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Genre: Femme Inscrit le: 01 Mai 2003 Sujets: 79 Messages: 776 Localisation: New York
Posté le: 24 Mai 2006 11:40 Sujet du message: Haiti
Madame Lucienne Estimé, veuve de l'ex president haitien, Dumarsais Estime est tombee vendredi dernier sous les balles assassines des bandits qui courent les rues de Port-au-Prince sans inquietude.
Il semble que Dumarsais estime a fait renter Haiti dans le concert des nations il y a un peu plus d'un demi siecle. On dit de lui qu'il etait un visionnaire aux dimension monumentales. Il a ete president de 1946 a 1950. "Dumarsais Estime, dialogue avec mes souvenirs" est le titre du livre qu'a ecrit sa veuve. Livre dans lequel elle retrace le parcours de son epoux president dont le seul reve etait: Le bien pour le plus grand nombre et le progres pour tous. Une histoire saisissante faite d'evocations sur une epoque importante qu'on a presqu'oublie.
Voici l'entrevue qu'elle a accordee en juin 2002 a Marie-Helene Rameau de Pluriel magazine a Haiti
Citation:
Par Marie-Hélène Rameau
P M : Bienvenue à Pluriel Magazine ! Madame Lucienne Estimé quelle somme d’efforts avez-vous consenti pour arriver à reconstruire si minutieusement une période de votre vie de femme, d’épouse et de mère aux côtés de votre époux, le Président Dumarsais Estimé ?
Madame Lucienne H. Estimé : Je suis heureuse et surtout très émue de vous rencontrer Marie-Hélène Rameau, vous qui êtes la descendante d’une famille amie à la notre depuis très longtemps. Mon émotion est d’autant plus grande surtout que vous m’interviewez sur mon livre : Dumarsais Estimé, dialogue avec mes souvenirs’’.
Mon but initial, Marie-Hélène, c’est de faire récit d’une tranche de ma vie aux côtés d’un homme qui fut chef d’Etat. Nous avons vécu ensemble de 1941 jusqu’à sa mort, en 1953. Cette période importante mérite d’être relatée et développée dans le but d’atteindre un certain public avisé et intéressé.
Je ne sais pas si je l’ai minutieusement fait, mais j’y ai mis tout mon cœur au - delà de ce que provoque encore en moi mes souvenirs d’années d’exil et une certaine nostalgie pour l’époque qui précéda le 10 mai 1950. Cela n’a pas toujours été aisé car il y a des moments où l’on sèche sur la page blanche… mais je dois le dire, j’ai eu beaucoup d’aides.
Vivre aux côtés de Dumarsais Estimé était un rôle agréable, mais en même temps pas toujours facile. Sous une apparence souvent froide et même parfois sévère, mon époux était un homme de principes et de caractère généreux. Il croyait que la lumière pourrait triompher de l’obscurantisme en Haïti. Il voulait le bien pour le plus grand nombre et rêvait le progrès pour tous et non de nivellement par le bas. En ce qui me concerne, j’ai été bien récompensée.
P M: Mais pourquoi avoir attendu cinquante ans ?
Lucienne Heurtelou Estimé: Pendant très longtemps, je suis restée bloquée. Je n’arrivais pas à parler de Dumarsais Estimé de quelque façon que ce soit, même à mes filles qui n’avaient pas connu leur père, surtout ma benjamine. Le temps a passé et après sa mort j’avais la charge de mes enfants. Leur éducation n’a pas été toujours très simple car, mère et père, à la fois, est un état que je ne souhaite à aucune femme. Encouragée par mes enfants pour parler de leur père, et par ma sœur Adlyne Dominique qui était la secrétaire Privée du Président Estimé, les nuages se sont dissipés et je me suis donc mise au travail. J’ai commencé il y a quatre ans, et le résultat obtenu prouve que l’heure était la bonne.
P M: "Dumarsais Estimé, dialogue avec mes souvenirs" est à sa vente signature un "Best Seller" à quel public votre ouvrage était-il donc destiné ?
Lucienne Heurtelou Estimé: Cela m’a fait grand plaisir d’entendre dire que mon livre a battu les records à la vente signature. Je ne m’attendais pas à ce succès et je me réjouis de cette récompense pour les efforts déployés. Avant que ne vienne l’oubli, j’ai voulu, particulièrement, pour tous ceux qui ont vécu à mes côtés, qui vivent encore ou à leurs enfants, retracer et revivre en mémoire cette tranche de ma vie, surtout celle qui m’a marquée le plus : 16 août 1946 au 10 mai 1950.
Pluriel Magazine : L’engouement de ces générations pour Dumarsais Estimé, est-ce la nostalgie d’une période où l’on miroitait un avenir pour des lendemains meilleurs ou le désir de mieux connaître cette facette de l’histoire restée encore taboue jusqu’à cette date ?
