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Posté le: 24 Nov 2006 18:20 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
Jârvis a écrit:
ericlimo a écrit:
Je crois qu'il y a une petite île vers st-martin où il y a aussi une mini-nation, je me rappelle plus son nom, mais j'ai vu un reportage la-dessus. Quelqu'un connait?
ça serait plutot un micro-etat alors.
La diufférence avec les micro-nations c'est que ces dernières n'ont pas vraiment de territoire, donc on trouve plutot ça sur internet.
La plupart des îles des Antilles sont en fait des mico-etats souverains, mais leur indépendance est tout a fait reconnue internationalement.
ah ok...j'aimerai bien retrouver le nom de cette île, il n'y a aucune habitation dessus je crois. _________________ www.martinique-limousine.com
Posté le: 24 Nov 2006 18:29 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
Principauté de Sealand
Fort Roughs est un État auto-proclamé, qui n'est reconnu par aucun autre, sous le nom de principauté de Sealand. Elle est considérée par ses partisans, principalement internautes, comme une micro-nation. Elle n'est reconnue par aucune des nations qui constituent les Nations unies. Si elle l'était, elle serait le plus petit État du monde. Sa population n'excède que rarement cinq habitants, et c'est une zone habitable de 550 m² environ.
Sealand occupe une ancienne plate-forme militaire créée au large du Royaume-Uni par la Royal Navy lors de la Seconde Guerre mondiale, dans les eaux internationales de la mer du Nord. Elle est située à 10 km des côtes de Suffolk, en Angleterre, à 51° 53’ 40’’ N, 1° 28’ 57’’ E, et est occupée depuis 1967 par les membres de la famille de Paddy Roy Bates et ses associés.
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Posté le: 24 Nov 2006 18:31 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
ericlimo a écrit:
ah ok...j'aimerai bien retrouver le nom de cette île, il n'y a aucune habitation dessus je crois.
Des petites îles il y a tellement, je peux pas vraiment t'aider
Par exemple il y a un territoire Venezuelien à une centaine de kilometres à l'ouest de la Guadeloupe: l'île d'Aves
Mais pas grand monde ne s'y interesse si ce n'est les marins qui se sont mangés le banc de corail et la Dominique qui conteste la présence Venezuelienne sur un territoire si proche du sien et si eloigné de Caracas ...
EDIT: bien joué mabouya j'etais sur le point de faire une ptite synthèse sur Sealand !
Je rajouterai que les "citoyens" autoproclamés de sealand s'appuient sur le fait que cette plate forme militaire au large de l'estuaire de la Tamise est située dans les eaux internationales donc ne peut être revendiqué par aucun pays!
D'ailleur un tribunal Britanique à donné raison à l'ancien militaire de carrière ayant pris posession de l'ile avec sa femme (les seuls vrais residants de Sealand) face aux autorités anglaises qui contestaient leur présence.
Malheureusement la plate forme a subi un incendie en juin dernier du coup le territoire du Sealand est en grande partie dévasté et inutilisable, mais les habitants ont lancé aparemment un appel aux dons pour reconstruire Sealand:
http://www.sealandgov.org/ _________________ "Sachant que tu n'es pas noir, qui es-tu ?"
Posté le: 24 Nov 2006 18:48 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
Royaume de Redonda
Le royaume de Redonda se trouve sur l’île inhabitée de Redonda, dans les Petites Antilles. Cette royauté date de 1865. Aujourd'hui elle compte plusieurs souverains qui se disputent le titre.
L’île de Redonda est achetée en 1865 par Matthew Dowdy Shiell (1824-1888). D'origine irlandaise, il est armateur dans l'île voisine de Montserrat. Il a voulu célébrer par cette acquisition, la venue de son premier rejeton mâle (9e enfant), né le 21 juillet. En 1872, le gouvernement britannique — sous le règne de la reine Victoria —, intéressé par le phosphate que produit l’île, décide de l’annexer à sa colonie d’Antigua. Le propriétaire de l’île demande alors le titre de Roi de Redonda pour son fils. La requête est accordée par le British Colonial Office en 1880, à la condition de n’exercer aucun pouvoir et ne pas tenter de faire opposition aux intérêts britanniques.
