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L'économie des Antilles indépendantes
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  Discussion générale:   Sujet: L'économie des Antilles indépendantes

Jârvis
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 #1 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 02:24

La question de l'indépendance des DOM est souvent abordée sur volcréole, et l'économie prend généralement une place prépondérante dans l'ordre des préoccupations quand il s'agit de s'imaginer un avenir indépendant.
Beaucoup de bêtises sont dites sur le sujet économique, et des échecs cuisants ou des réussites présentées comme brillantes servent souvent abusivement de comparaison pour argumenter une thèse ou une autre.
Voici donc quelques données concrètes sur nos voisins indépendants de la Caraïbe pour pouvoir discuter avec des comparaisons objectives.

Face au tableau catastrophique souvent dépeint, saviez-vous par exemple que l'Indice de Développement de la Barbade est plus élevé que celui de la Guadeloupe ?
Saint-Kitts-et-Nevis, Trinidad-et-Tobago et Antigua-et-Barbuda sont eux aussi considérés comme des pays développés à des niveaux équivalents à celui des deux départements français des antilles:


- La majorité des pays au-dessus de la moyenne mondiale : le cas des indicateurs de développement humain (IDH) en 2002
La moyenne mondiale de l'IDH est de 0,722, celle de la zone Amérique latine et Caraïbe de 0,767. 19 États sur 25 de l'espace Caraïbe ont un IDH supérieur à la première moyenne tandis qu'ils ne sont que 14 à dépasser la seconde.
Six États font partie des 53 qui ont un IDH jugé élevé (égal ou supérieur à 0,800) : il s'agit dans l'ordre décroissant de la Barbade, des Bahamas, du Costa Rica, de Saint-Kitts-et-Nevis, de Trinité-et-Tobago et d'Antigua-et-Barbuda. Les territoires non indépendants, ne sont pas pris en compte. S'ils l’étaient, ils seraient probablement tous dans cette catégorie au vu de leur situation économique et sociale. C'est le cas pour les départements français d'Amérique où le calcul a été fait : la Martinique a un IDH de 0,880 tandis que ceux de la Guadeloupe et de la Guyane sont respectivement de 0,858 et 0,850. La moitié des pays de l'espace Caraïbe posséderait un indice élevé au regard des critères internationaux. Ces résultats soulignent des profils économiques originaux au sein de l'espace Caraïbe notamment le tourisme de luxe et les services financiers à la Barbade et aux Bahamas et le secteur pétrolier à Trinité-et-Tobago.

http://www.insee.fr/FR/insee_regions/guadeloupe/publi/pano_economie.htm







Saint-Kitts-et-Nevis



En 2004, le produit intérieur brut (PIB) de Saint-Christophe-et-Niévès était de 8 400 dollars US par habitant, la balance commerciale était déficitaire de - 135M$. En 2005, le taux de croissance était de + 4.9%, le taux d'inflation de 2%, la dette publique totale représentait 179.9 % du PIB. L'agriculture représente 3 % du PIB, l'industrie 28 % et les services 69 %.
Le sucre était naguère le centre de l'économie de Saint Kitts jusqu'aux années 1970. Mai le gouvernement a fermé l'industrie du sucre après la récolte 2005 au terme de décennies des pertes enregistrées par la compagnie sucrière gérée par l'État. En compensation, le gouvernement a engagé un programme de diversification du secteur agricole et s'est employé à stimuler d'autres secteurs de l'économie. Les activités telles que le tourisme, la production manufacturière destinée à l'exportation et les opérations bancaires offshore ont désormais acquis un grand rôle dans l'économie de Saint Kitts et Nevis.
Les revenus générés par le tourisme sont ainsi devenus la source principale des devises étrangères des îles; environ 341 800 touristes ont visité Nevis en 2005. Des équipements touristiques additionnels (notamment un deuxième quai destiné à accueillir les navires de croisière, des hôtels et des terrains de golf) sont en cours de construction.
Saint-Kitts-et-Nevis a élargi sa base économique par le développement du tourisme, l'assemblage de produits électroniques et d'autres produits de fabrication légère, l'agriculture non sucrière, et des services financiers extra-territoriaux. Le tourisme est maintenant le secteur dominant. Celui de la fabrication est négligeable et la plupart des articles de consommation sont importés. Les principaux partenaires commerciaux sont les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et la Communauté des Caraïbes (CARICOM).

Au cours des dernières années, le gouvernement a poussé la production de biens industriels et encouragé les investissement dans le secteur d'avenir : les services. Secteur dynamique, l'expansion du tourisme encourage le développement d'autres activités, notamment celles liées aux services et à la construction. La priorité du gouvernement a été donnée au développement du secteur privé et à l'introduction d'une large sélection d'encouragements fiscaux visant à encourager les entrepreneurs. Pour élargir son marché domestique, St-Kitts-et-Nevis s'est allié à ses voisins au sein de la Caricom.
Classé par le PNUD parmi les pays à revenu moyen, la stabilité politique de St-Kitts-et-Nevis est exemplaire. Avec une absence de chômage et un taux d'alphabétisation de 96 %, la Fédération est considérée comme un pays à risque socio-politique nul. Les liens avec l'UE remontent à 1976, date à laquelle les îles soeurs ont été intégrées aux accords d'association avec les pays et territoires d'outre-mer (PTOM). Un an après son indépendance, la Fédération devint membre à part entière de la Convention de Lomé. Un montant de 3 millions d'euros lui a été alloué au titre du deuxième protocole financier de Lomé IV dans le cadre de son programme indicatif national (PIN), et le pays bénéficie en outre de diverses autres dispositions, telles que le programme de développement régional et le Protocole Sucre.

