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Les métiers d'hier et d'aujourd'hui
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  Au coeur des Dom-Tom:   Sujet: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui

Snaïka'
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 #1 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 21 Mai 2004 05:52

Les marchandes ambulantes


Il y avait des marchandes qui ne se contentaient pas de vendre leurs produits sur la place du marché. Elles allaient de place en place, de quartier en quartier chargées de paniers et de plateaux.

Elles informaient la clientèle de leurs passages en énumérant et en vantant leurs produits de phrases scandées, chantées qui revenaient comme des ritournelles. De loin, on les reconnaissait à leur voix et à leur façon de dire les choses :

Cacahuète cé pistaache, bien griiiillééé !

Chôoo, mwen ni boudin bien chôôô !

Elles vendaient surtout des denrées alimentaires : des fruits et légumes de leurs jardins, des plats cuisinés comme du boudin créole, des pâtés à la viande, des accras, diverses pâtisseries (pâté coco, bonbon chouval, des sikakoko ...), des cornets-pistaches, etc ; et aussi des plantes médicinales.

Un panier posé sur la tête et un à chaque main, elles parcouraient ainsi des kilomètres à pieds afin d'écouler leurs marchandises.

Chaque marchande avait sa spécialité. Voici quelques exemples de marchandes que l'on pouvait croiser :

- la marchande de lait,
- la marchande de sorbets (avec sa sorbetière sur la tête),
- la marchande de gâteaux,
- la marchande de pistaches (cacahuètes)
- la marchande de tablettes de cocos,
- la marchande de poissons,
- la marchande de bananes,
- la marchande de pommes-cannelle,
- la marchande d'ignames...

* * *

Petite superstition de marchande : étrenner une marchande.

Si une marchande a de la chance avec les hommes (ses meilleures ventes se font avec la gente masculine) et que son premier client de la journée est une femme, elle appelle un homme présent dans son entourage (n'importe qui, mais un homme) et lui demande de prendre l'argent des mains de la femme et de le lui remettre (il "étrenne une marchande"). Ainsi, la marchande s'assure une bonne recette pour la journée.

Et vice-versa si c'et une marchande "à femmes" avec pour premier client de la journée un homme. Elle appelle une femme et lui demande de "l'étrenner".


Sorbetière





Vendeur de Sinobal



Marchande de bananes



Marchande de cocos


Sources:
http://antanlontan.chez.tiscali.fr/machan.htm#haut
http://www.iconvalley.com
http://www.antanlontan-antilles.com/petits-metiers-03.htm
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 #2 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 21 Mai 2004 06:23

Les blanchisseuses ou lavandières




Les blanchisseuses lavaient, amidonnaient et repassaient le linge des familles aisées. C'étaient elles qui allaient récupérer puis rapporter le linge propre dans des paniers ou des grands plateaux (tray) chez les particuliers.

C'est à la rivière qu'elle allaient pour la plupart laver le linge.

Coiffées de grands chapeaux de paille pour se protéger des ardents rayons du soleil, les blanchisseuses relevaient très haut leur jupe et, afin d'avoir les bras libres, n'enfilaient pas les manches de la robe qu'elles attachaient sur le devant au niveau de la poitrine.
Ainsi parées, le travail pouvait commencé.

D'abord, elles mouillaient le linge qu'elles déposaient par petits tas sur les pierres, puis elles savonnaient les différentes pièces avec du savon de Marseille puis elles frottaient. Pour bien faire sortir toute la crasse des vêtements, elles les battaient sur les pierres, elles les tordaient "tchisss", elles les tchokaient.

Pour blanchir le linge, elles l'étalaient, tout savonné au soleil, sur les roches, et elles l'arrosaient de temps en temps avec une eau cendrée.

Tout cela se faisait dans la bonne humeur, les bavardages (car elles étaient plusieurs à se retrouver au bord de la rivière) et les chants pour se donner de l'ardeur au travail.

Elles amidonnaient tout le linge sauf les tricots de corps et les serviettes de toilette. C'est le manioc qui donnait l'amidon : la moussache qu'il fallait délayer dans l'eau très chaude pour l'utiliser.

Le repassage s'effectuait à l'aide de fers (qu'on appelait aussi "karo") qu'elles faisaient chauffer directement sur un feu de charbon de bois. Elles possédaient au moins un jeu de deux fers : un qui chauffait pendant que l'autre était utilisé. Elles jugeaient de la chaleur du fer en l'approchant de leur joue. A l'aide d'un chiffon, elles nettoyaient la semelle avant de l'appliquer sur le linge propre et afin qu'elle glisse sur le tissu, elle le frottait d'un chiffon imprégné de cire de bougie.

