Accueil www.volcreole.com
Le site de référence des Dom-Tom !


 :: Connexion :: S'enregistrer :: Profil :: Messages privés :: Membres :: Album Photos :: Forum :: Chat :: Rechercher :: FAQ :: Annuaires :: Agenda :: Vidéos  :: 


Tour de la Martinique des communes - 11 : Le Macouba
Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5  Suivante

Répondre au sujet    Accueil » Forum » Guide touristique: Tour de la Martinique des communes - 11 : Le Macouba S'abonner au Flux Rss Guide touristique Partager ce sujet sur Facebook Partager ce sujet sur Twitter Partager ce sujet sur Myspace Partager ce sujet sur Del.icio.us Partager ce sujet sur Digg Partager ce sujet sur Google bookmarks Partager ce sujet sur Netvibes Partager ce sujet sur Viadeo Partager ce sujet sur Linkedin Partager ce sujet par email 
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  A la une :: Imprimer ce sujet 
Auteur Message
Annonces
  Guide touristique:   Sujet: Tour de la Martinique des communes - 11 : Le Macouba

sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #1 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 22 Fév 2007 15:57

TOUR DE LA MARTINIQUE DES COMMUNES - 11 : LE MACOUBA




Ma mère est du Macouba…, pour moi cette commune, -- très petite, et pour beaucoup qu'une route de passage pour aller à Grand- Rivière se baigner, et pour d'autres une commune où il n'y a rien à faire ( beaucoup le disent ) --, est le lieu de mes souvenirs d'enfance.

C'est l'endroit où j'ai pris le temps dans le cocon familiale d'apprendre avec ma grand-mère, mes oncles, mes tantes, ma famille à apprécier la douceur de la vie martiniquaise, rythmée par les visites chez un tel ou une telle, les repas dominicaux ou de fêtes, familiaux, ou entre amis, la messe le dimanche matin, bien endimanché car « On s'habille mademoiselle ! Nou pa ka alé lanmès abiyé ninpôt ki mannyè ! » … et aussi l'apprentissage de la nature et l'amour des choses simples.


Vu qu'il n'y a rien sur cette commune, j'avais à cœur de la présenter un peu . Et j'espère que d'autres ajouteront des choses.



Citation:
 
Nom : Macouba
Arrondissement de La Trinité
Si vous écrivez à quelqu'un du Macouba le code postal est celui de Basse-pointe : 97218.
Superficie : 1175 ha
Population : entre 1389 et 1500 Hab. (mais je n'en suis pas sûre, car j'ai trouvé plein de chiffres.)
Habitants : les macoubétins
Cours d'eau : rivière Potiche, rivière Roche, rivière de Macouba
Origine du nom : vient du nom caraïbe d'une petite raie de rivière, donné à l'embarcadère puis au quartier.

 
 



Historique :

Lors du partage de l’île par Duparquet en 1635, le territoire de Macouba est dévolu aux Caraïbes. Les français s'y installent après leur conquête, en 1658. Macouba reste un quartier de Basse-Pointe jusqu'en 1845.

Si la région est célèbre pour son pétun (tabac) au XVIIème siècle, le cacao et le café font sa richesse au XIXème siècle. Le sucre et le rhum produits en grande quantité posent des problèmes d'exportation, les falaises bordant la côte rendant difficile l'accès à l'océan. De plus, l'agitation de la mer, animée d'un violent ressac, interdit l'approche des pirogues : les fûts sont donc jetés à l'eau, et des nageurs les poussent jusqu'aux navires.

Les habitations désertées par les anciens esclaves lors de l'abolition de l'esclavage, font appel à une main-d’œuvre venue d'Inde. Leurs descendants constituent une forte proportion de la population actuelle.

Citation:
 
Sujets volcréole sur les indiens :
http://www.volcreole.com/forum/sujet-10421-0-asc-0.html ( les indiens dans les doms)
http://www.volcreole.com/forum/sujet-15456.html (chapé kouli) 
 


Les cultures ayant fait la richesse de Macouba :

Le tabac appelé pétun du temps de Louis XIV :

Le café :

Le cacao :


Aujourd'hui la banane s'affirme comme la principale culture de Macouba. Avec une exception de taille et prestigieuse : les champs de canne alimentent encore une petite distellerie, celle de Fonds Préville, qui produit l'un des meilleurs rhums vieux de la Martinique, juste fierté de Macouba.

Le saviez-vous ?

Le pétun de Macouba était très célèbre et le roi Louis XIV en usait exclusivement.



Que voir à Macouba ?

La roche à Bon Dieu ou « roch a bondjé »,



Il s'agirait d'un polissoir d'origine caraïbe ou arawak. Une autre hypothèse en fait une sorte de table où étaient sacrifiés des humains ou des animaux. Elle est aussi présentée comme une carte géographique indiquant le nord, les trous sa surface représentant la constellation de la Petite Ourse, avec l’étoile Polaire. Enfin une légende populaire la décrit comme étant la table des douze apôtres, qui s'y seraient assis pour y manger.

