et d'attention sur les évolutions de la société???
| Albert972 a écrit: |
Mi déba!!!! C'est un plaisir de vous lire. Merci Anacaona, Weshcamem et Lolo971 |
| Albert972 a écrit: |
| Par contre Weshcsamem, je ne te rejoins pas quand tu dis que nous faisons du créole une utilisation dévalorisante. Ce n'est pas toujours vrai aux Antilles et que dire de la Réunion où le créole est je pense plus parlé que le français.
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| weshcsamem a écrit: |
| ...il est surtout utilisé pour injurier voire dévaloriser l'autre... |
) pour témoigner du fait que chez moi, et d'après ce que j'observe ça et là, le créole me semble exprimer avec plus de force que le français, les émotions aussi bien négatives que positives (je laisse de côté ceux et celles chez qui l'usage du créole a été diabolisé...). Par exemple, l'expression "fout' sa bon !" reprise par les jeunes des années 80 en un "bagaille la ka désen'!" apparait aux yeux de certains (peut-être les plus anciens) comme plus sincère qu'un "c'est excellent" ou "c'est exquis !". La raison en est relativement simple : la langue du colonisateur était plus faite pour dire le droit que pour exprimer des émotions. Cela semble donc bizzare, précieux et hypocrite pour certains de les entendre exprimer en français par des antillo-guyanais non blancs. Ils se voient soupçonnés de vouloir endosser un costume qui a priori ne leur irait pas : le "masque blanc" !
| Anacaona a écrit: | ||
Je ne relève que cette remarque (je suis un peu fatiguée ces jours-ci... ) pour témoigner du fait que chez moi, et d'après ce que j'observe ça et là, le créole me semble exprimer avec plus de force que le français, les émotions aussi bien négatives que positives (je laisse de côté ceux et celles chez qui l'usage du créole a été diabolisé...). Par exemple, l'expression "fout' sa bon !" reprise par les jeunes des années 80 en un "bagaille la ka désen'!" apparait aux yeux de certains (peut-être les plus anciens) comme plus sincère qu'un "c'est excellent" ou "c'est exquis !". La raison en est relativement simple : la langue du colonisateur était plus faite pour dire le droit que pour exprimer des émotions. Cela semble donc bizzare, précieux et hypocrite pour certains de les entendre exprimer en français par des antillo-guyanais non blancs. Ils se voient soupçonnés de vouloir endosser un costume qui a priori ne leur irait pas : le "masque blanc" !
Bref ! Ceci n'était qu'une petite contribution au débat... En fait, pour revenir à celui qu'a donc lancé lolo971... eh bien, c'est pas joli-joli ! De l'invective, on est passé à la diffamation et maintenant on est dans l'univers glauque des complots de rumeurs à faire courrir au sein de ce petit milieu de mégalos et de leurs chiens de garde. Et ceci aussi bien contre "les amis de ses ennemis" que contre "ses anciens amis"... Il n'y a pas une semaine, il m'a même été personnellement demandé de faire courrir des bruits ignobles (par leur nature) dont "on" me disait bien qu'ils n'étaient pas prouvés ! Evidemment, je n'en ferais rien !
Sachez seulement que les uns et les autres s'accusent réciproquement de pédophilie, de crimes de sang, qu'il y a des questions d'argent non réglées, des "cadavres" dans des placards... Bref ! Tout ceci pour dire, que d'ici à ce que je prenne pour parole d'évangile les déclarations d'un quelconque universitaire ou prix Untel, les poules auront des dents !
J'étudie le créole, comme la spiritualité, en lisant le grand livre de la vie ! Point ! |
| Anacaona a écrit: |
Je ne relève que cette remarque (je suis un peu fatiguée ces jours-ci... ) pour témoigner du fait que chez moi, et d'après ce que j'observe ça et là, le créole me semble exprimer avec plus de force que le français, les émotions aussi bien négatives que positives (je laisse de côté ceux et celles chez qui l'usage du créole a été diabolisé...). Par exemple, l'expression "fout' sa bon !" reprise par les jeunes des années 80 en un "bagaille la ka désen'!" apparait aux yeux de certains (peut-être les plus anciens) comme plus sincère qu'un "c'est excellent" ou "c'est exquis !". |
| Citation: |
| En fait, pour revenir à celui qu'a donc lancé lolo971... eh bien, c'est pas joli-joli ! |
| Citation: |
| Sachez seulement que les uns et les autres s'accusent réciproquement de pédophilie, de crimes de sang, qu'il y a des questions d'argent non réglées, des "cadavres" dans des placards... |
| Citation: |
| J'étudie le créole, comme la spiritualité, en lisant le grand livre de la vie ! Point ! |
| Citation: |
| Mi déba!!!!
C'est un plaisir de vous lire. Merci Anacaona, Weshcamem et Lolo971 |
| Snaïka' a écrit: |
| Tu peux passer le CAPES créole comme tous les autres CAPES une fois que tu as une licence en poche. La licence recommandée est la licence LCR Langues et cultures régionales option créole.
Tu peux décider de passer le CAPES sans avoir suivi de formation encadrée en t'inscrivant tout simplement. Tu peux être en MASTER et préparer le CAPES à côté. Mais tu peux aussi suivre des cours à l'IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) pour mieux te préparer car ce n'est pas une mince affaire. Il y a aussi la possibilité de suivre des cours par le CNED ou des écoles privées. Pour les écoles privées en créole j'ai des doutes ceci dit. Il y a une formation en martinique à ma connaissance. En gros c'est ça |