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Genre: Homme Inscrit le: 27 Juin 2005 Sujets: 26 Messages: 925 Localisation: 92 - Hauts-de-Seine
Posté le: 05 Déc 2007 18:43 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
Le pragmatisme...voilà le bon mot!
+1 Nefer.
As tu lu la petite histoire sur la facon dont le député maire serge Dassault rénumère les dea...euh les "conseillers municipaux-ex grand frere-personnage très respecté de la cité des tarterets"...500 k€...pas un mot dans les médias francais.
Posté le: 06 Déc 2007 02:53 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
Merci à Madras971 et EddyP pour leur appui réconfortant !
durhum a écrit:
Galak tu es bien plus qu’un idéaliste je suis sûr que tu as toutes les qualités de ce que l’on a appelé ( au temps ou l’armée de métier n’existait pas ..) un objecteur de conscience..J'ai rien contre car si il n’y avait que des illuminés comme toi sur cette planète tout irait bien et on vivrait dans le meilleur des mondes..
Tu es un bon devin : j'ai fais mon service national dans l'objection de conscience, oui. Pour deux raisons : je ne conçois pas me servir d'une arme et j'ai une tournure d'esprit qui a du mal à concevoir qu'on peut me donner des ordres que je dois executer sans discuter. J'avais essayé de faire la coopération, mais les RG ont dû trouvé que mon profil n'était pas fiable. D'un certain côté, je ne regrette pas d'avoir raté la coopération. Ma condition de touriste en Afrique m'a permi de voir beaucoup de choses assez négatives ou critiquable dans ce type de "service"... Mais soyons clair, je rends hommage aux soldats du contingent français qui ont été obligé de partir faire la guerre en Algérie, et qui se sont retrouvé dans des bataillons disciplinaires. Eux, ce sont des hommes, des vrais : humains, et qui ont assumé leur idéaux. Ils me font honneur d'être leur compatriote !
durhum a écrit:
Hélas il y a les autres ceux qui essaient d’asservir la terre entière, quelque soit leur cause : supériorité raciale , dictature des prolétaires, suprématie d’une religion … que la menace soit nazie , bolchevique ou islamiste .. n’a pas vraiment d ‘importance. Ce que je sais c’est qu’au moment ou il faudra ne plus reculer devant de telles menaces et faire front au nom des libertés les types comme toi ne compteront pas , ils ont toujours existé mais si on les avait écouté dans le passé aujourd’hui on serait tous dans des goulaks monsieur galak.
J'ai été objecteur parce que j'avais la possibilité de ne pas être dans une situation d'obéissance aveugle. Mais je me permet de ne pas douter que je serais plutôt dans l'opposition à la dictature, puisque la dictature exige qu'on obéisse à ses ordres. Et puis, tes exemples nazi, bolchévique et islamiste sont 3 des 4 cavaliers de l'Apocalypse... il manque le dernier, qui est le colonialisme. Alors tu admettras que Toussaint et Dessalines, Hô Chi Minh et les hommes du FLN ont, au moment où il fallait ne plus reculer devant de telles menaces, su faire front au nom des libertés. Des types comme moi n'ont sans doute pas compté, mais des types comme moi honorent ces combattants de la liberté ! Toi, tu ne comprends pas que le colonialisme est le dernier cavalier de l'Apocalypse !
durhum a écrit:
Tu me fais marrer avec ta vision de l’homme africain, tu ne connaîtras jamais l’Afrique pauvre tarte.. parce que tu pus le touriste et les totos de ton espèce l’homme africain les repère au premier regard et il s’en délecte par avance …
Autant tu as pu être devin sur mon expérience d'"objo", autant je pense que tu te fourvois sur ma vision de la réalité africaine. Les objos ne sont pas forcément des junkies, baba cool, qui vadrouillent sur les pistes africaines avec le djembé, le collier de cauris, etc... Et mon tourisme, puisqu'effectivement je ne vis pas là-bas, je ne le fais pas en bermuda ou en boubou. Et je suis désolé de voir tous ces "expat'" imbibés de whisky, vivant des vies de daube dans leur petit milieu où les cocus sont légions, et l'esprit de petits chef en est l'antidote approximatif.
Je ne sais pas comment "l'homme africain" me repère. Si je suis un benêt, tant pis pour moi, mais je crois, depuis 20 ans que je vais là bas régulièrement, avoir assez de repères pour décrypter et désamorcer d'éventuels problèmes. Et puis, un touriste a toujours besoin de se créer des souvenirs... Aller ailleurs, c'est prendre le risque de ne pas tout contrôler.
durhum a écrit:
Avec ta mentalité et tes belles idées si tu devais bosser en Afrique, je veux dire investir ton argent pour monter une affaire, tu te retrouverais à poil en 3 mois.
Sans doute, mais ton propos n'est pas un argument pour me donner tort à mes propres positions développées plus haut. Tu fais dans la tautologie : tu ne dis rien d'autre que "avec ton esprit peu commerçant, tu serais un mauvais commerçant"... nous voilà bien avancé avec un tel argument... Après la pluie le beau temps, et il ne fait pas jour la nuit... oui, oui, tu as entièrement raison ! bravo, mais ne crois pas que tu as toujours raison...
J'ai peut être assez de jugotte pour estimer que l'Afrique ou ailleurs ne présentent pas des systèmes économiques où je monterais facilement une affaire... parce que je n'ai pas envie d'être à poil en 3 mois...
Mais je pense que tu as assez déroulé les choses pour exprimer désormais plus clairement ta vision de "l'homme africain"...
Que tu répondes à cette proposition ou non, qu'importe, mais je t'invite à jouer dans ta tête à ce jeu de miroir : tout ce que tu prêteras à l'homme africain, prêtes toi l'exact inverse... et dis le à haute voix. Et si possible regarde toi en même temps dans un vrai miroir... Je ne doute pas que tu y verras ce que je nomme "vanité".
galak, qui n'aime généralement pas les expat' _________________ quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ?
Posté le: 06 Déc 2007 19:14 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
Merci d’avoir précisé ta position disons philosophique, que je présentais. Je la respecte bien sûr mais je dois te dire que je considère cette posture comme stérile car si bien sûr elle ne risque pas de faire du mal à qui que ce soit, par contre elle ne peut rien changer à ce qui est, ni aux nécessités de la guerre ni à celles de la paix, elle est un geste vain et je dirais même vaniteux..
Je crois que vis à vis des obligations militaires qui existaient au moment de la guerre d’Algérie cette façon de voir n’était pas admise par les autorités ; alors comme appelé du contingent qu ‘aurais tu fais :
Refus et condamnation, prison ?..
