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...C’est assez dire que nous sommes convaincus que nos questions, ou si l’on veut la question coloniale, ne peut pas être traitée comme une partie d’un ensemble plus important, une partie sur laquelle d’autres pourront transiger ou passer tel compromis qu’il leur semblera juste de passer eu égard à une situation générale qu’ils auront seuls à apprécier.
Ici il est clair que je fais allusion au vote du Parti Communiste Français sur l’Algérie, vote par lequel le parti accordait au gouvernement Guy Mollet Lacoste les pleins pouvoirs pour sa politique en Afrique du Nord – éventualité dont nous n’avons aucune garantie qu’elle ne puisse se renouveler. En tout cas, il est constant que notre lutte, la lutte des peuples coloniaux contre le colonialisme, la lutte des peuples de couleur contre le racisme est beaucoup plus complexe – que dis-je, d’une tout autre nature que la lutte de l’ouvrier français contre le capitalisme français et ne saurait en aucune manière, être considérée comme une partie, un fragment de cette lutte.... (source : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1432)
Extrait de la lettre de démission de Césaire qui montre combien il n'était pas dupe des manoeuvres du parti communiste concernant la question coloniale. Et manifestement, on comprend à ces lignes qu'en aucun cas Césaire n'a donné son accord pour ce vote. On peut penser qu'à l'époque le groupe communiste votait comme un seul homme à l'assemblée nationale. Le groupe communiste très influencé par le pc russe ne laissait aucune place à la discussion entre membres.
Césaire montre avec cette lettre combien il est en avance sur son époque. C'est une preuve de plus de ses qualités de visionnaire.
Sinon, césaire a été au programme du baccalauréat de français en 1994 pour la première fois sous Bayrou ministre de l'éduc. nat. Mais il faut préciser qu'ils l'ont vite sorti du programme quand les bigots du ministères se sont rendu compte du caractère anti religieux de césaire dans ses textes. _________________ Paix au coeur léger ...
L’histoire du drapeau, a échappée à tout le monde :
PETITE HISTOIRE D’UN DRAPEAU MARTINIQUAIS DEPLOYE LORS DES FUNERAILLES DU PLUS GRAND DES MARTINIQUAIS !
Ce grand drapeau martiniquais qui a accompagné la dépouille d’ Aimé CESAIRE lors de ses funérailles nationales le dimanche 20 avril 2008 a été cousu en septembre 1994 à Sainte Anne, pour être brandi et déployé en cette même année lors de manifestations en riposte à l’attaque des installations de TV Moun Matinik et l’agression physique par l’armée française de Garcin MALSA, maire de Sainte-Anne et conseiller général de la Martinique.Il a été cousu avec du tissu de coton par Monique M. M. WILLIAM, petite fille d’Aimée ROUSSI et Farnéus WILLIAM de Desmarinières à Rivière Sallée, nièce de Flore WILLIAM (épouse ROUSSI et mère de Suzanne ROUSSI épouse Aimé CESAIRE). Suzanne CESAIRE est donc la cousine germaine de celle qui a fabriqué de ses mains ce grand drapeau aux couleurs nationales martiniquaises, forte des expériences de couturières qu’elle détient de sa mère Armande, de sa tante Yvonne et de sa marraine Flore auprès desquelles elle a vécu en famille de longues années.
Ce même drapeau a été déployé à Trinité, auprès du drapeau algérien, en présence d’Aimé CESAIRE et de nombreuses personnalités politiques martiniquaises et étrangères, lors des funérailles de Marcel MANVILE, puis lors de celle de Guy CABORT MASSON à Case Pilote. Il est déployé spécialement à Sainte-Anne, géologiquement terre et presqu’île de l’arc volcanique ancien caraïbe, qui détient alors la pointe la plus à l’est de l’arc et de la Martinique, le cap indiquant la direction de Gorée, donc le plus proche de la terre mère d’Afrique ; Déployé chaque année lors de notre commémoration de la révolution antiesclavagiste du 22 mé 1848, et de l’insurrection de septembre 1870, en l’honneur et au respect des ancêtres, de l’épopée du peuple martiniquais essentiellement africaine, qui fonde notre nation martiniquaise ; et depuis 2001 lors des Konvwa pou la Réparasyon qui traverse le pays Martinique, de Sainte-Anne au Prêcheur.
