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Genre: Homme Inscrit le: 02 Jan 2003 Sujets: 405 Messages: 3773 Localisation: 92 - Hauts-de-Seine
Posté le: 07 Juin 2006 06:38 Sujet du message: les pro-blemes font des problemes en Guadeloupe.
Pointe-à-Pitre le 29 mai 2006
A
Monsieur le Président du Conseil Régional,
Monsieur le Président du Conseil Général
Mesdames, Messieurs, les Conseillers régionaux et généraux de Guadeloupe.
Mesdames, Messieurs,
Depuis plusieurs mois nous assistons à une augmentation de l’arrogance patronale, de la répression antisyndicale et du mépris à l’endroit des travailleurs et du peuple de Guadeloupe.
Non satisfaits de ne pas répondre aux, désormais, nombre de patrons, avec le soutien de la « justice » s’en prennent directement aux grévistes et aux syndicalistes par des saisies de comptes bancaires.
Cela a commencé avec le patron de Courcelles, s’est poursuivi à Carrefour-Destrellan. C’est encore le cas aujourd’hui à Danone, où, le conflit dure depuis 11 mois, et pourtant les salariés ne font que réclamer l’application de la Convention collective et le paiement des salaires dus.
Dans le secteur agricole la situation va de mal en pis :
Les gros patrons de la banane, après avoir refusé d’appliquer l’augmentation du smic aux ouvriers, continuent à ne pas payer les cotisations sociales en toute impunité. Mieux encore, ce sont plus de 1700 ouvriers agricoles qui ont été licenciés alors que ces exploitants ont encaissé et encaissent encore des millions d’euros de subventions des collectivités, de l’Europe et de l’État.
La Ferme de Campêche, la plus importante unité de production d’œufs frais de Guadeloupe (plus de 25 millions d’œufs par an), vient d’être liquidée, laissant sur le carreau 30 mères et pères de famille ; et cela pour répondre à de sombres affaires de spéculations foncières et financières.
L’hôtellerie, le soi-disant fleuron du développement économique, a licencié plus de 1500 salariés, après avoir encaissé des millions d’euros de l’État et des collectivités, les 50 derniers licenciés étant ceux de Callinago.
En définitive, une partie des subventions et aides des collectivités servent à payer les indemnités de licenciement et non à garantir la sauvegarde des emplois, de l’activité économique et de la production locale. Le reste des aides ?
Mesdames, Messieurs les élus,
Vous qui réclamez plus de responsabilité, plus de pouvoir, pouvez-vous accepter cela ?
Pouvez-vous laisser faire ?
Le combat de ces travailleurs et de leur syndicat est légitime
Les salariés de Danone et leur syndicat n’ont-ils pas le droit d’exiger du béké Delavigne, l’application de la convention collective et le paiement de l’ensemble des salaires dus.
Pouvons-nous accepter le mépris de ce misyé envers les travailleurs et vous mêmes élus de Guadeloupe. Pierre Reinette médiateur dans ce conflit mandaté par le Président du Conseil général, Jacques Gillot, a été obligé de jeter l’éponge face à l’attitude exécrable de cet individu, digne héritier de ces ancêtres. En plein mois de mai, n’est ce pas faire offense aux Guadeloupéens, à nos ancêtres, les combattants de la liberté ? N’est ce pas faire offense à notre mémoire commune ?
Les ouvriers de la banane et les employés de Callinago n’ont-ils pas raison de se battre avec leur syndicat pour la sauvegarde de leur emploi, de leur outil de travail et contre la privatisation de nos plages ?
A la Ferme de Campêche, les malversations du patron, le français Lefranc, les tergiversations, les manipulations de la SAFER et du futur repreneur ont conduit à la liquidation de l’entreprise. C’est pour sauvegarder leur emploi et la principale unité de production avicole en Guadeloupe que les ouvriers ont décidé de déposer un dossier de reprise de l’activité. Est-il normal de consommer des œufs réfrigérés en Guadeloupe (à 8000 kms de la France), ce qui est interdit en France ?
Mesdames, Messieurs les élus, les Travailleurs, n’ont-ils pas raison ?
N’EST-IL PAS DE VOTRE RESPONSABILITE D’INTERVENIR AFIN DE TROUVER UNE ISSUE POSITIVE À CETTE SITUATION POUR LES TRAVAILLEURS ?
ALORS PRONONCEZ-VOUS SANS ATTENDRE :
Pour le respect par monsieur Delavigne du droit syndical, l’arrêt des saisies sur les comptes des grévistes, pour l’application de la Convention collective et le versement des salaires dus !
Pour l’interdiction des licenciements dans tous les secteurs d’activité et singulièrement dans ceux qui reçoivent les aides des collectivités notamment la banane et dans l’hôtellerie !