Clandestinité en France disons porteur de valise ? ..
Désertions en Algérie pour rejoindre le FLN ?..
Beaucoup sont tout de même partis avec leurs belles idées et ce sont les réalités de cette guerre avec les horreurs commises par le FLN sur les populations musulmanes est européennes qui ont fait tout voler en éclats .. Ils se sont désintégrés comme dirait ppm et sont devenu des combattants zélés.
Posté le: 06 Déc 2007 22:26 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
durhum a écrit:
Merci d’avoir précisé ta position disons philosophique, que je présentais. Je la respecte bien sûr mais je dois te dire que je considère cette posture comme stérile car si bien sûr elle ne risque pas de faire du mal à qui que ce soit, par contre elle ne peut rien changer à ce qui est, ni aux nécessités de la guerre ni à celles de la paix, elle est un geste vain et je dirais même vaniteux..
Tu veux sans doute me faire subir un effet boomerang ? étonnant... à croire que - comme en maternelle - ce serait "le premier qui le dit qui l'est"... vanitas...
Bref, je pense que tu m'as mal lu quand tu dis :
durhum a écrit:
Je crois que vis à vis des obligations militaires qui existaient au moment de la guerre d’Algérie cette façon de voir n’était pas admise par les autorités ; alors comme appelé du contingent qu ‘aurais tu fais :
Refus et condamnation, prison ?..
Clandestinité en France disons porteur de valise ? ..
Désertions en Algérie pour rejoindre le FLN ?..
puisque je disais, certes de manière peut être alambiquée :
[quote="galak"
]Mais soyons clair, je rends hommage aux soldats du contingent français qui ont été obligé de partir faire la guerre en Algérie, et qui se sont retrouvé dans des bataillons disciplinaires. Eux, ce sont des hommes, des vrais : humains, et qui ont assumé leur idéaux. Ils me font honneur d'être leur compatriote ! [/quote]
Je parlais, par rapport à la question de l'objection, de ces soldats français qui étaient "objecteurs de conscience" avant la lettre, puisqu'à l'époque, ils étaient des "insoumis", des "refractaires". Il y a des livres là dessus. Il y a eu des gens, en France, qui se mettaient sur les voies de chemin de fer pour que les trains qui emportaient les appelés du contingent ne puissent pas atteindre marseille ou les autres ports d'embarquement pour l'Algérie. C'est ce que raconte magistralement le film "La Guerre sans nom", de Bertrand Tavernier.
Je me souviens de ce documentaire fantastique qui m'avait ouvert les yeux sur ces tragédies de ceux qui ne voulaient pas faire cette guerre coloniale, alors que l'histoire enseignée au lycée étaient, sur ce sujet, très politico-politique (les partis français face à ce conflit, le FLN comme acteur émergent de la future algérie indépendante, etc.).
durhum a écrit:
Beaucoup sont tout de même partis avec leurs belles idées et ce sont les réalités de cette guerre avec les horreurs commises par le FLN sur les populations musulmanes est européennes qui ont fait tout voler en éclats .. Ils se sont désintégrés comme dirait ppm et sont devenu des combattants zélés.
...
Oui, évidemment. Le FLN n'a pas fait dans la dentelle, comme les français ne l'ont pas fait à partir de 1830 dans ce même pays. Rallier la population à sa cause, c'est souvent la menacer et la terrifier. C'est la guerre civile. Le FLN était en compétition avec le MNA pour l'après indépendance. Je remarquerais une chose : les Indes évacuées par les anglais "proprement" (après des décennies de luttes des indiens, menés principalement par Gandhi) se sont déchirées avec la partition du Pakistan et un partage violent des pouvoirs.
Que s'est il passé dans la si belle nation américaine pendant sa guerre d'indépendance : les colons fidèles au Roi d'angleterre, les loyalistes, ont dû fuir au Canada. Quand il y a un flou dans la redistribution du pouvoir légitime, il y a conflit, et meurtres, massacres, etc. pour anéantir les ennemis et s'imposer aux autres.
N'est ce pas ce qui s'est passé en France en 1871, après la chute du second empire, et l'établissement d'une commune révolutionnaire sur Paris : une guerre civile qui s'est achevée par un massacre des vaincus, et la déportation des rescapés... dans les colonies...
Les activistes de la communauté Pied-Noire s'égosillent à propos des porteurs de valises et signataires de l'appel des 121... Des traites à la France, disent ils... mais quelle est cette communauté, qui se revendique telle, spécifique, de la nation, pour juger et décider qui est français, et surtout, qui est "bon français". Moi, je dis qu'un bon français, c'est un français qui refuse la guerre d'agression.
Et puis être insoumis pour des causes juste est quand même reconnu : de Gaulle les a amnistiés... alors, c'est possible, puisque l'état a reconnu cela !
galak, qui rends hommage aux insoumis _________________ quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ?
Posté le: 07 Déc 2007 06:52 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
Oui j’avais bien lu, et je sais tout ça … ce qui ne me dis pas ce que tu aurais fait mais passons..
Pour finir avec l’objection je pense qu’à cette époque il y avait beaucoup d’objecteurs qui se disaient de conscience pour se donner un alibi et cacher un engagement politique contraire à cette guerre dite coloniale, mais ils se seraient volontier engagés pour prendre les armes dans une guerre révolutionnaire.
D’ailleurs on a dit aussi de cette guerre qu ‘elle était révolutionnaire ( guerre froide oblige), alors quelle est sa vraie nature : guerre coloniale, guerre d’indépendance , guerre révolutionnaire ?.. En fait elle est les trois à la fois et c’est toute son ambiguité.
On ne peut donc pas présenter les choses comme tu le fais en axant tout et de façon très manichéenne sur le fait colonial, guerre d’agression, guerre juste dans laquelle les algériens ont raison en tout et les français sont de sales agresseurs colonialistes qui ont confisqués l’indépendance algérienne en 1830. L’histoire nous dit que c’est faux et que cette vision n’est qu’une vue propagandiste d’aujourd’hui bonne à semer le trouble dans nos banlieues incultes, mais qui n’a rien à voir avec l’histoire.
La conquête en 1830 est fortuite elle ne visait pas la colonisation de ce tas de cailloux elle visait à s’assurer la maîtrise de qq ports comme bases commerciales. La colonisation a démarré très difficilement près de 30 ans plus tard car le pays n’était pas un pays de cocagne à l’époque et la conquête s’est faite en combattant les turcs qui je crois bien n’étaient pas chez eux non plus ... Des juifs étaient déjà installés dans les villes depuis des siècles mais les juifs de ce temps là étaient des commerçants et pas des défricheurs .
