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Discriminations en entreprise

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coeurbouliki
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  Posté le: 10 Déc 2004 10:12    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

Renault poursuivi pour discrimination raciale

La discrimination raciale dans l’entreprise arrive, enfin, devant les tribunaux. Depuis l’affaire Peugeot-Sochaux en 1998, des centaines de salariés ont fait reconnaître par la justice la discrimination syndicale par leur employeur. La CGT veut aujourd’hui provoquer un séisme de même ampleur en matière de discrimination raciale. Trente-trois salariés de Bosch et huit de Renault, d’origine étrangère, poursuivent leur employeur pour discrimination dans le déroulement de leur carrière. Ils portent les premiers coups à une division raciale des tâches criante, mais banalisée depuis toujours dans les entreprises.

Mercredi matin, les prud’hommes de Paris examinaient en départage la première affaire concernant le groupe Renault. Français né au Tchad, Laurent Gabaroum, cinquante-quatre ans, cadre, veut faire reconnaître la discrimination dont il a été victime dans sa carrière à cause de sa couleur de peau, et obtenir réparation.

Devoir démontrer ses capacités

Son avocate, Me Nadège Magnon, rappelle d’abord qu’en matière de discrimination, la loi de novembre 2001 a « aménagé la charge de la preuve ». Le salarié doit apporter des éléments de fait sur la différence de traitement, mais c’est à l’employeur, en l’occurrence Renault, d’apporter la preuve que cette différence repose sur des éléments objectifs, étrangers à toute discrimination. « Cet aménagement est indispensable, car il n’y a pas d’écrits stipulant que "vous n’évoluez pas parce que vous êtes noir" ! », prévient l’avocate, avant de retracer la « stagnation de carrière » de son client.

Déjà diplômé au Canada, Laurent Gabaroum arrive en France et entre chez Renault en 1975 comme veilleur de nuit, pour poursuivre des études le jour. Il obtient un DESS de gestion de transports puis un DESS de gestion du personnel. En 1985, sur intervention personnelle du PDG, « Renault accepte qu’il devienne cadre », mais « sans poste, sur des missions temporaires, parfois sans mission ». Dès 1986, Renault profite d’un plan social pour se débarrasser de lui. « On lui propose une mesure d’aide au retour au pays », alors qu’il est français, et « il est le seul licenciable parmi les cadres », pointe l’avocate. Il devra se mettre en grève de la faim pour rester dans l’entreprise. Par la suite, il effectue plusieurs « stages de longue durée » comme s’il devait éternellement démontrer ses capacités. En 1990, il est enfin titularisé sur un poste d’attaché de communication, attribué en principe à un cadre en début de carrière. « Il y reste dix ans, raconte l’avocate. Chaque année, il demande une mobilité, mais aucune proposition ne lui est faite. »

Division du travail sur des bases ethniques

En 2000, il passe enfin chargé de mission, mais s’occupe uniquement de certification ISO, un travail que Renault réserve d’habitude aux « jeunes cadres ou aux agents de maîtrise en fin de carrière ».

Le retard d’avancement implique un écart de salaire par rapport aux autres cadres. En se basant sur les moyennes de rémunération publiées par la direction, Me Magnon demande 286 600 euros de rappel de salaire, 10 % de la somme pour les congés payés, et 577 116 euros de dommages et intérêts, calculés sur le modèle de l’accord Renault sur la discrimination syndicale. Pour la fédération de la métallurgie CGT, Me Dufresne-Castets dénonce un « racisme banal ». « Après la nationalisation sanction en 1945, Renault se voulait une vitrine sociale, mais poursuivait la politique d’État colonial, avec une division du travail sur des bases ethniques. Les immigrés représentaient 80 % des OS, mais 8 % seulement des ouvriers professionnels. » En face, l’avocate de Renault s’emporte : « M. Gabaroum est né discriminé, il se complaît à s’ériger en victime, s’emporte Me Le Jouan. Comme beaucoup de salariés, il aurait aimé avoir une autre carrière, mais c’est la loi de l’entreprise. Il a un argument supplémentaire, il est noir, et érige sa négritude en explication. » Selon elle, il n’y a pas de politique discriminatoire chez Renault. Pour preuve, une liste de 13 autres cadres d’origine étrangère. Le délibéré est fixé au 11 janvier.

