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Nos ancêtres les Karibs
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  Au coeur des Dom-Tom:   Sujet: Nos ancêtres les Karibs

Snaïka'
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 #1 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 06 Oct 2005 02:21

Depuis plusieurs millénaires, diverses peuplades du continent Sud Américain migrèrent dans les Antilles et quelques siècles avant notre ère, les Arawaks occupèrent l'ensemble de l'archipel.
De mœurs assez pacifiques, ces Amérindiens s'occupaient pour l'essentiel à la culture, la pêche et à l'art de la poterie.
Mais cette douceur de vivre fut brutalement interrompue à compter du XIIème siècle par les redoutables Caraïbes (ou Karibs ou Kalinas), tribu originaire, elle aussi, de l'Amérique du Sud.
Les nouveaux conquérants, guerriers redoutables étaient cannibales de surcroît (le nom indien de Kalinas, hommes féroces, a donné par altération en espagnol “Canibal”.




La migration des Karibs.


A partir de 1 000 apr. J.-C., les populations Karibs qui vivent aussi dans la forêt amazonienne, ont atteint la mer et se lancent à la conquête des îles. Comme leurs prédécesseurs, ils passent d'îles en îles et atteignent les Grandes Antilles au début du XVème siècle. Dans le journal de voyage de Colomb, il est souvent fait état de ces Caraïbes qui pratiquent le cannibalisme. Dans le journal de bord de Colomb, Las Casas note, le 28 novembre 1492, alors que l'expédition longe les côtes cubaines : « Tous ces gens rencontrés jusqu'aujourd'hui ont une immense crainte des Caniba ou Canima, et ils disent qu'ils vivent dans l'île de Bohio, laquelle doit être grande à ce qu'il lui paraît et il pense que ces Caniba viennent prendre ceux d'ici sur leurs terres et en leurs maisons parce qu'ils sont très poltrons et ne se connaissent pas en armes ».

Il y a très peu de différences culturelles entre les deux groupes : Arawaks et Karibs appartiennent à la même aire anthropogéographique, l'ensemble forestier de l'Amazonie brésilienne. Les conceptions culturelles et les pratiques quotidiennes - civilisation du manioc amer - possèdent de nombreux points communs ; la différence principale réside dans l'emploi de langues différentes ce qui conduit à une situation particulière dans la société caraïbe : elle se caractérise donc par une diglassie car les femmes parlent une langue différente de celle des hommes ; lors de la conquête des îles, les Karibs tuent les hommes et gardent les femmes qui parlent Arawak.



Karaib

Le mot karib signifie homme fort, homme guerrier. Les chroniqueurs du continent sud-américain mentionnent que l'homme blanc est souvent appelé karib parce qu'il fait la guerre et dispose d'armes puissantes. Et si ces Amérindiens se présentent comme des Karibs, c'est bien pour montrer qu'ils sont des guerriers et n'ont rien perdu de leurs valeurs guerrières. Du Tertre, dans son Histoire générale des Antilles, indique que les Amérindiens de la Guadeloupe et de la Dominique se présentent comme des Calinagos pour se différencier des Galibis de la terre ferme. Le terme Calinagos fait référence au mythe de Kalinago, le héros éponyme des Caraïbes.

L'association Karib/cannibale a été fort importante tant dans l'imaginaire collectif que dans les conséquences relatives à l'exploitation des îles. Les cannibales pouvaient être directement réduits en esclavage, tout comme les s.odomites et ceux qui reniaient la foi chrétienne après avoir été convertis. Déclarer qu'un groupe est cannibale c'est pouvoir le mettre directement en esclavage.

Le Père Breton, dans son histoire de la Guadeloupe, mentionne la haine inexpiable des Karibs envers les Arawaks. Les guerres particulièrement nombreuses sur le continent sud-américain auraient contraint les Karibs à quitter la terre ferme pour se réfugier dans les îles où ils ont chassé des Arawaks anciennement installés. Cette différenciation très simpliste entre les bons Arawaks et les méchants Karibs ne résiste pas à l'étude des textes. Le vendredi 12 octobre 1492, le jour de son arrivée aux Bahamas, on peut lire dans le Journal de bord de Colomb : « J'en ai vu quelques uns qui avaient des marques sur le corps ; ils m'ont fait comprendre que sur d'autres îles voisines, des hommes venaient ici qui voulaient s'emparer d'eux et qu'ils s'en défendaient ». Or Colomb est loin de la zone traditionnelle des Karibs : ceux-ci viennent tout juste d'atteindre Boriquen. Si les Indiens craignent la venue d'autres hommes qui viennent les prendre, il s'agit très probablement d'Arawaks qui vivent dans les îles avoisinantes et non de Karibs. D'autre part les moyens de navigation, les canoës, permettent certes d'embarquer une quarantaine de personnes, mais la navigation est hauturière et s'effectue d'île en île. Dans les Antilles, toutes les îles sont visibles les unes par rapport aux autres. Partir de Porto-Rico pour atteindre San Salvador exige de s'éloigner des côtes et de naviguer en pleine mer. Ceci montre bien qu'il est difficile de faire la différence entre Karibs et Arawaks d'autant que les moeurs de ces deux communautés sont très proches.

