Au coeur des Dom-Tom: Sujet du message: Independance economique des Antilles Posté le: 05 Jan 2006 00:03
salut à tous,
merci tout d'abord à celui qui a lancé un sujet aussi vaste et aussi complexe mais très interessant! Après avoir parcouru avec intérêt les différents avis, je pense qu'on s'égare un peu du sujet et qu'il faudrait essaie de coordonner les idées foisonnantes et internet n'est pas forcément le meilleur moyen. Il serait intéressant de se rencontrer, de faire une vraie séance de brainstorming et je suis sure que des idées exploitables en ressortiraient.
Au coeur des Dom-Tom: Sujet du message: Independance economique des Antilles Posté le: 05 Jan 2006 09:32
Quimboiseur a écrit:
Je cherche les ingredients qu'il faut pour devenir un entrepreneur.
Car j'ai 32 ans.... et le monde du travail est hostile pour les
gens de plus de 40 ans. Donc ca me laisse 8 ans pour preparer
ma conversion.
Je suis toujours au bas de l'echelle. Mais bientot ils prefereront
prendre un petit jeune de 25 ans plutot que moi. IL faut donc
que je cherche une voie de reconversion.... Et comme je
veux devenir riche... alors je suis la piste de l'entrepreunariat.
Il ne faut pas chercher plus loin que ça.... Je ne suis pas
un expert, juste quelqun qui se pose tes tas de questions
et qui attends des commentaires de la part des autres
afin que je puisse réajuster mes opinions et les nucancer.
Ok, ben je te conseille déjà d'aller au salon des entrepreneurs les 1,2,3 Février 2006.
Moi j'avais fait le salon de la microentreprise et j'y ai rencontré un porteur de projet qui a récemment monté sa structure. Dans de telles manifestations tu rencontres beaucoup de monde, c'est très motivant.
Moi j'avais fait le salon de la microentreprise et j'y ai rencontré un porteur de projet qui a récemment monté sa structure. Dans de telles manifestations tu rencontres beaucoup de monde, c'est très motivant.
Rakoun
Merci pour le tuyau, je vai poser des RTTs pour ces journées.
Au fait j'avais envie dans un premier temps de créer un coquille vide.
Or tu sembles t'y connaitre un peu. Alors voila ma question,
si je crée un entreprise en nom propre il me faut simplement payer
l'immatriculation et lui donner une adresse (chez moi ou bien une boite postale).
Une fois que j'ai fait ça, je n'ai ni cotisations, ni bilan comptable,
ni quoi que ce soit à faire ou à payer ? Si c'est un coquille vide
qui ne fait rien et ne produit rien.... cela ne coute rien ?
La structure existe et est utilisable au cas où mais elle ne coute plus rien ?
Je vai quand même voir de mon coté sur APCE avant de créer ma holding.
Au coeur des Dom-Tom: Sujet du message: Independance economique des Antilles Posté le: 05 Jan 2006 22:39
Le 3 Janvier j'apprends qu'il y a une crise du gaz en Europe.
La Russie qui est un pays producteur de gaz naturel ferme
la pompe de son gazéoduc après avoir constaté que l'Ukraine
siffonait quelques 100 millions de metres cubes de gaz.
100 millions de mètres cubes. Voila au bas mot la volumetrie
d'un producteur de gaz naturel qu'est Gazprom, la societe Russe.
Et aux Antilles d'ou vient le gaz utilisé dans les gazinières ?
Comment est-il acheminé ?
Et sous ne nous lancions dans la production de gaz naturel ?
Cela pourrait etre un formidable déouché energetique
pour les Antilles ?
De plus il parait que ce sont les pets des vaches qui sont en
partie responsable du trou de la couche d'Ozone. Donc si nous
arrivions à recuperer tout ce gaz methane produit par
ces herbivores et qui est laché sauvagement dans l'atmosphère
nous pourrions devenir des producteurs de gaz naturel
Au coeur des Dom-Tom: Sujet du message: Independance economique des Antilles Posté le: 06 Jan 2006 11:20
Quimboiseur a écrit:
Merci pour le tuyau, je vai poser des RTTs pour ces journées.
Au fait j'avais envie dans un premier temps de créer un coquille vide.
Or tu sembles t'y connaitre un peu. Alors voila ma question,
si je crée un entreprise en nom propre il me faut simplement payer
l'immatriculation et lui donner une adresse (chez moi ou bien une boite postale).
Une fois que j'ai fait ça, je n'ai ni cotisations, ni bilan comptable,
ni quoi que ce soit à faire ou à payer ? Si c'est un coquille vide
qui ne fait rien et ne produit rien.... cela ne coute rien ?
La structure existe et est utilisable au cas où mais elle ne coute plus rien ?
Je vai quand même voir de mon coté sur APCE avant de créer ma holding.
Merci pour les infos...
De rien.
Concernant la coquille vide je n'en sais rien. Un ami m'a juste dit qu'il était possible de monter une entreprise à l'essai pour une durée de 6 mois sans pour autant passer par toutes les formalités administratives, mais j'avoue que je n'ai pas vérifié ses sources.