Comme pour la lessive, un jour de la semaine était réservé au repassage. Après cette longue journée à manier les fers, journée de chaleur et de transpiration intense, elles prenaient mille précautions pour ne pas attraper un chaud-froid (une congestion) : elles gardaient le même vêtement, ne touchaient pas l'eau, ne sortaient dans la fraîcheur, évitaient les courants d'air et la pluie, et ne mangeaient pas certains fruits comme la banane ou la mangue réputées pour refroidir l'intérieur du corps.

Elles étaient très méticuleuses et prenaient bien garde de ne perdre aucune pièce du linge dont elles avaient la responsabilité.


Fer à charbon, appelé communément "carreau" (ou karo)








Sources:
http://antanlontan.chez.tiscali.fr/blanchiss.htm#haut
http://www.antanlontan-antilles.com/petits-metiers-08.htm
http://www.iconvalley.com
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 #3 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 21 Mai 2004 06:33

Ah vrala un sujet intéréssant qui nous fait nous souvenir des choses d'Antanlontan que l'on a tendance a oublier parfois, des choses bien de chez nous. Moi j'aime bien savoir comment vivaient les gens avant. Cela me permet de comparer l'évolution du temps avec aujourd'hui, de voir comment en 50 ans les choses ont évolués.

Parmis les marchandes que l'on pouvait croiser avant, je constate qu'il en existe encore quelque unes:
-la marchande de sorbet (qui maintenant a une voiture (parfois)
-la marchande de pistache qui sillonne encore les routes avec son panier lors des fêtes de communes ou même au carrefour de route.
Je me souviens d'une marchande célèbre à P-A-P qui était toujours habillée en Doudou lors du carnaval et qui criait:
"Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiien grillé! cacahuètes pour les blancs, pistaches pour les noirs. Si ou ni on ti l'envi ou ka pwen on paké pistache................................... etc je me souviens plus mais elle était trop marrante. Elle chantait dans la rue son discours de vente, c'est vrai. Tout le monde la connaissait même les touristes français habitués à venir au pays et les gens l'adoraient . il semblerait qu'un jour un vacancier lui ai envoyé une carte postale, ne connaissant son nom de famille il a mit: Mme Bien grillé aux abymes je crois sans adresse et kat la rivé In croyable. Voilà pour la petite histoire.

Le vendeur de Sinobal
Alow ce mot me fait trop marrer:
Sinobal prononcé [sinobol] en créole qui vient en fait de Snow ball en anglais= boule de neige, qui est en fait de la glace rapper mise dans une timbale et arroser de sirop. Moi c le rouge ma couleur préférée . C'est incroyable de voir comment il y a des dérivées de choses et de mots ici aux Antilles.
Le vendeur de Sinobal poussant son "magasin" (roulotte) ca se rencontre encore à P-A-P. Parfois ils ont même des klaxons . C'est le FOLKLORE bien de chez nous ca et c'est ce qui fait le charme du pays.
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 #4 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 21 Mai 2004 06:43

Un sujet à découvrir ou à redécouvrir: Les tinettes et les vidangeuses
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 #5 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 21 Mai 2004 13:53

Les djobeurs


Ils travaillaient aux abords des marchés et aidaient, à l'aide d'une large brouette, les marchandes venues de la campagne soit par autocar ou par bateau, à transporter leurs paniers de fruits et de légumes jusqu'à la place du marché.

C'étaient des hommes robustes qui devaient conduire avec dextérité et rapidité leurs brouettes à travers les rues de la ville sans perdre la moindre marchandise. Les meilleurs dans la profession étaient remarqués par les marchandes qui leur assuraient alors toujours du travail.



Sources:
http://antanlontan.chez.tiscali.fr/djobeurs.htm#haut
http://perso.wanadoo.fr/redris/HTML/servin_pierre.html
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 #6 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 24 Mai 2004 04:02

Da (Martinique) ou Mabo (Guadeloupe)


Femme de confiance engagée pour s'occuper des enfants de familles aisées. Elles les lavaient les nourrissaient, les habillaient, les promenaient ... Elle participait également à certains travaux ménagers de la maison.
C'était la dame d'honneur dans tous les évènements familiaux et, souvent, elle finissait par faire partie de la famille.

