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Les "excès/abus" financiers des politiques français
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  Actualités:   Sujet: Les "excès/abus" financiers des politiques français

Missyna alna
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 #76 Actualités:   Sujet du message: Les "excès/abus" financiers des politiques français   Posté le: 14 Aoû 2014 13:30

Je me demande ce qu'en pense la population locale.
Évidement la carotte de l'emploi doit influencer un inclinaison à l'acception du concept, mais le bâton que peut être une transformation irréversible sans garantie sur le long terme ne peut être oublié.

Citation:
 
Gaston Flosse bétonne du luxe à Tahiti
20 juillet 2014 à 19:46

HISTOIRE

Un complexe touristique à 2,1 milliards d'euros, les pieds dans le lagon de Punaauia, sur la côte ouest de Tahiti : c'est le projet pharaonique annoncé samedi, à Papeete, par l'inoxydable Gaston Flosse, 83 ans, réélu en 2013 président de la Polynésie française. Le «Tahiti Mahana Beach Resorts & Spa» («Mahana» signifie jour ou soleil en tahitien) comprendra cinq hôtels de 3 à 6 étoiles (eh oui, ça existe), un casino, un palais des congrès à la structure inspirée par le tressage végétal polynésien, des cinémas, des boutiques de luxe… Le tout sur 52 hectares, surplombé d'une tour de 106 mètres en forme de voile de pirogue. Le projet, conçu par un cabinet d'architectes hawaïen, Group 70 International, inclura des innovations luxueuses comme des bulles de spa sous-marines pour admirer le lagon. Ses concepteurs vantent l'aspect «développement durable» avec un système de climatisation par l'eau froide des profondeurs… Mais ils prévoient un remblai maritime monstrueux de 3,6 millions de mètres cubes. Et quand ce mega-complexe de luxe verra le jour, le Tahiti de Flosse ne ressemblera plus jamais à celui de Gauguin.  
 


Nota extrait d'un article de l'Union:

"
La Polynésie française veut investir 2,1 milliards d'Euros dans un grand complexe touristique sur l'île de Tahiti.
[...]
L'objectif du gouvernement est de faire séjourner les touristes à Tahiti, devenue au fil des ans une île de transit avant les destinations de carte postale que sont les Tuamotu, Moorea, et surtout Bora Bora.
Le tourisme est le premier secteur économique polynésien, mais il a souffert de l'essoufflement de ses marchés émetteurs, les Etats-Unis (attentats de 2001 puis crise économique) et la France. La Polynésie plafonne à 173 000 touristes sur un an, contre 250 000 quinze ans plus tôt."

Est-ce indispensable à la survie des population locales (faune et flore compris) de financer un tel projet plutôt que d'autres ?

En complément, ailleurs sur le Lagon, cas régence commerciale par les institutions publiques sous couvert de garantir la sécurité à moindre frais .

Le visage du lagon de Punaauia va changer ! (Juin 2014)



Méga digression généraliste :
Interdire la consommation d'alcool complété du déploiement de service de police aurait pu être un début de solution.
Interdire à tout va semble être la solution provisoire permanente la plus simple imposé par la société pour masquer les troubles néfastes du comportement humain. Pas besoins de traiter les racines des maux , élaguer ce qui est visible est sensé suffir à un semblant de sérénité.
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Missyna alna
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 #77 Actualités:   Sujet du message: Les "excès/abus" financiers des politiques français   Posté le: 07 Nov 2014 14:06

Ailleurs, un "rien" suffit,

Japon :

Citation:
 
Deux ministres japonaises démissionnent du gouvernement de Shinzo Abe

latribune.fr (avec AFP) | 20/10/2014, 9:21 - 445 mots

Un lundi noir pour le Premier ministre japonais: sa ministre de l'Économie, Yuko Obuchi, ainsi que celle de la Justice, Midori Matsushima, ont démissionné ce 20 octobre. Pour ne rien arranger; Shinzo Abe a été contraint de s'excuser publiquement de ses choix.

"C'est moi qui les avais nommées. En tant que Premier ministre, j'en assume la responsabilité et je m'excuse profondément", a déclaré un Shinzo Abe grave en milieu de journée.

Le Premier ministre japonais a annoncé lundi 20 octobre avoir accepté la démission de deux de ses ministres, celle de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie et sa collègue à la Justice, toutes deux soupçonnées d'avoir utilisé à des fins personnelles des fonds réservés à leurs activités politiques.


Dépenses douteuses

Première à quitter ses fonctions: la ministre de l'Économie Yuko Obuchi, première femme à détenir ce portefeuille. "Nous ne pouvons pas laisser la politique économique et la politique énergétique en jachère au ministère à cause de mes problèmes. Je vais donc quitter mes fonctions", a-t-elle déclaré.

Elle est notamment soupçonnée d'avoir dépensé entre 2007 et 2012 plus de 10 millions de yens (près de 74.000 euros) sans aucun rapport avec ses activités politiques, notamment pour acheter des produits de beauté.

Quelques heures plus tard, c'était la titulaire de la Justice, 58 ans, qui sortait livide du bureau de Shinzo Abe. On lui reproche d'avoir violé le code électoral en distribuant de petits éventails avec son portrait et son nom à des électeurs de sa circonscription.

