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Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana

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  Posté le: 16 Juin 2007 23:13    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant


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  Posté le: 17 Juin 2007 03:43    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

La privatisation du train en Afrique, (Sénégal et Mali) :

Citation:
Ingénieur d'exploitation du chemin de fer, Tiécoura Traoré est à l'initiative du lancement du Collectif Citoyen pour la Restitution et le Développement Intégré du Rail Malien (Cocidirail), fondé le 31 août 2003. Fils de cheminot, titulaire d'une thèse de doctorat en gestion des transports, ancien directeur adjoint de l'école des cadres du chemin de fer africain, Tiécoura Traoré bénéficie d'une grande confiance auprès des cheminots et des citoyens maliens regroupés au sein de Cocidirail. Le 11octobre2004, il a pourtant payé le prix fort de son engagement en se faisant licencier. Ses employeurs lui ont reproché son „manque de loyauté et son intention délibérée de nuire et l'ont privé de tout salaire, prime ou indemnité. l'inspecteur du Travail s'est opposé à cette mesure et a fait valoir que ce licenciement ne respectait pas la législation locale, M. Traoré étant protégé en raison de son statut de délégué du personnel. Mais depuis 2004, l'ex-salarié et ses soutiens demandent en vain sa réintégration. Le 9 mai 2005, contre toute attente, le Tribunal du Travail a même validé le licenciement. Cependant, il tarde curieusement à notifier sa décision, privant ainsi les avocats de M. Traoré de toute possibilité d'appel.

Privatisation à grande vitesse

Le chemin de fer malien, doté d'un patrimoine estimé à 105 milliards de francs CFA a été bradé à Transrail pour 7 milliards, payable à crédit sur exploitation de la ligne et sur 7 ans. Certes, depuis la privatisation, le trafic de marchandises a été multiplié par 6. Mais le trafic voyageur est totalement laissé à l'abandon. Plus de deux tiers des gares et haltes ont été fermées (26 sur 36) dans ce pays où le rail représentait l'un des principaux moyens de circulation. De nombreux villages sont inaccessibles par la route et c'est autour du rail que se sont développés des villages, des vergers, toute une série d'activités économiques aujourd'hui gravement menacées.

Pas question pour Transrail d'assumer les coûts d'investissements liés au trafic-voyageurs. Le Sénégal et le Mali s'endettent à hauteur d'une vingtaine de milliard de francs CFA pour l'achat de locomotives et voitures destinées à ce transport. "Voila au total une privatisation où l'acheteur prend tout à crédit, se fait financer par le vendeur non seulement les investissements qui lui incombent, mais encore les services qu'il doit lui rendre. Transrail n'apporte pas un sous et est venu juste pour se baisser et ramasser les bénéfices colossaux d'environ 1 milliard par mois que lui procure le trafic-marchandises qui a, de tout temps, été rentable" (déclaration du Cocidirail - septembre 2004). Il est par ailleurs difficile de savoir qui est réellement derrière cette société. Transrail était initialement une société de droit malien, détenue par des actionnaires canadiens et français (CANAC et GETMA). Les français de GETMA ont cédé leurs actions au groupe J.LEFEBVRE (bâtiment et café), proche d'Abdoulaye Wade, Président du Sénégal, qui a vendu à la S.N.C. EUROVIA son fonds industriel et commercial de travaux publics. Les canadiens CANAC ont été, à leur tour, rachetés par l'américain SAVAGE COMPAGNIES.

l'affaire est rentable, en tous cas, puisque la concentration de l'activité sur le transport du fret a par exemple permis, en deux ans, de multiplier par trois le tonnage des marchandises transportées du Sénégal vers le Mali (45000 tonnes par mois), avec des résultats financiers qui ont connu dans le même temps une progression de 75%.

Résistance populaire, résistance syndicale

Depuis deux ans, le CODICIRAIL ne ménage pas son énergie. Il multiplie les émissions de radio, organise des meetings de protestation et campagnes d'affichage dans tout le pays. Il a contribué à la naissance d'un nouveau syndicat du chemin de fer, le SYTRAIL. Cette activité a eu un écho important dans la presse nationale et internationale.

Dans l'entreprise, les organisations syndicales sont également actives(1). Une grève a lieu en mars 2005. Les revendications portent sur l'hygiène et la sécurité, l'élection de délégués du personnel, la participation au Conseil d'Administration de la société(2), l'égalité de traitement et l'harmonisation des salaires entre la société malienne et celle, plus avantageuse, du Sénégal.

