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Hey ben, même ici les nègres complexé d'être français viennent étaler leurs névroses !
on veut des noms !!
c'est pas difficile à deviner
sinon bien evidement il fallait s'y attendre bernad laporte est fustigé par les critiques il y en a qui me font vraiment halluciné
"pourquoi laporte a t-il reconduit la même équipe que contre les all blacks les joueurs sont fatigués" celle là c'était la perle quand même
il y a un moment où l'entraineur aura beau faire tout ce qu'il veut avoir la meilleure tactique du monde si les joueurs l'appliquent mal, jouent mal ou moins bien que l'autre équipe ca ne changera rien du tout
je préviens d'avance je ne dis pas qu'il ne faut pas critiquer l'entraineur je dis juste que certaines critiques sont faciles _________________
+1500 il aurai pas mis la même équipe on aurait dit "pk n'a t'il pas mis la même équipe .....on ne change pas une équipe qui gagne " _________________ yé mako!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Le succès n'est pas un objectif mais une conséquence!!!!!!!
Un peu de pression pour dimanche: Rencontre avec Bryan Habana des Springbox: l'homme qui a couru le 100m en 11s.
Course contre un guepard, l'animal le plus rapide sur terre il y a qqs mois. c'etait une promo pour sensibiliser a l'extinction de l'espece. Avancer a 2min si les commentaires sont gonflants.
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"La vie est un mystere qu'il faut vivre et non pas un probleme a resoudre" Gandhi
Pensez vous que les contrats publicitaire mirobolant de Sébastien chabal. vont tomber à l’eau. J’ai vue "la bête" pleurer sur le terrain
Lorsqu on aime c dans la joie, et la peine.
Cette devise sera-t-elle appliquer.
Cela s'appelle question réponse
Poweo retire sa pub avec Chabal
Le Bleu le plus hirsute ne mettra plus les doigts dans la prise. Poweo, nouvel arrivant sur le marché de l'énergie, a dû retirer hier sa pub virale sous la pression de plusieurs associations qui craignaient de voir les enfants imiter son geste. Dans un film d'animation de trente secondes, on y voyait Sébastien Chabal percuter les joueurs d'une main ravageuse. Le spot se terminait par : « Mais où Chabal va-t-il puiser toute son énergie ? » Réponse : dans une prise de courant Poweo... ! Le rugbyman pourrait néanmoins revenir sur le petit écran : Gillette lui aurait proposé une grosse somme s'il acceptait de se raser avec l'un de ses rasoirs. Combien pour renoncer à une pilosité gage _________________ Peut-on exister sans les autres ?
LA DÉBANDADE
Le XV de France quitte «sa » Coupe du monde par la petite porte, une nouvelle fois humilié par une formidable équipe d'Argentine (34-10). Les Pumas terminent troisièmes de la compétition, et laissent le rugby français à ses doutes et aux grands chantiers qui l'attendent.
Une leçon de réalisme
Près de dix ans après, le XV de France retrouvait donc le Parc des Princes, théâtre de tant d'exploits, mais que les Bleus avaient quitté sur une mauvaise note par une déroute face à l'Afrique du Sud (10-52). Ils avaient l'occasion de se racheter, pour effacer ce triste souvenir, mais surtout pour clore en beauté une aventure mondialiste au goût amer, quoi qu'on en dise. Les joueurs s'étaient promis dans la semaine de tout faire pour finir sur une bonne note, pour se quitter la tête haute après bientôt trois mois de vie commune, pour tourner une longue page de l'équipe de France avec les départs de Bernard Laporte, de certains cadres (Ibanez, Dominici, Betsen, Pelous, De Villiers), mais aussi du président Lapasset.