Les Calivinys, parents de la grande famille caraïbe

Avec l'arrivée des derniers amérindiens connu sous le nom de caraïbe-calivinys et constituant le troisième courant de peuplement céramique s'achève brusquement la croissance organique de la civilisation Arawaks dans cette région. Débutant au VIIe siècle, cet migration se développera par la suite aux grands Antilles jusqu'à l'arrivée des Européens. Les Calivinys passent pour avoir été les groupes ethniques les plus guerriers et sont apparentés à la grande famille caraïbe (galibi) du continent sud-américain. Si les guerriers caraïbes exterminèrent la plus grande partie des populations males précédentes, ils garderont les femmes de ces derniers comme épouses. Il en résulta la dualité linguistique et la miscégénations.

De tous les peuples amérindiens, les « Kallinagos » était parmi ceux qui présentaient la plus grande résistance psycho-sociologique et culturelle. Ils avaient une conscience de groupe très développée, choisissant plutôt de disparaître physiquement que d'être absorbée. En parlant de caraïbe, le père Labat déclarait qu'aucune nation de la terre n'était plus jalouse de son indépendance que ces insulaires et pour montrer la fierté de leurs sentiments il ajoutait : regarder de travers un caraïbe, c'est le battre, et le battre, c'est le tuer ou être tué par lui.

La société et les moeurs des habitants des îles.

Colomb indique que les îles qu'il a visitées lors de son second voyage sont sujettes aux incursions de cannibales dont un ou deux mettent très souvent en déroute une troupe d'Indiens. Ces Karibs mènent des guerres continuelles contre des Indiens de moeurs très douces. La légende propagée par Colomb et les premiers découvreurs veut que deux groupes distincts soient en présence : des Arawaks doux et craintifs dans les Grandes Antilles et des Karibs, féroces, cruels et cannibales qui occupent les Petites Antilles. Or ce n'est pas si simple.
Ces Amérindiens sont avant tout des agriculteurs, pratiquant une culture sédentaire du manioc amer. Ce manioc est très souvent cité dans les mythes et légendes amérindiennes. Les conditions de survie biologique des Arawaks et des Karibs sont les mêmes ; seules les structures et la conception du monde pourraient les différencier.

Les conditions biologiques et économiques de la forêt amazonienne, dont ils sont originaires, les ont contraints à se rassembler en groupes relativement nombreux, séparés les uns des autres par de larges espaces forestiers, ce qui leur permet de disposer de vastes zones de chasse, de pêche et de culture dont l'exploitation est parfaitement définie. De cet isolement naissent frictions et incursions de groupes voisins, incursions appelées guerre.



C'est donc avec un bagage culturel commun - la civilisation du manioc amer - qu'Arawaks et Karibs ont entrepris, à des périodes différentes, la même migration à travers les Antilles. Les racines de manioc se conservent dans la terre, celle-ci faisant office de garde manger. Ces racines sont récoltées au fur et à mesure des besoins. Ce système de garde manger a pour conséquence une absence d'accumulation de la production de la part des individus ou d'un groupe social car sans effet sur le groupe social. L'outillage ne se transforme pas car il n'y a aucun intérêt à augmenter la production. Il en résulte un pouvoir politique réduit à l'extrême. Les chefs de guerre ne disposent du pouvoir que pendant les expéditions ; ils rentrent dans le rang dès que celles-ci sont terminées. Enfin, la culture sur abattis-brûlis et l'épuisement assez rapide des sols conditionne un habitat fait de constructions légères et facilement renouvelables au gré des déplacements.

Le mythe religieux général est celui d'un combat cosmique qui oppose génies protecteurs (héros, civilisateurs) et les mauvais génies (démons) ; ce combat s'achève par un anéantissement général de l'univers suivi d'une renaissance. Le principe qui domine est celui de la lutte quotidienne de l'ancêtre fondateur et de ses intercesseurs considérés comme bénéfiques contre les mauvais esprits capables de se métamorphoser en animal épouvantable, de tourmenter leurs victimes en songe ou en prenant place dans le corps où l'âme de leur victime.

