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Genre: Femme Inscrit le: 11 Fév 2004 Sujets: 14 Messages: 8997 Localisation: quelque part de bien
Posté le: 08 Nov 2007 08:45 Sujet du message: l'indépendance des medias en question
djanaelle a écrit:
heuu j'ai une question, qui pourrait paraitre un peu bete mais bon, ... Qu'est ce que l'indépendance des Médias au juste? (non non je ne sais pas .. et alors a pa sa mwen mandéw ! .. répon a question là souplé )
C'est un mythe.
_________________ Dès ma première enfance,une flèche de la douleur s'est plantée dans mon coeur. Tant qu'elle y reste je suis ironique - si on l'arrache, je meurs.
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Posté le: 08 Nov 2007 22:20 Sujet du message: l'indépendance des medias en question
coda a écrit:
C'est sûr que quand un groupe coté en bourse se paie un journal traitant d'économie et donc de la bourse, il y a de quoi se poser des questions...
Ce genre de transaction ne devrait tout simplement pas être possible !
j'ai lu un article qui disait que c'était un peu une spécificité française que les journaux soient rachetés par des grands groupes en Allemagne par exemple c'est moins le cas _________________
Genre: Femme Inscrit le: 04 Juin 2004 Sujets: 7 Messages: 880 Localisation: Rarement là où censée être
Posté le: 08 Nov 2007 23:51 Sujet du message: l'indépendance des medias en question
Citation:
j'ai lu un article qui disait que c'était un peu une spécificité française que les journaux soient rachetés par des grands groupes en Allemagne par exemple c'est moins le cas
Le Wall Street Journal a été racheté par News Corporation de Rupert Murdoch.
ça reste un grand groupe de médias (ça va de la Fox au Sun...en passant par Myspace). Donc pas autant de de métiers différents que Lagardère ou Dassault.Mais vu l'importance du secteur divertissement aux Etats-Unis ,la comparaison avec le rachat des Echos n'est pas totalement farfelue.
Sinon ,je ne suis pas sûre que l'on puisse parler indépendance journalistique sans tenir compte de la situation économique de la presse écrite en général ,des contraintes qui pèsent sur l'audiovisuel et du contexte social de la profession.
Ce n'est pas que l'on ne puisse pas chercher un moyen de préserver cette indépendance quelque soit le contexte.
Mais on peut imaginer qu'un journaliste soit plus succeptible de céder à d'éventuelles pressions si les principaux concurrents du journal où il bosse ont lancé des plans sociaux.
Genre: Homme Inscrit le: 15 Mar 2007 Sujets: 49 Messages: 6656 Localisation: 93 - Seine-St-Denis
Posté le: 09 Nov 2007 00:57 Sujet du message: l'indépendance des medias en question
Tishka a écrit:
Le Wall Street Journal a été racheté par News Corporation de Rupert Murdoch.
ça reste un grand groupe de médias (ça va de la Fox au Sun...en passant par Myspace). Donc pas autant de de métiers différents que Lagardère ou Dassault.Mais vu l'importance du secteur divertissement aux Etats-Unis ,la comparaison avec le rachat des Echos n'est pas totalement farfelue.
Sinon ,je ne suis pas sûre que l'on puisse parler indépendance journalistique sans tenir compte de la situation économique de la presse écrite en général ,des contraintes qui pèsent sur l'audiovisuel et du contexte social de la profession.
Ce n'est pas que l'on ne puisse pas chercher un moyen de préserver cette indépendance quelque soit le contexte.
Mais on peut imaginer qu'un journaliste soit plus succeptible de céder à d'éventuelles pressions si les principaux concurrents du journal où il bosse ont lancé des plans sociaux.
je suis d'accord avec toi sur l'état financier des journaux mais si les francais considèrent les informations d'un journal non fiable iront-ils le lire? donc au final économiquement ca ne serait pas une bonne affaire pour le journal
sinon une réponse de ségolène royal à ce sujet
Citation:
Ségolène Royal réagit au rachat du journal Les Echos par le groupe LVMH
"Quand l’argent, le pouvoir et la presse sont à ce point mélangés, il y a danger pour la démocratie."
Ce qui est en train de se passer aux Echos est grave. Voilà un journal dont l’indépendance fonde la crédibilité, un journal qui gagne de l’argent, un journal dont le lectorat augmente.
Il vient de tomber aux mains de Bernard Arnault, la première fortune de France contre l’avis de sa rédaction qui s’est mobilisée pendant quatre mois en dénonçant des risques sérieux de conflits d’intérêt.
Car, comment parler sereinement des activités des multiples filiales du groupe LVMH ? Comment traiter sereinement les résultats des groupes concurrents ? Comment rester politiquement libres alors que Bernard Arnault est un ami intime de Nicolas Sarkozy ?
Parfaitement cynique, l’Elysée a non seulement couvert l’opération mais s’en est réjoui publiquement. C’est une formidable nouvelle pour un journal qu’un industriel achète 240 millions d’euros, c’est un prix très très important s’est réjoui George Marc Benamou le conseiller culture et audiovisuel de Nicolas Sarkozy en reconnaissant, mais sans s’en émouvoir, que oui, il risquait d’y avoir des conflits d’intérêt rédactionnels et éditoriaux.
