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Genre: Homme Inscrit le: 28 Fév 2004 Sujets: 145 Messages: 13391 Localisation: Sur la route ...
Posté le: 04 Juil 2005 03:05 Sujet du message: Nouvelles "religions" aux Antilles
Je faisais quelques recherches sur les sectes aux antilles quand je suis tombé sur ce texte, il traite d'abord des Mormons en Guadeloupe, De la secte Mahikariet du mouvement rasta.
Cet essay met l'expansion de ces nouvelles cryances dans une perspective de retour aux traditions africaines, pour combler un manque culturel et idéologique.
Il aborde aussi le sujet actuel sur volcréole de la situation des femmes aux antilles
Citation:
Le cas de « l’Ordre Uni des saints des derniers jours de la Guadeloupe », secte dissidente des Mormons,
mérite de retenir l’attention, même si elle ne concernait qu’une quinzaine de personnes. En effet, en 1966, un certain Michel Gamiette devient Mormon et appartient à une branche de l’église mormone nouvellement implantée en Guadeloupe, mais comme on refuse de le laisser accéder à la prêtrise, il décide en 1982 de créer sa propre Eglise avec son fils, Max Gamiette. Grâce à un « commandement divin » qu’il déclare avoir reçu directement, Michel Gamiette fonde ce qu’il appelle « une famille plurale » en vivant avec douze jeunes femmes (âgées entre 20 et 30 ans). Mais l’une d’entre elles a, en 1984, 78 ans et passe pour être une « gadèdzafè », appellation en créole des personnes qui disent avoir reçu en « dons » le pouvoir de disposer de pouvoirs thérapeutiques et de connaissances en pratiques de magie défensive et offensive. Les femmes vivaient chacune dans leur propre appartement, mais se rencontraient régulièrement pour des travaux agricoles, pour des loisirs en commun (musique, danse, théâtre) et pour le culte, sous la direction de Michel Gamiette, prêtre et prophète, « envoyé de Dieu sur terre », père, époux et leader religieux à la fois.
L’histoire de cette petite communauté a mobilisé cependant toute la Guadeloupe (département français de la Caraïbe dont la population s’élève à environ 400.000 habitants), grâce à une importante publicité organisée autour de l’emprisonnement de Michel Gamiette dû à la dénonciation de l’une des jeunes femmes qui l’accusait de coups et blessures, d’extorsion de fonds et de subornation. Il n’y a aucun doute que nous sommes en présence d’un type de mouvement religieux qui rentre dans la catégorie des groupes sectaires dirigés par des gourous aux pouvoirs de séduction et de manipulation sans bornes sur les adeptes au profil psychologique vulnérable. Au-delà du scandale créé par la petite communauté sous la direction du chef religieux, père et époux des 13 femmes, nous aimerions souligner le rapport implicite qu’entretient cette secte avec la question de la génération. En effet, on est frappé par la facilité avec laquelle des jeunes femmes, en général du niveau bac, et ayant déjà une spécialité comme laborantine, institutrice ou infirmière, ont pour la plupart reconnu être en rupture avec leur famille dans les déclarations qu’elles ont faites à l’inspecteur de police lors de l’arrestation de leur « prophète ».