Pour se concilier les forces de la nature, ils s'imposent des sacrifices, font des offrandes et des libations à leurs ancêtres ou recourent au service d'un grand-prêtre (homme médecine). Ces forces sont omniprésentes et peuvent agir de leur propre initiative ou par pur arbitraire.




Sources:
http://www.antilles-guide.com/fr2/archipel/TOUT%20SUR%20L'ARCHIPEL.htm
http://www.antilles-info-tourisme.com/guadeloupe/histoire.htm
http://ordesiles.free.fr/gwada/amerindiens.php
http://www.caraibes-antilles.com/guadeloupe/indiens.html

Dans la série "Nos ancêtres...", consultez aussi:

* Nos ancêtres les Garifunas

* Nos ancêtres les Yorubas
* Nos ancêtres les Mandingues
* Nos ancêtres les Kongos
* Nos ancêtres les Taïnos
* Nos ancêtres les Wayanas

et très bientôt:

* Nos ancêtres les Arawaks
* Nos ancêtres les Macuas
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 #2 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 06 Oct 2005 02:45

La colonisation française de la Guadeloupe

1626 : Fondation, avec l'appui de Richelieu, de "la Compagnie de Saint-Christophe", pour "exploiter et mettre en valeur" les Antilles.

C'est au flibustier normand Pierre Belain d'Esnambuc que l'on doit le début de la colonisation des Petites Antilles. Grâce à son insistance auprès de Richelieu, l'ambitieux ministre du roi Louis XIII, il réussit à le convaincre que des îles pleines de richesses, sont encore à prendre aux indes occidentales.

Sous l'impulsion du cardinal de Richelieu, nommé à la tête du gouvernement royal en 1623, la France cherche alors à se doter d'une politique coloniale.

D' Estambuc obtient la création de l'Association des Seigneurs de la compagnie des Isles de l'Amérique.

Il établit une première colonie à Saint-Christophe (Saint-Kitts).


Le flibustier Pierre Belain d'Esnambuc (1585-1636)


Pendant quelques années il va partager l'île avec les anglais de Thomas Warner arrivés deux ans plus tôt.

Ils fondent la première colonie antillaise des deux puissances pourtant rivales, ce qui vaudra à cette île d'être considérée comme la "colonie mère des Indes occidentales".

Unis dans l'extermination des indiens caraïbes, la France et l'Angleterre se partagent l'île : Nord et Sud aux Français, centre aux Anglais.

Les plus puissants colons de la partie française de Saint-Kitts, des corsaires normands devenus planteurs de tabac, fondèrent en 1626 la "Compagnie de Saint-Christophe", dont le principal actionnaire n'est autre ... que le cardinal de Richelieu.

1635 : début de la colonisation de la Guadeloupe

Charles Liénard de l'Olive et Jean Duplessis d'Ossonville, gentilshommes normands et fidèles lieutenants de d'Esnambuc, s'étaient brillamment illustrés pendant la conquête de Saint Christophe (l'actuelle Saint-Kitts) alors capitale des toutes nouvelles Antilles françaises.

L'Olive s'y était établi mais souhaitait maintenant posséder une île bien à lui, à ne pas partager avec les anglais.

ll alla lever des fonds à Dieppe et s'associa avec du Plessis pour la réalisation de cet ambitieux projet.

12 février 1635 : la Compagnie de Saint-Christophe devient "la Compagnie des Isles d'Amérique"

Le 12 Février 1635 est fondée la Compagnie des Isles d'Amérique qui succède à la Compagnie de Saint-Christophe (créée en 1626).

Elle regroupe marchands normands et corsaires.

En échange du monopole du commerce entre la seule métropole et les Antilles, elle est chargée par Louis XIII de coloniser et de valoriser toute la région.

Ses directeurs, sous la présidence de Nicolas Fouquet, accordent aux sieurs Liénard de L'Olive et Duplessis d'Ossonville le privilège de coloniser la Guadeloupe, la Dominique ou la Martinique.

25 Mai 1635 : Charles Liénard de l'Olive et Jean Duplessis d'Ossonville quittent Dieppe, sur deux navires, pour les Antilles, emmenant avec eux les dominicains Pierre Pélican, Raymond Breton, Nicolas Bréchet et Pierre Gryphon chargés d'évangéliser les Caraïbes.

Par quelle île commencer et laquelle choisir ?