La France y a déporté des gens pour une installation forcée en guise de travaux forcés ( des révolutionnaires , déjà ..) mais bien d’autres sont venus volontairement de Malte, de Sicile, d’Espagne, de Provence et c’était tous des pauvres, des travailleurs émigrés et ils ont commencé a défricher, à assècher des marais .. en bref à construire et à travailler la terre. Ils n’ont agressé personne avant de donner le premier coup de pioche ou planter les arbres fruitiers et les pieds de vignes qu’ils avaient amenés avec eux, car personne ne voulait de ces friches, ils ont confisqué l’indépendance de personne puisque le pays n’existait pas et le mot Algérie a d’ailleurs été inventé par eux . Alors où sont les horreurs de l’agression colonialiste à l’origine ?… depuis des milliers d’années l’homme à toujours fonctionné comme cela, quand il avait pas à bouffer là où il était il allait voir plus loin et ça n’a pas changé et à l’époque ils n’y avait pas d’aides sociales pour les accueillir .. Quand tu défriches, que tu plantes, que tu construits, il me semble qu'après tu as le droit de défendre tes biens, c’est légitime non ?…
Et l’Algérie s’est construite et on a dit que c’était la France et ensuite il a fallu gérer les relations entre une communauté pieds noirs prospère et une communauté musulmane en retrait et avec des droits qui n’étaient pas ceux de la devise du pays en question .. Donc des problèmes il y en avait, mais la grande supercherie est que l’on a voulu faire croire qu’il y avait au sein de cette communauté musulmane un sentiment nationaliste, mais c’est complètement faux . Je suis sûr que si les musulmans avaient été traités à égalités avec les pieds noirs par l’état français l’Algérie serait toujours française.
Ferhat Abbas disait en 1936 :
« Je ne mourrai pas pour la patrie algérienne,
parce que cette patrie n'existe pas,
J'ai interrogé l'histoire,
j'ai interrogé les vivants et les morts ;
personne ne m'en a parlé...»
L’ambiguité dont je parlais est bien là par le fait que le nationalisme algérien ne pouvait trouver ses références dans une indépendance confisquée.
Après la guerre et le passage des américains peu à peu les choses ont changé mais le sentiment nationaliste n’était pas dans les gènes et il y avait moyen de composer et c’est ce qu’aurait pu faire un mouvement modéré comme le MNA s’il n’avait été liquidé par le FLN qui n’en voulait pas ( 4000 musulmans assassinés en France entre 54/5
C’est pourquoi un mouvement indépendantisme radical comme le FLN a eu recours à la terreur sur les populations musulmanes locales pour forcer leur adhésion … et puisque les estampes de Goya sur la guerre d’Espagne t’interpellent tu ne seras pas insensibles à celles du FLN :
Voilà quelle a été, pendant toutes ces années de guerre , l’arme principale utilisée par le FLN pour susciter l’adhésion des populations musulmanes au mouvement d’indépendance.
Alors pas de comparaison avec la résistance française contre les nazis SVP.
Guerre sans nom ?.. tout à fait et aujourd'hui encore ..
Posté le: 07 Déc 2007 10:25 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
Aaaahh, après un long détour, nous revenons sur ce qui est à l'amorce de ce sujet...
durhum a écrit:
Oui j’avais bien lu, et je sais tout ça … ce qui ne me dis pas ce que tu aurais fait mais passons..
Franchement, je n'en sais rien. Aurais-je été embarqué de force pour faire le soldat en Algérie, peut être aurais-je été bouleversé par les violences, et aurais réagit en me battant pour me défendre et défendre ce qui devenaient mes "proches" dans cette galère. Mais n'y a t'il pas de plus monstrueux que de placer des personnes dans un enfer et de leur laisser comme seul possibilité non pas d'en partir, mais d'y rester avec comme seul outil pour survivre... un fusil.
Avec un fusil, on ne creuse pas un tunnel pour s'enfuir, on fait le vide autour de soi.
durhum a écrit:
Pour finir avec l’objection je pense qu’à cette époque il y avait beaucoup d’objecteurs qui se disaient de conscience pour se donner un alibi et cacher un engagement politique contraire à cette guerre dite coloniale, mais ils se seraient volontier engagés pour prendre les armes dans une guerre révolutionnaire.
Je ne vois pas le problème ! N'est ce pas une conscience que d'avoir un "engagement politique contraire à cette guerre coloniale" ??? n'est ce pa une conscience que de "s'engager volontier pour prendre les armes dans une guerre révolutionnaire", bref : être responsable de ses actes quand se pose la question de la violence dite légitime.
durhum a écrit:
D’ailleurs on a dit aussi de cette guerre qu ‘elle était révolutionnaire ( guerre froide oblige), alors quelle est sa vraie nature : guerre coloniale, guerre d’indépendance , guerre révolutionnaire ?.. En fait elle est les trois à la fois et c’est toute son ambiguité.
Pour moi, il n'y a pas d'ambiguité : une guerre coloniale, c'est une guerre d'agression, donc automatiquement une guerre de libération. Quand les armées nazies ont envahi l'URSS pour en prendre la plupart des territoires de l'ouest, il avaient le projet de coloniser ces grandes plaines. La guerre soviétique était évidemment une guerre de libération, puisque leur territoire était occupé. Et quand deux ennemis n'ont pas les mêmes options politiques, le conflit devient également révolutionnaire, puisqu'il modifiera le régime du pays vaincu ou le régime de la colonie libérée. Pour moi, il n'y a aucune ambiguïté.
durhum a écrit:
On ne peut donc pas présenter les choses comme tu le fais en axant tout et de façon très manichéenne sur le fait colonial, guerre d’agression, guerre juste dans laquelle les algériens ont raison en tout et les français sont de sales agresseurs colonialistes qui ont confisqués l’indépendance algérienne en 1830. L’histoire nous dit que c’est faux et que cette vision n’est qu’une vue propagandiste d’aujourd’hui bonne à semer le trouble dans nos banlieues incultes, mais qui n’a rien à voir avec l’histoire.