La soumission absolue des jeunes femmes au chef, époux et prophète, est symptomatique de la situation de fragilité des institutions établies. L’une des adeptes avoue justement avoir circulé de religions en religions avant de trouver enfin « le prophète » : « J’ai un peu fréquenté les témoins de Jéhovah, les Adventistes, les Evangélistes, j’allais à la messe, mais je n’étais pas satisfaite ». Une autre soutient : « Depuis enfant je me pose des questions sans réponse, j’ai lu des livres...j’allais à l’église tous les dimanches, mais j’ai choisi cette religion parce qu’elle me satisfait totalement. »(13). La communauté avec le « prophète » représente une nouvelle famille spirituelle qui se donne clairement comme une famille patriarcale. Avec un leader religieux qui est en même temps père et époux, une autorité réelle est retrouvée, et apparaît rassurante dans un monde qui vient de subir des transformations par trop rapides, avec la déruralisation accélérée, la nécessité de vivre en HLM dans des appartements qui conduisent à l’individualisme et à l’oubli de la famille élargie traditionnelle. Mais ce qui donne à penser dans ce mouvement religieux, c’est le rôle dévolu à la femme âgée de 78 ans, Madame Lesuperbe, (« gadèdzafê ») : elle est appelée à authentifier auprès des autres femmes de la communauté la vocation de Michel Gamiette comme prophète. Retenons déjà que le recours à la « gadèdzafè » est le retour des croyances traditionnelles héritées de l’esclavage. Croyances qui paraissent fort bien rentrer dans une chaîne de signifiants avec autorité patriarcale, pratique de polygamie appelée « famille plurale », retour aux travaux agricoles, communauté de vie, sans que tout cela soit ressenti comme contradictoire avec l’attachement à la Bible. En ce qui concerne la doctrine mormone, tout se passe comme si l’essentiel était le témoignage personnel du « prophète », sa façon même d’être qui suscite l’adhésion des adeptes et qui fait passer au second plan tout élément doctrinal. On dirait ainsi que vers les années 1970 une génération nouvelle- en rupture avec les générations précédentes- apparaît en Guadeloupe et en Martinique, qui fait l’expérience d’une identité particulièrement menacée et qui, en cherchant de nouvelles assises culturelles, n’hésite pas à mettre ensemble les signifiants les plus hétérogènes.
Deux autres nouveaux mouvements religieux semblent suivre tout à fait le même chemin que les Mormons de la Guadeloupe.
Le Mahikari venu du Japon est aujourd’hui connu comme un mouvement qui rassemble des éléments de doctrine extrême-orientale et de la doctrine chrétienne (croyances apocalyptiques etc...). Il s’est propagé rapidement vers la Martinique, St Martin, la République dominicaine et Porto-Rico. En Guadeloupe et en Martinique, il dispose de plusieurs temples ou centres appelés dojo et l’essentiel des activités du culte consiste dans des pratiques thérapeutiques qui se réalisent à travers le geste de lever la main droite sur la zone malade du corps. Mais la conversion au Mahikari n’exige guère de l’individu qu’il abandonne sa religion antérieure, toutes les combinaisons religieuses étant acceptées. En revanche, le Mahikari propose une vision apocalyptique qui conduit le converti à croire qu’il fait partie de la dernière génération de l’histoire, parce qu’aujourd’hui les « esprits « des ancêtres » sont responsables des maladies et des malheurs divers qui frappent avec plus de force l’individu, la société elle-même et l’environnement. Il suffit pour retrouver la paix intérieure et la santé, et sauver le monde actuel, non pas de chasser les « esprits » des ancêtres, mais de les reconnaître en leur assignant une place dans son corps et dans son environnement, pour qu’ils cessent de persécuter les vivants. L’engouement suscité par le Mahikari en Guadeloupe comme en Martinique laisse comprendre qu’il apportait une réponse à un problème que les adeptes avaient quelque difficulté à exprimer et à assumer : le problème du rapport aux générations antérieures avec lesquelles les liens sont distendus. Plus l’héritage religieux est convoqué, plus sa légitimité est mise en question.
L’autre mouvement religieux qui traverse cette fois presque toutes les sociétés de la Caraïbe est le Rastafari.
Il est aujourd’hui suffisamment connu pour que je sois dispensé de retracer sa genèse, son expansion et sa doctrine dans les détails. Qu’il suffise de souligner un certain nombre d’aspects du Rastafari qui permettent d’entrer d’emblée dans la problématique de la génération. Tout d’abord, le Rastafari, connu comme un mouvement messianique, apocalyptique et millénariste, ne promeut pas la croyance en un paradis et un enfer situés au-delà du monde, mais il propose aux Noirs ayant vécu la Traite et l’esclavage de reconnaître sans complexe leur lien direct à la fois avec l’Afrique et avec les douze tribus d’Israël dont parle l’histoire biblique. A partir de là ce sont toutes les institutions issues du système esclavagiste et colonial qui sont en toute rigueur récusées comme l’ordre même du mal que les adeptes du mouvement appellent désormais « Babylone », reprenant ainsi un vocabulaire biblique dans la vie quotidienne. Dans cette perspective, le Rastafari demande aux Noirs de la Caraïbe de se considérer encore comme vivant à l’époque de l’esclavage et non pas comme simples héritiers de ce système. Ce faisant, le Rastafari met en place une nouvelle conception du temps qui se décline à la fois en termes de retour à l’Afrique, d’anamnèse de la Traite et de l’esclavage, et enfin d’imagination d’un futur - sur la terre - dans lequel l’oppression des Noirs prendra fin (vision millénariste).
