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Genre: Homme Inscrit le: 21 Oct 2004 Sujets: 183 Messages: 2837 Localisation: 75 - Paris
Posté le: 06 Nov 2007 14:04 Sujet du message: L'organisation de la pêche aux Antilles.
Alors qu'on parle en ce moment beaucoup des problèmes de la pêche en France, je me rend compte que je ne connais au fait quasiment rien du milieu de la pêche aux Antilles !
J'ai juste en tête l'image d'Epinal du pècheur dans sa petite barque avec une bouteille de Rhum bien placé à côté de lui !
Alors, comment est organisé la pêche aux Antilles ?
Y a t-il beaucoup de grosses embarquations ?
Comment s'organise la distribution (Supermarché, Marché, Réstaurants) ?
Posté le: 06 Nov 2007 14:32 Sujet du message: L'organisation de la pêche aux Antilles.
les gens vont sur des bateaux, ils posent des casiers ou calent des filets et puis ils reviennent et vendent leur poisson... il y en a qui pechent à la traine ou du bord et d'autres qui chassent en apnée.
non je rigole , le sujet m'interresse beaucoup, par curiosité, j'aimerais beaucoup savoir comment ca se passe concrétement.
Par exemple sur la Désirade, l'on m'a dit que 85 pécheurs étaient recenssés celà me parrait énorme, s'agit il du nombre de bateaux, du nombre de marin-pécheurs ou de la totalité du personnel embarqué ?
Toujours sur la Désirade il existe une coopérative de peche, celle ci ne revend elle que vers la Guadeloupe ou vers d'autres iles ??? quelle est la proportion crustacés/poisson et quelle est en pourcentage la conso de l'ile
ca en fait des questions rien que sur cette ile alors pour le reste ... si quelqu'un s'y connait un peu ... _________________ GUADELOUPE
Posté le: 14 Nov 2007 19:10 Sujet du message: L'organisation de la pêche aux Antilles.
j'ai trouvé ca concernant la guadeloupe
Citation:
Selon les estimations de l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la production halieutique guadeloupéenne aurait augmenté de plus de 20 % au cours de la dernière décennie. Cette évolution est principalement due au développement de la pêche de poissons marins, la production de crustacés demeurant stable. Malgré cette hausse, l’aquaculture et la pêche ne permettent toujours pas de couvrir les besoins de la consommation locale estimée entre 13 000 et 15 000 tonnes pour l’année 2000.
L’organisation de la profession
Une seule coopérative en activité
En dépit des différentes tentatives de structuration mises en place ces dernières années, le secteur coopératif est essentiellement animé par la Coopérative des Marins-Pêcheurs de la Guadeloupe (COMAPEGA). A la fin de l’année 2000, elle regroupait 2 200 sociétaires dont les deux-tiers sont marins-pêcheurs, les statuts autorisant un tiers des sociétaires à ne pas appartenir à la profession. Cette coopérative, fondée en 1976, dispose de sept points de vente et exerce son activité dans le domaine de l’avitaillement maritime en assurant aux pêcheurs la fourniture de carburant détaxé, de glace, d’appâts et d’articles de pêche.
Un comité régional des pêches a par ailleurs été créé en juinllet 2005. M. Jean-Claude Yoyotte, élu à sa présidence, a fait de ce comité un interlocuteur de premier ordre pour les pouvoirs publics, ainsi qu’un organisme fédérateur des intérêts de la majorité de la profession. Des handicaps structurels (concurrence des états voisins et raréfaction de la ressources) et conjoncturels (baisse des cours du poisson et hausse du prix des carburants) portent cependant atteinte au dynamisme de la filière.
Les pêcheurs
Le nombre de pêcheurs professionnels enrôlés, c’est-à-dire disposant de la couverture sociale du marin, s’élevait fin 2005 à 1 052 alors qu'il était de 1 244 fin 2000. Cependant, il n’est pas rare que des personnes s’improvisent pêcheurs quand elles perdent leur emploi. Aux pêcheurs déclarés, il convient donc d’ajouter presque autant de pêcheurs clandestins journaliers, parmi lesquels de jeunes matelots ou marins professionnels qui ne renouvellent pas leurs rôles, et les plaisanciers qui vendent leurs poissons occasionnellement. Cette concurrence déloyale induit des conflits à l’intérieur de la profession, et nuit à l’organisation et au professionnalisme du secteur.
Les équipements
La Guadeloupe dénombre moins de 900 navires armés à la pêche, parmi lesquels 65 % ont été armés toute l’année. La flotille de pêche se compose de trois types d’embarcations de taille variable selon le mode de pêche pratiqué :
- Les « Saintoises » (bateaux de moins de 9 mètres) équipées de moteurs hors bord, représentent près de 94 % de la flotille et sont utilisées pour des sorties en mer de quelques heures.