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Posté le: 24 Nov 2006 18:52 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
Ah tiens je ne connaissait pas la polémique sur cette île, pour moi c'etait un morceau de Antigua-and-Barbuda tout simplement.
Bon, ben il va falloir surveiller de plus près la tête à l'anglais, l'îlet Kahouanne en Guadeloupe et le Diamant en Martinique ... _________________ "Sachant que tu n'es pas noir, qui es-tu ?"
L'île de Pitcairn, avc 47 habitants est la plus petite entité autonome du monde.
Ses habitants sont les déscendants des célèbres mutins de la bounty qui ont échoué sur cette île du pacifique et ont épousé des femmes autochtones en y apportant leurs règles de vie.
Il y a un demi siècle on comptait encore 250 habitants sur l'île, maintenant il n'en reste qu'une cinquantaine répartis en neuf familles. On estime la diaspora à environ 10 000 prsonnes, principalement sur l'île de Norfolk.
Citation:
L'île est située à 2 200 kilomètres à l'est de Tahiti, sa zone économique exclusive s'étend sur près de 560 000 km². Pitcairn est la seule des cinq îles à être habitée, les autres îles étant Sandy Island (disparue sous l'eau), Oeno Island, Henderson Island et Ducie Island. Pitcairn et Henderson sont des îles volcaniques, Oeno et Ducie étant des atolls de corail. Pitcairn a une superficie de 5 km² et est seulement accessible en bateau par Bounty Bay, où on trouve les ruines de l' HMS Bounty.
Les îles étant colonie britannique, le chef d'État des îles Pitcairn est la reine d'Angleterre. Elle est représentée par un gouverneur, Richard Fell — qui est également haut-commissaire britannique en Nouvelle-Zélande — qui n'y habite pas. Le maire, qui est également chef du Conseil des îles, est élu tous les trois ans. Le Conseil local comporte dix membres, dont un de droit, quatre élus et cinq désignés, et s'occupe des affaires internes. Depuis le 15 décembre 2004, le maire est Jay Warren, qui a remplacé Steve Christian après sa condamnation pour viol. La mairie est située dans la capitale à Adamstown.
L'utilisation du nom de domaine des îles, .pn, a remplacé la vente de timbres postes comme source de revenus principale. L'activité économique est néanmoins très précaire, reposant principalement sur la pêche et l'agriculture : les sols fertiles de la vallée permettent de cultiver une grande variété de fruits et de légumes (agrumes, canne à sucre, pastèques, bananes, haricots, ignames).
En 1787, des marins du navire Bounty s'étaient arrêtés à Tahiti durant plusieurs mois; ils étaient chargés de cueillir des fruits de l’arbre à pain dont on voulait faire l’essai dans les plantations du Nouveau Monde; les autorités britanniques comptaient les cultiver à la Jamaïque afin de nourrir à bon compte les esclaves des plantations. Beaucoup de marins s'étaient liés avec des Tahitiennes. Afin de communiquer, les marins britanniques et les Tahitiennes développèrent une sorte de nouvelle langue, un mélange d'anglais et de mots tahitiens, le tout accompagné sans doute d'une forte gestuelle. Apparemment, les marins britanniques avaient tellement bien appris leur «langue exotique» que plusieurs la parlaient entre eux, ce qui faisait railler le capitaine du navire, William Bligh. Puis celui-ci décida qu'il était temps de repartir. Sitôt en haute mer, William Bligh restaura la discipline habituelle aux navires britanniques, qui consistait à brutaliser l'équipage. Mais les marins, tous des volontaires, ne supportèrent pas ce traitement. De plus, certains d'entre eux brûlaient du désir de retourner à Tahiti pour retrouver leurs épouses.