Les secteurs sociaux, et le domaine de la santé en particulier, revêtent un caractère prioritaire puisque le PIN a permis le financement des travaux d'agrandissement et de réhabilitation des deux principaux hôpitaux, l'un à Saint-Kitts et l'autre à Nevis.
PIB[6] : 524 M US$
PIB par habitant : 11 262 US$
Taux de croissance[7] : +2,9%
Taux de chômage : 5%
Balance commerciale[8] : déficitaire de 29 % du PIB
Dette publique totale[9] : 169 % du PIB
Taux d'inflation[10] : +4%

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/saint-christophe-et-nieves_11405/presentation-saint-christophe-et-nieves_14195/presentation_34438.html
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Saint-Kitts-et-Nevis
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_Saint-Christophe-et-Ni%C3%A9v%C3%A8s
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 #2 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 02:26

Antigua-et-Barbuda






"Le secteur économique de pointe d'Antigua-et-Barbuda est le tourisme. (...) D'autres secteurs importants sont les services financiers, la construction et l'industrie légère. Le secteur agricole est relativement peu important. En dépit des effets néfastes de l'ouragan Georges en 1998, le produit intérieur brut a augmenté de 4,6 p. 100 en 1999 et de 3,5 p. 100 en 2000. Le gouvernement a entrepris plusieurs grands projets de construction et les investissements étrangers continuent d'augmenter."
Malgré la baisse de l'activité touristique depuis 2000, c'est encore le secteur du tourisme qui domine aujourd'hui l'économie d'Antigua et Barbuda. Il représente quelque chose comme la moitié du PIB. La production agricole est quant à elle orientée exclusivement vers le marché intérieur. Elle pâtit du manque d'eau et d'une pénurie de main d'oeuvre engendrée par la reconversion d'une grande partie de la population vers le bâtiment, dont la croissance a été en rapport avec la mise en place d'infrastructures touristiques. Il existe aussi une industrie légère (vêtements, appareils ménagers, notamment).
Le pourcentage de la population considérée comme pauvre ne dépasse guère les 10 %. Le pays joue un rôle actif dans les efforts visant à promouvoir l'intégration régionale.
Les finances publiques souffrent encore, malgré des progrès notables depuis quelques années, des déséquilibres importants accumulés auparavant dû à l'impact des catastrophes naturelles et une gestion pas toujours adéquate de l'économie.
Taux de croissance (estimation 2006, Mission économique) : 5,1% Taux de chômage (au sens du BIT, 2003) : 7%
Taux d'inflation (estimation 2006, Mission économique) : 2,7 % Solde budgétaire(estimation 2005, FMI) : - 6,7% du PIB
Balance commerciale (2007, Mission économique) : déficitaire avec -331M$
Dette publique totale (2004, FMI) : 105 % du PIB
Part des principaux secteurs d'activités dans le PIB (Banque Mondiale) :
agriculture : 3,9%
industrie : 19,8%
services : 76,3%

http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Antigua-et-Barbuda
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/antigua-et-barbuda_523/index.html
http://ec.europa.eu/development/geographical/regionscountries/countries/country_profile.cfm?cid=AG&type=short&lng=fr&CFID=2628364&CFTOKEN=95274493&jsessionid=0806120def313c675a40
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 #3 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 02:34


La Dominique






L'économie dominicaine dépend surtout du tourisme et de l'agriculture. En effet, l'agriculture, principalement la banane, représente 18% du PIB et emploie 28% de la main-d'œuvre.
L'importance de l'agriculture dans l'économie rend celle-ci vulnérable aux conditions climatiques, notamment aux tempêtes tropicales. Ainsi, en septembre 1995, l'ouragan Luis a dévasté la récolte de bananes de la Dominique, après qu'en 1995, une autre tempête tropical eut détruit éliminé un quart de la récolte.
Le développement du tourisme reste difficile en raison de l'absence de plages de qualité et d'un aéroport de classe internationale.
L'économie est toutefois repartie en 1998, tirée par la bonne santé des secteurs de la construction, de la production de savon, et du tourisme ainsi que des réformes économiques (libéralisation des prix, par exemple). Le gouvernement essaye également de développer le secteur financier off-shore afin de diversifier l'économie insulaire.
Néanmoins, l'économie dominicaine reste marquée par un taux de pauvreté élevé (30%), de chômage élevé (23%) et un PIB par habitant plutôt faible (5500 USD en 2003).


Le gouvernement et la population désirent faire de la Dominique une destination axée sur l’écotourisme. Les investissements dans l'hôtellerie se font sur de petites structures de haut standing. Ce développement récent n'en est qu’à ses débuts. Les petites unités industrielles produisent des jus de fruits, des confitures et des sirops aux fruits tropicaux (Bello). Ils sont Producteurs également de sauces piquantes que vous pouvez même acheter dans les îles françaises.
D'autres produisent des chips de bananes plantain, du tofu de soja, du thé et du "café-dominique". Les plus grosses entreprises occupent le marché de la bière locale (Kubuli), de la peinture (Harris), du savon, et des bougies (Candle Industrie), des cartons et des sacs en plastique (Paul Plastique). Des savons à base d'huiles essentielles (Coal Pot)