---------------------------------------------------------------------------------------------------


L’église Ste Anne du Macouba




La paroisse du Macouba date de 1667 environ. Son premier curé fut le père Thomas Lentillac, en 1679. La première église se situait sur le plateau qui domine le bourg non loin de l'actuelle église. Elle fut reconstruite en 1687, après vingt années de service. Le père Vidal posa la première pierre d' un nouvel édifice le 14 février 1692 et bénie cette église le 22 mai. Les travaux, terminés au bout de trois mois, avaient été confiés au capitaine de Marie-Galante, le sieur Gilles Dauville. Cette édifice se situait sur le plateau accueillant l' actuelle église. Il avait alors, selon le père Danville à l' origine de sa construction, un choeur en maçonnerie la nef en bois. Une chapelle de Saint Antoine de Padoue servait de sacristie. Le père Labat desservit la paroisse de 1694 à 1696. Vers 1743, sous l'impulsion du père Mane la nef fut reconstruite en pierre. En 1813 une tempête enleva la toiture de l’église. Laissée à l'abandon, elle sera refaite à partir de 1823, et solennellement consacrée le 29 juillet 1827 par l'abbé Carrand. En 1837 une cloche nommée Marie-Angélique : : sera bénite, et la construction d' un clocher entamée l' année suivante. En 1877, une cloche nommée Pauline : :, puis en 1880 celui d' une Hélène Henriette Marie Angélique, seront également bénites. En 1879, des travaux de réfection de l’église seront votés par le conseil municipal.

Le saviez – vous ?

La charpente de l’église reprend à l'identique le travail des charpentiers de marine de XVIIeme siècle, qui montaient les charpentes des toitures en forme de carènes de navire renversées.

L’église Ste Anne du Macouba est la seule qui donne le dos à son bourg. L'ancien bourg étant situé à l'origine sur la langue de terre bordée par une plage de galets, a pied des falaises : Nord plage.


-------------------------------------------------------------------------------------------

La distillerie qui produit le rhum "JM Crassous de Médeuil".







Perdue dans la campagne entre Basse-Pointe et Macouba, la distillerie JM est une des dernières rhumeries artisanales de Martinique.

Dans un cadre enchanteur est produit ici, un des rhums les plus réputés de l'île. L'arrivée est magique. Du haut de la petite route le visiteur surplombe les vieux bâtiments de la distillerie installés en contrebas dans la vallée

Un chemin plus ou moins carrossable mène jusqu’à ces installations plutôt modestes. Un petit hangar métallique accueille les outils de distillation et les cuves de fermentation, tandis qu’à côté deux bâtiments abritent les chais de vieillissement. Dans le hangar, des panneaux explicatifs retracent les différentes étapes de la production de rhum JM, et un petit chemin balisé vous permet de vous promener au milieu des vieilles machines à vapeur et des cuves de fermentation.

Avec ces moyens rudimentaires, et en respectant les traditions, les rhums JM Crassous de Médeuil produisent ici un rhum blanc de très grande qualité, récompensé en 2005 par la médaille d'or du concours agricole de Paris, ainsi qu'un des meilleurs rhums vieux de Martinique. C'est celui-ci que vous verrez entreposé dans les grandes barriques en chêne de 200 litres, dans lesquelles il va vieillir au moins 10 ans avant d’être embouteillé. Les effluves exhalant des tonneaux sont enivrantes au point de vous conduirent tout droit jusqu’à la boutique installée à l'intérieur de la distillerie.

Pour la petite histoire, les initiales JM font références au premier propriétaire de la sucrerie fondée en 1790 : Jean-Marie Martin. Rachetée en 1913 par Gustave Crassous de Médeuil qui y entreprend d'importants travaux, la distillerie JM reste encore aujourd'hui propriété de la famille.

Citation:
 
Distillerie JM Crassous de Médeuil
Fonds-Préville, Bellevue, 97218 Macouba.
Tel : 05 96 78 92 55 .

Horaires : Ouvert toute l'année de 7H à 12H puis de 13H à 16H. Fermé les week-ends et les jours fériés.

Tarifs : Entrée gratuite. 
 



Le saviez-vous ?

Le rhum J-M a été plusieurs fois récompensé :

1999 – Brussels Spririts Award – Médaille d'Or Rhum J.M. Vieux
2000 – Trophée International de l'Alimentation et des Boissons – New Millénium Award
2000 – Genève – Etoile d'Or Internationale de la Qualité
2003 – Brussels Spirits Award – Médaille d'Argent Rhum JM Blanc 50°
2003 – Brussels Spririts Award – Médaille d'Argent Rhum JM Hors d’âge


----------------------------------------------------------------------------------------

Le temple Hindou






Déesse Mariammam




Cette statuette est plus ancienne que le temple.

A l' origine le temple se trouvait sur l' habitation Macouba appelée aussi Case Paul. Il fut construit au début du 20e siècle en bambous par Joseph Nallamouttou. Celui-ci dû le déplacer sur l' habitation Bellevue (dans les années 1930) à cause de la gêne sonore qu' il créait chez la famille Marraud Desgrottes, : : propriétaire de l' habitation Macouba, et de l' hostilité du clergé de la proche paroisse. Il fut rénové en bois puis reconstruit en béton.
Le temple comporte une seule porte côté élévation antérieure. On trouve 17 statues de divinités hindous à l' intérieur du temple (Shiva, Katlayen, Maduraï, Kali etc.)et une statue à l' extérieure (Ganesha).

Le saviez-vous ?