L'intervention de Bourmont en 1830 est celle déjà planifiée par Napoléon dans les années 1808, comme "rebondissement" de la campagne d'égypte qui avait échoué. La campagne d'Egypte avait été planifié par Talleyrand pour, d'une part menacer les anglais en Inde, et d'autre part, donner à la France (à son "commerce") un pays dans lequel pouvait être développé la culture de la ... canne à sucre. Culture justement perdue dans une île des caraïbes anciennement appellée "Saint-Domingue" et désormais Haïti. L'Algérie était un "grenier à blé" pour la France, une ressource d'appoint en période où les ressources alimentaires n'étaient pas garanties totalement. La conquête des ports algériens, c'est la conquête de la production du blé algérien (les grains de blé ne sont pas jeté à la mer en espérant qu'ils s'échouent sur d'autres plages, cela passe par des ports !). Et je ne parle pas du coton... La pression d'invasion de l'Algérie, c'est aussi pour mettre cette colonie dans la production du coton, filière de plus en plus menacée à l'époque par la perspective de la fin du système esclavagiste du Sud des USA. Le second empire, grand aménageur de la colonie d'Algérie, était également allié aux sudistes pendant la guerre de Sécession, pour se garantir ou protéger son approvisionnement en coton. Les anglais s'en fichaient, eux, ils avaient une autre colonie : les Indes et son coton. Conquérir les ports algériens à l'époque, c'était conquérir le commerce de ce pays, c'est à dire les possibilités pour lui de s'enrichir.
C'est là où je suis convaincu que la colonie d'Algérie est la conséquence directe de la perte de la colonie d'Haïti. Les colons français qui ont fui la "plus belle colonie des Amériques" ont sans aucun doute replacer tout ou partie de leur finance dans les colonisations ultérieures, puisque c'était leur identité, leur savoir faire, leur raison de vivre : exploiter le "sous-homme", chose facilement justifiée par les écrits sur les races, de plus en plus fréquents à cette époque post-Saint-Domingue.
durhum a écrit:
La conquête en 1830 est fortuite
C'est un immense mensonge : Napoléon avait envoyé des missions secretes pour planifier la conquête de ce pays. Il faut lire Yves Benot !!!!
durhum a écrit:
elle ne visait pas la colonisation de ce tas de cailloux elle visait à s’assurer la maîtrise de qq ports comme bases commerciales.
Mais quel aveuglement d'utiliser des mots si légers, mais qui portent sur de la violence faite à des populations et leur choix d'activité économique : "à s'assurer la maîtrise". Mais de quel droit ? C'est cela l'agression coloniale, ce n'est que cela et c'est tout cela !!!!
S'assurer la maîtrise d'un port, ce n'est pas s'assurer la maîtrise de quais, d'un phare, de bittes d'amarrage et autres, c'est obliger les personnes qui vivent là à travailler pour d'autres. Que ce soit pour un port, ou pour un champ de coton, l'assurance de la maîtrise est la même : Celui qui a la maîtrise, c'est le maître. Et le maître est maître parce qu'il a des esclaves !
durhum a écrit:
La colonisation a démarré très difficilement près de 30 ans plus tard car le pays n’était pas un pays de cocagne à l’époque et la conquête s’est faite en combattant les turcs qui je crois bien n’étaient pas chez eux non plus ...
Pas un pays de cocagne à l'époque... pour les colons sans doute. Mais je doute que ce pays ait été un pays de cocagne pour les "indigènes"... Il serait temps de considérer qu'une colonisation n'a d'effet "positifs" que pour les colons. Effets obtenus par la violence, la contrainte, etc. Bref, tout ce que je considère comme insupportable.
durhum a écrit:
mais bien d’autres sont venus volontairement de Malte, de Sicile, d’Espagne, de Provence et c’était tous des pauvres, des travailleurs émigrés et ils ont commencé a défricher, à assècher des marais .. en bref à construire et à travailler la terre. Ils n’ont agressé personne avant de donner le premier coup de pioche ou planter les arbres fruitiers et les pieds de vignes qu’ils avaient amenés avec eux, car personne ne voulait de ces friches, ils ont confisqué l’indépendance de personne puisque le pays n’existait pas et le mot Algérie a d’ailleurs été inventé par eux .
Le mot Algérie est un mot dit dans la langue française. Il faut croire que les algériens étaient muets, ils ne parlaient pas une seule langue... En afrique "noire", les habitants parlaient petit nègre, ils ne savaient même pas, les imbéciles, qu'il habitaient en "Afrique". Ils n'étaient donc pas propriétaires, des sortes de vagabonds en quelques sorte, n'est ce pas ?
durhum a écrit:
Alors où sont les horreurs de l’agression colonialiste à l’origine ?… depuis des milliers d’années l’homme à toujours fonctionné comme cela, quand il avait pas à bouffer là où il était il allait voir plus loin et ça n’a pas changé et à l’époque ils n’y avait pas d’aides sociales pour les accueillir .. Quand tu défriches, que tu plantes, que tu construits, il me semble qu'après tu as le droit de défendre tes biens, c’est légitime non ?…
C'est une légitimité largement moindre que celle de ceux qui decident à un moment de te (...) dehors. "Malheur aux vaincus" et les pieds-noirs devraient finir leur deuil. Ils ont perdu. Ciao !
durhum a écrit:
Et l’Algérie s’est construite et on a dit que c’était la France
"On" ? qui "on" ?
Je pense que Ribbe, pour ne pas le nommer, essaye à sa façon de souligner ce problème du "on". Il y a des historiens, des hommes politiques, c'est à dire un choix conscient derrière tout çà.
durhum a écrit:
et ensuite il a fallu gérer les relations entre une communauté pieds noirs prospère et une communauté musulmane en retrait et avec des droits qui n’étaient pas ceux de la devise du pays en question .. Donc des problèmes il y en avait
C'est vrai, d'ailleurs, ne tournons plus autour du pot : le gros problème de ce monde, c'est qu'il est divers. Il n'y aurait que des blancs aux yeux bleus, ce serait parfait... quoique. Ceux là n'aiment pas semble t'il faire les tâches les plus pénibles, les moins... nobles...
Bref, le problème, c'est que les colonisés ne veulent pas bosser pour les colons. C'est un vrai problème effectivement... Comment les contraindre ??
Les colons des Antilles avaient mille méthodes pour cela. Jusqu'aux chiens.
durhum a écrit:
mais la grande supercherie est que l’on a voulu faire croire qu’il y avait au sein de cette communauté musulmane un sentiment nationaliste, mais c’est complètement faux . Je suis sûr que si les musulmans avaient été traités à égalités avec les pieds noirs par l’état français l’Algérie serait toujours française.
Pense tu que cela aurait éviter les problèmes à Villier le bel ???
durhum a écrit:
Ferhat Abbas disait en 1936 :
« Je ne mourrai pas pour la patrie algérienne,
parce que cette patrie n'existe pas,
J'ai interrogé l'histoire,
j'ai interrogé les vivants et les morts ;
personne ne m'en a parlé...»