Lucienne Heurtelou Estimé : Je déplore que cette partie de l’histoire de notre pays soit restée taboue. Je m’en suis rendue compte dans mes dialogues avec les jeunes. En effet, très peu de pages ont été écrites sur la présidence de Dumarsais Estimé et je pense que tous ceux qui ont vécu cette époque ont une certaine nostalgie. Je crois et je peux l’affirmer qu’à cette période de notre vie de peuple, l’espérance et même l’assurance de lendemains meilleurs était en chacun de nous. Et Dumarsais Estimé a tenu sa promesse.
Il voulait à tout prix nous libérer de la tutelle financière des Etats-Unis et redonner à son peuple sa DIGNITÉ par le rachat de la Dette Extérieure dont il fit prendre une loi émettant les "Bons de Libération Financière" et par la transformation physionomique de la capitale par la construction et l’édification de l’Exposition du Bicentenaire. Ses rêves ne s’arrêtaient pas seulement à cela mais hélas, le destin en a décidé autrement.
Pluriel Magazine: On peut dire que le Président Dumarsais Estimé a tenu les moyens de sa politique. En tant que Première Dame de la République Madame Estimé, quelles étaient vos ambitions pour la femme haïtienne ?
Lucienne Heurtelou Estimé: Très jeune et un peu timide je ne participais pas directement aux décisions politiques que prenais mon époux, le Président, mais j’y veillais. Nous avions chacun nos tâches. Et sur mon initiative j’ai créé une école cantine "Discrète Aumône" pour les enfants du Bel Air où je me rendais souvent, et au palais, j’avais aménagé un espace nommé "Ouvroir" où épouses de ministres et amies proches s’unissaient à moi pour confectionner des vêtements pour ces enfants. Mais un de mes plus grands rêves, celui de contribuer à l’épanouissement de la femme haïtienne, à été malheureusement court-circuité par les évènements.
PM : Voulez-vous partager avec nous la vie du couple prédestiné qui était le votre ?
Lucienne Heurtelou Estimé : Avant la présidence, notre vie de couple était comme celle de tous jeunes mariés heureux. Locataires du palais national, le quotidien a été modifié par les grandes responsabilités de Dumarsais Estimé. J’étais plutôt une femme au foyer et non une femme politique. Mon mari me faisait peu de confidences sur ces grandes décisions –ce qui ne nous a pas éloigné l’un de l’autre pour autant – au contraire, ceci nous a davantage rapprochés et soudés car ma présence à ses côtés était toujours pour lui le réconfort le plus sûr. Dumarsais Estimé était un époux peu bavard, mais mon intuition me portait à saisir ses moindres demandes et à les comprendre. Je crois avoir fait de mon mieux pour le rendre heureux. Voilà !
PM: Aviez-vous connu de grands moments de joie et de peine aux côtés de votre illustre époux ?
Lucienne Heurtelou Estimé: D’aucuns s’imaginent qu’être l’épouse d’un chef d’Etat vous octroie un privilège exceptionnel… Oui, c’est vrai ! Nous nous sommes mariés en 1941, j’ignorais que je deviendrais un jour la Première Dame de ce pays. Nous avions partagé des joies familiales surtout avant les élections. La naissance et la croissance de nos enfants égayaient notre vie quotidienne. Dumarsais Estimé avait un grand besoin de ma présence ; mes conseils étaient toujours les bienvenus malgré mon inexpérience en politique. Il parlait peu et se concentrait surtout sur l’idéal qu’il portait en lui jour après jour. J’avais certainement des satisfactions d’être Première Dame parce qu’il n’y avait pas que des ennuis, mais il fallait aussi être très vigilante.
PM: Malgré le risque audacieux de déficit pour l’Etat, l’inauguration de l’Exposition Internationale de Bicentenaire, œuvre de grandeur de Dumarsais Estimé à été le plus grand bienfait pour Haïti eut égard à l’embellissement de toute une section de Port-au-Prince. Comment avez-vous vécu ces moments exceptionnels ?
Lucienne Heurtelou Estimé : L’Exposition International du Bicentenaire, en effet, était l’œuvre principale de son court séjour à la présidence. Le peuple haïtien, en entier, était fier de voir leur pays rentrer par la grande porte dans le concert des nations. Je ne peux pas vous dire d’où lui est venue cette idée. Peut-être lors de ses voyages à l’étranger. Je ne le connaissais pas encore. Il a pu concrétiser avec les possibilités du moment ce rêve merveilleux : celui de développer, de transformer la physionomie de la capitale, surtout cette section de Port-au-Prince qui était un bourbier infecte.
L’opposition de ses collaborateurs-politiciens n’a fait que le stimuler au lieu de le décourager. Des critiques, bien sûr, mais cette troisième baie avec celles de Naples et de Rio de Janeiro entourées de montagnes, connues pour être "uniques" au monde devenait du fait de l’Exposition le résultat d’une grande vision politique. Je souhaite qu’un jour nos jeunes puissent revivre, ne serait-ce qu’en partie, cette époque de grandeur qu’a connu Haïti en décembre 1949 à janvier 1950.
PM: Que représente, pour vous, Madame Estimé, cette date du 10 mai 1950, seulement trois mois après ces jours de gloire ?
