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Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains
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  Au coeur des Dom-Tom:   Sujet: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains

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 #1 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 14:27

Dans l'intro de son album Mozaik Kréyôl, Admiral T nous dit :

"Nou sé ti moun a rwa, ti moun a rèn
Menm si nou rivé pa kal a bato an karayb la"

Mais de quoi parle-t-il?

Avant l'arrivée des européens, il y avait de grands royaumes en Afrique. Mais l'éducation occidentale n'en parle pas, et il n'est que très rarement fait mention de leur existence. Voici donc une présentation non exhaustive de nos glorieux ancêtres.

Plusieurs grands royaumes jalonnent l'histoire du continent noir. Si les origines lointaines de ceux-ci sont encore mal connues, notamment pendant l'Antiquité, ils émergent de l'histoire telle que les Occidentaux la conçoivent avec l'intense trafic d'esclaves vers la côte orientale de l'Afrique, que les marchands arabes organisent dès le haut Moyen Age. De nombreux témoignages de ce commerce transparaissent dans les chroniques arabes de l'époque. Par ailleurs, des découvertes archéologiques plus récentes, comme celles faites au Zimbabwe, témoignent de l'existence en Afrique de civilisations parfois très avancées, contemporaines de celles de l'Occident chrétien.

Les empires du Ghana et du Mali

Peu avant le IX e siècle, l'existence d'un Empire ghanéen est attestée. Il sera victime des incursions armées de la dynastie arabe des Almoravides, avant d'être annexé par l'empire du Mali. On connaît l'un des souverains de l'empire du Mali (XIII e siècle-XVI e siècle) en la personne de Kankan Moussa, de confession musulmane, qui effectua, avec magnificence, un pèlerinage à La Mecque (1324-1325). La renommée du faste de la cour de ce souverain atteignit l'Europe occidentale. Dans le dernier tiers du XVI e siècle, l'empire du Mali est supplanté par l'Empire songhaï.

Baguirmi, Ouaddaï et Kanem-Bornou

Aux frontières de l'Empire songhaï (dans la partie ouest de l'actuel Tchad) se développent notamment les royaumes de Baguirmi, de Ouaddaï et de Kanem-Bornou, dont l'apogée se situe à l'époque du règne du sultan Idriss III Aloma (1580-1617).

Le royaume d'Oyo et le royaume du Dahomey

Sur la côte méridionale de l'Afrique de l'Ouest, le premier grand royaume connu est celui d'Oyo, au voisinage duquel se développe le royaume du Dahomey ( Bénin), fondé en 1625 par le souverain animiste Do-Aklin, et celui d'Ashanti. Longtemps en guerre, l'Oyo et le Dahomey verront finalement l'établissement de la brève suprématie de ce dernier au milieu du XIX e siècle, à l'aube de la colonisation française qui en sonnera le glas.

Le royaume de Kongo

Enfin, en Afrique du Centre-Ouest ( Congo), il convient de signaler l'existence pendant plusieurs siècles du royaume de Kongo, qui eut, dès 1491, des contacts avec les Portugais, et dont le souverain Alonso I er , roi de 1507 à 1543, se convertit au christianisme et devint un allié zélé du Portugal, auquel il fournit nombre d'esclaves.

Source: MEMO - Le site de l'histoire
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 #2 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 14:38

L'Empire du Ghana


Le Ghana serait apparu entre le IIe et le VIIe siècle ap. J.C. Il est né en zone sahélienne. Sa capitale était Koumbi Saleh. Ghana aurait désigné le roi du pays, puis la capitale, avant de désigner le pays lui-même. A partir du VIIe siècle, les documents arabes parlent du Ghana comme d'un empire puissant à la tête duquel se trouvait Le Kaya Maghan Cissé, c'est-à-dire : Cissé Roi de l'or. L'empire connait sa plus grande puissance à la fin du Xe siècle et au début du XIe siècle. Il s'étend de l'embouchure du fleuve Sénégal à la boucle du Niger, et de l'Adrar aux sources du Sénégal et du Niger.

L'organisation politique

Cet ensemble très vaste est gouverné par un empereur, lequel s'appuie sur un gouvernement central. Le gouvernement central est dirigé par l'empereur. Il est tout-puissant mais n'est pas un tyran. Son autorité est atténué par la présence à ses côts de grands dignitaires qui s'occupent des tâches administratives de l'empire : impôts, armée, justice, etc. A la mort de l'empereur, le fils aîné de sa soeur la plus agée monte sur le trône. Cela exclut toute lutte de succession et garantit la stabilité de l'empire.

A la tête des royaumes subordonnés, la cour centrale a maintenu les anciennes cours royales. C'est pourquoi on parle d'empire du Ghana pour indiquer que le Ghana est composé d'une cour centrale, la cour impériale, et de plusieurs cours royales soumises à l'autorité centrale : Tekrour, Sosso, Diara...

Les cours périphériques jouissent d'une certaine autonomie sur les question d'intérêt local,mais elles doivent obéissance à la cour centrale sur les questions intéressant l'ensemble de l'empire : douanes aux frontière, armées par exemple.

L'organisation administrative

Les impôts étaient modérés dans l'ensemble, même en ce qui concerne les droits exigés des pays subordonnés. Les populations rurales payaient des impôts en nature consistant en pourcentages très faibles de leurs récoltes. Mais la principale source de la richesse du trésor impérial provenait des prélèvements sur la production d'or de l'empire. une partie de la production de poudre d'or revient au trésor impérial. De plus, toute la production de pépites est réservée à l'empereur. Des droits de douanes prélevés aux frontières complétaient les ressources. Ces droits étaient plus lourds à l'exportation qu'à l'importation. Les redevances des tributaires, les pépites et les taxes commerciales constituaient l'essentiel des ressources du trésor impérial.

L'empereur rendait la justice lui-même dans sa capitale. Il parcourait souvent les quartiers les plus pauvres pour entendre les plaignants. Ses jugements sont sans appel. Les hommes qui ont été jugés par une cour provinciale et qui sont mécontents du jugement font appel à l'empereur.

L'économie

La plus grande partie de la population est constituée d'agriculteurs. Les cultures vivrières sont prédominantes. Les moyens techniques étaient rudimentaires et proches des instruments toujours en usage dans la savane africaine : houe, daba, hache...

