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Nos ancêtres les Karibs
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  Au coeur des Dom-Tom:   Sujet: Nos ancêtres les Karibs

jpmoreau
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 #121 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 28 Jan 2007 18:25

Réponses à Whitey et à SBx...La Martinique a porté essentiellement deux noms . Le nom caraïbe " Joannacaira" ( d 'après l 'Anonyme de Carpentras) qui figure sur la première carte americaine celle de Juan de la Cosa de l 'année 1500 sous la forme de "Canara" .Puis"Janucanara " sur la carte de Cantino de 1502. Mais pour les Arawaks des grandes Antilles l 'île s 'appelait " Matinino " l 'île aux femmes ( et non aux fleurs comme on le lit partout ). (Mais dans le regard des hommes les deux mots sont souvent associés comme vous le savez mesdames ).
C 'est ce qu 'on peut lire dans le journal de Christophe Colomb.C 'est à la suite du 4° voyage de Colomb que le nom caraïbe va disparaître au profit du nom arawak. Sur le planisphère de Johannes Ruysch on peut lire " Martininia" . En 1519 sur la carte de Wolfenbuttel on trouve "Matenino" .Du côté français il faut attendre 1541 la carte de Nicolas Desliens pour lire " Matinina".
Parallelement la cedule royale de 1511" Real provision que los Indios Caribes se pueden tomar por esclavos " mentionne l 'île de Matinino entre la Dominique et sainte Lucie comme une île habitée par les Caraïbes .
C 'est dans la cartographie italienne de la première partie du XVI° que le nom va deriver vers " Madinina" sous lequel tout le monde la connait actuellement alors que les vrais nom s d'origine sont " matinino" ou "janucanara".

"Taïno "nom donné aux amerindiens des Grandes antilles , particulièrement à Saint domingue signifierait en réalité " homme bon " en langue arawak. Quand Colomb prit contact avec les premiers amerindiens ceux-ci s 'approchèrent en répétant ce mot : "taïno , taïno ..."que les Espagnols interprétèrent aussitôt comme le nom du peuple qu 'ils venaient de découvrir . C 'est également lors du 1er voyage de Colomb en 1492que ses informateurs amerindiens lui parlent d 'une population à l 'est qui venait les assaillir et les devorer . Ils s 'appelleraient " cariba" "caniba" "canima .... Le nom " caniba ou "kaniba " provoqua une grande joie chez Colomb car il pensa aussitôt avoir à faire aux habitants du grand Khan ( ou empire de Chine ) qui était l 'objectif final de ce voyage . Ces mots passèrent à la posterité sous la forme " caraïbe " et " cannibale " du côté français . Là encore il y eut une confusion . En réalité dans la langue arawak " cariba ou caniba" signifiait simplement " grand guerrier " . Les informateurs indiens avaient voulu expliquer aux conquistadores espagnols qu ' ils étaient assaillis par des guerriers qui venaient de l 'est .
Alors finalement comment ceux que l 'on appelle aujourd'hui " caraïbes insulaires" se nommaient -ils ?
Si l 'on en croit l 'Anonyme de Carpentras qui vécu 11 mois parmi ceux de la Martinique et de la Dominique les Caraïbes se nommaient " balouy"( Moreau 1990 page 219) ce qui en réalité signifie " gens de Terre ferme " . A la question posée par l 'Anonyme ont-ils par ce nom signifier l 'origine historique du groupe qui peuplait alors les Petites antilles ? Ou l 'unité de leur ethnie installée aussi bien dans les îles qu 'en Terre Ferme .
On trouve une deuxième indication dans l 'Anonyme ( page 200). Après la reussite au 2° niveau d 'épreuves d' initiation un homme se dit alors " caraïbe " c 'est à dire " guerrier " alors qu 'avant il était considéré comme un enfant . Ce qui confirme encore une fois le sens de " cariba , caniba " synonyme de guerrier .
Aujourd'hui certains auteurs , en s 'appuyant sur des chroniqueurs comme Breton , Dutertre ou Rochefort utilisent le mot "kalina" pour parler de la société caraïbe insulaire ou " kalinago" pour parler des hommes . Dans la Relation de l 'île de la Guadeloupe anonyme mais que l 'on attribue à Breton il écrit que les hommes se designeraient comme " kallinago" et les femmes "kalliponam" . Ils descendraient d 'un ancêtre mythique Kaligago qui aurait été le premier à s 'installer avec sa famille en Dominique .
Connaissant l 'importance et le pouvoir de la langue et des noms chez les Caraïbes j 'ai du mal à penser que dans la vie courante ils puissent s 'attribuer un nom aussi fortement symbolique . Peut être lors de certaines cérémonies .
Pour le moment Je continue à être circonspect et à me contenter du nom "caraïbe insulaire " .
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 #122 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 28 Jan 2007 20:47