Lucienne Heurtelou Estimé : Un jour de douleur et de peine… un jour synonyme de chute, de déchéance et d’arrachement à sa terre natale, Marie-Hélène. Vous aussi en savez très long là-dessus pour en avoir connu le même sort. Ce jour là, j’étais à mon bureau, quand j’ai appris la nouvelle de la démission forcée du Président Dumarsais Estimé à ce groupe de militaires. Ce fut le choc ! Malgré tout, je rejoignis mon époux à son bureau pour l’organisation de notre départ immédiat du palais national. Je me souviens de ce jour comme si l’on m’avait arraché quelque chose. Ce jour là aussi, mon époux est devenu, en quelque sorte, un enfant de plus pour moi.
PM: I0 mai 1950, contraint de démissionner du pouvoir, dans un moment d’indignation et de déception totale, le Président Dumarsais Estimé prononça cette phrase mémorable, ô combien inoubliable et prophétique, dont vous Madame et votre sœur Adlyne Dominique étiez les témoins oculaires. Je cite : « Je suis fatigué, dégoûté du pouvoir. Je m’en vais. Les politiciens n’en veulent qu’à l’argent ; la bourgeoisie ne me comprend pas et pourtant je suis son paratonnerre. Mais il y viendra un autre…un extrémiste, et alors, à ce moment, on me regrettera. Mais il sera trop tard ! »
PM: A votre avis, Madame Estimé, quelle leçon le peuple haïtien, particulièrement notre jeunesse d’aujourd’hui, peut-il tirer de ce grand visionnaire, de cet homme intègre et honnête, de ce chef d’Etat patriote dont l’idéal n’était que celui de servir son pays et son peuple ?
Lucienne Heurtelou Estimé : Voila une question extrêmement difficile et délicate, à laquelle je vais m’efforcer d’y répondre. En effet, Marie-Hélène, cette phrase fut un coup de tonnerre dans notre vie en cette fin de journée où nous étions tous réunis dans un petit salon du palais national. Dumarsais Estimé était vraiment effondré ce jour là, pas seulement moralement, mais aussi physiquement. Il était à bout de force et l’on sentait qu’il portait en lui ces paroles, et il en était convaincu. Il les a dit avec dégoût, émotion, douleur, et certainement avec tristesse. Nous en avons frémi ma sœur et moi. J’ai tout fait pour le consoler, mais c’était un homme brisé… il avait le cœur meurtri. De ces paroles qu’il eut à prononcer, je doute fort que cette jeunesse en ait profitées car je n’ai pas eu de contact avec elle par la suite. Je parle de la génération de mes enfants et celles des plus jeunes.
PM: Décidément, la politique est un dieu bien cynique qui vous arrache de votre terre natale. L’exil, comment le Président Estimé a-t-il vécu le sien?
Lucienne Heurtelou Estimé: A sa simple invocation, Marie-Hélène, mon cœur trébuche car les mots me manquent pour le décrire… pourtant, il y a tellement à dire. Il l’a vécu très, très mal. Dès le début, dans l’avion même, malgré toute la douleur que nous partagions et qui était forte en lui, je sentais dans nos conversations qu’il était obsédé par l’espoir de revenir dans son pays. Non pas dans le but de prendre sa revanche – Non ! Dumarsais Estimé avait une grandeur d’âme – mais il pensait plutôt rétablir une situation qui lui permettrait de poursuivre son travail… son idéal. Pendant ces trois années que nous avions vécues, en errant d’ailleurs, de pays en pays, Dumarsais Estimé était tiraillé, miné par l’idée de ce retour à la terre natale. Cela n’a pas été facile pour moi de faire, refaire et défaire sans cesse des valises pour une nouvelle destination. C’était très douloureux…infiniment douloureux.
PM: Et trois ans plus tard, le 20 juillet 1953, ce grand visionnaire meurt en pays étranger emportant avec lui son idéal : "Un meilleur avenir pour son peuple". Sa dépouille fut rapatriée. Et n’avez-vous pas assisté aux obsèques de votre époux. Pourquoi Madame Estimé?
Lucienne Heurtelou Estimé : C’était mon devoir d’y assister, je le sais, mais je ne voulais pas rencontrer le chef d’Etat d’alors – déjà cette idée m’était insupportable. Lui serrer la main aurait peut-être provoqué une réaction de ma part – ce qui n’aurait pas été correcte, alors je suis restée chez-moi, entourée de quelques amis pendant que l’on rendait un hommage officiel au chef de l’Etat décédé. Ce jour là, les souvenirs de notre vie, des trois années d’exil, surtout, se sont déroulés comme dans un film. Je n’étais pas seule physiquement, mais je l’étais avec moi-même. Mes enfants ont assisté aux funérailles malgré leur jeune âge. A la tête du cortège se trouvait notre fils aîné, Jean-Robert, qui n’avait que onze ans.
PM: Votre ouvrage : "Dumarsais Estimé, dialogue avec mes souvenirs" suscitera t’il, à votre avis, un certain élan pour un regain de patriotisme et de dignité chez nos jeunes d’aujourd’hui ?