L'économie du pays se caractérise par la richesse en or. Cette richesse a contribué à faire du Ghana un centre d'échanges commerciaux avec les pays musulmans du Nord, grâce à des caravanes qui traversaient le désert. Les musulmans d'Afrique du Nord et d'Espagne recherchaient l'or que produisait l'Afrique Noire. Ils l'échangeaient contre le sel extrait des salines sahariennes.

La chute de l'empire

Les Berbères musulmans de la Mauritanie actuelle et du Nord du Sénégal, supportent mal d'être dominés par le Ghana, et de ne pas participer au commerce du sel et de l'or. De leur région va partir le mouvement des Almoravides qui va désorganiser l'hégémonie du Ghana. La capitale Koumbi Saleh sans cesse ataquée par les musulmans sera abandonnée. Le Ghana perd le contrôle de l'or, donc de sa richesse et de sa puissance, l'empire se désagrège lentement jusqu'à son intégration à l'empire du Mali en 1240.

Source: Africaland
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 #3 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 14:50

L'Empire du Mali



Le Manding est une zone de plaines et de plateaux, composée de trois provinces, Do sur le Niger, Kiri dans les montagnes de Niagassala, Bouré productrice d'or. Ses habitants, les Malinké forment une confédération de clans; chaque clan est dirigé par une grande famille, Condé dans le pays Do, Camaradans le Bouré, Konaté, Traoré et Keita dans le Kiri. Vers 1050, le clan Keita l'emporte sur les autres. Son chef, Béré Moundana, se convertit à l'Islam et refuse obéissance au Ghana. Un royaume s'organise dans les montagnes. A la fin du XIIe siècle, Naré Fa-Maghan Keita, père de Soundiata, en est le roi.

Au nord, le Sosso sert de refuge aux animistes qui adandonnent Koumbi. Un chef de clan, Soumaoro Kanté, unifie le Sosso à son profit au XIIIe siècle. Il règne grâce à une armée très disciplinée, dont la tradition orale dit qu'elle était composée de forgerons.

Soucieux de contrôler les mines d'or, Soumaoro attaque le Manding et occupe tout le pays. Les clans malinké font appel pour les diriger contre lui l'un des fils de Naré Fa Maghan Keita, exilé au Mena : Sondiata. Après plusieurs échecs contre Soumaoro, Soundiata contraint à Sibi en 1230, les Malinké à se lier pae serment les uns aux autres. En 1235, Soundiata écrase l'armée de Soumaoro à Krina. Le roi du Sosso disparaît dans les montagnes. Soundiata unifie toute la savane, entre Niger et Sénégal, annexant à son tour le Sosso, le Ouagadou, le Ména. Sa progression se heurte à une vive résistance animiste sur la haute Casamance et la haute Gambie. Vainqueur, Soundiata est proclamé roi des rois : Mansa. Le Mali est né, c'est sous ce nom que les écrivains arabes le font connaître.

Soundiata

Revenu des guerres de conquête, Soundiata rassemble ses alliés à Kourou Kanfouga, près de Kangaba. Il fixe les droits des tribus et crée des castes de métiers; la population est répartie en 30 clans : 16 clans d'hommes libres; 4 clans de griots; 5 clans maraboutiques, et 5 clans d'artisans. La population se divise en deux groupes : les hommes libres d'une part, les artisans et les esclaves d'autre part. Les alliés non malinké gardent des royaumes ou provinces autonomes dans l'empire : Ména, Diara, Ouagadou. Les provinces atlantique de Casamance et de Gambie deviennent des colonies de peuplement.

Deux gouvernements militaires sont placés à la tête d'une région du Nord : Soura et d'une région du Sud : Sankaran. L'empereur est représenté dans les provinces par des Farin qui exercent des fonctions administratives et surveillent l'équité et la justice.

Le règne de Soundiata a laissé le souvenir d'une époque de paix et de prospérité matérielle. L'empereur possède des villages de forgerons, de pêcheurs, d'agriculteurs, de cordonniers, etc. Les hommes libres abandonnent ces métiers et il leur est interdit de prendre femme parmi les esclaves. La cour de Soundiata a été le lieu de rendez-vous de lettrés arabes ou sarakollé. C'est à Niani que Soundiata finit ses jours en 1255. La légende raconte que Soundiata est né d'une mère bossue et qu'il n'a marché qu'à l'âge de 7 ans.

L'apogée du Mali

Au début du XIVe siècle, le Mali connait sa plus grande extension; Du Cap-Vert à Agadès, du Sud de la Mauritanie à la Forêt. Niani, Djenné, Toumbouctou et Gao en sont les centres les plus importants.

Deux Mansa sont allés en pèlerinage et ont fait connaitre le Mali : Mansa Oulin, fils de Soundiata, vers 1270, et Sakoura en 1300. Au début du XIVe siècle, Aboubacar II a tenté d'explorer l'Atlantique.

Avec Mansa Mousa ou Kankou Moussa ou encore Kankan Moussa (1307-1332), et son frère Mansa Souleymane (1336-1357), le Mali atteint sa plus grande puissance et sa plus large renommée.

La production agricole est riche et variée : riz, sorgho, igname, karité, divers légumes et fruits constituent avec le poisson séché et les produits de l'élevage, la base de l'alimentation. Les paysans, libres ou esclaves vivent d'une partie de cette production, une autre étant livrée au Mansa et à son entourage à titre de redevances diverses.

L'or extrait des puits du Bouré et du Bambouk, le cuivre de Takadda font l'objet d'un grand commerce. Le monde musulman et le monde chrétien utilisent l'or malien. Le Mali entretien des relations régulières avec les pays de la Forêt; les commerçants maliens en rapportent la cola, et l'huile de palme. Tous les produits maliens et méridionaux sont exportés par les bateliers Bozo du Niger vers les ports de Djenné et Toumbouctou, qui deviennent de grands entrepôts de marchandises et des lieux d'échanges avec les commerçants musulmans venus du Nord. Ceux-ci apportent du sel, des bijoux, des tissus, des livres, des objets de luxe.