Il y a ce texte (ce n'est pas un mémoire d'histoire) mais apporte quelques connaissances sur ces populations.

Joanacaera ou Fort de France dans le souvenir




L'île de la Martinique ne fut pas toujours ainsi, peuplée d'égarés et de gens empêchés qui cherchaient dans l'opalescence de la lune, une lactescence à l'obscurité de leur blessure. Des gens dont la destinée - capricieuse - les fit piteusement échouer, dans les rets d'un intempérant biblique, dont l'exécration piégea la descendance dans la servilité.

Ils ne se complaisaient nullement des retenues obérant leur mue, ils aspiraient grandiose à la métamorphose. Il y eut maldonne - le jeu de carte biseauté - les lots qu'ils échurent les exhérédaient de la glose, les confinant à adorner le réel d'une sous condition. Tous ces gens contrariés ne demandaient qu'à se fâcher, des gens à la pensée déterministe, fatalistes dans l'âme, laissant au sort la conduite de leur mort et aux impérities des galapiats la conduite de leur vie.


En attendant, qu'il ne pleuve des nuages intumescents, une avalasse d'apothéose, dans le brouillard pellucide de leur confusion, prière et magie semblaient être la solution. Mais jadis, avant, très longtemps avant, au temps de Louquo, celui qui fit la terre molle et sans morne, puis qui fit jaillir de son nombril le premier Kalinagos (Racumon), il y eut les Arawaks.


Et il y a très longtemps de cela, sans doute, là même où se situe la capitale : Fort-de France, il y avait une mangrove fourmillant de maringouins et une rivière où paissaient des lamantins. C'était au temps de Louquo, au temps où les tortues pondaient en toute quiétude sur les plages, et en ce temps-là, il y eut des piays qui vénérèrent les zemeens, et s'écartèrent de Mapoia. Des gens superstitieux qui rêvaient d'une terre sans morne, d'où couleraient des rivières de ouicou et où tout pousserait sans y avoir été planté. Un endroit où on n'y ferait que boire, danser et forniquer...
C'était au temps où les zémeens s'étaient faits étoiles et où Nonun honteuse s'en alla cacher sa pâleur luminescente, de la face rayonnante de Huoiiu. C'était au temps où le grand zémeen se nommait Coüalina, et l'arc-en-ciel, Joulouca, ça sonnait beau comme un cri de guerre, comme un cri de nègre : Joulouca !



Mais tout ceci, c'était avant eux et avant nous.



Et avant eux, avant nous, il y eut ces hommes-roucous-emplumés qui chassaient le soleil et dénombrèrent les lunes, l'une après l'une. Avant eux, avant nous, il y eut ces hommes-roucous-feuilles qui chassaient l'agouti et plantèrent leurs carbets. Avant eux, avant nous, il y eut ces hommes-roucous-trois-âmes qui chassaient l'Allouègue et fabriquèrent l'adornos. Avant eux, avant nous, il eut de farouches irréductibles qui habitèrent sous le ciel et se promenèrent sur la mer. Après eux, mais avant nous (homme à l'âme concédée), il y eut des hommes civilisés qui massacrèrent (sans coup férir) tous ces sauvages-roucous-emplumés qui chassaient le manicou, et lui volèrent sa terre et ses femmes.