Vous pouvez assister aux sacrifices indiens lors des cérémonies. C'est très impresisonnant.


--------------------------------------------------------------------------------------

Le saviez-vous ?

Un film a été tourné au Macouba :


Citation:
 
Nord-Plage
2004 - France - Drame - 1h25



Réalisation : José Hayot
Avec Alex Descas , Marianne Faithfull , Viktor Lazlo et Pascal Légitimus .

Nord-Plage est l'histoire d'un lieu : un petit quartier du nord de la Martinique. Il est en train de mourir paisiblement. Plus ou moins contraints, ses habitants le délaissent au fur et à mesure. Ceux qui y demeurent encore ont tourné le dos à leurs traditions pour se réfugier dans un monde d'illusions qui les amènent à s'effacer lentement de l'existence…
 
 

Les habitants ont participé à la figuration .

Quelques prises de vue ( je rappelle qu'il s'agit du quartier Nord plage ancien bourg du Macouba, la plupart des anciens habitants du quartier sont relogés dans d'autres quartiers ) :










----------------------------------------------------------------------------


Le saviez-vous ?

Si vous vous postez près de l'église du Macouba, vous aurez une magnifique vue sur la mer, et on peut apercevoir l'île de la Dominique. Par très beau temps ma grand-mère dit qu'on peut voir des vêtements blancs étendus au soleil.





Sources :

Textes, infos : Le patrimoine des communes de la Martinique, ed. FLOHIC, www.zananas-martinique.com , www.rhum-jm.com, www.patrimoine-de-france.org,http://perso.orange.fr/fmotsi/macouba.htm

Photos : www.planete.org , www.tresor-martinique.com, www.zananas-martinique.com/, http://karaibes.free.fr, Le patrimoine des communes de la Martinique, ed. FLOHIC,www.imagenes-tropicales.com,www.antilles-info-tourisme.com,www.cinemotions.net,http://barredominique.free.fr



Citation:
 
Tour de la Martinique des communes
:: Tour de la Martinique des Communes - 1 - Le Francois ::
:: Tour de la Martinique des Communes - 2 - Le Vauclin ::
:: Tour de la Martinique des communes - 3. Grand-Rivière ::
:: Tour de la Martinique des communes- 4. Morne Rouge ::
:: Tour de la Martinique des communes- 5. Trois-Ilets::
:: Tour de la Martinique des communes- 6. Le Diamant::
:: Tour de la Martinique des communes- 7: SCHOELCHER
:: Tour de la Martinique des communes- 8: SAINT PIERRE
:: Tour de la Martinique des communes- 9 : Sainte-Anne
:: Tour de la Martinique des communes- 10: SAINTE MARIE
:: Tour de la Martinique des communes- 11: LE MACOUBA 
 
Revenir en haut
      
Sirene.des.salines
Charter Charter



Genre: Femme
Inscrit le: 05 Juin 2002
Sujets: 54
Messages: 4893
Localisation: Ocean
 #2 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 22 Fév 2007 16:38

Archi mega top bon sujet! sanahell

Y a deux endroits ou j'ai jamais été en Martinique .. oui hooooonte sur moi .. macouba et grand rivière ... je suis passée au large en bateau , y a des chutes qui tombent des falaises pour arriver directement dans la mer, c'est trop puissant vu de l'eau!

sanahell a écrit:
 

Les habitations désertées par les anciens esclaves lors de l'abolition de l'esclavage, font appel à une main-d’œuvre venue d'Inde. Leurs descendants constituent une forte proportion de la population actuelle.  
 


Anw , wè, les couli de macouba .. c de la que vient ta coulitude anwwwwwww


sanahell a écrit:
 

La roche à Bon Dieu ou « roch a bondjé »,



Il s'agirait d'un polissoir d'origine caraïbe ou arawak. Une autre hypothèse en fait une sorte de table où étaient sacrifiés des humains ou des animaux. Elle est aussi présentée comme une carte géographique indiquant le nord, les trous sa surface représentant la constellation de la Petite Ourse, avec l’étoile Polaire. Enfin une légende populaire la décrit comme étant la table des douze apôtres, qui s'y seraient assis pour y manger. 
 


Lol! La table est arrivée de palestine par quel vol? ah la la les legende hein!


sanahell a écrit:
 

Un film a été tourné au Macouba /i]

Citation:
 
Nord-Plage
2004 - France - Drame - 1h25



Réalisation : José Hayot
Avec Alex Descas , Marianne Faithfull , Viktor Lazlo et Pascal Légitimus .

Nord-Plage est l'histoire d'un lieu : un petit quartier du nord de la Martinique. Il est en train de mourir paisiblement. Plus ou moins contraints, ses habitants le délaissent au fur et à mesure. Ceux qui y demeurent encore ont tourné le dos à leurs traditions pour se réfugier dans un monde d'illusions qui les amènent à s'effacer lentement de l'existence…
 
 

Les habitants ont participé à la figuration .