Pour transmettre ce message, le mouvement ne dispose ni de temples, ni d’un corps de prêtres et de pasteurs, ni de pratiques rituelles arrêtées. Le message n’est pas fait non plus d’énoncés dogmatiques, chacun est libre de fabriquer ses propres combinaisons et de produire sa propre interprétation des textes bibliques, le plus important semble être la construction d’une nouvelle génération de Noirs qui sache reprendre avec ferveur la mémoire de la Traite et de l’esclavage pour y découvrir le secret de l’histoire biblique qui n’aura jamais été que celle de la Rédemption des Noirs cachée jusqu’ici par « les Blancs ». Effectivement, le Rastafari mobilise principalement les jeunes dans la société jamaïcaine et dans les autres pays de la Caraïbe et les pousse à revenir dans certains cas à la campagne où ils peuvent s’adonner à l’agriculture et développer une vie communautaire. La famille patriarcale est restaurée, pour manifester la rupture avec les codes de la famille monogamique occidentale. On découvre finalement que le Rastafari parvient à associer aux thèmes bibliques des thèmes venus des croyances africaines (possibilité pour l’individu de connaître une sorte de transe en fumant « ce qu’ils appellent « l’herbe sainte » ou « la ganja » afin d’augmenter, disent-ils les pouvoirs de communication avec « Jah » ou Dieu ; utilisation dans la musique reggae d’un système de répétition et d’improvisation qui fait retrouver le langage des ancêtres). Cependant les pratiques d’Obeahism et de Myalism qui représentent les pratiques de magie offensive et défensive héritées de l’Afrique et en usage pendant la période esclavagiste ne sont plus recommandées. Le Rastafari aboutit ainsi à créer de nouvelles formes de vie inédites, caractéristiques d’une hybridation culturelle, dans la mesureoùellesparviennentà intégrer constamment de nouveaux aspects importants de la modernité comme le sens de la liberté individuelle et le libre choix des croyances, en même temps qu’elles demeurent sélectives par rapport aux cultures africaines. L’Afrique vers laquelle le Rastafari prétend retourner demeure une Afrique imaginaire, celle que l’Ethiopie symbolisait, un peu comme l’Afrique est identifiée à la Guinée pour le vodouisant haïtien.
Le lien générationnel : entre mémoire et histoire
Edouard Glissant dans son Discours antillais(1981) soutient que la Conquête a réussi à mettre en échec la mémoire collective des Caraïbéens, car l’histoire révèle dans le monde antillais « des pans absents, des « hachures », des trous noirs à cause des deux moments inaugurateurs de cette histoire, le génocide indien et la déportation. Glissant en profite pour exprimer une distance critique par rapport à la philosophie de l’histoire des peuples européens, pour qui l’histoire suppose la progressivité, la continuité, le rattachement à une origine comme à une donnée première, et finalement un sens de l’universel conquérant, toutes conceptions qui se trouveraient absentes dans la Caraïbe. Il y a là un malentendu qui mérite d’être au moins mis en lumière.
La perspective apportée par Maurice Halbwachs (1925) et reprise par Paul Ricoeur (2000) permet de mieux cerner le problème perçu par Glissant. La distinction entre mémoire qui se rapporte au lien charnel qui met l’individu en contact avec le monde des ancêtres, et l’histoire qui suppose un rapport anonyme à l’origine, nous sert ici de fil conducteur. Ce qui se passe justement avec les religions afro-américaines, c’est ce rapport au lien généalogique comme rapport dominant et obsédant qui conduit l’individu à donner une place secondaire à l’histoire. Il faut comprendre en effet que l’histoire aujourd’hui demeure articulée à l’idée de nation, et que l’Etat dans la plupart des sociétés de la Caraïbe apparaît comme une institution allogène et qu’ainsi la citoyenneté est encore déficitaire, que ce soit dans les Antilles françaises, ou dans les pays récemment indépendants comme la Jamaïque ou encore dans un pays comme Haïti où l’Etat après l’indépendance en 1804 fonctionnait comme une administration coloniale pour les masses d’anciens esclaves devenus paysans.