Les réformes fiscales ont connu des progrès notables qui devraient notamment permettre de rationaliser les dépenses publiques, notamment les salaires de la fonction publique qui absorbent le tiers du total des dépenses. Néanmoins des risques importants subsistent si l'on considère le fort niveau de dette publique (100 % du PIB) et la dépendance de la Dominique envers l'importation de la quasi-totalité des produits de consommation, à l'exception de quelques produits de l'industrie agroalimentaire. L’île connaît ainsi un déficit commercial structurel, elle importe 3,5 fois plus qu'elle n'exporte. Les déficits externes majeurs ne sont que partiellement compensés par les recettes touristiques (30% du PIB) et les transferts des travailleurs émigrés(7% du PIB). Une reforme structurelle doit être entreprise pour éliminer les causes du déséquilibre macroéconomique, améliorer la compétitivité, intensifier la politique de restructuration des services public, renforcer le secteur financier, développer des projets d'infrastructures (routes, hôtels) et favoriser ainsi les investissements.
Pour diversifier ses ressources, le gouvernement a lancé une campagne de promotion de la Dominique comme destination éco-touristique. Il prévoit également de développer un système bancaire off-shore (le pays a été retiré de la liste noire du GAFI en octobre 2002), d’étudier le développement de sources d’énergie alternatives afin de réduire sa dépendance envers le pétrole vénezuélien, ou encore de mener une réflexion sur la réforme de la NDC (National Developement Corporation) dans le but d'attirer les investissements étrangers dans de nouvelles niches (aquaculture, horticulture).
Le pays, membre de l'OECS, participe également à la CARICOM, l'AEC, l'ONU, l'OEA, le Commonwealth et l'Agence Internationale de la Francophonie.
Comme la majorité des pays de l'OECS, à l'exception de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Saint-Christophe-et-Niévès, la Dominique a rompu les liens diplomatiques avec Taiwan afin de se tourner vers la Chine qui lui a accordé une aide à hauteur de 122 M$ pour l'amélioration du secteur routier, la rénovation d'un hôpital, la construction d'une école ou encore celle d'un stade de sport.
Le gouvernement dominiquais est proche de Cuba, dont il bénéficie des programmes de bourses et dont il soutient, comme la plupart des pays voisins, l'intégration dans les Caraïbes. S'agissant du Venezuela, la Dominique bénéficie du programme PetroCaribe de livraison d'hydrocarbures à des conditions préférentielles. Par ailleurs, des liens diplomatiques ont été renoués avec la Libye en 2001 en vue notamment de rechercher des financements.
Dans le domaine de l'intégration régionale au sein de la CARICOM, la Dominique a rejoint le Caribbean Single Market and Economy (CSME) au début de l’été 2006.
En tant que membre des Accords de Cotonou, la Dominique bénéficie des Fonds européens de Développement (FED). Au titre du 9ème FED (2002-2007), le pays a bénéficié d'une aide de 15,7 M€ qui porte en particulier sur le secteur routier alors que l'aide au titre du 8ème FED portait sur le développement d'un éco-tourisme.
Les montants de la coopération avec la France restent modestes (553000€ pour l'ensemble de la coopération avec les 6 pays de l'OECS). Divers projets de développement local sont en cours, notamment dans les domaines de la santé, du développement rural, de l’éducation, des infrastructures, du secteur privé, de la sauvegarde du patrimoine et de la culture. En 2006, la France a financé des projets d'action culturelle (enseignement du français, diffusion culturelle, formation de professeurs) et des projets liés au développement local (dans les secteurs du patrimoine et de la santé).


L'Agence Française de Développement intervient également dans le pays, à partir de son agence basée en Martinique, en particulier dans le secteur des infrastructures (notamment le projet de route reliant la capitale Roseau à l'aéroport international de Melville Hall) et avec un Fonds d’étude et de préparation de projets en cours d’éxécution d'un montant de 400 000€ .
PIB (2006, Mission économique) : 300 M$
(France : 1707 Mds€ en 2005)
PIB par habitant (2006, Mission économique) : 3750$
(France : 27 450€ en 2005)
Taux de croissance (2006, Mission économique) : 4,1%
Taux de chômage (2004, Mission économique) : 20 %
Taux d'inflation (2006, FMI) : 1,6%
Dette publique totale (2006, Mission économique) : 100% du PIB
Balance commerciale (2005, Mission économique) : déficitaire de -87 M$
Principaux clients (2006) : Pays de la CARICOM (61,2%), Royaume-Uni (18%), Guadeloupe (9%), Etats-Unis (7%)
Principaux fournisseurs(2006) : Etats-Unis 36% ; Pays de la CARICOM (29,7%), Royaume-Uni 6,6%, Japon 4,7%, France (3,6%), Canada (2,7%)
Part des principaux secteurs d'activités dans le PIB :
agriculture : 16%
industrie : 24%
services : 60%

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_Dominique
http://www.aux-antilles.fr/dominique/decouverte/economie.htm
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/dominique_11404/index.html
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 #4 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 02:35


Sainte-Lucie





Membre de l'Association des Etats de La Caraïbe (AEC), Sainte-Lucie possède une économie qui reste fondée sur les activités agricoles (surtout la banane ; 5,5 % du PIB avec la pêche), de l'industrie (vêtements, tissus, etc.) et du tourisme ; ce dernier des trois étant le secteur prépondérant mais l'industrie a le mérite d'afficher une certaine diversité. Notons aussi que l’île possède deux ports équipés.
Malgré des efforts considérables depuis les années 90, le chemin restant à parcourir paraît encore ardu. Son PIB par habitant (5 700 $US) la place aux derniers rangs parmi les Etats de la Caraïbe et son taux de chômage tourne dans les eaux de 17-18 %.
Ces dernières années, le développement du secteur touristique a joué un rôle moteur sur l'emploi et le revenu intérieur (37% du PNB, environ 350 000 touristes par an). A l'image des Antilles Françaises, le secteur de la banane a été touché par le conflit opposant les Etats-Unis et l'Union Européenne (voir Economie de la Martinique).


