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Nos ancêtres les Wayanas


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  Au coeur des Dom-Tom:   Sujet: Nos ancêtres les Wayanas

Snaïka'
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 #1 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 09 Nov 2005 02:00

Afin de poursuivre la série Nos ancêtres les... ou l'Histoire des peuples voici l'histoire d'un peuple amérindien de Guyane: Les Wayanas




Qui sont les wayana ?


Le peuple wayana est un des peuples les plus anciens de la Guyane française.
Ayant bénéficié d'un siècle de relatif isolement du à l'absence de pression réelle de la part des occidentaux, il a conservé un authentique patrimoine culturel transmis au fil des générations par l'intermédiaire de chamanes conteurs (celui qui est chargé de communiquer avec les esprits, bons ou mauvais, par exemple pour guérir une maladie, préparer une bonne chasse ou protéger le village).



Issus de la fusion de nombreux clans installés depuis plusieurs siècles autour des montagnes Tumuc Humac, la population wayana se chiffre aujourd'hui à 1400 personnes. On peut distinguer les wayana de la Guyane française, des wayana du Brésil et de ceux du Surinam. Les premiers ont pu conserver leur patrimoine culturel à l'abri du « nouveau monde » assez longtemps pour qu'il n'ait pas été modifié ou oublié. Les autres ont généralement été parqués dans des réserves : les wayana du Brésil vivent mélangés à la population Apalai un autre clan amérindien, sous l’égide de la Fondation Nationale de l'Indien (FUNAI) et de missionnaires évangélistes dans la réserve du Parque indigena tumucumaque tandis que ceux du Surinam sont soumis aux exigences d'autres missionnaires protestants américains. Les Wayana de la Guyane Française, pour la plupart, sont répartis à l'heure actuelle principalement sur la rive française du haut Maroni et également sur la rivière Tampoc. On y retrouve également un autre peuple indien « les Teko ».



Sources:
http://guyane.rfo.fr/article62.html
http://www.freinet.org/creactif/blain/cm/1999/WAYANAS.htm


Dans la série "Nos ancêtres...", consultez aussi:

* Nos ancêtres les Garifunas

* Nos ancêtres les Yorubas
* Nos ancêtres les Mandingues
* Nos ancêtres les Kongos
* Nos ancêtres les Taïnos
* Nos ancêtres les Karibs

et très bientôt:

* Nos ancêtres les Arawaks
* Nos ancêtres les Macuas
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Snaïka'
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 #2 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 14 Nov 2005 03:15

Leur mode de vie


Ces peuples Wayana hormis quelques différences entre eux, vivent sensiblement de la même façon. Afin d'apprécier à sa juste valeur, les traditions wayana, il faut , dans un premier temps se départir du cliché colonialiste lié à la tenue et aux pratiques prêtées aux indiens depuis très longtemps. Un très grand nombre de ces amérindiens subissant la colonisation depuis un certain nombre d'années déjà, ont pour la plupart développé des habitudes de vie occidentales. Ils se mettent au diapason des technologies nouvelles tout en les adaptant à leurs modes de vie traditionnels. La majeure partie de la population des peuples amérindiens a, maintenant, l'accès au savoir occidental instruit dans des écoles bâties à l'intérieur de leurs villages, afin de lutter contre l'analphabétisme. De moins en moins d'amérindiens restent attachés à leur mode de vie ancestrale, intéressés par l'amélioration de leurs vies quotidiennes apportée par la France

Le mode de vie des Wayana qui est un peuple dont la colonisation est récente constitue, par conséquent, une preuve essentielle des coutumes traditionnelles proches de ce qu'elles étaient avant dénaturation.

Des similitudes existent dans le mode de vie des Wayana avec ceux des autres peuples amérindiens.