Ce texte est fort, parce que je pense qu'il parle directement à beaucoup de jeunes, en France, en l'adaptant :
"Je ne mourrai pas pour la patrie française, parce que cette patrie n'existe pas, j'ai interrogé l'histoire, j'ai interrogé les vivants et les morts, personne ne m'en a parlé...".
Et oui, autant l'algérie est un mot étrange aux oreilles de cet habitant de la colonie d'Algérie, autant la France, telle qu'en parlent les historiens n'est pas celle de ces jeunes... Il y a un comme quelque chose qui manque...
durhum a écrit:
mais le sentiment nationaliste n’était pas dans les gènes
Quand tu écris cela, tu veux dire quoi ? que les algériens ne peuvent pas, génétiquement, être nationalistes ? c'est à dire sont illégitimes à prétendre à se considérer comme une nation ? Tu veux donc dire a contrario que les français sont génétiquement des nationalistes ?
durhum a écrit:
et il y avait moyen de composer et c’est ce qu’aurait pu faire un mouvement modéré comme le MNA s’il n’avait été liquidé par le FLN qui n’en voulait pas ( 4000 musulmans assassinés en France entre 54/5
Aah oui, refaire le monde. Et si l'OAS, etc... Attention, cela commence à devenir un début de commencement de repentance, çà...
durhum a écrit:
C’est pourquoi un mouvement indépendantisme radical comme le FLN a eu recours à la terreur sur les populations musulmanes locales pour forcer leur adhésion … et puisque les estampes de Goya sur la guerre d’Espagne t’interpellent tu ne seras pas insensibles à celles du FLN :
Je ne suis pas voyeuriste. Mais tu veux m'imiter, alors que tu fais, toi, dans le manichéisme : le FLN comme monstrueux et stop. Pas d'autres images. J'en ai mis plusieurs de Goya, non pas par boulimie de voyeurisme d'horreur, mais par nécessité de montrer que la guerre touche tout le monde. Et j'attends donc de ta part que tu donnes une image des exactions des soldats français. Il y en a, j'en ai déjà vu. Et je ne parle pas des viols...
Tu es hémiplégique des yeux, bref, tu es borgne... Tiens, tu ressembles à quelqu'un.
durhum a écrit:
Alors pas de comparaison avec la résistance française contre les nazis SVP.
Oui, oui, les français et les allemands sont civilisés : ils ne s'entretuent qu'en ne provoquant discretement des arrêts du coeur. Nous avons un savoir-faire dans la guerre qui nous permet de dire que c'est de l'art. C'est sans doute cela la différence entre l'art académique et l'art nègre.
galak, pour l'art ephémère _________________ quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ?
Posté le: 07 Déc 2007 12:34 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
Quel acrobate tu fais, le roi de la pirouette ..et des contre vérités historiques tellement énormes que l'on se demande si tu es honnête intellectuellement ?.. mais je crois que j'ai déjà ey l'occasion de dire ce que j'en pensais par ailleurs .. cacaouette..
En plus de ton statut d'objecteur tu ne serais pas unchouia anar des fois?...
Posté le: 07 Déc 2007 16:23 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
Galak comme tu es un grand amateur d'Histoire coloniale et précoloniale voici donc la liste des illustes prédécésseurs de monsieur Boutéflika à Alger*
* El Djeizaïr en Arabe, mais comme les algériens préfèrent la langue française à l'arabe ils disent toujours "Alger"...
- 1474-1518 : Haradin dit Barberousse, chef de pirates, il conquiert Alger, massacre tous les opposants, va en Turquie soumettre sa conquête à Soliman qui lui donne une armée de mercenaires pour se maintenir et lever un tribut pour la Porte ;
- 1518-1533 : Khizr dit Khaïd ed Din (le Chef de la religion) son fils adoptif ;
- 1533-1551 : Hassan, 2° beylierbeys vers 1510, il réprime violemment les Kabyles pour leur imposer un tribu plus lourd ;
- 1551-1557, Hassan, pirate et renégat d'origine corse, capitaine corsaire, 3° beylerbeys en même temps que le suivant qui parvient à l'évincer ;
- 1551-1562 : Salah, 3° beylierbeys en 1551, chef du contingent de mercenaires turcs ; développe des razzias pour rançonner les peuples berbères nomades ;
- 1562-1567 : Hassan, 2° beylierbeys, poursuit la piraterie en Méditerranée;
- 1568-1571 : Ali GALENI dit El Euj (le Renégat, chef pirate sarde, régent en 1568, mort assassiné 1587 ;
- 1621-1623 : Hossein, pacha en 1613 ;
- 1623-1645 : Ali BITCHIN, assassiné lors d'un coup d'État ;
- 1659-1660 : Khelil, chef de la milice, établit la république militaire, 1° Agha, mort assassiné après sa déposition ;
- 1660-1661 : Ramdam 2° Agha, mort assassiné vers 1661 ;
- 1661-1665 : Chaban, 3° Agha, mort assassiné à la suite d'un complot en 1665 ;
- 1671-1681 : Hadj Mohammed, 1° Dey, capitaine-Corsaire d'Alger, mort assassiné par son successeur en 1681 ;
- 1681-1683 : Baba HASSAN, 2° dey, capitaine-corsaire, mort assassiné par son successeur en 1683 ;
- 1683-1688 : El Hadj dit Mezzo Morto (à moitié mort), pirate italien, tue son prédécesseur, développe la piraterie et le rapt de populations civiles sur les cotes italiennes, corse, provençale ; Alger est bombardée par l'Amiral de Duquesne en représailles contre la piraterie ; mort en exil en 1701 à Tunis ;
- 1688-1688 : Ibrahim el KÉBIR, capitaine-corsaire, 4° dey (chassé au bout d'un mois) ;
- 1688-1695 : Hadj CHABAN, bat les Tunisiens et les Marocains, renouvelle un traité de paix avec la France, signe une convention avec le RP Querlat pour établir et protéger les hôpitaux, mort étranglé en prison en 1695 ;
- 1695-1698 : El Hadj AHMED, tué en 1698 ;
- 1698-1700 : Baba dit Kara Barli HASSAN (doit son salut à sa fuite à Tripoli où il meurt en exil après 1700) ;
- 1700-1705 : Hadj MUSTAPHA, mort étranglé par ses janissaires en 1705 ;
- 1707-1710 : Mohammed BAKTACH, mort massacré par le peuple en 1710 ;
- 1710-1718 : Déli IBRAHIM, tué d'un coup de mousquet en 1710 ;
- 1718-1724 : Mahomet, mort assassiné à l'instigation du Raïs d'ALGER en 1724 ;
- 1724-1732 : Kourd ABI, fumeur de haschich, il avait des accès de folie furieuse ; ;
