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Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale


 
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Snaïka'
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 #1 Posté le: 11 Nov 2004 04:17    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

Mortenol




Le capitaine de vaisseau Sosthène Héliodore MORTENOL, né en 1859 à Pointe-à-pitre, s'est illustré durant la Première Guerre mondiale. " Officier supérieur du plus grand mérite, à son poste jour et nuit pour veiller sur Paris, assure ses fonctions avec un rare dévouement et une compétence assurée " , expose sa citation quand, en récompense de ses services, il est nommé, en 1921, commandeur de la Légion d'Honneur. Fils d'André MORTENOL et Julienne Toussaint, modestes Pointois, le jeune Camille se montre d'emblée brillant mathématicien. Après d'excellentes études secondaires en Guadeloupe puis à Bordeaux, il réussit le concours de Polytechnique et choisit la carrière d'officier de marine. En 1914, MORTENOL est âgé de 55 ans quand il est choisi par le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, pour le seconder dans la défense de la capitale française. Gallieni avait pu apprécier le dévouement de MORTENOL quand ils servaient ensemble à Madagascar. MORTENOL est donc, dès 1915, directeur du service d'aviation maritime du camp retranché de Paris. Il a la responsabilité de défendre Paris contre les attaques de l'aviation ennemie. Avec l'aide d'un service de renseignement éprouvé et d'énormes projecteurs de nuit, en particulier celui du Mont Valérien qui domine la capitale, il déjoue les attaques aériennes.

C'est un héros de guerre guadeloupéen dont le souvenir est resté marqué, sinon dans la mémoire du peuple français parfois oublieux de ses grands hommes, du moins dans celui des antillais. On commémore chaque année le souvenir de Camille MORTENOL dont la statue a été érigée récemment sur les quais de Pointe à Pitre.


Source

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 #2 Posté le: 11 Nov 2004 04:45    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

Charles Lanrezac




Né à Pointe-à-Pitre, le 31 juillet 1852, ancien professeur de l'École de Guerre, Charles Lanzerac fut l'un des plus fin stratèges français, mais aussi le moins écouté, à la veille du premier conflit mondial. En effet, il était opposé au recours systématique et préconçu de l'offensive à outrance et préconisait un recours plus fréquent à la manœuvre raisonnée qu'il résumait ainsi : Si chaque commandant de corps subordonné a le droit de bourrer, tête baissée, sur le premier adversaire à sa portée, le commandant en chef est impuissant à exercer la moindre action directrice.

Placé, en avril 1914, à la tête de la Ve Armée française, il ne cessa d'attirer l'attention du généralissime Joffre sur le danger de voir les armées allemandes déboucher au nord de la Meuse et de la Sambre. Il finit par le convaincre et porta ses troupes (290 000 hommes) sur le front de Charleroi.

Lors de la bataille de Charleroi, en août 1914, de nombreux combats eurent lieu à maints endroits (Tamines, Arsimont, Châtelet, Gozée, Thuin, Lobbes) et l'impréparation des armées françaises fut flagrante, notamment s'agissant de l'absence d'artillerie lourde. Lanrezac se rendit compte de cet état de fait. Il prit conscience de ce que son armée risquait de se faire encercler par trois armées allemandes. Lors des combats qui se déroulèrent autour de Thuin, il prit seul la décision, par devers Joffre, de faire reculer son armée.

Aujourd'hui, on estime généralement que sa décision du 23 août permit probablement de sauver son armée, ce qui lui permit de donner un coup sérieux aux Allemands à la bataille de Guise qu'il emporta, et contribua à la victoire de la bataille de la Marne, quelques semaines plus tard.

Lanrezac fut limogé le 3 septembre 1914 et remplacé par Franchet d'Esperey. Désabusé, il refusa en 1917 le poste de Major général des Armées que lui proposa Paul Painlevé alors Ministre de la guerre.