Ils ont tout fait à l'envers, et quittent la compétition la tête basse, sûrement honteux d'avoir autant déçu. En face, les Pumas rêvaient de faire le même coup que lors du match d'ouverture, et leur détermination pendant les hymnes le montrait bien. On disait les valeureux Pumas à bout de souffle, mais ils possèdent toujours ce supplément d'âme qui les rend si difficile à battre. Les Français ont pourtant affiché d'entrée leur volonté de jouer, comme annoncé dans la semaine. Et la rencontre ne tarda pas à s'animer, entre un coup de pied à suivre...d'Ibanez, et une altercation entre Harinordoquy et Albacete. Les Pumas n'avaient eux pas varié le plan de jeu qui leur a si bien réussi jusque-là, en se cantonnant à un jeu au pied d'occupation du terrain, et une énorme générosité devant. Les Tricolores persistaient à tout relancer, à beaucoup tenter, et ils perçaient souvent le premier rideau, à l'image des ces tentatives de Dominici ou Nyanga. Sans succès, jusqu'à la pénalité d'Elissalde qui venait récompenser un long temps fort (3-0, 18e). Contepomi égalisait dans la foulée après un gros travail de son pack, et une faute de Thion.
Si les Bleus continuaient à dominer et à squatter le camp argentin, ils le faisaient un peu à l'emporte pièce, sans génie, sans rigueur. Et ils ont pris une leçon de réalisme de la part des Pumas, qui sont allés à Dam dès leurs premières incursions dans les 22 mètres, grâce à Felipe Contepomi d'abord sur une accélération de Pichot. Puis une deuxième fois, en force, grâce à un énième ballon travaillé dans un ruck, puis une charge rageuse du vieux Omar Hasan. 17-3 à la demi-heure de jeu, le cauchemar recommençait, et le coup de massue sembla terrible pour les Bleus, incapables de structurer correctement une action. A l'orgueil, ils ont pourtant tenté de réagir, mais à chaque fois un mauvais choix (une passe sautée inutile, un en-avant) est venue annihiler les attaques tricolores. Peu avant la pause, ils ont par exemple commis l'erreur de jouer trois pénalités à la main, en venant chercher les Argentins devant, sur leur point fort. Mais la fierté n'est pas un vain mot chez les Pumas, et ils auraient sans doute défendu à la mort sur leur ligne. La tension montait d'un cran, et les échauffourées se multipliaient : la rencontre devenait même presque malsaine, avec une litanie de coups bas qui entraînaient deux cartons jaunes, pour Ibanez et Alvarez Karailis. Les Argentins rentraient au vestiaire avec un avantage confortable de 14 points, et surtout un ascendant psychologique immense.
Une humiliation
La seconde période recommençait sur le même schéma, avec une orgie de jeu à la française. La question était finalement de savoir si les Bleus étaient encore capables d'attaquer, après deux derniers matches passés à défendre et à déjouer. La première période brouillonne et stérile n'incitait pas à l'optimisme. Les Pumas n'en demandaient pas tant, et le scénario du match était idéal pour eux. Ils n'avaient qu'à attendre un adversaire sans génie, surtout au centre, profiter de ses fautes ou mauvais choix pour récupérer le ballon, puis le renvoyer dans son camp, invariablement. Et puisque les Bleus tendaient le bâton pour se faire battre, ils en ont profité pour les humilier un peu plus, avec un nouvel essai d'Aramburu. Perdus, hagards, les Français n'y étaient déjà plus depuis longtemps, et avaient surtout hâte que le calvaire se termine. Tant pis pour l'honneur. Les vingt dernières minutes ont paru très longues, avec une parodie de rugby chez les tricolores, et surtout une impuissance navrante. Pire, ils ont même pris un quatrième essai en contre par Corleto, alors qu'ils étaient en supériorité numérique après le carton jaune de Leguizamon. L'essai de Poitrenaud ne consola personne, surtout que Felipe Contepomi en ajouta un cinquième à la note alors que les Argentins chantaient dans le Parc. Les Pumas ont bien mérité leur place sur le podium, et ont montré à quoi doit ressembler une équipe de rugby. Côté français, les questions qui se posent sont nombreuses. Où est le French Flair ? Où est l'intelligence situationnelle, concept à la mode chez les tacticiens du rugby, qui doit permettre de trouver la meilleure solution à chaque action ? Au sortir de cette Coupe du monde, le bilan tricolore en terme de jeu est famélique. Il est catastrophique sur le plan comptable, avec pour la première fois de l'histoire trois défaites en Coupe du monde. Il est temps maintenant de dresser le bilan, et de tirer les conclusions qui s'imposent. Il y a énormément de travail si la France veut gagner un jour la Coupe du monde. L'Argentine, elle, n'est pas très loin de la vérité.