Leurs bijoux:

Au XIXe siècle, le port des bijoux se codifie selon les circonstances et les personnes, ainsi, la Mabo va porter l'épingle tremblante, dont le nombre de mèches indique le nombre d'enfants qu'elle a portés au baptême.

La coutume voulait que les enfants des familles riches remercient la « da » qui les avait élevé en lui offrant à chaque anniversaire ou étrenne un ou plusieurs grains d'or ouvragés. Montés en longs colliers, ils témoignaient de ses bons et loyaux services.


Sources:
http://antanlontan.chez.tiscali.fr/metiers.htm
http://www.culture.fr/Groups/guadeloupe/article_46_fr
http://martiniquetourism.com/article/articleview/16/1/10/
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 #7 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 24 Mai 2004 04:48

snaika a écrit:
 
Femme de confiance engagée pour s'occuper des enfants de familles aisées. Elles les lavaient les nourrissaient, les habillaient, les promenaient ... Elle participait également à certains travaux ménagers de la maison.
C'était la dame d'honneur dans tous les évènements familiaux et, souvent, elle finissait par faire partie de la famille 
 


Si je crois bien, la "mabo" c'est le diminutif de "Mabonne". Je crois qu'elle portait aussi les enfants au baptème. Il y avait la maman , la marraine et la Mabonne qui tenait l'enfant comme une nounou en fait. Ma Grand-Mère maternelle a une petite cousine qu'elle a élevé, cette dernière ayant perdu sa mère à l'âge de 2 ans et elle l'appelle Mabo.
Par contre, je ne savais pas qu'en Martinique on l'appelait "Da". On l'utilise aussi en Guadeloupe, beaucoup moins certes. La belle-soeur de ma grand-mère qui s'occupait de moi lorsque j'étais petite, je l'appelais DADA. C'était une marque d'affection pour quelqu'un de très considéré. Et je constate que ces deux appellations "Da" et "Mabo" sont devenues au fil du temps des surnoms.
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 #8 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 24 Mai 2004 05:51

Les métiers liés à la culture de la canne à sucre


La culture de la canne à sucre demandait beaucoup de main-d'oeuvre, de travailleurs agricoles. Voici quelques-unes des "professions" recensées :

Les sarcleurs, coupeurs et amarreuses qui comme les noms l'évoquent sarclaient les champs de canne, coupaient les cannes au moment de la récolte et les amarraient par tas pour faciliter le transport jusqu'à l'usine.












Les ti-band' (petites bandes) qui étaient constituées par les enfants qui mettaient du fumier, enlevaient les feuilles sèches des cannes, marchaient devant les boeufs pour les guider, etc.


Le commandeur : celui qui distribue les tâches, dirige, surveille et vérifie le travail dans les champs (c'était souvent un mulâtre).


Le géreur (souvent un béké) : c'est lui qui faisait la gestion des propriétés agricoles et qui prenait les décisions.


Econome : tient les finances, contrôle et gère le budget. C'est le bras droit du géreur.


Pour conduire les cabrouets ou charrues à boeufs, il y avait :
- le guide : un enfant (le plus souvent) qui marchait devant les boeufs pour les diriger ;
- le conducteur qui tenait et appuyait sur les bras de la charrue lors du labourage des champs ;
- l'aiguillonneur qui marchait à côté des boeufs armé d'un fouet ou d'une gaule munie d'un aiguillon d'acier et qui fouettait ou piquait les bêtes pour les faire avancer. Selon la taille de l'attelage, il pouvait y avoir deux aiguillonneurs



Sources
http://antanlontan.chez.tiscali.fr/metcann.htm#haut
http://www.antanlontan-antilles.com
http://www.mi-aime-a-ou.com/canne_a_sucre_ile_reunion.htm
http://www.guadeloupe-fr.com/phototheque/kw_suj=sucre-
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 #9 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 25 Mai 2004 06:45

Les métiers liés à la culture de la canne:

Snaika a écrit:
 

Les sarcleurs, coupeurs et amarreuses
Le commandeur
Le géreur
Econome  
 


Ils sont bien représentés dans le film d'Euzhan PALCY, "La rue case-nègre", un film culte que j'adoreeeeeeeeeeee! J'ai du le regarder au moins 6 fois.
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 #10 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 03 Juin 2004 20:43