Lanrezac publia un pamphlet (titre ? cf. Discuter:Charles Lanrezac) contre Joffre après la guerre.

Il est décédé le 18 janvier 1925 à son domicile de Neuilly-sur-Seine


Sources:
http://members.lycos.co.uk/wielkawojna/persons/biografia.php?kto=lanzerac
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Lanrezac

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Albert972
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 #3 Posté le: 11 Nov 2004 14:44    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

Pas mal, ton sujet Snaika.
Une petite pensée pour les 30 000 antillais, qui sont partis se battre dont les deux tiers ont été tués, blessés ou faits prisonniers de guerre.

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 #4 Posté le: 11 Nov 2004 14:50    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

Albert972 a écrit:
Pas mal, ton sujet Snaika.
Une petite pensée pour les 30 000 antillais, qui sont partis se battre dont les deux tiers ont été tués, blessés ou faits prisonniers de guerre.


Et dont on ne parle pas en métropôle!
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 #5 Posté le: 11 Nov 2004 15:07    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

Naty975 a écrit:
Albert972 a écrit:
Pas mal, ton sujet Snaika.
Une petite pensée pour les 30 000 antillais, qui sont partis se battre dont les deux tiers ont été tués, blessés ou faits prisonniers de guerre.


Et dont on ne parle pas en métropôle!


N'hésitez pas à compléter si vous connaissez d'autres héros de cette guerre originaires des DOM-TOM.



Roland Garros



Roland Garros naît le 6 octobre 1888 à Saint-Denis-de-la-Réunion. Il est le fils de Georges Garros, avocat au barreau de la ville, et de Clara Faure. Quatre années après sa naissance, la famille Garros gagne Saigon, dans l’Indochine française. Sa mère s’occupe personnellement de son éducation, celle-ci nécessitant bientôt l’envoi de l’enfant en métropole. Au mois d’avril 1900, le voici donc inscrit au collège Stanislas, à Paris. En raison d’une maladie pulmonaire, l’institution envoie son élève à Cannes, dans un autre établissement sous sa dépendance. C’est là que sa mère et son père rejoignent le convalescent. Les Garros s’installent alors à Nice, où Roland est scolarisé. Davantage préoccupé par le sport (football et tennis) et par les activités physiques que par les études, il est de nouveau envoyé à Paris, après un court séjour en Angleterre. Il effectue son année de philosophie au lycée Jeanson-de-Sailly. Là, le jeune homme obtient son baccalauréat, la même année qu'il remporte le championnat cycliste interscolaire de vitesse sur piste.

Le 23 août 1906, Roland Garros entre à l’École des Hautes Études de commerce (H.E.C.), dont il sort diplômé deux années plus tard. A cette époque, ses parents, qui sont retournés vivre à Saigon, ont entamé une procédure de divorce.

Grâce à sa formation, le jeune homme est employé chez les automobiles Grégoire, dans un secteur économique alors en pleine expansion. Au 6 de l'avenue de la Grande Armée, il ouvre une succursale. Au cours de l’automne 1909 cependant, il assiste au meeting aérien de Reims, qui se tient sur le terrain de Bétheny. C’est une révélation pour ce lecteur assidu des oeuvres du romancier d’anticipation Jules Verne. Il fait immédiatement l’acquisition d’un modèle d'avion « bon marché », une Demoiselle, construit par Adolphe Clément-Bayard. Livré au mois d’avril 1910, l’engin, léger et fragile, est aussitôt réduit en morceaux par le néophyte. Celui-ci se perfectionne ensuite au contact d’Edmond Ardemars, un aviateur plus chevronné.