 
 


Hooooooooooo, excellent! On trouve ça ou ? En divX?
Revenir en haut
      
lanmou
Siège service Siège service



Genre: Femme
Inscrit le: 06 Jan 2004
Sujets: 19
Messages: 1044
Localisation: Guadeloupe
 #3 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 22 Fév 2007 17:45

BRAVO
Difficile de faire mieux.
Revenir en haut
      
sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #4 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 22 Fév 2007 22:13

Sirene.des.salines a écrit:
 

Anw , wè, les couli de macouba .. c de la que vient ta coulitude anwwwwwww


 
 


Nan je ne suis pas "kouli", ni "chapé", c'est juste une impression. D'ailleurs ça vient pas pas de ce côté là .

Merci les filles. J'essaierai d'avoir d'autres infos et des photos.
Revenir en haut
      
sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #5 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 23 Fév 2007 00:06

Le saviez-vous ?



Le père Labat a été prêtre en la paroisse du Macouba pendant deux ans de 1694 à 1696 où il fait reconstruire l'église.

Il a décrit de nombreux aspects de la société caribéenne dont l'esclavage. Il a ainsi inclu dans ces récits en 1698, ses impressions en observant les esclaves martiniquais et leurs passions pour la danse.

Il est aussi dit-on à l'origine du processus de distillation du « rhum ».

Il fonde l'habitation Saint-Jacques, une plantation de canne à sucre en 1696. L'habitation Fond Saint Jacques est située en bordure de la rivière du même nom, dans le nord atlantique, à Ste Marie. L'habitation fut longtemps considérée comme un modèle sinon comme une référence, ce qui se trouve encore aujourd'hui dans le vocabulaire, tel que "La Tour du père Labat" (un moulin à vent), "les chaudières Père Labat" ou encore l'appareil de distillation "type Père Labat".



http://ordesiles.free.f a écrit:
 
Né à Paris en 1663, Jean Baptiste LABAT entre chez les Dominicains en 1682 avant de devenir le R.P. Jean-Baptiste trois ans plus tard. Après avoir été aumônier, professeur de mathématiques, de
philosophie, il part pour les Antilles en novembre 1693.
L'originalité du père Labat réside dans le fait qu'il ne se contentera pas de son rôle de religieux.
Ainsi il participa activement :

- A la défense de la Guadeloupe (fortifications, guerre contre les Anglais...)
- Au développement de l'économie cannière et sucrière (invention de machines, construction de moulins, il était lui-même propriétaire d'esclaves...)

En 1722, il publiera :

Nouveau Voyage aux Isles de l'Amérique.
Comportant nombres de détails, de cartes, d'illustrations, cet ouvrage traite des évènements, des conditions de vie des colons, des esclaves, des caraïbes, mais aussi décrit les plantes, les animaux, la géographie (par ex. il raconte un voyage à la Soufrière).
Dispersés entre la Bibliothèque Mazarine, les Archives Nationale, la Bibliothèque Nationale, des collections privées, les manuscrits du père Labat constituent un témoignage essentiel sur les
débuts de la colonisation. En effet, il n'y a pas un ouvrage qui traite de cette période qui ne fasse référence au Nouveau Voyage...Le père Labat décédera à Paris en 1738.

Extraits de l'ouvrage :

"...La canne est un roseau de forte taille d'environ sept à huit pieds dont la peau est tendre et l'intérieur plein d'une matière spongieuse plus ou moins sucrée...La canne doit être coupée à sa
maturité, sinon le suc qu'elle donne n'est pas de bonne qualité..."

"...La maison des Caraïbes s'appelle carbet...Ce carbet avait environ soixante pieds de long sur vingt-quatre à vingt- cinq de large.. La couverture était de feuilles de palmiste..."

"...J'ai dit en quelque endroit que la cassave et la farine de manioc servent de pain à la plupart des habitants blancs, noirs et rouges des îles...Le manioc est un arbrisseau dont l'écorce est grise, rouge ou violette selon les différentes espèces de bois."


Il décèda en 1738. 
 




Petite histoire instructive sur la fabrication du rhum et sa consommation en Europe .

site du collège Hubert Nero du Lorrain, Martinique a écrit:
 
Des inventions du père Labat à la guerre de Crimée



Tout a commencé en 1493 avec la deuxième expédition de Christophe Colomb dans la région caraïbe. Les quelques 1500 aventuriers embarqués sur les 17 vaisseaux du convoi, s'installaient sur les îles des Grandes Antilles où ils se consacrèrent principalement à l'agriculture. La culture de la canne à sucre se révélant particulièrement florissante, la plus grande partie des terres ne tarda pas à lui être consacrée.

En 1635 les français s'installèrent en Martinique et en Guadeloupe. Ils y exploitèrent immédiatement la canne, afin de produire le sucre qui était envoyé en France.

Comme la consommation des eaux de vie de vin, fruits ou grain se répandait dans toute l'Europe, les colons des Antilles imaginèrent la fabrication d'un alcool de canne. C'est ainsi que les sucrier de Martinique multipliaient les petites unités de distillation, dans le but de transformer les résidus de la production de sucre en eau-de-vie...

Tout comme le champagne Don Perignon, le rhum doit sa qualité à l'ingéniosité d'un ecclésiastique. En effet, c'est le père missionnaire Jean-Baptiste Labat qui, par sa connaissance des techniques de distillation, permit le perfectionnement du processus de fabrication du Tafia que l'on appelait aussi Guildive. Avant les apports du père Labat, le rhum, qui sortait des alambics rudimentaires, était une eau de vie rustique et très forte à l'odeur acre. Un tel alcool ne pouvait prétendre séduire les populations européennes. Avec les améliorations des outils de distillation, la qualité du rhum s'affina et les négociants commencèrent à charger des fûts de tafia sur leurs vaisseaux. Le séjour du rhum dans les tonneaux de chêne lui donnait une couleur ambrée que les européens prirent pour naturelle, alors qu'à la sortie des alambics, l'alcool était évidemment incolore.