Genre: Homme Inscrit le: 02 Jan 2003 Sujets: 405 Messages: 3782 Localisation: 92 - Hauts-de-Seine
Au coeur des Dom-Tom: Sujet du message: Independance economique des Antilles Posté le: 07 Jan 2006 23:24
haiti n'estpaspauvre...haiti est appauvri!
regardez,st domingue qui est sur le meme sol.en passant lafrontiere,les condition de vie n'ont rien avoir.
comme l'a dit agent, l'afrique est un vaste marché, la caraibe aussi.
le moteur a eau serait une invention qui pulveriserait total, shell, etccc (et qui dans le meme temps contribuerait a arreter certaine guerre)
on beneficie de trop de soleil au antilles pour ne pas en profiter !
cela ferait une dependance en moins et des energie assurée et gratuite.
je crois que nous devrions arreter de construire des maisons en ciment...le bois est plus adapté...car nous n'avons pas besoin comme dans les pays froid de garder la chaleur entre les murs.
(cela me fait penser , a ces cretin d'ingenieur qui nous ramenait des cabine telephonique en verre, completement fermé (adaptépour la france) dans laquelle on etoufait .... a force de les casser,ils ont fini par comprendre)
soyons sur que l'afrique se liberera et que les liens commerciaux seront frutueux.
pour cette affaire de béké: je rappelle qu'un jeune martiniquais voulait creer sa compagnie aerienne ...on lui a cassé son projet.
Au coeur des Dom-Tom: Sujet du message: Independance economique des Antilles Posté le: 07 Jan 2006 23:44
ppm39 a écrit:
pour cette affaire de béké: je rappelle qu'un jeune martiniquais voulait creer sa compagnie aerienne ...on lui a cassé son projet.
je vous laisse deviner qui est ce ON.
maitre duhamel le defends.
Oui mais la c'est pas normal que cela puisse se faire ! C'est comme si on
etait dans une dictature mafieuse !
Et après ça ils disent que les Antillais sont des feignants.... mais ils
ne diront jamais qui a cassé tous les entrepreneurs Antillaise et qu'ils
n'arretent pas de leur mettre des batons dans les roues.
De toute facon les Francais auront tellement de problèmes avec
les Arabes qui n'auront plus le temps de nous emmerder !
En tout cas je constate qu'il ne suffit pas d'investir, de mettre son fric
dans un projet. Il faut en plus savoir se debarrasser des emmerdeurs.
Un peu comme si on s'imposait sur le terrain d'un cartel de la drogue.
Et cette comparaison est à peine exagérée...
Coopération : Sans la France, l'Afrique n'est rien ?
L'Afrique n'est pas pauvre, elle a été appauvrie. Décryptage d'une imposture et fondements de la Refondation africaine.
Par Nathalie Yamb
L'Afrique est stratégique: ses ressources minières et énergétiques, ses matières premières, ses espaces, ses populations en font le continent des enjeux du futur. L'importance tactique du marché africain est une évidence pour les acteurs économiques de premiers rangs que sont les Etats-Unis, les autres membres du G8 ou la Chine. Preuves s'il en faut: l'axe africain de la politique de Tony Blair, la tenue depuis trois ans du sommet sino-africain, qui fait apparaître son pendant France-Afrique comme une mascarade obsolète, l'intensification de la présence militaire américaine dans le pré carré francophone…
L'Afrique n'est donc pas pauvre, mais elle a été appauvrie. De façon constante, depuis la traite transatlantique jusqu’à nos jours, elle a été l'objet d'un système d'exploitation et de pillage des biens, certes relayé par des marionnettes locales, mais qui s'est néanmoins toujours inscrit dans le cadre d'un impérialisme historique. Ici plus qu'ailleurs, l'Occident s'est permis l'utilisation de tous les moyens nécessaires pour asseoir sa vision du monde, rançonner les richesses et faire de l'Afrique une dominée exemplaire. Aux méthodes primitives de l’époque précédant les indépendances fictives des années 60 ont succédé des formules plus pernicieuses comme l'aide au développement, la mondialisation, les plans d'ajustement structurels, la bonne gouvernance.
Le libre-échange a toujours été une arme employée par les plus forts pour imposer aux plus faibles l'ouverture de leurs marchés. "Aujourd'hui, la mondialisation, ça ne marche pas pour les pays pauvres du monde", reconnaît Joseph E. Stiglitz, ancien vice président et économiste en chef de la Banque Mondiale. Les dirigeants africains assujettis à l'Occident qui se font l’écho des vertus de la mondialisation prônée par les pays riches, sont de plus en plus contestés par leurs populations. Quel est l'intérêt pour l'Afrique de privilégier les cultures d'exportation aux cultures vivrières puisque les prix des produits qu'elle exporte sont fixés à la baisse par ceux là même qui les importent? Pourquoi lui proscrit-on le droit de faire usage de l'arme protectionniste pour défendre des secteurs sensibles et redresser des économies dévastées par des siècles de pillage, alors que cette même option a été utilisée (et continue de l’être) par l'Europe pour relancer une économie mise à mal par la Seconde Guerre mondiale? Comment l'instauration des quotas à l'importation du textile chinois en Europe cadre-t-elle avec la théorie du libre-échange? Les subventions accordées par le gouvernement américain à ses producteurs de coton au détriment des agriculteurs africains indiquent-elles qu'il y a des pays plus "mondialisables" que d'autres? La mondialisation est-elle autre chose que l'occidentalisation à outrance de l’économie mondiale ?