Les commerçants malinké et sarakolé (Dioula) adoptent, en ville, le mode de vie des Maghrébins. Ils organisent des sociétés de commerce qui ont des corespondants dans toutes les villes nigériennes.. Toumbouctou, Djénné, Gao, carrefours de commerce, deviennent aussi des villes où affluent les lettrés et les savants. Auprès des mosquées, enrichies de bibliothèques, les écoles coraniques ouvrent leurs portes et des centres d'enseignement des sciences, de la théologie et du droit se développent.

En 1324, à la tête d'un immense cortège de serviteurs et de porteurs, Mansa Moussa se rend au pèlerinage. Revenu d'orient, il cherche à faire des villes de son empire les égales de celle qu'il a vues. A Gao, il fait construire une mosquée, à Toumboutou, un palais royal et la mosquée de Djinguereber; à Niani une vaste salle d'audience surmontée d'une coupole.

Le pélérinage de Mansa Moussa

Selon Ibn Fadl Allah Al'Omari :
Il quitta son royaume, en y laissant pour lieutenant son fils Mohammed, et il se mit en route, vers Allah et vers son prophète. Il accomplit les rites de pèlerinage, il visita le tombeau du prophète (sur lui soit le salut!) et il retourna dans son pays avec l'intention d'abdiquer en faveur de son fils, de lui laisser tout le pouvoir et de revenir la Mecque la vénérable, pour y habiter en voisin du sanctuaire. Mais il fut atteint par sa fin (qu'Allah très haut l'ait en sa miséricorde !)...

Il fut noble et généreux, faisant largement l'aumône et le bien. Il était sorti de son pays avec cent charges d'or qu'il dépensa au cours de son pèlerinage, soit parmi les tribus qu'il traversa de son pays au Caire, soit au Caire même, soit entre le Caire et le le noble Hijaz à l'aller et au retour; si bien que n'ayant plus d'argent, lors de son retour au Caire, il dut emprunter aux marchands du Caire sous sa caution. Ceux-ci réalisèrent des gains considérables, à trel point que pour trois cents dinars ils eurent sept cents dinars de gain. Il leur envoya plus tard le montant avec large poids.

J'interrogeais l'émir Abul' Abbas Ahmed ben Abi I Haki le Mehmendar qui me raconta quelle noble allure avait ce sultan, quelle dignité et quelle loyauté. Il me fit le plus excellent accueil et il me traita avec la politesse la plus exquise. Mais il ne s'entretint avec moi qu'au moyen d'un interprète bien qu'il sût parler parfaitement la langue arabe. Il fit porter au trésor impérial de nombreuses charges d'or non travaillé et autre...

Cet homme a répandu sur le Caire les flots de sa générosité : il n'a laissé personne, officier de la cour ou titulaire d'une fonction subalterne quelconque qui n'ait reçu de lui une somme en or. Les gens du Caireont gagné sur lui et sur son entourage, tant par achat et vente que par don et prise,dessommes incalculabes.

J'ajoute que l'or avait eu à Misr un cours élevé jusqu'au moment où ils y a rrivèrent. Cette année là, le mitqal d'or n'était pas descendu au-dessus de vingt-cinq drachmes, et même d'un cours plus haut. Mais, ce jour là, sa valeur baissa; le cours s'avilit, et il est resté inférieur jusqu'à maintenant. Le mitqal ne dépasse pas vingt-deux drachmes et au-dessous. Il en est ainsi depuis douze ans,à dater de ce temps là, à cause de la grande quantité d'or qu'ils apportèrent à Misr et qu'ils y dépensèrent.

La décadence du Mali

Vers 1400, sous diverses influences, l'empire se désagrège.

De 1435 à 1473, l'empire du Songhai occupe toute la boucle du Niger : Toumbouctou, Gao, Djenné. L'arrivée des Portuguais sur les côtes africaines, après 1450, contribue à désorganiser toute la vie de l'Afrique intérieure.

Le Nord-Ouest du Mali se fractionne entre un royaume peulh et des royaumes locaux. Au XVIe siècle le Mali est réduit au Manding prolongé jusqu'à l'Atlantique par la Casamance.

Source: Africaland
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 #4 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 14:56

L'Empire songhaï



L'Empire songhaï ou (l'empire) songhay. Royaume fondé par les Songhaïs vers le VI e -VII e siècle, avec pour capitale Kukya, puis Gao (v. 1010).

Ses souverains, les dia ou za, se convertirent à l'islam au XI e siècle. A partir des XI e -XIII e siècles, ce royaume s'enrichit grâce au passage des caravanes. Dominé par l'empire du Mali dont il devint le vassal au début du XIV e siècle, le royaume songhaï recouvrit son indépendance à partir de 1375, et ses souverains prirent le titre de sonni.

La dynastie des Sonni (dont le célèbre Sonni Ali Ber, dix-huitième souverain de cette dynastie, et véritable fondateur de l'Empire songhaï), et, à partir de 1464, celle des Askias (fondée par Askia Mohammed) portèrent l'Empire à son apogée aux XV e et XVI e siècles: en 1492, la prise de Tombouctou et de Djenné par Sonni Ali Ber priva le royaume du Mali du contrôle des routes commerciales sahariennes vers le Soudan. Guerrier et conquérant, Ali Ber se montra toutefois peu favorable aux commerçants et aux docteurs de l'islam, et c'est l'usurpateur Mohammed, un de ses anciens lieutenants, d'origine étrangère, qui, après avoir pris le titre d'askia, fut le véritable organisateur de l'Empire.

Fondateur d'une nouvelle dynastie, l'Askia Mohammed (1492-1529) étendit son autorité jusqu'au Sénégal à l'ouest, et à l'est jusqu'à l'Aïr et au Bornou. Il instaura un système d'impôts, créa une armée de métier et une marine de guerre. La puissance de l'Empire songhaï était liée au contrôle des routes caravanières transsahariennes par lesquelles parvenait à Tombouctou l'or du Soudan, et par lesquelles repartait le sel des mines de Teghazza (Sahara), directement exploitées par les askias, lesquels, n'appartenant pas à une puissante famille d'origine royale, tentèrent de conforter leur pouvoir en s'appuyant sur l'islam.

Mais les luttes internes entre prétendants à la succession affaiblirent l'Empire: en 1591, une expédition de l'armée marocaine écrasa à Tondibi (au nord de Gao) l'empereur Issihak II, et l'Empire songhaï entra dès lors en décadence.