- 1748-1754 : Mahomet Khojet dit Il Retordo (le Retors), pirate renégat, mort d'abord poignardé, puis d'un coup de pistolet et achevé d'un coup de sabre Khojet el Kheil en 1754 ;
- 1754-1754 : Ali Baba, janissaire albanais, sabreur du précédent, mort assassiné au bout d'1/4 d'heure en 1754 ;
- 1754-1766 : Baba Ali NECKIS, dit Bou Séba (l'Homme au Doigt) mort empoisonné en 1766 ;
- 1766-1791 : Mahomet el KÉBIR ;
- 1791-1798 : Hassan El AMIA, établit de bonne relations avec la Convention puis Bonaparte, mort de gangrène en 1798 ;
- 1805-1808 : Ahmed El KÉBIR, suscite la haine des religieux à cause de protections qu'il accorde aux Juifs, mort assassiné à la porte d'une mosquée, son corps est jeté aux chiens en 1808 ; enterré par la suite au cimetière de Bab El oued ;
- 1808-1809 : Hadji Ali, mort étranglé en 1809 ;
- 1809-1815 : Hadj Ali, intensifie les actions de piraterie, mort en 1815 ;
- 1815-1815 : Mahomet KHARNADJI, mort égorgé au bout d'un mois en 1815 ;
- 1815-1817 : Omar, chef de la milice d'Alger. De son temps, Alger est bombardée en représailles des actes de piraterie, d'abord par Lord Exmouth, puis par la marine hollandaise. Mort étranglé par les partisans de son successeur en 1817 ;
- 1818-1818 : Ali dit Loco (le Fou), mort de la peste au bout d'un mois ;
- 1818-1830 : Hussein le Dey, comme ses prédécesseurs, il pratiquait la piraterie et le rapt de populations sur les côtes, les enfermait dans les bagnes d'Alger avant de les vendre comme esclaves. Par représailles, Alger est bombardée par Sir Neal en 1824, déposé par les Français en 1830. [/size]
Une longue tradition démocratique interrompue seulement pendant la présence française de 1830 à 1962 ..
Posté le: 07 Déc 2007 18:26 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
Comme j'ai un peu de temps vais en remettre une couche car j'ai comparé nos temps de parole et j'ai au moint 2 pages de retard sur toi:
A ceux qui avec Galak prétendent que l’installation française des débuts, s’est faite au détriment des premiers occupants.
Voici ce qu'écrivait sur l'Oranie le lieutenant-colonel de Martimprey, gouverneur de l'Algérie en 1864 :
[i]« Les voies de communications principales ne sont que des sentiers étroits, souvent obstrués par des broussailles ou interceptés par des ravins. Les sources accessibles aux bestiaux sont des bourbiers. L'eau des puits est corrompue. Autour, des trous en terre servent d'auges pour abreuver les troupeaux. Ces trous finissent par former des mares infectes dont les infiltrations délaient la terre ou la maçonnerie de la paroi intérieure du puits, jusqu'à ce qu'un éboulement s'ensuive.
Ces accidents, d'ailleurs, ne déterminent le douar ou la tribu à entreprendre quelques réparations. Elle ira plutôt chercher à trois lieues plus loin l'eau qui lui est nécessaire.
Si l’on jette les yeux sur les cultures, on voit combien la terre offre de facilités au travail de l'homme et combien celui-ci sur sa surface la néglige. Disposant de grands espaces, il choisit les plus favorables et se retire avec insouciance devant l'invasion des bois sur le sol destiné à la charrue.
Chaque jour les friches augmentent. Cependant le nombre des troupeaux de la tribu ne permet pas que la terre devienne une forêt; les incendies en font justice et la vaine pâture achève de réduire à l'état de broussailles toute une végétation.
La grande épopée des colons européens commence. Parallèlement s'engage l'éternelle discussion des intellectuels de la Métropole établissant qu'il faut traiter l'Arabe comme l'Européen, l'Arabe destructeur comme l'Européen qui défriche et construit.
Allant de l'avant, devançant même les troupes, les colons se répandent autour des villes, défrichent, assèchent les marécages pestilentiels, souffrent et meurent.
Mais ces bourbiers, de quel droit les transforment-ils ? Du droit simple de la propriété achetée. Car les Berbères, quand ils arrivent à se mettre d'accord sur les limites de leurs champs, vendent tant qu'ils le peuvent, pénétrés de l'idée que le colon ne tiendra pas ou qu'on lui reprendra sa terre facilement.
En fait, après avoir vendu, ils accumulent les « chicayas » (procès).
Les archives des Palais de Justice des grands centres pourraient montrer aux curieux des monuments de mauvaise foi, où ce n'est pas le colon qui a le plus vilain rôle.
..Les années passent, les plantes poussent et les jardins commencent à porter de beaux fruits."[/i]
Celui qui a fait surgir d'un sol dégradé par des siècles d'incurie, des champs, des arbres, des jardins, a plus de droits sur ce sol que celui qui n'a su que regarder pousser le chiendent et croupir les marécages.
Il a le droit du sang, de la sueur et du travail. Il a le droit de sa présence qui a amené la construction des routes, la naissance ou l'extension de villes et de villages.
Qu'y avait-il en 1830 ? Des sentiers, pas de ponts, pas de routes, des criques abritant des nids de pirates.
Qu'y a-t-il en 1962 ? Vingt-cinq mille kilomètres de routes, cinquante-cinq mille kilomètres de chemins, cinq mille kilomètres de voie ferrée, vingt et un ports, dont trois de gros tonnage, trente-deux aérodromes à trafic commercial dont quatre de classe internationale, onze grands barrages, une réserve d'eau d'importance primordiale pour l'irigation, un réseau téléphonique, des installations électriques ultra-modernes,.. Tout ceci existe à cause des premiers colons et grâce à eux.
On ne peut que rendre hommage à ces colons et à travers eux, à la France, dont l'œuvre humaine en Algérie est à elle seule une justification de la colonisation. La France a colonisé en face d'un indigène qui à l’époque était peu perméable à la civilisation (une forme d'objection de conscience), mais jamais contre lui.
Et en plus pour finir on leur a trouvé du pétrole les premières grandes découvertes faites avant l’indépendance sont toujours en exploitation et les relevés géologiques et sismiques faits par les français ont constitué une base qui a conditionné toutes les découvertes ultérieures..