Traditionnellement les hommes Wayana vont habituellement vivre dans le village de la jeune femme qu'ils épousent. Leurs principales activités pour se nourrir se résument à la pêche et la chasse : la modernisation aidant, il est aujourd'hui beaucoup plus facile pour les Wayana contemporains de chasser : le fusil remplaçant dorénavant l'arc à flèches, même le mode de pêche traditionnelle des wayana a été dénaturé par l'utilisation d'hameçons ainsi que de filets.
La pêche traditionnelle des Wayana autrement dit pêche à la « nivrée » ne se pratique plus aussi souvent que dans le passé. Néanmoins, elle constitue, encore aujourd'hui, compte tenu de ses résultats spectaculaires, un modèle d'ingéniosité dans l'art de la pêche en Guyane. Le rituel consistait à battre une liane hali hali dans l'eau de la rivière, afin d'en libérer de la roténone, une substance toxique pour les poissons mais inefficace pour l'homme. Une fois, cette action menée à bien, les poissons asphyxiés remontaient à la surface et étaient récupérés par des wayana se mouvant sur l'eau à l'aide de leur pirogue. Une fois par an, on organisait le rituel de la grande nivrée où l'on pouvait parfois récupérer jusqu’à une tonne de poissons.

A voir: La liane mystérieuse film dans lequel des chercheurs suivent les Wayanas durant cette pêche originale. Ce film a obtenu le Prix du Jeune Jury au festival " 7e Art et Sciences " Noirmoutie ainsi que le 1er prix du Jury Jeune - Prix Marine.



Une partie des Wayana, ayant quelque peu délaissé la pêche et la chasse, est restée fidèle aux valeurs traditionnelles.

Ces Wayana survivent grâce à leur artisanat qui est resté très développé : Ce sont principalement les femmes qui composent les poteries et les objets divers tels que les parures et bijoux avec des techniques ancestrales conservées au sein de leur communauté depuis les temps anciens. Ils se regroupent principalement sous forme de villages de 20 à 30 personnes disposés légèrement en hauteur le long des cours d'eau importants. Ces villages traditionnellement placés sous l'autorité des anciens, changeaient d'emplacements tous les sept ans environ.

Depuis une vingtaine d'années, les Wayana sont devenus sédentaires à cause de l'installation d’écoles, de postes de santé, de points d'eau et de l'opportunité d'amasser de l'argent par l'activité de travaux temporaires rémunérés ainsi que par l'accès facilité à des fournitures occidentales.

La première conséquence de cette sédentarisation du village traditionnelle a été un accroissement de la population villageoise. Certains villages comptent aujourd'hui jusqu’à 200 habitants. On dénombre maintenant bon nombre de maisons individuelles qui sont placés sur pilotis pour la plupart.



L'Orok, costume des Indiens wayana du Brésil



Ce spectaculaire costume amazonien représente le monde comme les Indiens wayana se le représentent, divisé en trois niveaux:
en bas, le Monde du Dessous, évoqué avec des plumes d'oiseaux aux couleurs sombres, comme le curassow;
au centre, le Monde du Milieu, avec des plumes du toucan qui niche dans les étages moyens de la jungle;
en-haut, le Monde du Dessus, avec des plumes des macaos et des harpies qui volent dans la canopée et le ciel. Ce costume représente aussi le dieu Orok, une divinité sous-marine.

Le chamane du village a fabriqué cette parure sur une armature en rotin en forme de bouclier. Au cours d'une longue cérémonie d'initiation appelée Maraké, les jeunes garçons doivent danser en portant serré sur leur torse ce costume, mais c'est en fait une épreuve qu'ils doivent surmonter pour montrer à tous leur courage.
En effet, des fourmis piquantes sont coincées à l'intérieur de l'armature, et même une fourmi-balle dont la morsure provoque un choc aussi violent que celle d'une balle de calibre 22. Les piqûres sont aussi sensées injecter dans le corps du garçon la force et l'énergie nécessaires pour devenir un homme, c'est à dire un futur mari et guerrier.



