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Posté le: 27 Nov 2004 23:49 Sujet du message: Poézi Kréyol
Cochon a écrit:
Quel homme ce Cochon
sissi, t'as vu, on parle de moi
érèzman, Didico, ou té palé dè poézi...enfin, fo mwen pétèt fè mwen on lot lidé dè poézi modewn...za dwèt on jan dè poézi avant gardiss
COLIBRI
de Dominique GUESDE, in Guadeloupe, Pointe-à-Pitre, 1979
Est-ce une fleur, est-ce un oiseau ?
S'est-il détaché d'un rameau
Fleuri sous le ciel des tropiques
Et pétales ouverts au vent,
Libre enfin, va-t-il en amant
Courtiser les roses pudiques ?
Est-ce une fleur, est-ce un oiseau ?
De vous, oiseaux, c'est le plus beau
Et de vous, fleurs, c'est la plus belle !
Des corolles il a l'éclat
Et les frémissements de l'aile !
Couvert de satin, de rubis,
Il est pimpant comme un marquis,
Et parle aux fleurs bas à l'oreille,
Et les pétales, à ces jeux,
Se sentent empourprés des feux
De toute l'aurore vermeille !
Guesde est un auteur avec qui j'ai beaucoup de mal parfois mais ce poème, simpliste, de prime abod est tellement érotique que j'adore !!!
Sinon, il y a un homme que je considère comme le plus grand poète du moment au niveau de la Guadeloupe, j'ai nommé, Missié Lukubert SEJOR
Je n'ai pas ses textes chantés en mémoire, mè fout sa bel é sa vré mé zanmi _________________ >>COCONUT-NEWS<<
Genre: Homme Inscrit le: 31 Jan 2004 Sujets: 96 Messages: 3207 Localisation: pilier de l'Atlantique Sud
Posté le: 28 Nov 2004 16:45 Sujet du message: Poézi Kréyol
Fout ou konèt bèl ti poézi Eve !
Mè an té ka mandé mwen on biten : an ki jan yo té ka maké kréyol la an tan a Choucoune ? I près ka raché zyé an mwen !
Un big up pou Jwana osi !
Sinon, mi on poenm a on mèt a litérati kontanporenn ( pétèt i osi bon kè Kochon an nou la, mè sa pa sèten, jan la Kochon mété sa wo èvè Plich )
Ma négritude
Ma négritude n'est pas une pierre ,sa surdité ruée contre la clameur du jour
Ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'oeil mort de la terre
Ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale.
Elle plonge dans la chair rouge du sol
Elle plonge dans la chair ardente du ciel
Elle troue l'accablement opaque de sa droite patience.
Eia pour le Katicedrat royal !
Eia pour ceux qui n'ont jumais rien inventé
Pour ceux qui n'ont jamais rien exploré
Pour ceux qui n'ont jamais rien dompté.
Mais ils s'abandonnent, saisis, à l'essence de toute chose
Ignorants des surfaces mais suisis par le mouvement de toute chose
Insoucieux de dompter, mais jouant le jeu du monde véritablement les fils aînés du monde
Poreux à tous les souffles du monde lit sans drain de toutes les eaux du monde
Etincelle du feu sacré du monde Chair de la chair du monde palpitant du mouvement même du monde !
Tiède petit matin de vertus ancestrales.
Sang ! sang ! tout notre sang ému par le coeur mâle du soleil
Ceux qui savent la féminité de la lune aux corps d'huile
L'exaltation réconciliée de l'antilope et de l'étoile
Ceux dont la survie chemine en la germination de l'herbe !
Eia parfait cercle du monde et close concordance !
Ecoute ses victoires proditoires trompéter ses défaites
Ecoute aux alibis grandioses son piètre trébuchement
Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs !
Eia pour la douleur aux pis de larmes réincarnées
Pour ceux qui n'ont jamais rien exploré
Pour ceux qui n'ont jamais rien dompté.
Eia pour la joie
Eia pour l'amour
Eia pour la douleur aux pis de larmes réincarnées.
Genre: Homme Inscrit le: 08 Juin 2003 Sujets: 23 Messages: 4095 Localisation: S.I.F
Posté le: 28 Nov 2004 16:45 Sujet du message: Poézi Kréyol
NOSTALGIE ANTILLAISE
Je suis né dans une île amoureuse du vent
Où l'air a des senteurs de sucre et de vanille
Et que berce au soleil du tropique mouvant
Le flot tiède et bleu de la mer des Antilles.