Les mouvements sociaux se développent donc au sein de l'entreprise pour le respect des droits et la dignité, tandis que la contestation de la politique de transport gagne l'ensemble de la société civile malienne.

Ainsi, le récent Forum de Fana(3) a été l'occasion, pour le Cocidirail, d'accroître le retentissement national et international de son combat, et d'en appeler à un élargissement de la mobilisation.

(1) Deux syndicats sont implantés à Transrail : le Sytrail, créé dès octobre 2003, et le Fetrail.
(2) 9%des parts de Transrail appartiennent au personnel, mais celui-ci n'est pas représenté au sein du Conseil d'Administration.
(3) La 4ème Edition du Forum des Peuples s'est tenue du 06 au 09 juillet 2005 à Fana, au Mali, en contrepoint au sommet de G8 de Gleneagles, Ecosse. Une délégation de Peuples Solidaires y a participé.

POUR EN SAVOIR PLUS:

Petite histoire du chemin de fer d'Afrique de l'Ouest

A la période coloniale, suivant un schéma bien connu, la liaison ferroviaire de l'Afrique Occidentale Française fut l'outil permettant l'exportation des matières premières vers les centres d'exploitation et les marchés et l'importation d'intrants et de produits finis. Après la seconde guerre mondiale de nouveaux Etats ont pris la place des anciennes colonies. Le Mali et le Sénégal, pour ce qui concerne cette région, ont chacun créé leur propre régie de chemin de fer, exploitant les portions de ligne se trouvant sur leurs territoires respectifs. l'histoire de la Régie de Chemin de Fer Malien a malheureusement été ponctuée de scandales financiers et ses caisses bien souvent prises en otages par les pouvoirs politiques qui se sont succédés.

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  Posté le: 17 Juin 2007 04:05    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

Ah au fait j'oubliais on a voté pour un candidat de la privatisation... Politique déjà "expérimentée", "testée" dans les pays du Sud, et qui est une vraie catastrophe. "La guerre à la pauvreté ou la guerre aux pauvres ?"

Enfin bref, je dis ça avec moins de charme qu'un Fillon, et sans l'haleine chargée d'alcool d'un Sarkozy... Donc je sais pas si je me fais comprendre clairement, désolé...

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  Posté le: 17 Juin 2007 18:08    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

Citation:


Privatisation de l’eau et dégâts collatéraux

Ou comprendre le concept de la maximalisation des profits en un temps réduit, ce principe qui se substitue à tout autre dans la société libérale mondialisée.


Manille, capitale des Philippines, dut, sous la pression de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI), privatiser l’alimentation civile de l’eau en 1997. Aujourd’hui, les Philippins doivent se procurer une carte prépayée (de type GSM) pour que l’eau puisse couler du robinet. A l’instar des téléphones portables, l’approvisionnement s’arrête quand le crédit est épuisé. Pas d’argent, pas d’eau!

La raison de cette privatisation imposée tenait dans l’impossibilité du gestionnaire public à assurer l’approvisionnement des deux millions de ménages de la capitale. Mais aujourd’hui, suite à la privatisation, le service n’est pas meilleur. Faible pression au robinet lors des maigres heures d’approvisionnement quotidien. Frais de fonctionnement énormes, mauvaise gestion et inefficacité caractérisent la privatisation de l’eau à Manille. Un échec catastrophique pour près d’un million de personnes aux revenus modestes. C’est encore une fois la rapacité sans limite des créanciers du Nord qui dicte qui peut vivre et qui est sacrifié sur l’autel des profits.

«Le contrat de concession a été amendé en octobre 2001, suite à une énorme pression de la part de Maynilad-Ondeo (la Lyonnaise des eaux) et la complicité des responsables officiels du bureau des régulations. Les amendements autorisaient une série d’augmentation des prix afin de couvrir les pertes financières enregistrées par Maynilad-Ondeo à la suite de la crise financière asiatique de 1997-1998 et la dévaluation du peso philippin de 100% par rapport au dollar américain. Les objectifs d’extension du réseau d’eau, les objectifs de qualités ont été revus à la baisse (une épidémie de gastro-entérite et de choléra s’est déclarée en novembre 2003 dans le quartier de Tondo, géré par le consortium. Elle a fait sept morts et sept cents blessés.)