Lucienne Heurtelou Estimé: Croyez-moi, Marie-Hélène, je le souhaite de tout cœur, mais je n’ai pas cette ambition et je ne sais pas comment ce livre sera interprété par la jeunesse actuelle. Etant donné le contexte dans lequel nous vivons maintenant, cette jeunesse ne reçoit pas, à mon avis, assez de support dans son éducation de base et dans l’ensemble de sa vie quotidienne pour en tirer des leçons profitables.
PM: Mais Madame Estimé il faut trouver un moyen pour mettre cet ouvrage à la portée des étudiants?
Lucienne Heurtelou Estimé : Voilà une superbe idée. Les étudiants, en effet sont déjà les premiers à être considérés. Les Editons Mémoire et moi avions prévu des séances de signature à l’Inaghei, par exemple, et dans certaines autres écoles pour lesquelles j’ai été déjà sollicitée. Je dois dire qu’en dehors de la jeunesse, il y a dans la famille de mon époux toute une génération que je n’ai pas connue et avec laquelle j’ai tout de suite pris contact. Elle est heureuse et fière. Je compte aller à Verrettes présenter mon livre.
PM: Si vous permettez, Madame Estimé, je vais reprendre une partie du discours d’investiture, devenu célèbre, de votre illustre époux dans lequel je retrouve ce même élan patriotique et de dépassement de soi. Je cite: "Si bergers du troupeau nous en constituons des loups ; si gardiens de la maison nous nous faisons les (...) qui la brise et qui la pille ; si rebelles aux meilleurs de nous-mêmes, nous manquons à nos engagements solennels, alors, il sera temps d’entrer en jugement avec nous-mêmes et nous demander des comptes. Mais je sais que nous sommes en route pour une meilleure et plus forte et plus fière Haïti. C’est notre désir. C’est notre but. Que Dieu nous vienne en aide." De ces mots empreints d’une moralité profonde, quelle leçon, encore une fois, nos générations présentes et futures pourront-elles en tirer ?
Lucienne Heurtelou Estimé: Cette phrase est une prière et je la considère comme telle. Je sais qu’elle est sortie de son cœur, de son cerveau. Pourtant d’aucuns peuvent penser que son discours d’investiture lui avait été préparé. Eh bien non ! Cependant, j’émets le vœu de voir cette "réflexion" afficher dans toutes les écoles et qu’elle sera entendue, car la jeunesse pourrait en tirer énormément de bien car "un pays ne doit mourir". Mais pour cela il faut qu’il y ait des hommes valables, capables de comprendre que cette jeunesse ce sont les hommes de demain et qu’elle mérite une attention toute particulière.
PM: Pour conclure Madame Estimé?
Lucienne Heurtelou Estimé: Je suis heureuse de rencontrer un élément de cette jeunesse qui est tellement dynamique, intéressante, avec laquelle je regrette de n’avoir pas pris contact bien avant parce qu’elle m’aurait certainement aidée à voir plus clair dans mes souvenirs.
PM: Puisse votre ouvrage "Dumarsais Estimé, dialogue avec mes souvenirs" par sa portée historique, patriotique et morale soit une source génératrice pour tous les Haïtiens où ils pourront s’abreuver d’exemples et de développer un amour réel et efficace pour leur pays qui a tant besoin
Genre: Femme Inscrit le: 07 Avr 2005 Sujets: 42 Messages: 715 Localisation: Pays de la Teranga
Posté le: 24 Mai 2006 13:51 Sujet du message: Haiti
C'est vraiment triste pour Mme Estimé cependant on présente la nouvelle comme une nouvelle flambée de l'insécurité ce qui n'est pas exact mais qui tend plutôt à mettre la pression sur le nouveau gouvernement. sur le site de radio métropole, on peut lire cet article
Citation:
Résurgence des actes de violence en Haïti
Lundi, 22 mai 2006
Au cours des dernières 72 heures trois cas spectaculaires d’assassinats ont été rapportés par les médias. Le vendredi 19 mai Lucienne Heurtelou Estimé, 85 ans, veuve de l’ancien président haïtien Dumarsais Estimé, a été assassinée dans une bijouterie du quartier de Bois verna par un groupe de 5 bandits armés.
Dans la ville de Jacmel (sud-Est), le même jour Emilo Dragon, 64 ans, ancien musicien du groupe musical "Invincible de Jacmel" a été assassiné par 3 bandits armés alors qu’il se trouvait à son domicile. Les parents de M. Dragon estiment qu’il a été victime d’un complot.
Une troisième personne a été abattue par balles le dimanche 21 mai dans le quartier de Fontamara à Carrefour ( sud de la capitale). L’agent haïtien de sécurité de l’ambassade américaine à Port-au-Prince, Wendo Bernard, qui se rendait à son poste a été tué par balles dans des circonstances non encore élucidées.
En réaction à l’assassinat de Madame Estimé le bureau du premier ministre Latortue, qui annonce l’ouverture d’une enquête, qualifie ce crime de constat terrible pour la société haïtienne à un moment "où toutes les branches saines de la société n’aspirent qu’au retour de la paix pour tous et partout sur le territoire national".