Aujourd'hui, la ville des trois couleurs et aux multiples nuances s'enracinait dans ce qu'elle était, des gens sur lequel le temps s'effaçait l'habitaient. La ville aux trois marchés, au sept quartiers, aux trois cimetières, - encadrée par ses avenues empanachées de flamboyants ou de palmiers royaux, traversait les siècles à son rythme, hors de compréhension. Aucune fierté ne la parait du baume des ans. Aucune construction millénaire ne l'habillait du vernis des siècles, et la vétusté de ses murailles ne se vêtait du lustre de la patine, que pour la parade des galonnés et les processions religieuses sous les ors de sa cathédrale.


La ville avait des airs de chattemite avec ses chemins qui détournent la tête, baissent les yeux et montent au ciel ; et ses traces qui rougissent dès que le soleil l'approchait de trop près. La ville se voulait pudibonde, car ses petites rues déroutantes, disaient le plus souvent :
- on ne passe pas !

Ses ruelles étaient serrées comme les cuisses d'une pucelle et ses lacis étroits comme le cul d'une bigote. Ses places étaient enchâssées, serties de maisons à balcon, de maisons à colonnade, de maisons aveugles, et leur intérieur caché par des persiennes ou des rideaux qui protégeaient leur intimité, pareillement au poils pubiens d'une motte mafflue, chevelue en diable, cachant le galbe d'une belle vulve du regard. Pour la voir sous son vrai jour, il fallait la déflorer, et là, elle vous livrait ses cases chimériques, ses cases faméliques, ses cités à la grecque, ses tracés en damier, ses hôtels de luxe, ses parcs, ses bancs, ses jardins avec sa statue décapitée, et sur ses rebords, ses belvédères aux terrasses baignées de soleil, ses maisons qui embrassent la mer, ses villas qui contemplent sa baie des Flamands, magnifique, accueillant des voiliers en dérades. Elle offrait comme cela, toutes ses maisons qui ostensiblement, regardent vers l'ailleurs.

Mais la ville était avant tout son port et le port est dans la rade et la rade est dans la baie.


La darse, la jetée, les quais, le débarcadère, les docks, les entrepôts, les grues, les palans... ses conteneurs s'entassaient et phagocytaient l'espace. Les camions se remplissaient et se désemplissaient à vue d’œil. L'activité incessante... les minéraliers, les tankers, les porte-conteneurs, les bananiers, les grumiers, les cargos, les butaniers, les propaniers, les pétroliers, les etc... Cales et soutes remplis à ras bord, se vidaient, se dévidaient, se répandaient, inondant l'île de leur cargaison.


Le port est dans sa rade. Et tel un ventre glouton, un ventre boulimique qui s'empiffrait jusqu'à dégueuler, il engloutissait les départs et déglutissait les arrivées en moins de temps pour l'écrire. Il était comme un gros, un long intestin diarrhéique qui après avoir avalé des tonnes de fret, déféquait dix fois plus de marchandises qu'il n'avait ingérées.


La ville était son port et le port est dans la rade et la rade est dans la baie et la ville se noie dans la baie.
Le port est dans la rade et le port s'étend... Et l'histoire se substitue : la cargaison de bois d'ébène est remplacée. Les foudres de cassonade sont remplacés... Le port est dans sa rade avec ses bateaux en attente et ses bateaux qui lèvent l'ancre.


Des couleurs et des images.


Les bruits de Fort de France accompagnaient les scènes de la vie. Des images, des couleurs, des bruits, des images, des couleurs, des sons, des crissements, des klaxons, des voitures toujours plus nombreuses, les taxis collectifs à la promiscuité douteuse ou heureuse, les embouteillages et leurs innombrables crises de nerf, d'impatience, de prise de bec d'une population criarde, d'une population marchant devant-derrière et dormant la tête en bas. Encore des images et des couleurs. La ville foisonnante et touffue où les gens passaient et repassaient leur vie sans faire corps, avec ses commerces, ses pâtisseries, ses bars, ses vendeuses anglaises. La ville commerçante et industrieuse n'avait le regard que pour l'autre côté. Comme une catin, elle n'avait de yeux que pour son amant. La ville coloniale se rêvait capitale, mais la ville restait elle-même, fidèle à son image : rêveuse, insouciante et quelconque. De cette ville, je ne retenais que les mots du poète, qui d'un jet de verbe figeaient Fort de France dans son immoralité : "A l'apogé du morne Venté, des guetteurs épiant tel l'oeil de Dieu ; Deux, trois ou quatre palmiers royaux, sourcilleux, s'élançaient majestueux à l'assaut des cieux, et sous leurs immenses ailes, c'est Babel qui renaissait..."