La première qu'ils rencontrèrent le 24 juin, trop montagneuse, ne leur plut pas. Il fallut que M. D'Esnambuc, directeur de la Compagnie des Isles, se déplaçât en personne pour que l'île méprisée fût reconnue le 15 septembre 1635 au nom du Roi de France : c'était la Martinique.

M. d'Esnambuc quitte la Martinique en novembre 1635 après y avoir construit un fort et placé Jean du Pont comme gouverneur.

En retournant à Saint-Christophe, d'Esnambuc s'arrête à Dominique où il laisse comme gouverneur Philippe Levayer de La Vallée. Les Français se retireront bientôt de l'île et seul le clergé y aura une mission. Entre-temps, les Caraïbes de la Martinique, alliés à ceux de la Guadeloupe, de la Dominique et de Saint-Vincent, soit 1500 guerriers, attaqueront Du Pont à la Martinique. Mais, après avoir été victimes d'une slave mortelle des Français, les Caraïbes concluront avec eux un traité. Du Pont ira ensuite à Saint-Christophe pour rendre compte de son gouvernement à d'Esnambuc, mais il sera pris en route par les Espagnols qui le garderont prisonnier pendant trois ans à Santo Domingo.

Pendant ce temps les deux normands Duplessis d'Ossonville et L'Olive, déçus par la Martinique ont abordés la Guadeloupe par le Nord-Ouest.

Le 28 juin 1635, Duplessis et l'Olive accostent du côté de Pointe-Allègre (Sainte-Rose).


Mandatés par la Compagnie des Ïles d'Amérique, les Français débarquèrent à la Pointe Allègre le 28 juin 1635 sous la conduite de Duplessis et de Liénal de l'Olive avec quatre religieux de l'ordre de Saint Dominique choisis par les soins de Richelieu et quatre cents colons engagés par contrat pour trois ans.

Belain d'Esnambuc était réputé pour son sens des relations qu'il souhaitait amicale avec les indiens caraïbes, qu'i considérait comme des alliés potentiels contre les anglais.

En dépit des bons rapports qu'ils entretinrent au début avec les Caraïbes une guerre acharnée contre les indiens Caraïbes va très vite être déclarée.


L'extermination systématique de la population autochtone fut entreprise sans doute du fait de Lienard de l'Olive, particulièrement brutal, autoritaire et sans scrupule alors que Duplessis était plutôt présenté comme un homme loyal.

Malheureusement Duplessis ne vécut que quelques mois sur l'île "aux belles eaux°, la mort le prit le 4 décembre de la même année.

L'extermination du peuple Caraïbe :

De l'Olive, devenu seul gouverneur de l’île, commence alors une guerre d'extermination acharnée contre les indiens Caraïbes.

Le 26 janvier 1636 L'Olive déclare la guerre aux indiens, guerre qui durera jusqu'en 1639.

Elle se soldera par l'éradication presque complète des indigènes, exterminés par les guerres, les épidémies, l'alcool.

De l'Olive s'installe à la place d'un village Caraïbe où il fait construire le Fort Royal (actuel Vieux Fort) pouvant ainsi surveiller une grande partie de la côte.

12 décembre 1637 : L'Olive est de nouveau confirmé comme gouverneur de la Guadeloupe par Richelieu .

En 1641, après plusieurs années de guerres et massacres perpétrés par les colons, grâce à l'action d'Aubert, gouverneur de la Guadeloupe, un traité de paix fut conclut entre les derniers indiens caraïbes survivants de la Guadeloupe et les Français.

Par ce traité, les indiens acceptent de quitter définitivement l'île afin de rejoindre la Dominique.

Sources
http://www.flibustier.com
http://www.karaibes.com/histoire3.htm
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 #3 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 06 Oct 2005 02:50

La cuisine

Les préparations culinaires des « karibs » habitant des Antilles avant l'arrivée de Christophe Colomb au 15e siècle, étaient principalement limitées au rôtissage et au boucanage. Ils enfilaient de la viande par morceaux sur une brochette de bois qu'ils mettaient dans le feu. Ils ne prenaient pas le temps d’évider ni de plumer les gros oiseaux tels que les poules, les ramiers et les perroquets. Ils les faisaient cuire avec leurs plumes.

Héritage
Au croisement de la France, de l'Inde et de l'Afrique, la cuisine antillaise est un savoureux métissage. Elle garde intact le souvenir des Indiens caraïbes avec son matoutou de ouassous, mélange de manioc et de ouassous (écrevisses locales qu'on appelle z'habitants à la Martinique), les produits de la mer, le boucanage et l'usage du piment.