D’autre part les autorités policières qui indiquent qu’une plainte a été déposée contre les assassins affirment que la police scientifique entend relever des empreintes retrouvées sur la valise de la victime.
La recrudescence des actes de banditisme enregistrés depuis une semaine coïncide avec le rapt d’un officier brésilien de la Minustah (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti) dans le quartier de Cité Soleil. Le colonel Oldair avait été l’otage des membres d’un gang armé dans le plus vaste bidonville du pays. http://www.metropolehaiti.com/
ce n'est pas pour moi une "résurgence" des actes de violences ce sont trois faits divers malheureux (dans le cas de l'employé de l'ambassade américaine, deux de ses collègues ont déjà été assassinés ya quelques mois).
....laissons une chance à la nouvelle équipe au pouvoir ou alors il ne faudra pas s'étonner que le chaos soit au rendez-vous.
Genre: Homme Inscrit le: 09 Juin 2006 Sujets: 0 Messages: 1 Localisation: 77 - Seine et Marne
Posté le: 09 Juin 2006 22:09 Sujet du message: Haiti
Notre existence s'écoule comme la rivière de la Grand'Anse dans la baie de Jérémie, laissant sur ses berges et à son embouchure, les mesquineries de la vie courante. Nos amis d'antan ont disparu dans le décor en emportant avec eux tout un pan de vie collective.
Tout passe! Tout change!
Que sont devenus les oppresseurs du temps passé ? Où sont donc les hommes tristement célèbres de notre histoire ? A quoi bon terroriser ses compatriotes pour un pouvoir éphémère ? A quoi sert la violence? A qui profite le kidnapping ?
Genre: Femme Inscrit le: 07 Avr 2005 Sujets: 42 Messages: 715 Localisation: Pays de la Teranga
Posté le: 22 Juin 2006 12:46 Sujet du message: Haiti
voici ma petite liste de sites sur Haiti (en français, créole, anglais, espagnol)
Avertissement : cette liste de sites Internet n’est pas exhaustive et dans certains cas (comme pour les sites des organisations internationales par exemple), il faut taper Haïti dans l’onglet « recherche » pour accéder aux documents pertinents. Bonne navigation !
Genre: Femme Inscrit le: 07 Avr 2005 Sujets: 42 Messages: 715 Localisation: Pays de la Teranga
Posté le: 12 Juil 2006 16:13 Sujet du message: Haiti
bon je suis dans ma journée photo et j'ai envie de vous faire découvrir Haïti côté nature
Photo de la Soufrière une section communale de l'Acul du Nord dans le département Nord et une photo d'un flamboyant arbre que j'adore
_________________ "Mais de la même façon que des dizaines de partis politiques ne suffisent pas à faire une démocratie, des milliers d'associations et d'ONG ne suffisent pas à faire une société civile" Aminata Traoré
Genre: Femme Inscrit le: 07 Avr 2005 Sujets: 42 Messages: 715 Localisation: Pays de la Teranga
Posté le: 12 Juil 2006 23:47 Sujet du message: Haiti
voici deux listes impressionnantes; l'une d'ouvrages édités en Haiti et l'autre d'ouvrages édités a l'extérieur sur Haiti d'auteurs haitiens et étrangers
http://jacbayle.club.fr/livres/Haiti/liste15.html http://jacbayle.club.fr/livres/Haiti/liste16.html _________________ "Mais de la même façon que des dizaines de partis politiques ne suffisent pas à faire une démocratie, des milliers d'associations et d'ONG ne suffisent pas à faire une société civile" Aminata Traoré
Genre: Femme Inscrit le: 01 Mai 2003 Sujets: 79 Messages: 776 Localisation: New York
Posté le: 25 Aoû 2006 11:34 Sujet du message: Haiti
En présence du récipiendaire, l’Union Latine a salué Frankétienne comme
"un géant de la littérature caraïbéenne et un des plus grands écrivains vivants de langue française".
Le célèbre écrivain haïtien Frankétienne est l’un des 11 lauréats du Prix Prince Claus en Hollande, annonce la Fondation Prince Claus pour la Culture et le Développement, dans un communiqué transmis à AlterPresse.
Ce prix, d’une valeur de 25000 Euros, rend hommage au romancier, poète, dramaturge et professeur Frankétienne « pour tout ce qu’il a accompli dans le domaine artistique, dans un contexte politique d’une grande complexité », indique le communiqué.
Le prix récompense aussi l’usage poétique que Frankétienne fait de la langue, « son engagement en faveur des langues locales et l’importance de sa contribution à la littérature et à la culture régionales ».
Frankétienne est « l’auteur du premier roman écrit en Créole haïtien et a publié plus de 30 livres », souligne le communiqué de la Fondation Prince Claus, dont c’est le premier Prix décerné à Haiti.
D’autre part, le Grand Prix Prince Claus 2006, d’un montant de 100.000 Euros, a été attribué au designer graphique iranien Reza Abedini. Les oeuvres de Abedini, également professeur de culture visuelle à l’université de Téhéran, « témoignent des rapports entre tradition visuelle et formes modernes », relève la Fondation Prince Claus.