"Aussi longtemps que les lions n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur"
Un autre outil très efficace d'asservissement de l'Afrique est l'aide au développement. La perversité de ce concept usurpateur réside dans la dissimulation d'un système oppressif d'exploitation derrière la générosité apparente des institutions financières internationales et des pays donateurs. Le fonctionnement de l'aide au développement est antinomique au discours de solidarité qui y est lié. L'assistance apparente est en effet assortie d'une série de contraintes qui visent non seulement à astreindre le pays dominé à adopter des solutions peu adaptées à ses besoins réels, mais également à consolider les fondement économiques des pays riches.
L'utilisation des fonds est exclusivement déterminée par les pays donateurs, qui n'hésitent pas, quand il y va de leur intérêt, à ériger les causes de nos maux en solutions. Qui a décidé que la lutte contre le sida était essentielle pour l'Afrique ? Le sida est-il vraiment la cause de la misère africaine ou sa propagation rapide n'est-elle pas plutôt la résultante de la pauvreté, de l'analphabétisme, du chômage ambiants? Pourquoi l’éradication du paludisme n'est-elle pas une priorité pour le continent? La confidentialité de la lutte contre la drépanocytose est-elle totalement dissociable du fait que cette maladie n'affecte que les Noirs ? Les dons de riz dont les Occidentaux abreuvent les populations sous-alimentées des pays pauvres sont-ils vraiment la preuve de la grandeur d’âme des bienfaiteurs autoproclamés ou ne sont-ils pas plutôt une des causes principales de la famine qu'ils sont censés endiguer? Lorsque l'on sait que le riz envoyé au Niger, au Tchad, en Ethiopie à travers des organisations comme le Programme Alimentaire Mondial est acheté au prix fort par les gouvernements américain et européens à leurs producteurs nationaux sous forme de subventions, au détriment du riz cultivé en Afrique ou en Asie, meilleur marché et de qualité souvent supérieure, la question se pose avec beaucoup d'acuité.
Les règles du jeu sont définies par les puissants de ce monde, qui veillent scrupuleusement à confisquer les ressources financières et à sécuriser un retour sur investissement permettant de stabiliser leurs propres économies. Les fonds attribués aux pays pauvres sont ainsi rapatriés à leurs généreux donateurs soit au travers de multinationales prédatrices qui font partie intégrante du schéma ou soit par le biais de rétro commissions. Lorsque l'Agence Française de Développement accorde des fonds pour la construction d'une route ou la réfection d'un pont, mais que ce "don" est assorti de l'obligation d'attribuer le marché à une entreprise de BTP française, alors qu'une firme chinoise aurait pu effectuer les travaux à un prix défiant toute concurrence, il est nécessaire de s'interroger sur l'identité réelle du bénéficiaire final de l'aide. Qui se développe? Qui secoure l'autre?
Officiellement, l'octroi de l'aide au développement est conditionné aux principes de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, mais concomitamment, les pays donateurs préfèrent de loin traiter avec des régimes corrompus plutôt que vertueux, qui viendraient perturber un système de remontée des fonds bien organisé. Le soutien constant aux administrations dépravées d'Omar Bongo, Blaise Compaoré et Mobutu, l'organisation des assassinats de Thomas Sankara et de Patrice Lumumba, le déclenchement de la guerre en Côte d'Ivoire pour renverser le président Gbagbo démontrent à quel point les Européens en général, et les Français en particulier, redoutent l’émergence d'interlocuteurs intègres, intelligents et africanistes. Alors que l'affaire Elf a fait éclater dans toute sa splendeur l’étendue de la corruption qui gangrène le pouvoir et la classe politique française, il est évident que la volonté de Jacques Chirac d'installer un homme du cru à la tête de l'Etat ivoirien est plus tenace que jamais.
L'Afrique est-elle tenue de rembourser une dette contractée par des dirigeants qu'elle n'a pas élus et qui lui ont été imposés? Puisque le principal de la dette a déjà été remboursé depuis belle lurette, pourquoi en est-on encore à batailler pour son annulation? Qu'est-ce qui justifie la strangulation des populations africaines par les bailleurs de fonds et les institutions financières internationales? Aussi surprenante qu'elle puisse paraître, la réalité est tout autre. L'Afrique a financé le développement de l'Occident. Aujourd'hui, l'Europe est redevable à l'Afrique. Néanmoins, il était jusqu'ici tout à fait impensable de formuler cette vérité. Tous les moyens médiatiques, politiques, économiques et psychologiques ont été mis en œuvre pour maintenir les Africains dans une posture de reconnaissance à l’égard de ceux qui les ont exploités. Après avoir rançonné leurs sols et sous-sols, leur avoir imposé des régimes dictatoriaux, corrompus et répressifs, dénié leurs aspirations à la démocratie, infligé un paternalisme spoliateur, les Occidentaux ne peuvent cependant pas s'attendre à de quelconques remerciements de la part des Africains, qui, de toute évidence, n'apprécient pas de la même façon que les hommes politiques français les bienfaits de la colonisation.
Sans l'Afrique, la France n'est rien
La propension de la France à infantiliser l'Afrique, sa volonté sans cesse réaffirmée de parler à la place de ses anciennes colonies, que Jacques Chirac vient d'ailleurs de réitérer à Bamako, démontrent, s'il en est besoin, que les politiques français n'ont pas compris que l’ère des états africains façonnés à la Jacques Foccart n'existe plus. Abasourdie par le rejet massif dont elle fait l'objet, la France assiste désemparée à la construction de pouvoirs indépendants. Nostalgique, elle n'arrive pas à discerner l'intérêt à avoir en face d'elle des vrais interlocuteurs, qui, comme le président ivoirien, ont gagné leur légitimité par les urnes, plutôt que des pantins qu'elle a choisis. La France redoute et combat par tous les moyens l’émergence d'une nouvelle génération d'Africains libres, parce qu'elle sait que sans l'Afrique, elle n'est rien. Elle a besoin du continent noir pour compter dans le collège des grandes nations. La France, qui avait su établir sa zone d'influence en Afrique en se posant comme rempart contre l'avancée du communisme sur le continent, n'a pas été en mesure d'anticiper l'impact de la chute du mur de Berlin en 1989 sur sa politique africaine et de l'adapter en conséquence.