« Chez Renault, on trie les salariés sur des critères racistes, s’indigne Mouloud Aounit, secrétaire général du MRAP, venu soutenir Laurent Gabaroum. Cette affaire est exemplaire, elle mérite une sanction pour casser la dynamique de l’impunité. » Mohamed Brahmi, responsable du collectif racisme et discrimination de la métallurgie CGT, espère que ce procès « fera des petits ». L’enjeu est d’autant plus grand que la discrimination se poursuit aujourd’hui sur les enfants et petits-enfants d’immigrés. Chez Renault comme ailleurs, ils sont nombreux parmi les intérimaires, mais passent difficilement le sas de l’embauche. « Même avec des diplômes, nos enfants sont cantonnés aux travaux pénibles, ils ne sont pas recrutés comme techniciens ou cadres, déplore Mohamed Brahmi. Combien de générations va-t-on sacrifier ? »

Fanny Doumayrou

L'Humanité du 10/12/2004

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  Posté le: 10 Déc 2004 10:16    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

« Les immigrés sont restés en chaîne toute leur vie »

À Renault-Billancourt, les immigrés étaient OS à vie, tandis que les « Français » recevaient des formations pour évoluer.

Arezki Amazouz se souvient du « choc » éprouvé quand il est entré chez Renault pour la première fois, en 1973, à l’usine de l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt. « J’étais jeune, j’avais vingt et un ans, et j’ai découvert ces ateliers où des grands-pères travaillaient encore à la chaîne. Ils avaient passé vingt ou vingt-cinq ans sur le même poste. Ça m’a révolté de voir qu’ils étaient OS à vie. C’étaient tous des immigrés. » D’origine algérienne, un CAP d’arboriculteur en poche, il commence en intérim sur la chaîne. « Ensuite j’ai accepté l’embauche en me disant que j’allais me battre pour que ça change. À l’usine, il y avait surtout des Algériens, mais aussi des Yougoslaves, des Africains, des Portugais, des Espagnols, très peu de Tunisiens. Dans l’atelier, la division était simple. Les Français restaient en chaîne quelques mois au maximum. Ensuite ils passaient tous régleurs, contrôleurs, chefs d’équipe, ou contremaîtres. » De toute sa carrière, Arezki Amazouz se souvient d’« un seul Français resté en chaîne », et encore en peinture, où les postes sont moins durs. Inversement, il se souvient d’un seul immigré passé contremaître, un ami originaire du même village de Kabylie. « Il avait bossé très dur, mais quand l’usine a fermé, en 1992, Renault l’a reclassé à Flins en le rétrogradant chef d’équipe, avec une prime. Il a signé. »

Renault pouvait faire bonne figure en organisant des cours du soir pour les immigrés. « On faisait du français, des maths, du dessin industriel, après le travail, se souvient Arezki Amazouz. C’était difficile car la plupart des ouvriers habitaient loin dans les Yvelines, autour de Trappes. Beaucoup se décourageaient avant d’obtenir le CAP, car ça ne débouchait pas sur grand-chose. À la fin on avait les félicitations du chef, mais aussitôt il disait qu’il n’avait pas de poste à proposer, et on restait OS. » De l’autre côté du miroir, Patrick Schweitzer, embauché en 1969 à l’île Seguin, confirme : « Les Français étaient dits "jeunes à potentiel". Très vite, on nous

envoyait en formation professionnelle sur le temps

de travail, pour devenir ouvrier professionnel. Je suis resté quelques mois sur la chaîne avant de devenir ajusteur. Les immigrés embauchés en même temps, qui avaient parfois le même niveau d’études que nous, sont restés en chaîne toute leur vie, même s’ils ont suivi des cours du soir. »

« On a fait grève en 1982 et 1985 pour ne pas rester OS à vie, mais ça n’a pas changé grand-chose », déplore Arezki Amazouz. Pour lui, l’objectif de Renault était clair : « Renault voulait maintenir la tête sous l’eau à tous ces travailleurs immigrés, pour qu’ils ne s’affirment pas, pour qu’on les considère toujours comme des gens capables seulement de visser des boulons, pas capables de diriger. C’est dégueulasse parce que l’absence de formation pour les immigrés a aggravé leurs problèmes au moment de la fermeture de l’usine en 1992. S’ils avaient évolué normalement, on les aurait reclassés beaucoup plus facilement dans l’entreprise ou à l’extérieur. Au lieu de ça, on les a licenciés avec une prime. À partir de 1985-1986, on en a renvoyé certains au pays, avec une prime et le voyage payé par l’OMI (Office des migrations internationales - NDLR). C’était : "Prends dix mille balles et casse-toi." Là-bas, ils se sont retrouvés dans une situation dramatique. Ils arrivaient après trente ans de travail chez Renault mais qu’est-ce qu’ils avaient appris ? Rien. »