Après une période de faible développement au milieu des années 90, due en grande partie au déclin de la production bananière, Sainte-Lucie a enregistré une poussée de croissance en 1998-1999 (3%) grâce à la stabilisation de cette même production et à une activité commerciale et de construction en forte expansion (rénovation de nombreuses entreprises, nouvelles constructions d'hôtels et facilités touristiques).
Son économie a connu ensuite une période de récession dès 2001 en raison de la restructuration de l'industrie bananière, de pertes agricoles considérables (sécheresse, infestations) et des conséquences néfastes pour le tourisme des attentats du 11 septembre 2001. Mais la croissance est repartie en 2002.
L’île s'efforce de diversifier ces dernières années son économie. Sainte-Lucie a su attirer les entreprises et investissements étrangers grâce au tourisme (38% du PIB en 2005) et au secteur bancaire off-shore. A cet égard, les initiatives de l'OCDE en matière de lutte contre le blanchiment d'argent restent un sujet de préoccupation même si le pays ne figure plus sur la liste des paradis fiscaux.
L'impact des deux matchs de cricket lors de la Coupe du Monde (mars - avril 2007) a été moindre qu'espéré. Toutefois, les travaux d'infrastructures importants (route principale, stade, hôtels) entrepris pour cette occasion ont amélioré l'image de l’île. A noter enfin que les transferts des travailleurs immigrés représentent 4 % du PIB.
Sainte Lucie est membre du Commonwealth, de l'OECS, de la CARICOM, l'AEC, l'ONU, l'OEA et de l'Agence Internationale de la Francophonie.
En avril 2007, Sainte Lucie s'est distinguée dans la région par un revirement en faveur de Taïwan. Elle est en effet le seul pays à avoir d'abord reconnu Taïwan après son indépendance puis Pékin sous le gouvernement SLP et être revenu à Taïwan à la suite de la victoire UWP. La surenchère (par rapport à Pékin) menée par Taïwan qui a financé la campagne électorale du parti UWP au pouvoir et fait des promesses de financement d'infrastructures, n'y était pas étrangère. Le Ministre des Affaires Etrangères de l’époque, Rufus Bousquet, artisan de ce revirement, a été renvoyé du gouvernement en juin 2007 par le Premier Ministre Compton à la suite de ce coup de force, mené contre son avis. Depuis cette date, le Premier Ministre (actuellement Stephenson King) est également Ministre des Affaires Etrangères.
PIB (2006, Mission économique) : 803 Millions d'USD
(France : 1 707 milliards d'euros en 2005)
PIB par habitant (2006) : 4900 USD
(France : 27450 € en 2005)
Taux de croissance (estimation 2006, FMI) : 6 %
Taux de chômage (au sens du BIT) (2004) : 18%
Déficit commercial (2006, Mission économique) : 42% du PIB
Dette publique totale (2004, FMI) : 68 % du PIB
Taux d'inflation (2006, Mission économique) : 5,5 %
Principaux clients : Pays de la CARICOM 43%, Royaume-Uni 42,8% ; Etats-Unis 21%
Principaux fournisseurs : Etats-Unis 46% ; Pays de la CARICOM 20% ; pays de l'Union Européenne 9%
Part des principaux secteurs d'activité dans le PIB (Banque Mondiale) :
agriculture : 5,4%
industrie : 18%

http://www.aux-antilles.fr/sainte-lucie/decouverte/economie.htm
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/sainte-lucie_11406/presentation-sainte-lucie_14192/donnees-generales_34421.html
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 #5 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 02:39