Tony Mardaye


http://www.pyepimanla.com/pye4/litterature/Joanacaera_Fort_de_France_dans_le_souvenir-080606_005.html
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 #123 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 29 Jan 2007 00:15

M. Moreau aurait-il un commentaire sur le travail de compilation de M. Frédéric Parmentier ?


zephyrin a écrit:
 
Je ne sais pas si une manière de faire des historiens locaux (Martinique-Guadeloupe) de produire des mémoires sans bibliographie, mais elle n'est pas bonne, cela manque de sérieux. 
 
Je suis tout à fait d'accord sur ce point à fortiori lorsqu'il s'agit d'un travail de compilation.
M. Frédéric Parmentier que j'ai invité à nous rejoindre sur ce fil de discussion aura certainement à coeur de remédier ici à ce manque.
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jpmoreau
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 #124 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 29 Jan 2007 12:40

J 'ai lu la synthèse de m. Parmentier . Elle est très largement inspirée de celle effectuée par BENOÏT bERARD dans "Les civilisations amérindiennes des Petites Antilles pages 4-20 un livre qui vient d 'être publié par le conseil général de la Martinique .Très interessant à lire . Certaines données dans la synthèse de M. Berard m 'avait interpelées mais malheureusement il n 'y avait pas de sources.Je les retrouve intactes chez M; Parmentier .
Ceci dit on ne peut pas le rapprocher à m. Parmentier . Pour faire une synthèse pertinente de l 'archéologie des Petites Antilles il faudrait avoir pratiqué la discipline pendant des decennies comme Irving Rouse ou Louis Allaire par exemple . Autrement on est contraint à un travail de compilation c 'est ce qui a été fait en l 'occurence .
J 'aurais du mal à porter un regard critique sur les premières périodes de l 'archéologie des Petites Antilles mes connaissances se limitant à l 'apport des chroniqueurs et des archives et portent donc essentiellement sur les " caraïbes insulaires " . Mais merci d 'avoir demandé mon avis .
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whitey
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 #125 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 31 Jan 2007 02:51

merci a jpmoreau et zephyrin pour les infos sur joanacaera .

Le mythe de l'ile aux fleurs vient de disparaitre
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 #126 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 11 Aoû 2007 02:18

le 18 Jan 2007 jpmoreau a écrit:
 
J 'ai reçu une réponse de madame de Pury . Elle est sur le terrain dans le sud de Belize et ne sera pas de retour avant fin fevrier . Nous allons nous rencontrer . Avec un programme informatique elle est en mesure de donner des precisions sur le niveau de caraïbe atteint par le flibustier . J 'attends cela avec beaucoup d 'impatience et d 'émotion !!! 
 
aurions-nous des nouvelles fraîches en provenance du Centre d’Études des Langues Indigènes d'Amérique / CNRS au sujet de notre affaire ? "...Mon compère lève-toi pour manger de la cassave car tu as petite barrique..."
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jpmoreau
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 #127 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 11 Aoû 2007 19:15