Le "danger" communiste n'existant plus, c'est la légitimité de la mainmise française en Afrique qui est ébranlée. Son rôle de porte-parole de l'Afrique, que l'Hexagone avait gagné au prix de moult assassinats politiques, subventionnements de coups d'Etat, soutiens à des rebelles et génocidaires, installations et cautionnements de régimes fantoches, et qui jusque là ne lui avait pas été contesté par la communauté internationale, est remis en cause par le nouvel ordre géopolitique mondial qui sonne définitivement le glas d'une politique africaine d'un autre temps.
La Chine a plus fait pour le développement de l'Afrique que toute l'aide et les plans d'ajustement structurel du Fmi et de la Banque Mondiale réunis.
Les chaînes d'aliénation culturelle, sociale, économique et politique sont en train d’être brisées, même si le chemin à parcourir demeure long et parsemé d'embûches. Les axiomes édictés par le monde occidental sont de plus en plus contestés par une nouvelle génération d'Africains, pour qui le respect mutuel est la condition sine qua none de toute relation avec les anciennes puissances coloniales. L'Africain nouveau revendique donc le droit pour les peuples noirs à des relations commerciales d’égalité avec leurs anciens maîtres. Il exprime la nécessité d’établir des partenariats d'intérêt équilibré avec des pays émergents comme la Chine, l'Inde, la Corée, le Brésil ou l'Afrique du Sud. L'Afrique doit-elle fatalement continuer à servir de dépotoir pour des congélateurs et des frigidaires qui sont bannis en Occident à cause de leurs émanations de CFC dangereuses pour la couche d'ozone ?
Est-il normal que pour satisfaire ses aspirations à une meilleure qualité de vie, l'Africain soit obligé de recourir à l'achat de véhicules d'occasion et de fripes venues d'Europe? N'est-il pas plus légitime qu'il puisse avoir l'opportunité d'acquérir un véhicule simple mais flambant neuf de marque coréenne à cinq millions de Fcfa, plutôt que d'avoir à dépenser trois millions pour une guimbarde de troisième main de fabrication française? Est-il inéluctable d'avoir à dépenser de l'argent pour l'achat de vieilles vestes et cravates plutôt que de privilégier le port de boubous, de chemises et de robes tissés dans du coton produit et travaillé localement ? A qui profite réellement le maintien de l'Afrique francophone dans la zone Franc ? Pourquoi les pays africains qui, à l'instar de la Tanzanie, du Kenya, du Ghana ou du Nigeria, ont crée leur propre monnaie, s'en sortent-ils mieux que les soi-disant poids lourds de l'Afrique de l'Ouest et du Centre que sont la Côte d'Ivoire, le Sénégal ou le Cameroun?
“Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants; c'est l'indifférence des bons” (Martin Luther King)
La solution ne réside pas dans l'adhésion inconditionnelle au mouvement altermondialiste tel qu'il existe aujourd'hui, puisque même en son sein, l'Afrique est marginalisée. En janvier 2003, à Porto Alegre, une des plus célèbres figures altermondialistes françaises, leader d'une organisation vouée à la défense du Sud s'est ainsi "lâchée" face à un jeune intellectuel malien qui s’était timidement plaint de cette mise à l’écart: "Vous les Africains, vous n'avez rien à dire, vous n’êtes ici que grâce à la générosité de la France!" L'anecdote rapportée par l’écrivain Boubacar Boris Diop, associée au silence assourdissant des grandes figures altermondialistes européennes à propos de la guerre de la France en Côte d'Ivoire a fait comprendre à l'intelligentsia noire que le salut de l'Africain ne peut venir que de l'Africain lui-même. La résistance aux manœuvres dilatoires des Français et des élites africaines corrompues qui leur servent de relais s'organise. Le devoir de soutenir ceux qui ont le courage de poser les bonnes questions et de proposer des solutions qui placent le bien-être des Africains au centre de leurs préoccupations s'impose de plus en plus comme une évidence.
Laurent Gbagbo, Paul Kagamé, Robert Mugabe, Thabo Mbeki, Muhammar Kadhafi. Les leaders africains qui mettent en péril leurs intérêts font l'objet d'une diabolisation acharnée par les gouvernements occidentaux, relayée par des campagnes d'intoxication et de manipulation médiatique souvent reprises docilement par des médias africains décérébrés ou tenus par la politique du ventre.
Lorsqu'il est élu en 2000, Laurent Gbagbo veut réaliser son programme : rendre l'enseignement accessible à tous, instaurer l'assurance-maladie universelle et faire en sorte que chaque Ivoirien ait droit à un toit. Selon la journaliste belge Colette Braeckman, "désireux de calmer le jeu politique, il rétablit M. Ouattara dans ses droits, organise un Forum de la Réconciliation nationale et en 2001, le RDR emporte les élections municipales. Les perspectives économiques sont jugées bonnes par la Banque mondiale, qui promet de nouveaux crédits, la Côte d'Ivoire semble se redresser. C'est alors que le président Gbagbo prend la décision d'aller plus loin : il veut ouvrir le marché national, car il estime que son pays ne doit plus être la chasse gardée de la France". Les conséquences sont connues.