Pauvres pieds noirs, pauvres idiots qui sont allés se crever la peau, pour qu’aujourd’hui un régime de crétins, au vu de toutes ces richesses que nous leur avons laissées soit incapable de sortir le pays de l’ornière et ce depuis 45 ans.
Par contre les comptes secrets des dirigeants, qui ont le culot de venir se faire soigner au Val de Grâce débordent de flouss ! et en plus ils voudraient qu’on leur demande pardon pour la colonisation …
Qui pardonnera pour le génocide des populations Harkis ?.. C’est Monsieur Boutéflika lui même, premier secrétaire du FLN en 62 qui, en infraction avec les accords d’EVIAN, a soigneusement planifié et organisé le massacre de près de 200.000 harkis et de leur famille, ceci avec des raffinement dans l’horreur qui dépassent toutes les imaginations Qui pardonnera pour tous ces crimes .. Boutéflika a déclaré que les harkis étaient des collabos et qu’ils avaient été traités comme les Français avaient traité leurs collabos en 45 .. Oui sauf qu’en 45 si on avait épuré dans les mêmes proportions en France c’est 1.000.000 de collabo qu’il aurait fallu exécuter, il y en eu 10 à 20.000 et ils furent exécutés « proprement » on les a pas mis vivants à cuire dans des marmites..
Posté le: 07 Déc 2007 20:10 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
Nous savons désormais pourquoi il y a un problème à Villier le bel... et en France en général.
Une génération de dingues colonialistes n'a pas encore tiré sa révérance... Je suis d'un naturel patient...
... et j'ai l'espoir que la France de demain sera vraiment différente, quand les acteurs de l'Algérie française auront participé à la bonne fertilité des sols de notre chère patrie. Puisque c'est quand même pour cela que l'on existe : plus de fertilité des sols.
L'obésité est ainsi l'objectif principal de la colonisation : plus, plus, plus. Les états-Unis nous montrent effectivement la civilisation.
Plus, plus, plus...
Duhrum, je ne comprends pas pourquoi tu es aussi myope.
Tu écris :
quote a écrit:
Celui qui a fait surgir d'un sol dégradé par des siècles d'incurie, des champs, des arbres, des jardins, a plus de droits sur ce sol que celui qui n'a su que regarder pousser le chiendent et croupir les marécages.
Il a le droit du sang, de la sueur et du travail. Il a le droit de sa présence qui a amené la construction des routes, la naissance ou l'extension de villes et de villages.
On va dire ok sur tout çà. C'est vrai, celui qui bosse, qui sue sang et eau pour améliorer les choses, c'est à lui que revient la légitimité de la propriété. Bon, c'est très judéo-chrétien, mais acceptons cela.
J'ai une question malgré tout sur le "celui qui"... c'est qui ?
Haïti a été la "perle des Antilles", la colonie "la plus prospère" du nouveau-monde. Effectivement : les indiens d'haïti étaient bien connu d'avoir dégradé un sol par des siècles d'incurie. Et ne parlons pas des indiens des futurs USA ! Leur empreinte sur le sol américain est connu pour avoir été une dévastation de ce continent ! à côté de cela, le "Dust Bowl" est un pipi de chat :
Mais oui, évidemment !
Donc, résumons nous : puisque ces incompétants d'indiens dégradaient leur richesse, il était absolument légitime de les chasser pour mettre enfin en valeur ces territoires. Aaaah, que de sang et de sueur ont été versés sur les mornes de Saint-Domingue ! aaah ! tous ces colons... ils ont fait un sacré boulot avec leur petits bras. En plus, ils avaient , pour je ne sais quelle lubie, amener à Saint-Domingue toute une quantité de personnes qui - visiblement - étaient pourtant connues pour justement être comme les indiens : très incompétants dans la valorisation des territoires. C'était sans doute pour leur enseigner une leçon de ces choses là... Mais les maîtres en ces leçons devaient être assez sévères... il paraît que le fouet était un outil pédagogique très pratiqué...
Trève de triste plaisanterie.
Puisque la terre appartient à celui qui souffre sang et sueur en vivant dessus, il est clair que les esclaves de Saint-Domingue n'ont eu que leur dû en chassant ces parasites de colons !
Et dans cette logique si généreuse de rendre propriétaires les gens qui suent (tu ne serais pas un peu pour l'auto-gestion ?), alors allons y ! Les immigrés d'Afrique du Nord et d'Afrique sub-saharienne ont été employé depuis 50 ans dans les domaines du bâtiment, de la construction, de l'industrie lourde, etc. Ils ont ainsi "le droit du sang, de la sueur et du travail". Ils ont le droit de leur "présence qui a amené la construction des routes, la naissance ou l'extension de villes et de villages."
A Villier-le-Bel, comme ailleurs en France, il y a des enfants de ces personnes qui ont sué du sang et des larmes pour que la France soit un pays moderne. Ce pays est le leur par héritage de propriété. Et ils constatent, ces jeunes, que ce pays ne fonctionnent pas pour eux comme pour les autres.
Puisque tu es obsédé par l'idée que la colonisation permet d'obtenir des milliers de kilomètres de routes, de chemins, de voies ferrés, de ports, d'aéroport, des barrage, etc, etc. je ferais une remarque sur cette vision du progrès.
Une colonie n'est pas une métropole. Sinon, la France serait l'Algérie autant que l'Algérie serait la France. La départementalisation est un artéfact politique puisque au seun de ces département, il n'y avait pas que des citoyens ayant les mêmes droits. Donc l'algérie n'est pas - à l'époque - la métropole... La définition de métropole, c'est que c'est l'entité qui reçoit les richesses puisées dans la colonie. Il y a donc transfert de richesse.
Une colonie, son rôle, son simple rôle, c'est de PRODUIRE de la richesse EXPORTABLE.
Une métropole, son rôle, son simple rôle, c'est d'ACCUMULER et de CONSOMMER de la richesse.
Pour produire de la richesse qui doit être exportée vers la métropole, il faut mettre en valeur un maximum de terres, sans lien avec les besoins de la population locale. C'est, du point de vue de la colonie, produire de l'excédent. Une colonie doit produire de l'excédent ! Donc Haïti se voit aménagée aux XVII, XVIII siècle de pleins d'habitations avec pleins de gens qui vont cultiver plus de sucre que toute leur vie (brève) ils auraient pu en bouffer...