Sous les brises, au chant des arbres familiers,
J'ai vu les horizons où planent les frégates
Et respiré l'encens sauvage des halliers
Dans ses forêts pleines de fleurs et d'aromates.
Cent fois je suis monté sur ses mornes en feu
Pour voir à l'infini la mer splendide et nue
Ainsi qu'un grand désert mouvant de sable bleu
Border la perspective immense de la nue.
Contre ces souvenirs en vain je me défends.
Je me souviens des airs que les femmes créoles
Disent au crépuscule à leurs petits enfants,
Car ma mère autrefois m'en apprit les paroles.
Et c'est pourquoi toujours mes rêves reviendront
Vers ses plages en feu ceintes de coquillages,
Vers les arbres heureux qui parfument ses monts
Dans le balancement des fleurs et des feuillages.
Et c'est pourquoi du temps des hivers lamentables
Où des orgues jouaient au fond des vieilles cours,
Dans les jardins de France où meurent les érables
J'ai chanté ses forêts qui verdissent toujours.
O charme d'évoquer sous le ciel de Paris
Le souvenir pieux d'une enfance sereine
Et dans un Luxembourg aux parterres flétris
De respirer l'odeur d'une Antille lointaine!
O charme d'aborder en rêve au sol natal
Où pleure la chanson des longs filaos tristes
Et de revoir au fond du soir occidental
Flotter la lune rose au faîte des palmistes!
Daniel THALY, Le Jardin des Tropiques, Paris, novembre 1907
_________________ Tout pardon a sa récompense [Christine Ockrent]
Posté le: 28 Nov 2004 17:09 Sujet du message: Poézi Kréyol
didico a écrit:
Fout ou konèt bèl ti poézi Eve !
Mè an té ka mandé mwen on biten : an ki jan yo té ka maké kréyol la an tan a Choucoune ? I près ka raché zyé an mwen !
Kréyol Ayiti ki la Didico
An kay chèché dé ou twa poézi à Erness Moutoussamy..an pa ni sa an ba zyé an mwen, mè i ka ékri bien ossi li. _________________ >>COCONUT-NEWS<<
Genre: Homme Inscrit le: 31 Jan 2004 Sujets: 96 Messages: 3207 Localisation: pilier de l'Atlantique Sud
Posté le: 28 Nov 2004 17:48 Sujet du message: Poézi Kréyol
**Eve's Butterfly** a écrit:
didico a écrit:
Fout ou konèt bèl ti poézi Eve !
Mè an té ka mandé mwen on biten : an ki jan yo té ka maké kréyol la an tan a Choucoune ? I près ka raché zyé an mwen !
Kréyol Ayiti ki la Didico
An kay chèché dé ou twa poézi à Erness Moutoussamy..an pa ni sa an ba zyé an mwen, mè i ka ékri bien ossi li.
Wè mè menm, i on ti jan biza kan menm !
Alé, mi on dot
Noites do Norte
A escravidão permanecerá por muito tempo como a característica nacional do Brasil. Ela espalhou por nossas vastas solidões uma grande suavidade; seu contato foi a primeira forma que recebeu a natureza virgem do país, e foi a que ele guardou; ela povoou-o como se fosse uma religião natural e viva, com os seus mitos, suas legendas, seus encantamentos; insuflou-lhe sua alma infantil, suas tristezas sem pesar, suas lágrimas sem amargor, seu silêncio sem concentração, suas alegrias sem causa, sua felicidade sem dia seguinte... É ela o suspiro indefinível que exalam ao luar as nossas noites do norte.
Kon teks la maké an Brézilien an ka éséyé fè zot tradiksyon la mè an pa two fo non plis :
Nuits du Nord
L'esclavage restera pendant lontemps la caractéristique
nationale du Brésil. Il a éparpillé par nos vastes solitudes une
grande douceur ; son contact a été la première forme qu'a reçu la
nature vierge du pays, et a été ce qu'il en a gardé ; il l'a
peuplé comme si c'était une religion naturelle et vive, avec ses
mythes, ses légendes, ses enchantements ;lui insufflant son âme
infantile, sess tristesses sans regret, ses larmes sans amertume,
son silence sans concentration, ses joies sans cause, son bonheur
sans lendemain... et il est le soupir indefini qu'exhalent au clair de lune nos nuits du nord !
poye poye poye, tradiksyon la on jan bankal menm, mè bon, zot pé konprann kan menm !
