Accueil www.volcreole.com
Le site de référence des Dom-Tom !


 :: Connexion :: S'enregistrer :: Profil :: Messages privés :: Membres :: Album Photos :: Forum :: Chat :: Rechercher :: FAQ :: Annuaires :: Agenda :: Vidéos  :: 


L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE


Répondre au sujet    Accueil » Forum » Langue locale: L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE S'abonner au Flux Rss Langue locale Partager ce sujet sur Facebook Partager ce sujet sur Twitter Partager ce sujet sur Myspace Partager ce sujet sur Del.icio.us Partager ce sujet sur Digg Partager ce sujet sur Google bookmarks Partager ce sujet sur Netvibes Partager ce sujet sur Viadeo Partager ce sujet sur Linkedin Partager ce sujet par email 
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  A la une :: Imprimer ce sujet 
Auteur Message
Annonces
  Langue locale:   Sujet: L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE

Prune Osée
Enregistrement 


Genre: Femme
Inscrit le: 02 Mai 2003
Sujets: 5
Messages: 57
Localisation: Planète Terre
 #1 Langue locale:   Sujet du message: L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE   Posté le: 05 Mai 2003 17:48

à tous,

J'aimerais mettre la main sur des programmes scolaires d'enseignement du créole aux enfants. Créoles martiniquais, guadeloupéen, guyanais, réunionnais et aussi haïtien.

Depuis la loi de 1951 qui donne la possibilité de mettre en place les langues régionales où elles sont en usage, il y a eu tout un tas de circulaires pour confirmer les objectifs et la méthodologie d'enseignement du créole, et réffirmer la place des Langues et Cultures Régionales dans le service public d'éducation.
Mais ça n'a pas l'air de bouger beaucoup. Si j'ai bien compris, il y a aujourd'hui un programme d'enseignement de 1 à 3h par semaine, facultatif, dont l'aménagement horaire est décidé par L'Inspecteur d'Académie.

J'ai eu entre les mains un programme d'enseignement de la langue et de la culture régionale en Guyane, édité par le CIDJ, qui s'appelle "Mieux Connaître la Guyane" où les thèmes traités sont la langue créole, l'histoire, la géographie, la biologie, l'artisanat. Savez-vous s'il existe des ouvrages similaires à la Martinique et la Guadeloupe ?

Je suis intéressée par tout sorte de documents ou manuels sur le sujet, et aussi de contacts avec des enseignants qui travaillent avec ces programmes, ainsi que des parents dont les enfants bénéficient de cet enseignement.

Merci d'avance

Prune
Revenir en haut
      
zandoli
Enregistrement 


Genre: Homme
Inscrit le: 25 Avr 2003
Sujets: 2
Messages: 28
Localisation: sainte luce martinique
 #2 Langue locale:   Sujet du message: L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE   Posté le: 08 Mai 2003 03:08

bonjour
tu peux essayer le site d'enseignement du créole
http://membres.lycos.fr/campuscreole :P
Revenir en haut
      
Prune Osée
Enregistrement 


Genre: Femme
Inscrit le: 02 Mai 2003
Sujets: 5
Messages: 57
Localisation: Planète Terre
 #3 Langue locale:   Sujet du message: L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE   Posté le: 11 Mai 2003 21:34

zandoli a écrit:
 
bonjour
tu peux essayer le site d'enseignement du créole
http://membres.lycos.fr/campuscreole  
 


Mèsi, Zandoli

Prune
Revenir en haut
      
Missyna alna
Classe Eco Classe Eco



Genre: Femme
Inscrit le: 12 Mai 2006
Sujets: 78
Messages: 8139
Localisation: PACA
 #4 Langue locale:   Sujet du message: L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE   Posté le: 14 Mai 2013 13:49

Témoignage:

Citation:
 
Térèz Léotin, née Théodose : « La promotion du créole m'a procuré des humiliations »
Rodolphe Etienne / Adams Kwateh France-Antilles Martinique 02.05.2013

Une grande figure de l'enseignement et l'écriture du créole. Elle dirige une école maternelle d'application à Schoelcher.