En d’autres termes, les paramètres du contrat original ont été complètement altérés. Maynilad-Ondeo a été autorisé à augmenter le prix de l’eau tout en réduisant les services. La famille Lopez et Suez/Ondeo ont refusé de faire les investissements nécessaires et de payer les dettes, préférant recourir à une dramatique hausse des prix pour soutenir leur situation financière.

Le prix de base de l’eau dans le secteur géré par Maynilad-Ondéo est aujourd’hui de 19,92 pesos par mètre cube, soit supérieur de 500% par rapport à 1997. Et ce sans compter les charges prélevées spécialement pour couvrir les pertes de change de 8,28 pesos par mètres cube. Une famille moyenne consomme environ 20 mètres cubes d’eau par mois et paie 600 pesos. 40 % de ce montant n’est pas affecté à leur consommation d’eau réelle mais aux charges extracontractuelles.»

MmeCarla Montemayor, Bantay Tubig [1], Manille.

Le directeur de Nestlé, Peter Brabeck, quant à lui condamne ceux qu’il appelle les extrémistes des ONG et autres altermondialistes, et qui s’opposent à ce type de privatisation pour des raisons biens compréhensibles. Alors que sa multinationale est accusée de monopoliser les ressources de cet or bleu dont personne ne peut se passer. [2]

Plus proche et bien plus dramatique; la directive REACH [7]

0.09 %, notre vie ne vaut pas 0.09 % du chiffre d’affaires de l’industrie chimique européenne. C’est en tout cas ce qui ressort de l’échec de cette directive élaborée pour remplacer la commercialisation de produits dits «très préoccupants», c’est-à-dire:

Les CMR =>> cancérogènes, mutagènes et toxiques pour le système reproductif

Les PBT =>> persistantes, bioaccumulables et toxiques

Les vPvB =>> très persistantes et très bioaccumulables

Les substances ayant des effets graves et irréversibles sur l’être humain et l’environnement.

Malgré les risques évidents que font courir ces substances sur la santé de la population mondiale. L’UE a laissé filer l’occasion d’une alternative écologique majeure et vitale, en amendant Reach de telle façon que de nombreux produits incriminés ne seront pas soumis à un contrôle en vue de leur substitution.

Il est donc grand temps de comprendre que le libéralisme et l’environnement sont définitivement inconciliables. Qu’aucun directeur de société ne risquera de se voir licencié pour avoir réduit les profits de ses actionnaires pour aider les populations défavorisées. Que si nous voulons éviter le réchauffement planétaire baigné de substances toxiques et nucléaires, il est absolument nécessaire de prendre le virage altermondialiste. Puisque aucune autre voie n’est envisageable.

Le pacte de N. Hulot est un leurre, puisque ses sponsors sont des multinationales dont le seul but estla maximalisation des profits en un temps réduit. C’est un concept qu’il faut garder à l’esprit en permanence quand on parle écologie avec un capitaliste. Car qui va renoncer à de plantureux profits pour le bien-être commun?

Pas les semenciers non plus, puisque ceux-ci s’allient avec les constructeurs automobiles (grands consommateurs de substances toxiques énumérées plus haut) ainsi qu’avec les transnationales pétrolières. Connus pour leur humanisme proverbial, Monsanto (de l’agent orange à la semence «Terminator» en passant par la production de PCB, de pesticides et herbicides hautement toxiques, d’hormones de croissance cancérigènes et d’organismes génétiquement modifiés (OGM), a recherché les profits les plus grands en fabriquant les produits les plus nocifs. Tout en affirmant le contraire et en prétendant promouvoir les sciences de la vie et nourrir l’humanité...! ) [3] Ford ("Quand vous pensez à Ford, vous pensez au baseball ou aux donuts. Vous ne pensez pas au portrait d’Henry Ford qu’Hitler avait accroché dans son bureau.") [4] et Total (la junte Birmane lui dit merci) [5] s’allient pour la production d’agrocarburants dans les pays du Sud. Le bilan environnemental et social de cette joint-venture fait froid dans le dos car les répercussions mondiales seront catastrophiques. [6]

Voilà les gens que le libéralisme porte à bout de bras. Voilà pourquoi une alternative devient urgente. Car il est impensable que ces nababs hyperpuissants réfrènent leur avidité pour un quelconque virage humaniste et écologique. Ils sont les maîtres du monde et nous allons en mourir! L’alternative altermondialiste n’est pas née d’une envie soudaine de tout casser, mais bien d’une folle envie de survivre à la dictature des marchés.