Pour la petite histoire, en 2001, à la veille du 22 mé, lors d’une visite de Garcin MALSA à Aimé CESAIRE, dans son bureau à l’ancienne Mairie de notre ville capitale dénommée Foyal, en présence de feu DARSIERES Camille, du Docteur Pierre ALIKER, et de l’auteur du présent petit mot ; à la présentation d’un petit livret sur le drapeau intitulé « Trois couleurs pour un drapeau, Rouge Vert Noir, la vérité historique … » qu’offrait ce jour là Garcin MALSA à Aimé CESAIRE, qui s’est écrié avec un grand sourire à la vue du drapeau : « Alors ça, ça c’est mon drapeau ! »
Médju MKBA
Auteur de « L’Ethiopie Martinique » paru en 1999
(Ouvrage rendant hommage à Suzanne CESAIRE)
Source Montray Kreyol _________________ Peut-on exister sans les autres ?
Colibri tu n'as pas encore pris l'habitude ?
Moi j'ai lâché l'affaire; je trouve ça de toutes façons malpropre dans un sujet en hommage à un défunt. _________________ "Sachant que tu n'es pas noir, qui es-tu ?"
Si tu ne le vois pas plus que nous pourquoi venir poster ça ici?
Chez moi, sur mes terres
Ho que Si
je n'ai absolument pas compris où tu voulais en venir avec ta réponse: est-il possible d'avoir une explication claire ?
Aujourd’hui, lorsque qu’une entreprises Martiniquaise a besoin d’un cadre supérieur, il se passe quoi
Elle fait appel à un cadre MARTINIQUAIS, sur place Où elle fait venir un cadre de la métropole
Césaire avait pu revenir travailler chez lui, en ayant un poste à la hauteur des ces ambitions.
Aujourd’hui cela se passe comment Je sais que c’est une question, qui génère de la frustration
Je suis persuader qu’il faudra une mini révolution pacifique, pour changer les cours des choses dans nos départements d’outre mer ?
Que voulait CESAIRE, pour son peuple Il serait certainement l’homme le plus heureux du monde, s’il s’avait que son peuple, est pu au moins accéder à cela
Lui rendre hommage, c’est changer les cours de choses.
Il est important de regarder la vidéo, ensuite de se poser la question, cela est t’il possible chez moi
A la faveur de cette émission j'ai appris que Delgrès et Toussaint Louverture avait été panthéonisés mais que leur corps n'y étaient pas comme plusieurs centaines d'autres:
A la faveur de cette émission j'ai appris que Delgrès et Toussaint Louverture avait été panthéonisés mais que leur corps n'y étaient pas comme plusieurs centaines d'autres:
Oui, je l'avais lu récemment en regardant qui y était. Ce serait "lisible" que Césaire ait une plaque de souvenir qui cotoie ces deux Antillais qui sont morts en révolutionnaires français, pour l'application pleine et entière de la devise de la République. Le martiniquais rejoindrait l'haïtien et le guadeloupéen.
Le corps de Delgrès ne peut évidemment pas y être : il s'est fait sauté au Matouba avec ses compagnons. Ses restes sont en Guadeloupe. Je ne sais pas s'il y a un lieu où leurs dépouilles ont été rassemblées. Quant à Toussaint, son corps est resté en France jusqu'au 25 mars 1983, date où la France a restitué ses "restes" dans une urne au gouverment Duvalier.