La france arrive en demi finale de la coupe du monde et malgre cela, c'est la fin du monde je n'ai pas regarde le match mais les journalistes francais etaient les derniers qd le bon dieu a distribue le nationnalisme ... Ils auraient pu faire un papier sur la competition et prendre en compte comment les bleus ont sorti la Nouvelle Zelande qui ne s'attendait tellement pas a cela que les dirigeants n'avaient pas pris une option sur les billets retour et les joueurs sont restes coince 2 j dans un hotel pres de l'aeroport de london-heathrow _________________
"La vie est un mystere qu'il faut vivre et non pas un probleme a resoudre" Gandhi
N'empeche de le rugby en afrique du sud a eu sa part d'apartheid ...
Citation:
Errol Tobias réalisa un jour son rêve d'enfant : jouer pour les Springboks. Quoi de plus normal ? C'était l'un des rugbymen les plus doués de sa génération. Seulement voilà : Errol Tobias n'était pas blanc, mais métis, l'un des quatre groupes raciaux étanches définis par l'apartheid. Dans l'Afrique du Sud des années 1950 à 1980, cela signifiait qu'il n'avait pas le droit de côtoyer des Blancs, en dehors d'un lieu de travail où il occuperait une position d'infériorité. Et surtout pas au rugby, le sport des blancs, et plus encore celui des Afrikaners. Mais le jeune garçon élevé dans un township métis de la petite ville de Caledon, dans l'est de la province du Cap, était doué pour le rugby. Il avait été sélectionné pour les Barbarians sud-africains (huit noirs, huit métis, huit blancs), avec lesquels il impressionna les observateurs lors d'une tournée en Angleterre en 1979. La politique ségrégationniste était alors en train de se relâcher quelque peu, permettant par exemple les matches opposant des équipes appartenant à des groupes ethniques différents. Mais la mixité raciale au sein d'une même équipe était encore taboue.
Devant ce gâchis, la Fédération française, par l'intermédiaire de son président de l'époque, Albert Ferrasse, fit une offre à Tobias : venir jouer en France et pouvoir être sélectionné avec les Bleus ! Après réflexion, et sur injonction de sa mère qui voulait qu'il jouât pour son pays, il finit par décliner l'invitation.
Mme Tobias avait raison. En 1981, Errol Tobias, brillant demi d'ouverture du club métis de Caledon, fut enfin (il avait 31 ans) appelé en équipe nationale. Il fallut toute la force de persuasion de Nellie Schmidt, le sélectionneur de l'époque, pour lui faire une place. Ce dernier se heurta à l'opposition des blancs qui considéraient qu'eux seuls avaient le droit de porter le maillot vert et or, comme à celle des métis et des noirs qui lui reprochaient d'apporter une caution à la politique du gouvernement. Lui voulait simplement jouer au rugby et prouver que la couleur de peau ne compte pas comparée au talent.
Le 30 mai 1981 est un jour historique : pour la première fois, un non-blanc portait le maillot des Springboks lors d'un test match (contre l'Irlande) au Cap (23-15). Sa mère ne vit jamais son fils sous le maillot vert, car elle mourut trois mois avant sa première cape. Le second test, toujours contre l'Irlande, eut lieu le 6 juin au Kings Park de Durban (12-10). Certes, il évolua poste de deuxième centre, et non à son poste de prédilection d'ouvreur, mais Tobias était entré dans l'histoire.