Le 28 avril 1789, l'un des marins, Fletcher Christian, prit la tête d’une mutinerie contre le capitaine Bligh, commandant du HMS Bounty. Christian fit descendre Bligh et 18 membres de l’équipage dans une embarcation avec des provisions pour une semaine; on sait que ce dernier réussira à atteindre l'île de Timor, alors une colonie hollandaise, après un périple de 5000 km. Fletcher Christian assuma le commandement du Bounty avec ses 24 marins; après plusieurs tentatives infructueuses pour s'établir dans une île, il revint à Tahiti afin de s'approvisionner. Le Bounty repartit avec à son bord les marins anglais, 18 Polynésiens, dont 12 femmes et quelques enfants.
3.2 Une communauté autarcique
Fletcher Christian aborda l'île Pitcairn et, après discussions avec l'équipage (il ne restait que huit marins), il fut décidé de s'y installer afin d'échapper à la justice anglaise. On incendia le navire afin d'éliminer toute tentative d’évasion. Par la suite, les mutins anglais se sont mis à traiter les Polynésiens comme des serviteurs et cherchaient constamment à s'emparer de leurs terres. Les Polynésiens se révoltèrent en 1794 et Fletcher Christian fut tué. Finalement, les veuves tahitiennes des Anglais assassinés se vengèrent et tuèrent à leur tour tous les Polynésiens qui vivaient encore. La vie reprit et la petite communauté se développa difficilement, car la fabrication d'un alambic de fortune amena les mutins à s'entretuer jusqu'à ce qu'il ne restât plus qu'un seul (John Adams). En réalité, le nombre inégal d´hommes et de femmes avait souvent été la cause de disputes mortelles. John Adams resta seul avec plusieurs femmes et vingt enfants nés du mariage de ses compagnons avec les Tahitiennes. Les insulaires n'utilisèrent plus que le pitcairnais pour communiquer, sauf pour lire la Bible. En effet, ayant récupéré une Bible et un livre de prières dans les débris du Bounty, Adams avait depuis entrepris d'éduquer la jeune génération en recourant à l'anglais pour les prières et l'écriture.
En 1808, le navire américain Topaz fit escale à l’île Pitcairn; le capitaine du Topaz, Mayhew Folger, retrouva le dernier survivant de la mutinerie, John Adams, et 34 femmes et enfants métis de sang tahitien. Adams décéda en 1829 à l'âge de 65 ans; il laissait une colonie en développement qui allait être annexée par la Grande-Bretagne dix ans plus tard (1838). Auparavant, en 1831, Pitcairn connut une première vague d'émigration; en raison de la surpopulation de l'île, une partie des habitants s'installa à Tahiti, mais plusieurs revinrent sur l'île l'année suivante parce que les maladies les avaient décimés et qu'ils n'avaient pu s'adapter à leur nouvelle vie. En 1853, on dénombrait 170 descendants des révoltés du Bounty. Puis la population s'accrut et devint si nombreuse que, trois ans plus tard, 194 habitants durent s'établir sur l'île Norfolk. Dans les années qui suivirent, près d'une cinquantaine de Pitcairnais revinrent dans l'île. À partir de 1893, des missionnaires britanniques arrivèrent à Pitcairn et contribuèrent à alphabétiser les enfants, puis à modifier la religion des Pitcairnais tout en introduisant progressivement l'anglais auprès de la population.
Le Royaume-Uni fit de Pitcairn un «établissement britannique» en 1897, puis annexa en 1902 les îles Henderson, Ducie et Oeno. Parfois, des colons britanniques vinrent s'ajouter à la petite communauté pitcairnaise. L'île commença à recevoir plus de visiteurs, désireux de connaître l'exotisme des insulaires. À partir de 1840, des timbres-poste furent émis, ce qui attira de nombreux philatélistes du monde entier. Tous ces événements contribuèrent à maintenir la langue anglaise de Grande-Bretagne sur l'île et à délaisser davantage le pitcairnais.