J 'ai bien rencontré Sybille de pury nous avons bien sympathisé mais elle m 'a dit qu ' elle ne pouvait pas repondre à la question .
Elle devait me montrer un petit logiciel etablissant le degré de connaissance de la langue caraïbe par l 'Anonyme de Carpentras . Malheureusement j 'attends toujours . Elle n 'est plus en activité et prend donc les choses avec un peu de recul ...
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 #128 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 28 Aoû 2007 14:55

madame de Pury anime un excellent site internet : http://www.sup-infor.com/navigation.htm

pour notre sujet vous y retrouverez par exemple à télécharger :
La langue des Callinago. Une comparaison entre le Dictionnaire caraïbe-français (1665) du Père Breton et le garifuna moderne. Sybille de Pury & Marcella Lewis. 2001.http://www.sup-infor.com/dico/garifuna_a/garifuna_a-inf.htm
&
El caribe insular del siglo XVII. Tratado sobre la lengua y la cultura de los Callínago
Traducción al español del Dictionnaire caraïbe-français (1665)de Raymond Breton : Duna Troiani. 2001. http://www.sup-infor.com/ultimes/breton/gariduna.htm

Un lexique comparatif sur informatique des sources linguistiques disponibles du 17eme siecle [Breton, Rochefort, le flibustier anonyme de J.P. Moreau, un manuscrit du 19eme (Henderson, Karif dictionary)] croisées avec les sources modernes est en cours de réalisation...selon les toutes dernières informations ce "Grand Dictionnaire du Garifuna" serait disponible gratuitement en ligne d'ici un an sur ce même site sup-infor.com...affaire à suivre donc
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 #129 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 19 Avr 2018 12:23

Documentaire de 52 minutes , en créole de la Dominique ,français et anglais avec sous titrage en français.

"Max, une autre vie en pays kalinago "


Citation:
 
Année : 2011
Durée : 52 min
Réalisateur : Nathalie Glaudon
Chaîne : France Télévisions .

« Max, une autre vie en pays Kalinago” est un documentaire qui montre comment peut s'organiser au 21ème siècle la gestion d'un nouveau monde : conscient et respectueux des racines et des pratiques ancestrales, ouvert au monde moderne tout en posant des limites en toute conscience.
Max Caupenne, Martiniquais, plaque tout du jour au lendemain et décide de partir vivre à la Dominique, en pays caraïbe en 2004.
Il ne se reconnaît plus en Martinique et aspire à une vie plus simple et plus authentique qu'il retrouve à la Dominique. Il a déjà connu ce type d'existence chez son grand-père au Saint-Esprit et il veut retrouver ses racines. Il fonde un foyer avec une indienne, s'intègre dans la communauté kaligano, sa nouvelle famille.
Très soucieux de l'environnement, il accompagne les Caraïbes dans leur apprentissage de la modernité, lui-même revenu du mirage des « progrès technologiques ». 
 

Source : http://beaucommeuneimage.com/max_autre_vie_kalinago/

Commentaire de la réalisatrice , présent sous la vidéo mise en ligne sur le site Youtube
Citation:
 
L'idée d'un documentaire sur le territoire caraïbe m'est venue lors d'une visite sur ce lieu. Je m'y suis sentie chez moi, non pas un chez-moi moderne, coupé de ses racines, en quête d'une "mise à niveau" occidentale, d'un rattrapage matériel effréné mais une sorte de retour aux sources, d'une vie (que j'idéalise peut-être) qui s'est organisée peu après l'abolition de l'esclavage. Il fallait survivre avec peu de moyens, profiter des trésors qu'offrait la nature et rester solidaire pour s'en sortir. Un mode de vie que je n'avais certes pas connu mais qui existait à travers le récit des aînés et qui se perpétue encore dans la campagne martiniquaise. Les kalinagos me restituaient cette vie proche de la nature en toute simplicité. La rencontre avec le martiniquais Max Caupenne, agriculteur et guide touristique à l'occasion, a été déterminante : il faisait le lien entre les 2 îles : la Dominique et la Martinique que seule 1h30 de bateau sépare, mais si différentes quant à leur mode de vie. Le deuxième enjeu consistait à montrer le combat d'une partie de ce peuple caraïbe pour préserver ses racines, ses traditions et sa culture face à une globalisation qui se fait chaque jour plus prégnante. 
 


En complément, site consacré au Territoire Kalingo de l'île de la Dominique : http://kalinagoterritory.com/
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