Source: MEMO - Le site de l'histoire
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 #5 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 15:00

Nubie et Éthiopie Antiques


La Nubie

Pays de Kouch, ou Éthiopie c'est-à-dire : «pays des hommes aux visages brûlés» selon les Grecs, la Nubie antique correspond au Soudan actuel. Elle avait comme capitale Méroé. Sous l'Ancien Empire la Nubie fut conquise par l'Égypte. Mais, à partir du Xe siècle, elle rcouvre son indépendance, et vers -735, la Nubie soumet l'Égypte et ses souverains fonde la XXVe dynastie.

Civilisation nubienne
Les rois nubiens, comme les rois égyptiens étaient considérés comme des dieux. Les Nubiens comme les Égyptiens adoraient le dieu Amon et le Soleil auxquels ils avaient élevé plusieurs temples. Les rois nubiens étaient enterrés dans des pyramides, mais ils couchaient les morts sur des lits, et ne pratiquaient pas la momification. L'écriture hiéroglyphique fut utilisée pendant longtemps. Au IIIe siècle av. J.C. l'écriture méroïtique apparaît. Elle est alphabétique à la différence de l'écriture hiéroglyphique qui, elle, est syllabique.

L’Éthiopie

Les premiers habitants étaient des Kouchites apparentés aux populations nubiennes. Au premier millénaire av. J.C., des populations sémitiques venues d'Arabie du Sud, s'ajoutèrent aux populations autochtones.

Pour les Égyptiens, l'Éthiopie était le pays de de Punt. Le royaume d'Axoum aurait été créé au début du premier millénaire av. J.C. Son premier roi fut Ménélik, fils de la reine de Saba (Arabie du Sud), et du roi Salomon (roi des Hébreux). C'est lui qui introduit des pratiques empruntées à la religion juive. Le christianisme fut quant à lui introduit sous le règne du roi Ezana (320-342 ap. J.C.) qui se convertit lui-même.

Source: Africaland
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 #6 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 15:05

Le Royaume de Kerma


Dès le début du Moyen Empire égyptien, les pharaons de la XIIe dynastie vont mener une véritable politique planifiée de colonisation de la Nubie.
Les armées de Sésostris Ier mettent définitivement le Ouaouat sous contrôle égyptien. Un réseau de forteresses surveille les pistes des carrières et des mines d'or, principalement celle du Wadi Allaki, ainsi que les mouvements des caravanes et des nomades potentiellement hostiles.
Sous Sésostris III, le contrôle égyptien s'intensifie, l'armée pénètre à trois reprises en territoire koushite, la frontière est reportée au sud de la Troisième Cataracte, renforcée par les forteresses de Semnah et de Qouma.
Le rôle premier de ce système défensif est d'enrayer toute tentative d'invasion du premier véritable royaume nubien, celui de la culture de Kerma, appelé Iam en ancien Egyptien.
Située dans la riche plaine du Dongola, en amont de la Troisième Cataracte, Kerma donna son nom à un royaume et à une culture dont l'influence perdura pendant plus d'un millénaire.

Les archéologues distinguent actuellement quatre grandes périodes : la phase pré-Kerma, située entre le Néolithique et le Kerma Ancien (vers 2.800-2.400 a.n.è.), le Kerma Ancien (vers 2.400-2.050 a.n.è), le Kerma Moyen (2.050-1.750 a.n.è) et le Kerma Classique (1.750-1.500 a.n.è).


Le Kerma Ancien.
Cette phase de la civilisation nubienne correspond à l'Ancien Empire et à la première Période Intermédiaire égyptiens.
Il est probable que dans un premier temps, avant de s'organiser sous l'autorité des princes de Kerma, ce royaume fut constitué de petits gouvernements de même culture, en grande partie nomades, qui s'échelonnaient tout au long de la vallée entre la Deuxième et la Quatrième Cataracte.
On trouve déjà trace, à cette époque, de relations commerciales avec les cultures de Groupe C ainsi qu'avec l'Egypte.
Les principaux indices de cette civilisation proviennent des nécropoles. Les tombes sont de petites fosses surmontées d'un tumulus, de dalles de pierres noires et de galets blancs ou d'une stèle. Le défunt, recouvert d'une peau de bovidé, est enseveli avec son mobilier personnel, ses armes, ses parures et bijoux. Les sacrifices d'animaux sont fréquents : chèvres et moutons sont parfois placés auprès du défunt alors que des bucranes sont déposés en bordure de la fosse.


Le Kerma Moyen
Il semble que c'est à cette période que les diverses chefferies locales commencent à se fédérer sous l'autorité du prince de Kerma.
La capitale se développe et contrôle les routes commerciales vers l'Afrique orientale et centrale.
Certaines tombes s'agrandissent afin de recevoir un matériel funéraire plus imposant et plus riche, ce qui laisse deviner une hiérarchisation de la société. Des chapelles sont construites à proximité des sépultures des personnages les plus importants de la communauté.


Le Kerma Classique.
La culture de Kerma atteint son apogée entre 1750 et 1500 à un moment où l'Egypte, divisée et envahie par une population étrangère, connaît l'une des périodes les plus sombres de son histoire.

Profitant du retrait égyptien en Basse Nubie, les princes de Kerma vont étendre leur territoire sur près de 1000 kilomètres entre la Première et la Quatrième Cataractes. Ils occupent les anciennes forteresses égyptiennes et passent alliance avec les Hyksôs du Delta du Nil contre les dynastes thébains.
Kerma va connaître une grande prospérité jusqu'à la réunification de l'Egypte par Khamose, les premiers souverains de la XVIIIe dynastie se tournant alors à nouveau vers la Nubie. Durant cette reconquête, la population nubienne est égyptianisée ou refoulée plus au sud. Sa culture propre semble effacée jusqu'à l'apparition, plusieurs siècles plus tard, d'un nouveau royaume, celui de Napata.