Il faut amener cette production en métropole (ou en faire du commerce sur un marché spéculatif... facile vu le coût de production... pour drainer de l'argent). Pour amener la production en métropole ou sur le marché mondial, il faut... des moyens de transport ! routes, chemin voies ferrées, ports, etc. Ce n'est pas pour les touristes algériens en mal de découvrir leur pays que ces moyens de transport ont été réalisés.
Donc, j'affirme que tous les équipements qui ont été construits par l'Europe dans le reste du monde ne sont que des moyens d'exploitation, pas des moyens de civilisation. Ce ne sont pas les habitants locaux qui ont eu les bénéfices de ces équipements.
Que les gros mangent les petits, c'est humain, et pour le coup, animal. Mais il ne faudrait pas que le loup dise que l'agneau est satisfait de cela. la fable n'est pas écrite ainsi...
Et je crois que les habitants de Villiers le bel en ont marre qu'on leur susurre des fables mal écrites...
Duhrum, il est clair que tu es fondamentalement colonialiste et fondamentalement raciste, puisque tu considère que le monde appartient, de droit, à ton groupe. Les espagnols et les portugais n'avaient rien fait de plus en se partageant le monde en 2, avec la bénédiction du Pape, pape qui avait moralement levé la crainte du péché de rendre des africains esclaves... Mais heureusement, les esclaves africains ne pouvaient pas être propriétaires des fruits de leur "travail", ils ne pouvaient pas être propriétaires puisqu'ils étaient des biens meubles.
Je ne sais pas si tu as des enfants. J'espère, si c'est le cas, que tu as raté la transmission de tes "valeurs". Elles puent la mort.
galak, plein d'espoir _________________ quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ?
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Posté le: 07 Déc 2007 21:01 Sujet du message: elle n'est pas belle la vie... à villiers le bel!
durhum a écrit:
Comme j'ai un peu de temps vais en remettre une couche car j'ai comparé nos temps de parole et j'ai au moint 2 pages de retard sur toi:
A ceux qui avec Galak prétendent que l’installation française des débuts, s’est faite au détriment des premiers occupants.
Voici ce qu'écrivait sur l'Oranie le lieutenant-colonel de Martimprey, gouverneur de l'Algérie en 1864 :
[i]« Les voies de communications principales ne sont que des sentiers étroits, souvent obstrués par des broussailles ou interceptés par des ravins. Les sources accessibles aux bestiaux sont des bourbiers. L'eau des puits est corrompue. Autour, des trous en terre servent d'auges pour abreuver les troupeaux. Ces trous finissent par former des mares infectes dont les infiltrations délaient la terre ou la maçonnerie de la paroi intérieure du puits, jusqu'à ce qu'un éboulement s'ensuive.
Ces accidents, d'ailleurs, ne déterminent le douar ou la tribu à entreprendre quelques réparations. Elle ira plutôt chercher à trois lieues plus loin l'eau qui lui est nécessaire.
Si l’on jette les yeux sur les cultures, on voit combien la terre offre de facilités au travail de l'homme et combien celui-ci sur sa surface la néglige. Disposant de grands espaces, il choisit les plus favorables et se retire avec insouciance devant l'invasion des bois sur le sol destiné à la charrue.
Chaque jour les friches augmentent. Cependant le nombre des troupeaux de la tribu ne permet pas que la terre devienne une forêt; les incendies en font justice et la vaine pâture achève de réduire à l'état de broussailles toute une végétation.
La grande épopée des colons européens commence. Parallèlement s'engage l'éternelle discussion des intellectuels de la Métropole établissant qu'il faut traiter l'Arabe comme l'Européen, l'Arabe destructeur comme l'Européen qui défriche et construit.
Allant de l'avant, devançant même les troupes, les colons se répandent autour des villes, défrichent, assèchent les marécages pestilentiels, souffrent et meurent.
Mais ces bourbiers, de quel droit les transforment-ils ? Du droit simple de la propriété achetée. Car les Berbères, quand ils arrivent à se mettre d'accord sur les limites de leurs champs, vendent tant qu'ils le peuvent, pénétrés de l'idée que le colon ne tiendra pas ou qu'on lui reprendra sa terre facilement.
En fait, après avoir vendu, ils accumulent les « chicayas » (procès).
Les archives des Palais de Justice des grands centres pourraient montrer aux curieux des monuments de mauvaise foi, où ce n'est pas le colon qui a le plus vilain rôle.
..Les années passent, les plantes poussent et les jardins commencent à porter de beaux fruits."[/i]
Celui qui a fait surgir d'un sol dégradé par des siècles d'incurie, des champs, des arbres, des jardins, a plus de droits sur ce sol que celui qui n'a su que regarder pousser le chiendent et croupir les marécages.
Il a le droit du sang, de la sueur et du travail. Il a le droit de sa présence qui a amené la construction des routes, la naissance ou l'extension de villes et de villages.
Qu'y avait-il en 1830 ? Des sentiers, pas de ponts, pas de routes, des criques abritant des nids de pirates.
Qu'y a-t-il en 1962 ? Vingt-cinq mille kilomètres de routes, cinquante-cinq mille kilomètres de chemins, cinq mille kilomètres de voie ferrée, vingt et un ports, dont trois de gros tonnage, trente-deux aérodromes à trafic commercial dont quatre de classe internationale, onze grands barrages, une réserve d'eau d'importance primordiale pour l'irigation, un réseau téléphonique, des installations électriques ultra-modernes,.. Tout ceci existe à cause des premiers colons et grâce à eux.
On ne peut que rendre hommage à ces colons et à travers eux, à la France, dont l'œuvre humaine en Algérie est à elle seule une justification de la colonisation. La France a colonisé en face d'un indigène qui à l’époque était peu perméable à la civilisation (une forme d'objection de conscience), mais jamais contre lui.
Et en plus pour finir on leur a trouvé du pétrole les premières grandes découvertes faites avant l’indépendance sont toujours en exploitation et les relevés géologiques et sismiques faits par les français ont constitué une base qui a conditionné toutes les découvertes ultérieures..
Pauvres pieds noirs, pauvres idiots qui sont allés se crever la peau, pour qu’aujourd’hui un régime de crétins, au vu de toutes ces richesses que nous leur avons laissées soit incapable de sortir le pays de l’ornière et ce depuis 45 ans.
Par contre les comptes secrets des dirigeants, qui ont le culot de venir se faire soigner au Val de Grâce débordent de flouss ! et en plus ils voudraient qu’on leur demande pardon pour la colonisation …
Qui pardonnera pour le génocide des populations Harkis ?.. C’est Monsieur Boutéflika lui