Neuf autres créateurs, de plusieurs continents, sont également honorés, par ce prix qui existe depuis 10 ans. Les domaines retenus sont les arts visuels, l’écriture, l’édition, le théâtre, l’éducation et le patrimoine culturel.
Le jury international de ce prix est présidé par le photographe Niek Biegman, ancien ambassadeur auprès des Nations- Unies.
Depuis 1997, les Prix Prince Claus ont été décernés chaque année à des artistes, des intellectuels et des organisations culturelles en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Souce: planet.qc.ca
« Chevaux de l'avant-jour, d'évidence c'est une oeuvre au sens le plus fort, d'une ampleur, d'une noblesse, d'une énergie peu communes. Autant le dire, j'ai songé à Pindare, à Claudel, au Lapointe de Pour les âmes - mais la langue de Frankétienne, limpide, directe, ne ressemble à aucune autre. » Robert Melaçon in Liberté, 174 (1987), p. 122.
« . . . c'est en 1975 avec la publication du premier roman en créole haïtien, Dézafi, que la littérature créole va trouver ses lettres de noblesse. Son auteur s'appelle Frankétienne. C'est la révolution. L'écrit en créole accède d'un coup à ce que la littérature mondiale possédait à l'époque de plus moderne, de plus audacieux et de plus talentueux, à savoir le Nouveau Roman. »
Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant in Lettres créoles. Paris: Hatier, 1991, p. 173.
« C'est le plus grand écrivain haïtien: Frankétienne le flamboyant. »
Bernard Loupias in Le Nouvel Observateur, 1782 (décembre 1998-janvier 1999), p. 42. [/i] _________________ One love from me to you
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Genre: Femme Inscrit le: 01 Mai 2003 Sujets: 79 Messages: 776 Localisation: New York
Posté le: 12 Sep 2006 02:07 Sujet du message: Haiti
Et oui il y a maintenant un festival de cinema haitien a Montreal et le le célèbre écrivain d’origine haïtienne et, désormais scénariste et réalisateur de renom au Québec, Dany Laferrière est allé encourager les organisateurs du Festival et a dressé un constat des progrès réalisés dans le cinéma haïtien. « Le cinéma haïtien dont on parle de plus en plus- qui a commencé avec un petit film de Jean Dominique qui avait fait un petit film de carnaval autour d’une reine de beauté- est devenu très populaire et a son public. On le tuera, on le sauvera, on verra car il est intéressant qu’un cinéma cherche d’autres publics ; que son public ne l’écrase pas et ne le vide pas de ses valeurs et de son esthétique. On constate aujourd’hui que ce cinéma se démarque des thèmes que les Haïtiens réclament toujours tels que deux femmes qui se battent pour un homme, la vie d’une domestique ou la montée sociale d’un individu. Il y a aussi le constat d’une « déterritorialité » : les films non seulement se tournent à Miami ou à Montréal mais se passent aussi à Miami, à Montréal et à New York. Cela signifie que l’on s’est déplacé beaucoup plus vite dans le cinéma, on a changé de territoire et on a cherché un autre public. Ceci n’était pas forcément le cas des écrivains Haïtiens qui n’avaient pas toujours besoin d’un public lecteur car ils ne rêvaient que de devenir consuls. Les cinéastes veulent un public parce que le cinéma coûte de l’argent et il faut trouver de l’argent pour en faire d’autres. Et, pour ce faire, il fallait qu’ils soient plus à l’écoute de la société et ils en sont devenus les miroirs d’une certaine manière. Cela est très important car les gens se demandent comment vit le peuple haïtien et je pense que le cinéma va nous apporter davantage de réponses sur la vie des Haïtiens. Au début on ne le faisait pas parce que l’on exportait toujours l’image du pauvre et du riche mais, aujourd’hui, les cinéastes s’adaptent aux conditions des personnages qui sont dans le film et il y a eu un progrès rapidement fait en ce sens dans le cinéma haïtien. On adapte désormais les lieux au thème et cela est intéressant comme le fait que cet art s’étende aux provinces et ne se cantonne plus à Port-au-Prince. Il faut qu’il y ait, à un moment donné, une identification et celle-ci commence par le cinéma. La vie des peuples n’est pas faite uniquement de grandes choses : on peut aussi démarrer par des petites choses. Et ce à quoi on assiste dans le cinéma haïtien actuellement est peut-être plus important qu’une année à Hollywood parce qu’il s’agit d’êtres humains dans tous les cas. Or, ce qui rend la vie inhumaine c’est la multiplication des choses déjà vues comme ces télé séries américaines qu’on regarde le soir et qui sont tellement bien faites qu’on se demande si l’on peut aller plus loin. On les regarde comme on aurait manger un plat de spaghetti : cela n’ajoute rien à notre humanité. Alors que, lorsque l’on regarde un film haïtien, si difficile, si naïf qu’il puisse être, il veut dire quelque chose ; non seulement dans la vie du cinéaste mais aussi dans celle du peuple haïtien qui fini par dire, même avec naïveté, ce qu’il est aujourd’hui. C’est pour cela que j’applaudis ce Festival du cinéma haïtien », a déclaré Dany Laferrière.