Source
http://www.rfo.fr/article95.html
http://www.delhaize.be/food/globalcuisine/french_antilles/_fr/the_creolian_kitchen.asp

A consulter: Origines cuisine antillaise
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 #4 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 06 Oct 2005 02:55

Les indiens Caraïbes en Dominique




La Dominique est la seule île de la Caraibe où ont survécu des Indiens caraïbes. Ils sont environ 3000.

La Dominique (La dernière réserve des indiens caraïbes) par Carole PITOLIN


Citation:
 
LA RESERVE DANS UN CONTEXTE PARTICULIER

Quand un Dominicais me parle des Indiens Caraïbes, il n'omet pas de me parler du racisme qui existe entre ces indigènes, au nombre de 3500 et la population noire. Ils étaient traités d'"inférieurs", de " bons à rien ", de " stupides ". Ceci leur donnait une mauvaise image d'eux-mêmes, ils couraient se cacher dès qu'ils apercevaient quelqu'un, autre qu'un des leurs. Même si aujourd'hui les mœurs ont beaucoup évolué, il n'en reste pas moins que, moins marquée, la ségrégation existe toujours ; les Indiens Caraïbes, pour leur part, se considèrent Caraïbes, avant d'être des Dominicais. Aussi, en dépit d'un métissage qui tend à s'opérer, il est encore très difficile pour un Noir d'être accepté dans la réserve, d'autant plus que pour avoir le droit d'y résider, il faut entre autre, y être né, y avoir vécu douze ans ou être né d'un parent Indien Caraïbe.

La terre est sacrée

A la question : " quelle est la particularité du territoire ? ", une femme Caraïbe m'a répondu que "la terre est au centre de tout" : elle est et reste leur propriété collective en passant de génération en génération, elle ne s'achète, ni ne se vend.

Ainsi, la possession de la terre est une question majeure : les Indiens Caraïbes estiment que la parcelle qu'on leur a attribuée depuis l'indépendance en 1978, n'est pas suffisante et tendrait même à diminuer. C'est en cela qu'ils se sentent délaissés par le Gouvernement, et pensent être mal représentés en la personne de François Barrie, secrétaire parlementaire, représentant des Indiens Caraïbes. Le conseil du territoire, conseil municipal en quelque sorte, formé de six membres sous la houlette du chef Hilary Frederick, se penche essentiellement sur ce problème.

D'autre part, le territoire reste confiné dans les activités traditionnelles peu rémunératrices, où l'agriculture tient une large part. Cependant, la réserve manque cruellement d'eau : l'eau courante est inexistante, les femmes et les jeunes filles doivent donc aller en chercher dans l'une des très rares fontaines situées au bord des routes ou la récupèrent à la rivière.

Le travail est une non-valeur

J'ai pu constater un niveau de vie très pauvre. Même si la plupart des hommes travaillent dans les champs ou sont pêcheurs, l'inactivité est courante dans la réserve. En fait, les Indiens Caraïbes ont toujours tenu à garder leur " indépendance " vis-à-vis du travail. D'une certaine manière, ils sont oisifs : ils ont refusé de travailler dans les plantations, et ont préféré se suicider ( Il n'en est pas de même pour la communauté indienne de l'Inde, à qui on fit appel au 19ème siècle ). Leur revenu moyen est de 600 dollars EC par mois, ( soit environ 1.200 francs). Par ailleurs, pour confirmer leur position vis-à-vis du travail, je souligne que comme les Indiens du Vénézuéla, les Indiens Caraïbes avaient l'habitude d'organiser des cérémonies pendant lesquelles ils inhalaient de la drogue, leur donnant ainsi une vision du monde des esprits. Aujourd'hui, la drogue (marijuana) est consommée à outrance, et devient un véritable fléau social. Il en est de même pour l'alcool.

Une nativité mal maîtrisée

La plupart des femmes s'occupent des enfants et du ménage : elles ont en moyenne cinq enfants à charge, sont sans travail, et parfois sans mari. La croissance démographique dans la réserve ne cesse de croître, donnant lieu à une population très jeune. Ainsi, le village de Sineku, qui est d'ailleurs le plus pauvre, enregistre le plus fort taux de grossesses juvéniles. Le gouvernement encourage le planning familial, et donne gratuitement des contraceptifs. Une jeune femme Caraïbe dont j'ai fait la connaissance, m'a confié qu'elle avait trois enfants, et en attendait un autre - elle vivait avec un homme, mais n'était pas mariée et était sans emploi. Quand je lui ai demandé si elle n'avait jamais pensé à la contraception, elle m'a répondu ne pas s'en préoccuper.