Quelle est votre origine familiale ?
Je suis issue de la famille Théodose de Saint-Esprit. Pendant longtemps, nous nous sommes appelés Félix-Théodose. Un changement dû à une rectification au niveau de la justice, car ma soeur a découvert « une anomalie » lorsqu'elle a établi notre généalogie. Je suis l'aînée d'une fratrie de huit enfants. Ma mère n'avait pas un emploi salarié, mon père était géreur d'habitation à Saint-Esprit : Peter Maillet, Moulin à vent, à La Reprise Petit-Bourg, non loin de l'Habitation Petit-Morne laquelle est entrée dans la légende avec Rue Cases-Nègres de Joseph Zobel qui raconte l'histoire des petites gens. Mais contrairement à lui, j'ai vécu le système de l'habitation en privilégiée.

Avez-vous été marquée par la « culture » de l'habitation ?
C'était une ambiance particulière, un monde calme et de respect des uns et des autres. Je me souviens des jours de paie, un moment important dans la vie des ouvriers qui se mettaient en file indienne. Mon père appelait chacun par un nom qu'il improvisait, pourtant chacun se reconnaissait. Nous nous rendions à l'école à cheval ou à dos de mulet. Ma mère tenait une boutique au sein de l'habitation. Elle vendait, entre autres produits de première nécessité, des cigarettes et du rhum au détail. J'ai été très tôt familiarisée avec les stars cinématographiques de l'époque, car leurs images figuraient à l'intérieur des paquets de cigarettes. Sur l'habitation et particulièrement à Moulin à vent, il y avait une abondance de mangues de toutes sortes. C'était aussi l'arrivée en Martinique de la variété dite, mangue Julie que certains appellent le caviar des mangues. Par exemple, quand les Békés avaient des invités, ils demandaient à mon père de leur en livrer. J'en ai tellement mangé dans mon enfance, qu'à ce jour, je n'en raffole guère. La culture de l'habitation me ramène vers les chapelles que l'on trouve sur les habitations. Elles auraient été érigées sur des lieux de fusillades ou de massacres d'insurgés de septembre 1870 (l'affaire Codé). Celle aussi de l'introduction du tilapia de manière privée dans les mares par Joseph Hayot, modifiant l'éco-système quand ces poissons parviendront à nos rivières. Cette culture c'est celle du béké du contremaître, du géreur et de ses subalternes allant de l'économe jusqu'à « la tibann » pour la plupart des enfants.

Quelles étaient les relations entre les Békés, propriétaires des habitations et votre père ?
C'était des relations basées sur les services, d'un côté les employés, de l'autre les employeurs. Sans plus. Je me souviens des haillons que mettaient coupeurs et amarreuses pour se protéger des « morsures » des feuilles de cannes. C'étaient des gens honnêtes. Et puis la canne commença à décliner. Mon père fut obligé de se reconvertir. C'est ainsi qu'il prépara le C. R. I. (Concours de recrutement des instituteurs). Il le réussit d'un coup, grâce à l'aide d'un enseignant, Alfred Druzé, un Spiritain plus jeune que lui.Même si le salaire était plus intéressant, ce changement de profession, n'a pas été sans conséquences sur le niveau de vie de la famille (pas de maison de fonction à disposition d'un suppléant). Pire, nous avions souffert des attaques à l'endroit de mon père car des lettres anonymes parvinrent à Alain Plénel, alors Vice-recteur de l'académie.


Pourquoi ces attaques ?
Certains lui reprochaient son affiliation au parti communiste et son ancienne profession de géreur. Alain Plénel a jugé nécessaire de protéger notre père car les attaques n'étaient pas légitimes et non seulement il reconnaissait en lui un homme qui avait de lourdes charges familiales, mais en plus son militantisme communiste n'était pas incompatible avec sa fonction d'enseignant. En bonne âme, il avait envoyé mon père au Lorrain où personne ne le connaissait. Par son courage et sa détermination à avancer dans la vie, mon père a terminé sa carrière comme PEGC (Professeur d'enseignement général au collège).