Les départs de Yuko Obuchi, étoile montante du Parti libéral-démocrate (PLD, au pouvoir) et fille d'un ancien Premier ministre, et de Midori Matsushima, deux mois à peine après leur nomination, constituent les premières démissions de membres de l'équipe Abe en deux ans.


Une épine dans le pied du "womenomics"?

Shinzo Abe misait beaucoup sur Yuko Obuchi, et à double titre. D'abord, en nommant pour la première fois une femme à la tête de ce prestigieux ministère, il voulait en faire un symbole de sa politique envers les femmes qu'il veut attirer en nombre sur le marché du travail pour doper l'économie nationale. Ensuite, Shinzo Abe espérait que cette jeune femme de 40 ans et mère de deux enfants saurait trouver les mots pour convaincre les riverains des centrales nucléaires de la nécessité de redémarrer des réacteurs, tous à l'arrêt depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011.

Cette démission est "extrêmement regrettable et dommageable pour le gouvernement", a aussitôt réagi Sadakazu Taniguchi, le numéro 2 du Parti libéral-démocrate (PLD, au pouvoir).

Pour féminiser son équipe, dans un pays réputé pour son machisme en politique, Shinzo Abe avait nommé début septembre cinq femmes à des postes importants à l'occasion du premier remaniement depuis son retour au pouvoir fin 2012.
 
 
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Missyna alna
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 #78 Actualités:   Sujet du message: Les "excès/abus" financiers des politiques français   Posté le: 07 Nov 2014 14:19

France - Syndicat :


Citation:
 
Après le scandale des travaux, la CGT soutient Lepaon
Par lefigaro.fr
Publié le 29/10/2014 à 20:30

Malgré les critiques internes, l'organisation syndicale fait front et défend son numéro un, attaqué pour le coûts des travaux réalisés dans son appartement de fonction.

La direction de la CGT a dénoncé mercredi soir «l'offensive médiatique» et «l'attaque hors de propos» sur les travaux de l'appartement de fonction de son numéro un, Thierry Lepaon, y voyant le signe que «visiblement elle dérange».

Dans une note adressée aux organisations et aux militants de la CGT, le Bureau confédéral affirme que «mettre à disposition du secrétaire général un appartement en bon état n'est pas un scandale». Il juge «consternant» que le Premier ministre, Manuel Valls, ait «réagi dans la presse sur les travaux effectués dans l'appartement du secrétaire général de la CGT».

«Cela démontre que la CGT gêne et que tous les prétextes sont bons pour essayer de l'affaiblir», ajoute-t-il, en affirmant que «l'attaque dont elle est la cible aujourd'hui est hors de propos».
130 000 euros de travaux

Dans son édition de mercredi, le Canard Enchaîné a révélé que des travaux ont été effectués dans l'appartement de fonction de Thierry Lepaon, secrétaire général depuis mars 2013, pour un montant de 130.000 euros. L'appartement est situé à proximité du bois de Vincennes.

Selon la CGT, cette mise en cause survient «dans un contexte où depuis maintenant plusieurs mois la CGT s'efforce de mobiliser les salariés contre la politique menée de concert par le gouvernement et par le patronat. Visiblement, elle dérange dans le paysage, en portant haut et fort que d'autres solutions sont possibles».

Le Bureau confédéral justifie son choix en rappelant que Thierry Lepaon ne résidait pas en région parisienne et que son mandat «implique des dispositions lui permettant d'assurer en toute sécurité ses responsabilités sans oublier que comme tous les salariés le secrétaire général a droit au respect de sa vie privée».

La direction de la CGT salue «les militants et les salariés de la confédération, qui depuis ce matin font face à cette pression médiatique».
 
 


Cela doit vraiment donner envie de cotiser pour la causette !
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 #79 Actualités:   Sujet du message: Les "excès/abus" financiers des politiques français   Posté le: 26 Sep 2018 15:01

Guyane - SAINT LAURENT :

Léon Bertrand : peine de prison confirmée en cassation


Citation:
 
Guyane la1ère
Ajoutée le 12 sept. 2018
L'affaire débute en 2004 avec la disparition de Myrtho Fowel , le directeur financier de la Ccog .L'enquête révèle une affaire de marchés truqués. En 2013 le président de la Ccog Léon Bertrand est condamné à 3 ans de prison ferme pour favoritisme et corruption passive
 
 


Articles de presse:
Citation:
 
Pots de vin en Guyane: l'ex-ministre Léon Bertrand définitivement condamné
La Cour de cassation a validé mercredi la condamnation de Léon Bertrand, ex-ministre délégué au tourisme de Jacques Chirac et maire de Saint-Laurent du Maroni depuis 1983, à trois ans de prison ferme dans une affaire de pots de vin en Guyane.

Par Pierre Lacombe
Publié le 12/09/2018 à 15:13

La haute juridiction a rejeté le pourvoi de l'ancien ministre, validant ainsi la peine infligée par la cour d'appel de Basse-Terre en Guadeloupe le 7 mars 2017 : trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt, trois ans d'inéligibilité et 80.000 euros d'amende pour favoritisme et corruption passive.

Dans cette affaire de pots de vin et de marchés publics truqués en Guyane, la culpabilité de Léon Bertrand, président de la Communauté de communes de l'Ouest guyanais depuis avril 2001, était déjà définitive.
Mais dans une première décision rendue en 2016, la Cour de cassation avait demandé à une nouvelle cour d'appel de se pencher sur le quantum des peines à prononcer, ayant estimé que celle de Fort-de-France (Martinique), où ce dossier avait été instruit, ne les avait pas convenablement motivées.