En France, le rhum se consommait principalement sous la forme de mixtures complexes et chaudes. Il était apprécié pour ses vertus thérapeutiques et fortifiantes.

En 1713, un Edit du Roi de France interdit le commerce des eaux de vie de mélasse et de sirop. Les productions martiniquaises et guadeloupéennes continueront néanmoins à se vendre par le biais de la contrebande. A cette époque, l'Angleterre favorisait la production et le commerce du rhum, selon l'orthographe anglaise de l'époque. Le Royaume-Uni et la Nouvelle-Angleterre étaient alors les principaux consommateurs d'alcool de canne.

Les mémoires Royaux de 1763, 1776 et 1777 vinrent libéraliser et même encourager le commerce du rhum entre les dépendances françaises et les pays étrangers. Enfin, la loi du 8 Floréal An X autorisa l'entrée en France des tafias en provenance des colonies. Ce texte assura l'exclusivité du marché français aux productions martiniquaises et guadeloupéennes.

Au XIXème siècle, les crises viticoles successives qu provoquèrent des pénuries d'eau de vie de vin, favorisèrent l'accroissement de la consommation de rhum en France. L'abolition des droits de douane sur les alcools coloniaux en 1854 accentua cette tendance. La guerre de Crimée puis la première guerre mondiale promurent involontairement la consommation de rhum auprès de la population française. En effet, l'intendance ne trouvant plus assez d'alcool de vin sur le marché, remplaça les rations de cognac et de marc par du rhum.

A cette époque, la production martiniquaise de tafia était à son apogée. On cite le record réalisé en 1917 avec une mise en circulation de 170 000 HAP. 
 


http://etabs.ac-martinique.fr/hnero/rhum/histoire-rhum.htm
Revenir en haut
      
sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #6 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 23 Fév 2007 00:24

Concernant Nord-Plage le film de josé Hayot j'ai trouvé deux commentaires très différents sur le site www.hello-caribbean.com :

Citation:
 
" Nord Plage " est un film réalisé et produit par un martiniquais José Hayot,écrit par un martiniquais Patrick Chamoiseau.
C'est en soi une excellente chose lorsque l'on sait, d'une part les difficultés rencontrés dans la production d'un long métrage mais surtout l'importance de l'idée que l'on peut se faire de soi-même, de son peuple, à travers les images qui nous sont renvoyées. Nous trouvons particulièrement intéressant les 2 points de vue qui suivent concernant le film " Nord Plage ".
A lire avec sérénité !!!


> " Nord Plage " où la vision des Blancs créoles.
de Guillaume Surena - Fort de France
L'imposture de la créolité vient d'avoir une représentation cinématographique magistrale avec le film Nord Plage de José Hayot.
La Vierge Marie, le fils héritier Patrick Chamoiseau le scribe créole, le père spirituel de la créolité ou de la créolisation Edouard Glissant lui-même, apparaissent au beau milieu d'un film pour distribuer le sens sinon l'Esprit Saint, sont au centre de cette vision békée de la Martinique...

> Le cinéma de la merPar Manuel Norvat
Toutes les images du monde sont venues là. Non pas échoués, mais recomposées à la manière de ces morceaux de bouteilles polis par la mer. Ainsi, par son brassage intempestif d'images., Nord-Plage répond véritablement à nos appétits esthétiques. Le talent de José est en effet généreusement à l'œuvre dans ce film offert comme une interprétation créole des fruits de la modernité audio-visuelle. 
 


je ne l'ai pas vu .Je crois qu'il a paru dans une ( ou des ) petites salles à Paris, avec évidemment très peu de pub. Et je ne sais pas s'il est sorti en DVD, apparemment c'est passé à la télé???? .

voici une interview de Patrick Chamoiseau:

Citation:
 
Un quartier martiniquais, où la tradition fait face au présent, vu par Patrick Chamoiseau.

Nord-Plage

France 3, 15 h 35.

Comment en êtes-vous arrivé à faire ce film ?

Patrick Chamoiseau : Presque tous les peuples du Sud sont à 90 % devant leur télévision et vont au cinéma. Il est important que nous, Antillais, ayons nos propres images, et que nous puissions rapporter nos propres histoires. Le quartier Nord-Plage a été découvert par José Hayot, le réalisateur du film. C'est un lieu très étrange. Les gens vivent face à la mer, sous une immense falaise, dans des petits blockhaus. C'est un quartier exceptionnel. José Hayot en était tombé amoureux, et lorsqu'il en a eu la possibilité, il me l'a fait découvrir en m'expliquant qu'il aimerait faire un film dont l'action se passe à cet endroit.

Comment expliquer vraiment le quartier Nord-Plage ?