- Les navires de 9 et 12 mètres, au nombre de 65, sont parfois équipés de moyens de conservation et permettent à un petit équipage de pêcher dans des zones éloignées pendant plusieurs jours.
- Les 6 bateaux de plus de 12 mètres sont destinés à des campagnes de pêche de trois semaines au large de la Guyane.
Le financement
Le financement de la filière pêche est traditionnellement assuré par le Crédit maritime qui octroie notamment des prêts d’équipements aidés. La pêche bénéficie également d’aides européennes. Enfin, il convient de noter le rôle important de la « caisse de chômage intempéries » qui permet une intervention financière indirecte de l’Etat.
Les résultats de la filière
La dissémination des points de débarquement et l’absence de criée rendent incertaines l’appréhension des résultats de la pêche. Elle est estimée à 10 000 tonnes, dont 94 % de poissons. Les structures de commercialisation sont traditionnelles. La DRAM dénombre environ 150 points de débarquement, ce qui pose un problème de logistique, étant donnée la concentration de la demande sur deux pôles, la région pointoise et Basse-Terre. La vente directe aux consommateurs absorbe 70 % de la production. Elle s’effectue sur les lieux de débarquement dans des conditions sanitaires souvent médiocres. Le reste est cédé aux revendeuses qui alimentent les campagnes (25 %) et à deux mareyeurs. Les grandes et moyennes surfaces de la Guadeloupe vendent essentiellement des produits importés, congelés ou transformés. Seuls 5 à 6 % de la production locale sont vendus aux mareyeurs indépendants et aux grandes et moyennes surfaces.
L’avenir de la filière passe par l’organisation de la commercialisation, la poursuite de la modernisation des équipements, ainsi que la protection et le développement de l’espace maritime.
Genre: Homme Inscrit le: 24 Avr 2005 Sujets: 57 Messages: 3975 Localisation: en berry
Posté le: 02 Déc 2007 23:52 Sujet du message: L'organisation de la pêche aux Antilles.
En Martinique, la pêche est traditionnellement artisanale. Le nombre de pêcheurs inscrits était de 1 023 pêcheurs en 1994, dont 947 pour la petite pêche, 69 pour la pêche côtière et 7 pour la pêche au large ; 2.246 navires de pêche étaient immatriculés (dont 1.252 armés). La consommation a été estimée à 16.343 tonnes en 1993. Environ 6.000 tonnes de poissons sont capturés annuellement par les pêcheurs de la Martinique (INSEE, 1995).
La flotte de pêche ciblant les poissons pélagiques du large est essentiellement composée d’unités artisanales non pontées, en bois ou en matériau synthétique, d’une longueur de 6 à 8 m. Ces embarcations appelées yoles ont progressivement pris la place des gommiers dont la coque est constituée d’un tronc d’arbre évidé, rehaussé de bordés. Aujourd’hui, les embarcations en matériau synthétique remplacent les yoles en bois. D’une manière générale, les pêcheurs pratiquent plusieurs métiers au cours de l’année. Les unités utilisées pour l’exploitation des poissons pélagiques hauturiers peuvent également être mises en œuvre pour la pêche des poissons benthiques. Ces embarcations sont équipées de moteur(s) hors bord de puissance relativement élevée: 100 CV en moyenne pour les bateaux pratiquant la pêche associée aux DCPs et 175 CV pour la pêche au large. L’équipage est composé de 1 à 3 hommes . Les sorties de pêche de ces unités se font uniquement de jour.
la pêche des poissons volants (pêche «à Miquelon»);
la pêche à la traîne au large (pêche «à Miquelon»);
la pêche à la traîne sur les hauts fonds («traîne côtière»);
la pêche associée aux DCPs;
la pêche à la senne de plage.
La chasse sous marine.
La pêche des poissons volants ou pêche «à Miquelon»
Elle se pratique en général à l’aide d’un filet maillant dérivant, au cours de sorties ciblant l’espèce ou à l’occasion de rencontre de bancs lors de pêche à la traîne au large. Lors de la période de reproduction, les poissons volants peuvent être capturés sur de la paille préalablement posée à la surface. Une épuisette est alors utilisée pour les ramasser. Il arrive également que des prises soient faites à la ligne. Le filet maillant dérivant est la technique la plus utilisée, à l’origine de la plus grande part des prises de cette espèce. Les poissons volants sont surtout ciblés par les pêcheurs de la façade caraïbe de l’île, de Grand Rivière à Anse d’Arlet. Sur la côte Est, ce sont les grands poissons pélagiques qui sont recherchés en priorité. Cette pêche est saisonnière: les prises sont plus importantes entre décembre et juillet, et diminuent entre février et mars.