Pour la sauvegarde des emplois des ouvriers de la Ferme de Campêche et la production d’œufs frais en Guadeloupe !
Pour la poursuite en justice de tous les patrons qui ont dilapidé les fonds des Collectivités et qui licencient !
Votre silence ou toute intervention qui ne garantirait pas le droit au travail des Guadeloupéens, le maintien de leurs acquis et leurs droits démocratiques, en particulier le droit de revendiquer et de se battre pour leurs revendications, provoquerait les plus grands désordres. Nous en sommes convaincus.
Aussi, vous conviendrez que la paix sociale tant recherchée est donc contraire aux intérêts des Travailleurs et qu’un « appel au civisme » par l’acceptation de cette situation, au nom de la sacro-sainte mondialisation, relève de l’irresponsabilité.
La Guadeloupe ne peut donc prétendre à une quelconque paix sociale quand ses enfants sont méprisés de la sorte.
Recevez, messieurs les présidents, mesdames, messieurs les conseillers, nos respectueuses salutations.
Pour le Secrétariat
J. LAPITRE _________________ l'arme la plus puissante que detient l'oppresseur, c'est l'esprit de l'opprimé.. steeve biko
Genre: Homme Inscrit le: 31 Jan 2006 Sujets: 42 Messages: 1454 Localisation: Ile de la Réunion
Posté le: 07 Juin 2006 11:23 Sujet du message: les pro-blemes font des problemes en Guadeloupe.
ppm39 a écrit:
Pointe-à-Pitre le 29 mai 2006
A
Monsieur le Président du Conseil Régional,
Monsieur le Président du Conseil Général
Mesdames, Messieurs, les Conseillers régionaux et généraux de Guadeloupe.
Mesdames, Messieurs,
Depuis plusieurs mois nous assistons à une augmentation de l’arrogance patronale, de la répression antisyndicale et du mépris à l’endroit des travailleurs et du peuple de Guadeloupe.
Non satisfaits de ne pas répondre aux, désormais, nombre de patrons, avec le soutien de la « justice » s’en prennent directement aux grévistes et aux syndicalistes par des saisies de comptes bancaires.
Cela a commencé avec le patron de Courcelles, s’est poursuivi à Carrefour-Destrellan. C’est encore le cas aujourd’hui à Danone, où, le conflit dure depuis 11 mois, et pourtant les salariés ne font que réclamer l’application de la Convention collective et le paiement des salaires dus.
Dans le secteur agricole la situation va de mal en pis :
Les gros patrons de la banane, après avoir refusé d’appliquer l’augmentation du smic aux ouvriers, continuent à ne pas payer les cotisations sociales en toute impunité. Mieux encore, ce sont plus de 1700 ouvriers agricoles qui ont été licenciés alors que ces exploitants ont encaissé et encaissent encore des millions d’euros de subventions des collectivités, de l’Europe et de l’État.
La Ferme de Campêche, la plus importante unité de production d’œufs frais de Guadeloupe (plus de 25 millions d’œufs par an), vient d’être liquidée, laissant sur le carreau 30 mères et pères de famille ; et cela pour répondre à de sombres affaires de spéculations foncières et financières.
L’hôtellerie, le soi-disant fleuron du développement économique, a licencié plus de 1500 salariés, après avoir encaissé des millions d’euros de l’État et des collectivités, les 50 derniers licenciés étant ceux de Callinago.
En définitive, une partie des subventions et aides des collectivités servent à payer les indemnités de licenciement et non à garantir la sauvegarde des emplois, de l’activité économique et de la production locale. Le reste des aides ?
Mesdames, Messieurs les élus,
Vous qui réclamez plus de responsabilité, plus de pouvoir, pouvez-vous accepter cela ?
Pouvez-vous laisser faire ?
Le combat de ces travailleurs et de leur syndicat est légitime
Les salariés de Danone et leur syndicat n’ont-ils pas le droit d’exiger du béké Delavigne, l’application de la convention collective et le paiement de l’ensemble des salaires dus.
Pouvons-nous accepter le mépris de ce misyé envers les travailleurs et vous mêmes élus de Guadeloupe. Pierre Reinette médiateur dans ce conflit mandaté par le Président du Conseil général, Jacques Gillot, a été obligé de jeter l’éponge face à l’attitude exécrable de cet individu, digne héritier de ces ancêtres. En plein mois de mai, n’est ce pas faire offense aux Guadeloupéens, à nos ancêtres, les combattants de la liberté ? N’est ce pas faire offense à notre mémoire commune ?