Les peines de prison et d'inéligibilité prononcées en 2017 par la cour d'appel de Basse-Terre sont plus sévères que son homologue de Martinique et M. Bertrand s'était de nouveau pourvu en cassation. Il a été condamné pour des faits commis en 2003 et 2004, à l'époque où il était au gouvernement.

M. Bertrand "a failli à son devoir de probité lié à ses fonctions. Compte tenu de la gravité des faits commis par le prévenu qui a successivement exercé des fonctions électives et ministérielles (...), il est justifié de prononcer à son encontre une peine d'emprisonnement sans sursis d'une durée de trois ans, toute mesure d'aménagement étant exclue au regard du quantum de la peine.
Toute autre peine que l'emprisonnement étant manifestement inadéquate", avait notamment jugé la cour guadeloupéenne en 2017.
 
 

Source : https://la1ere.francetvinfo.fr/pots-vin-guyane-ex-ministre-leon-bertrand-definitivement-condamne-626882.html

Citation:
 
Léon Bertrand : Vérités et contre-vérités...le point sur l'affaire
Léon Bertrand, a été condamné à trois ans de prison ferme pour « favoritisme » et « corruption passive ». Il est toujours en attente de la convocation des juges. Comment va se passer l'incarcération ? Il clame son innocence, sur quels faits a-t-il été condamné ? Le point sur cette affaire.

Laurent Marot /MCT
Publié le 17/09/2018 à 04:00, mis à jour le 17/09/2018 à 05:21

Léon Bertrand en fin de semaine dernière a fait ses "adieux" politiques à ses administrés et aux élus qui l'entourent. Il n'avait pas encore reçu la notification de sa mise sous écrou après le rejet de son pourvoi par la cour de cassation. Depuis l'ancien maire de Saint Laurent, n'a cessé de clamer son innocence.

Le point sur l'enquête
Dans ce dossier, 8 personnes ont été condamnées, collaborateurs, ex-collaborateurs de Léon Bertrand, et chefs d'entreprises. 12 marchés illégaux étaient visés, passés en 2003 et 2004. Plusieurs individus ont témoigné de ces irrégularités au cours de l'enquête.
Parmi ces témoignages : Augustin To-Sa-Be-Nza, alors directeur général de la CCOG, en 2009 lors d'une audition, il décrit le « système Bertrand » dans le détail, puis il se rétracte après avoir été assuré que ses frais d‘avocat seraient payés par la communauté de communes de l'Ouest Guyanais.
Autre témoignage capital : celui du chef d'entreprise François Combelle qui n'a jamais varié, il décrit durant l'enquête et à chaque audience les pots de vins versés à l'entourage de Léon Bertrand.

Des enveloppes de billets
Ce dernier indique qu'on n'a pas retrouvé trace de cet argent sur des comptes.
Et pour cause : selon l'enquête, tout se passait en liquide, pas de traces, que des enveloppes, passant de la main des chefs d'entreprises à la main des collaborateurs de Léon Bertrand.
Au total : plus de 500 000 euros pour financer notamment les campagnes électorales.
Et puis un dernier point d'interrogation sur la CCOG. La mystérieuse disparition de Myrtho Fowell en 2004.
Alors directeur financier de la CCOG, auteur de détournements de fonds. L'enquête sur sa disparition a amené les enquêteurs dans les comptes de la CCOG.
Sa voiture et ses ossements ont été retrouvés en 2013 au fond du fleuve Sinnamary, l'instruction n'est pas officiellement close à Fort de France.

D'autres affaires...
Léon Bertrand condamné en appel en 2016 pour complicité d'abus de bien social.
18 mois de prison ferme et 100 000 euros d'amende.
Alors président de la société d'Economie Mixte de l'Ouest Guyanais, il avait signé en 2008 le versement d'une prime de départ de 887 000 euros au directeur général, Guy Le Navennec, condamné à 2 ans de prison pour abus de bien social, faux et usage de faux.
La culpabilité des deux hommes a été confirmée par la cour de cassation l'an dernier.
Mais la cour a annulé les peines, car elles n'ont pas été suffisamment motivées. Une nouvelle audience est prévue sur ce point à la cour d'appel de Cayenne le 8 novembre.

Une cellule individuelle et un aménagement de la peine
Léon Bertrand sera incarcéré au Centre Pénitentiaire de Rémire-Montjoly. Cela lui sera signifié cette semaine par le procureur de la république Eric Vaillant. Il devrait bénéficier d'une cellule individuelle.
On le sait, la peine est de 36 mois ferme. Il a déjà fait 3 mois et demi fin 2009/début 2010 à Ducos, en Martinique. Donc il reste un peu plus de 32 mois. Avec le jeu des réductions de peines en cas de bonne conduite, on divise par deux soit…16 mois.
Après le début de l'incarcération, les avocats de Léon Bertrand pourront demander un aménagement de la peine.
D'ici la fin de l'année, il pourra donc demander le régime du bracelet électronique : cela veut dire, rester à son domicile, avec un bracelet électronique.
Pour bénéficier de ce régime, le juge d'application des peines appréciera la bonne volonté de Léon Bertrand. Le paiement de tout ou partie des 80 000 euros d'amende au Trésor Public peut-être l'un de ces signes de bonne volonté vis à vis du magistrat.
 