La Barbade




La Barbade est l’île la plus prospère des Caraïbes Orientales. Depuis l’époque coloniale jusqu’à son indépendance, le développement du pays s'est appuyé sur l'industrie cannière (sucre, mélasse et rhum) mais à l'aube du 21ème siècle elle a su réorienter et diversifier son économie en s'ouvrant à l'industrie légère et au tourisme. Aujourd'hui, ces secteurs dominent largement l’économie barbadienne.
Le gouvernement maintient ses efforts pour réduire le chômage, encourager l'investissement étranger direct sur le territoire (exemptions fiscales) et privatiser les dernières entreprises publiques.
La période de récession enregistrée en 2001-2002, après 8 années de croissance consécutives, s'explique par les conséquences néfastes pour le tourisme des attentats du 11 septembre. Alors que la croissance était de 4,9% en 2004, elle ne sera que de 2,8% en 2005 en raison d'une baisse dans l'activité du secteur marchand de l’économie.
Par ailleurs, la hausse de l'activité dans le secteur de la construction est dûe, en partie, aux préparatifs pour la Coupe du monde de cricket de 2007. Le secteur financier offshore et les services de l'information occupent une place majeure dans le commerce extérieur de la Barbade.
En dépit de cette tendance favorable, le poids du déficit courant et de la dette publique (74% du PIB) ainsi que la hausse des dépenses extrabudgétaires et du crédit, notamment dans l'immobilier, exposent le pays à une certaine vulnérabilité. Si les flux d'investissement direct (secteur tourisme et construction), qui couvrent à ce jour plus des trois quarts du déficit courant, venaient à se tarir, les autorités seraient contraintes de puiser dans les réserves en devises menaçant ainsi le système d'ancrage fixe du change. Les initiatives de l'OCDE et du G7 contre les paradis fiscaux restent églament un sujet de préoccupation majeur. Le secteur financier offshore et les services de l'information occupent une place importante dans le commerce extérieur barbadien.Dans le projet de loi de finaces 2006, M. ARTHUR a notamment annoncé une diminution des impôts fonciers, une aide financière pour les personnes à faibles revenus ainsi qu'une augmentation des retraites et de l'allocation pour personnes handicapées. Par ailleurs, un programme d’économie d’énergie est proposé afin d'amortir l'impact du prix élevé du baril de pétrole sur l’économie locale. Enfin, les Barbadiens devront désormais contribuer à la mise en place d'un fonds sur les catastrophes naturelles à hauteur de 0,1 % de leurs revenus
PIB (2007, FMI) : 3,7 MdsUSD
(France : 1 707 milliards d'euros en 2005)
PIB par habitant (2008, Mission économique) : 13605 USD
(France : 27450 € en 2005)
Taux de croissance (2007, Mission économique) : 3,3%
Taux de chômage (2007, Mission économique) : 7,1%
Taux d'inflation (2006, Mission économique) : 6,3%
Dette publique (2006, FMI) : 74% du PIB
Balance commerciale (estimation 2006, Mission économique) : déficitaire de -1,20 Mds$
Principaux clients (2005) : pays de la CARICOM 40,2% ; USA 14% ; Royaume-Uni 11%
Principaux fournisseurs (2005) : USA 37% ; pays de la CARICOM 22.8% ; Europe 16%
Part des principaux secteurs d'activités dans le PIB :
agriculture : 6%
industrie : 16%
services : 78%

http://www.icd-london.com/fr/paradis_fiscaux/les_juridictions/
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/barbade_524/presentation-barbade_933/presentation_2747.html
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 #6 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 02:44



Saint-Vincent-et-Les-Grenadines



L'agriculture est un secteur économique important de Saint-Vincent-et-les Grenadines avec une part estimée à 10,6 % du PIB.
La culture la plus importante est celle des bananes, bien qu'elle soit en déclin par rapport au début des années 1990 où elle représentait 21 % du PIB (contre 8 % en 2005). Cette culture a notamment souffert des effets des cyclones de 1994,1995 et 2002.
L'archipel est aussi le plus grand producteur mondial d'arrow-root. (Toloman)
Saint-Vincent-et-les Grenadines serait le plus gros producteur de marijuana des Petites Antilles. Cette production associée à sa position géographique feraient du pays une de plate-forme de distribution de drogues en provenance d'Amérique latine.
Le tourisme et les activités induites représentaient environ 25 % du PIB en 2000. En 2005, environ 160.000 touristes ont visité le pays. Les îles Grenadines concentrent la majorité de l'activité touristique.
Le gouvernement a beaucoup investi dans le développement des infrastructures touristiques, notamment les aéroports et les infrastructures portuaires de plaisance.
La dette publique de Saint-Vincent-et-les Grenadines est importante. 25 % du budget national est consacré au service de celle-ci. La dette publique était estimée à 73 % du PIB en 2001 et pourrait représenter 107 % du PIB en 2011.
L'activité économique a pu bénéficier de l'essor de la construction (aéroport, complexe hôtelier et résidence), du tourisme et de leurs activités connexes, enclenché par le déroulement de la Coupe du Monde de Cricket (CWC) en mars-avril 2007, même si la politique de grands travaux du gouvernement est également susceptible d'augmenter encore le stock de la dette publique, qui se situe actuellement aux alentours de 78% du PIB (2/3 externe, 1/3 interne). Toutefois, un accord a été passé avec l'Italie, qui a effacé un prêt où il y avait apparemment malveillance de la part d'un opérateur italien, ce qui réduit de 10% du PIB le stock de la dette publique. Par ailleurs, le gouvernement a introduit en mai 2007 une TVA au taux de 15%, se substituant à sept anciennes taxes, dont la création est en réalité contrebalancée par une baisse des impôts sur le revenu et de la taxe professionnelle.
Enfin, le pays demeure également une place bancaire off-shore
Avant 2001, le secteur de la finance n'était quasiment pas réglementé. Le pays était alors recensé par le GAFI comme un pays non coopératifs. Sous la pression des États et des bailleurs de fonds internationaux, le pays s'est doté d'une règlementation pour lutter contre le blanchiment et le financement d'activités illégales.
Fin 2001, on comptait dans l'archipel 10 075 sociétés offshore, 896 trusts, 38 banques, 35 représentants légaux, 5 fonds de placement et 1 compagnie d'assurance.