En conclusion, on est très loin des valeurs occidentales, avec une vision très différente de la terre, du travail et de la famille. Cependant, comme je vais le montrer, des besoins nouveaux se font sentir.

(...)


UNE POPULATION EN MARGE DE LA CONSOMMATION ?

Des produits nouveaux

L'agriculture demeure la principale activité économique des Indiens Caraïbes, qui consomment essentiellement ce qu'ils cultivent, soit des bananes, des ignames, des madères et autres. Une autre grande activité est la culture de coco, permettant de faire de l'huile et du savon pour l'île. Ils plantent des tomates, du thym, des concombres, dans leur jardin ainsi que quelques arbres fruitiers. Ils font également un peu d'élevage de poulets, cochons...

Aujourd'hui, leur régime alimentaire a quelque peu changé : quand bien même la cassave produite à partir du manioc, resterait un de leurs mets favoris, et le piment, leur principal condiment, ils consomment moins de poisson, qu'ils peuvent trouver dans les petites boutiques possédant les seuls congélateurs de la réserve. Dans les bars, les hommes se retrouvent pour boire du rhum en grande quantité. Ils ont donc maintenant un besoin d'argent pour acquérir les biens qui ne sont pas produits dans la réserve.

Le troc ne suffit plus
En effet, j'ai pu constater que, pour les produits de la réserve, les Indiens Caraïbes utilisent le troc. Il s'agit essentiellement des produits alimentaires que j'ai nommés précédemment.

Cependant, cette pratique tend à diminuer, car leur besoin en produits " nouveaux " augmente, ce qui les sensibilise de plus en plus à la monnaie. Ils cherchent donc des activités pour s'en procurer, malgré une approche très particulière du travail.

Leur culture, aujourd'hui une source de revenu

Les Indiens Caraïbes réalisent maintenant que l'industrie touristique peut leur apporter un revenu et des emplois. L'artisanat tend à être la principale activité des femmes, qui fabriquent des paniers de différentes formes, à partir des feuilles de laouman, et divers autres objets, pour différents usages. Ceux-ci sont vendus dans la réserve à des prix différents, fonction du temps de travail nécessaire à la réalisation et du coût du matériel utilisé. Ces produits sont également présents dans la ville de Roseau, mais à un prix nettement supérieur. Ils ne maîtrisent donc absolument pas la commercialisation de leur artisanat. Il s'est également formé des groupes artistiques dans la réserve. Karifuna, créé en 1978, est l'un des plus importants, ils essayent ainsi d'obtenir des ressources par la présentation de leur culture.

(...) 
 





http://www.sunsetbayclub.com/fr/visitdominica.html
http://www.afcam.org/PAYS/DOMINIQUE.htm
http://www.ac-guadeloupe.fr/Cati971/snd_degre/Droit_de_lHomme/archives/approche_m_e/dominique_indiens.htm#reserv3
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 #5 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 06 Oct 2005 03:22

A lire

La Vie quotidienne des Indiens Caraïbes aux Petites Antilles : XVIIème siècle.

Ils vont nus, s'enduisent la peau de rouge et portent des couronnes de plumes sur la tête. Lorsque Christophe Colomb aborde les Petites Antilles lors de son second voyage, en 1493, les Caraïbes entament un siècle et demi de résistance. Forts de leur réputation de guerriers farouches et cannibales, ces Amérindiens vont défendre leurs îles contre les Espagnols, bientôt concurrencés par les flibustiers français, anglais et hollandais. en sillonnant les mers, ces flibustiers, que les Indiens accueillent ou tolèrent, annoncent une prise de possession qui fera des Petites Antilles des colonies européennes. A partir de 1625, avec la prise de l'île de Saint-Christophe, le territoire des Caraîbes va se réduire aux îles de Saint-Vincent et de la Dominique, en l'espace de 40 ans.



Source
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 #6 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 06 Oct 2005 15:42

A voir

MUSEE DEPARTEMENTAL D'ARCHEOLOGIE PRECOLOMBIENNE ET DE PREHISTOIRE
1, rue de la Liberté, Fort-de-France Tel 05 96 71 57 05. Du lundi au vendredi, de 8h à 17h et le samedi de 9h à 12h. Entrée 3,05 €/ adulte et 1,52 € pour les enfants de moins de 12 ans. Il restitue l'histoire de la civilisation arawak et son anéantissement par les Indiens caraïbes. Résultats des fouilles menées localement, les collections rassemblent plus de deux mille pièces de l’époque précolombienne, en particulier des céramiques et outils en pierre ou coquillages datant des Amérindiens de la lointaine antiquité (jusqu’à 4 000 ans avant J.-C.). Le musée est situé près de la place de la Savane, entre le fort Saint-Louis et la bibliothèque Schoelcher, dans un ancien bâtiment militaire du XIXe siècle. Il est fermé le dimanche.