 

Source : https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/leon-bertrand-verites-contre-veritesle-point-affaire-628248.html



Guyane - KOUROU :

Citation:
 
Favoritisme : 6 mois de prison et 10 000 euros d'amende requis contre Jean-Etienne Antoinette

L'ancien maire de Kourou et ex sénateur de Guyane Jean-Étienne Antoinette est jugé depuis ce matin pour délit de favoritisme, devant le tribunal correctionnel de Cayenne. Le procureur de la République a requis six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende à son encontre. Dans la même affaire, trois mois de prison avec sursis et 5 000 euros d'amende ont été requis à l'encontre de Kevin Madeleine et Jean-Luc Alais.

Cette affaire de délit de favoritisme reprochée à l'ancien maire porte sur une enveloppe de 16 millions d'euros. L'enquête se focalise sur de fausses factures d'un montant de 50 000 euros concernant un contrat de caméras de surveillance des bus de ville. Ces 50 000 euros auraient profité au délégataire du réseau de transport urbain de la ville de Kourou, Kevin Madeleine, gérant de la société. (LIRE NOTRE ÉDITION DU JOUR ICI)

• Jean-Étienne Antoinette est accusé d'avoir « procuré à Kevin Madeleine, gérant de la société 3G2M, comprenant l'enseigne Transhelene, un avantage injustifié, en l'espèce en lui attribuant l'exploitation du réseau de transport public de la ville de Kourou pour une durée de 8 ans, dans le cadre d'une convention de délégation de service de transport alors que son offre était la plus coûteuse (1 831 000 euros par an) du fait d'un surcoût annuel de 115 000 euros par rapport à l'offre de son concurrent Transliberté au préjudice de la ville de Kourou ». Et également d'avoir « procuré à Kevin Madeleine un avantage injustifié en lui attribuant dans le cadre d'une convention de délégation de service public de transport l'installation de caméras embarquées dans les bus pour un montant de 49 880 euros au préjudice de la ville de Kourou ».

• Kévin Madeleine est accusé d'avoir « sciemment recélé […] pour une durée de 8 ans la somme de 1 831 000 euros annuel représentant un surcoût de 115 000 euros annuel par rapport à l'offre de son concurrent Trans Liberté qu'il savait provenir de l'infraction de favoritisme commise par Jean-Etienne Antoinette ». Et également d'avoir « sciemment recélé […] la somme de 49 880 euros portant sur l'installation de caméras embarquées dans les bus qu'il savait provenir de l'infraction de favoritisme commise par Jean-Etienne Antoinette ».

• Enfin, Jean-Luc Alais est accusé d'avoir « sciemment recélé la somme de 20 000 euros » dans la même affaire. Et également d'avoir « altéré frauduleusement la vérité dans un écrit […] une fausse facture à l'entête AJL adressée à la SARL 3G2M Transhelene pour se faire remettre la somme de 49 880 euros ».  
 


Source : http://www.franceguyane.fr/actualite/faitsdivers/favoritisme-6-mois-de-prison-et-10-000-euros-d-amende-requis-contre-jean-etienne-antoinette-417903.php
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 #80 Actualités:   Sujet du message: Les "excès/abus" financiers des politiques français   Posté le: 28 Sep 2018 12:24

Abus, abusé, désabusé...


En fouillant des archives :

Citation:
 
Michel Pacary emporte ses secrets. Il avait été mis en examen dans des affaires de financement politique.
Par Renaud Lecadre — 4 mars 1999 à 00:00
https://www.liberation.fr/societe/1999/03/04/michel-pacary-emporte-ses-secrets-il-avait-ete-mis-en-examen-dans-des-affaires-de-financement-politi_266662

La profession de financier occulte des partis politiques vient de

perdre l'un de ses plus brillants éléments. Michel Pacary, intermédiaire de nombreux élus RPR, est mort hier matin à l'hôpital parisien Léopold-Bellan. Plusieurs fois mis en examen (pour corruption, trafic d'influence, faux, usage de faux, complicité de détournement de fonds publics) par la juge Edith Boizette, Michel Pacary était en attente d'un renvoi en correctionnelle au tribunal de Grenoble.
Ses petits secrets ne seront donc pas narrés à l'audience, mais Pacary avait déjà eu l'occasion de beaucoup parler durant sa détention préventive (de juillet 1995 à mai 1996).
On retrouve sa trace dans quelques affaires célèbres: Jean-François Mancel et le conseil général de l'Oise, Alain Carignon et le conseil général de l'Isère, sans compter une myriade de mises en examen d'élus locaux ­ souvent dans les DOM-TOM.
Avec sa femme Chantal (également poursuivie et décédée l'automne dernier), Michel Pacary avait monté une société, Rhoddlams, spécialisée dans le rééchelonnement de la dette des collectivités locales.
Ses aveux sont devenus célèbres: «Je reversais 25% de mes commissions en liquide au RPR. Une ou deux fois par mois, je remettais une enveloppe au trésorier adjoint et il allait mettre l'argent au coffre. C'est le RPR qui voulait du liquide. Pas de trace.»
Selon Pacary, ce système de corruption était en place depuis 1984 et il a perduré après la loi de 1990 sur le financement des partis politiques. En retour, plusieurs personnalités mises en cause l'avaient traité d'«(...)»: Pacary gardait quand même 25% pour lui. Arrêté en février 1995 au Luxembourg après que le grand-duché eut accepté une demande d'extradition délivrée par la France, on avait trouvé chez lui une belle collection de tableaux.
 