Le pays est membre de l'OECS, de la CARICOM, de l'AEC, de l'ONU, de l'OEA et du Commonwealth. Rentré au GATT le 18 mai 1993, il fait automatiquement partie de l'OMC depuis le 1er janvier 1995.
Dans le domaine de l'intégration régionale au sein de la CARICOM, Saint-Vincent et les Grenadines a rejoint le Caribbean Single Market and Economy (CSME) à l’été 2006. Avec Saint-Christophe et Niévès et plus récemment Sainte-Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines est le seul pays de la région à maintenir des relations avec Taiwan. Comme d'autres pays des Caraïbes, Saint-Vincent a un différend territorial avec le Venezuela concernant l’île Aves ; pour ceux-là, l'ilôt n’étant pas peuplé en permanence, le Venezuela ne peut prétendre disposer d'une ZEE.
Par ailleurs, Saint-Vincent n'est pas membre de la Banque Interaméricaine de Développement BID, et la Banque de Développement des Caraïbes ne signale aucune opération récente avec ce pays.
Le montant de l'aide de l'Union Européenne dans le cadre du 9ème FED (2002-2007) se monte à 13,4 M€ et se concentre notamment sur l'appui à l’éducation et à la diversification économique. Pour accompagner la réforme du secteur de la banane, le special framework of assistance (SFA) a mis à disposition du pays 50 M€ sur la période 1999-2008, dont environ 16 M€ ont été utilisés dans la réhabilitation de l'autoroute au vent et accessoirement les centres de conditionnement de la banane des petits producteurs. Auparavant, le pays avait reçu 74,6 M€ au titre du Stabex, sur les années 1993-1997, dont ont résulté deux grands projets d'irrigation de petits agriculteurs. De même que 12 des membres du CARIFORUM, Saint-Vincent a signé le 15 octobre 2008 à la Barbade l'Accord de Partenariat Economique (APE UE-CARIFORUM).

PIB (2006) : 466 M US$
PIB par habitant (2006)[3] : 4 364 $
Taux de croissance (2007)[4] : + 7%
Taux de chômage (2005)[5] : 20%
Balance commerciale (2006)[6] : déficitaire avec - 148M US$, -40,5% du PIB
Dette publique totale (2005)[7]82 % du PIB
Taux d'inflation (2007)[8] : +8,3%
Principaux clients (2006)[9] : Union européenne 26%, Trinité et Tobago 14,7%, Barbade 13,9%, Sainte-Lucie 12%, Antigua etet Barbuda 7,9%.
Principaux fournisseurs (2006) : Etats-Unis 32,6%, Trinité etet Tobago 25,9%, Royaume-Uni 13,6%, Japon 3,9%, Canada 3,7%
Parmi les pays de l'UE, le Royaume-Uni semble être le principal client et fournisseur.
Part des principaux secteurs d'activités dans le PIB :
agriculture : 8,7%
industrie : 24,4%
services : 66,9%
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_Saint-Vincent-et-les_Grenadines
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/saint-vincent-les-grenadines_5007/presentation-saint-vincent-les-grenadines_14854/presentation_39452.html#sommaire_3
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 #7 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 02:47



La Grenade







Ancienne île à sucre, l'économie de la Grenade repose partiellement sur l'agriculture (24 % du PNB). Si la culture de la canne à sucre subsiste, l'île a su diversifier ses productions et est devenue le premier producteur mondial de noix de muscade; elle produit aussi des bananes, des noix de coco, des agrumes et des fruits. Dans ce pays de petites propriétés, l'agriculture n'attire plus les jeunes. La moitié de la surface agricole utile n'est plus cultivée. L'industrie demeure embryonnaire (14 % du PNB), le textile et l'agroalimentaire (huile, rhum) constituent les seules activités industrielles. Depuis la construction de deux aéroports, le tourisme se développe (25 % du PNB) mais l'économie ne crée pas suffisamment d'emplois (25 % de la population active est au chômage). Si le pays bénéficie des transferts de fonds des émigrés, l'aide internationale demeure indispensable.