La Paille Caraïbe (Atelier de Vannerie)
2, rue de la Vannerie
Mornes des Esses - 97230 Sainte-Marie
Tél: 05 96 69 83 74 - Fax : 05 96 69 98 95
Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30, le samedi de 8h30 à 12h30.
Entrée libre.
Héritage des Indiens Caraïbes. Les matériaux et les techniques sont identiques à ceux des premiers habitants de la Martinique.

Unique dans la Caraïbe, cet atelier montre la technique de tissage utilisés par le Indiens Caraïbes.

Le Cachibou et l'Aroman, les deux plantes de bases de la vannerie, sont transformées en fines et larges lanières pour la confection d'objets de formes et de motifs originaux.

Souvenirs authentiques à partir de 3 euros.

LE MUSEE EDGAR CLERC
Situé au parc de la Rosette, sur le terrain d'un ancien camp militaire dans la commune du Moule, le musée Edgar Clerc a été inauguré en 1984.

Spécialisé dans la présentation des cultures pré-colombiennes(arawak, caraibes notamment), le musée a été constitué à partir des dons d'Edgar-Clerc.
On y trouve donc de nombreux objets (vases,amulettes, pierres à 3 pointes, coquillages, sculptures, poteries etc) permettant de mieux comprendre, de mieux appréhender la vie des 1ers habitants de la Guadeloupe.

Le musée présente également d'autres facettes de la Guadeloupe (faune, insectes etc).

Né en 1915, Edgar Clerc est connu pour ses nombreuses fouilles archéologiques en Grande-Terre et surtout au Moule (ex. à Morel).
Fondateur de la Société d'histoire de la Guadeloupe, il décèdera en 1982.


Sources
http://www.aux-antilles.fr/martinique/art-culture/musees.htm
http://martiniquetourism.com/trade/productview/270
http://www.azurcaraibes.com/azurcaraibes/news.php?action=aff&id_p=28&id=8
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 #7 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 06 Oct 2005 16:52

L'art Karib

Les Caraïbes étaient un peuple qui possédait une grande sensibilité artistique.Ils excellaient dans les domaines d'artisanat tel la poterie, la céramique et la fabrication de vases, de coupes et de pots. Ils avaient aussi une parfaite connaissance de la vannerie.



Les Caraïbes ne peignaient pas leurs poteries qui n'étaient fabriquées que par les femmes. Elles étaient ornées de petites représentations animales ou humaines modelées, ou encore de décors linéaires incisés.



Contrairement à l'art taïno, l'art caraïbe était figuratif, très réaliste. Le thème le plus fréquent était celui d'une tête d'homme dont la bouche est ouverte et dont les yeux pleurent.

Les poteries caraïbes étaient peu esthétiques.




Source

http://www.ac-guadeloupe.fr/Cati971/Prem_Degre/ZEP2/histoire/Les_Caraibes/Les_poteries_/les_poteries_.html
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 #8 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 07 Oct 2005 02:10

félicitations snaika, c'était très instructif.

merci encore.
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 #9 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 07 Oct 2005 12:53

whitey a écrit:
 
félicitations snaika, c'était très instructif.

merci encore.  
 


Idem
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 #10 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 07 Oct 2005 13:07

Snaïka' a écrit:
 
les Arawaks occupèrent l'ensemble de l'archipel. 
 


On n'oublie pas le skyblog http://arawaks.skyblog.com/ choix volontaire bien évidémment
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 #11 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 08 Oct 2005 14:45

Petit bémol à ton exposé trés sympa: d'après un auteur anonyme redécouvert récemment par les chercheurs, les arawaks étaient également des cannibales.