Poézi la sa sé on eskandal : an ray li é an ka twouvéy bèl kan menm pas i ka fasiné mwen............ _________________ I love PIMPlemousse
Genre: Homme Inscrit le: 08 Juin 2003 Sujets: 23 Messages: 4095 Localisation: S.I.F
Posté le: 28 Nov 2004 18:09 Sujet du message: Poézi Kréyol
didico a écrit:
Noites do Norte
A escravidão permanecerá por muito tempo como a característica nacional do Brasil. Ela espalhou por nossas vastas solidões uma grande suavidade; seu contato foi a primeira forma que recebeu a natureza virgem do país, e foi a que ele guardou; ela povoou-o como se fosse uma religião natural e viva, com os seus mitos, suas LENDAS , seus encantamentos; insuflou-lhe sua alma infantil, suas tristezas sem pesar, suas lágrimas sem amargor, seu silêncio sem concentração, suas alegrias sem causa, sua felicidade sem dia seguinte... É ela o suspiro indefinível que exalam ao luar as nossas noites do norte.
Nuits du Nord
L'esclavage restera pendant lontemps la caractéristique
nationale du Brésil. Il a éparpillé par nos vastes solitudes une
grande douceur ; son contact a été la première forme qu'a reçu la
nature vierge du pays, et a été ce qu'il en a gardé ; il l'a
peuplé comme si c'était une religion naturelle et vive, avec ses
mythes, ses légendes, ses enchantements ;lui insufflant son âme
infantile, sess tristesses sans regret, ses larmes sans amertume,
son silence sans concentration, ses joies sans cause, son bonheur
sans lendemain... et il est le soupir indefini qu'exhalent au clair de lune nos nuits du nord !
poye poye poye, tradiksyon la on jan bankal menm, mè bon, zot pé konprann kan menm !
Poézi la sa sé on eskandal : an ray li é an ka twouvéy bèl kan menm pas i ka fasiné mwen............
La traduction est exacte Ca m'a fait du bien de le lire à haute voix _________________ Tout pardon a sa récompense [Christine Ockrent]
Posté le: 28 Nov 2004 19:13 Sujet du message: Poézi Kréyol
An ka proposé zot an ti poésie a missié Serge RESTOG gran makèd'pawol (en kreyol silvouplèr) douvan l'Eternel! Missié ka fè an travail fénoménal, i ka écrit assi tout' sijé en kreyol, an ka touvé sa fo menm! paskè fok sav kè non sèlmen missié cé on makèd'pawol et on poète, mé an pliss, missié ingéniè (Ingénieur divisionnaire du controle de la circulation aérienne, plus précisémment ) é menm adan domaine tala, missié ka rivé sèvi koy dè lang an nou. I ékri on liv "lamétéo atè bannzil karayib la" paskè i rimatjé on pakèt moun o pays pa ka compran'n tout' météo la lè i an francé, liv la sa an kreyol, é bitin sérié, an ka touvé sa formidab! bwèf, je m'égare, je m'égare! Mi an ti poézi ta missié ki (an oublié di sa talè) sé fondatè a on association: "Association Poétique les Griots de la Martinique"!
Nom a poézi la cé Nèg pa ka mo ékri en 1973, ki pèrmèt missié Restog rissouvrè "prix de la créolité" la ville Sainte-Anne té organisé en 1998.
Nèg pa ka mo
Yo pran barik
Yo pèsé'y épi klou.
Yo pran nèg yo fèmen'y adan.
Yo ladjé'y désann
Dépi anlè môn.
Klou-a pèsé nèg.
Klou-a krévé zyé nèg.
Klou-a krévé vant nèg.
Klou-a krévé tèt nèg.
Nèg-la pa mô kanmenm.
Yo pran nèg
Yo maré'y anlè poto tou touni
Tou pré nich fonmi.
Yo mété sik anlè'y.
Yo ladjé fonmi anlè nèg
Dépi tèt li, jis an pyé'y.
Yo fè fonmi rantré
An tout tou kô'y.
Fonmi manjé zyé nèg.
Fonmi manjé tou zorèy nèg.
Fonmi manjé lapo nèg.
Nèg-la pa mô kanmenm.
Yo fouété nèg.
Yo senyen nèg, yo fiziyé nèg.
Yo fouété nèg,
Yo senyen nèg,
Nèg abiyé an ranyon
Oben tou touni toubannman
Ka wè mizè, nèg frèt ka klaké dan.