Tobias participa ensuite à la tournée en Nouvelle-Zélande qui suivit, alors qu'il ne côtoyait aucun de ses coéquipiers au quotidien en Afrique du Sud. Il appartenait en effet à la modeste province du Boland (qui n'a fourni que 12 Springboks dans toute son histoire), dont il fut le premier joueur à être sélectionné depuis la dernière cape du légendaire Dawie de Villiers en 1970, et non aux puissances traditionnelles (Western Province, Northern Transvaal, Transvaal). Les premiers rapports furent logiquement assez tendus. Au fil des jours, cependant, ils se mirent à discuter et il finit par être accepté. Mais il ne joua aucun des deux tests et dut se contenter des matches de semaine contre les provinces. Il faut dire qu'il était barré à son poste par le héros de l'Afrique du Sud blanche de l'époque, Naas Botha, auquel tout l'opposait : le style (Tobias adorait le jeu à la main, Botha le jeu au pied) et l'attitude (Botha était aussi lent et froid que Tobias était vif et électrique).
Tobias dut attendre trois ans avant de connaître ses quatre autres sélections en 1984. Sous sa houlette, les Boks écrasèrent deux fois l'Angleterre 33-15 et 35-9. Il gagna ses dernières capes en octobre, contre les Jaguars, une sélection sud-américaine dissidente (à l'époque, le boycott de l'Afrique du Sud s'étendait aux relations sportives), avec deux nouvelles victoires à la clé (22-13 et 32-15), durant lesquelles il mit l'immense demi d'ouverture argentin Hugo Porta au supplice. Bilan ? Six sélections, six victoires. Mais Tobias avait 34 ans et ne représentait pas l'avenir, contrairement à Naas Botha, de huit ans son cadet. Il s'effaça. Mais dix ans avant la fin de l'apartheid, il avait ouvert une voie en prouvant à toute l'Afrique du Sud que le talent n'était pas affaire de couleur de peau.
Tobias est aujourd'hui entrepreneur dans le bâtiment et coach de son club de toujours à Caledon. Son fils, Errol Jr, marche sur ses traces : il est ouvreur chez les Wildebeest, les espoirs de l'équipe de Currie Cup du Natal
La france arrive en demi finale de la coupe du monde et malgre cela, c'est la fin du monde
ben moi... je comprends ce point de vue... quand une équipe a remporté autant de tournois des six nations, quand elle est arrivée deux fois en finale de la coupe du monde par le passé et quand elle organise une compétition de cette envergure chez elle... la MOINDRE DES CHOSES, c'est d'accrocher la demi-finale...... voire plus...
là... l'échec est total...
caribbean island a écrit:
que dire ?
ben qu'on avait pas le niveau... on a fait illusion... on s'est vu plus forts qu'on était en fait...
de toutes façons... j'estime que quand on a la prétention de remporter, la coupe du monde... le seul fait de perdre un match dans le tournoi (comme ça a été le cas dès la rencontre inaugurale) pose problème... déjà, -à mon avis- on ne mérite plus de gagner au final... car cette victoire sera forcément entachée... le sacre sera -au fond- forcément contestable... _________________
Oui au vu des ambitions de certains le minimun était la finale ........
La débandade était totale hier ....donc on a joué a la main comme le préconisait Michalak.... et au final ils en prennent combien ?????
@ EP le mérit mouais.......... perdre un matche c'est toujours possible quelque soit ton statut ....le but c'est d'être le meilleur sur une compétition ....apres chacque matche a sa vérité.
et je trouve qu'il y a plus de mérite "metalement " à remporter une compétition ......sachant qu'a un moment la confiance a été totalement ébranlé, et quel moment!!!! le matche d'ouverture ... pour la confiance c'est certainement le matche a ne pas raté, .......enfin c'est mon avis. _________________ yé mako!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Le succès n'est pas un objectif mais une conséquence!!!!!!!