Depuis trois ans, la Côte d'Ivoire est plongée dans le chaos parce que son président a osé vouloir inventer un avenir couleur Afrique. Même si Jacques Chirac n'a pas réussi à éliminer le fauteur de trouble, il compte sur l'effet dissuasif de sa guerre en Eburnie pour annihiler toute velléité de récidive dans son pré carré. Le véritable défi à relever consiste à mobiliser des opinions publiques endoctrinées ou indifférentes pour lui faire comprendre que l'Africain du 21ème siècle ne tergiverse plus avec sa liberté et sa dignité. Et déjà, derrière le président Gbagbo, les voix de plus en plus nombreuses d'un continent en mutation s'harmonisent et une mélodie entêtante s’élève moderato cantabile: "Monsieur Chirac, il faut que vous le compreniez : nous voulons que vous partiez".
Genre: Homme Inscrit le: 14 Nov 2005 Sujets: 2 Messages: 44 Localisation: 45 - Loiret
Au coeur des Dom-Tom: Sujet du message: Independance economique des Antilles Posté le: 20 Jan 2006 22:11
ssb972 a écrit:
salut à tous,
merci tout d'abord à celui qui a lancé un sujet aussi vaste et aussi complexe mais très interessant! Après avoir parcouru avec intérêt les différents avis, je pense qu'on s'égare un peu du sujet et qu'il faudrait essaie de coordonner les idées foisonnantes et internet n'est pas forcément le meilleur moyen. Il serait intéressant de se rencontrer, de faire une vraie séance de brainstorming et je suis sure que des idées exploitables en ressortiraient.
Au coeur des Dom-Tom: Sujet du message: Independance economique des Antilles Posté le: 21 Fév 2006 22:25
Vous travaillez pourquoi ? Pour gagner votre vie ?
Naturellement vous vous epanouissez dans les sociétés occidentales.
Et moi le premier. Mais tous les jours nous travaillons, nous enrichissons
ces sociétés Occidentales. Tous les jours elles accumulent des richesses
par notre travail et vivent de notre consommation et de nos activités.
Mais qu'en est-il des societes panafricaines ? En Haiti il faut construire
des routes, il faut construire des usines, des ecoles, des hopitaux,
des universités, des dechetteries.
Il serait interressant de travailler pour des pays panafricains. Il serait
interressant de construire des routes là ou il n'y en a pas. Il serait souhaitable
d'apporter des richesses, des innovations, des efforts, de l'energie là ou il
y en a besoin.
Nous devrions réflechir, nous tous les panafricains de la planete, comment
accompagner le developpement d'Haiti. Car le sort de cette ile ne peut
laisser indifferent un vrai panafricain. En effet, c'est la première republique
Noire qui s'est libérée du joug de l'esclavage. En conséquence nous devrions
reflechir à des projets pour son decollage économique.
La première priorité serait l'autonomie energetique d'Haiti et notament
avec la production de biogaz.
Au coeur des Dom-Tom: Sujet du message: Independance economique des Antilles Posté le: 02 Mar 2006 21:59
L'independance economique ne peut pas se realiser sans independance energetique.
L'energie c'est la pompe, l'amorce de toute activité économique. Il faut donc
une grande politique energetique avant d'envisager l'independance economique.
Tereos produit du bio-éthanol à partir du blé et de la betterave dans ses unités BENP à Origny, BCE à Provins et dans les distilleries de Morains et Artenay.
• Procédé de fabrication à partir du blé
Le blé est d'abord finement broyé ; l'amidon contenu dans la farine entière est hydrolysé en sucre fermentescible par des enzymes spécifiques : c'est la liquéfaction-saccharification. Le sucre est ensuite transformé en alcool par des levures et le vin est distillé pour donner des flegmes de blé à une concentration alcoolique de 92 %.
Les sites d'Origny, Bucy, Morains et Artenay produisent également des flegmes à partir de la betterave. Les flegmes de betterave et de blé sont complètement débarrassés de l'eau qu'ils contiennent par déshydratation sur tamis moléculaires. L'alcool déshydraté est expédié par train vers les unités de production d'ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether) situées dans les raffineries Total.
• Des effets positifs sur l'environnement
Produit d'origine agricole, renouvelable, le bio-éthanol, tout comme l'ETBE dont il est issu, a des effets positifs sur l'environnement au niveau des rejets des véhicules à moteur. Il contribue à la réduction de l'effet de serre.
Les Directives de la Commission Européenne stipulent que les biocarburants représenteront 5,75 % de l'ensemble des carburants en 2010, soit 140 millions d'hectolitres de bio-éthanol. Ces objectifs nécessitent des projets de grande ampleur et l'incorporation directe du bio-éthanol dans les essences comme c'est le cas au Brésil et aux USA.
C'est pourquoi, Tereos envisage de grands projets de développement :
- construction d'une unité de production de 2,5 millions d'hectolitres de bio-éthanol de blé à Lillebonne, transformant 700 000 tonnes de céréales
- construction d'une nouvelle distillerie de betterave à Origny d'une capacité de 2 millions d'hectolitres produits à partir du jus de betteraves des égoûts pauvres et de la mélasse des sucreries environnantes.