C’est en particulier dans les nouveaux mouvements religieux qui ont du succès dans la Caraïbe depuis les années 1970 qu’on surprend le mieux ce rabattement passionné sur la mémoire plutôt que sur l’histoire. En effet, une nouvelle rupture des liens entre les générations semble s’être produite en sorte que les éléments qui contribuaient à fonder une identité culturelle sont devenus précaires. Ainsi, par exemple, tout héritage religieux africain est devenu de plus en plus obsolète et peut difficilement survivre comme à l’accoutumée au sein des églises établies qui, elles, connaissent des changements importants au niveau de la doctrine comme du culte en général depuis le concile Vatican II. Un autre régime du croire se met en place peu à peu depuis les années 1970 et pousse vers la recherche de divers éléments capables de colmater les brèches ouvertes par la crise de confiance dans les institutions religieuses établies officiellement. L’individu se croit désormais libre de prendre là où il peut les signifiants pour se former un système symbolique et se créer un espace intermédiaire de vie dans un contexte où les certitudes dogmatiques sont ébranlées. Mais dans la Caraïbe, il faut encore préciser la spécificité de ces mouvements. Tout se passe en effet comme si au cœur de ces mouvements une mémoire en défaillance était en train d’être ravivée, car avec les changements dûs à une plus grande avancée de la modernité (déterritorialisation, transnationalisation grâce à l’émigration vers les grandes métropoles, rôle du système scolaire et des médias), se trouve refusée une vision de l’histoire à laquelle des couches sociales de plus en nombreuses ne parviennent pas à s’identifier. Un rapport conflictuel est alors vécu avec la génération précédente. Le Rastafari sous ce rapport est paradigmatique car il donne à voir en toute clarté une forme nouvelle de remémoration de la Traite et de l’esclavage qui sont des événements fondateurs jusqu’ici peu pris en compte par les institutions (école, media, appareils de l’Etat) nationales.
En donnant en effet la préséance à la mémoire sur l’histoire, le Rastafari parvient à creuser l’écart culturel avec ces institutions qui apparaissent comme des sources continuelles de conflit.. C’est également ce que l’on observe avec le Mahikari par le rôle qu’il attribue aux ancêtres ou aux « esprits » des ancêtres, et avec les Mormons de la Guadeloupe qui, en restaurant la famille patriarcale s’adossent aux traditions africaines, sans pour autant s’y enfermer. Dans les camps marrons où se réfugiaient les esclaves en fuite, un espace collectif appelé « lakou » rassemblait les membres d’une famille patriarcale avec un chef religieux qui est en même temps époux de plusieurs femmes. Mais le lakou reprend et amalgame des éléments de la famille occidentale comme du lignage africain.
En définitive, dans les nouveaux mouvements religieux de la Caraïbe, ce qui importe pour le converti c’est de se retrouver au plus près de l’origine, de rétablir le lien généalogique brouillé par le cours actuel de l’histoire : on est contemporain de la Traite avec le Rastafari, également en contact permanent avec les ancêtres dans le Mahikari qui diffuse par ailleurs le thème d’une fin du monde qui s’approche à grands pas (comme chez les Témoins de Jéhovah, les Adventistes, et les Pentecôtistes). Les Mormons de la Guadeloupe se disent les « saints des derniers jours de la Guadeloupe », pendant qu’ils reconstruisent la famille africaine patriarcale des origines. De même on rejoint le temps du Christ avec le pentecôtisme qui favorise une mise à l’abri de l’individu par rapport à l’histoire en même temps qu’il procède à la mise en place d’une nouvelle combinaison des éléments des croyances africaines (conception du corps comme poreux au monde des « esprits », importance des rêves, interprétation des maladies comme signes d’élection spirituelle) avec les thèmes bibliques de péché et de Rédemption. Tout se passe comme si dans la conversion aux nouveaux mouvements religieux on représentait la dernière génération - ce qui suppose une disqualification de la génération précédente - et donc qu’en revenant à l’origine, on se projetait déjà - paradoxalement - à la « fin des temps ».