La directive Reach entre en "vigueur" ce premier juin 2007. Contactez les associations environnementalistes pour montrez que vous ne voulez pas laisser faire.

De nombreux autres exemples existent, mais sont-ils nécessaires? Il n’y a pire sourd...

[1] Le réseau Bantay Tubig mène des campagnes d’information du public des politiques à travers des actions de plaidoyer et recherche des solutions alternatives à la gestion de l’eau, notamment à travers la gestion publique et communautaire.

[2] http://www.leregional.ch/www/a...

[3] Raoul Marc JENNAR chercheur auprès du mouvement social URFIG/Fondation Copernic

[4] http://www.lariposte.com/Ford-...

[5] http://www.geocities.com/rainbowendsfr/karen/angesgar.htm

[6] http://www.(...).asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=90.

[7] http://www.vivantinfo.com/index.php?id=123

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  Posté le: 05 Juil 2007 22:13    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

Citation:
Dettes odieuses : le cas du Rwanda


Une grande partie de la dette du Rwanda a servi à armer les auteurs du génocide qui a eu lieu en 1994. Il est inconcevable que le peuple Ruandais rembourse aujourd'hui les créances de ses bourreaux. D'autre part, les politiques d'ajustement menées par le FMI n'ont fait qu'alourdir la dette extérieure du pays qui équivaut à 90% du PIB rwandais.

Commission des droits de l'homme 1997

Intervention au point 10 : violations des droits de l'homme en général. Déclaration orale du CETIM.


Monsieur le Président,

Comme chacun le sait, le Rwanda a vécu, il y a bientôt trois ans de cela, l'un des plus grands drames de l'histoire humaine: un génocide froidement planifié et, fait d'autant plus horrifiant, prévisible. Tous les signes annonciateurs en avaient été décrits, ici même, longtemps à l'avance. Depuis lors, ce petit pays fait face à des défis d'une gravité exceptionnelle: reconstruire l'unité nationale, relever le pays après l'extermination d'une grande partie de ses cadres et la destruction de la plupart de ses infrastructures, accueillir plus d'un million de réfugiés, juger les responsables des massacres. La tâche est énorme. Le Rwanda aurait besoin d'aide. Pourtant, là ne s'arrête pas ses malheurs. Le Rwanda est, de plus, écrasé pas sa dette extérieure. Malgré un programme d'ajustement structurel imposé par le FMI, celle-ci s'est considérablement alourdie entre 1990 et 1994 pour atteindre aujourd'hui près d'un milliard de dollars, soit 90% du PIB rwandais. Son service absorbe 55 millions de dollars par an, 46% des exportations du pays.

Un tel endettement n'a évidemment, en soi, rien d'exceptionnel. Quinze années de politique du FMI nous y ont habitués! Ce qui l'est plus, c'est d'apprendre que les derniers prêts consentis par les différents bailleurs, entre 1990 et 1994 justement, ont pratiquement tous servi à une seule chose: la guerre et la préparation du génocide de 1994. Telles sont les premières conclusions d'une étude menée par le professeur Michel Chossudovsky et l'économiste Pierre Galand, président du Forum pour un contrat de génération Nord-Sud. Autrement dit, et de façon raccourcie, le peuple rwandais rembourse aujourd'hui les bailleurs de ses bourreaux!

Qu'on en juge:

1) La grande majorité des prêts accordés au Rwanda, entre 1990 et 1994, l'ont été pour un programme d'ajustement structurel décidé un mois seulement avant le début de la guerre contre le Front Patriotique Rwandais. Le début de la guerre n'a cependant pas modifié le plan.

2) De fait, ces fonds n'ont pas servi au programme d'ajustement structurel, mais à une économie de guerre et, dès 1993, à la préparation du génocide. Suite au feu vert donné par le FMI en novembre 1990, l'armée gouvernementale s'est gonflée en un éclair de 5'000 à 40'000 hommes. Une bonne partie de cet argent a servi à l'achat de matériel militaire, de munitions ou d'armes blanches, des machettes notamment, armes pour lesquelles 3/4 de million de dollars ont été dépensés et dont on connaît le sinistre usage. D'autres fonds ont été utilisés pour l'importation de produits agro-alimentaires, d'uniformes, de carburant, de boissons alcooliques destinés aux membres des Forces armées ou aux milices, ainsi qu'à leur famille. Des milliers de jeunes délinquants ont été enrôlés dans les milices et armés grâce aux mêmes ressources financières.