 



En un peu plus long :

Citation:
 
Affaires: Michel Pacary mouille le PR. Incarcéré pour corruption, le financier affirme lui avoir versé des commissions.
Par Alain LEAUTHIER — 27 janvier 1996 à 23:24
https://www.liberation.fr/france-archive/1996/01/27/affaires-michel-pacary-mouille-le-pr-incarcere-pour-corruption-le-financier-affirme-lui-avoir-verse-_158989

Après le RPR, le PR: Michel Pacary, le financier qui a fait fortune comme courtier auprès des collectivités locales, est en passe de mouiller tous les partis de droite au fil des confidences qu'il distille au juge parisien Edith Boizette, spécialiste des dossiers «sensibles». Soupçonné d'avoir mis en place un système de commissions occultes destinées aux élus de nombreuses municipalités, il lance de nouvelles accusations mettant en cause le mouvement de François Léotard.

Depuis février 1995, Michel Pacary croupit à la prison de Fresnes après avoir été extradé du Luxembourg, où il s'était enfui pour échapper à la justice. Incarcérée au mois d'octobre 1994, Chantal, son épouse et associée à la tête de leur société, le cabinet Rhoddlams, a été en revanche libérée récemment. Initialement, le juge Boizette avait mis en examen Pacary pour «abus de biens sociaux, faux, usage de faux et recel d'abus de biens sociaux». Le 5 janvier, elle y a ajouté les délits de «trafic d'influence» et de «corruption» et l'a maintenu en prison, décision que la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris a validée en début de semaine.

L'affaire qui justifie ces nouvelles poursuites démarre au mois de juillet, lorsque le juge Boizette entend Jean Heiser, le directeur général de Dumez Travaux publics, à propos des travaux que le groupe a effectués au château de Chabrol. Il s'agit d'une somptueuse propriété que les Pacary possèdent à Saint-Patrice, près de Tours.
Entre 1989 et 1991, Dumez aurait pris en charge une partie des 8.519.306,50 francs de travaux effectués dans le château en réglant les factures envoyées par de nombreux entrepreneurs sous un libellé trompeur. Interrogée par l'Express, la Lyonnaise des eaux ­ qui a racheté Dumez TP ­ avait reconnu l'existence de fausses factures sans en préciser l'objet. Jean Heiser a levé le mystère.
A la même époque, parmi d'autres entreprises, Dumez TP enlevait le marché du réaménagement de la gare SNCF de Franconville (Val-d'Oise), projet ambitieux comprenant notamment un très important complexe immobilier.
Dirigée par le député-maire PR Francis Delattre, la commune a fait appel à plusieurs reprises aux services des Pacary. Pour l'emporter, Jean Heiser a affirmé au juge que son groupe avait dû verser une commission représentant 1,5% du marché, estimé au départ à près de 200 millions de francs.

Contacté par Libération, l'ancien directeur général, aujourd'hui à la retraite, a refusé de commenter le fond de l'instruction: «Ce sera à la justice de dire si nous avons été ou non des victimes, mais tout le monde sait que de nombreuses entreprises ont dû en passer par là pour travailler.» En réalité, dans sa déposition, Jean Heiser reconnaît que la commission a été versée aux Pacary, notamment à travers le règlement des factures du château de Chabrol. Du coup, le courtier a désigné à Edith Boizette les véritables bénéficiaires: «Les deux tiers de la commission c'était pour le Parti républicain.» En l'absence de Jean-Pierre Thomas, le trésorier, les services administratifs et financiers du PR nous ont affirmé «n'avoir jamais eu le moindre contact avec M. Pacary, son épouse et leur société».

A ce jour, Edith Boizette n'a pas encore entendu les nombreux élus que Michel Pacary met en cause, à commencer notamment par Francis Delattre, qui, selon l'Express du 21 janvier, aurait eu droit à deux billets d'avion Paris-Genève en 1989. Une broutille comparée aux millions de francs en liquide que Pacary, gaulliste convaincu, dit avoir apporté «depuis avant 1986 et jusqu'à fin 1988» à Jacques Durand, trésorier adjoint du RPR. Celui-ci oeuvrait sous la houlette de Robert Galley, le trésorier national, pendant les «mandats» successifs de Bernard Pons et Jacques Toubon, respectivement secrétaires nationaux de la formation gaulliste de 1979 à 1984 et de 1984 à 1988. Des assertions qu'Edith Boizette aura bien du mal à vérifier dans la comptabilité officielle du RPR. En revanche, si l'on en croit une déclaration de Chantal Pacary au Parisien, le magistrat pourrait retrouver la trace de deux chèques, l'un de 150.000 francs et l'autre de 100.000 francs, que la gérante de Rhoddlams dit avoir signé de sa propre main pour le compte d'un imprimeur du RPR.