Nèg tonbé malad,
Yo fouété nèg,
Yo senyen nèg,
Pas yo di nèg pa malad,
Mé nèg fenyan, nèg pa lé travay.
Yo fouété nèg,
Yo senyen nèg, mé,
Nèg-la pa mô kanmenm.
Yo pran ba fè.
Yo chofé sé ba fè-a.
Yo brilé chivi nèg,
Yo brilé janm nèg,
Yo brilé platpyé nèg, Nèg kriyé anmwé,
Nèg pléré san,
Nèg kriyé bondyé.
Nèg avoué menm sa i pa fè, mé,
Nèg-la pa mô kanmenm.
Nèg an jou chapé,
Nèg an jou vini nèg maron,
Nèg révôlté, prézonnen tout bèt.
Nèg fouté difé adan tout kay sé mèt-la.
Nèg fè yo pé tibren.
Mé apré, yo tiré fouèt-la,
Yo tiré chenn-lan.
Yo ranplasé tousa épi dékré, lwa,
Epi lenpo.
Nèg ka wè mizè,
Ayen pa chanjé pou nèg.
Nèg ka trimen, nèg ka pléré, nèg ka jémi, mé,
Nèg-la pa ka mô kanmenm
Missié Rémi SIMON proposé an tadiktion a poézi la:
Le nègre n'est pas mort
Ils ont pris des barils,
Ils les ont transpercés de clous,
Ils ont pris le Nègre ils l'y ont enfermé.
Ils l'ont lâché
Du haut de mornes.
Le clou a transpercé le Nègre.
Le clou a crevé l’œil du Nègre.
le clou a crevé le ventre du Nègre.
Le clou a crevé la tête du Nègre.
Le Nègre, quand même, a survécu.
Ils ont pris le Nègre,
Ils l'ont attaché tout nu à un poteau
Au voisinage d'une fourmilière.
Ils l'ont couvert de sucre.
Ils ont versé des fourmis sur le Nègre
De la tête aux pieds.
Les fourmis ont pénétré par
Toutes les orifices de son corps.
Les fourmis ont mangé les oreilles du Nègre.
Les fourmis ont mangé la peau du Nègre.
Le Nègre, quand même, a survécu.
Ils ont fouetté le Nègre.
Ils ont fait saigner le Nègre, ils ont fusillé le Nègre.
Ils ont fouetté le Nègre,
Ils ont fait saigner le Nègre,
Le Nègre est vêtu de haillons
Ou bien tout nu tout simplement
Qui souffre, le Nègre a froid, il claque des dents.
Le Nègre est tombé malade,
Ils ont fouetté le Nègre,
Ils ont fait saigner le Nègre,
Parce qu'ils ont dit que le Nègre n'est pas malade,
Que le Nègre est plutôt paresseux, le Nègre ne veut pas travailler.
Ils ont fouetté le Nègre,
Ils ont fait saigner le Nègre, mais,
Le Nègre, quand même, a survécu.
Ils ont pris des barres de fer.
Ils ont chauffé les barres de fer.
Ils ont brûlé les chevilles du Nègre,
Ils ont brûlé les jambes du Nègre,
Ils ont brûlé la plante du pied du Nègre,
Le Nègre a hurlé au secours,
Le Nègre a versé des larmes de sang,
Le Nègre a invoqué Dieu.
Le Nègre a même avoué ce qu'il n'a pas fait, mais,
Le Nègre, quand même, a survécu.
Le Nègre un jour s'est échappé,
Le Nègre un jour est devenu nègre marron,
Le Nègre s'est révolté, a empoisonné tous les animaux domestiques.
Le Nègre a incendié toutes les habitations des maîtres.
Le Nègre les a fait taire un peu.
Alors, ils ont supprimé le fouet,
Ils ont supprimé la chaîne,
Ils les ont remplacé par des décrets, des lois,et des impôts.
Le Nègre souffre,
Rien n'a changé pour le Nègre.
Le Nègre traîne dans la douleur, le Nègre pleure, le Nègre gémit, mais,
Le Nègre, quand même, survit.
Fout sa fo dan'n! respé ba tout' cé makèt'pawol an nou! _________________
Genre: Homme Inscrit le: 31 Jan 2004 Sujets: 96 Messages: 3207 Localisation: pilier de l'Atlantique Sud
Posté le: 28 Nov 2004 21:59 Sujet du message: Poézi Kréyol
AN T.CHOU AY
Biwa !