Durant sa période classique, la ville de Kerma témoigne d'une urbanisation élaborée. Entourée de fortifications, elle comprend des ateliers, des fermes, des constructions rectangulaires en briques, des palais ainsi qu'un vaste quartier religieux dominé par la deffufa (terme nubien désignant un ouvrage fortifié en briques crues) et une hutte de grande taille, probablement une salle d'audience royale. La nécropole est impressionnante. Les tombes princières sont recouvertes d'immenses tumuli pouvant atteindre une centaine de mètres de diamètre. La richesse du mobilier funéraire (vaisselle précieuse, bijoux en or...) témoigne de l'importance du défunt, enseveli selon la tradition nubienne sur un lit funéraire, l'angareb. Alors que les sacrifices d'animaux se raréfient, on a retrouvé dans ces tombes des centaines de sacrifiés humains dont le nombre est un indicateur de la position sociale du mort. Les sépultures des personnes plus modestes sont situées à la périphérie des tombes royales.

Lorsque l'archéologue George Reisner fouilla, entre 1913 et 1916, le site de Kerma, il émit l'hypothèse que la ville était une sorte d'avant-poste de Double Pays, tant le nombre d'objets égyptiens exhumés de la nécropole était important.
En fait, sa situation stratégique, au carrefour de l'Afrique profonde, de la Mer Rouge et de l'Egypte, permit à la ville de servir de poste de transit aux marchandises provenant du Sud et de l'Est.
Les contacts commerciaux et militaires marquèrent de leur influence la civilisation de Haute Nubie, notamment au niveau de la religion et de l'organisation politique, et donnèrent à ses princes un goût prononcé pour les produits de la Terre des pharaons.
Il n'en reste pas moins que la céramique locale avec ses vases aux formes élégantes, aux décors en reliefs et aux parois très fines, atteignit à cette époque un très haut degré de perfection.

Source: Histoire de la Nubie - Le royaume de Kerma
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 #7 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 15:07

l'Empire de Napata


Durant la période troublée qui suivit la fin du Nouvel Empire, l'Egypte, en proie aux luttes intestines, ne put maintenir sa domination sur la Nubie.
A Napata, ville située au pied du Djebel Barkal où, sous la XVIIIe dynastie, Thoutmôsis III installa un avant-poste militaire, une dynastie indigène mais fortement égyptianisée se développe à partir de 800 a.n.è.

Le roi Piankhy (Piyé) entreprend la conquête de la Nubie, puis de l'Egypte et établit une nouvelle dynastie, la XXVe dite "koushite" ou "éthiopienne", les auteurs de l'Antiquité appelant la Nubie "Ethiopie".

Avant de se replier à Napata, expulsés par les assauts de l'Empire assyrien, les rois koushites vont dominer l'Egypte durant environ un siècle. Ils donnent au pays un nouvel essor, relançant l'activité de construction dans presque tous les grands centres religieux et marquent de leur influence l'art égyptien.

Napata devient une grande capitale au même titre que Thèbes ou Memphis et restera un centre religieux majeur de l'Empire méroïtique : la croyance voulait que le Djebel Barkal, "la montagne sacrée", abrite symboliquement le dieu Amon de Napata.

Les Koushites empruntent à l'Egypte ses rituels funéraires et la forme de la pyramide pour leurs tombeaux, comme en témoignent le cimetière d'el-Kurru et celui de Nuri. Ces pyramides s'apparentent davantage à celles des tombes privées de Thèbes qu'aux pyramides de la nécropole memphite.

Saccagée par les armées romaines puis restaurée, Napata est aujourd'hui recouverte en grande partie par la ville moderne de Karima.

Source: Histoire de la Nubie - L'empire de Napata
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 #8 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 15:11

l'Empire de Méroë


A partir de 270 a.n.è s'élabore à Méroé, un peu en aval de la Sixième Cataracte, une civilisation originale où se mèlent influences égyptienne, grecque, romaine et africaine : la civilisation méroïtique.
On ne sait pas exactement quand cette cité succéda à Napata comme capitale de l'empire nubien. Certains scientifiques ont pensé que le sac de Napata par le pharaon Psammétique II poussa les Koushites à déplacer leur capitale plus au sud. Cependant, si les souverains choisissent désormais de se faire inhumer dans la nécropole de Méroé, Napata reste le principal centre religieux de l'Empire.

La population vit de culture et d'élevage, notamment de troupeaux de bovins. Les ressources minières ainsi que le commerce avec la Vallée du Nil, la Mer Rouge et l'Afrique Centrale, contribuent à la richesse du royaume.

Durant des millénaires, les cultures nubiennes n'eurent pas d'écriture propre, utilisant les hiéroglyphes sur leurs monuments. Ce n'est qu'au IIe siècle a.n.è qu'apparaît un système d'écriture emprunté aux écritures hiéroglyphique et démotique, véhiculant la langue locale que la communauté scientifique internationale cherche toujours à comprendre.

Le site de Méroé est très étendu. De nombreux sanctuaires ont été dégagés à l'extérieur de la ville et environ deux cent pyramides sont recensées dans les trois nécropoles. Toutes furent systématiquement pillées par les aventuriers attirés par le légendaire or de Méroé et ont été restaurées par l'organisation des Antiquités du Soudan.

Le temple d'Amon conserve un plan traditionnel : pylône, cour, salle de la barque sacrée et Saint des saints.

Par contre, les temples dédiés aux divinités indigènes sont différents : une ou deux chambres avec ou sans pylône. Le dieu guerrier à tête de lion Apédémak est le plus vénéré du panthéon méroïtique aux côtés de Sébiouméker dit "seigneur de Musawwarat" considéré comme un dieu créateur.

Le royaume de Koush eut peu de rapports avec l'Egypte perse. Il en entretint de plus nombreux avec la dynastie ptolémaïque attirée par le fer, le bétail et les produits d'Afrique noire. La domination romaine inquiéta davantage les Koushites. A la tête d'une armée, la reine (la "candace") Amanis Shaktete s'empare des points stratégiques de Basse Nubie et dévaste Philae, Syène et Eléphantine. Le préfet Pétronius envoyé par Rome la poursuit jusqu'à la Quatrième Cataracte, détruit Napata et le temple d'Amon au Djebel Barkal. Méroé échappe au désastre et restera une cité florissante mais le royaume de Koush ne tardera pas à connaître une progressive décadence.

Les nombreux sites qui restent à fouiller, notamment la ville de Naga, nous permettront peut-être d'en savoir plus sur l'éclatement de l'empire méroïtique et sur l'héritage que lui doit l'Afrique.