Abandonné par ceux qu'il aidait, le couple, après des mois de mutisme obstiné, est passé à la contre-offensive. «On nous accuse d'avoir pillé et détourné les finances de nombreuses collectivités. C'est faux. Nous apportions un vrai service. Et, à côté, nous avons accepté de financer des élus qui le demandaient. Michel avait ses sympathies. Il a commencé avec le RPR. Il y en a eu bien d'autres», nous a expliqué Chantal Pacary. Dans une «note strictement confidentielle» émanant de certains services de police, rédigée avant l'arrestation de son mari et dont Libération a pu se procurer une copie, on recensait une vingtaine de maires, députés, ministres ou fonctionnaires ayant bénéficié des largesses des Pacary. On y trouve les noms de Jean-Pierre Schosteck, sénateur-maire de Châtillon (Hauts-de-Seine), que Michel Pacary a mis en cause lors de son audition du 24 octobre. On peut lire aussi: «Rhoddlams octroyait sur chaque marché une commission à la personne qui lui apportait le marché et, très rapidement, elle a versé directement aux élus les commissions des sommes qu'ils empruntaient (...). La rue de Lille a été considérablement aidée au moment des élections et certains de ceux qui la fréquentaient tout autant, comme Durand et Meyrau...» Il s'agit de Daniel Méraud, président du syndicat interdépartemental d'assainissement de l'agglomération parisienne, que Pacary a également cité au juge Boizette. La note évoque aussi Jean-François Mancel, actuel secrétaire général du RPR et président du conseil général de l'Oise. Mais, devant le juge, Pacary a dit avoir traité avec son directeur des services départementaux, qu'elle a effectivement entendu.

Le plus souvent, l'homme d'affaires n'a pas, ou pas encore, fourni des éléments permettant de vérifier sérieusement ses dires. Et les victimes de ses dénonciations peuvent légitimement crier au complot et à l'infamie. C'est le cas du RPR Alain Carignon, «le plus gourmand de tous, il en voulait toujours, il touchait en liquide», d'après Chantal Pacary. C'est aussi la situation de Jack Lang, député-maire PS de Blois, actuellement la seule personnalité de gauche dénoncée par l'homme d'affaires. Michel Pacary, généreux mécène de l'équipe de football et d'une association culturelle de la ville, Ram-Dam, l'a chargé à deux reprises. Il affirme avoir remis de l'argent à son ancien premier adjoint et directeur de l'urbanisme, l'architecte Patrick Bouchain, tout en précisant: «J'avais la conviction que c'était pour le ministre.» Les commissions auraient été dégagées via un système de fausses factures monté avec l'entreprise Baudin de Châteauneuf (Loiret), un spécialiste des charpentes métalliques qu'intéressait le marché de la construction d'un pont à Blois. Jack Lang, comme Bouchain ou encore Michel Fromet, ex-suppléant de l'ancien ministre de la Culture, ont tous démenti auprès de plusieurs médias, dont Libération. Et ils soulignent notamment que la ville n'a jamais donné suite aux propositions et études de Rhoddlams pour renégocier sa dette. Pourtant, Chantal Pacary dit se souvenir d'une réunion chez Rhoddlams avec son mari, Patrick Bouchain et deux autres personnes: «Sur la table il y avait des liasses de 500 francs.» Jack Lang attend, lui, la fin de l'instruction pour porter plainte en dénonciation calomnieuse.
 
 


Parmi les mouillés locaux par cette affaire,
Citation:
 
L'ancien président du conseil général de Guyane en examen dans l'affaire Pacary
— 1 mars 1996 à 03:21
https://www.liberation.fr/france-archive/1996/03/01/l-ancien-president-du-conseil-general-de-guyane-en-examen-dans-l-affaire-pacary_167108

L'ancien président du conseil général de Guyane, Elie Castor, a été mis en examen par le juge parisien Edith Boizette, qui instruit l'affaire de l'intermédiaire financier Michel Pacary, soupçonné d'avoir versé des commissions occultes à des partis ou des hommes politiques de droite et de gauche. Le magistrat soupçonne l'élu d'avoir antidaté une délibération du conseil général du département au terme de laquelle celui-ci se portait caution à 100% auprès des banques pour une entreprise locale. Fort de cette caution, Michel Pacary, déjà mis en examen et écroué dans cette procédure, se serait chargé de débloquer un crédit auprès d'une banque pour le compte de l'entreprise visée. Elie Castor est en détention provisoire depuis le 18 janvier dans le cadre d'un autre dossier judiciaire instruit localement. Le 22 septembre 1995, Edith Boizette, elle, avait ordonné le placement en détention provisoire de l'ancien maire socialiste de Cayenne, Gérard Holder. 
 




La mort en épilogue :
Dans le cas d'Elie Castor

Citation:
 
Décès d'Elie Castor, ex-député de Guyane soupçonné d'abus de confiance
— 18 juin 1996 à 06:45
L'ex-homme fort de la politique guyanaise s'est éteint dimanche soir à Clermont-Ferrand à la suite de la brusque complication d'une maladie cardio-vasculaire.
Maire et conseiller général de Sinnamary, une commune située à une vingtaine de kilomètres de Kourou, député de la Guyane (apparenté PS) de 1981 à 1993, président du conseil général à plusieurs reprises, Elie Castor, 53 ans, a régné pendant plus de dix ans sur ce département français d'Amérique du Sud.
Il avait été mis en examen le 17 janvier 1996 pour «détournement de fonds publics, faux et usage de faux documents délivrés par une administration, abus de confiance et prise illégale d'intérêts» et écroué à Cayenne.
Selon ses avocats, il lui était reproché l'emploi d'un jardinier payé par le conseil général et l'utilisation d'un véhicule 4x4 du département.
Un mois plus tard, il faisait l'objet d'un mandat d'amener pour un second dossier: la juge parisienne Edith Boizette le mettait en examen dans l'«affaire Pacary» - du nom de l'intermédiaire financier Michel Pacary - pour «faux en écritures publiques par une personne dépositaire de l'autorité publique et usage».
Il était soupçonné d'avoir élaboré et antidaté une fausse délibération du conseil général afin que celui-ci se porte caution à 100% auprès des banques pour une entreprise locale.
Cet acte aurait été antidaté pour ne pas tomber sous le coup de la loi de 1988, qui interdit aux collectivités locales de se porter caution auprès d'un tiers à plus de 50%.
Fort de cette délibération, l'intermédiaire financier Michel Pacary, déjà mis en examen et écroué, se serait chargé de débloquer un crédit auprès d'une banque pour le compte de cette entreprise, moyennant une commission de 800.000 francs. 
 