Patrick Chamoiseau :Lorsque l'usine du coin a fermé, les travailleurs et leurs familles sont partis de l'habitation du « béké » et se sont retrouvés en bordure de mer. Dans la culture créole, le bord de mer est toujours le lieu où s'entassaient les ordures, car les békés utilisaient tout l'espace vital. Les habitants de Nord-Plage ont trouvé cet interstice entre la falaise et la mer et ont édifié ce « chez-eux ». Il correspond au même mouvement d'exode rural qui a créé le quartier Texaco à Fort-de-France. Nous nous sommes aperçus, José hayot et moi, qu'il existait plein d'histoires sur le lieu. Tout ce qui est raconté dans le film est véridique. La seule chose ajoutée est le « chouval b'wa ». J'ai interrogé les habitants et, à partir du résultat, on a construit cette histoire un peu loufoque.

Un film pour les Antillais ou pour tout le monde ?

Patrick Chamoiseau :Quand on imagine les Antilles, on pense plutôt à la « case ». À Nord-Plage, les maisons sont en pierre et béton. Une particularité qu'on retrouve le long des côtes en Martinique. Il y a une tradition très ancienne de la pierre. On peut trouver cette même configuration de lieu du monde à Cuba, au Brésil, à la Jamaïque ou à Trinidad. Dans le traitement des couleurs et de la vision, on voulait un endroit où tout le monde pouvait se reconnaître. Si on veut montrer les Antilles, il faut les montrer dans leur opacité. Il ne saurait être question de tout comprendre. C'est en préservant l'opacité des cultures et des identités que l'on peut arriver à maintenir le chatoiement de la diversité. C'est donc un film pour tous, avec une dimension opaque appartenant à la réalité créole antillaise. Il est important de ne pas se mettre en transparence, car cela amène l'uniformisation et à la standardisation. L'opacité laisse une chance à la différenciation et maintient la diversité.

Comment doit être perçu Nord-Plage par les Antillais ?

Patrick Chamoiseau: Ce film est, selon moi, une petite fable. On a un quartier où le maire veut loger tout le monde dans des HLM et raser tout. Quand on est arrivé, les gens vivaient dans leur solitude et refusaient d'aller dans les HLM. Ils avaient perdu leur rapport à leur culture et à leurs traditions. C'est ce qui s'est passé dans les années soixante avec l'arrivée de la télévision. Avec les grands mouvements de libération des Black Panthers, du mouvement hippie et des grands phénomènes musicaux. C'est aussi l'effondrement des systèmes des plantations et la crise du sucre. Une période charnière. Le pays est confronté à une sorte de paralysie économique, d'invalidation de sa tradition culturelle et est précipité dans un mouvement du monde porté par la télévision, par les premiers voyages et par la musique. Une sorte de modernité qui les anesthésiait, parce qu'ils n'avaient plus le rapport à la tradition. Le « chouval'b'wa », un vieux principe traditionnel, va leur permettre de recréer une énergie collective leur permettant d'affronter la modernité. La fable dit que la tradition ne sert pas à revenir en arrière, mais, quand elle est bien comprise, bien intégrée, elle permet de retrouver des liens de solidarité et de vivre la modernité d'une manière positive.

Fernand Nouvet

[www.humanite.presse.fr]  
 


Trouvé aux aléas de mes recherches de dvd pour Siwèn sur ce site http://www.pyepimanla.com
Revenir en haut
      
sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #7 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 23 Fév 2007 19:09

La télé pour l'éternité






© Christian DAVID - Cimetière, Macouba (97218) - Juillet 2005




Photo prise par un internaute au cimetière du Macouba.
Revenir en haut
      
sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #8 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 23 Fév 2007 19:18

Sur la route du Macouba ....
















Sur http://babbibel.free.fr

Cette internaute se rendant à Fond Préville ( Rhum J-M ) a pris de très belles photos de la nature luxuriante telle qu'on la trouve au Macouba.
Revenir en haut
      
Albert972
Charter Charter



Genre: Homme
Inscrit le: 13 Fév 2004
Sujets: 9
Messages: 2704
Localisation: Madinina
 #9 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 23 Fév 2007 19:19

Chapeau Sanahell pour ton reportage.

Où se trouve la roch a bondjé?

La photo du cimetière est au top.

J'ai vu le le film Nord Plage. Je n'ai pas du tout aimé. Autant Chamoiseau est un bon écrivain autant il est un mauvais scénariste. C'est soporifique.
Revenir en haut
      
sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #10 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 23 Fév 2007 19:31

Ha un volcréolien à vu Nord-plage ( je désespérais ) . J'aimerais bien le voir pour avoir une idée tout de même, mais c'est vrai qu'il n'a pas eu bonne presse. Le budget éait apraît-il conséquent, les clichés magnifique, mais le scénario pas top.


Concernant "la roch a bondjé", tu as de la chance justement mon tonton vient de me téléphoner. . Alors elle se situe à Terre-Patate près de l'école primaire, il ya une ravine en contre - bas. Je supose qu'à l'époque les gens devaient s'y baigner aussi, mais plus maintenant.
Revenir en haut
      
sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #11 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 23 Fév 2007 19:42

Le Macouba vu par satellite sur ce site http://www.tresor-martinique.com/photo-satellite-grand-riviere.htm

Vous pouvez aussi voir les autres communes qui vous intéressent . On voit bien les parties habitées, les parcelles champs cultivés, les reliefs se détachent bien aussi.
Revenir en haut
      
sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #12 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 23 Fév 2007 19:53

Le saviez vous ?