Genre: Femme Inscrit le: 13 Oct 2002 Sujets: 34 Messages: 4315 Localisation: GWADA, sé pa la mwen fèt mé sé la mwen ka rété!
Posté le: 05 Juil 2005 01:12 Sujet du message: Nouvelles "religions" aux Antilles
Interressant l'article
Que dire de plus, que la religiosité est très importante sous nos latitudes et que par conséquent, les sectes fleurissent tous les jours, comme les chanteurs/ses de zouk , et que par km2 et par habitant, la Guadeloupe et la Martinique doivent battre des records mondiaux.... _________________ C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air con.
Posté le: 05 Juil 2005 17:11 Sujet du message: Nouvelles "religions" aux Antilles
Pourquoi la manipulation fait-elle partie de ma signature d'après vous ?
Elle est partout ! Dans vos familles, à votre travail, aux informations...
Cela n'a rien de paranoïaque, rassurez-vous ! Il s'agit simplement et malheureusement de ce désir chez la plupart des gens d'avoir du pouvoir sur l'autre pour avoir toujours plus, plus plus, de sécurité financière, d'amour qu'ils ne sont pas capables de se donner à eux mêmes, etc. puisque nous sommes tous des névrosés parait-il, même si certains sont terriblement plus dangereux que d'autres.
Nous sommes tous aussi relativement fragiles, en particulier à certains moments sensibles de notre vie comme à l'entrée dans la vie d'adulte (ce qui concerne beaucoup de gens ici et qui attire justement les gourous ou pasteurs de tous bords...) ou lors de passages difficiles (ruptures affectives, deuils, perte d'emploi...). J'en ai fait moi-même l'expérience...
Le seul moyen de s'en prémunir est soit :
- de grandir aux milieu de parents éclairés et avertis qui savent donner à leurs enfants les armes : 1° pour avoir suffisamment confiance en eux dans leur vie d'adulte (en leur donnant un amour inconditionnel et en les encourageant sincèrement et totalement dans toutes leurs entreprises), 2° pour disposer d'un esprit critique suffisament développé pour passer au crible toutes les inepties qui leur seraient demandé de gober ;
- d'acquérir par soi-même cet esprit critique en se documentant auprès de spécialistes reconnus et en recoupant les informations recueillies entre plusieurs sources, et en faisant une thérapie si besoin est par exemple si vous décelez chez vous un manque de confiance en vous et en l'avenir, si vous sentez trop dépendant de l'amour des autres ou si malgré tout ce que vous avez vous n'arrivez toujours pas à vous sentir heureux.
Il n'y a pas de miracle : même pour le mental, ce sont les plus faibles qui se font dévorer.
Ce qu'il faut bien garder à l'esprit, c'est que les capacités intellectuelles n'ont rien à voir avec l'affectif.
Pour reprendre l'exemple de ces femmes pourtant brillament diplomées ou des ces hommes qui semblent avoir "réussi dans" la vie suivant les clichés sociaux en étant fonctionnaire et marié à une belle femme, il y a une femme de ma génération qui est diplômée de supelec et qui pour faire plaisir à son mari enseignant et moins diplomé qu'elle, a choisi d'être PE plutôt que de passer les concours d'ingénieurs de la fonction publique territoriale ouverts chaque année dans les DOM (il y a du boulot !). La raison, c'est qu'elle a le schéma dans la tête de sa mère qui ne travaillait pas et qui s'en remettait pour tout à son père. Résultat : la réussite pour elle après avoir été une élève bien sage à l'école qui a un gros diplome pour rendre fiers ses parents, elle doit être de même une épouse bien sage pour son mari et est convaincue que son bonheur ne passera que par la satisfaction des caprices, de l'égoïsme et de l'orgueil mal placé de son mari qui a peur que l'intelligence de sa femme ne lui fasse de l'ombre. Ta lè lè mari ï li a ké ï bat li pas' sa pé ké ï janmin djéri ï dè konplex li, i ké ï twouvé la vi drol é tout moun ké ï di yo pa wè ayin malgré sa té za koumansé dépi la ! _________________ Comment les fous-fascistes arrivent-ils au pouvoir ?En manipulant les peuples !