En complément, pour les archives : Une exposition consacrée à Elie Castor (2016)



Dans le cas de l'affaire :

Citation:
 
Financement des partis politiques : le maire blanchi
>Île-de-France & Oise > Val-d'Oise|Frédéric Naizot| 20 décembre 2003, 0h00 |
http://www.leparisien.fr/val-d-oise/financement-des-partis-politiques-le-maire-blanchi-20-12-2003-2004626984.php


LE DÉPUTÉ-MAIRE (UMP) de Franconville
Francis Delattre et tous les autres mis en cause dans le dossier Pacary sont blanchis. L'imposant dossier instruit depuis sept ans par le juge parisien Edith Boizette a été refermé définitivement
et vient de partir aux archives. Une trentaine de personnes impliquées dans cette affaire de financement occulte présumé des partis politiques viennent ainsi d'être mises hors de cause, bénéficiant d'une ordonnance de non-lieu définitif.
Parmi elles, Francis Delattre, mis en examen en décembre 1996 pour « recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence ».
C'est le parquet de Paris qui a prononcé, le 30 octobre dernier, l'extinction de l'action publique, requérant dans la foulée des non-lieux pour l'ensemble des personnes mises en cause.
« Le parquet a décidé de ne plus poursuivre. Il a laissé prescrire l'affaire, confiait jeudi soir l'avocat d'un desélus mis en examen.
Les époux Pacary étaient la cheville ouvrière de tout le dossier. En leur absence, du fait de leur décès, il devenait difficile de poursuivre l'instruction judiciaire,
les faits étant anciens. »

Une instruction qui duredepuis 1996

Le cabinet Roddlhams de Michel et Chantal Pacary était au coeur du dispositif de financement présumé des partis politiques, notamment le RPR et le PR, le parti d'alors de Francis Delattre, à la tête de Franconville depuis
1983. Un cabinet auquel sa ville avait fait largement appel de 1985 à 1993 pour renégocier une dizaine d'emprunts.
Le marché de la gare était ainsi suspecté d'avoir permis le versement de commissions.
En tout, six élus avaient été mis en examen par le juge d'instruction : Lucette Michaux-Chevry, ancienne ministre RPR de la Francophonie, Gérard Bessière, ex-maire de Limeil-Brevannes
(Val-de-Marne), Gérard Holder, ex-maire de Cayenne (Guyane), Edouard Chammougon, maire de Baie-Mahault (Guadeloupe) et Jean-François Mancel, président du conseil général de l'Oise.
A leurs côtés figuraient des chefs d'entreprises, dont Olivier Mitterrand.

Contacté à plusieurs reprises ces derniers jours, Francis Delattre n'a pas pu être joint. Dans l'éditorial du dernier numéro dubulletin municipal de Franconville, il évoque toutefois son non-lieu, ces « sept années de multiples campagnes de déstabilisation politique », avant que « le juge reconnaisse que la justice n'avait rien à (me) reprocher ».
« Le dossier, reposant sur les déclarations d'un (...), et quelques lettres anonymes, était en l'état depuis des années et ce pourrissement dans la durée n'avait pour but que de faire oublier la condamnation médiatique de fin 1996 », critique le maire de
Franconville, qui confie également que « cette période fut particulièrement difficile ».
 
 
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 #81 Actualités:   Sujet du message: Les "excès/abus" financiers des politiques français   Posté le: 15 Fév 2019 15:44

Citation:
 
Guadeloupe : Lucette Michaux-Chevry laisse une ardoise de 75 millions d'euros
>Politique|Le Parisien| 14 février 2019, 7h56 | MAJ : 14 février 2019, 7h58 |

La communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbes (CAGSC) qu'elle présidait jusqu'au 31 janvier a 55 M€ de factures impayées.
Un gouffre financier. Le déficit de la communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbes (CAGSC) s’élève à 75 M€ pour à peine plus de 80 000 habitants. Le préfet de Guadeloupe, Philippe Gustin, a révélé ce montant lors d'une réunion d'information mardi soir.

Alors qu'une élection se tient samedi pour désigner le successeur de Lucette Michaux-Chevry, ancienne ministre RPR, qui a démissionné le 31 janvier, le préfet voulait faire le point avec les élus.

Dix-neuf élus du conseil communautaire, sur 43, se sont rendus à l'invitation du préfet, notamment des élus de l'opposition. Ils en sont sortis sonnés tandis que les élus de la majorité critiquaient l'«ingérence» de l'autorité préfectorale.