Les diverses influences se révèlent dans l'architecture. Le kiosque de Naga est d'un plan égyptien. Par contre, les fenêtre "romanes" dérivent de l'architecture hellenistico-romaine. De plus, des motifs typiquement méroïtiques existent dans l'ornementation architecturale.

Source: L'histoire de la Nubie - L'empire de Méroë
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 #9 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 15:16

La carte de la Nubie



Source: L'histoire de la Nubie
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 #10 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 15:20

Le Royaume du Bénin



Ancien royaume d'Afrique occidentale, à l'ouest du delta du Niger, le royaume du Bénin s'étendait sur un territoire aujourd'hui partagé entre la république du Bénin, le Nigeria et le Togo. Son apogée se situe au XVIIe siècle.

Les premiers écrits qui ont fait mention de l'existence du Bénin remontent aux explorations portugaises des XVe et XVIe siècles.

À la fin du XVIe siècle, plusieurs royaumes émergèrent dans la région habitée par les Adja: ceux d'Allada, d'Ajase ou d'Ajatché (ville nommée plus tard Porto-Novo) et le Dahomey (ou royaume d'Abomey). Ce dernier aurait été fondé vers 1625 par Ouegbadja, qui étendit son territoire par la conquête et participa activement au commerce avec les Européens.

Au XVIIe siècle, cette expansion territoriale et économique se poursuit sous les règnes d'Agadja et de Tegbesou. Le Dahomey annexe l'Allada et le royaume de Ouidah. Le roi établit sa capitale à Abomey et impose son monopole sur la traite négrière. À la fin du XVIIe siècle, le Dahomey entre en rivalité avec le puissant Empire yorouba d'Oyo, à l'est: les deux États s'affrontent à trois reprises (1680, 1726-1730, 1739-1748). Vainqueur à chaque fois, Oyo annexe le territoire dahoméen à son empire. Ces guerres ainsi que les razzias menées par les négriers et les querelles internes affaiblissent considérablement Oyo, et, au XVIIIe siècle, le Dahomey parvient à recouvrer son indépendance. Il connaît un nouvel essor politique et commercial sous les règnes de Ghezo (1818-1858) et Gléglé (1858-1889). Ce dernier souverain, sous la pression française, cède Cotonou à la France en 1864.

Source: Yahoo! Encyclopédie
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 #11 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 15:30

Les royaumes du Grand Zimbabwe



Du royaume de Monomopata aux Ngoni
Au sud du continent, on connaît à la suite de fouilles archéologiques et des récits des premiers voyageurs portugais l'existence des royaumes du Grand Zimbabwe. Des conditions particulièrement favorables à leur épanouissement (fertilité des terres, importants gisements d'or) n'expliquent qu'en partie les causes de leur rayonnement et le caractère très urbain de leur civilisation. Les sites archéologiques s'étendent sur plusieurs centaines de km 2 . Parmi les différents royaumes du Grand Zimbabwe, le plus puissant fut celui de Monomopata, dont l'existence remonte peut-être au XII e siècle.

Au XV e siècle, il dominait bon nombre de petits Etats et chefferies et occupait un vaste territoire. Le commerce de l'or avec la côte permit au royaume de se connecter aux réseaux marchands de l'océan Indien. Mais au XVI e siècle, il déclina: les pouvoirs locaux acquirent peu à peu leur indépendance. Les Portuguais imposèrent progressivement leur domination économique, et, au XVII e siècle, contraignirent le roi à signer un traité leur cédant le produit de ses mines.

Au XIX e siècle, les Ngoni, chassés par les Zoulous d' Afrique du Sud, ravagèrent le pays et anéantirent le royaume, qui céda la place au royaume Rowzi. Dans les années 1830, les Ndébélé, apparentés aux Zoulous, envahirent à leur tour le sud du pays et fondèrent un royaume.

Le site archéologique
Le site archéologique de l'Etat du Zimbabwe, auquel il a donné son nom à été découvert par un explorateur allemand, Adam Render, en 1868, les ruines de Zimbabwe, les plus spectaculaires de l'Afrique subsaharienne, s'étendent sur plus de 7 km 2 , à la limite sud du plateau du Zimbabwe, dans la région de partage des eaux entres les fleuves Limpopo et Zambèze. Les fouilles entreprises par l'archéologue britannique Theodore Bent, à partir de 1902, puis par l'égyptologue David Randall-MacIver en 1905, ont montré que le site fut habité au moins depuis le Vè siècle par des populations de chasseurs et d'agriculteurs.

Les ruines comprennent plusieurs groupes d'édifices en pierre sèche (en langue shona dzimbabwe signifie «maison de pierre») et sans fondations, répartis autour d'une acropole fortifiée, accessible par un étroit chemin creusé dans le roc. Cette fortification, dont les murailles ont près de 11 m de hauteur, délimite une enceinte ovale de 100 m de long et de 45 de large. Au sud de cette colline, le monument le plus significatif, probablement un lieu consacré à des cérémonies initiatiques, est un vaste enclos elliptique dont le mur extérieur, long de 240 m, s'élève à près de 10 m de hauteur; à l'intérieur se dressait une tour conique de 9 m de hauteur et de 5,5 m de diamètre à la base.

Les vestiges mis au jour dans ces constructions (IX e -XV e s.) témoignent de l'originalité de la culture de Zimbabwe; on a notamment trouvé des sculptures d'oiseaux en stéatite (les archéologues supposent que ces représentations, dont certaines ont plus de 40 cm de haut, et qui devaient être posées au sommet de petites colonnes, étaient liées au culte des ancètres) et du matériel pour la métallurgie de l'or.

Les nombreux objets d'importation qui ont été découverts à Zimbabwe (en provenance de Perse, de l' Inde et de la Chine du début de la dynastie Ming) témoignent de l'importance de cette cité, qui fut florissante dès le XIV e siècle, et des relations commerciales que le peuple Shona entretenait avec les pays lointains par les ports musulmans de l'océan Indien. Les archéologues estiment à 10'000 personnes sa population à l'époque de son apogée. Le site fut abandonné vers 1700.

Source: MEMO - Le site de l'histoire
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 #12 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 15:34

Le royaume d'Aksoum



Aksoum ou Axoum. D'abord simple siège de principauté (I e s.), elle devint assez vite la capitale de la première province d'un royaume «féodal» qui regroupait de nombreux petits Etats de l' Ethiopie septentrionale.