Dès le 14 juillet suivant, Roland Garros obtient un contrat pour une manifestation organisé à Cholet. Un brevet de pilote lui est bientôt attribué, le 19 juillet 1910, qui porte le n° 147. Une semaine plus tard l’aviateur est à Rennes, avant de regagner la capitale. Ayant fait la connaissance de John Moisant, ce dernier l’invite à bord de son aéroplane biplace, un Blériot XI. Ensemble, les deux amis survolent la capitale, à 800 mètres d’altitude. Quelques temps plus tard, Garros fait l’acquisition de l’appareil de Santos-Dumont, toujours une Demoiselle, mais équipé d’un moteur modifié, et donc plus puissant que le précédent. A son bord, il réussit à atteindre la vitesse de 150 km/h lors d’une réunion à Dinard, au mois de septembre 1910. Désormais Roland Garros fait partie des quelques pilotes français reconnus.

A tel point qu’il est invité au delà de l’Atlantique, aux Etats-Unis, pour un meeting international organisé au Belmont Park de New York. Son séjour durera une année complète. Son ami Moisant l’engage en effet pour une tournée à l’intérieur du pays. Richmond, la Nouvelle Orléans, Dallas, Fort Worth, Oklahoma City, Houston, Monterey sont tour à tour des lieux d’exhibition. Au cours de l’une d’entre elles, John Moisant s’écrase avec son appareil. Le show continue néanmoins, se déplaçant au Mexique voisin, puis à Cuba. De retour en France en 1911, Garros, qui vole à présent sur un Blériot XI, concourre lors de plusieurs épreuves réputées : Paris-Madrid, Paris-Rome, le Circuit européen où il termine à la deuxième place. Au delà de la notoriété, ces succès lui permettent de vivre à présent dans l’aisance, ces courses étant souvent dotées de prix intéressants.

Avec Edmond Ardemars et fort de ce nouveau capital, l’aviateur se fait constructeur. Il expérimente tout d’abord une Demoiselle équipée d’un moteur Gnome (7 cylindres, 50 cv), sans grande réussite. Il transforme ensuite son Blériot XI en biplace. Au cours de l’été, puis à l’automne 1911, l’aviateur participe à plusieurs réunions. A Saint-Benoît-les-Ondes, le 4 septembre, face aux îles anglo-normandes, il bat le record d’altitude, atteignant 3.910 mètres. Cet exploit le transforme en vedette. Avec quelques autres, dont Audemars et Charles Voisin, Roland Garros part ensuite pour l’Amérique du Sud, pour une tournée organisée par la Queen Aeroplane Company Ltd. En France, il remporte à son retour le Grand Prix de l’Aéro-Club, au mois de juin 1912. L’aviateur obtient ainsi le prix de 75.000 francs offert au vainqueur, une somme énorme. Celle-ci lui permet d’entreprendre un voyage au cœur de l’Empire des Habsbourg, à Vienne, où se déroule un meeting international, la "Semaine de Vienne-Aspern", du 23 au 30 juin 1912.

A Houlaget, le 6 septembre et à bord cette fois-ci d’un Blériot équipé d’un moteur Gnôme de 80 cv, Roland Garros bat de nouveau le record d’altitude avec 4.960 mètres, aussitôt effacé par un concurrent, Legagneux. Ayant fait l’acquisition de l’appareil de ce dernier, un Morane-Saulnier, il s’élance de nouveau et atteint cette fois-ci 5.610 mètres, le 11 décembre 1912. Toujours à bord de son nouvel engin, la semaine suivante, Roland Garros décide de relier Tunis à Rome. Pour ce nouvel exploit, il reçoit la médaille d’or de l’Aéro-Club de France, ainsi que la médaille de vermeil destinée aux grands voyageurs aériens. En vacance à Nice, l’aviateur fait la rencontre d’une jeune femme, Marielle Georges, avec laquelle il se lie et qui l’accompagnera désormais. En cette année 1913, devant l’absence de grandes réunions, Roland Garros entreprend un nouveau raid, Paris-Fréjus-Tunis, soit rien de moins que la traversée de la mer Méditerranée. Accompli le 23 septembre, cet exploit lui assure un accueil triomphal à son retour à Marseille, puis à Paris.