La pêche à la traîne au large ou pêche «à Miquelon»
Cette pêche est pratiquée de décembre à juin à l’Est de la Martinique, jusqu’à plus de 60 milles de la côte. Au cours de la sortie, les pêcheurs parcourent de grandes distances à la recherche de vols d’oiseaux ou d’épaves à la dérive qui signalent souvent la présence de concentrations de grands poissons pélagiques. La principale espèce ciblée est la dorade coryphène Coryphaena hippurus. La pêche se fait à l’aide de une à trois lignes à main traînées près de la surface. Certains pêcheurs traînent durant toute la sortie alors que d’autres ne mettent leurs lignes à l’eau que lorsqu’ils ont repéré une concentration de poissons. Lorsque la première dorade coryphène d’une concentration a été capturée, des lignes courtes appâtées sont utilisées en dérive pour capturer les autres.
La pêche sur les hauts fonds «traîne côtière»
La traîne côtière est pratiquée essentiellement sur la façade atlantique de l’île, le long des accores ou sur des hauts fonds à l’extérieur du plateau insulaire. Elle met en œuvre des lignes lestées par un câble métallique et un plomb qui pourraient atteindre en traînant, des profondeurs de -50 à -80 m. La traîne côtière est parfois le complément d’une sortie de pêche consacrée à un autre métier: pêche à la nasse ou au filet.
La pêche associée aux DCP ancrés
Cette pêche s’est développée au début des années 1990. Elle se pratique toute l’année autour le l’île en dehors du plateau insulaire, sur des fonds de -1000 à -2000 m de profondeur (à partir de -500 à -800 m sur la côte atlantique).
La pêche à la senne de plage
La senne de plage cible les petits poissons pélagiques côtiers à l’exception de quelques «sennes à bonites» qui ciblent les thonidés de petite taille.
Genre: Homme Inscrit le: 24 Avr 2005 Sujets: 57 Messages: 3975 Localisation: en berry
Posté le: 02 Déc 2007 23:54 Sujet du message: L'organisation de la pêche aux Antilles.
Dragonball a écrit:
Alors qu'on parle en ce moment beaucoup des problèmes de la pêche en France, je me rend compte que je ne connais au fait quasiment rien du milieu de la pêche aux Antilles !
J'ai juste en tête l'image d'Epinal du pècheur dans sa petite barque avec une bouteille de Rhum bien placé à côté de lui !
Alors, comment est organisé la pêche aux Antilles ?
Y a t-il beaucoup de grosses embarquations ?
Comment s'organise la distribution (Supermarché, Marché, Réstaurants) ?
Etc, etc .......
non la bouteille c'est en revenant, pour le décollage......
Genre: Homme Inscrit le: 02 Oct 2004 Sujets: 20 Messages: 1825 Localisation: SIF (Sans Ile Fixe)
Posté le: 15 Jan 2008 01:56 Sujet du message: L'organisation de la pêche aux Antilles.
coui a écrit:
non la bouteille c'est en revenant, pour le décollage......
le decollage se fait dans le bar à proximité de la plage
je t'emmène dans mon bar et ti me donnes di poisson, pis tu peux prendre tous les secs que ti vé _________________ Ce sont les événements qui commandent aux hommes et non les hommes aux événements.
(Hérodote)
Posté le: 15 Jan 2008 13:05 Sujet du message: L'organisation de la pêche aux Antilles.
il ne faut pas oublier , tout ce travail effectué autour de l'aquaculture , la pisciculture etc....véritable marché économique en devenir et une façon nouvelle de concevoir la pêche aux antilles ....
La délégation Ifremer des Antilles est située en Martinique, à l'intérieur de la baie du Robert. Elle est opérationnelle depuis 1970. Elle concentre ses activités sur l'aquaculture tropicale marine et sur le développement de la pêche en mer. Ses travaux ont permis la création de fermes aquacoles locales, et la relance de l'activité halieutique par la pêche des poissons pélagiques sur les dispositifs concentrateurs de poissons (DCP).
Les laboratoires Ressources Halieutiques de l’Ifremer implantés en Martinique et à La Réunion ont développé une compétence spécifique sur les DCP.
Accès au site sur les dispositifs de concentration de poissons (DCP)
Elle assure la liaison avec les laboratoires métropolitains pour répondre aux besoins exprimés concernant la qualité du milieu marin et la connaissance de l'environnement côtier.
La station abrite deux laboratoires régionaux :
le laboratoire Ressources Halieutiques Antilles du département Halieutique Méditerranéen et Tropical.
le laboratoire Aquaculture de la Martinique du département Biologie des Organismes Marins Exploités.
Les installations comprennent des bassins d'élevage à terre, des cages d'élevage en mer, une écloserie expérimentale pour la pisciculture.
Son domaine de compétence correspond aux ZEE de la Martinique et la Guadeloupe.
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