Vous sert-il de modèle en politique ou dans la vie professionnelle ?
Je n'ai pas emprunté sa ligne politique, car je n'ai pas milité au sein au Parti communiste. J'avais plutôt milité au MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais). Actuellement je ne suis que sympathisante, non pas par désaccord avec la ligne de ce parti, mais tout simplement par souci de ne pas être assujettie à une doctrine ou une idéologie. Cela dit, je suis plus proche des patriotes que des départementalistes de droite ou de gauche. Au plan professionnel, l'exemple de mon père m'inspire à la fois par sa rigueur pour bien faire les choses et sa détermination à aller de l'avant. Il disait toujours : « Il faut viser plus haut » . Mes parents ont transmis à l'ensemble de leurs enfants le refus de l'injustice et la défense de l'honnêteté.

Vous avez épousé Georges-Henri Léotin un professeur de philosophie. Sa discipline se rapproche-t-elle des études créolistes ?
C'est lui qui m'a orientée vers les études créoles. C'est un patriote engagé pour l'émancipation de son peuple par la culture. Georges-Henri est, avec d'autres, un pionnier à qui l'on doit de très nombreuses initiatives qui ont fait du créole ce qu'il est devenu actuellement : une langue un peu plus acceptée. Pour en revenir à mon parcours, je dirais que le créole était banni par mon père. Il nous parlait le créole que dans des circonstances particulières. Par contre, ma mère s'adressait à nous en créole, mais avec obligation de répondre en français.Et même dans les premiers temps de mon entrée dans l'enseignement, je n'étais pas portée sur le créole. Georges-Henri a éveillé en moi la reconnaissance des valeurs culturelles et linguistiques avec la sagesse que permet sa discipline la philosophie.


Comment êtes-vous devenue créoliste ?
Je suis venue au créole à la suite de la réunion qui a abouti à la création du journal Grif An tè. Cette rencontre s'était tenue dans la chapelle de Volga à Fort-de-France, avec Serge Domi, Serge Harpin, Lucien Padra, Claude Larcher etc...

C'était pour vous un acte militant ?
Forcément! Tout cela se déroulait dans la clandestinité, car le militantisme pour le créole était perçu comme une diversion. Petit à petit, nous sommes sortis de l'ombre et nous louions un local aux Terres-Sainville. Dès lors, notre cercle s'est agrandi avec l'arrivée de personnes telles que : Félix-Lambert Prudent, Raphaël Confiant. J'aimerais souligner ici la participation régulière de Monchoachi qui, à l'époque était dans la clandestinité. Malgré la reconnaissance et les efforts fournis, le créole n'avait pas bonne presse. Et pour cause, nous frôlions des insultes quand on vendait Grif an tè à la criée. La promotion du créole m'a procuré des humiliations. Le journal n'a pas pu survivre sous le poids de passifs de plus en plus lourds. C'est moi qui ai soldé l'ensemble des dettes. Malgré cet échec, le travail éditorial n'a pas été interrompu avec Antilla Kréyol, Panorama, Karibel...

Qu'en était-il de l'enseignement du créole ?
C'était un rejet total de la part de certains parents, de certains enseignants aussi. Une fois, un groupe de parents s'est présenté au Vauclin où j'enseignais pour demander à la directrice de me rappeler à l'ordre. Il fallait persévérer. En tant qu'enseignante et créoliste, j'ai toujours milité pour que cette langue soit perçue comme un acquis et non comme une mode. C'est fort de ce constat que mon époux et moi, avons décidé de fréquenter les bancs de l'université pour apprendre la graphie et la grammaire créoles avec d'éminents professeurs : Jean Bernabé, Raphaël Confiant, Robert Damoiseau, Félix-Lambert Prudent, Élie Stéphenson... Au bout de ce parcours, nous avons été titulaires du DULCC (Diplôme Universitaire en Langue et Culture Créoles). J'ai renforcé ainsi ma capacité d'enseignante du créole et, je suis devenue, en 1987 médiateur culturel, en 2000, après l'obtention du CAFIPEMF/LCR j'ai pu faire fonction de conseillère pédagogique en Langue et Culture Créoles, et depuis 2002 je suis directrice d'école d'application.