Arezki Amazouz est resté OS jusqu’en 1987, année où la direction de Renault a voulu le mettre dans une charrette de licenciements économiques, un licenciement clairement lié à son activité de militant CGT depuis 1975. De recours en recours, il a fini par être réintégré sur décision du Conseil d’État en 1994. Billancourt ayant fermé entre-temps, il aurait voulu reprendre le travail en atelier. Mais comme la plupart des cégétistes, il a été « interdit d’usine » par Renault, qui l’a reclassé dans les bureaux, où il « bricole ». Il compte se joindre aux six premiers ouvriers immigrés ou « de couleur » bloqués dans leur carrière, qui ont attaqué Renault pour discrimination raciale aux prud’hommes de Boulogne. En mars dernier, le tribunal a ordonné une expertise pour rassembler chez Renault, peu coopératif, les documents permettant d’établir la discrimination, en comparant leur carrière avec celle des collègues « français de souche » entrés en même temps à la Régie. « S’ils gagnent, ce sera un appel d’air pour que tous ceux qui se reconnaissent dans cette situation montent eux aussi des dossiers », espère Patrick Schweitzer, aujourd’hui délégué CGT à Renault Rueil.

Fanny Doumayrou

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  Posté le: 10 Déc 2004 10:18    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

Témoignages DE SALARIéS

« La métallurgie est un monde d’hommes »

Chantal, salariée :

Chantal, salariée chez Bosch, poursuit son employeur pour discrimination sexiste : « J’ai été embauchée comme 0S2 en 1974 et promue P1 seulement l’an dernier, parce que j’avais cinquante ans. Je gagne 1 470 euros. Autrefois, les gens passaient P1 sans formation particulière, mais cela ne concernait que les hommes. Quand on m’a proposé une formation, j’avais quarante-huit ans, plus de vingt ans dans l’entreprise. J’ai refusé parce qu’on me mettait au même niveau que les personnes qui venaient d’entrer. Les acquis de l’expérience, personne dans cette entreprise n’en a entendu parler. De ce procès, j’attends de la reconnaissance pour que les femmes ne soient plus considérées comme des idiotes, des incapables. Depuis que l’on sait que nous allons aux prud’hommes, nous avons entendu une somme incommensurable de " blagues " bien grasses, de railleries. La métallurgie est un monde d’hommes. Certains sont même étonnés que des femmes osent réclamer. Alors que nous faisons le même travail. La loi a obligé l’entreprise à créer une commission sur l’égalité, pour les nouvelles, la situation est donc un peu différente. Mais les anciennes ont perdu des années. C’est toute une culture qu’il faut changer. Et cela va être long. L’égalité des sexes ne doit pas rester dans le registre du discours et du voeu pieux. »

« Eux ont progressé,

pas moi »

Harry, originaire des DOM-TOM :

Harry, originaire des DOM-TOM : « Je suis entré comme OS chez Bosch en 1970 avant d’être nommé P1. Le temps a passé et je suis toujours P1. À chaque fois que je demandais une promotion, une augmentation, ce n’était jamais possible. Le contremaître ne faisait pas remonter mes demandes, qui restaient dans un tiroir. Et nous avions toujours peur de nous adresser plus haut pour faire remonter nos revendications. Une fois, on me disait qu’on ne pouvait pas me mettre ailleurs parce qu’on avait besoin de moi au poste où j’étais. Une autre fois, que j’étais trop bien payé pour ce que je faisais. Une autre, qu’il fallait que je fasse mes preuves. Tous les arguments étaient bons, pour me culpabiliser ou me valoriser, selon les jours, mais le résultat a toujours été le même. J’ai été amené à montrer le travail à de nouveaux embauchés. Eux ont progressé. Pas moi. J’étais juste bon à faire de la formation, sans que cela soit reconnu. Mais ce que j’apprenais aux autres était suffisant pour qu’ils progressent. L’an dernier, j’ai reçu la proposition de suivre un stage si je voulais monter. Il y a trente-quatre ans que j’ai quitté l’école. Je ne m’en suis pas senti capable. C’est comme si mon expérience n’avait servi à rien. D’autres, à trente mètres de là où je travaille, ont progressé sans être passés à l’école. »

E. R.

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  Posté le: 10 Déc 2004 10:20    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

Trente ans de politique discriminatoire chez Bosch

Trente-trois salariés de Vénissieux poursuivent leur employeur pour discrimination, raciale ou sexiste.