Les ouvriers de la banane et les employés de Callinago n’ont-ils pas raison de se battre avec leur syndicat pour la sauvegarde de leur emploi, de leur outil de travail et contre la privatisation de nos plages ?
A la Ferme de Campêche, les malversations du patron, le français Lefranc, les tergiversations, les manipulations de la SAFER et du futur repreneur ont conduit à la liquidation de l’entreprise. C’est pour sauvegarder leur emploi et la principale unité de production avicole en Guadeloupe que les ouvriers ont décidé de déposer un dossier de reprise de l’activité. Est-il normal de consommer des œufs réfrigérés en Guadeloupe (à 8000 kms de la France), ce qui est interdit en France ?
Mesdames, Messieurs les élus, les Travailleurs, n’ont-ils pas raison ?
N’EST-IL PAS DE VOTRE RESPONSABILITE D’INTERVENIR AFIN DE TROUVER UNE ISSUE POSITIVE À CETTE SITUATION POUR LES TRAVAILLEURS ?
ALORS PRONONCEZ-VOUS SANS ATTENDRE :
Pour le respect par monsieur Delavigne du droit syndical, l’arrêt des saisies sur les comptes des grévistes, pour l’application de la Convention collective et le versement des salaires dus !
Pour l’interdiction des licenciements dans tous les secteurs d’activité et singulièrement dans ceux qui reçoivent les aides des collectivités notamment la banane et dans l’hôtellerie !
Pour la sauvegarde des emplois des ouvriers de la Ferme de Campêche et la production d’œufs frais en Guadeloupe !
Pour la poursuite en justice de tous les patrons qui ont dilapidé les fonds des Collectivités et qui licencient !
Votre silence ou toute intervention qui ne garantirait pas le droit au travail des Guadeloupéens, le maintien de leurs acquis et leurs droits démocratiques, en particulier le droit de revendiquer et de se battre pour leurs revendications, provoquerait les plus grands désordres. Nous en sommes convaincus.
Aussi, vous conviendrez que la paix sociale tant recherchée est donc contraire aux intérêts des Travailleurs et qu’un « appel au civisme » par l’acceptation de cette situation, au nom de la sacro-sainte mondialisation, relève de l’irresponsabilité.
La Guadeloupe ne peut donc prétendre à une quelconque paix sociale quand ses enfants sont méprisés de la sorte.
Recevez, messieurs les présidents, mesdames, messieurs les conseillers, nos respectueuses salutations.
Pour le Secrétariat
J. LAPITRE
Les syndicalistes commencent à avoir la bougeotte, dès que le tourisme commence à se redresser un peu ils sont toujours là pour faire c h i e r le monde.
Genre: Homme Inscrit le: 22 Mar 2006 Sujets: 8 Messages: 430 Localisation: South
Posté le: 07 Juin 2006 11:41 Sujet du message: les pro-blemes font des problemes en Guadeloupe.
L'attitude de certains syndicats est un frein à la venue d'investisseurs en Guadeloupe qui pourraient y créer des emplois. On a beau déverser un flot de subventions pour créer des emplois, ça ne changera pas grand chose quant à l'attitude des invesisseurs qui boudent la Guadeloupe, tant que les mentalités n'évolueront pas dans le bon sens, c'est à dire celui du consensus.
D'ailleurs ce problème n'est pas propre à la Guad, mais à la France en général.En effet, la Guadeloupe à échelle réduite illustre le problème français du dialogue patronat-syndicat de manière aigüe. _________________ Il n'est pas si facile de vivre....
Genre: Homme Inscrit le: 27 Mai 2005 Sujets: 7 Messages: 486 Localisation: Paris
Posté le: 07 Juin 2006 15:09 Sujet du message: les pro-blemes font des problemes en Guadeloupe.
c'est facile de balancer sur un syndicat par rapport à ses actes.
vous savez si le code du trvail est respecté en gwada par tous?
vous savez comment fonctionnent les prudhommes en gwada?
vous connaissez les problemes recurrents qui font bondir systematiquement les syndicats?
si les syndicats representent 8% des actifs en France : ya une raison
si les syndicats representent 30% des actifs en gwada: ya une raison
Et ne croyez pas que ce sont les ouvriers qui se syndiquent uniquement.
Il suffit d'en parler avec un cabinet d'audit comme KPMG et lire le livre de doléance des prudhommes à l'entrée du tribunal pour savoir se qui se passe réellement dans le monde du travail dans le privé en gwada.
Après on parlera de raison ou pas raison des syndicats d'exister et d'agir ainsi actuellement en gwada.
les histoires d'investisseurs etc.. c'est du n'importe quoi dans la mesure où ça arrange une certaine catégorie de patrons qu'ils ne veulent pas qu'on mange dans leur assiette...
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