A partir de la fin du II e siècle, les Aksoumites s'imposèrent aux Etats de l'Arabie méridionale, étendirent leur autorité aux régions situées entre le plateau du Tigré et la vallée du Nil et contrôlèrent le royaume de Méroé. Leur empire connaît alors une grande prospérité et occupe une place de premier plan dans le commerce international. Premier Etat de l'Afrique tropicale à battre sa monnaie, Aksoum est aussi, depuis la conversion de son roi Ezana, le premier évêché d'Ethiopie (340).

Au VI e s., son roi Kaleb monte une importante expédition maritime et va châtier les Juifs d'Arabie du Sud, coupables d'avoir massacré les coptes de Zafare et de Nagran. Mais l'empire d'Aksoum, cerné au nord par les nomades musulmans bedjas, au sud par les Aguews judaïsés, décline peu à peu puis, au X e s., finit par disparaître. Aksoum, cependant, reste la métropole religieuse de l'Eglise copte éthiopienne.

Source: MEMO - Le site de l'histoire
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 #13 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 15:45

Les royaumes du Kongo



Le «noyau bantou occidental » est à l'origine du plus ancien royaume congolais, celui du Kongo (XVe siècle) et sans doute du royaume Kuba (XVIIe siècle).

Le (noyau bantou oriental) a donné les royaumes Luba XVI ème siècle et Lunda XVII ème siècle; le royaume de Msiri est beaucoup plus tardif et a été fondé dans la deuxième moitié du XIXeme siècle.

Le royaume du Kongo est le mieux connu de tous en raison des contacts européens qui datent de la fin du XVe siècle, mais aussi parce que des Capucins italiens (donc indépendants du colonisateur et du Padroado portugais) venus aux XVIIe et XVIIIe siècles, ont apporté sur cette période des informations critiques présentées notamment dans les remarquables travaux du chanoine Jadin, des Professeurs Wily Bal et François Bontink.

C'est lors de son troisième voyage de 1487 que Diego Cao se rend à Mbanza Kongo, le futur San Salvador (dans l'actuelle Angola) où il rencontre le roi Nzinga N'Kuvu, héritier d'un roi-forgeron, héros mythique, Nimi a Lukeni. L'expansion des Kongo se serait faite, d'après la tradition orale recueillie à la fin du XVe siècle, grâce à la supériorité de leur armement en fer contre les armes de pierre des Ambundu. L'histoire de ce royaume Kongo intéresserait modérément notre propos (puisque la capitale et la plus grande partie du royaume se trouvent en Angola) si ce passé des kongo n'avait joué un rôle capital dont l'existence d'une conscience nationale que l'on retrouvera lors de la fondation de l'Abako.

Le royaume des Bakuba est particulièrement intéressant parce que seuls, dans cette région d'Afrique, les souverains avaient institué une charge de gardien des traditions orales : le Moaridi. Par ailleurs, l'art de la sculpture et de la décoration a atteint un niveau remarquable. Le roi Chamba Bolongongo appelé Shyam Mbula Ngoong par Vansina régnait au début du XVIIe siècle. Il est le véritable fondateur du royaume. C'est lui qui aurait introduit les cultures du mais et du tabac, et il apprit à ses sujets le tissage du raphia et la sculpture. Il aurait interdit l'usage du couteau de jet tout en instituant un véritable service militaire.

L'empire des Baluba date probablement des débuts du xvie siècle lorsque des groupes Songe, conduits par un héros semi-mythique, Kongolo, parviennent dans la région du Katanga central. A la fin du XVIe siècle, Kongolo est tué par Ilunga Mbidi, fils de l'une de ses soeurs et d'un chasseur. Des luttes fratricides marquent les débuts du royaume Luba jusqu’à son apogée située à la fin du XVIIe siècle sous le règne de Kumwimbu Ngombé qui étend les frontières de son royaume jusqu’à la rive occidentale du lac Tanganyika.

Si le bilan politique de l'histoire du royaume Luba est relativement modeste, l'extension de la langue et des coutumes Luba constitue un élément remarquable au Sud-Katanga et en Zambie où se sont fixés les Bemba, Lala, Lamba, Kaondé. Le tshiluba est l'une des quatre langues véhiculaires du Congo.

La Confédération des Ba Lunda. — Le nom de Lunda qui signifie e amitié » aurait été donné dans la deuxième moitié du xvie siècle à des chefs Bungu installés au sud-ouest du Katanga actuel. Au XVIIe siècle, un souverain, Kondé, désigne Sa fille Lueji comme reine et provoque ainsi le départ de ses deux autres fils. Tandis que Shinguli fonde le royaume Imbangala sur le Kwango, Chiniama va fournir, avec sa famille, les cadres des groupes Luena et Tschokwe.

La reine Lueji, mère de la communauté Lunda, épouse un chasseur étranger nommé Ilunga Chibinda, frère (ou neveu) du fondateur du deuxième royaume Luba. Ilunga Chibinda étend le royaume dont le véritable fondateur sera Yao Nawedji (1660-1675) qui prend le nom de Mwant a Yav. Ce nom servira désormais à désigner l'empereur des Balunda qui sera aussi bon administrateur que chef de guerre. Il nomme des gouverneurs dont le Kazembe de la province du Luapula à l'est et au sud de lac Moero qui entrera en relation avec les potugais de Monzambique

L'importance des relations commerciales . Au XVIIIe siècle, les relations commerciales sont constantes entre le haut Kasaï et la Luapula. Le Kazembe fournit au Mwant a Yav de nombreux esclaves qui vont s'embarquer à Luanda et Banguelo. Il fournit également du sel extrait des marrais de la Lufira ainsi que des marchandises introduites par des traitants noirs au service des négriers arabes venus de Zanzibar. A l'est, le Kazembe expédie ivoire, esclaves et barres de cuivre du Katanga.

Les Lunda jouent un rôle considérable, car ils occupent la moitié des 2 800 km qui séparent Saint-Paul-de-Luanda du cap Delgado alors limite septentrionale de la zone d'influence portugaise. De même que le Katanga sera la clef économique du Congo au XXe siècle, de même l'Empire lunda sert de plaque tournante aux échanges de toute cette région.

