Accueil www.volcreole.com
Le site de référence des Dom-Tom !


 :: Connexion :: S'enregistrer :: Profil :: Messages privés :: Membres :: Album Photos :: Forum :: Chat :: Rechercher :: FAQ :: Annuaires :: Agenda :: Vidéos  :: 


[documentaire] mémoire de l'esclavage


Répondre au sujet    Accueil » Forum » Littérature - Art - Culture: [documentaire] mémoire de l'esclavage S'abonner au Flux Rss Littérature - Art - Culture Partager ce sujet sur Facebook Partager ce sujet sur Twitter Partager ce sujet sur Myspace Partager ce sujet sur Del.icio.us Partager ce sujet sur Digg Partager ce sujet sur Google bookmarks Partager ce sujet sur Netvibes Partager ce sujet sur Viadeo Partager ce sujet sur Linkedin Partager ce sujet par email 
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  A la une :: Imprimer ce sujet 
Auteur Message
Annonces
  Littérature - Art - Culture:   Sujet: [documentaire] mémoire de l'esclavage

chadeque
Siège service Siège service



Genre: Femme
Inscrit le: 08 Avr 2005
Sujets: 42
Messages: 715
Localisation: Pays de la Teranga
 #1 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: [Documentaire] mémoire de l'esclavage   Posté le: 20 Oct 2005 17:11

Ci-dessous un article paru ce jour dans libé "un documentaire revient sur la mémoire de l'esclavage, noirs souvenirs à l'écran"

En France, 2005 restera une année «noire». Choix d'une date de commémoration pour l'abolition de l'esclavage, provocations de Dieudonné ­ qui a mis en concurrence la mémoire de l'esclavage et la Shoah ­, mobilisations d'historiens pour rendre à cette partie de l'histoire de France la place qui lui est due, émergence d'un supposé «racisme antiblanc» lors des manifestations lycéennes de mars. Et ce documentaire, Noires Mémoires (1), décrivant ce qui reste de l'esclavage dans les populations noires de France aujourd'hui.

Sur le même sujet

* «Un silence perçu comme un complot»

Ses auteurs ­ un Noir, un Créole et un Blanc, Sylvère Henri Cissé, journaliste, Luc Laventure, directeur des antennes de RFO, et François Rabaté, réalisateur ­ ont tenté de revenir de façon apaisée sur la question. Ils sont allés à la rencontre de gens de tous bords. Les paroles, souvent sincères, parfois violentes, se dégagent. En ressort une impression d'allers-retours permanents entre ce passé non digéré et ce présent toujours compliqué lorsqu'on est noir en France.

«On a eu l'impression d'ouvrir des plaies non cautérisées», dit Luc Laventure. Il raconte la révélation chez certains d'une forme de «douleur enfouie». «Quand il y a de tels échos, c'est qu'il doit y avoir souffrance et maldonne», ajoute-t-il.

Souffrance ? Celle de cette institutrice, impuissante dans le documentaire face à la question de son élève. Elle fait émerger une histoire familiale jamais exprimée : «L'esclavage ? J'étais incapable de m'en souvenir, j'ai besoin de savoir plein de choses pour pouvoir avancer. Je n'ai pas envie que cela ressurgisse car cela va faire sortir tellement de choses.»

Remuer les origines, c'est aussi complexe. Stéphanie est une adolescente blanche. Sa mère est noire. Pourtant, Stéphanie se sent «noire». Quant à sa mère, lorsqu'elle promenait sa fille enfant, on lui disait : «C'est vous, la nounou ?»

Et l'avenir ? Sourira-t-il à ces deux petites soeurs installées dans la Creuse ? On leur prédit un futur radieux. Leurs commentaires sur leurs premiers pas au village ? «Avant, ils n'en avaient pas, de Noirs. De temps en temps, ils nous appelaient "merdes noires".»

Parler de l'esclavage ­ dont on a à vrai dire assez peu parlé ­, c'est une autre manière de dire les discriminations. L'écrivain Claude Ribbe relie le passé au présent dans le film : «A Bordeaux, il n'y a plus de bateau, il n'y a plus de traite, il reste le racisme. Le mal vient de là.» A Nantes, la ville a effectué un travail de mémoire, mais l'histoire reste à fleur de peau : la statue de l'esclave et de ses chaînes a été mise à terre, et les chaînes ont été remises autour des pieds de la statue.