L'EQUIPE DU 'CHOUVAL BWA'





Alexandre Hubervic, ancien constructeur de manèges, nous explique comment il procédait, à partir d'un tronc de bois recouvert de chaux puis de chaume de feuilles de canne à sucre. Maurice Boston raconte comment il formait son orchestre (guitares, saxophone, accordéon) qui traditionnellement se tenait au centre du manège. Il existait également un pousseur qui était l'âme du "chouval bwa", indiquent Josélita et Claude Germany qui contribuent à la renaissance du manège. Ils disent aussi que cette musique avait une influence quasi magique sur les gens. Au même titre que les musiques du "belair", ou plus encore du "damié", sorte de danse pugilistique ou lutte scandée par des chants et des tambours, celle du "chouval bwa" est un symbole de l'identité musicale de la Martinique



Qui n'a pas un jour fait un tour de manège dans les fêtes foraines ? Ici, les chevaux et autres montures ont gardé toute l'image désuète des années d'avant guerre. Point de paillettes et de lumières cadencées. Le manège est animé à force d'homme. Quant à la musique, c'est elle qui donne toute l'ampleur à cette animation pour petits et grands : un orchestre de quatre ou cinq musiciens à l'intérieur du manège maniant surtout des percussions (tambours, ti bois...) et pour la mélodie un accordéon. Le tout provoque immanquablement un attroupement béat. Le charme de cette attraction vous attirera irrésistiblement si vous avez la chance de tomber dessus.

Aux fêtes patronales, des orchestres de chouval-bwa consistant en tambour chouval-bwa (tambour dé-(...) ou doumbédoum), chacha et ti-bwa, jouaient pour les orchestres de chevaux de bois.
Louise-Henri Ascionar, "Ti-yout", aujourd'hui disparu a joué de cet instrument toute sa vie depuis l’âge de quinze ans et fut lui-même élève de son père. Il fut le maître du tambour dé-(...) à Rivière-Pilote ainsi que dans d'autres communes du sud et est une référence indiscutable dans ce domaine.


La musique qui accompagnait les manèges à chevaux de bois (chouval bwa) dans les fêtes communales se joue avec un tambour (dé b.onda), le ti bwa de bambou, et tous les musiciens qui peuvent jouer pendant des heures, tassés contre l'axe du manège: flûte de bambou, accordéon, harmonica, clarinette... Le chouval bwa a été réveillé et popularisé par Eugéne Mona, Pakatac, Tumpak, Dédé Saint-Prix…



Chouval bwa: un manège animé par Claude Germany et son épouseentourée de quatre kiosques très colorés qui habitent désormais l'endroit ! Les locataires de ces ajoupas soigneusement sélectionnés confortent le manège disposé au milieu de la placette.

http://membres.lycos.fr/jeanmarrel/traditions.htm
http://www.cedim.com/musique/chouval.htm
http://membres.lycos.fr/caribbk/fr/disque/rythmes.htm
http://www.cnc.fr/intranet_images/data/Cnc/Recherche/fiche2.asp?idf=1522
http://www.hello-caribbean.com/hello36/martinique_fdf.htm
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 #11 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 03 Juin 2004 21:08

snaika a écrit:
 
Les djobeurs


Ils travaillaient aux abords des marchés et aidaient, à l'aide d'une large brouette, les marchandes venues de la campagne soit par autocar ou par bateau, à transporter leurs paniers de fruits et de légumes jusqu'à la place du marché.

C'étaient des hommes robustes qui devaient conduire avec dextérité et rapidité leurs brouettes à travers les rues de la ville sans perdre la moindre marchandise. Les meilleurs dans la profession étaient remarqués par les marchandes qui leur assuraient alors toujours du travail.



Sources:
http://antanlontan.chez.tiscali.fr/djobeurs.htm#haut
http://perso.wanadoo.fr/redris/HTML/servin_pierre.html 
 


A ce propos, le roman de Patrick Chamoiseau : Chronique des sept misères raconte l'histoire d'u djobeur dans les rues de Fort-de-France d'en temps longtemps.
A lire donc pour celles et ceux que ça intéresse!
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 #12 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 20 Oct 2004 00:12