Vous êtes l'auteure d'une dizaine de livres. Comment vous est venue la vocation d'écrivain ?
Je n'avais pas de disposition particulière, sinon mes résultats scolaires qui auraient pu me mettre sur la piste de l'écriture. Le déclic viendra un peu plus tard avec les conseils de M. Bernard, un psychologue. Il m'avait demandé de noter par écrit tout ce qui me venait à l'esprit. Mes premiers textes construits sont venus de cette expérience que M. Bernard appelait « sublimer » . Par la suite, j'ai glissé tout naturellement vers le créole. J'en suis effectivement à mon dixième livre en créole et en français. J'écris avec beaucoup de bonheur et je pratique la traduction d'ouvrages vers le créole en espérant que nous parviendrons un jour, à extraire le créole de sa diglossie. C'est la raison pour laquelle je ne cesse de recommander à tous l'apprentissage des langues en commençant d'abord par approfondir la langue maternelle. La traduction est une confrontation de deux langues, une maîtrise de deux idiomes. J'apprends beaucoup en traduisant. C'est le cas depuis six mois avec la traduction d'« Alice au pays des merveilles ? » de Lewis Caroll que j'ai pratiquement terminé. Je travaille de l'anglais vers le créole en passant par le français. J'aimerais beaucoup que l'on habitue les enfants à ce genre d'exercice et ce dès la maternelle. C'est passionnant.


- BIO EXPRESS
Née au Esprit-Esprit et y a effectué sa scolarité primaire
1970 : Débute sa carrière d'enseignante à Saint-Esprit
1977 : Collabore à la revue Grif an tè
1978 : Naissance de son premier enfant
14 février 1980 : Elle épouse Georges-Henri Léotin, professeur de philosophie
1986 : Elle écrit son premier ouvrage en créole : An ti ziè causè (épuisé)
2000 : Elle obtient le diplôme de maître de formateur en langue et culture régionales. Elle devient conseillère pédagogique. Mère de trois enfants, elle a été décorée des Palmes académiques

La langue en transmission
C'est au Vauclin que Thérèse Léotin a débuté sa carrière. Que de chemin parcouru depuis. Car elle est devenue écrivaine et pédagogue. « Je veux donner des outils pour mieux apprendre la langue créole » , confie Térèz Léotin, auteure d'une dizaine d'ouvrages écrit sur les 25 dernières années. Et comme enseignante, elle transmet le goût de la langue et l'imaginaire, au travers de multiples activités périscolaires, comme ici la chanson. Son souhait ardent est de ne pas faire des enfants des locuteurs d'une seule langue.

- COUP DE COEUR
L'honneur du ministère de l'Outremer en 1998

- COUP DE GUEULE
Qui imite se limite

- UN RÊVE
Ne pas être des locuteurs monolingues

- PORTRAIT. Térez Léotin : an Mapipi Kréyol
Asou wòtè kartjé Milat, sé la ou ka jwenn Térez Léotin. Sé an bel ti kartjé an wo mòn lavil Franswa. Yo ba'y non Milat padavrè sé la yo éberjé yonn dé fanmi nofrajé blan, kontel lafanmi Coppens oben Beauregard, apré anbarkasyon yo koulé o laj Franswa. Sé an bel fanm byen doubout ka risivrè'w adan an bel ti jaden kréyol, swézo ka roukoulé tout lajounen. Térez Léotin sé sa yo ka kriyé an fanm djok, an mapipi fanm. Jòdijou y asou dènyé lanné met lékol y. I direktris lékol ba tou piti ti manmay lavil Chelchè. Térez Léotin sé moun ki ka ékri liv. Liv ba gran moun kon liv pou ti manmay. I ka ékri osi liv an kréyol, sé sa ki konba'y. Y goumen si telman byen ki, jòdijou, y sé an Mapipi kréyol Matinik. Men pa kwè sa té toujou fasil. Térez Léotin li-menm ka di nou sa : « Lè man koumansé fè lékol ba timanmay, sé té lanné 60-70, kréyol la pa té ni ban lékol. Sé afos nou goumen ki nou rivé fè'y rantré piti a piti. Mwen, mwen koumansé épi sé timanmay la mwen té ni an » . An tan tala, pou tout moun an, kréyol sé té lang vyé neg, an lang ki pa té pé permet ou monté adan la sosyété. Fo di osi ki tout tradisyon an té adan menm léta a. Sé té bagay vyé neg!
Yo jis poté plent asou Térez Léotin padavrè y té ka aprann sé ti manmay la y té ni an, chanté oben palé kréyol.