En même temps qu’il rachète Les Echos, Bernard Arnault vend La Tribune... La première fortune de France s’arroge le droit de restructurer à son avantage le marché de la presse économique. Et le gouvernement ne trouve rien à redire. Quand on lui demande s’il va saisir le conseil de la concurrence pour s’assurer de la transparence de toute cette opération, il élude la réponse.
Quand l’argent, le pouvoir et la presse sont à ce point mélangés, il y a danger pour la démocratie.
Genre: Homme Inscrit le: 15 Mar 2007 Sujets: 49 Messages: 6656 Localisation: 93 - Seine-St-Denis
Posté le: 20 Nov 2007 15:20 Sujet du message: l'indépendance des medias en question
Citation:
Sarkozy annonce aux Echos le nom de leur patron
Par Rue89 15H08 18/11/2007
Lors d'une rencontre à l'Elysée avec des journalistes du quotidien, le Président a annoncé la nomination de Nicolas Beytout.
Vendredi soir, Palais de l'Elysée. En pleine semaine de grève, le président de la République reçoit le directeur de la rédaction Erik Izraelewicz des Echos, et quelques membres de la rédaction en chef du journal. Ceux-ci s'attendent à ce que le Président discute de la semaine sociale, du pouvoir d'achat...
Mais très vite, ce dernier met la discussion sur un terrain plus sensible, pour ses visiteurs: le rachat du premier quotidien économique français par le milliardaire Bernard Arnault, une opération contre laquelle ceux-ci se battent depuis le début de l'été.
Erik Izraelewicz et ses collègues n'en croient pas leurs oreilles. D'un ton cassant, Nicolas Sarkozy leur déclare qu'ils sont idiots de refuser le rachat, qui a été annoncé le 5 septembre: Bernard Arnault, leur explique le président, est un homme très bien, et "il va investir" dans leur journal...
Catherine Pégard, la conseillère de l'Elysée qui a organisé la rencontre, semble surprise du tour pris par la conversation. L'ex-journaliste politique au Point pensait sans doute également que le Président avait prévu d'échanger sur l'actualité économique et sociale.
Arnault, ami proche de Sarkozy (il a été son témoin de mariage) a déboursé 240 millions d'euros pour reprendre le titre économique au groupe britannique Pearson. Pour protester contre cette annonce, une large majorité de la rédaction avait voté la non-parution du quotidien (par 162 salariés contre 12 et 7 abstentions).
Pour un quotidien économique, il n'est jamais sain d'être détenu par un acteur important de l'actualité des affaires, qui plus est lorsqu'il est présidé par un intime du chef de l'Etat.
A la fin de l'entretien de vendredi soir, Nicolas Sarkozy lâche, sec:
"Et Nicolas Beytout?"
Silence de mort des visiteurs, estomaqués. Beytout, directeur des rédactions au Figaro, était l'un des invités de la soirée de victoire au Fouquet's, au soir du second tour de l'élection présidentielle. Pour Nicolas Sarkozy, Beytout, un journaliste, serait une garantie d'indépendance.
Rompant le silence, Sarkozy répète:
"Et Nicolas Beytout?"
C'est désormais officiel: le Président de la République annonce lui-même les nominations des patrons de presse! Nicolas Beytout, actuellement directeur des rédactions du Figaro aurait négocié un poste plus large que celui de simple directeur de la rédaction des Echos (qu'il a déjà occupé): il serait nommé à la tête du holding qui coiffe Les Echos, DI group ou d'une nouvelle structure nommée LVMH Médias.
Et serait chargé de mener la stratégie d'investissements du groupe Arnault dans divers médias: papier (Pearson compte encore vendre le Financial Times), audiovisuels (que va faire Bouygues de TF1?), ou internet.
Beytout, que nous avons contacté dimanche, s'est déclaré surpris par la scène de l'Elysée: "Je ne suis pas au courant. Mais racontez-moi, que s'est-il passé?". Interrogé sur son départ du Figaro, il a démenti, tout en ajoutant: "Je n'ai pas parlé à mon actionnaire [Serge Dassault, ndlr]".
Un jeu de chaises musicales entre Le Figaro et Les Echos
Selon des sources internes au Figaro, tout serait déjà bouclé, et un remaniement de la direction de la rédaction pourrait être annoncé dès ce lundi.
Pour remplacer Beytout à la tête des rédactions du groupe de presse, Serge Dassault ferait appel à un petit nouveau: Etienne Mougeotte, ex-numéro 2 de TF1, récemment recasé à la tête du Fig-Mag.
Pour seconder Mougeotte, Jean-Michel Salvator, directeur adjoint du Figaro prendrait la tête du quotidien et Alexis Brezet, directeur adjoint du Fig-Mag prendrait la tête du magazine.