Pour plus de détail, on trouve un passage de cette question des restes de Toussaint dans le livre "Toussaint Louverture et l'indépendance d'Haïti - témoignages pour un bicentenaire" par Jacques Cauna (Editions Khartala, 2004). On y apprend que c'est de la terre du Fort-de-Joux qui a été placé dans l'urne, puisque Toussaint avait été enterré dans une fosse commune de cette prison, et ses restes ont disparu avec le temps.
Bon c'est un peu macabre, ces histoires.
galak, qui passe _________________ quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ?
Le dernier vrai révolutionnaire s'est endormi et aucune étincelle ne s'est produite. J'ai l'impression qu'on est devenu une armée de spectateurs sans émotions. Oui, on peut déceler le bon du mauvais, le beau du laid et surtout le critiquable mais quand il s'agira de réfléchir afin de savoir si oui ou non ce combat mené par cet homme mérite une relève, afin de savoir si ce drapeau sorti fièrement sera sans fierté mis au placard ... Serons nous alors encore spectateurs ?
Quant à Toussaint, son corps est resté en France jusqu'au 25 mars 1983, date où la France a restitué ses "restes" dans une urne au gouverment Duvalier.
Pour plus de détail, on trouve un passage de cette question des restes de Toussaint dans le livre "Toussaint Louverture et l'indépendance d'Haïti - témoignages pour un bicentenaire" par Jacques Cauna (Editions Khartala, 2004). On y apprend que c'est de la terre du Fort-de-Joux qui a été placé dans l'urne, puisque Toussaint avait été enterré dans une fosse commune de cette prison, et ses restes ont disparu avec le temps.
Après son décès, le corps de Toussaint a été inhumé sous l'ancienne chappelle Saint-Louis du fort de Joux.
En 1879 (donc 76 ans après la mort du grand homme) la chapelle a été entièrement rasée lors des derniers gros travaux de modernisation de la forteresse. Les ossements mis à jour ont été versés dans les traverses de terre des nouvelles fortifications.
En 1982, une pelletée de cette terre a été prélevée et mise dans une urne qui a été transférée symboliquement en Haïti.
Hommage à Césaire à Dakar
Ce week-end je ne me suis jamais sentie aussi proche de la Caraïbe à Dakar. L'hommage à Césaire vendredi 25 avril 08 à l'Institut français Léopold Sédar Senghor était un moment très solennel et pourtant simple et chaleureux. La scène du théâtre de verdure était aux couleurs de la Martinique, madras, oiseaux de paradis, grand tambour et texte de Césaire ont planté le décor. Sur chaque siège se trouvait le programme avec un extrait de Lettre à l'ami et les paroles du chant créole de clôture ainsi que 6 cartes postales avec des citations de Césaire.
« Ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'œil mort de la terre
Ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale
Elle plonge dans la chair rouge du sol
Elle plonge dans la chaire ardente du ciel
Elle troue l'accablement opaque de sa droite patience. » Cahier d'un retour au pays natal
« Tous les hommes ont mêmes droits...
Mais du commun lot, il en est qui ont plus
de pouvoirs que d'autres. Là est l'inégalité. » La tragédie du Roi Christophe
« Léopold, tu restes pour moi le frère fondamental.(...)
Plus qu'hier encore, il est place pour tous au rendez-vous
de la conquête, car l'universel à refondre questionne
l'urgent dépassement des identités particulières.