3.2 La colonie lilliputienne
Pitcairn passa sous l'administration des îles Fidji en 1952, mais juste avant que les Fidji obtiennent l'indépendance en 1975, l'île fut placée en 1970 sous l'autorité d'un gouverneur désigné par le Haut-Commandement de Nouvelle-Zélande. En 1956, la population était de 161 habitants; quelques années pus tard, elle baissait à 126 (en 1961), puis à 96 en 1966 et à 74 en 1976, puis à moins de 60 aujourd'hui. Pitcairn est un territoire d'outre-mer administré par le haut-commissaire britannique en Nouvelle-Zélande. Le Conseil local compte 10 membres, dont un de droit, quatre élus et cinq désignés. L'économie de l'île est tournée vers la pêche, les timbres-poste, les fruits et légumes, mais surtout l'artisanat. Les Pitcairnais ont conservé en partie les lois instituées par John Adams, la répartition des terres est restée celle établie par Fletcher Christian en 1790, et les habitants ne paient pas d'impôts.
Mais la communauté est en péril, car il reste moins de 60 insulaires. De plus, à la fin du mois d'octobre 2004, six hommes (la moitié de la population mâle), dont le maire, ont été condamnés pour viols sur des mineures. Plusieurs femmes de Pitcairn ont accusé la justice britannique de chercher ainsi à vider entièrement Pitcairn de sa population. Il est vrai que la population de Pitcairn constitue sûrement la plus petite communauté du monde à disposer de son propre statut constitutionnel. Pour les autorités britanniques, l'île et ses habitants ne présentent aucun intérêt, sauf celui de garantir au Royaume-Uni une zone maritime exclusive s'étendant sur près de 560 000 km²
. _________________ "Sachant que tu n'es pas noir, qui es-tu ?"
Posté le: 24 Nov 2006 22:01 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
mabouya_zandoli a écrit:
Le royaume de Redonda se trouve sur l’île inhabitée de Redonda, dans les Petites Antilles. Cette royauté date de 1865. Aujourd'hui elle compte plusieurs souverains qui se disputent le titre.
L’île de Redonda est achetée en 1865 par Matthew Dowdy Shiell (1824-1888). D'origine irlandaise, il est armateur dans l'île voisine de Montserrat. Il a voulu célébrer par cette acquisition, la venue de son premier rejeton mâle (9e enfant), né le 21 juillet. En 1872, le gouvernement britannique — sous le règne de la reine Victoria —, intéressé par le phosphate que produit l’île, décide de l’annexer à sa colonie d’Antigua. Le propriétaire de l’île demande alors le titre de Roi de Redonda pour son fils. La requête est accordée par le British Colonial Office en 1880, à la condition de n’exercer aucun pouvoir et ne pas tenter de faire opposition aux intérêts britanniques.
Bravo, c'est sur cette île que j'ai vu le reportage, je me rappelais juste que c'était vers st-martin. De mémoire, le gars avait rassemblé quelques proches pour défendre son "royaume", juridiquement parlant. D'ailleurs, il disait que c'était symbolique puisque cette île n'avait aucun intérêt économique et qu'il n'y avait même pas une maison dessus. _________________ www.martinique-limousine.com
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Posté le: 24 Nov 2006 22:06 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
Ben ...geographiquement Redonda est bien plus proche de la Guadeloupe que de Saint-Martin mais bon...
La principauté de New Utopia
New-Utopia
Fruit de l'imagination d'un prétendu millionnaire américain frustré d'enrichir le gouvernement de ses succès financiers, New-Utopia fut fondée en septembre 1996. Elle a à sa tête le Prince Lazarus, qui défend sa monarchie par l'obligation de stabilité gouvernementale du pays et utilise un conseil de gouverneurs pour veiller à la gestion des différents as-
pects de la fonction gouvernementale !
La Principauté de New-Utopia possède son université virtuelle nationale (International University of Advanced Studies), qui propose des cours sur la connaissance nécessaire à la survie sur la terre dans le prochain siècle, la colonisation des océans
et l'exploitation et la colonisation de l'espace. On peut s'inscrire et payer ses frais de scolarité pour la session qui débutera en septembre prochain par le biais d'Internet.
New-Utopia prétend avoir des droits sur un territoire au large des côtes du Honduras où certaines petites îles n'ont, semble-t-il, jamais été exploitées. Forts de cette découverte, le Prince Lazarus et son équipe ont décidé de se les approprier et ont l'intention d'y construire une ville reposant sur l'eau, à l'image de Venise. En plus de posséder une température idéale, ce pays est un véritable paradis fiscal puisqu'aucun impôt ou taxe n'est imposé à ses citoyens. New-Utopia possède aussi sa propre monnaie, le New Utopian.