@ EP le mérit mouais.......... perdre un matche c'est toujours possible quelque soit ton statut ....le but c'est d'être le meilleur sur une compétition ....apres chacque matche a sa vérité.
ma position est essentiellement philosophique... je parle juste de gêne... à chaque match sa vérité... effectivement... mais pour moi, un champion du monde qui a perdu un match de poule... perd en prestige... car sa victoire n'est pas vraiment incontestable... quand tu dis qu'il faut être meilleur sur une compétition, moi je m'amuse à envisager la situation la plus absurde... on peut imaginer un vainqueur d'une coupe du monde de football qui a perdu en poule et qui s'impose en finale aux tirs aux buts face à une équipe qui elle.. n'a pas perdu un seul match... du coup sur ce match, on peut penser que la meilleure équipe a gagné... MAIS sur l'ensemble de la compétition... ça me paraît moins évident...
cela dit, pour revenir au rugby et à l'équipe finaliste, malgré un faux-pas en poule... le seul moyen de se refaire c'est de battre en finale, l'équipe qui vous a battue en poule... c'est possible... pour l'angleterre... qui a perdu 36 à 0 contre l'afrique du sud et qui retrouve les sud-africains ce soir...
moi je m'amuse à envisager la situation la plus absurde... on peut imaginer un vainqueur d'une coupe du monde de football qui a perdu en poule et qui s'impose en finale aux tirs aux buts face à une équipe qui elle.. n'a pas perdu un seul match... du coup sur ce match, on peut penser que la meilleure équipe a gagné... MAIS sur l'ensemble de la compétition... ça me paraît moins évident...
La je ne suis pas d'accord. Le vainqueur c'est celui qui sait tirer son epingle du jeu au bon moment, pas celui qui est tres bon en generale et qui trebuche au moment crucial.
C'est ca un vainqueur: celui qui sait reconnaitre le moment le plus important et assurer a ce moment-la. C'est faire preuve d'ingeniosiote en plus de talent.
Ca me rapelle en classe prepa on parlait des bosseurs et des intelligents: les intelligents reussissent tout le temps, les bosseurs savent reconnaitre qd et ou il faut reussir et mettent en oeuvre tout ce qu'il faut pour reussir a ces moments la. Et cela ne veut pas dire que la reussite des bosseurs est moins louables mais ils savent reconnaite leurs limites et s'en accomoder pour reussir. A mon avis, c'est plus important que d'etre un intelligent. _________________
"La vie est un mystere qu'il faut vivre et non pas un probleme a resoudre" Gandhi
LES SPRINGBOKS MAÎTRES DU MONDE
L'Afrique du Sud est devenue championne du monde grâce à sa victoire sur l'Angleterre (15-6) à l'issue d'une finale fermée et intense. Douze ans après, les Springboks retrouvent leur couronne mondiale au terme d'un tournoi parfaitement maîtrisé. Mais l'Angleterre peut rendre son trophée la tête haute.