En interne, les équipes du Figaro sont particulièrement démotivées par ce nouvel épisode. Une partie des cadres craignent des interventions de plus en plus fréquentes de l'actionnaire. Selon l'un d'entre eux:
"Beytout a fait environ 1 000 numéros, et pas un jour il ne s'est senti en danger. Il a refusé plusieurs papiers que voulait imposer Dassault, et j'ai été surpris de sa longévité. Il avait assez d'étoffe pour résister. Pour nous, son départ est potentiellement une catastrophe."
Mais un autre confrère, lui aussi sous le sceau de l'anonymat, tempère:
"Beytout répète dans tous les dîners en ville que le Figaro ne s'est jamais aussi bien porté que depuis qu'il en est le directeur, mais ça commence à se savoir que l'ambiance n'est pas bonne et que les résultats ne sont pas éblouissants."
Les recettes publicitaires auraient fortement reculé sous sa direction, et les chiffres de diffusion ne seraient pas folichons, alors que la tendance générale en cette année électorale a été plutôt favorable aux quotidiens
Posté le: 20 Nov 2007 15:43 Sujet du message: l'indépendance des medias en question
caribbean island a écrit:
Anksu-Amon a écrit:
C'est un mythe.
c'est sur mais aujourd'hui la polémique vient surtout du fait que des grands groupes rachètent les journaux
je pense à Lagardère par exemple
bon ben moi je vais lire mon bon vieux ...FRANCE-antilles
oups! ...jai peut-être écrit trop rapidement
Le Groupe Hersant Médias (GHM), ex- France-Antilles, vient donc de racheter les quotidiens méditerranéens détenus par Lagardère (La Provence, Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et le gratuit Marseille Plus) pour 160 millions d’euros.
Cette nouvelle concentration dans la presse quotidienne régionale intervient en plein cœur de l’été, selon un scénario bien connu par les deux protagonistes, Philippe Hersant et Arnaud Lagardère.
L’opération permet à Philippe Hersant d’effectuer un grand retour après avoir été écarté du rachat des quotidiens du groupe Rhône-Alpes de l’ex-Socpresse (Le Progrès, Le Dauphiné libéré, Le Journal de Saône-et-Loire et le Bien Public) au profit du groupe de l’Est Républicain.
Rappelons que cette vente a fait l’objet d’un recours de la part de Philippe Hersant et d’une annulation par le Conseil d’Etat.
Le rachat des titres du groupe Lagardère constitue bien une opération de concentration qui met un peu plus à mal le pluralisme.
En effet, le groupe Hersant possède déjà 31 titres de presse quotidienne, parmi lesquels Paris-Normandie, les deux titres du Havre en Normandie, L’Union - L’Ardennais de Reims et l’Aisne Nouvelle en Champagne-Ardennes et 6 titres outre-mer, 16 hebdomadaires régionaux sur la côte atlantique et en Normandie.
Le groupe est un acteur majeur de la presse gratuite avec le groupe Comareg éditant les titres ParuVendu, distribué dans 260 villes, et le Journal des plages, distribué en juillet et août sur les lieux de villégiature balnéaire (il contrôle aussi le site CarrièreOnline).
Mais, surtout, le groupe est un opérateur majeur de la télévision locale avec Canal 32 à Troyes, Télé Grenoble, Paris Cap’, Télé Alsace et des participations dans Orléans TV (37,8 %), Cityzen TV à Hérouville-Saint-Clair et Caen et Télé Miroir à Nîmes.
Enfin, Philippe Hersant, qui est résident suisse, possède 4 quotidiens à Nyon et Neuchâtel et deux télévisions locales, Léman Bleu (au côté de la ville de Genève) et TVM3, chez nos voisins helvètes.
Le président de la République qui estime que la presse n’est pas encore assez concentrée se satisfera sans doute de cette opération. Le SNJ-CGT, lui, condamne cette nouvelle partie de poker sur les bords de la Méditerranée. Les personnels sont une fois encore l’objet des stratégies à géométrie variable des industriels des médias, pour qui le mot pluralisme est absent de leur vocabulaire.
Ce rachat, dont les personnels et les journalistes en particulier feront les frais, est un nouveau mauvais coup porté à l’information. Alors que de toutes parts monte la revendication d’un véritable pluralisme, les grands groupes continuent à faire des affaires. C’est un mauvais signe adressé au Parlement, qui ne sera pas enclin à élaborer des mesures législatives anti-concentration.
Le SNJ-CGT appelle les journalistes à prendre toutes les initiatives pour faire grandir cette revendication avec toutes les organisations soucieuses de défendre le droit à l’information.
Montreuil, le 13 août 2007
Acrimed, 17 avenue des Sycomores - 93 310 Le Pré Saint Gervais. Tel : 06 21 21 36 13 - acrimed@wanadoo.
Genre: Homme Inscrit le: 15 Mar 2007 Sujets: 49 Messages: 6656 Localisation: 93 - Seine-St-Denis
Posté le: 20 Nov 2007 16:18 Sujet du message: l'indépendance des medias en question
riverain972 a écrit:
les sites appartiennent également aux grands groupes industriels....Tout est cadenassé, sauf les forums de discussion,
il existe des presses indépendantes sur internet j'ai oublié le nom qu'on leur attribue ca va me revenir d'ailleurs rue89 en fait partie il me semble _________________
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