Les brodeuses de Vieux fort



Josette Morville brode depuis sa plus tendre enfance



L'histoire des «jours» de Vieux-Fort — clin d'oeuil implicite à la patience caractéristique de cette activité séculaire-reste floue. Certains évoquent les voyages des marins dans les îles voisines, rapportant différents types d'étoffes ajourées, suscitant la création progressive d'un style propre. D'autres parlent des origines armoricaines des Saintois et d'un savoir-faire hérité de la Bretagne. Peu à peu, la broderie-jour de Vieux-Fort est devenue l'une des richesses de la région, un mythe à préserver. Le centre de broderie, officialisé en 1980, existe en fait depuis trois siècles, réunissant de façon informelle les brodeuses du coin. Car à Vieux-Fort, longtemps prise en étau entre les pans de la montagne et un littoral sec et déchiré sur lequel se dresse encore un phare de légende, les gens du cru n'avaient d'autre choix que la pêche ou l'artisanat. Ce n'est qu'en 1976, avec la menace d'éruption de la Soufrière qui impose la construction d'une route côtière ralliant Basse-Terre, que Vieux-Fort sort de l'ombre. Avant cette année révolutionnaire, on savait bien en Guadeloupe qu'il y avait au bout de l'île, très loin, des brodeuses. Les rares quidams s'aventurant jusque-là pouvaient voir ces femmes de marins palabrant sous un arbre au bord d'un chemin, oeuvrant à quatre ou cinq sur une grande pièce de lin. L'enclavement du bourg les contraignait à partir loin pour vendre leurs ouvrages. À Basse-Terre bien sûr, mais parfois jusqu'à Pointe-à-Pitre. Aujourd'hui encore, toutes les brodeuses travaillent leur étoffe chez elles selon une méthode ancestrale transmise de mère en fille depuis des générations. Chaque mois, les vingt-quatre femmes de l'association-de 30 à 82 printemps-se réunissent pour se concerter sur leurs projets. «Attention, nous ne sommes pas les uniques détentrices de ce savoir», précise l'une d'entre elles, Maryse Bourgeois, «toutes les femmes de Vieux-Fort brodent !» Elle-même, par exemple, a tout appris de sa grand-mère. «Et j'apprends encore ! Il existe une soixantaine de points, et malgré un travail régulier depuis l'âge de huit ans, je n'en connais qu'une vingtaine.» Une vraie brodeuse est dite «complète» : elle doit savoir tailler le tissu pour lui donner une forme, marquer le dessin, poser le carton qui sert de support et bien sûr broder. Il existe aujourd'hui des points qui n'existaient pas dans le temps, comme le «jour nouveau». Pour un même point, le doigté de chacune de ces fées donne un résultat très différent. Une règle d'or : ne jamais travailler que sur du pur fil de lin. Ainsi, exécutent-elles sur commande des trousseaux de mariage ou des robes de baptême, pour un prix assez élevé. «Le travail est long», explique Maryse Bourgeois, «et le tissu est cher.» Pour autant, aucune de ces femmes ne vit de son art. Les brodeuses de Vieux-Fort n'ont qu'un but : partager une passion en l'exhibant et surtout enseigner la technique. Leurs travaux sont exposés au centre de broderie : même les moins manuels s'y rinceront l'oeil. Pour le plaisir et pour le folklore...





Le centre de broderie





Sources
http://www.aquanaute.com/PlongezLoisir/voyage/guadeloupe/basse_terre.html
http://www.guadeloupe-fr.com/articleDestinationGuadeloupe/22867/
http://www.guadeloupe-fr.com/unSiteTouristique/291/
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 #13 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 18 Nov 2004 04:10





Il y a une multitude de photos de marchandes sur ce site A voir!!

Je veux un sorbet au coco
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 #14 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 18 Nov 2004 06:22

Et les cordonniers dans les rues de Fort-de-France ou Pointe-à-Pitre, je sais qu'il n'en reste que très peu....
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 #15 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les métiers d'hier et d'aujourd'hui   Posté le: 18 Nov 2004 06:59

Skydig a écrit:
 
Et les cordonniers dans les rues de Fort-de-France ou Pointe-à-Pitre, je sais qu'il n'en reste que très peu.... 
 


En effet, il n'y a pas de foto sur le net mais ils sont à peu près 8 à Pointe-à-Pitre principalement à la rue Frébault. leur boutique c simplement un banc très haut et un meuble mobile. Il y en a un ki est assez typé avec son habit style redingote, noeud papillon des chaussures noires cirées et vernies, un baton et il a une chaise comme on les voit à Cuba (les cireurs). Il est en générale près du magazin Bata.
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