Dans l’usine de Vénissieux du groupe d’électroménager Bosch, le quartier où se concentre le travail sur les machines les plus difficiles est communément appelé « le continent noir ». Tout un symbole ! C’est précisément dans ce site, qui s’est illustré il y a peu par un chantage patronal aux 35 heures, que trente-trois salariés poursuivent leur employeur pour discrimination, soit raciale, soit sexiste. Le 30 novembre dernier, ces hommes et ces femmes de la première génération, originaires d’Afrique noire, du Maghreb et des départements d’outre-mer, se sont présentés au tribunal des prud’hommes de Lyon pour une séance de conciliation. La direction ayant refusé toute discussion, la date du procès a été fixée par les juges au 5 juillet 2005.

Mohammed, Hassan, Hervé, François, Nicole, Francesca ont été embauchés, depuis plusieurs décennies, comme OS ou P1, les échelons les plus bas. Aujourd’hui, ils sont toujours OS ou P1. Parce que Mohammed ou Hassan s’appellent justement ainsi, parce qu’Hervé et François sont venus de France d’outre-mer ou d’Asie, que Nicole et Francesca sont femmes, a relevé, liste du personnel à l’appui, Mohammed Brahmi, responsable syndical CGT. L’entreprise a mené pendant vingt-cinq à trente ans une politique discriminatoire, dénonce Serge Truscello, délégué syndical central de Bosch France : « Avec une origine apparente d’au-delà de la Méditerranée, on ne progressait pas, mais Italiens, Espagnols, Portugais n’avaient pas de problèmes. La situation a un peu évolué depuis un an, mais pas beaucoup », confie-t-il.

Pour estimer le préjudice, « chaque salarié va devoir présenter des comparaisons de son cas avec la situation de ses collègues en matière de formation, de qualification ou de présence, explique Me Pierre Masanovic, avocat des demandeurs. S’il n’y a aucun autre élément pour expliquer les différences d’évolution de carrière que celle du sexe ou de la "race", en sachant que tout peut se cumuler, il pourra prétendre être victime de discrimination ». L’employeur devra alors démontrer le contraire. En attendant le procès, la direction, qui, selon Mohammed Brahmi, aurait provisionné deux millions d’euros en vue de négociations individuelles, a proposé de régler le problème en interne. La CGT n’y est pas opposée, mais, aguerrie par l’expérience concernant l’accord intervenu entre la direction et la CFDT sur les cas de discriminations syndicales, elle refuse de travailler sur la base des mêmes critères. Forte d’une analyse systématique de l’évolution des carrières au sein de l’entreprise, la CGT réclame « un accord particulier et précis. On ne peut pas accepter des indemnisations au petit bonheur la chance, à la tête du client », prévient Mohammed Brahmi.

Émilie Rive

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  Posté le: 10 Déc 2004 10:41    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant


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  Posté le: 10 Déc 2004 17:18    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

« M. Gabaroum est né discriminé, il se complaît à s’ériger en victime, s’emporte Me Le Jouan. Comme beaucoup de salariés, il aurait aimé avoir une autre carrière, mais c’est la loi de l’entreprise. Il a un argument supplémentaire, il est noir, et érige sa négritude en explication. » Selon elle, il n’y a pas de politique discriminatoire chez Renault

moi, je pense comme l'avocate, le racisme n'existe pas...les noirs juste parce qu'ils sont noirs et ils se croient victimes de racisme à tout bout de champs ..pas la peine d'en faire tout un foin.
si monsieur gabaroum n'a pas évolué en 30 ans, c'est qu'il y a une raison purement professionnelles.

vive renault! vive la france! vive la république!