Genre: Homme Inscrit le: 28 Fév 2004 Sujets: 145 Messages: 13391 Localisation: Sur la route ...
Posté le: 06 Juil 2005 00:12 Sujet du message: Nouvelles "religions" aux Antilles
Je savais précisemment que vous deux répondriez à ce sujet
Les antilles sembles avoir encore plus besoin de spiritualité que d'autres parties du monde (je me base sur un constat personnel, en comparant avec la métropole, vu que ces jours-ci il faut être très minutieu dans ce qu'on avance ...)
Se faire traiter de "bête de satan" par un adulte à l'école parce qu'on ne va pas à l'église, ça fait se poser des questions sur la place de la religion en Guadeloupe, même à 4 ans!
C'est aussi étrange de voir des "entreprises" qui incluent beucoup trop de "spirituel" dans leur fonctionnement, moi j'appelle ça des sectes ...
En gros on a l'impression qu'en guadeloupe c'est une église pour tous et chacun son église ...
Le texte effectivement donne des pistes pour comprendre ce besoin de spirituel dans la société antillaise, et une fois de plus on en revient à l'esclavage...
C'est fou à quel point un évènement duquel on parle si peu régit le comportement de chaque antillais !
Par contre je ne connaissait pas le mahikari, quelqun a plus d'informations ? _________________ "Sachant que tu n'es pas noir, qui es-tu ?"
Posté le: 06 Juil 2005 01:37 Sujet du message: Nouvelles "religions" aux Antilles
Jârvis a écrit:
Je savais précisemment que vous deux répondriez à ce sujet
Je savais qu'tu savais... et même que tu l'as fait exprès!
Jârvis a écrit:
Les antilles sembles avoir encore plus besoin de spiritualité que d'autres parties du monde
Faudra que tu expliques ça bien... sinon tu vas te faire... jeter !
Jârvis a écrit:
C'est aussi étrange de voir des "entreprises" qui incluent beaucoup trop de "spirituel" dans leur fonctionnement, moi j'appelle ça des sectes ... En gros on a l'impression qu'en guadeloupe c'est une église pour tous et chacun son église ...
Le problème c'est que pratiquement personne ne s'est rendu compte qu'en même temps que certaines "guerres saintes" (deux mots antinomiques pour moi ! ) faisaient des ravages, les missionnaires de toutes sortes d'églises venus notamment des US sont allés patiemment et savamment (par le biais d'aide au développement par exemple) "coloniser" les esprits de tous pays du Nord comme du Sud, y compris dans les petites îles du Pacifique où j'ai constaté sur place il y a déjà 14 ans les nouveaux "dégats" (j'ai assisté à des fêtes bidons - sous des prétextes faux après vérifications - organisées autour d'un pasteur US m... de passage durant lesquelles les polynésiens donnaient jusqu'à un tiers de leurs salaires grâce à un conditionnement social à se faire bien voir en donnant beaucoup d'argent à l'église) après le siècle des grandes colonisations, et la Caraïbe n'y échappe pas. Un prêtre Vaudou (pratique contre laquelle je n'ai rien à dire a priori) disait à l'Atrium l'an dernier qu'en Haïti il combattait le planning familial et la contraception parce que son pays avait d'après lui besoin que les femmes "pondent" un maximum d'enfants en prévision de la "perte pour le vaudou" de ceux qui se convertiraient au christianisme. L'île de la Gonâve serait déjà entièrement convertie et donc sous contrôle d'églises étazuniennes. Au Brésil, ils sont pratiquement en passe de prendre le pouvoir politique...
Attention Danger ! Les intégrismes les plus sectaires sont en marche sur toute la planète. Nous allons vers une radicalisation des attitudes, notamment politiques. Personnellement, je ne vois aucune issue, et les conflits internationaux (qui ont déjà débuté) semblent inévitables. Mais surtout individuellement, je pressens une montée de l'intolérance à travers la morale à la petite semaine et une perte d'humanité au sein de beaucoup de populations y compris les nôtres.
Jârvis a écrit:
Par contre je ne connaissait pas le mahikari, quelqun a plus d'informations ?