La Grenade est le deuxième pays producteur de muscade et de macis, après l'Indonésie: elle satisfait au quart de la demande mondiale. Elle produit également un peu de cacao, qui était dans le passé une importante culture d'exportation, avec les bananes. Mais la production de cacao et de bananes a chuté ces dernières années. L'industrie bananière a sans doute été affectée par la décision rendue en 1997 par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), selon laquelle le régime de faveur accordé par l'Union européenne pour l'importation de bananes des anciennes colonies européennes comme la Grenade nuisait aux intérêts des compagnies bananières américaines en Amérique latine. L'Union européenne a tenté de réviser son régime d'importation compte tenu des préoccupations des États-Unis, mais la question n'est toujours pas réglée. Les exportations de bananes en provenance de la Grenade sont passées de 8 600 tonnes en 1989 à 4 500 tonnes en 1994 et à 100 tonnes en 1998; elles ont enregistré une légère hausse en 1999, pour atteindre 600 tonnes. Néanmoins, l'agriculture représentait toujours plus de 20 % du PIB en 1998.
La stratégie d'un développement basé sur le tourisme s'opère dans une région touchée périodiquement par des cyclones (en moyenne un ouragan tous les 4 ans). La politique de prévention des désastres naturels adoptée par les autorités repose sur une amélioration du code de l'urbanisme avec des normes de construction plus strictes pour résister aux ouragans de forte intensité et sur la mise en place de mécanismes pour inciter à la souscription d'assurances contre les désastres naturels. Les autorités appuient également le projet de la banque mondiale de création d'un fonds d'assurance contre les catastrophes climatiques.
S'agissant des activités offshore, le pays est concerné par les initiatives de l'OCDE en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et les paradis fiscaux (la Grenade ne figure plus sur la liste des paradis fiscaux établie par l'OCDE).
Enfin, les priorités du budget 2007/08 s'orientent vers une consolidation de la croissance et la mise en place de filets de sécurité pour les franges les plus vulnérables de la population. Le poste de dépense concernant la lutte contre la pauvreté a pratiquement doublé pour 2007, même s'il ne représente seulement que 5 % du total des dépenses en capital. Les salaires de la fonction publique constituent toujours plus de 40% des dépenses courantes. Du côté des recettes, une taxe sur la valeur ajoutée est programmée pour le 1er octobre 2007, se substituant ainsi à trois taxes actuelles.
Le nouveau gouvernement NDC, issu des élections générales du 8 juillet 2008, s'est fixé ls 3 priorités suivantes : diversification de l'agriculture et développement de la formation professionnelle dans ce secteur ; bonne gouvernance ; promotion du tourisme.
Le pays est membre de l'OECS, de l'ONU, de l'OEA, de l'AEC, de la CARICOM et du Commonwealth.
La Grenade s'est dégagée progressivement de l'alignement sur les Etats-Unis consécutif à l'intervention américaine d'octobre 1983. Les relations diplomatiques avec Cuba ont été rétablies en 1994 et avec la Libye en 2000. Par ailleurs, à l'issue d'un voyage à Pékin en décembre 2004, le Premier Ministre Keith Mitchell a pris la décision de se tourner vers la Chine continentale et de mettre fin à 16 années de relations diplomatiques avec Taiwan. La Chine a permis la reconstruction du stade de cricket en 2006 grâce à un don de 40M$.
Concernant Haïti, la Grenade a œuvré pour un assouplissement de la position de la CARICOM à l’égard d'Haïti. Elle participe d'ailleurs depuis peu à la composante police de la MINUSTAH avec l'envoi d'un agent.
La Grenade bénéficie des crédits Fonds Européens de Développement au même titre que les autres pays ACP (10ème FED : 9,2M€).
Le 7 septembre 2004, l'ouragan Ivan a dévasté la Grenade. Ainsi, 90 % des habitations ou immeubles ont été détruits. Plus de 90 % des bateaux ancrés régulièrement ou réfugiés à la Grenade pour échapper à Ivan ont coulé ou ont été fort endommagés.
Ivan, cyclone de force 5 (« catastrophique », le maximum sur l'échelle de Saffir-Simpson) a tué 37 personnes, en a blessé 500 autres et a laissé 60 000 personnes sans logement. Il fut le plus redoutable à frapper les Caraïbes en un demi-siècle.
PIB (2006, FMI) : 529 MUSD
PIB par habitant : 5000 USD
(France : 27450 € en 2005)
Taux de croissance (2006, FMI) : +5,5%
Taux de chômage (2006, Mission économique) : 18 %
Taux d'inflation (2006, Mission économique) : 4,3%
Balance commerciale (2006, Mission économique) : déficit de 48% du PIB
Dette publique (2006, Mission économique) : 122% PIB
Principaux clients : Etats-Unis (34,6%) , Union Européenne (32,1%), Caricom (25,2%))
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (41,3%), CARICOM (23,7%), Union Européenne (16,5%), Venezuela (5%), Japon (4,5%)
Part des principaux secteurs d'activités dans le PIB (2004) :
- agriculture : 7,5%
- industrie : 22,6%
- services : 69,8%

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/grenade_5510/presentation-grenade_5511/donnees-generales_15146.html
http://www.caraibe-planete.com/grenade/economie.htm
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 #8 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 02:49


Trinité-et-Tobago






Avec un PIB (Produit intérieur brut) de 18 milliards d'euros en 2007, Trinité-et-Tobago est l'un des États les plus dynamiques de l'espace Caraïbe grâce à l'essor depuis 1907 de son secteur pétrolier.
Malgré certaines difficultés dues au premier choc pétrolier (1973), elle connaît aujourd'hui une situation florissante grâce aux nouveaux investissements étrangers.
Trinité-et-Tobago renferme également des gisements de gaz naturel ainsi que de l'asphalte (production qui s’élève jusqu'à 26 000 tonnes par an). Ces dernières années, ce pays s'est beaucoup développé dans le secteur énergétique suite à l'intervention de l'entreprise Amoco, qui, en 1997 et 1998, a découvert d'importantes réserves de gaz et de pétrole.
Aujourd'hui le secteur pétrolier et gazier permet à ce pays de se placer cinquième producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), ainsi que premier fournisseur en GNL pour les États-Unis, ce qui représente 72% des importations américaines. La production de gaz est ainsi exportée à environ 50 % sous forme de gaz naturel liquéfié.
Ces ressources naturelles ont permis de développer en grande partie l'industrie pétrochimique, ce qui place ainsi Trinité-et-Tobago en tant que premier exportateur mondial de méthanol et d'ammoniac.
Le secteur de l’énergie représente donc à lui seul 40% du PIB et 86% du total des exportations du pays.
En 2005, la république de Trinité-et-Tobago a refusé de s'associer à une alliance nommée « Petrocaribe ». Composé de 12 pays du CARICOM, cette alliance permet d'acheter le pétrole à des conditions de paiements préférentielles.
Les ressources en gaz naturel ont aussi permis le développement des industries de l'acier et de l'aluminium. D'autres ressources comme le charbon, le fer ou le gypse sont trop limitées pour jouer un rôle économique.
Le tourisme est un secteur en pleine expansion, mais comparé au reste des îles présentes dans l'espace des Caraïbes il est relativement faible : alors que la République dominicaine attire chaque année près de 2,8 millions de visiteurs, la République de Trinité-et-Tobago n'en accueille que le tiers.
La politique actuelle du pays est au développement du tourisme, pour l'instant proportionnellement moins important que dans les autres îles des Caraïbes. Le haut degré de criminalité représente cependant un problème sérieux.
L'activité agricole est assez importante sur les terres de Trinité-et-Tobago. La production de canne à sucre était auparavant pratiquée dans ce pays mais elle a cessé depuis 2007 laissant place à la production d'autres produits tels que le cacao, les noix de coco, les agrumes…
Malgré de nets efforts dans l’économie de ce pays, il reste cependant de nombreuses inégalités. Le gouvernement trinidadien s'est fixé comme objectif d'atteindre d'ici 2020 le statut de pays industrialisé. La réalisation de cet objectif dépend principalement de la découverte éventuelle de gisements de gaz.