Les sociétés BENP (Bio Ethanol Nord-Picardie) et BCE (Brie Champagne Ethanol), filiales respectivement à 55 % et 40 % de Tereos, sont leaders dans la production de bio-éthanol à partir du blé.
Biocarburants de substitution pour l'industrie du transport
par Jean-Marc Billy, Ph.D., chim. p., J.-M. Billy & Associés Inc.
Collaboration spéciale.
La plupart des pays industrialisés dont le Canada ont convenu, à la conférence de Rio en 1992, de stabiliser les émissions atmosphériques de carbone (C02) au niveau de 1990. Cet objectif a été renforcé par l'entente de Kyoto. Ces engagements auront un impact sur le choix des carburants pour l'avenir. Le pétrole, le charbon et le gaz naturel sont qualifiés d'énergie fossile parce qu'ils proviennent de la transformation en anaérobie, il y a des centaines de millions d'années, de biomasses d'origines animale et végétale. La combustion de cette source fossile de carbone augmente progressivement la teneur en CO2 dans l'atmosphère laquelle est reconnue comme étant la principale cause du réchauffement de la planète. Ce phénomène est aggravé par le déboisement qui réduit d'autant la capacité de la biosphère de capter le C02 atmosphérique sous forme de biomasse végétale.
Le choix des carburants de substitution pour le transport automobile est très limité. Le gaz naturel, composé principalement de méthane, doit être stocké sous haute pression ce qui complique sa distribution et son utilisation. Syntroleum Corporation de Tulsa aux États-Unis est à mettre au point un nouveau carburant liquide par reformage du gaz naturel pour contourner ce problème. Ce nouveau carburant de synthèse ne contient pas de soufre et serait moins polluant que le diesel actuel qu'il doit remplacer (1). Le gaz propane, extrait du gaz naturel ou obtenu du raffinage du pétrole, est employé sous forme de gaz de pétrole liquéfié. Ces deux hydrocarbures gazeux sont moins polluants que l'essence ordinaire mais contribuent néanmoins à augmenter la concentration de C02 d'origine fossile dans l'atmosphère. Ils sont peut être plus indiqués pour des flottes de véhicules utilitaires comme ceux du transport en commun que pour des véhicules légers.
La petite molécule d'hydogène (H2) permet de stocker et d'utiliser diverses formes d'énergie. L'hydrogène peut être produit à partir du gaz naturel, par électrolyse de l'eau ou par gazéification de biomasses. Son utilisation pose des problèmes importants parce qu'il faut le conserver à très haute pression ou sous forme liquide à très basse température. Les applications énergétiques de l'hydrogène pourraient se faire par le biais de piles à combustible ou du carburant Hythane, un mélange d'hydrogène et de gaz naturel. En dernier lieu, on peut mentionner la mise au point de plusieurs voitures électriques silencieuses et non-polluantes et dont la commercialisation est attendue avec impatience. Cependant, leur rayon d'action est limité et le coût ainsi que le poids des accumulateurs sont élevés.
Les biocarburants
Les biocarburants comprennent l'éthanol, le méthanol et le biodiesel. Ils comportent des avantages au plan environnemental du fait que le C02 qu'ils émettent au moment de la combustion est d'origine végétale récente et n'a aucune incidence sur la concentration du C02 atmosphérique. Toutefois, il faut tenir compte de la valeur énergétique nette dans le choix d'un biocarburant pour connaître les gains au plan environnemental. La valeur énergétique nette est la différence entre le rendement énergétique d'un carburant et l'énergie utilisée pour le produire soit "output less input". Cette valeur est souvent utilisée pour comparer l'efficacité de procédés sans faire référence à l'état physique d'un carburant. Il pourrait être avantageux, par exemple, de convertir une forme solide ou gazeuse d'énergie en carburant liquide pour l'automobile sans tenir compte du bilan énergétique du procédé. Aujourd'hui, le bilan économique demeure toujours le principal déterminant mais il semble qu'on accorde de plus en plus d'importance aux critères environnementaux.
Le méthanol et les biodiesels
Le méthanol (CH3OH) peut être obtenu par la gazéification de biomasses lignocellulosiques. Cependant, il est présentement produit presque exclusivement à partir de gaz naturel d'où le peu d'intérêt qu'il présente du point de vue de la réduction du C02 atmosphérique. Les carburants désignés "biodiesels" sont obtenus en transformant les triglycerides des acides gras qui constituent les huiles végétales en monoesters méthyliques ou éthyliques. Ces nouvelles molécules plus petites fonctionnent bien dans des moteurs dont l'allumage est obtenu par compression. Les biodiesels s'implantent timidement en Europe et leur développement débute à peine en Amérique.
Le bio-éthanol
L'éthanol (C2H5OH), obtenu par la fermentation de glucides, constitue l'une des principales formes de carburant liquide renouvelable pour le transport. Il n'a toujours pas été adopté sur une très grande échelle en Amérique du nord, parce que celui qui est dérivé des amidons n'est pas compétitif avec l'essence et n'offre pas d'avantage au plan environnemental, et parce que les procédés pour l'obtenir de la lignocellulose arrivent tout juste au stade de la mise à l'échelle industrielle. Voyons ces éléments plus en détail.