Le passé des Wayana, mélange d'histoire et de mythologie, a été conservé par l'intermédiaire des chanteurs conteurs. L'un des plus connus est décédé en 2001. Il s'appelait « Kuliyama » et était considéré comme « la plus importante bibliothèque Wayana ». Jean Chapuis est l'un des seuls anthropologues à avoir retranscris la tradition oral de ce conteur Wayana

Sources:
http://guyane.rfo.fr/article62.html
http://danslapeaudunpapou.survivalfrance.org/journal-musee.html
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Snaïka'
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 #3 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 14 Nov 2005 03:33

Origine culturelle des « Wayana »


Contrairement à l'histoire occidentale, dans l'histoire Wayana, les éléments religieux font partie intégrante de l'histoire. Elle se divise en 4 parties :

Etitoponpë pihtële : l'origine du monde
Elle débute avec la création du monde tel que les Wayana le perçoivent : c'est la période des transformations. Le monde était loin d’être figé dans des formes : tout pouvait se transformer en tout. C'est à cette époque que furent conçus tous les éléments (plantes, animaux, montagnes, mer, fleuves...) qui composent notre monde actuel. On fait également la connaissance du créateur du monde des Wayana « Kuyuli » ainsi que de son frêre « Mopo ». Dans la culture Wayana, ce monde des débuts perdure, encore aujourd'hui, mais dans une autre dimension à laquelle seuls, les chamanes peuvent accéder.

Ulinumtop eitoponpë uhpak : les guerres d'autrefois
Nous quittons la genèse du monde et nous rentrons dans l'histoire. C'est la période des guerres entre les clans, les hommes de ce temps étaient bornés et sauvages, animés d'une fureur vengeresse destructrice et en même temps rongés par la peur et les frustrations. L'univers surhumain n'est pas en reste avec l'apparition de héros mythiques tel que Kailawa et Sikëpuli dont la présence sera déterminante pour la suite de l'histoire wayana.

Kailawa Eitoponpë : la geste de Kailawa
Le geste de Kailawa parle du nettoyage clanique dans lequel on est confronté à la technique violente que Kailawa utilisa pour unifier les clans, l'intervention de Sikëpuli dans son dessein et finalement l'arrivée d'une paix durable entre les peuples qui demeur encore aujourd'hui d'actualité. Cette partie raconte comment le héros Kailawa s'y est pris pour unifier les clans afin de bâtir une paix durable.

Hemalë Eitoptom : Les temps modernes
La paix instaurée, une intense période de troc entre les différentes ethnies va prendre forme. Dans la tradition orale transcrite du conteur Kuliyaman, cette période est surtout marquée par le contact avec les non indiens, les blancs et les Aluku (peuples d'origines africaines descendants d'esclaves, établis près du fleuve Maroni). C'est une époque correspondant aussi aux épidémies relatives à l'arrivée de ces nouvelles populations.

Sources:
http://guyane.rfo.fr/article62.html
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 #4 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 14 Nov 2005 03:34

Une disparition programmée


Les Wayana ainsi que les autres populations Amérindiennes du bassin du Maroni et de ses affluents, sont, aujourd'hui, victimes de répercutions liées directement à l'orpaillage : Après la seconde ruée vers l'or provoquée par la découverte d'un autre filon en 1992, de nombreux sites clandestins ont vu le jour. Aujourd'hui, cette exploitation clandestine de l'or prend des proportions incroyables : les nombreuses associations de défense des populations amérindiennes recensent environ 10 000 travailleurs clandestins sur des camps d'orpaillage, 30 barges flottantes sur le fleuve Approuague et 12 camps d'orpaillage dans la réserve naturelle des Nouragues. Le documentaire du journaliste Philippe Lefaix, la loi de la Jungle disponible sur le net en atteste : les gendarmes, qui sont en sous effectifs peuvent difficilement faire respecter l'autorité de l’état.

Un climat de terreur est entretenu par des bandes d'orpailleurs perpétrant des tortures et des barbaries : Des Amérindiens sont régulièrement menacés.
On pourrait s'arrêter là et comprendre aisément pourquoi les Wayana et les autres peuples amérindiens sont menacés de disparition, mais pourtant le pire reste à venir.

L'activité aurifère est pratiquée depuis plus d'un siècle en Guyane en utilisant des produits très toxiques pour extraire l'or, ainsi le mercure et le cyanure dont des tonnes ont ainsi été répandues dans la forêt et les rivières guyanaises polluent le biotope et la faune. De récentes études ont démontré que le mercure provenant de l'activité aurifère de l'extraction des mines était nocif pour l'organisme des êtres humains. Déversé dans l'eau de la rivière par des orpailleurs malhonnêtes, le mercure se concentre dans l'organisme des poissons, consommés par la population amérindienne locale. Il peut entraîner des malformations du fœtus et des troubles neurologiques graves auprès de la population locale, grande consommatrice de poissons.