Et pour financer tous ces beaux projets, New-Utopia émet des obligations. Ceux qui souscrivent se voient offrir la citoyenneté (on s'approche du concept d'impôt...). En juin 1997, la principauté comptait 314 citoyens!1
L'organisation de New-Utopia se prend très au sérieux. Son secrétaire d'État, Richard S. Balch, a même fait parvenir au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, une lettre lui demandant d'accepter New-Utopia comme membre des Nations unies. Le gouvernement de la Principauté aurait aussi fait parvenir à différents pays, dont le Canada, des lettres les avisant de son existence. Aucune suite officielle n'a été donnée à ces requêtes.
Au-delà du caractère insolite de ces pays virtuels, il est intéressant d'étudier les aspects juridiques de droit international public et de droit des affaires soulevés par l'apparition de ce nouveau type d'État.
Droit international public
On peut se demander d'abord si un pays virtuel comme New-Utopia peut être considéré comme un État au sens du droit international public. La Convention panaméricaine de Monte-video sur les droits et devoirs des États2 précise que, pour se qualifier comme État en droit international, un État doit posséder une population permanente, un territoire défini, un gouvernement, la capacité d'entrer en relations avec d'autres États.
Un pays virtuel du type New-Utopia possède a priori une population permanente, un gouvernement et la capacité d'entrer en relations avec d'autres États. Le problème de souveraineté sur un territoire est plus complexe mais, en présumant que le droit dans l'île convoitée a été obtenu en conformité avec le droit public, le pays virtuel peut posséder la personnalité juridique au sens du droit public international.
En ce qui a trait à la reconnaissance de ces pays par les autres États, elle demeure discrétionnaire. Certains prétendent qu'il s'agit d'un élément constitutif de la personnalité juridique, mais le courant dominant soutient qu'il s'agit d'un élément déclaratoire essentiellement politique dont le principal impact est de faciliter les relations internationales et d'attribuer la personnalité juridique dans le droit interne de l'État qui reconnaît.
Il semble donc qu'il serait possible aux pays virtuels de devenir des États reconnus par le droit international public.
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Posté le: 24 Nov 2006 22:39 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
Le Royaume de Talossa
Est parti de la superficie de la chambre de son créateur pour arriver à un district entien qui s'etend dans un quartier de Milwaukee aux USA.
Outre le mauvais goût dans le choix des noms de district, le royaume de Talossa se distingue du fait que sa soixantaine de citoyens manifeste une réelle volonté de créer sa propre culture: le plus spectaculaire etant la langue Talossane de quelques 25 000 mots !
Ce qui me fait marer aussi c'est leurs differents partis politiques et leurs logos:
Parti Conservatïu Fidistà
(CLP; The Conservative Loyalist Party -- the "Clippers")
Party Statement:
If you like how Talossa has been going this last year – vote CLP! The CLP stands for
* Continued openness, accountability, civility, fairness
* Continued Constitutional and legal reform
* Continued cooperation and friendship with the Republic
* Continued managed immigration
* Improved communications among Talossans
* An effective constitutional monarchy
* Fun
CLP – Integrity, Experience, Vision!
Parti del Movamáintsch Fortúpt és Vienslaterál
(RUMP; The Random Unilateral Movement Party)
Party Statement:
The RUMP stands (well, sits) for the principles of our constitutional monarchy, stands (sits) for creating an economic system for the Kingdom, and pledges to randomly change its positions on any and all key issues, unilaterally, without any warning or forethought. Get behind the RUMP and move the nation. Haphazardly.
Viensità Ciumisâ Cézembre
(CRO; The Cézembre Reunification Organization)
Party Leader: X. Pôl Brigâ
Senäts Seats: 0 (the CRO is not a national party)
Cosâ Seats: 0 (the CRO is not a national party)
Provincial Premierships: 0
Party Statement:
The Crovâ (Crow) believe in thinking globally and acting locally, and that via focus within the province of Cézembre, beginning with cultural cooperation among all peoples with historic connection to Talossa, that a model can be developed, tested, and revised for future influence towards eventual reunification at the national level.