Au Macouba on cultive aussi ... de la laitue si,si !
A Fond- Préville !




Lundi 24 avril 2006, les élèves de Terminale S ( du lycée Croix -Rivail ) ont visité les serres de Préville au Macouba..... ...


Le chef d'exploitation (Daniel Plissonneau) explique le processus de production : . . . . . . .Semis . . . . . . Mise en place . . .











La banane a trouvé une concurrente ?







sources : http://www.croix-rivail.educagri.fr/activ/activ30.htm
Revenir en haut
      
sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #13 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 23 Fév 2007 20:22

Le saviez-vous ?

Le magnifique livre La panse du Chacal, de Raphaël Confiant qui traite des indiens de Martinique, à pour décors, entre autres, les quartiers de Basse-Pointe et de Macouba.



C'est l'un de mes préférés de Confiant . Je vous le conseille si vous voulez vous instruire un peu sur l'indianité aux antilles françaises.





Citation:
 

Un extrait :

"La canne ne lâche jamais le Nègre d'une semelle. Elle fait corps avec sa douleur séculaire. La canne ne lâche jamais l'Indien. Elle s'insinue au plus profond de ses songes, territoire de la nostalgie. Alors, parfois, pris d'une rage incontrôlable, le premier y allume des feux qui montent en flammes bleues jusqu'au firmament et les yeux des Blancs se transforment en éclats de terreur. Ils courent en tous sens, sonnent le tocsin, décrochent leurs fusils, libèrent leurs chiens féroces, importés, aux temps de l'antan, de l'île de Cuba, pressent leurs femmes et leurs filles de s'enfuir en carriole avant de s'arc-bouter aux derniers murs encore debout de leurs demeures. À Basse-Pointe, fut ainsi décapité Patrice de Fabrique, un Blanc même pas méchant que les vieilles Négresses du temps de l'antan pleurèrent à larmes déployées. Parmi les auteurs de cet acte inouï furent désignés des Indiens, ô stupeur ! Une race si docile, si serviable, et leurs femmes toujours prêtes à entrouvrir les cuisses pour recevoir la semence des maîtres. Impensable, n'est-ce pas ? Ils avaient marronné etcetera de jours dans les bois épais de Morne Balai et Hauteurs Courbaril, bouches cousues et gestes fatalistes. Jusqu'à ce soir de maudition où, sans doute victimes d'une trahison, ils furent cernés et ramenés dans l'En-Ville, ligotés comme des boeufs-Porto-Rique. Un procès retentissant, dont on n'eut ici que de vagues échos, y fut organisé. Furent condamnés à mort : Hector Velaidomestry, Fulbert Allamelou, Jean-Yves Mondésir, Patrice Latchoumia, Raphaël Bonaventure. Indiens et Nègres placés, pour une fois, sur le même plan. Dans les cases de Basse-Pointe et de Macouba, on se mit à vanter les exploits oratoires d'avocats mulâtres qui réussirent par miracle à obtenir que l'affaire soit rejugée en la ville de Bordeaux où les accusés furent blanchis. Ils revinrent ici en héros mais furent aussitôt interdits d'embauche dans les plantations. C'est que la canne est rancunière, oui ! Elle se souvient des chapardeurs, des incendiaires, de tous ceux qui ont versé le sang et se sont livrés à elle, croyant y trouver un sûr refuge. La canne a toujours été du côté du Blanc et quand il arrive au Nègre et à l'Indien de l'oublier, eh ben la peau de leurs fesses se trouve soudain mise à l'air libre, fout.re !" 
 


http://jacbayle.club.fr

Sur l'indiannité :

SEMAILLES INDIENNES EN MER CARAIBE
Immigration indienne
Histoire et Témoignages de vie.
par Liliane Mangatal,
Centre régional de documentation pédagogique de la Martinique.


MON AVENTURE INDIENNE
Récit: une martiniquaise d'origine indienne découvre l'Inde d'aujourd'hui.
par Liliane Mangatal,
publié à compte d'auteur,
Editions Désormeaux, Fort-de-France.



Voir le site sur Kann ka pran fè sur le vécu des travailleurs indiens en créole par Liliane Mangatal : http://www.potomitan.info/ki_nov/mangatal.html


Citation:
 
Macouba au moment de l'immigration


Au moment de l'immigration indienne, Macouba commune du Nord Atlantique, est dans l'arrondissement de Saint-Pierre, et liée à Grand Rivière qui n'est pas encore, à ce moment une commune autonome.

Dans cette commune essentiellement agricole, toutes les habitations reçoivent des immigrés engagés indiens, et ce dès le début de l'immigration. Ces habitations Bellevue, Bijou, Cheneaux, Demare, Dupotiche, Les potiches, Fonds Préville, Grand'Rivière, Macouba, Perpigna changent souvent de propriétaires et au moment de l'immigration par exemple, l'habitation Cheneaux appartient à Mr Cheneaux par ailleurs maire de Macouba, l'habitation Bellevue occupe les terres de l'actuelle rhumerie J.M., une manière de rappeler que la vocation de producteur de rhum de Macouba ne date pas d'aujourd'hui.