Dans Noires Mémoires, le footballeur champion du monde Lilian Thuram raconte comment il s'est fait arrêter par un policier gare de Lyon. Le flic lui demande ses papiers. Thuram rétorque : «Pourquoi n'arrêtez-vous que les Noirs ?» Finalement, le policier le reconnaît, fait un «oohh !» de confusion. Thuram : «Quand vous devenez célèbre, il n'y a plus de couleur.» Il ajoute : «Je me considère noir, il y a un truc trop lourd à porter. On m'a déjà dit : toi, si on n'était pas allés chercher tes ancêtres en Afrique, tu serais encore un sauvage.» Le maire adjoint à la jeunesse de Bagneux, Jean-Claude Tchikaya (MDC), raconte l'étonnement, la colère et parfois le contentement des mariés qui le voient arriver ceint de son écharpe tricolore. Il explique : «Une de mes ambitions, c'est qu'être français ne soit pas être blanc.»

Le documentaire décline un tableau nuancé des perceptions. Aux Antilles, de l'esclavage, il y a une «overdose», dit une jeune femme. «En Martinique, tout nous rappelle qu'on a été esclave un jour.» Pas en France, où les traces sont moins visibles. Bakary dit ne pas savoir où il habite, justement. «Quand je vais en Afrique, ils m'appellent toubab.» Founé en convient : «A Barbès, je suis une personne comme une autre ; les Blancs, on a l'impression que c'est eux qui font tache.»

Parler de cette mémoire enfouie, à quoi ça va servir ? Certains y sont opposés, persuadés que cela risque de poser les Noirs en victimes, d'ouvrir une boîte de Pandore. La chanteuse Bam's se dit «partagée» sur le fait de remuer ou non ce passé : «A certains moments, je me dis oui, il faut en parler ; à d'autres, on zappe tout ça, il faut avancer.» Zapper. Pour Laventure, pas question. «Si tu ne sais pas d'où tu viens, tu ne sais pas où tu vas. Dans la vie, on ne peut pas faire des choix si on ne sait pas ça.» Lui et ses acolytes ont fait le leur.

(1) Le 26 octobre sur RFO.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=332348

Deux passages m'ont fait particulièrement réagir :
1/"En ressort une impression d'allers-retours permanents entre ce passé non digéré et ce présent toujours compliqué lorsqu'on est noir en France."
enfin ca y est c'est dit
2/ "Aux Antilles, de l'esclavage, il y a une «overdose», dit une jeune femme"
est-ce vrai ? (janm te ale mwen pa konnen!)
Revenir en haut
      
lorela
Siège service Siège service



Genre: Femme
Inscrit le: 16 Avr 2005
Sujets: 33
Messages: 754
Localisation: Saint Martin
 #2 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: [Documentaire] mémoire de l'esclavage   Posté le: 20 Oct 2005 23:31

Moi je suis pour le débat et toi, plutôt pour ou contre?
Revenir en haut
      
galak
Charter Charter



Genre: Homme
Inscrit le: 22 Juil 2002
Sujets: 100
Messages: 3524
Localisation: Montpellier
 #3 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: [Documentaire] mémoire de l'esclavage   Posté le: 21 Oct 2005 11:03

chadeque a écrit:
 

(1) Le 26 octobre sur RFO.
 
 


Là est le problème : une émission sur ce sujet ne passe que sur une chaîne "non métropolitaine".

Est ce dans les Dom que la mémoire de l'esclavage est l'enjeu actuel ? Je comprends l'éventuelle remarque d'"overdose" de mémoire dans les DOM, mais en métropole...