Promis pour le prochain je (ou quelqu'un d'autre) vous trouve quelque chose de plus serieux ! enfin ... si ça interesse au moins une personne quoi... _________________ "Sachant que tu n'es pas noir, qui es-tu ?"
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Posté le: 25 Nov 2006 00:42 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
ericlimo a écrit:
Et le Vatican ?
Eeeeh bien pusique tu as l'air motivé je ne voudrais surtout pas te couper dans ton élan et je te laisse l'honneur de nous parler du Vatican
ça va, tu devrais pas avoir trop de mal à trouver des infos sur ce micro-etat là
En t'attendant je reste dans le même registre avec un Etat pas loin du Vatican mais encore plus petit: c'est d'ailleurs le seul "etat" qui ait une adresse précise: le 68 de la Via Condotti à Rome, il s'agit de
L'etat Souverain de l'Ordre De Malte.
L'histoire de l'ordre de Malte remonte jusqu'aux environs de 1050, à Jerusalem et depuis ils n'ont eu de cesse de changer de territoire au gré des mouvements des croisades et des conquetes musulmanes. D'abord installés à Chypre puis à Rhodes, l'ordre prit possession de l'île de Malte en 1530 où ils restèrent jusqu'en 1798, où les troupes de Napoleon Bonaparte les ont gentiment mis dehors (leurs lois leur interdisait de combattre une armée chrétienne, mi yo té pri an sa!), depuis, l'Ordre de Malte se retrouve donc sans Malte, ni aucun autre territoire que cette Villa de Rome où ils ont leur siège.
Citation:
L'Ordre Souverain de Malte est un sujet de droit international public. L'Ordre - avec siège à Rome, Via Condotti 68 - dispose de son propre gouvernement et d'une magistrature indépendante; il entretient des relations diplomatiques bilatérales avec 96 Etats, et dispose du statut d'observateur permanent auprès de nombreuses et importantes organisations internationales comme les Nations Unies. Ses activités opérationnelles sont gérées par ses six Grand Prieurés, ses cinq Sous-prieurés et ses 47 Associations Nationales composés par des Chevaliers présents dans tous les continents.
L'Ordre émet des passeports et des timbres, bat sa propre monnaie et possède ses propres institutions publiques dotées d'une personnalité juridique autonome. La vie de l'Ordre est réglementée par une Charte Constitutionnelle et un Code, qui furent réformés en 1997.
Le Grand Maître gouverne l'Ordre à la fois en tant que souverain et supérieur religieux. Le Grand Maître est élu à vie parmi les chevaliers profès ayant prononcé leurs vœux perpétuels. Il préside le Souverain Conseil qui est composé des quatre Hautes Charges - Grand Commandeur, Grand Chancelier, Grand Hospitalier et Receveur du Commun Trésor - ainsi que de six autres membres, tous élus pour cinq ans par le Chapitre Général.
Le Conseil du Gouvernement et la Chambre des Comptes, dont la composition reflète le caractère international de l'Ordre, assistent le Grand Maître et le Souverain Conseil. Les membres de ces deux organismes sont également élus pour un mandat de cinq ans par le Chapitre Général.
L'organisation de l'Ordre est fondée sur la division des trois pouvoirs:
Le pouvoir législatif
Il est exercé par le Grand Maître et le Souverain Conseil pour les questions n'ayant pas trait à la Constitution. Par le Chapitre Général, qui représente l'Assemblée Suprême des Chevaliers, pour tout ce qui concerne les questions constitutionnelles.
Le pouvoir exécutif
Il est exercé par le Souverain Conseil, présidé par le Grand Maître et composé de dix Chevaliers élus par le Chapitre Général.
Le pouvoir judiciaire
Il est exercé par les Tribunaux d'appel et de première instance du Magistère, composés par des juges nommés par le Grand Maître et le Souverain Conseil parmi les membres de l'Ordre ayant des compétences particulières dans le domaine juridique.