Une partie d'échec
Après avoir apporté son lot de surprises, la Coupe du monde 2007 a donc finalement sacré l'équipe la plus méritante, la plus complète, celle qui a tout au long de la compétition trouvé le meilleur équilibre dans son jeu entre l'attaque et la défense. Les Springboks partaient avec le statut de favoris, mais ils se méfiaient grandement de ces diables d'Anglais, revenus de nulle part pour défendre leur titre après avoir piégé tour à tour l'Australie et la France. La revanche du match de poules (remporté facilement par les Sud-Africains 36-0) s'annonçait tendue et fermée, avec un énorme combat d'avants pour gagner la possession du ballon. Il a suffi de voir ce mélange d'émotion et de concentration pendant les hymnes pour comprendre que ce match sentait la poudre. Dans un stade nettement acquis à leur cause, les Anglais ont attaqué la rencontre tambour battant, en mettant une grosse pression sur un adversaire qui a d'abord paru fébrile. Le début du match s'est résumé comme souvent à une guerre de coups de pied pour occuper le terrain adverse. Une relance mal négociée de Tait a offert trois points à Montgomery, mais dans un Stade de France frigorifié, le XV de la Rose a tout de même semblé plus à son aise. Wilkinson a d'ailleurs égalisé assez rapidement, confirmant que la partie d'échec qui commençait allait être acharnée. La preuve encore dans la foulée : Montgomery doublait la mise après un hors jeu de Moody, alors que Wilkinson avait manqué un drop. Rythmé, rugueux, le match a tenu toutes ses promesses en terme d'intensité, même s'il manquait encore de l'ambition dans le jeu. Les Anglais ont encore préféré allumer des chandelles, mais ont commencé à reculer sous les coups de boutoir sud-africains, emmenés par Smith ou Burger. Butch James s'est ensuite procuré la première grosse occasion d'essai. Il a perforé à lui tout seul le rideau blanc après une merveille de coup de pied à suivre, mais a été repris par une cuillère in extremis. Doucement mais sûrement, les Boks, avec une nouvelle fois un grand Du Preez à la baguette, ont semblé mettre la main sur le match, même en étant dominés devant. Plus entreprenants, ils auraient même dû marquer un premier essai après une inspiration géniale de Steyn, mais le petit prodige a mangé un quatre contre un en bout de ligne. Montgomery a quand même enquillé trois points de plus après un tour de force impressionnant de son pack. Les Boks sont rentrés au vestiaire avec un avantage de six points (9-3), en se disant que l'équipe qui vire en tête à ce moment-là en finale a toujours été sacrée.
L'Angleterre a tout essayé
La seconde période a pourtant démarré sur un coup de semonce après un éclair de Matthew Tait, qui a distribué des cartes de visite dans la défense adverse. Sur la même action, un retour désespéré de Du Preez a poussé Cueto en touche, et Monsieur Rolland a refusé l'essai après un très long, trop long recours à la vidéo, sans qu'on sache vraiment si l'ailier anglais avait mis le pied en touche. La pénalité de Wilkinson n'a été qu'une maigre consolation, et l'action n'a pas fini de faire jaser dans les pubs outre-Manche. Ce fut le tournant du match, d'autant que le XV de la Rose, qui avait perdu son capitaine Vickery à la pause, a dû faire sans Jason Robinson, son meilleur joueur, touché à l'épaule. Sans se décourager, les champions en titre ont encore beaucoup tenté, et ont eu la maîtrise du ballon pendant de longues minutes. C'est là que l'arrière de Sale a surtout manqué, parce que jamais les Anglais n'ont trouvé la solution, malgré un courage exemplaire. Les Sud-Africains ont tenu bon, au prix d'une défense exceptionnelle et ils ont même creusé l'écart sur une pénalité généreuse accordée par l'arbitre. Celui-ci n'avait pas sifflé la même obstruction quelques minutes plus tôt dans l'autre sens (15-6). La fin de match promettait d'être irrespirable, et l'Angleterre méritait franchement mieux que ça, après avoir largement dominé la seconde période. Mais il y a eu sans doute trop de fautes et d'imprécisions pour inverser la tendance. Le chrono a défilé, et les espoirs anglais se sont amenuisés en même temps que les réserves de gaz dans les corps fourbus. Les dernières tentatives ont été vaines, et l'Afrique du Sud a pu exulter au coup de sifflet final. Les Springboks auront simplement mieux su marquer sur leurs temps forts. Ils ont gagné à l'anglaise, avec sérieux et intelligence, et ont bien mérité leur couronne sur l'ensemble du tournoi. Le vieux Os Du Randt peut rentrer dans sa ferme la conscience tranquille, après un deuxième titre. Les Springboks sont de magnifiques champions du monde et ont clôturé en beauté la grande fête que fut la Coupe du monde de rugby en France. Rendez-vous maintenant dans quatre ans en Nouvelle-Zélande.
_________________ Dès ma première enfance,une flèche de la douleur s'est plantée dans mon coeur. Tant qu'elle y reste je suis ironique - si on l'arrache, je meurs.
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