La seconde édition du Festival International du Film Haïtien de Montréal sera clôturée par un grand bal … « et ça va être chaud ! » a annoncé Émile Gastongay, responsable de la programmation du Festival. Michel Martelly et le groupe Mizik Mizik sont attendus pour cette soirée qui aura lieu le 23 septembre prochain.
Source : AlterPresse - Haiti _________________ One love from me to you
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Posté le: 12 Sep 2006 16:15 Sujet du message: Haiti
Bonjour à tous,
Je suis tombé sur ce topic tout à fait par hasard; la base de donnée est immense et extremement interessante, longue vie et bonne continuation à tous les contributeurs de VolCreole !!
J'ai mis une Rubrique Haiti sur mon forum ici http://forum.masterches.net/
J'y ai mis notamment des informations historiques, du moins j'ai regroupé des documents officiels sur une meme interface afin d'avoir une vue d'ensemble.
La rubrique se trouve ici : http://forum.masterches.net/index.php?f=1
Je posterai des elements du forum vers ce topic pour apporter ma petite contribution. Mes encouragements !
Yele a été fondé par Wyclef en janvier 2005, et avec qques millions d'investissement, il fait le boulot que l'Etat aurait dû faire, le boulot essentiel à toute nation : l'education, la propreté, la nourriture, l'environnement.Le groupe est en passe de devenir une Organisation Non Gouvernementale. Le president actuel avait meme proposé à Wyclef un poste dans son ministère, ce dernier a refusé disant tout simplement que son domaine c'est la musique et non la politique !
Yéle Haiti has provided scholarships to 3,600 children and youth there through a partnership with Le Fonds de Parrainage National (FPN), rebuilt 20 of the damaged schools with the help of the Pan American Development Foundation (PADF) and additional funding from USAID. Yéle Haiti is helping to upgrade teacher skills in Gonaives to move away from corporal punishment and to, among other things, eradicating the use of the whip through on-site workshops conducted in schools for a total of approximately 500 teachers by the Centre d’Apprentissage et de Formation Pour la Transformation (CAFT).
* L’Athlétique d’Haiti
Citation:
Yéle Haiti is supporting an after-school sports and tutoring program called L’Athlétique d’Haïti. This group works with youth from the Cité Soleil and Bel Air slums of Port-au-Prince. In order to qualify for the program, which includes after-school tutoring and one hot meal a day, youth must be in school full time. Yéle Haiti is providing scholarships for a number of kids so they qualify for the program, and is providing funds to help pay staff, cover the cost of maintaining the facility, and buy uniforms and sports equipment.
650 children benefit from the program, 134 of whom also receive scholarships from Yéle Haiti to go to school.
* Food Distribution
Citation:
Yéle Haiti is tapping a resource never used before by enlisting local hip hop musicians in both areas to deliver rice, beans and vegetable oil to the neediest families. Having successfully made the first distribution in early June of last year, Yéle Haiti is now a partner with the United Nations World Food Programme as the principle source of food being distributed by these musicians on a twice-monthly schedule.
The volume of food being distributed is sufficient to feed 2,700 people a day, which translates to 540 families (at an average of 5 per family).
* Clean Streets
Citation:
Yéle Haiti is directing the public awareness campaign for a major garbage removal project in Port-au-Prince. The name in Creole is “Pwojè Lari Pwòp” and the slogan “Respekte tèt ou, netwaye peyi w” means “Respect yourself, clean your country.” Implemented by the Pan American Development Foundation (PADF), the project involves an average team of 1,400 workers a day and fifty trucks. The Yéle Haiti logo is on T-shirts worn by the workers and signs on the side of the trucks. Wyclef has written a jingle for the radio to encourage people to clean up their city, and he has created a new mix tape on the same theme that is being distributed on the local tap-tap buses.
Pwojè Lari Pwòp held a hip hop song writing and performance competition (see flyer below) incorporating themes about cleaning up the country which was open to aspiring musicians from Cité Soleil, Bel Air and Marche Salomon – the finalists will be part of a nationally televised final concert competition.
* Help Haiti
Citation:
Last year several thousand students in Alberta, Canada each gave 25¢ to Yéle’s “Help Haiti” and the result was that 20 children are now back in school. What started in Slave Lake, Alberta, will go province-wide on May 15 to 26, 2006 in what is hoped will become an annual activity where students each give 25¢ and learn about life in Haiti. ATB Financial serves as collection points throughout the province. For every US$60 that is given, one child will be put in school for a year.
* Yéle Center
Citation:
Yéle Haiti is building a “Yéle Center” by renovating an abandoned baseball factory (photo above) in the Fontamara section of Port-au-Prince. It will include 1) a non-profit recording studio for use by the hip hop and other young musicians in the area, 2) a school of music, 3) an internet café run on a non-profit basis to provide low-cost internet access to students and the community, 4) a trade school integrated into the internet café facility for young people interested in the music creation, production and management business to receive onsite training as well as being linking online with a US-based sound engineering school, and 5) a trade school for young artists to be trained by master artists and craftspeople.