Ayant remporté le Circuit des Lacs, l’aviateur s’intéresse ensuite à une autre prouesse aérienne, le « looping », qu’il effectue à son tour le 19 novembre 1913 à bord d’un Morane-Saulnier. Peu de temps plus tard son amie, Marielle Georges sera, elle, la première passagère à réaliser ce tour de force. Au printemps 1914, Roland Garros remporte le rallye aérien de Monaco, empochant au passage une nouvelle fortune. Puis il se classant deuxième de la course Paris-Londres-Paris. Fort des progrès fulgurants réalisés au cours des années précédentes, les concurrents banalisent donc la traversée de la Manche effectuée pour la première fois par Louis Blériot en 1909 ! Ces derniers mois, Garros a multiplié les vols à bord d’un hydravion, nouvelle coqueluche des foules de spectateurs, un Morane-Saulnier « hydro » à moteur Gnôme 80 HP. La déclaration de guerre interrompt alors ses activités de pilote professionnel. Précisons néanmoins que cette première guerre mondiale, et bientôt les préoccupations des belligérants pour la guerre aérienne vont accélérer les progrès de l’aviation, et donner à celle-ci un développement industriel.

Soldat de 2e classe, Roland Garros est affecté à l’escadrille MS 23, placée sous le commandement du capitaine Vergnette. Dès le 19 août 1914, il effectue sa première mission de reconnaissance. Il est nommé caporal le 4 septembre, puis sergent. Reçu à Paris le 13 octobre, il est chargé par les autorités militaires de mettre au point une mitrailleuse capable de tirer dans l’axe de l’appareil, l’invention devant permettre au pilote de voler seul. Il rejoint ensuite l’escadrille M 26, basée à Dunkerque. Le 1er avril 1915, il abat son premier avion ennemi, un Albatros. Après deux autres victoires, il est forcé d’atterrir derrière les lignes ennemies au cours d'une mission. Après avoir mis le feu à son avion, il est capturé puis placé en détention dans la forteresse de Zondorff, près de Kustrin, en Prusse orientale.

Le 8 janvier 1917, Garros est transféré au camp de Gnadenfrei en Silésie, puis à Trèves et enfin au camp du Scharnhorst de Magdeburg. Là, les conditions de détention sont très dures. De retour au Zondorff, il parvient à s’évader le 15 février 1918, en revêtant une tenue d’officier allemand. De retour en France via les Pays-Bas puis l’Angleterre, il est décoré de la Légion d’Honneur. Ayant rejoint, après quelques stages d’entraînement, la SPA 26, appartenant au Groupe des Cigognes (CG 12), l’aviateur, devenu lieutenant, est de retour sur le front. Alors que les Alliés entament une offensive qui s’avérera décisive, Roland Garros multiplie les attaques en vol, faisant à chaque fois preuve d’intrépidité. Il disparaît en combat aérien, le 5 octobre 1918, dans le secteur de Vouziers, à bord de son Spad XIII CI, avec lequel il avait entrepris trois Fokker ennemis.

Rappelons pour mémoire que, dix années après sa mort, son ami et ancien camarade d’H.E.C. Émile Lesieur, devenu président du Stade Français, baptisera du nom de l’aviateur, vainqueur de la Méditerranée, un stade de tennis nouvellement construit à proximité de Paris.


Sources:
http://www.af001.com/histoire/rgarros.htm
http://www.grande-guerre.org/Biographies/garros.htm

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 #6 Posté le: 11 Nov 2004 18:09    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

Ah bah, tant pis pour mon sujet de topic alow



A l'occasion de la commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918, j'ai une pensée toute particulière pour mon arrière-grand-père paternel qui était sur le front dans la Marne, avant de rentrer décoré au pays à la fin de la guerre. Malheureusement, en interrogeant mon père, je me rends qu'il reste peu de souvenirs précis relatifs à cette partie de l'histoire familiale. Et si on parle souvent des "tirailleurs sénégalais", j'ai le sentiment qu'il est rarement fait allusion à la participation des soldats originaires des colonies antillaises.