Galak, à petite dose
Revenir en haut
      
chadeque
Siège service Siège service



Genre: Femme
Inscrit le: 08 Avr 2005
Sujets: 42
Messages: 715
Localisation: Pays de la Teranga
 #4 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: [Documentaire] mémoire de l'esclavage   Posté le: 21 Oct 2005 19:28

lorela a écrit:
 
Moi je suis pour le débat et toi, plutôt pour ou contre? 
 


j'aimerais bien aussi qu'il y ait débat et que le sujet soit abordé pas seulement sur rfo comme le souligne justement Galak
souvent c'est la passion qui l'emporte et les débats ne sont pas très constructifs
Revenir en haut
      
robè
Siège service Siège service



Genre: Homme
Inscrit le: 22 Oct 2004
Sujets: 74
Messages: 1590
Localisation: 972 - Martinique
 #5 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: [Documentaire] mémoire de l'esclavage   Posté le: 21 Oct 2005 20:02

c'est un truc pour les antillais de France, principalement......
ce qui est amusant c'est que cela vient de Laventure, lui et son frère ont toujours été engagé dans l'assimilation la plus totale, servant de relais à la France dans les DOMs, bizarre ce truc.......
il surfe sur la vague?
Revenir en haut
      
Sap
Siège service Siège service



Genre: Femme
Inscrit le: 06 Mar 2005
Sujets: 15
Messages: 1853
Localisation: Paris/Guadeloupe
 #6 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: [Documentaire] mémoire de l'esclavage   Posté le: 24 Oct 2005 13:43

Au fait, Laventure est antillais ou guyanais ? J'ai un doute.
Revenir en haut
      
Missyna alna
Classe Eco Classe Eco



Genre: Femme
Inscrit le: 12 Mai 2006
Sujets: 70
Messages: 7721
Localisation: PACA
 #7 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: [Documentaire] mémoire de l'esclavage   Posté le: 09 Mai 2018 16:35

Diffusion sur ARTE et FRance ö.
Visible en replay provisoirement jusqu'à fin juin 2018: https://www.arte.tv/fr/videos/068406-001-A/les-routes-de-l-esclavage-1-4/
Visible sur Youtube :

Série de documentaires de 54 minutes : « Les Routes de l'esclavage »
Réalisation : Daniel Cattier / Juan Gélas Fanny Glissant

Citation:
 
Phénomène mondial
Menée dans huit pays, avec l’éclairage croisé d'historiens européens, africains et américains, cette ambitieuse série documentaire retrace la tragique épopée de la traite négrière au travers de ses circuits et de ses territoires. Pour la première fois, le film décrypte un phénomène mondial, à l'origine de la plus grande déportation de l'histoire de l'humanité. Par le prisme de la géographie et de l’économie, cette ample investigation historique, nourrie de témoignages et subtilement illustrée par des séquences d'animation, analyse ce système de domination massive au nom du profit – le commerce, l’émergence du capitalisme, la construction de la race, le colonialisme – et en restitue la violence et la barbarie. Loin du discours moralisateur ou victimaire, la série met aussi au jour avec acuité les traces profondes que cette histoire universelle a imprimées à notre monde contemporain, deux siècles après l'abolition de l'esclavage. Magistral.
 
 


Citation:
 

Les routes de l'esclavage (1/4) 476-1375 : au-delà du désert


Domination, violence, profit : le système criminel de l'esclavage a marqué l'histoire du monde et de l'humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace pour la première fois la tragédie des traites négrières. Captivant et implacable. Premier volet : de la chute de Rome en 476 à la fin du XIVe siècle.

Après la chute de Rome en 476, les peuples (Wisigoths, Ostrogoths, Berbères, Slaves, Byzantins, Nubiens et Arabes) se disputent les ruines de l'Empire. Tous pratiquent l'asservissement – "esclave" viendrait du mot "slave". Mais au VIIe siècle émerge un Empire arabe. Au rythme de ses conquêtes se tisse, entre l'Afrique et le Moyen-Orient, un immense réseau de traite d'esclaves, dont la demande ne cesse de croître et qui converge vers Bagdad, nouveau centre du monde. Après la révolte des Zanj – des esclaves africains –, qui s'achève dans un bain de sang, le trafic se redéploie vers l'intérieur du continent. Deux grandes cités commerciales et marchés aux esclaves s'imposent : Le Caire au nord, et Tombouctou au sud, place forte de l'Empire du Mali d'où partent les caravanes. Au fil des siècles, les populations subsahariennes deviennent la principale "matière première" de ce trafic criminel.