An important aspect of the Center will be that the young artists and musicians will also take part in community service outreach by providing humanitarian services to the local population.
* Hip Hop Caravan
Citation:
Yéle Haiti is collaborating with Management and Resources for Community Health (MARCH) on a hip hop caravan that will tour the country showcasing the best established and new musicians in free concerts. Each concert will include a health message focused on the two million Haitians between 10 and 24 years of age who are not being served by the very limited national health services. Practical information on youth health will highlight the HIV/AIDS issue. Traveling with the caravan will be a mobile AIDS testing clinic for optional on-site tests with immediate results, coupled with on-site counseling.
Over the course of one year, 100,000 youth will be reached directly and 500,000 youth indirectly through this mobile behavior change communication campaign. Of these, 10,000 will be recruited to become permanent peer-to-peer educators. In addition, it is anticipated that 6000 youth will be tested against HIV and an additional 10,000 will be referred for testing.
* School Canteens
Citation:
The only reliable hot meal that many children get in a day is at school, but at least half of all school children are not served by this type of service. Yéle Haiti is working with Mouvement d’Unite de la Communaute par l’Integration (MUCI) to create women-led micro-businesses to prepare nutritious meals for schools.
* Child Soldiers
* Haiti Vert Espoir
* Community Health
Citation:
Contributeurs:
* Tyra Banks Supermodel
* Vikram Chatwal Hotelier and entrepreneur
* Jonathan Demme Academy Award-winning film director
* Angelina Jolie Academy Award-winning actress, UNHCR Goodwill Ambassador
* Norah Jones Grammy Award-winning musician
* Maryse Kedar President, Société Labadie
* Gepsie Metellus Executive Director of Sant la Haitian Center, Florida
* Susan Sarandon Academy Award-winning actress, UNICEF Goodwill Ambassador
* Mona Scott President, Violator Records
* Russell Simmons Hip hop entrepreneur
Posté le: 18 Sep 2006 17:34 Sujet du message: Haiti
Vient de sortir en librairie :
Haïti 1804-2004 : Le regard de l'Afrique
Actes du Colloque international pour le Bicentenaire de Haïti.
UNESCO, Yaoundé, avril 2005
Broché: 233 pages
Editeur : Riveneuve (7 Sep 2006)
Langue: Français
ISBN: 2914214073
Dimensions (en cm): 15 x 2 x 22
Prix : environ 15€
Présentation de l'éditeur
Pourquoi l'Afrique porterait-elle son regard sur Haïti, pourquoi s'attarder sur ce " modèle " d'antan devenu " contre modèle " ? Pourquoi Haïti vit-elle un interminable chemin de croix, après l'exemplarité des esclaves de Saint-Domingue ? D'une question jaillit l'autre, qui vaut pour l'Afrique autant que pour Haïti : si l'indépendance est le préalable à l'acquisition de l'autonomie, comment traduire celle-ci en liberté active et responsable par l'édification patiente d'une société de justice et de dialogue ? Tel est l'éclairage que nous offrent les Actes du Colloque de Yaoundé, qui fut avant tout une rencontre d'hommes et de femmes de trois continents - Afrique, Amérique, Europe- venus partager le souci de justice, de vérité et du respect de la dignité de leur prochain - mais aussi et essentiellement une affection particulière pour Haïti, et la reconnaissance de son apport inestimable à l'humanité. (source : Amazon.fr)
Je l'ai feuilleté en librairie, il a l'air intéressant...
galak, dans les rayons _________________ quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ?
Genre: Femme Inscrit le: 07 Avr 2005 Sujets: 42 Messages: 715 Localisation: Pays de la Teranga
Posté le: 29 Sep 2006 15:12 Sujet du message: Haiti
Dans la presse haïtienne, Ayiti cheri est une nouvelle fois montrée du doigt...
Citation:
Haiti figure parmi les régimes les plus répressifs du monde
Dans son rapport annuel titré " Pires que pires : Les régimes les plus répressifs du monde" Freedom House attire l'attention sur les graves violations commises dans 19 pays et territoires.
Selon Freedom House, Haïti fait partie des états qui répriment fortement l'activité d'opposition politique, ce qui empêche de s'organiser de manière indépendante, et en censurant ou en châtiant la critique de l'État ". Haïti et Cuba sont les seuls pays de l’amérique qui figurent dans ce tableau présenté par Freedom House. Haïti et huit autres pays sont inclus dans la liste comme endroits où se commettent de graves violations des droits de la personne : l'Arabie saoudite, le Bélarus, la Chine, l'Érythrée, la Guinée équatoriale, le Laos, la Somalie et le Zimbabwe.
Toutefois Freedom House cite huit autres pays ayant affiché les pires dossiers en matière de respect des droits de la personne au cours de la dernière année. Il s’agit de la Birmanie, la Corée du Nord, Cuba, la Libye, l'Ouzbékistan, le Soudan, la Syrie et le Turkménistan.
Freedom House dit espérer que le rapport concentrera l'attention du Conseil des Nations Unies sur les droits de la personne dans les pays et territoires qui méritent une enquête et d'être condamnés pour leurs violations généralisées.