Le bio-éthanol peut être obtenu par fermentation à partir de trois sources : 1) du sucrose de canne ou de bettrave, 2) de l'amidon présent dans les céréales et les tubercules et 3) de la cellulose et des hémicelluloses présentes dans le bois, les herbes et autres biomasses lignocellulosiques. La composition chimique de l'amidon et de la cellulose est identique. Ces deux polysaccharides sont constitués de chaînes d'unités d'anhydroglucose à six (6) carbones représentées par la formule (C6H10O5)n dans laquelle n représente le nombre d'unités. La différence entre ces deux substances est due à la configuration des liaisons entre les unités d'anhydroglucose. L'amidon et la cellulose donnent uniquement du glucose à l'hydrolyse selon l'équation :
(C6H10O5)n + n H20n C6H12O6
En plus de la cellulose et de la lignine, les biomasses renferment une composante hémicellulosique constituée principalement de polysaccharides de glucides à cinq (5) carbones. Ces glucides en C5 peuvent également être transformés en éthanol par fermentation.
Le bio-éthanol du maïs grain
L'industrie du bio-éthanol carburant est répandue aux États-Unis où des distilleries transformemt du maïs grain en quelques 1,5 milliard de gallons US d'éthanol annuellement dans le cadre du programme de détaxe Gazohol. Cet éthanol est ajouté comme oxygénat à un niveau de 10% dans l'essence pour améliorer la combustion et contrôler l'indice d'octane. Ce carburant, désigné E10, aurait un impact sur environ 12% du carburant pour véhicule léger selon les autorités américaines. Au Canada, la compagnie Alcohols de Commerce vient de démarrer une nouvelle usine d'une capacité de 150 millions de litres d'éthanol à partir de maïs grain à Chatham, Ontario suite à la détaxe de l'éthanol carburant décrétée par les gouvernements du Canada et de l'Ontario(2). En décembre 1996, le gouvernement du Québec décidait, à son tour, de détaxer l'éthanol carburant dans le but de favoriser la production agricole de maïs grain sur son territoire. Cette mesure, qui a pris effet le 1er janvier 1999, a incité Alcohols de Commerce à annoncer un projet d'usine d'éthanol à Varennes au Québec.
Le rendement maximum d'éthanol qui peut être obtenu est de l'ordre de 450 litres d'éthanol par tonne métrique sèche de maïs grain. Les deux technologies de cette production, par trempage du grain et par mouturage à sec, ont atteint leur pleine maturité depuis fort longtemps. Le coût de l'éthanol grain en juillet 1997 était de 0,46 $/l alors que les coûts de l'essence variaient entre 0,25 et 0,29 $/l pour des indices d'octane de 87 et 91 respectivement(3). Le prix de l'éthanol grain est supérieur également à ceux des oxygénats synthétiques tels le ETBE et le MTBE.
Une analyse comparative de cinq études américaines publiées entre 1989 et 1992 sur le bilan énergétique de la production d'éthanol à partir de maïs grain fut réalisée afin d'établir une meilleure appréciation de la valeur énergétique nette de cet éthanol(4). Les auteurs de cette analyse arrivent à la conclusion que l'efficacité énergétique globale de l'éthanol du maïs grain est essentiellement nulle quand on ne tient pas compte du contenu énergétique des co-produits. Le gain énergétique moyen est estimé à environ 24% pour la production américaine uniquement si les conditions suivantes sont réunies :
l'utilisation d'engrais provenant d'usines modernes pour la culture du maïs;
l'obtention d'un rendement normal de maïs;
la transformation du maïs dans des installations modernes et efficaces;
l'allocation de crédits pour la teneur énergétique des co-produits destinés à d'autres marchés tels que l'huile pour l'alimentation humaine et les tourteaux et les drêches pour l'alimentation du bétail.
Le bio-éthanol de la lignocellulose
Les travaux pour obtenir l'éthanol à partir de diverses matières lignocellulosiques se poursuivent activement dans divers pays depuis plusieurs décennies et les pronostics sont plus prometteurs que pour le grain. Selon le Département de l'Énergie du gouvernement américain, le coût de l'éthanol dérivé de lignocellulose de cultures dédiées avait atteint 0,32 $US/l en 1994 et les prévisions étaient à l'effet que ce coût baisserait à 0,26 $US/l en 2005 pour atteindre 0,18 $US/l en 2010 soit l'équivalent de 0,26 $can/l. Des coûts encore plus bas sont envisagés à partir de déchets urbains solides(5).
Dernièrement, une étude établissait l'avantage de la lignocellulose par rapport au grain en comparant les émissions de gaz à effets de serre de plusieurs carburants dont(6): l'essence conventionnelle (11,83 kg/galUS), le bio-éthanol du maïs grain (10,19 kg/galUS), le bio-éthanol de la lignocellulose (0,06 kg/galUS).
Ces données peuvent surprendre. Elles découlent du fait que la production d'éthanol à partir de lignocellulose nécessite très peu de carburant fossile parce que la récupération et la combustion de la composante lignine fournit toute l'énergie requise par le procédé de conversion. Par contre, les émissions élevées de l'éthanol grain proviennent de l'énergie fossile (essence, diesel, charbon et gaz naturel) utilisée pour le cycle complet allant de la culture du grain jusqu'à la distillation de l'éthanol et le séchage des drêches. Ces données confirment le fait que la valeur énergétique nette de l'éthanol grain est essentiellement nulle. On peut souligner de nouveau que la combustion des bio-éthanols n'est pas en cause puisque le carbone émis dans l'atmosphère est le même que celui capté antérieurement par photosynthèse.