3) Le versement de ces fonds a bien été bloqué pendant quelques mois en 1992-1993 par les bailleurs de fonds internationaux. Toutefois il a repris, après la conclusion des accords d'Arusha.

4) Pour parvenir à ses fins, le gouvernement en place de 1990 à 1994 s'est livré à de très nombreuses manipulations et détournements de fonds. Cependant, de graves manquements semblent aussi imputables aux bailleurs de fonds, notamment aux institutions financières internationales et en particulier à la Banque Mondiale. Pour le moins, celles-ci n'ont pas fait preuve de la vigilance nécessaire.

5) Enfin, après son effondrement et sa fuite à Goma, l'ancien régime a continué à jouir de crédits en recourant à une prétendue "antenne de la Banque nationale rwandaise". Il a pu ainsi passer de nouvelles commandes d'armes ou autres. Certaines banques privées comme la Banque Nationale de Paris, la City Bank, la Dresder Bank, semblent avoir accepté d'honorer ces lignes de crédits.

Monsieur le Président,

Le principe de la continuité de l'Etat veut que le nouveau gouvernement d'un pays soit tenu d'honorer les dettes du gouvernement précédent. Ce principe se présente comme intangible bien que parfois moralement difficilement soutenable lorsque cela revient, en pratique, à tenir des peuples responsables du paiement de dettes contractées par des dictateurs imposés de l'extérieur. C'est pourquoi le Centre Europe-Tiers Monde (CETIM) préconise depuis longtemps que toutes les composantes de la dette extérieure fassent l'objet d'un examen attentif pour en séparer la partie légitime, qui seule devrait être retenue et éventuellement annulée, de sa partie illégitime pour laquelle toute prétention des créanciers devrait être écartée du droit international public.

Face à la gravité des crimes commis, au demeurant imprescriptibles, rendre le peuple rwandais redevable de la dette contractée par ses propres bourreaux est, en l'occurrence, totalement inconcevable et inacceptable. Au vu de ces faits exceptionnels, de l'usage réel des fonds prêtés, des manquements des bailleurs, de la situation et des besoins actuels du Rwanda, la dette contractée par ce pays entre 1990 et 1994 doit être purement et simplement annulée sans autres conditions. Il ne s'agit pas d'aide, par ailleurs des plus nécessaires, encore moins d'un cadeau, mais d'un acte de réparation minimum, nonobstant d'autres réparations auxquelles le Rwanda pourrait par la suite prétendre.

Dans l'attente de la publication des conclusions de l'enquête menée par MM. Chossudovsky et Galand, qui demeure aujourd'hui confidentielle, le CETIM s'affirme d'ores et déjà prêt à s'associer à toute campagne d'ONG allant dans ce sens.

Monsieur le Président,

Pour conclure, le CETIM réitère son appel pour que la Commission demande aux rapporteurs spéciaux examinant des situations dans divers pays, de faire spécifiquement référence dans leurs rapports à la jouissance des droits économiques, sociaux et culturels, comme le précise la résolution 1995/15. Enfin le CETIM attire votre attention sur son intervention écrite au titre de ce point de l'ordre du jour sous la cote E/CN.4/1997/NGO/44.

http://www.cetim.ch/fr/interventions_details.php?iid=89



Citation:
L'USAGE DE LA DETTE EXTERIEURE DU RWANDA (1990/1994)
LA RESPONSABILITE DES BAILLEURS DE FONDS


Rapport consultable sur :
http://www.liberationafrique.org/IMG/pdf/argent_genocide.pdf