Sinon j'ai trouvé ce petit texte sur http://karaibes.free.fr/guerre1.html(j'ai enlevé les remarques autobiographiques sur MORTENOL et LANZERAC, snaika ayant déja posté des notices beaucoup plus complètes.)

Citation:
"GUERRE DE 1914_1918 : L'IMPOT DU SANG


Ce sont les Antilles à bout de souffle qui abordent la Première guerre Mondiale. Pendant 4 années, 25 000 soldats créoles ou résidents aux Antilles furent incorporés dans les armées de la République et presque la totalité débarquèrent en Europe. Comme toutes les troupes venues des quatre coins de l'Empire, les militaires venus des Antilles participèrent à toutes les batailles et offensives, comme celle de la Marne en 1914, en Artois et en Champagne en 1915, sur la Somme en 1916, dans l'Aisne en 1917, dans la prise du fort de Douaumont qui marqua un tournant dans la bataille de Verdun ainsi que la défense de Reims en mai-juin 1918.

Leurs sacrifices furent particulièrement cruels : près de 2500 soldats originaires des Antilles ont trouvé la mort ou furent portés disparus dans la boue des tranchées. En GUADELOUPE sur 6603 originaires de la Guadeloupe et dirigés sur la Métropole, 1027 ont trouvé au front une mort glorieuse. En MARTINIQUE, après la guerre, on est fier des 700 citations individuelles méritées par les combattants martiniquais.

MORTENOL défend Paris assiégé. Le Capitaine de Vaisseau Sosthène-Héliodore MORTENOL, né à Pointe-à-Pître, en Guadeloupe s'est illustré durant la première guerre mondiale.

[...] il convient de ne pas oublier le Basse-terrien Charles LANZERAC, général commandant la 5 ème armée. [...]

Autre héros de la grande guerre, un " vieux blanc " de la Guadeloupe, Camille DAUCOURT, né à Basse-Terre en 1893. Il quitte sa famille et se fait mobiliser en France. Ce jeune créole participe à la bataille de Verdun. Plusieurs fois cité, décoré de la Croix de Guerre et de la Médaille militaire, il se marie en France, et décédera en 1990… âgé de plus de cent ans. Combien seront-ils aussi vaillants à prendre part à la guerre et venant de la Guadeloupe ? 6603, dont 1027 ne reviendront jamais. "


Ici, on parle plutôt de 25 000 Antillais enrôlés pour "défendre la France" et 2 500 qui n'en sont pas revenus, mais ce dernier chiffre ne comprend pas les blessés.




Ce qui m'intéresserait aussi ce serait aussi de développer l'aspect sociologique de cette période: le voyage vers la France, la vie sur le front, la confrontation avec la "mère-patrie" , les relations inter-communautaires avec les combattants appelés des différentes colonies françaises ainsi qu'avec les autochtones : , mais aussi les répercussions sur la vie familiale, les relations avec les proches restés au pays, etc.

On reste dans le sujet ou faut-il créer un autre topic?

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 #7 Posté le: 11 Nov 2004 18:26    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

Cigaline972 a écrit:
Ce qui m'intéresserait aussi ce serait aussi de développer l'aspect sociologique de cette période: le voyage vers la France, la vie sur le front, la confrontation avec la "mère-patrie" , les relations inter-communautaires avec les combattants appelés des différentes colonies françaises ainsi qu'avec les autochtones : , mais aussi les répercussions sur la vie familiale, les relations avec les proches restés au pays, etc.

On reste dans le sujet ou faut-il créer un autre topic?


Ce serait effectivement très interessant d'aborder cet aspect. J'ai malheureusement remarqué que les informations sont très pauvres. Si certains pouvaient apporter des témoignages de leurs ainés... On peut rester dans le sujet!