20 millions de dette financière et 55 M€ de factures impayées
Selon le document de la direction des finances publiques (DGFiP) de Guadeloupe, cette dette de 75 M€ est composée de 20 millions de dette financière et de 55 M€ de factures impayées aux fournisseurs et autres prestataires de la collectivité, faute de trésorerie.

La masse salariale - 456 agents qui représentaient en 2017 14 M€ de budget - pèse lourdement sur les dépenses de fonctionnement. Et le tableau pourrait encore s'assombrir, du fait du mauvais état des infrastructures d'eau et d'assainissement, « qui laissent présager un fort besoin de dépenses et de remises à niveau », selon la DGFiP.

Dans son document la DGFiP recommande à la collectivité de « retrouver une sincérité budgétaire ».

La «dame de fer» bientôt devant la justice
Le nouveau président ou la nouvelle présidente qui assurera l'intérim de Lucette Michaux-Chevry samedi matin -probablement l'actuel premier vice-président Joël Beaugendre - devra rapidement adopter des mesures de redressement, sous peine, selon une source proche du dossier « d'impacter l’économie de la Guadeloupe tout entière ».

Quant à l'ancienne présidente du conseil communautaire, surnommée la « dame de fer » de la Guadeloupe, 89 ans, elle doit comparaître le 14 juin devant le tribunal correctionnel, notamment pour favoritisme dans un dossier de transports publics.

Elle avait démissionné fin janvier pour protéger sa famille. « Le geste d'une mère, d'une grand-mère qui ne supporte pas que ses enfants, petits-enfants soient injustement mis en cause en raison de ses activités politiques », avait-elle justifié. 
 
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 #82 Actualités:   Sujet du message: Les "excès/abus" financiers des politiques français   Posté le: 19 Juil 2019 17:06

Guadeloupe :

Les intrigues des séries judiciaires nord-américaines ne sauraient être plus croustillantes que les réalités françaises : cas de Mme Lucette Michaux-Chevry et famille

3 articles sur les derniers rebondissement en cours :
- https://www.franceguyane.fr/divers/le-juge-tournaire-va-entendre-lucette-michaux-chevry-debut-juillet-448775.php
- https://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/lucette-michaux-chevry-recue-aujourd-hui-juges-du-parquet-national-financier-727030.html
- http://www.observatoire-corruption.org/lucette-michaux-chevry-lancienne-presidente-de-la-region-guadeloupe-aurait-mis-beaucoup-de-beurre-dans-ses-epinards/

Extrait :
Citation:
 
"A l'origine de ce dossier, une lettre anonyme dénonçant les agissements de Mme Michaux-Chevry, laquelle aurait bénéficié de la rénovation de son appartement de la rue Villebois-Mareuil dans le 17e arrondissement de Paris, ces travaux ayant été réglés par les sociétés de MM. Cau et Doukhan à hauteur de 19 000 euros afin, selon l'un des mis en cause, de préserver la clientèle de la mairie de Basse-Terre. Ces deux sociétés (A2S et G2R) ont en effet bénéficié entre 2011 et 2013 de plusieurs marchés publics avec la mairie de Basse-Terre et la CASBT. A2S a encaissé plus de 2,5 millions d'euros de la commune et 220 000 euros de la CASBT, et G2R 4, 5 millions de la commune et 2, 7 millions de la CASBT.

Pour financer ces dépenses qui auraient du relever de Mme Michaux-Chevry, Guy Doukha a expliqué qu'il avait surfacturer à la mairie de Basse-Terre la fourniture et la pose de bitume à l’école de Circonvallation.

Lors de son audition à la PJ en janvier dernier, Lucette Michaux-Chevry a réfuté avec véhémence toutes les accusations portées contre elle par MM. Cau et Doukhan." 
 


Une arme très efficace: le du stylo et un bout de papier.
Plus tranchant que n'importe quel lame.
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 #83 Actualités:   Sujet du message: Les "excès/abus" financiers des politiques français   Posté le: 19 Juil 2019 17:30

Ile de France :

Petit récapitulatif par le journal 20 Minutes : Démission de François de Rugy: Le récap des départs liés aux «affaires» sous Emmanuel Macron

- Richard Ferrand et les Mutuelles de Bretagne - Ministère de la Cohésion des territoires - Démission 19 Juin 2017 - En 2011 les Mutuelles de Bretagne, qu'il dirigeait alors, avaient décidé de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne - Source : Le Canard enchaîné
- François Bayrou et les emplois fictifs présumés au Parlement européen - Ministre de la Justice François Bayrou - Démission en Mars 2017 - Affaire d'emplois fictifs présumés au Parlement européen visant 19 eurodéputés, dont 2 du MoDem- Enquête préliminaire du Parquet
- Même affraire de François Bayrou, Sylvie Goulard - Ministre des Armées
- Françoise Nyssen et les travaux litigieux de sa maison d’édition - Ministre de la Culture - Sortie du gouvernement Octobre 2018 - Enquête ouverte pour des soupçons de travaux litigieux dans les locaux parisiens de la maison d’édition qu'elle dirige, Actes sud.
- François de Rugy - Ministre de la Transition écologique et solidaire - Démission Juillet 2019 - Dîners fastueux dans son ministère, des travaux et son logement près de Nantes- Source : Médiapart


Le cas de Laura Flessel, ministre des Sports, n'étant pas documenté , bien que ce soit présent dans l'article, je ne le cite pas ici.
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