L'institut national de veille sanitaire a recommandé aux indiens de limiter leur consommation de poisson, en contradiction totale avec leur mode de vie. Face à cette restriction, les indiens Wayana ont répondu de façon légitime qu'au lieu de les empêcher de pécher le poisson, tradition qu'ils ont contracté depuis des centaines d'années, il faudrait tout simplement et purement supprimer l'orpaillage qui empoisonne la nature.



A consulter afin d'en savoir plus:



Je n'ai pas trouvé de site encore actif permettant de visionner le documentaire La loi de la Jungle. Si quelqu'un a un lien ça m'interesse beaucoup.

Source:
http://guyane.rfo.fr/article62.html
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 #5 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 14 Nov 2005 17:55

Chant Wayana


Vous pouvez écouter ICI un chant traditionnel en Wayana appelé Chant pour aller vite

Le Wayana est une langue amérindienne qui appartient à la famille linguistique caribe. On l'appelle aussi Alukuyana, Guayana, Oayana, Oiana, Oyana, Roucouyenne, Uaiana, Upurui, Wajana, Wayâna.

Paroles :

ïto-ko kene ïto-ko kene ïto-ko kene

ïto-ko kene kapau-me ïtë-ko kapau-me ïtë-ko kapau-me ïtë-kë

ïto-ko kene

mawaimë-me ïtë-ko mawaimë-me ïtë-ko mawaimë-me ïtë-ko

ët-uwë-pïla ët-uwë-pïla

ët-uwë-pïla-ke ïtë-ko kapau-me ïtë-ko aipïme ïtë-ko

ët-uwë-po-pïn-me ïto-ko ët-uwë-po-pïn-me

Traduction :

Allez-y, allez-y, allez-y !

Allez-y ! Allez-y comme la biche, allez-y comme la biche, allez-y comme la biche !

Allez-y !

Allez comme la mawaimë, allez comme la mawaimë, allez comme la mawaimë !

Sans vous faire tuer, sans vous faire tuer.

Allez sans vous faire tuer ! Allez comme la biche ! Allez-y rapidement !

Allez, invincibles ! Invincibles !


A consulter: Aspects de la phonologie du Wayana

Sources:
http://www.languesdefrance.com/HTML/Guyanais/son_wayana.htm
http://lacito.archivage.vjf.cnrs.fr/archives/Guyane/Wayana/VITE.xml
http://www.unicaen.fr/typo_langues/consultation_langue.php?code_SIL=WAY&langue=Wayana&malang=fr
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 #6 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 14 Nov 2005 23:22

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Snaïka'
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 #7 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 14 Nov 2005 23:40

Snaïka' a écrit:
 
Je n'ai pas trouvé de site encore actif permettant de visionner le documentaire La loi de la Jungle. Si quelqu'un a un lien ça m'interesse beaucoup.  
 


J'ai envoyé un mail à Philippe Lafaix afin qu'il me dise s'il existe encore des sites sur lesquels on peut visionner La loi de la Jungle. Il m'a conseillé d'aller sur la mule et effectivement il y est. Il ne me reste plus qu'à être patiente...
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 #8 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 15 Nov 2005 17:03

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 #9 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 05 Juil 2012 11:13

La loi de la jungle



Citation:
 
Chronique d'une zone de non droit : la Guyane française
Documentaire de Philippe lafaix - 2003 - 52 mn

Prix du documentaire Festival international du film de l'environnement - Paris. Prix du meilleur film pour les 
 
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 #10 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 14 Juil 2012 15:31

Triste réalité jamais vraiment relayée par les médias... merci pour la vidéo
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Missyna alna
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 #11 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 29 Nov 2013 12:47

clip wayana's boys mastre 2007 .



1 article de presse consacré à David Khana:

Citation:
 
Fier d'être Wayana

Guillaume AUBERTIN Samedi 14 août 2010


David Khana est un Amérindien, un vrai. Un « original Wayana » , comme il dit lui-même. Il est aussi la preuve que dans la vie, il n'y a pas que la pêche, la chasse, et l'alcool... Portrait du reggaeman le plus atypique du Maroni, qui explique que « ce n'est pas toujours facile d'être un Amérindien » en 2010.