La conversion de biomasse lignocellulosique en éthanol présente trois avantages majeurs par rapport aux procédés basés sur le maïs grain:
la technologie actuelle serait compétitive avec les oxygénats synthétiques et elle pourrait éventuellement compétitionner avec l'essence;
elle apporte une solution efficace au problème de l'émission polluante de C02 dans l'environnement;
elle réduit la dépendance sur le pétrole importé.
Deux entreprises canadiennes sont à mettre au point des procédés de production d'éthanol à partir de lignocellulose. Kemestrie Inc. de Sherbrooke optimise l'hydrolyse de la cellulose par traitement à la vapeur sous pression en milieu acide et Iogen Corp. de Gloucester, Ontario utilise l'approche enzymatique pour hydrolyser la cellulose en glucose pour la fermentation. Iogen a annoncé en novembre 1997, un projet de construction d'une usine d'éthanol pouvant traiter 40 t/jour de biomasse lignocellulosique. Réalisé en partenariat avec Petro-Canada, ce projet constitue la première démonstration à l'échelle préindustrielle de la faisabilité technico-économique du procédé enzymatique.
Aux États-Unis, trois projets de mise à l'échelle de procédés à base de biomasses résiduelles (bagasse, paille de riz et déchets urbains) sont actuellement en cours par hydrolyse en milieu acide. On peut conclure que l'option lignocellulosique pour l'éthanol a finalement passé l'étape du développement à l'échelle pilote pour atteindre le niveau préindustriel. Les trois projets américains font appel à des biomasses résiduelles qui présentent, dans l'immédiat, un approvisionnement plus stable et une meilleure rentabilité que les biomasses de cultures dédiées, tel le panic érigé, qui ne sont toujours pas disponibles en quantité suffisante sur le marché.
En guise de conclusion
La mise en chantier des projets cités plus haut marque le début de l'ère des technologies lignocellulosiques. Les développements à venir dans le domaine de la production de bio-éthanol vont se faire dans ce sens à cause de la réduction des coûts et de la quasi-élimination des émissions de C02 dans l'atmosphère. La mise au point d'une expertise technologique avant-gardiste dans ce domaine constitue un défi intéressant pour les secteurs forestier, agro-industriel et de valorisation des résidus. Ce modèle devrait éventuellement s'imposer comme source significative de carburant liquide pour le transport dans une économie durable et respectueuse de l'environnement.
3 Bio-Energy in Transportation Fuels and Electrical Power, Patrick Foody, Iogen Corp., Presentation at the Third Biomass Conference of the Americas, Montreal, August 28, 1997
4 Estimating the Net Energy Balance of Corn-Ethanol by Hosein Shapouri, James A.Duffield and Michael S. Graboski, U.S. Department of Agriculture, Economic Research Service, Office of Energy. Washington, DC 20005-4788; Agricultural Economic Report No. 721, July 1995. www.ethanolrfa.org/
5 Biofuels at the Crossroads - Strategic Plan for the Biofuels Systems Program, United States Department of Energy, July 1994
6 Scenarios of U.S. Carbon Reductions Potential Impacts of Energy-Efficient and Low-Carbon Technologies by 2010 and Beyond prepared by the "Interlaboratory Working Group on Energy-Efficient and Low-Carbon Technologies", September 17, 1997, page 5.29. eande.lbl.gov/5lab/index.html
Sites Internet d'intérêt
DOE Homepage
Alternative Fuels Data Center
Renewable Fuels Association (RFA)
Canada's Greenfuels Home Page
Energy Efficiency and Renewable Energy Network (EREN)
The Bioenergy Homepage
Lawrence Berkeley National Laboratory, Environmental Energy Technologies Division
Pour obtenir plus d'information vous pouvez rejoindre Jean-Marc Billy à : billyljm@cam.org
Genre: Homme Inscrit le: 03 Mar 2006 Sujets: 7 Messages: 75 Localisation: 29 - Finistère
Au coeur des Dom-Tom: Sujet du message: Independance economique des Antilles Posté le: 03 Mar 2006 23:45
Quimboiseur a écrit:
Je pense qu'il faut d'abord
1) une independance energetique
Ensuite, il faut
2) une independance economique
Et enfin, il faut
3) une independance politique.
C'est dans cet ordre que se trouve LA solution.
L'indépendance ça a tourné à la catastrophe pour toutes les anciennes colonies françaises.
Si les Antilles veulent l'indépendance, il faut d'abord l'autonomie financière.
Combien d'argent sont versés aux Antilles de plus qu'elles ne rapportent à la métropole?
Pour celà il faudrait soit supprimer les prestations sociales et le SMIC pour être compétitif avec des salaires super faibles
Soit augmenter la productivité de l'économie Antillaise pour être compétitif malgré des salaires élevés.
Enfin il faut que les fonctionnaires soient recrutés chez les locaux. Pour celà il faut que les Antilles produisent suffisament de personnel compétent pour se passer des cadres de la métropole.
Le risque c'est non seulement un effondrement économique mais aussi la perte de l'Etat de Droit. Comment assurer le maintien de la démocratie, la sécurité.
Surtout ne pas virer les personnels compétents: Békés et chinois. L'Afrique du Sud s'en sort mieux que le reste de l'Afrique parcequ'elle n'a pas viré sa minorité blanche. L'Algérie...
Il faudrait accorder la double nationalité française et antillaise pour pas que tous les gens compétents fuient en métropole pour être en sécurité.
L'indépendance n'est-il pas quelque chose d'illusoire? Quel avantage?
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