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  Posté le: 10 Déc 2004 17:25    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

ppm39 a écrit:

moi, je pense comme l'avocate, le racisme n'existe pas...les noirs juste parce qu'ils sont noirs et ils se croient victimes de racisme à tout bout de champs ..pas la peine d'en faire tout un foin.
si monsieur gabaroum n'a pas évolué en 30 ans, c'est qu'il y a une raison purement professionnelles.


De toute façon les noirs ont toujours tous cette impression d'etre victimes des pires atrocités de l'histoire de l'humanité ! Mais faut arreter ! L'esclavage c'est fini !
Et le pire c'est qu'ils sont comme ça partout, aux etats unis comme en france !!!! Comme si ils s'etaient passés le mot !

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  Posté le: 10 Déc 2004 17:32    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

modah a écrit:

De toute façon les noirs ont toujours tous cette impression d'etre victimes des pires atrocités de l'histoire de l'humanité ! Mais faut arreter ! L'esclavage c'est fini !
Et le pire c'est qu'ils sont comme ça partout, aux etats unis comme en france !!!! Comme si ils s'etaient passés le mot !



je pense qu'il est inutile de faire une "echelle de la souffrance", mais si tel etait le cas, je ne suis pas sur qu'on puisse trouver pire que l'esclavage..
le probleme c'est que, les seuls chaines qui ont été brisés ont été les chaines en fer..

toutefois, force est de constater que gabaroum a fait quelque effort, mais tout ceci est resté vain..on ne peut pas dire qu'il est resté dans la position d'assisté, je dois bien avouer..finalement, s'il s'est debarassé de son complexe d'inferiorité, sans pour autant progresser, 'est peut etre parce que l'employeur est resté dans une logique de complexe de superiorité.

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  Posté le: 10 Déc 2004 17:36    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

ppm39 a écrit:

je pense qu'il est inutile de faire une "echelle de la souffrance", mais si tel etait le cas, je ne suis pas sur qu'on puisse trouver pire que l'esclavage..
le probleme est que les seuls chaines qui ont été brisés sont les chaines en fer..


c'est malheureusement vrai...

Mais je ne comprends pas ce qu'elle entend par "M. Gabaroum est né discriminé"

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  Posté le: 10 Déc 2004 17:41    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

modah a écrit:


Mais je ne comprends pas ce qu'elle entend par "M. Gabaroum est né discriminé"


surement que mr gabaroum, se plaint d'etre, non pas d'etre noir, mais victime de sa noirceur depuis sa naissance.
ce qui est lelot de bcp noir, meme s'il ne s'en rendent pas toujours compte.

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  Posté le: 11 Jan 2005 21:31    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

"Discrimination raciale" chez Renault non retenue par le tribunal
PARIS, 11 jan 2005 (AFP)

Renault a été condamnée mardi aux prud'hommes pour "inexécution loyale du contrat de travail" envers l'un de ses cadres qui l'accusait d'avoir bloqué son avancement en raison de la couleur de sa peau, mais le juge n'a pas retenu "la discrimination raciale".

Le constructeur automobile était poursuivi par un Français d'origine tchadienne, Laurent Gabaroum, cadre chez Renault depuis 1985, qui accusait son entreprise d'avoir bloqué son avancement, en raison de sa couleur de peau.

M. Gabaroum avait demandé aux juges de "constater la discrimination raciale" et de lui verser à titre de dommages-intérêts 286.607 euros comme arriérés de salaires, 28.660 euros pour le complément d'indemnités de congés payés et 577.116 euros pour le préjudice matériel et moral".

Le conseil des prud'hommes de Paris, statuant en audience de départage, a condamné Renault pour "inexécution loyale du contrat de travail" et lui a ordonné de verser 120.000 euros de dommages et intérêts, tous préjudices confondus à M. Gabaroum et 2.000 euros, pour les frais de procédure.

Le jugement avait été mis en délibéré à l'issue de l'audience de départage du 8 décembre dernier.

Interrogé mardi par l'AFP à l'issue du délibéré, M. Gabaroum a dénoncé un "jugement ambigu et inacceptable" et un "tribunal qui se refuse à statuer sur une demande précise de discrimination raciale". Il entend "faire appel s'il le faut jusque devant la Cour européenne de Justice".