Genre: Homme Inscrit le: 28 Fév 2004 Sujets: 145 Messages: 13391 Localisation: Sur la route ...
Posté le: 06 Juil 2005 01:50 Sujet du message: Nouvelles "religions" aux Antilles
Anacaona a écrit:
Jârvis a écrit:
Les antilles sembles avoir encore plus besoin de spiritualité que d'autres parties du monde
Faudra que tu expliques ça bien... sinon tu vas te faire... jeter !
Simplement du fait qu'il me semble qu'en europe occidentale, la religion soit moins présente dans les actes et les pensées quotidiennes, ou plus précisemment, que l'athéisme soit beucoup mieux accepté et moins exeptionnel qu'aux antilles. Maintenant quand je vois ce qui se passe en afrique de sud, aux etats-unis et au moyen-orient, je me dis que l'europe occidentale, et la france font figure d'exeption dans les pays monothéistes. _________________ "Sachant que tu n'es pas noir, qui es-tu ?"
Posté le: 06 Juil 2005 02:09 Sujet du message: Nouvelles "religions" aux Antilles
Jârvis a écrit:
Maintenant quand je vois ce qui se passe en afrique de sud, aux etats-unis et au moyen-orient, je me dis que l'europe occidentale, et la france font figure d'exeption dans les pays monothéistes.
Méfies-toi, la nature a horreur du vide ! Il y a en France un retour important vers les pratiques religieuses quelqu'elles soient. Déjà durant mes études, mon esprit d'ouverture (excusez du peu... ... mais pas toujours partagé par ceux qui se disent mieux que les autres... ) m'a amenée à me retrouver dans des milieux pratiquants très différents (catholiques ouvriers ou médecins, prostestants, musulmans...) bien présents dans le mileu universitaire... _________________ Comment les fous-fascistes arrivent-ils au pouvoir ?En manipulant les peuples !
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Posté le: 13 Oct 2006 14:10 Sujet du message: Nouvelles "religions" aux Antilles
Un petit up, puisque le sujet est à la mode.
On remarque que le ton n'est pas du tout le même que dans l'autre sujet... _________________ "Sachant que tu n'es pas noir, qui es-tu ?"
Genre: Homme Inscrit le: 12 Oct 2005 Sujets: 4 Messages: 45 Localisation: 75 - Paris
Posté le: 06 Nov 2006 16:28 Sujet du message: Nouvelles "religions" aux Antilles
greeting & welcome in the name of imperial majesty
cet article est marrant surement ecris par un inculte car RASTAFARI avant tout est le nom d'une personne et RASTAFARI est loin d'etre une religion c un empreur avant tout qui a fait afront au occidentaux comme son l oncle la fait avant lui (menelik II)
EN 1930 MARCUS MOSHIA GARVEY a dit regardez vers l'afrique un roi noir sera couronné cela a tout d'une prophecie mais lui etait pas rastafari il etait crhetiens
RASTAFARI est un mot ethiopien qui veut dire "chef qui sera craint"
HAILE SELASSIE = pouvoir de la trinité
mais c'est personne qui ont fait cet article ne savent-ils pas que RASTAFARI MAKONEN est CHRETIEN ORTHODOX l'une des plus vieille eglise au monde (pas chretien en se temps)mais deja par le biais de MOISE car sa femme habitait les regions ou se trouve aujourd8 la nubie l'ethiopie et qui sont les 1er a avoir eu l'evangile pays chretiens en 34 et pas 1 ou 2 sieclesapres la venue du messie
il devait parler de tous sa s'il parlent de RASTAFARI
la plupart des religions nommées ensuite prennent naissance en occident et en majeur parti découlent de la reunion de 1885 a berlin qui avait pour objectif d envoyer des missionaires en ethiopie (anciens nom de l'afrique) pour la departager et soit disant la civilisée
par contre j aurai bien aimée avoir les coordonées de ceux qui ont ecris cela car fesant parti de l O N G que sa majesté HAILE SELASSIE a crée en 1937 qui agis celon un gouvernement pour tout le peuple noir du monde je me doit de leur envoyer un ptit mot pour qu'il fasse un démentis
merci bcp d'avoir mis cet article en ligne
et merci d'en débattre
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