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Posté le: 18 Jan 2007 14:19 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
negrotep a écrit:
Citation:
... The Pirate Bay veut son indépendance ...
source : Clubic.com
...
The Pirate Bay rêve d'acquérir une île pour en faire le paradis des amateurs de peer-to-peer et se soustraire aux lois nationales sur le droit d'auteur. Le site suédois, qui héberge des fichiers et des trackers destinés au célèbre protocole P2P BitTorrent, vient de lancer une opération de collecte de fonds baptisée « Buy Sealand ». L'objectif est de réunir suffisamment d'argent pour pouvoir acquérir l'île artificielle de Sealand, une plate-forme militaire désaffectée de quelque 550 m² située en mer du Nord, à une dizaine de kilomètres des côtes de l'Angleterre.
Anciennement connue sous le nom de Fort Roughs, cette plate-forme située dans les eaux internationales n'est soumise à l'autorité d'aucun Etat et revendique depuis 1975 le statut de micronation. Bien qu'aucune organisation internationale n'ait jamais reconnu la principauté de Sealand comme un Etat souverain, l'île bénéficie d'un vide juridique qui lui permet d'héberger un certain nombre d'activités plus ou moins licites, d'autant qu'elle dispose de connexions à haut débit et de son propre datacenter !
Ravagée par un incendie en juin 2006, l'île de Sealand est aujourd'hui désertée par son « gouvernement » qui se propose d'en céder la propriété contre espèces sonnantes et trébuchantes. Pour les membres de The Pirate Bay, qui rêvent d'un état laxiste où héberger leurs activités, l'affaire est alléchante.
Afin de pouvoir enchérir, ils viennent de lancer un appel à contributions via le site buysealand.com. « Ce serait un super endroit pour tout le monde, avec des accès haut débit à Internet, sans lois sur le copyright et avec des comptes VIP pour The Pirate Bay », annonce le groupe sur son site.
Les dons se montent à l'heure actuelle à environ 13 000 dollars. Une somme largement insuffisante pour acquérir l'île de Sealand, dont le prix avoisinerait 120 millions d'euros selon divers quotidiens britanniques. Qu'à cela ne tienne : à défaut d'acheter Sealand, les membres de The Pirate Bay se tourneront vers d'autres îles, moins onéreuses ...
_________________ "Sachant que tu n'es pas noir, qui es-tu ?"
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Posté le: 19 Jan 2007 03:47 Sujet du message: Utopies et micronations dans le monde
le vatican n'est pas un état car un état a, au sens du droit international public "la compétence de sa compétence". un état, pour etre considéré comme tel doit être souverain et le premier corrolaire est le droit originaire a agir sur la scène internationale. en d'autre terme tte entité qui doit demander la permission pour agir dans l'ordre international n'est qu'une collectivité locale. c'est le cas du vatican qui est dépendant de l'italie pour plein de chose. c'est les cas aussi des "états" des usa.
deuxièmement, un état est un fait juridique. on peut le comparer a la naissance d'un individu qui est également un fait juridique. ce fait s'impose au droit de lui même sans rien d 'autre. c'est parce qu'on est un homme qu'on mérite le statut d'homme et d'être traité comme tel. pareillement un état s'impose au droit international, par conséquent aucune forme d'homologation ou de feux vert n'est nécessaire pour la création d'un état. a partir du moment ou il réuni les critères de l'état, il en est un. et cela est vrai qu'il soit reconnu par les autres ou non. mais les états ne reconnaissent pas n'importe quoi comme état. cela tien a ce que l'état qui reconnait une entité politique est par la suite obligé de la traiter en état. et qd cette entité est soumise, on est bien emmerdé, comme c le cas au sahara occidental qui a été colonisé par le maroc. tt ceux qui ont reconnu la république saharwit sont obligé de négocier avec elle pour la pêche, pour utiliser ses côtes ect, alors que dans les faits elles sont controlé par le maroc et celui ci considérera comme un bout de chiffon tte les autorisation offcielles que vous auriez pu obtenir de la république saharawit.
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