« KRÉYOL LA PÉ DOUBOUT DOUVAN FRANSÉ A... »
Men lè'y jwenn mari'y, Georges Léotin, an lot mapipi ankò, yo fè bon ménaj asou kréyol a. « Mari mwen té za adan larel tala. I té za ka goumen ba kréyol a. I propozé mwen vini épi'y adan Grif an Tè, an jounal yonn-dé moun té ka mété asou pyé » . Adan létjip jounal a té ni an matjè yo kriyé Raphaël Confiant. Tala osi goumen bel goumen pou kréyol a.
Grif an Tè ouvè an bel chimen pou kréyol a. « Sé la mwen désidé ékri an kréyol » , ka esplitjé Térez Léotin. An tan tala, moun pa té ka menm pran wòtè'w lè ou té ka matjé kréyol. Ou pa té ayen dot ki an gribouyè, ou té ka grifonnen papyé. Ek si jòdijou kréyol la pran an lot wòtè sé pas tout sé moun tala goumen. Térez Léotin pa janmen bésé tet : « Nou pa té lé kréyol té kon an lanmod. Nou té lé'y té asou plas piblik, met kò'y » . Epi i ka pati adan lidé'y : « Té ni Mano osi, asou RCI, ki fè an bel travay pou Kréyol a. Epi nou monté bannzil kréyol. Jòdijou ni an dikté kréyol! Ni Prix Sonny Rupaire Lagwadloup! Ni Kalbas Lò Lakarayib Matinik! Ni Gerec! Ni Capes! Jòdi jou kréyol la pé doubout douvan fransé a » .
 
 
Revenir en haut
      
Missyna alna
Classe Eco Classe Eco



Genre: Femme
Inscrit le: 12 Mai 2006
Sujets: 78
Messages: 8139
Localisation: PACA
 #5 Langue locale:   Sujet du message: L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE   Posté le: 04 Nov 2019 15:20

Dispositif d'enseignement publique à la Réunion : Langue et culture régionales (LCR) dans le 1er degré (écoles maternelles, élémentaires et primaires);
Page internet consacrée à ce dispositif : https://pedagogie.ac-reunion.fr/lvr-ecole.html

Un résumé :
Citation:
 
4 dispositifs activés dans le 1er degré:
- l'Enseignement du Français en Milieu Créolophone (EFMC),

- la sensibilisation et la valorisation de la langue et de la culture régionales,

- l'enseignement de la LVR,

- l'enseignement bilingue LVR/français.

Les deux premiers dispositifs sont accessibles à tous les enseignants du premier degré.

Les deux autres dispositifs sont réservés aux enseignants habilités en Langue et Culture

Régionales.

Chaque année une campagne d'habilitation est lancée à destination des enseignants du premier degré.
 
 

En complément , lien du fichier pdf du dernier numéro du magazine numérique de la mission LVR 1er degré : Kriké (N°6 Décembre 2017)
https://pedagogie.ac-reunion.fr/fileadmin/ANNEXES-ACADEMIQUES/03-PEDAGOGIE/01-ECOLE/langue-vivante-regionale/KRIKE_6_light-1.pdf
Revenir en haut
      
Missyna alna
Classe Eco Classe Eco



Genre: Femme
Inscrit le: 12 Mai 2006
Sujets: 78
Messages: 8139
Localisation: PACA
 #6 Langue locale:   Sujet du message: L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE   Posté le: 04 Nov 2019 23:13

Pas trouver de sujet plus adéquat, en considérant que c'est dans la continuité du post précédent concernant l'éveil à la langue et le recours à la langue maternelle - Cas au Québec - Canada :


Bibliographie : Education interculturel et diversité linguistique de Françoise Armand et Erica Maraillet (2013)
https://www.elodil.umontreal.ca/fileadmin/documents/Guides/eal/22-complet.pdf
https://www.elodil.umontreal.ca/guides/education-interculturelle-et-diversite-linguistique/


Description :
Citation:
 
Le présent ouvrage, qui illustre l'approche ÉLODiL, a été produit avec le soutien financier de la Direction des services aux communautés culturelles (Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec). Il propose plusieurs activités d'éveil aux langues (ou pistes d'activité) qui permettront tant aux élèves qu'aux enseignants du préscolaire et du primaire de s'initier, dans une perspective d'éducation interculturelle, à la diversité linguistique, que ce soit en général ou en lien avec différentes disciplines scolaires.