"Je ne suis pas venu pour chercher de l'argent, mais pour qu'on reconnaisse la discrimination en regard de la couleur de ma peau qui m'a été imposée pendant plus de 20 ans dans cette entreprise" a ajouté M. Gabaroum qui s'est interrogé sur "l'existence de la Justice vis-à-vis de toutes les minorités et de tous les Noirs de notre pays".

Arrivé en France en 1973, après des études au Canada, il est entré chez Renault en 1975 comme veilleur de nuit pour financer ses études. En avril 1982, docteur en droit et titulaire de diplômes de commerce et de gestion du personnel, il est promu cadre, grâce à l'intervention du PDG de l'époque, Bernard Hanon. Depuis, sa carrière a stagné et en 2000 il est muté à un poste de chargé de mission, qui en fait ne recouvre aucune mission déterminée, a-t-il affirmé.

Le défenseur de Renault avait contesté les demandes de M. Gabaroum, affirmant que sa démarche était "non fondée" et que l'évolution de sa carrière au sein de l'entreprise avait été normale.

Le Mrap (mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), et la CGT-Métallurgie, ont vu leur constitution de partie civile acceptée par le tribunal mais leur demande de dommages et intérêts rejetée.

© 2005 AFP

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  Posté le: 12 Jan 2005 11:57    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

Tant qu'il n'y aura pas une action en justice commune par 10-20-50 employes de facon a ce qu'on reconnaisse une volonte deliberee de leur empecher d'avancer, on peut toujours attendre. Pour etre condamne pour discrimination raciale, il faut, je pense, pouvoir demontrer que le schema est (fut?) repetitif dans l'entreprise ... Examiner la carrierre d'UN employe isole ne suffit pas, a mon avis.
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  Posté le: 12 Jan 2005 23:21    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

MadininaUK a écrit:
Tant qu'il n'y aura pas une action en justice commune par 10-20-50 employes de facon a ce qu'on reconnaisse une volonte deliberee de leur empecher d'avancer, on peut toujours attendre. Pour etre condamne pour discrimination raciale, il faut, je pense, pouvoir demontrer que le schema est (fut?) repetitif dans l'entreprise ... Examiner la carrierre d'UN employe isole ne suffit pas, a mon avis.


Il me semble que depuis peu c'est l'employeur qui doit démontrer que la différence de parcours professionnel n'est pas due à la race ou au sexe de l'employé. En clair Renault devrait montrer que plusieurs sont dans le même cas sans être noir ou que les autres noirs de même profil ne présentent pas la même anomalie.

Dans le cas de Renault il y a même eu des travaux de sociologues qui ont étudié la façon dont les carrières des ouvriers spécialisés étaient gérées en fonction de leur origine à une époque (en résumé, on proposait des formations et des évolutions aux blancs uniquement). Ca a certainement changé depuis mais vu l'âge du plaignant il a du connaître en partie cette époque.

Tu peux relire les premiers posts d'ouverture de ce sujet pour connaître le contexte de la plainte. Par ailleurs il y a d'autres procès en cours contre Renault...

Ce jugement mi-figue mi-raisin a été pris car le juge a peur d'ouvrir la voie à une cascade de procès en France. On sait que la discrimination existe mais on refuse de la juger.


Notons que l'avocate de Renault a déclaré que passer de veilleur de nuit à cadre était déjà suffisant comme promotion. Elle oublie de dire que c'est la carrière de cadre de gabaroum qui n'a jamais décollée par la suite...

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  Posté le: 13 Jan 2005 11:34    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

Je pense que nous vivons à une époque où Hitler aurait aimé vivre... Je m'explique, on est trop bronzé (on ne fait pas l'affaire), on pèse plus de 40kg tout mouillée (on ne fait pas l'affaire), on n'est pas titulaire d'un BAC plus 15 (on ne fait pas l'affaire)...

Le monde est en train de créé des ethnies à l'intérieur des ethnies, des religions à l'intérieur des religions... Les riches d'un côté, les pauvres de l'autre.

Ca ne changera plus, car les "ronds de cuir" comme les appelle Francis Lalanne, sont toujours en haut de la pyramide et si tu ne leur reviends pas, c'est casse toi... ça ne pose aucun problème pour eux, il y a tellement de chomeurs que si ils mettent un coup de pied dans une poubelle, il y aura 3000 candidatures... donc ils continuent à jouer aux Dictateurs

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  Posté le: 29 Déc 2005 17:45    Sujet du message: Discriminations en entreprise Répondre en citant

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