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Posté le: 17 Aoû 2005 15:26 Sujet du message: L'esclavage en Egypte antique, mythe ou mythe ?
Certaines personnes, dans ce forum, utilisent le mythe (largement relayé par les médias peu au courant de l'évolution des études égyptologiques) de l'existence de l'institution esclavagiste dans la civilisation ancienne de l'Egypte. Depuis les travaux décisifs du père de l'Histoire africaine Cheikh Anta DIOP, nous savons que l'Egypte n'est pas un accident extra utérin du continent africain. Beaucoup ont essayé d'imaginer, à défaut de pouvoir affirmer, une Egypte ancienne "orientale", mais rien n'y fait. Toutes les données des sciences humaines de ces dernières décennies militent pour une Egypte fondamentalement nègre et africaine. De plus, les égyptologues sérieux, c'est à dire ayant des compétences suffisantes pour donner leur avis éclairé sur la notion d'"esclavage" dans les sociétés humaines, ont éradiqué TRES NETTEMENT les fondements idéologiques qui ont alimenté pendant un temps les discours et traductions prétendant que l'esclavage existait en Egypte pharaonique.
J'ai pu lire, toujours dans ce forum, des interprétartions fantaisistes, à renfort d'illustration de peintures ou bas reliefs, lesquelles ne reposent que sur de pures hypothèses, mais jamais sur la documentation et les hiéroglyphes égyptiens. Il est amusant d'interpréter des images, mais bien plus instructif et correct d'en lire les commentaires qui les accompagnent ! C'est d'ailleurs ainsi que nombre d'africanistes ont pu élaborer des descriptions ethnographiques de l'Afrique noire, mais sans jamais en connaître les langues ni la matrice culturelle d'où elles tiraient leurs traits essentiels (et pour cause !).
Le plus dommageable dans tout ça, c'est l'intérêt que semblent porter certaines personnes de la communauté noire (Afrique et Antilles) à ces fantaisies drapées d'idéologie ou d'incompétence.
TOUS les égyptologues de la Terre, en 2005, savent que l'esclavage n'a jamais existé en Egypte antique. La terminologie égyptienne désigne très précisément des captifs de guerre ou des domestiques, lesquels étaient largement intégrés dans la société et pouvaient même faire carrière au sein de l'administration même du pays ! Le terme "esclave" n'existe déjà pas dans la langue de l'Egypte ancienne... Pour être édifié sur le sujet, de manière précise et argumentée, il faut lire Madame Bernadette MENU, égyptologue française et spécialiste de l'anthropologie juridique, qui a écrit nombre d'articles de qualité et défini "correctement" le statut de dépendance de certains égyptiens dans l'antiquité. Même des égyptologues plus médiatisés comme Madame DESROCHE NOBLECOURT avouent très clairement devant les caméras de télévision que l'esclavage en Egypte pharaonique est un mythe qui a été rendu à la science. Il est alors regretable qu'encore de nos jours, il faille "reprendre" les erreurs d'interprétation dûes à des convictions non actualisées. Le cinéma hollywoodien, avec le film de Cecil B. DEMILES (les dix commandements) et la tradition biblique, ont bel et bien consolidé ce mythe dans la conscience collective en Europe...
Genre: Homme Inscrit le: 22 Oct 2004 Sujets: 74 Messages: 1587 Localisation: 972 - Martinique
Posté le: 17 Aoû 2005 17:20 Sujet du message: L'esclavage en Egypte antique, mythe ou mythe ?
je retiens l'hypothèse d'un monde merveilleux d'Egypte......
et pourquoi et comment les "descendants" ont ils adoptés l'esclavage?
Citation:
Selon les spécialistes, la situation géographique du Cameroun en a fait le pôle de plusieurs trafics, dont celui des enfants. D’une part, le pays «reçoit» des enfants venus de pays comme le Nigeria, le Bénin, le Niger, le Tchad, le Congo ou encore la République centrafricaine, le Togo et le Mali. Ces enfants sont exploités dans les petits métiers, le secteur informel, et parfois dans l’industrie de la prostitution par les ressortissants de leur propre pays. D’autre part, le Cameroun est réputé constituer un point de départ pour les enfants destinés au trafic. Les spécialistes affirment ainsi que «le Gabon et la Guinée Equatoriale viennent d’être identifiés comme principales zones d’accueil et d’exploitation des enfants enlevés et déplacés au Cameroun». Les mêmes sources indiquent que certaines victimes de ce phénomène, identifiées en Europe et aux Etats-Unis, ont été recrutées au Cameroun par des intermédiaires qui ont fait valoir des carrières en football, des études et l’apprentissage de «bons métiers».
Le gain total généré par la traite à des fins de travail forcé en Afrique s'élève à 159 millions de dollars par an. Il existe des rapports détaillés sur les enfants forcés à travailler dans les plantations en Côte d'Ivoire. Ce phénomène concerne particulièrement certains groupes ethniques à travers le pays, ainsi que des enfants originaires du Mali et du Burkina Faso. On estime de 10 000 à 15 000 le nombre d'enfants originaires du Mali qui travaillent dans les plantations en Côte d'Ivoire. On fait également état de pratiques de ce genre au Bénin et au Togo.
En Afrique, un cinquième des travailleurs forcés sont également victimes de la traite mais ce chiffre ne tient pas compte des africains victimes de la traite à des fins de travail en dehors du continent. Les femmes nigérianes acheminées vers l'Italie à des fins de prostitution et de service domestique ont déclaré que, lors de leur arrivée en Italie, on leur précise qu'elles sont débitrices d'une somme de 50 000 à 60 000 euros au titre des frais de voyage. Ces femmes subissent des violences physiques et psychologiques si elles n'obéissent pas aux ordres, jusqu'à ce qu'elles aient intégralement remboursé leur dette. Des rituels sont appliqués pour soumettre les femmes et leur faire croire qu'elles seront supprimées, ainsi que des membres de leurs familles, si elles ne remboursent pas leur dette.
S'appuyant sur l'initiative lancée par la CEDEAO visant à éradiquer le phénomène de la traite des êtres humains en Afrique de l'ouest, le BIT a formé des partenariats avec des gouvernements, des travailleurs, des employeurs et des ONG au Nigéria et au Ghana afin d'adopter et de mettre en œuvre des plans d'action contre ce phénomène au niveau national. Les collectivités locales sont mobilisées afin de prévenir les recrutements frauduleux, d'informer les membres sur les précautions à prendre au cours de leur migration et de faciliter la réinsertion économique et sociale des personnes qui rentrent chez elles.
on peut aussi ne pas appeller cela esclavage!!
Parce que en fait cela fait une belle jambe à ceux qui le subissent aujourdhui de savoir qu'ils sont des descendants d'Egyptiens qui ne pratiquaient pas l'esclavage
cel me rappelle la parole des cathos...avant il y avait le paradis......après il y aura le paradis.....OK......mais maintenant? _________________ “Le mensonge n’est plus pour eux falsification des faits, kleptomanie oratoire et politique, mais fraude inconsciente en vue de conforter la représentation qu’ils se font d’eux mêmes. ”
Maurice Kamto,
Posté le: 17 Aoû 2005 23:26 Sujet du message: L'esclavage en Egypte antique, mythe ou mythe ?
Qui a dit que le monde de l'Egypte était merveilleux ??
Toute civilisation a ses lacunes et ses défauts. Il me semble que l'Egypte n'est pas exempt (?)
Pour le reste, cela demande de comprendre pourquoi il était important pour les historiens et égyptologues africains d'écrire l'Histoire des civilisations africaines depuis la très haute antiquité. Ma question est donc celle-ci (?)
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