Mi i a tè la !
Pon moun pa té pé diy kè i té ké foukan a tè la,
Malpwopman kon sa !
Pou balan losyon, pawfen, lodè té ka vlopé ko ay,
Pou balan poud, fimé, pchit té ka karapasé lapo ay,
Malpwopté la ponyé'y kan menm.................... é pa ni pon moun pou anpéché'y santi on vié kalté lodè pot a pisa !
Ti manm'zèl, ou té ja oubliyé sa ou té yé: ou té on manmzèl !
Manmzèl pé pran on kalot Manman Lawont
Jenn ti fiy, ou pa té ka sonjé sé on ti fiy ou té yé !
Ti fiy ka pléré douvan Papa Ladoulè !
Twop afich, twop foto, twop imaj, twop papié glasé : papié fwèt, papié mol !
Jodijou santi jan chè aw la ka brilé'w ! Aye Aye Aye, Chè'w la ka soufè : on jenn ti chèw kon sa té ja oubliyè sa.......
é lé zot la ka rimé, ka soukwé ko ay yo !
Yo ka bréné pli fo anko ; pli vit anko : Basse-Terre/Pointe-à-Pitre, Basse-Terre/Pointe-à-Pitre : yo san fouté !
Ou ni rézon pèd fwa : ou pa kon yo anko !
Ou pa on , ou pa on !
Pli mové la : a pa pon doulè ki ka fè kè aw chalviré lè ou a tè la : sé lodè la ki ka jéné'w plis !
On lodè la swé, lodè a ko aw ou té ja oubliyé !
Genre: Femme Inscrit le: 02 Jan 2003 Sujets: 28 Messages: 4233 Localisation: en koté
Posté le: 28 Nov 2004 22:04 Sujet du message: Poézi Kréyol
Piti hors sijé: Mais de qui Didico parle t-il?
Sinon Didi, j'apprécie ton sujet tout comme ceux de Ciga _________________ Le bonheur est de pouvoir choisir sa vie.
Posté le: 29 Nov 2004 14:51 Sujet du message: Poézi Kréyol
An ti mention spéciale ba Eve's, pou kalité a sé tex la i ka permèt nou découvè! é ba Didico, ki ka baw sa bien an jan ay ossi é paskè sijé la sa réyèèèèl!
Oti zot' les poètes du vol!
Alow, moi, j'ai retrouvé quelques perle de la poésie de chez nous, que j'ai apprise quand j'étais au primaire au pays (comme quoi ma manman à tort, je ne garde pas que des cochoni, et j'ai raison de ne rien jeter! )
Mi prèmié la, an bèl ti composition dè missié Joseph ZOBEL, gran gran mèt a mannioc, kè tout' moun conèt pou roman ay "la rue case nègre"
Sérénade
Ils sont venus au clair de lune
Ils étaient jeunes et nombreux
Garçons et filles du pays
Où j'ai caché ma tirelire
De pauvres sous de mon enfance
Ils ont joué de la musique
Sous ma fenêtre ils ont chanté
Mon ami Pierrot
Prête-moi
Pour écrire un mot
Ta plume
Un mot ou deux
Mon cher Pierrot
Ils étaient gais et leur chanson
Avait pour moi tant d'amitié
Qu'elle couvrait la nuit entière
Du bonheur dont je débordais
Mieux que la lune qui s'étonnait
Ils sont partis sur un air triste
Ma chandelle est morte
Morte
Morte
Etait-ce une chanson d'adieu
C'étaient des pleurs de mandoline
Et de vrais sanglots de guitare
Des voix plaintives qui disaient
Je n'ai plus de feu
Plus de feu
Plus de feu
Les grandes peines que nous avons
De quitter ceux que nous aimons
Et les pays qui nous retiennent
Ils sont partis
Adieu foulard
Reviendront-ils
Adieu madras
Ou bien pourrai-je les rejoindre
par quel sentier dans quelle lune
Dis-moi Pierrot, je prend ma plume.
Je trouve que c'est là l'une des plus belles poésies de ce grand monsieur (ça n'engage que moi bien sur) rien que pour la musicalité, la légereté des mots qui disent des choses bien lourdes, l'envol que semble prendre l'ensemble et la petite pointe de mélancolie qu'elle éveille chez ceux qui la lisent. trop de sublime pour moi J'adoooooooooooooooore la poésie! _________________
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