1. L'objectif de ce rapport consiste à étudier le profile de la dette extérieure rwandaise durant la période 1990-1994 afin de conseiller le gouvernement du Rwanda sur des modalités précises de négociation avec les bailleurs de fonds.
2. Le processus d'endettement durant cette période (1990-1994) est exceptionnel par rapport aux dettes antérieures. Celles engagées par l'ancien gouvernement (1990-1994) ont principalement servi à financer les Forces armées et les milices civiles.
3. La mission a pu constater l'alourdissement du fardeau de cette dette durant les années qui ont directement précédé le génocide et les massacres. D'où l'importance pour les autorités rwandaises d'établir des modalités de négociation distinctes en ce concerne les dettes encourues durant la période 1990-1994.
4. Compte tenu de la situation exceptionnelle que vit le Rwanda suite au génocide et aux massacres de 1994 et aux difficultés liées à la reconstruction du pays, cette démarche vise l'allégement et la conversion des dettes extérieures afin d'assurer une relance durable du développement économique.
5. Le présent rapport analyse en détail au chapitre II, les documents du Comité technique de suivi du PAS (CTSP) afin de dégager l'évolution du budget du Ministère de la Défense nationale ainsi que la correspondance entre le gouvernement et les représentants des créanciers extérieurs concernant les dépenses de sécurité. L'analyse au chapitre III centre sur les achats d'armes par l'ancien régime ainsi que l'utilisation des différentes sources de financement extérieur négociés dans les cadre des protocoles et accords de prêt. Le quatrième chapitre met en relief le financement des dépenses militaires de l'ancien régime après le génocide d'avril 1994 et l'imposition de l'embargo des Nations unies relatif aux ventes d'armes. Le chapitre v présente des conclusions et recommandations.

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  Posté le: 05 Juil 2007 22:35    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

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  Posté le: 06 Juil 2007 19:52    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

Citation:
Voici un exemple de ce que la FAO nomme la faim structurelle.
Sortant du bureau du président de la République du Brésil, au Planalto à Brasilia, tard dans la soirée du 4 février 2003, un géant blond et joyeux me barre la route sur l'esplanade. Sa joie de vivre est contagieuse. amis de longue date, nous tombons dans les bras l'un de l'autre.
Débordant d'intelligence et de vitalité, JoAo Stédilé est le petit-fils de paysans tyroliens immigrés à Santa Catarina. Des neufs dirigeants nationaux du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre, il est aujourd'hui le plus influent. Ses empoignades avec le président Lula, et le ministre de l'Agriculture sont légendaires.
"Que fais-tu demain matin ? me demande-t-il.
_ Je reprends l'avion pour Rio, puis pour Genève.
_ Pas question ! dit le Tyrolien. demain tu iras au lixo (nom donné à la décharge public). Sinon, tu ne comprendras jamais rien à ce gouvernement ni à ce qui se passe ici...Il faut y aller à l'aube...sans ta voiture officielle et sans tes accompagnateurs de l'ONU... en taxi... tout seul."

Je manquai l'aube. Me réveillant alors que le soleil était déjà haut dans le ciel, j'avalai mon café et sautai dans un taxi. A Brasilia, le trafic du matin est plus infernal qu'à Paris. La chaleur tombait d'un ciel couvert et gris. L'hôtel Atlantica où je logeais étant situé dans les quartiers ouest, je mis plus de deux heures pour rejoindre la décharge municipale, située à la lisière orientale de la capitale.

Plus de deux millions d'hommes, de femmes et d'enfants vivent à Brasilia. Une noria ininterrompue de camions amène vingt-quatre heures sur vingt-quatre leurs détritus à la décharge. Sur plus de trois kilomètres carrés, des pyramides d'immondices poussent vers le ciel. L'accès à la décharge est strictement réglementé. Une barrière métallique est surveillé par un poste de garde de la police militaire. Les hommes en uniforme bleu foncé sont armés de mitraillettes et de longs bâtons en caoutchouc noir.
Une favela, dans laquelle résident officiellement quelque 20 000 familles, s'étend entre les derniers gratte-ciel et la barrière. Un océan de cases en carton, de baraquements en bois, de huttes couvertes de tôle ondulée... Ici s'abritent les réfugiés de la faim, des victimes du latifundium et des trusts agroalimentaires qui monopolisent les terres du Goias et chassent les métayes, les journaliers agricoles, et leurs familles.
Environ six cents d'entre les hommes et jeunes gens habitant la favela reçoivent journellement une carte d'accès à la décharge. Selon quels critères ? Je ne parviendrai pas à le savoir. Mais connaissant les us et coutumes de la police militaire, je soupçonne que la corruption joue un rôle considérable dans l'attribution des cartes.
Des myriades de gosses aux grands yeux noirs, joyeux et manifestement sous-alimentés, courent dans les ruelles du bidonville, entre les égoûts à ciel ouvert, les chiens faméliques et les huttes en carton. ils encerclent le taxi. en riant, en tapant des mains. Je fends le cercle et me dirige vers le poste de garde. Le capitaine m'attend sur le seuil; Tout sourire. Stédilé lui a télphoné la veille.
"Nous vous attendions plus tôt" dit-il.