EDIT: Je viens de trouver un article

La société antillaise durant la première Guerre Mondiale


La guerre a calmé le jeu politique et social. En 1914 a l’instar de la France, c’est l’union sacrée.

Cette accalmie sociale avait déjà commencé en Martinique avec la signature le 31 mars 1913 du pacte des Trois-Ilets, entre les békés et une frange démocrate de la bourgeoisie mulâtre. Cet accord qui a abouti a une trêve s’inspirait de la philosophie schoelcheriste qui préconisait l’union des classes sociales.

La guerre intervient dans une période charnière, c’est a dire entre un régime esclavagiste aboli, il y a un peu plus de cinquante ans et une trentaine d’années avant la départementalisation.

La société coloniale est complexe et elle connaît la lutte des classes. On peut opposer globalement deux catégories : les conservateurs nostalgiques, majoritairement composes de grands propriétaires fonciers, d’industriels qui cherchent le pouvoir politique de manière directe ou par l’intermédiaire de leurs hommes de paille pour se garantir des revendications populaires et de l’autre cote des progressistes formes en grande partie par la bourgeoisie, elle même divisée dans le cas de la Martinique entre un groupe qui veut faire tomber les privilèges des békés et les obliger a œuvrer par l’île, un autre plus radical, qui ne veut aucun compromis et un autre qui regrette les déchirements internes.

Le tableau social se complète par une masse ouvrière paysanne sans conscience de son sort et des ouvriers d’usine.

A partir de 1916, les consensus social va s’effriter et des mouvements sociaux, très souvent a base de revendications salariales afin de faire face a la cherté de la vie. En Guyane, la hausse des prix prend des proportions importantes (pain, conserves), elle est parfois délibérément provoquée par certains commerçants. Le marche noir est roi. D’autres mettent en danger la santé publique en vendant de la viande de bœufs malades.

La Martinique connaît cette même année : une grève des commerçants pendant trois jours, suivie de celle des géreurs et économes soutenus par les ouvriers d’usines. En 1917, le mouvement touche les débardeurs et gabariers du port de Fort-de-France.

Le niveau de vie s’est globalement amélioré. Les villes principales sont éclairées a l’électricité. L’automobile se développe. En Guadeloupe, quelques 200 véhicules individuels et d’autobus sillonnent les routent en dépit de leur mauvais état et le chemin de fer assure la liaison vers les sucreries.
Nazaire Calise


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 #8 Posté le: 11 Nov 2004 21:09    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

Merci pour le lien Snaika, mais c'est vrai qu'on ne trouve pas grand chose sur le quotidien des Antillais engagés sur le front.

Personne n'aurait idée de travaux universitaires qui auraient pu être menés sur le sujet ?

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 #9 Posté le: 11 Nov 2004 21:25    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

J'ai des sujets proches, mais plus ciblés, et traitant de la seconde querre mondiale :

Les antillais et le travail forcé pendant la seconde guerre mondiale.

Les dissidents Antillais des Forces Françaises Libres pendant la seconde guerre mondiale.

En éspérant t'aider.

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 #10 Posté le: 11 Nov 2004 21:33    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

RockSoGad a écrit:
J'ai des sujets proches, mais plus ciblés :

Les antillais et le travail forcé pendant la seconde guerre mondiale.

Les dissidents Antillais des Forces Françaises Libres pendant la seconde guerre mondiale.

En éspérant t'aider.


Seconde Guerre Mondiale... On trouve beaucoup plus d'écrits sur celle ci et aussi plus de témoignages. Il y a d'ailleurs un sujet sur Volcréole: Les Antilles pendant la seconde guerre mondiale

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 #11 Posté le: 22 Nov 2004 21:40    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

Et hop!
Source: CRDP Martinique

Citation:
QUELQUES CITATIONS DE GUERRE
• Victor REY du 24ème d’artillerie, originaire de la Guyane, a reçu en 1917 la cravate de Commandeur de la Légion d’honneur, fait unique dans l’histoire de la Grande Guerre.