Les objectifs de ces activités sont de :

sensibiliser les élèves à la diversité linguistique et, selon le cas, légitimer la ou les langues d'origine des élèves issus de l'immigration ;
leur faire acquérir des connaissances sur les langues du monde (sans pour autant viser un apprentissage de ces langues) ;
les amener à développer des habiletés d'analyse et d'observation réfléchie du fonctionnement de ces langues (capacités métalinguistiques) en lien avec l'apprentissage du français langue d'enseignement.

Le travail en équipe est à privilégier lors de la mise en œuvre de ces activités, afin de favoriser les échanges et d'amener les élèves à percevoir leurs pairs plurilingues comme des ressources utiles. Les retours en groupe classe permettent de revenir sur les différentes propositions et réponses des élèves, de lancer de nouvelles pistes de réflexion et de fournir quelques renseignements clés sur le sujet abordé.

NOTA BENE : les activités ne sont pas assignées à un niveau scolaire précis afin de permettre aux enseignants, qui connaissent leurs élèves, leur milieu scolaire et les ressources auxquelles ils ont accès, de se sentir libres de les utiliser en tout ou en partie, avec ou sans adaptation.

Si cet ouvrage vous semble utile, vous apprécierez sûrement son annexe, que Françoise Armand, Manon Pelletier, Lucie St-Hilaire, Marie Désilets et Delphine Guibourge ont élaborée et qui s'intitule "Exemples d'exploitation de la littérature jeunesse". 
 


Introduction :
Citation:
 
Le projet ÉLODiL

Éveil au Langage et Ouverture à la Diversité Linguistique
S'inspirant des approches d’éveil aux langues adoptées en Europe, le projet ÉLODiL a été mis en place au Québec en 2002 dans le cadre d'une recherche-action réalisée dans une école primaire multiethnique de Montréal.
Plusieurs recherches, financées par divers organismes, ont été menées depuis par Françoise Armand avec la collaboration de différentes chercheures et le soutien d'une équipe d’étudiantes, de stagiaires, d'enseignants et de conseillères pédagogiques. Le site ÉLODiL (http://www.elodil.com)
propose aux enseignants du préscolaire et du primaire des activités d’éveil
aux langues, des témoignages, des photographies et des articles en ligne. 
 
Revenir en haut
      
Missyna alna
Classe Eco Classe Eco



Genre: Femme
Inscrit le: 12 Mai 2006
Sujets: 78
Messages: 8139
Localisation: PACA
 #7 Langue locale:   Sujet du message: L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE   Posté le: 13 Nov 2019 18:16

Programme de l'enseignement du créole à l'École primaire, paru au Bulletin officiel n° 32 du 8 septembre 2011 : https://cache.media.education.gouv.fr/file/32/95/7/programme_creole_primaire_190957.pdf


Citation:
 
NOR : MENE1120578A
arrêté du 22-7-2011 - J.O. du 17-8-2011
MEN - DGESCO A3-1

Vu code de l'Éducation ; avis du CSE du 7-7-2011
Article 1 - Le programme de l'enseignement du créole à l'école primaire est fixé conformément à l'annexe du présent arrêté.

Article 2 - Le directeur général de l'enseignement scolaire est chargé de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 22 juillet 2011


Pour le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative
et par délégation,
Le directeur général de l'enseignement scolaire,
Jean-Michel Blanquer 
 
Revenir en haut
      
Montrer les messages depuis:   
Répondre au sujet    Accueil » Forum » Langue locale: L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE A L'ECOLE Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1
    
 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum

Tags
Copyright Volcreole © 2001-2019
Syndication (RSS 2.0)  Suivez-nous sur Facebook  Suivez-nous sur Twitter  Suivez-nous sur Google+

Charte | Contacts | Favoris | Accueil | Rechercher | Pseudos | Album Photos | Groupes | FAQ | Forum | Sujets | Sélection | Actualités | Partenaires | Bannières | Videos Tags | Annuaires | Agenda | Newbuzz.fr | Loto | Vidéos | Archives