Dans les bras de leurs mères, les nourrissons ont les yeux, la bouche, le nez couverts de mouches violettes, virevoltantes. Il y a des excréments partout. Les essaims de mouches font l'aller et retour entre les tas d'excréments et lyeux des nourrissons.
Au brésil, la police militaire remplit les tâches de la gendarmerie en France. Elle dépend du gouverneur de chaque Etat membre de l'Union. Ici, le capitaine, âgé d'environ 30ans, affiche un visage aux traits fins, aux yeux charbonneux de mulâtre. Il est vif et compétent. Mais autour du poste de garde er s'affairent sur le terrain boueux au-delà de la barrière.
Son discours est policé, parfaitement adapté aux questions du visiteur. Mais ma visite l'intrigue.
"Vous autres, en europe, vous êtes riches ! Vous brulez tout !... Eh bien, nous ne procédons pas ainsi...nous sommes un pays pauvre...La décharge donne du travail à quelques uns de ces pauvres hères... Nous n'incinérons rien... Tout peut servir... Et puis vous seriez étonné de ce que nos favelas arrivent à faire avec un morceau de bois, un bout d'aluminium !... Le carton est vendu à des grossistes... Les boîtes d'aluminium, les canettes de bière sont aplaties et vendues... le verre collecté est vendu lui aussi... Un lixeiro habile peut gagner jusqu'à 5 reais par jour (un euro et demi)... Avec les restes de nourriture, les légumes, les fruits, les déchets d'animaux, ils nourrissent leurs porcs... Le lixo fait vivre tout ce quartier que vous voyez ici, devant vous." Son bras embrasse d'un vaste mouvement tout l'espace qui sépare la décharge des lointaines silhouettes blanches des gratte-ciel.
La police militaire n'entre jamais dans l'immense zone qui abrite les pyramides de détritus. "Nous sommes juste là pour donner les cartes le matin, pour contrôler l'accès à la décharge, pour éviter que des enfants y entrent. Ce serait malsain pour eux."
Le capitaine me présent eun bonhomme édenté, à la forte corpulence d'environ 60ans, au veston et au pantalon bruns, tachés de graisse. L'homme s'appuie sur une béquille. Il est unijambiste. Un chapeau de paille de couleur incertaine lui couvre le chef. Il a le teint blafard. Des gouttes de sueur ruissellent sur son front. Il sent mauvais. Son regard dit la veulerie. Il a une attitude de courtisan. Mon antipathie pour lui est instantanée.
" Voici le feitor...(nom des suveillants d'esclave au temps de l'esclavage). Monsieur est le responsable des lixeiros. Il indique à chaque homme l'endroit où il peut travailler... Il faut de l'autorité, vous savez ! Les bagarres sont fréquentes..."

L'homme au chapeau de paille appelle deux pistoleiros, deux noirs qui, visiblement, lui servent de gardes du corps. ensemble, nous nous engageons sur la piste conduisant aux montagnes. Notre marche, fortement ralentie par l'unijambiste triste qui avance péniblement sur sa béquille, durera environ vingt minutes, sous un soleil incandescent.