Toutes ces habitations reçoivent des Indiens pendant toute la période de l'immigration, dès 1853 on peut trouver trace de leur passage dans les registres de l’état-civil de la mairie de Macouba.

Les Indiens ne se rendaient à la mairie que pour les déclarations de naissances et de décès. Dans toute cette période, on ne relève aucune mention de mariage. Presque tous les enfants sont reconnus par leur mère seulement, on ne retrouve que deux ou trois mentions marginales de reconnaissances paternelles très longtemps après la date de la fin de l'immigration. Les Indiens ne connaissaient peut-être pas les moeurs du pays, mais peut-être aussi que les békés ont voulu garder sur les habitations les enfants qui y étaient nés, et par ce stratagème empêcher que les pères ramènent les enfants en Inde à la fin de leurs contrats: ces enfants ainsi acclimatés devenant autant de travailleurs acquis à l'habitation, et autant de gagné pour la canne.

Donc, des naissances peut-être trois ou quatre, mais souvent les enfants sont fragiles et c'est leur mort qui amène les parents à la mairie, la déclaration de décès suivant de près la nouvelle naissance.

Il faut noter que c'est la mère qui déclare l'enfant et qui lui donne son nom. Mais,au moment de leur arrivée, comme il est d'usage en Inde, tous les Indiens ne portent qu'un nom, assimilé à un prénom usuel. A partir du moment, où elle fait cette déclaration de naissance, ce prénom devient pour l'enfant son nom de famille auquel on ajoute automatiquement un prénom français parmi les plus courants, Rose, Marie ou alors celui que propose le calendrier.

Mais dans ces registres, il y a surtout de nombreuses déclarations de décès de 15 à 20 pour une année. Les causes du décès ne sont pas mentionnées , si on excepte une ou deux fois, par exemple un cadavre découvert dans un champ ou un autre caché dans un dépôt au bord de la mer. Mais ce qui frappe le plus, c'est l’âge des décédés, ils ont entre dix sept et vingt-trois ans, quelques uns sont plus âgés. D'autres fois, les morts se succèdent si vite que l'on se demande si une épidémie quelconque ne sévit pas à ce moment, entraînant tous ces décès.

Au temps de la colonie, il existe un modèle de déclaration obligatoire concernant chaque immigré, où il était mentionné la date d'arrivée dans le pays, le numéro matricule, la mention du contrat, et le nom du bateau transporteur.

Ce qui permet de se rendre compte, de la durée de leur séjour: la canne les anéantit très vite, ils ne résistent quelquefois que trois mois, d'autres fois six mois. On ne peut rester longtemps insensible.

Mais le plus navrant, c'est que l'on n'a pas le moyen de se rendre compte de la proportion des survivants, puisqu'il n'y a pas de registre communal spécifique consignant les Indiens. Ce registre existait sur l'habitation, et il n'est pas possible d'en consulter. Seul, le résultat général de l'immigration donne une idée du nombre d'Indiens qui laissèrent leur vie dans les champs de canne pendant trente ans. 
 
Revenir en haut
      
oliviermr
Siège service Siège service



Genre: Homme
Inscrit le: 15 Jan 2007
Sujets: 7
Messages: 921
Localisation: 93 - Seine-St-Denis
 #14 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 23 Fév 2007 23:46

Très bonne documentation dire que j'y suis passe pendant les grandes vacances 2006 sans m'arrêter, faut dire qu'effectivement dans le secteur c'est grand rivière qui est le plus réputé.

Citation:
 
Le Macouba vu par satellite sur ce site http://www.tresor-martinique.com/photo-satellite-grand-riviere.htm
 
 


par contre pour la vue par satellite je préfère encore ce lien: http://www.geoportail.fr/index.php?event=DisplayCartoVisu&url_insert=6f80895429381fd24c70e6cd6cb2c32d

Revenir en haut
      
sanahell
Classe Eco Classe Eco




Inscrit le: 23 Sep 2003
Sujets: 121
Messages: 9667
Localisation: région parisienne
 #15 Guide touristique:   Sujet du message: Tour de la Martinique des Communes - 11 : Le Macouba   Posté le: 24 Fév 2007 14:00

Ha oui effectivement , sympa le lien oliviermr.


Oui peu de personnes s'arrètent au Macouba. Il y a quelques temps les jeunes de la commune avaient aménagé une piscine de rivière au quartier "Verger". Ca a été un franc succès et les gens enfin s'arrètaient au Macouba. Il y avait même des cars de touristes

Et puis malheureusement suite à un accident la piscine de rivière a fermé.


J'espère que la structure sera à nouveau utilisée une fois mise aux normes.
Revenir en haut
      
Montrer les messages depuis:   
Répondre au sujet    Accueil » Forum » Guide touristique: Tour de la Martinique des communes - 11 : Le Macouba Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5  Suivante
Page 1 sur 5
    
 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum

Tags
Copyright Volcreole © 2001-2014
Syndication (RSS 2.0)  Suivez-nous sur Facebook  Suivez-nous sur Twitter  Suivez-nous sur Google+

Charte | Contacts | Favoris | Accueil | Rechercher | Pseudos | Album Photos | Groupes | FAQ | Forum | Portal | Sujets | Sélection | Actualités | Partenaires | Bannières | Videos Tags | Annuaires | Agenda | Loto | Vidéos | Archives