Les manuels d'histoire un peu ternis parlent souvent des gentils arawaks, pacifiques, cultivateurs et des méchants kalinagos, guerriers, nomades cueilleurschasseurs. C'est une dichotomie trés réductrice. Souvenons nous en!!! Résultat: on a toujours dit que seuls les kalinagos étaient d'affreux cannibales!!!! Ben c'est po vrai...
C'est important de le noter, car on a trop souvent dit que les arawaks gentils tout pleins s'étaient faits mangés et décimés par les cruels caraibes vilains, pas beaux, guerriers et mangeurs d'arawaks. Ben, en fait, le cannibalisme de la caraibe comme celui de l'Amazonie, est un système réciproque: un cannibale mange donc un autre cannibale!!! Evidemment, pas question de se faire des grosses ripaille, hein???? c'est avant tout rituel, et non pas pour survivre . Les iles des petites Antilles avaient de quoi faire palir un paysan du XVIIème sicèle en France. D'ailleurs, les premiers chroniqueurs notent souvent que les kalinagos ( ou caraibs, ou caribs...) étaient bien ventrus ... z'avaient a manger à foison!!!


Voili
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 #12 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 08 Oct 2005 14:55

il me semble qu'elle l 'a dit

Citation:
 
Cette différenciation très simpliste entre les bons Arawaks et les méchants Karibs ne résiste pas à l'étude des textes. Le vendredi 12 octobre 1492, le jour de son arrivée aux Bahamas, on peut lire dans le Journal de bord de Colomb : « J'en ai vu quelques uns qui avaient des marques sur le corps ; ils m'ont fait comprendre que sur d'autres îles voisines, des hommes venaient ici qui voulaient s'emparer d'eux et qu'ils s'en défendaient ». Or Colomb est loin de la zone traditionnelle des Karibs : ceux-ci viennent tout juste d'atteindre Boriquen. Si les Indiens craignent la venue d'autres hommes qui viennent les prendre, il s'agit très probablement d'Arawaks qui vivent dans les îles avoisinantes et non de Karibs. 
 
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 #13 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 08 Oct 2005 17:04

Salut

Bof, elle vient d'arriver sur le vol Diwana
"ne-la-graisses-pas" Whitey...on va encore nous accuser de faire (sous-)frire les nouveaux

Bienvenue Diwana
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 #14 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 08 Oct 2005 17:36

Diwana a écrit:
 
Petit bémol à ton exposé trés sympa: d'après un auteur anonyme redécouvert récemment par les chercheurs, les arawaks étaient également des cannibales.

Les manuels d'histoire un peu ternis parlent souvent des gentils arawaks, pacifiques, cultivateurs et des méchants kalinagos, guerriers, nomades cueilleurschasseurs. C'est une dichotomie trés réductrice. Souvenons nous en!!! Résultat: on a toujours dit que seuls les kalinagos étaient d'affreux cannibales!!!! Ben c'est po vrai...
C'est important de le noter, car on a trop souvent dit que les arawaks gentils tout pleins s'étaient faits mangés et décimés par les cruels caraibes vilains, pas beaux, guerriers et mangeurs d'arawaks. Ben, en fait, le cannibalisme de la caraibe comme celui de l'Amazonie, est un système réciproque: un cannibale mange donc un autre cannibale!!! Evidemment, pas question de se faire des grosses ripaille, hein???? c'est avant tout rituel, et non pas pour survivre . Les iles des petites Antilles avaient de quoi faire palir un paysan du XVIIème sicèle en France. D'ailleurs, les premiers chroniqueurs notent souvent que les kalinagos ( ou caraibs, ou caribs...) étaient bien ventrus ... z'avaient a manger à foison!!!


Voili
Moi je les aime bien les kalinagos, i vivaient mieux que nous autres, nan?? 
 


Effectivement c'était stipulé mais je te remercie tout de même d'avoir éclairci un point. Indien Caraïbe est l'expression utilisée par les européens pour désigner les Kalinagos.
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 #15 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Karibs   Posté le: 09 Oct 2005 18:53

Salut Snaïka et la Compagnie (des indes de l'ouest )


Je ne suis pas si affirmatif que vous au moment d'affirmer que des peuples indigènes auraient été des "mangeurs d'hommes", l'une des méthodes les plus anciennes pour envoyer à la guerre les indécis (ceux de son propre camp) c'est de salir l'image de l'adversaire.
les mots et les expressions utilisées varient peu :
On dira haut et fort un tel est un monstre sanguinaire sans coeur, sans pitié et sans dieu :
exemple : attila, gengis kahn croisades etc...
On mentira sur sa force de frappe :
ILS ONT LA BOMBE ATOMIQUE !
documents (trucqués) à l'appui
Les indiens sont des sauvages qui scalpent les anglais !
on omettra (volontairement) de dire que c'est pour prouver aux français qu'ils ont tué des tuniques rouges et se faire payer en liquide. (tafia)
les africains ont un vieux proverbe :
Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur.

La version d'un chef Caraibe de la Dominique :
http://www.ecaraibes.com/article/article.asp?id_article=11392996875

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