Maripa-Soula, juillet 2009. La rencontre a lieu sur un rocher en forme d'iceberg qui émerge à la surface du Maroni. Au cours d'une interview fleuve, David raconte que « bientôt » , il essayera de sortir un disque. C'est chose faite. Le « Wayana boy » (son nom d'artiste) fait la promo de son CD six titres (Tohmé) en ce moment à Cayenne. Aujourd'hui, il a les cheveux coupés courts et a laissé short et tongs au village (Tedamali, situé à une petite dizaine de minutes de pirogue en amont de Maripa-Soula). La pépite fétiche offerte par sa mère se balance toujours autour de son cou. Pour les poignées d'amour naissantes, « c'est le cachiri, sourit-il... et un peu la bière. Ça fait gonfler! » David a aussi laissé tomber les lunettes de soleil qu'il portait fièrement dans son clip « Mercure » (sorti en 2007), que les puristes auront pu visionner sur le site Youtube (plus de 8 000 vues). Un simple mot-clé suffit pour tomber dessus : « Wayana » . Les chanteurs amérindiens ne courent pas les rues... sur le web. La vidéo est faite maison, mais le rendu est efficace : le son (du bon vieux reggae) est propre, les images (du Haut-Maroni) sont saisissantes, et les paroles (les ravages de l'orpaillage) plutôt brutes et bien engagées.

« Les temps changent »
Voilà pour l'artiste. Qui passe son temps à chanter sur sa pirogue, du matin au soir. Mais David est aussi un père de trois enfants qui a su rester « jeune dans sa tête » . Lorsqu'on lui demande son âge, il hésite, se gratte la tête, prend l'air de calculer, et lâche : « Trente ans... environ » . En fait, il est né le 22 août 1980 à Aloïke (petit village situé à quelques longueurs de Maripa-Soula). À l'ancienne, donc. « Mes parents m'ont mis au monde tout seuls. Ils m'ont amené au centre de santé après, explique-t-il. Maintenant, toutes les femmes enceintes, c'est Cayenne direct » . Les temps changent... L'époque où son père mettait « un mois pour descendre en pirogue jusqu'à Saint-Laurent, sans moteur » , lui semble vieille comme le monde. « Aujourd'hui, dit-il, tous les jeunes veulent avoir des vêtements de marque, et une belle voiture » . Les temps changent et « les Amérindiens veulent faire des études, partir à Cayenne, et même à Paris » . Les temps changent et la culture, aussi, a tendance à se perdre : « Les jeunes préfèrent faire la fête plutôt qu'aller à l'abattis » . Il connaît bien l'abattis. Lui qui a arrêté le collège en 6e. D'ailleurs, quinze ans plus tard, il « regrette » . « C'est pas facile aujourd'hui, constate-t-il, simplement. La vie est dure sur le fleuve quand il faut trouver des jobs. Surtout quand t'as pas de diplôme » . Chasse, pêche, artisanat, allers-retours à l'abattis, il traverse donc son adolescence dans la plus pure tradition. Et à 16 ans, tombe amoureux de celle qui partage toujours son toit aujourd'hui (une maison en bois plantée sur les hauteurs de Tedamali, où vit, dans un calme relatif, une petite dizaine de familles).

« Apprendre la Marseillaise »
Puis David est « devenu un homme » , officiellement. Le maraké en poche, l'heure est venue pour lui de faire face à une nouvelle réalité : « Maintenant, tout le monde a le RMI chez les Amérindiens, mais c'est pas beaucoup pour vivre. De nos jours, il faut travailler » . À 20 ans, il réussit à se faire embaucher au pays. À l'entretien des espaces verts du collège Grand Man Difou de Maripa-Soula. Il y reste deux ans. Le salaire n'est pas mirobolant, mais ça rapporte plus que lorsqu'il peignait des ciels de case et vendait du coumarou aux Bonis. C'est assez en tout cas pour s'offrir enfin sa pirogue et avoir son chez soi. Il décide ensuite d'aller voir à l'armée ce qu'il s'y passe. Direction le GSMA de Saint-Jean. Une expérience plutôt mitigée : « C'était dur le réveil à 5 heures du matin » . Ou encore : « On mange vraiment pas bien » . Heureusement, il y a « les copains » , et « la musique » , déjà. Mais il déserte au bout de 10 mois. « Amalia (sa compagne) était malade alors je suis rentré sur le fleuve » , se souvient-il. Chez les militaires, il a quand même eu le temps « d'apprendre la Marseillaise! » Se sent-il avant tout Français, ou Wayana ? Il se dit « habitant du fleuve Maroni » , lui qui parle wayana (avec sa famille), mais aussi créole, français, trio (la langue amérindienne du Suriname), et le boni (son « autre langue maternelle » ) en fonction des rencontres.