• BONALDIR de la Guadeloupe, du 2ème régiment de marche d’Afrique : "Sautant d’une tranchée, cloue un Turc par terre et par son attitude résolue, contraint cinq ennemis à se rendre".

• Joseph CAROLUS, de la Martinique : "Au corps expéditionnaire des DARDANELLES, depuis le 12 Mai 1915 a pris part à toutes les affaires, a toujours fait preuve de la plus grande énergie. Le 22 Mai, est resté trente heures entre la ligne française et la ligne turque, au milieu de ses chefs et camarades morts, et a ramené son caporal grièvement blessé".

Source : L’empire dans la guerre,
Ministère de la Défense, secrétariat aux Anciens combattants.


Citation:
LA SOCIÉTE ANTILLAISE DANS LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
La guerre a calmé le jeu politique et social. En 1914 a l’instar de la France, c’est l’union sacrée.

Cette accalmie sociale avait déjà commencé en Martinique avec la signature le 31 mars 1913 du pacte des Trois-Ilets, entre les békés et une frange démocrate de la bourgeoisie mulâtre. Cet accord qui a abouti a une trêve s’inspirait de la philosophie schoelcheriste qui préconisait l’union des classes sociales.

La guerre intervient dans une période charnière, c’est a dire entre un régime esclavagiste aboli, il y a un peu plus de cinquante ans et une trentaine d’années avant la départementalisation.

La société coloniale est complexe et elle connaît la lutte des classes. On peut opposer globalement deux catégories : les conservateurs nostalgiques, majoritairement composes de grands propriétaires fonciers, d’industriels qui cherchent le pouvoir politique de manière directe ou par l’intermédiaire de leurs hommes de paille pour se garantir des revendications populaires et de l’autre cote des progressistes formes en grande partie par la bourgeoisie, elle même divisée dans le cas de la Martinique entre un groupe qui veut faire tomber les privilèges des békés et les obliger a œuvrer par l’île, un autre plus radical, qui ne veut aucun compromis et un autre qui regrette les déchirements internes.

Le tableau social se complète par une masse ouvrière paysanne sans conscience de son sort et des ouvriers d’usine.

A partir de 1916, les consensus social va s’effriter et des mouvements sociaux, très souvent a base de revendications salariales afin de faire face a la cherté de la vie. En Guyane, la hausse des prix prend des proportions importantes (pain, conserves), elle est parfois délibérément provoquée par certains commerçants. Le marche noir est roi. D’autres mettent en danger la santé publique en vendant de la viande de bœufs malades.

La Martinique connaît cette même année : une grève des commerçants pendant trois jours, suivie de celle des géreurs et économes soutenus par les ouvriers d’usines. En 1917, le mouvement touche les débardeurs et gabariers du port de Fort-de-France.

Le niveau de vie s’est globalement amélioré. Les villes principales sont éclairées a l’électricité. L’automobile se développe. En Guadeloupe, quelques 200 véhicules individuels et d’autobus sillonnent les routent en dépit de leur mauvais état et le chemin de fer assure la liaison vers les sucreries.

Nazaire Calise

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 #12 Posté le: 29 Nov 2004 01:15    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

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 #13 Posté le: 29 Nov 2004 01:51    Sujet du message: Ceux qui ont marqué la 1e Guerre Mondiale Répondre en citant

Naty975 a écrit:
Albert972 a écrit:
Pas mal, ton sujet Snaika.
Une petite pensée pour les 30 000 antillais, qui sont partis se battre dont les deux tiers ont été tués, blessés ou faits prisonniers de guerre.


Et dont on ne parle pas en métropôle!

Oui, mais est ce qu'au moins on en parle aux antilles ?
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