Que resterait-il à l'histoire si l'homme
abdiquait à l'impasse et au renoncement ? » Lettre à l'ami
« Donne m'en
du lait d'enfance, des pains de pluie
des farines de mi-nuit
et de baobab. » Les armes miraculeuses
« Mon peuple,
quand
Hors des jours étrangers
Germeras-tu une tête bien
tienne sur tes épaules renouées
Et ta parole. » Ferrements
« J'habite une blessure sacrée
J'habite des ancêtre imaginaires
J'habite un vouloir obscure
J'habite un long silence
J'habite une soif irrémédiable
J'habite de temps en temps une de mes plaies
Chaque minute je change d'appartement
Et toute paix m'effraie
J'habite donc une vaste pensée
Mais le plus souvent je préfère me confiner
Dans la plus petite de mes idées » Moi, Laminaire
Après un court extrait audio sur le poète et quelques minutes de flottement car on ne savait pas si la bande allait continuer, l'ambassadeur de France à Dakar Jean-Christophe Rufin a ensuite pris la parole. Il a rebondi sur ce très léger cafouillage en disant que cet hommage était sans protocole malgré la présence de ministres sénégalais, de plusieurs ambassadeurs et d'un public nombreux. Ce soir a-t-il poursuivi, il n'y aurait pas de discours officiel mais plutôt un moment de partage tous ensemble, tout le monde au même niveau. L'ambassadeur a ensuite retracé la vie de Césaire en soulignant quelques points marquants de sa biographie sans omettre de mentionner les prises de position du poète mêmes celles que la Métropole a dû mal à entendre. Il a terminé en disant que Césaire a souvent fait naitre la polémique et qu'aujourd'hui encore c'est le cas avec le débat autour de son entrée au Panthéon ou son maintien sur son île natale. J-C Rufin a alors insisté sur la récupération que certains cherchent à faire, Césaire appartient à tout le monde, il est universel et à ce titre là, nous ne pouvons nous l'approprier pour nous même a-t-il conclu. Cet hommage a eu pour moi 4 moments forts, le premier était la lettre lu par Lucien Lemoine, celle qu'il avait adressé à Césaire pour son 90è anniversaire et dans laquelle il revient sur leur compagnonnage. Césaire a été le témoin du mariage civil de Lucien et Jacqueline dans les années 50 à l'ambassade d'Haïti à Paris. Le couple a ensuite joué dans la Tragédie du Roi Christophe puis s'est installé à Dakar où les Lemoine n'ont plus quitté Léopold Sédar Senghor. L'extrait du Cahier de retour au pays natal joué par Marie Ndiaye et Chaka était le deuxième temps fort. Jacqueline Scott Lemoine a ensuite déclamé un autre passage du même ouvrage, la première fois que j'ai vu cette femme, c'était il y a un an lorsqu'elle dansait au concert de Belo (artiste haïtien), elle a décidément un sacré tonus ! C'est Adieu foulard, adieu Madras chanté par des Antillais qui a clos l'hommage,
« Adieu foulard, adieu madras
Adieu rob'soie, adieu collier choux
doudou an mwen ki ka pati
Hélas, hélas ce pou toujou
Doudou an mwen ki ka pati
Hélas, hélas ce pou toujou »
Le couplet a été repris en chœur par le public. Il devrait y avoir d'autres hommages prochainement organisés par le ministère sénégalais de la culture. J'essaierai d'en faire le récit ici, en tout cas ce premier hommage, celui de la France à Dakar sonnait très juste. _________________ "Mais de la même façon que des dizaines de partis politiques ne suffisent pas à faire une démocratie, des milliers d'associations et d'ONG ne suffisent pas à faire une société civile" Aminata Traoré
Voilà, je fais actuellement un devoir sur Aimé Césaire, j'aurais besoin de vos lanternes afin de m'éclairer sur quelques phrases de sa pièce de théâtre "Une saison au Congo".
Je ne cherche pas à ce qu'on me donne les réponses mais simplement quelques explications si certains d'entre vous ont lu cette pièce, moi je ne dispose que d'un extrait.
Voici mes questions :
- Est-ce que cela vous paraît comme un texte poétique ?
- Pourquoi le mot "Congo" est aussi orthographié "Kongo"? (Moi je pense qu'il veut faire passer le Congo comme une personne dont il parlerai, suis-je sur la bonne voie ?)
Merci beaucoup, encore une fois ces questions sont de moi et non celles qui me sont posées dans mon devoir. Je cherche quelques lumières sur cet extrait.
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