L'odeur putride me coupe le souffle.
Je sue des litres d'eau.
Du fait de l'incessant va-et-vient des camions, la piste - pourtant large et bordée de deux fossés servant d'égouts - ressemble à un ravin. Elle est trouée partout, marquée par les empreintes profondes des roues gigantesques. Les camions tanguent sous la surcharge.
Munis de longs bâtons portant à leur extrêmité des crochets en fer, les vieux et les adolescents grimpent sur les pyramides. Les hommes les plus âgés sont chaussés de bottes noires en caoutchouc. Ils portent des casquettes rouges, à visière, distribuées par le vendeur de Coca-Cola posté à l'entrée de la décharge. Des rats gros comme des chats cournet entre les jambes nues comme des adolescents. Beaucoup de jeunes sont squelettiques et n'ont plus de dents. Ils portent des sandales en caoutchouc et se blessent souvent. A mains nues, ils séparent les déchets et les entassentà des endroits précis. Un frère, un père, un cousin avance le chariot tiré par un âne. Ce sont des chariots plats montés sur deux roues à pneus usés.
Chaque chariot charge une marchandise différente : les uns croulen sous des amas de cartons et de papiers. D'autres sont surchargés de pièces métalliques. beaucoup transportent des bouteilles et des éclats de verre. Les intermédiaires des marchands attendent à la sortie, sur le terrain vague, au-delà de la barrière.
Le plus grand nombre des chariots transportent de la nourriture. En fait, des baquets en plastique gris où voyage une sorte de bouillie malodorante, aux couleurs incertaines. Dans les baquets se mélangent de la farine, du riz, des légumes avachis, des morceaux de viande, des têtes de poissons, des os - et parfois un cadavre de lapin ou de rat. Une odeur épouvantable se dégage de la plupart des baquets.
Des nuées de mouches violettes couvrent chacun de ces chariots. Leur danse incessante produit un bourdonnement sourd. Beaucoup de mouches se fixent sur les yeux infectés des adolescents ou sur les jambes écorchées des vieux.
Je demande au feitor à qui est destiné le contenu des baquets.
"C'est pour les porcs", me dit-il sans conviction. Je lui glisse un billet de dix reais.
"Je ne suis pas un touriste. Je suis rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation... Je veux savoir ce qui se passe ici", lui dis-je, d'une voix ridiculement solennelle.
Le feitor se moque complètement de ma mission. Mais il est sensible au billet de banque. "Nos enfants ont faim, comprenez", me dit-il comme pour les excuser. L'homme veule, avec ses deux pistoleiros comme gardes du corps, me deviendrait presque sympathque.


extrait de "L'Empire de la Honte" de Jean Ziegler

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  Posté le: 06 Juil 2007 22:07    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

t un marrant tu fais un sujet à toi tout seul , tu as l'air d'un vrai passionné dans la vie c bien ce sont les gens passionnés qui font bouger les choses; super interessant la 1ere video sur Dailymotion en tout cas; je crois et espere aussi que le monde va changer ça prendra le temps qu'il faudra mais le changement est amorcé, et sans vouloir paraitre farfelu Bob Marley l'a prédi ... ... je ne sais pas ou il a pris ça mais voila quoi. Et au fait ptdr ton profil sur ton blog le coup du (petite citation) " Né dans les bois, le chabin se nourrit exclusivement de fruits à pain, et de caramboles. Pris souvent de constipation, .... " c'est bien ce que je disais t es un comic


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  Posté le: 06 Juil 2007 23:58    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

Oh une réponse... quelqu'un qui a regardé la vidéo...

merci, merci....



Ben le sujet est plus un lieu où je mets de l'information pour ceux que ça intéresse, et quand j'aurai le courage, j'en ferai un blog. Mais je veux bien avoir des avis sur ce qu'a dit Bob Marley, on m'a déjà parlé de lui. Mais à part son son je connais pas...

Et ouais je suis un marrant

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  Posté le: 10 Juil 2007 23:04    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

The World Hunger Map



carte actualisée, et intéractive sur :

http://www.wfp.org/country_brief/hunger_map/map/hungermap_popup/map_popup.html

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  Posté le: 05 Fév 2008 01:41    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

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  Posté le: 05 Fév 2008 04:50    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

Gurde a écrit:
Kerry James - Banlieusard








J'adore les sons a Kery James parce que ça dit les choses comme ils sont et ça méne toujours à réflechir
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  Posté le: 05 Fév 2008 05:11    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

Le traité de lisbonne


Citation:
Le Parlement réuni en Congrès à Versailles a adopté définitivement lundi par 560 voix contre 181 le projet de loi qui modifie la Constitution afin de permettre la ratification du traité européen de Lisbonne.

Ce vote est l'avant-dernière étape de la procédure de ratification du traité.
[...]
La révision de la Constitution étant maintenant adoptée définitivement par le Parlement, Assemblée et Sénat vont devoir se prononcer sur le projet de loi autorisant la ratification du traité européen.



La réalité du traité :




Retrouvez l'intégralité de la critique de Raoul Marc Jennar sur
http://www.etrecitoyen.fr/rmj.html#01

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  Posté le: 05 Fév 2008 05:12    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

Je fais la part belle à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) :


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  Posté le: 05 Fév 2008 05:14    Sujet du message: Un Autre Monde est Possible de Keny Arkana Répondre en citant

Je privatise les chemins de fer les plus rentables :


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