Les routes de l'esclavage (2/4) 1375-1620 : pour tout l'or du monde



Domination, violence, profit : le système criminel de l'esclavage a marqué l'histoire du monde et de l'humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace la tragédie des traites négrières. Deuxième volet : 1375-1620. À l'issue des croisades, l'Europe à son tour se tourne vers l'Afrique, source d'immenses richesses...

À l'issue des croisades, l'Europe à son tour se tourne vers l'Afrique, source d'immenses richesses. Contournant les musulmans en Méditerranée, les navigateurs portugais, qui convoitent l'or du continent, entreprennent en pionniers de le conquérir, et reviennent avec des milliers d'esclaves, issus notamment du royaume Kongo, pour les vendre en Europe du Sud, avec la bénédiction de l’Église. Sur l’île de São Tomé, sorte de "laboratoire" de l'esclavage situé au large du Gabon, ils passent du négoce de captifs à la production d'esclaves au service d'une plantation sucrière à la rentabilité inégalée, et mettent en place la première société esclavagiste. À partir de 1516, la découverte du Brésil ouvre de nouvelles routes de traite, inaugurant le commerce triangulaire entre les continents – or, esclaves, sucre. Bientôt apparaissent les premières communautés armées de fugitifs, les mocambos.



Les routes de l'esclavage (3/4) 1620-1788 : du sucre à la révolte



Domination, violence, profit : le système criminel de l'esclavage a marqué l'histoire du monde et de l'humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace pour la première fois la tragédie des traites négrières. Troisième volet : de 1620 à 1789, de la guerre du sucre aux premières voix qui s'élèvent contre la barbarie de la traite.

Imitant le modèle portugais, Espagne, Hollande, France et Angleterre, en quête de colossaux profits, se disputent les Caraïbes pour y cultiver la canne. L'Atlantique devient le champ de bataille de la guerre du sucre, laquelle va multiplier les routes de l'esclavage à grand renfort d'investissements, avec la complicité des banques et des compagnies d'assurances. Alors que les méthodes s'industrialisent et que la terreur s'intensifie – razzias, tortures et décapitations publiques pour prévenir toute rébellion –, près de 7 millions d'Africains sont entraînés dans la tourmente, vendus par des marchands locaux à des flibustiers et armateurs négriers, tandis que s’élèvent en Europe les premières voix contre la barbarie de la traite, socle du capitalisme émergent.

Les routes de l'esclavage (4/4) 1789-1888 : les nouvelles frontières de l'esclavage


Domination, violence, profit : le système criminel de l'esclavage a marqué l'histoire du monde et de l'humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace la tragédie des traites négrières. Le dernier volet débute en 1789. À Londres, Paris et Washington, le courant abolitionniste gagne du terrain...

À Londres, Paris et Washington, le courant abolitionniste gagne du terrain. Après la révolte des esclaves de Saint-Domingue, la Grande-Bretagne abolit la traite transatlantique en 1807. Mais l'Europe, en pleine révolution industrielle, ne peut se passer de la force de travail des esclaves. Pour satisfaire son besoin de matières premières, elle repousse les frontières de l'esclavage, fermant les yeux sur les nouvelles formes d'exploitation de l'homme au Brésil et aux États-Unis. En Afrique, l'Europe se lance dans de nouvelles conquêtes coloniales. À l'heure où la traite légale est enfin interdite, la déportation des captifs africains va exploser, plus importante que jamais. En cinquante ans, près de 2,5 millions de personnes sont déportées. 
 
Revenir en haut
      
Montrer les messages depuis:   
Répondre au sujet    Accueil » Forum » Littérature - Art - Culture: [documentaire] mémoire de l'esclavage Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1
    
 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum

Tags
Copyright Volcreole © 2001-2018
Syndication (RSS 2.0)  Suivez-nous sur Facebook  Suivez-nous sur Twitter  Suivez-nous sur Google+

Charte | Contacts | Favoris | Accueil | Rechercher | Pseudos | Album Photos | Groupes | FAQ | Forum | Sujets | Sélection | Actualités | Partenaires | Bannières | Videos Tags | Annuaires | Agenda | Loto | Vidéos | Archives