Le mal du littoral
Partout, il s'adapte, ou presque. Car l'air du littoral fait ressortir en lui une certaine timidité, comme un malaise. Pourtant, sur le fleuve, il est comme un poisson dans l'eau, plutôt du genre chauffeur d'ambiance et boute-en-train hors pair. Le littoral, il s'y rend pour les achats de rentrée scolaire, et enregistrer des sons avec son pote Serge (l'instrumentaliste et producteur de son album).
En plus, « à Cayenne, les enfants ont peur des voitures et des poupées dans les magasins » . Les mannequins en vitrine font effectivement pleurnicher le petit dernier de quatre ans, fan de Dora l'Exploratrice, qui nage un peu dans son short « Spiderman » .
« C'est pas tous les jours facile d'être un Amérindien » , résume-t-il, sans toutefois tomber dans la fatalité. Mais tout n'est pas si beau et si rose sur le fleuve. Il y a l'alcool, « c'est vrai » . « Avec tous les Chinois qu'il y a sur le Maroni, surtout côté Suriname, les jeunes peuvent en acheter partout. Comme la drogue » . David reconnaît taquiner un peu la boisson quand vient l'heure de « l'apéro system » . « Mais j'essaie d'être sérieux sinon ma femme n'est pas contente » . Et l'orpaillage illégal ? Lui est pour un renforcement de l'opération Harpie. En a marre de voir le « fleuve pollué » , les « pirogues volées » , les abattis pillés, et de devoir « aller de plus en plus loin pour chasser et pêcher » . « C'est normal que certains ont envie de se faire justice tout seul » , glisse-t-il sans détour. Pourtant, il ne nie pas avoir « déjà pris des orpailleurs en stop pirogue » . Les mêmes qui détruisent sa forêt. « Ça fait toujours un peu d'argent, et c'est dur de leur dire non! »

Pakira domestique
Toutes les deux semaines, il prend le temps d'apporter un peu de pain et de sucre à ses parents, qui vivent à Kuwepipan, tout près d'Antecume-Pata, où l'attend aussi « Paki Paki » , son pakira domestique qui suit tout le monde comme un petit chien. Dans ce cadre de rêve, qui surplombe un saut en face duquel le soleil aime se lever, il rêverait d'y construire « un petit truc pour les touristes » . « Pas Disneyland, mais quelques carbets, ça suffit pour préserver le coin » .
David a bien compris qu'il fallait vivre avec son temps, sans pour autant abandonner ses traditions. Tout le dilemme est là. Alors, avec la sortie de son CD, le Wayana boy ne sait pas trop où il va. Mais une chose est sûre, c'est qu'il n'a pas oublié d'où il vient. Il a d'ailleurs fait imprimer un ciel de case sur son disque, qu'il espère bien vendre un peu : « Les Amérindiens chantent juste pour les cérémonies et les marakés. C'est dommage qu'on ne soit pas plus représenté » . Lui est « fier d'être un Wayana » . Et a décidé de le chanter
 
 


En complément l'extrait d'un documentaire sur les Wayana : SALE PARADIS (DIRTY PARADISE - 2009) de Daniel Schweizer



http://www.dirtyparadise.net/en/pages/why.htm
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 #12 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Wayanas   Posté le: 13 Juin 2014 10:02

Docu-fiction:



"La Jeunesse du Fleuve" - Bande-annonce




Citation:
 

Historique:

Il y a maintenant trois années que le projet du film « La jeunesse du fleuve » a commencé. C'est sur le fleuve du Haut-Maroni, au village Taluen auprès de la famille Opoya, que les auteurs ont écrits ce projet.
Du point de vue d'un petit garçon du village, ce documentaire/fiction s'interroge sur les différents mondes qui se conjuguent sur le territoire Wayana. C'est en reliant les rêves des adolescents et les histoires des anciens que le film se tisse et dévoile les paradoxes d'un monde en transformation.
Depuis l’écriture, le film se construit en collaboration avec les habitants du village. Durant le tournage, prévu pour Juillet/Aout 2013, quatre jeunes du fleuve seront employés en tant qu'assistants aux techniciens de l’équipe. Immergés dans les préparatifs et dans la construction du film, ils confirmeront leur connaissance de la caméra, du son et réaliseront leur making-off du film. En 2014, avec ces mêmes jeunes, ces deux films seront projetés dans tous les villages du Haut Maroni du fleuve, sur le littoral guyanais et dans d'autres régions de France. Une tournée d'ateliers pédagogique et de débats utilisera le film pour poser des questions sur le rôle de l'image dans notre nouvelle société.
Dans ce projet, l'aspect technique de la réalisation est portée par une coproduction Hexagone-Guyane: « Les films du sud » (Toulouse) et « TicTac Prod » (Cayenne).
La partie sociale et humaine, le caractère associatif du projet, comprenant l'embauche des jeunes, la dynamisation du réseau associatif local et l'implication des populations est portés par l'association « Chercheurs d'Autres » et le réseau « Triangle des Cultures ». Ce projet se veut être plus qu'un simple documentaire, il se veut un projet qui rassemble, interroge et insuffle un vent de création.

Ci dessus un extrait du film (40 mn) réalisé pour les habitants des villages en 2010 afin de leur montrer ce que pouvait être un film fait sur place, c'est suite aux diffusion en novembre 2010 et novembre 2011 et au bon accueil que les gens ont accepté la réalisation du film qui sera tourné cet été 2013. 
 

Nota :
Présentation du projet de film envoyé aux partenaires locaux et aux autorités coutumières concernées : http://www.slideshare.net/fullscreen/chercheursdautres/film-la-jeunesse-du-fleuve-dossier-associatif/1
Financement achevé - voir page : http://octopousse.com/projets/la-jeunesse-du-fleuve

Résultat :
Anuktatop: la métamorphose - Un film de Nicolas Pradal et Pierre Selvini

https://www.facebook.com/Anuktatop/info
Extraits sur viméo : http://vimeo.com/channels/722287

Citation:
 
Le rêve d'un enfant dans un monde en métamorphose
Description
Tout se transforme. Le monde change et l'enfant rêve. Il se perd entre ses rêves et la réalité, son imaginaire se laisse mener, transformer par tout ce qui foisonne autour de lui. Tout est nouveau autour de lui. Tout se métamorphose avec fulgurance pour tous les villageois au bord du Fleuve. Les différentes générations cohabitent sans trop se comprendre et l'enfant joue encore, offrant une infinité de portes sur l'avenir. « Anuktatop » (métamorphose en Wayana) ouvre un univers qui conjugue les temps et qui fait naître des renouveaux.

La communauté amérindienne Wayana, sur le fleuve du Haut-Maroni, frontière entre la Guyane Française et le Suriname est en plein bouleversement culturel, social et identitaire.

Le petit Derrick (6 ans) découvre le monde qui l'entoure au milieu des jeunes et des anciens du village. Ces derniers détiennent les histoires d'un riche passé, les jeunes quant à eux construisent leurs rêves et se questionnent sur l'avenir.

Cette création a été menée avec l'implication active de la population locale de l'écriture au tournage par les réalisateurs et l'association « Chercheurs d'Autres » (chercheursdautres.com/).
Grandes lignes de l'intrigue
Dans le village Talwen situé au bord du fleuve Maroni, certains villageois sont pris dans des rêves, des cauchemars, des fantasmes et des souvenirs. Tout cela se mélange: les guerriers d'antan, la fusée de la base spatiale de Kourou, l'arrivée sur le fleuve dans les années 50, l'amour impossible entre deux adolescents. 
 
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