Le royaume de Msiri représente un curieux épisode dans l'histoire de l'actuel Katanga. Né vers 1830, Msiri appartenait à la grande tribu des Wa Nyamwezi, dans l'ouest du Tanganyika, qui avait acquis une place prépondérante dans le commerce avec les Arabes de la côte est. Fils d'un chef de caravane qui avait senti l'importance économique d'une région où se trouvaient en abondance l'ivoire, le cuivre et les esclaves, Msiri obtient de son père, vers 1858, l'autorisation de rester avec quelques dizaines de guerriers Nyamwezi qui seront appelés Bayéké (chasseurs d’éléphants) dans ce qui deviendra le Katanga.

Msiri (ou Mushidi) se lie d'amitié avec le chef Katanga qui lui donne une de ses filles en mariage. Il s'impose alors aux chefs du voisinage grâce aux fusils de ses guerriers BaYéké et devient bientôt suffisamment fort pour battre le Kazembe et ainsi le couper du Mwant Yav. Vers 1869, Main apprend la mort de son père. Il refuse de lui succéder et se proclame mwami (roi) du Garengazé. Il installe à Bunkeya sa capitale. Fondé par un caravanier parfaitement informé des courants commerciaux, le royaume de Msiri se développe rapidement. Il met en place des fondeurs Bayéké qui introduisent la fabrication des fils de cuivre au lieu des lingots. Le Kazembe lui barrant la route du lac Nyasa, Msiri fait passer ses caravanes d'esclaves, d'ivoire et de cuivre par le lac Tanganyika au niveau d'Ujiji, et surtout il ouvre une importante route commerciale vers l'Angola. Mais ce puissant empire d'une aristocratie militaire étrangère, s'effritera rapidement et la décadence sera déjà sensible lorsque Msiri sera tué, le 20 décembre 1891, par le capitaine belge Bodson.

Les Zandé et Mangbetu. — Avant le XXe siècle, l’énorme bloc de la forêt équatoriale a pratiquement interdit tout contact entre les savanes méridionale et septentrionale du Congo.

L'histoire des savanes septentrionales débute seulement au xixe siècle avec les chefferies Zandé et Mangbetu.

Les Zandé constituent une aristocratie guerrière établie primitivement dans les actuels Soudan et RCA et arrivée dans l'actuel Congo au XVIII siècle. Dans le courant du xixe siècle, des chefs Zandé (appelés Abandya à l'ouest du 25e degré et Avungara à l'est) forment plusieurs principautés strictement hiérarebisées et répandent sur une grande échelle, parmi les peuples autochtones soumis, la langue et les coutumes Zandé, de telle sorte que le groupe linguistique Zandé sera au XXe siècle l'une des ethnies les plus nombreuses de l'Afrique centrale, évaluée à près d'un million dont (en 1960) 525 000 au Congo, 295 000 au Soudan, 50 000 en RCA.

A partir de 1860, la puissance des chefferies Zandé s'accroît formidablement grâce aux traitants de Khartoum qui achètent des esclaves contre des fusils. Les chefs Zandé, maintenant appelés sultans, reconnaissent en 1879 la souveraineté de l'Egypte, mais en 1884 l'avance mahdiste contraint le représentant du gouvernement égyptien à capituler. Jusqu'en 1890, les sultans Zandé n'auront plus de rapports avec les marchands de Khartoum mais utiliseront les armes reçues les années précédentes à augmenter les dimensions de leurs principautés.

Contrairement aux hégémonies Luba-Lunda, nettement sur leur déclin à la fin du xixe siècle, les Zandé connaissent leur apogée à l’époque de la conquête coloniale. Les Belges, arrivés en 1890 par le Sud, mettront vingt-deux années pour «pacifier» complètement la région de l'Uelé et n'y parviendront qu'en démembrant systématiquement les grandes chefferies entre 1896 et 1912.

Les Mangbetu. — Nabiemibali est le fondateur du royaume Mangbetu. Il règne de 1815 à 1860 environ et étend son autorité sur les deux rives de la Bomokandi au nord d'Isiro (ex-Paulis) jusque sur l'Uelé en aval de Niangara. En 1867 Munza, un de ses petits-fils, accède au pouvoir et reçoit en 1869 la visite de l'explorateur allemand Schweinfurth accompagnant une caravane de traitants nubiens venus de Khartoum.

Dans son ouvrage fameux intitulé Au coeur de l'Afrique (1868-1871), Schweinfurth admire l'ordonnance de la cour de Munza et surtout les remarquables capacités architecturales et artistiques des Mangbetu qui construisent de vastes bâtiments en pétioles de raphia aux dimensions tout à fait inhabituelles en Afrique 50 m de long, 20 de large et 16 de haut.

En 1881, le royaume Mangbetu est déjà très affaibli par des querelles de palais, mais le faste de la cour d’Azanga, un frère de Munza, impressionne encore fortement l'Italien Casati et le Russe Junker venus explorer les bassins de l'Uelé et du Mbomu (les deux principaux affluents de l'Ubangi).

En 1890, le pays Mangbetu, qui a coupé toute relation avec le Nord depuis 1884-1885, voit arriver d'autres Arabes acheteurs d'esclaves venus cette fois du Sud, à partir de la région de Stanleyville. Il sera facilement conquis par les Belges après la défaite des Arabes en 1895.

Source: RDC - Les anciens royaumes
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 #14 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 05 Mai 2004 17:32

Joli sujet et petit cours d'histoire.

Moi ce qui m'intéresserais c'est de savoir d'où les esclaves emmenés vers la MArtinique et la Guadeloupe étaient principalement importés ( .. ça fait un peu marchandise le mot mais bon, à l'époque nos aïeux ne valaient pas plus aux yeux des colons).

JE sais qu'une majorité d'esclaves emmenés à St Domingue ( Ile maintenant scindée entre la république Dominicaine et HAïti ) venaient du BEnin.

Si quelqu'un a une réponse .
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 #15 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nou sé ti moun a rwa ou les royaumes africains   Posté le: 06 Mai 2004 00:06

Super boulot 6Klon. J'ai pris plaisir à te lire d'autant plus que ton sujet m'a appris beaucoup.
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