Dans les années 1930, l'économie s'est réorientée vers la production et l'exportation de pétrole, tandis que des grèves et une agitation sociale parfois violente commençaient à agiter les îles. En 1956, le Mouvement national du peuple, animé par Eric Williams a commencé à les conduire vers l'indépendance, accordée en 1962. D'abord membre du Commonwealth, le nouvel État s'érige en république en 1976. Entre-temps, le premier choc pétrolier (et la montée des cours du pétrole qu'il signifie) a inauguré une ère de prospérité, qui dure toujours, amis reste troublée en arrière-plan par les tensions entres les communautés d'origine asiatique (Indiens principalement) et et d'origine africaine

A l'inverse de Trinidad qui possède une économie hautement industrialise, Tobago est plus fortement axé sur le secteur des services. Le tourisme, l'agriculture et la pêche sont les principaux secteurs de ses rentrées monétaires.
PIB[1] : 21,2 Mds US$
(France : 1 707 Mds€ en 2005)
PIB par habitant : 14 000 US$
(France : 27450 € en 2005)
Taux de croissance[2] : + 5,5 % (+ 6,7% hors énergie)
Taux de chômage [3] : 5%
Excédent budgétaire[4] : + 8,1 % du PIB
Excédent commercial [5] : 5,3 Mds US$
Dette publique totale[6] : 32,2 % du PIB
Taux d'inflation [7] : +14,8%
Principaux clients[8] : Etats-Unis (57,7%), Union européenne (12,7% ; la France est le deuxième client parmi les 27), Jamaïque (4,6%), République Dominicaine (2,6%), Barbade (2,3%).
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (25,1%), Union européenne (11,8% ; la France est le 5ème fournisseur des 27), Brésil (10,6%), Colombie (8,8%), Gabon (6,8%).
Part des principaux secteurs d'activités dans le PIB[9] :
agriculture : 0,8% - commerce : 12,6% - construction : 7,6% - transports : 6%
hydrocarbures/pétrochimie : 43%
services financiers : 11,4%


http://fr.wikipedia.org/wiki/Trinit%C3%A9-et-Tobago
http://www.cosmovisions.com/TrinidadTobago.htm
http://www.mjm-caraibes.com/destinations.php?pid=13&subpid=20
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/trinite-et-tobago_525/presentation-trinite-et-tobago_1315/presentation_69540.html
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 #9 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 03:58

Merci Jarvis pour ce sujet.

Depuis plusieurs jours, j'ai de plus en plus de mal à me retenir face à la condescendance et aux contre-vérités des "experts" auto-proclamés qui interviennent dans les médias nationaux pour expliquer que les Antilles Françaises n'ont aucune autre perspective que la ruine et le chaos comme à Haïti si elles devenaient indépendantes.

Ces soi-disants experts ne semblent vraiment pas connaitre la zone: certains expliquant que les Antilles font partie des zones les plus pauvres et instables donc que les îles devenues indépendantes seraient la proie des mafias ou se convertiraient à la piraterie comme en Somalie.

J'hallucinais face à ces scénarios de Science-fiction.

Il me semblaient bien qu'hormis le cas dramatique d'Haiti, toutes les habitants de la Caraïbe mangent à leur faim, ne sont pas victimes de famine même si tous ne vivent pas dans l'opulence.

De même, en dehors du cas dramatique d'Haiti, j'avais également en tête certains pays qui s'en sortent plutôt bien comme la Barbade, les Bahamas ou Trinidad dont bizarrement personne ne parle jamais dans ces émissions.

Merci pour ce sujet instructif
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Jârvis
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 #10 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 12:36

Oui on nous rebat toujours les oreilles avec le cas extrème d'Haïti alors que la situation n'a rien de comparable.

Nos îles sont trop petites ? La Barbade est 6 fois plus petite que la Guadeloupe...
Notre marché est trop étroit ? Les deux DOM rassemblés ont plus d'habitants que toutes les petites antilles réunies...

Je n'ai pas mis dans cette liste la Jamaïque, les Bahamas ou Porto-Rico car trop loin mais il faudrait se pencher dessus aussi.
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 #11 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 17:16

Merci Jârvis de nous faire partager le fruit de tes recherches.
Toutefois j'aimerai faire quelque chose avec toi si tu le veux bien. Définissons les ressources pour chaque D.O.M. Que pouvons nous produire(antillais non béké) ?

1. ?


Nb: indépendance politique mais dépendance économique (Nouvelle Calédonie)
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 #12 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 20:00

orginal-h a écrit:
 
Que pouvons nous produire(antillais non béké) ? 
 


Remarque pertinente, mais tout le monde le sait depuis longtemps.

Il n'y a qu'à constater comment l'Antillais se comporte en ces temps de crise : il saccage lui-même l'économie de son pays (1) et ses ressources humaines (2) pour ensuite réclamer à l'Etat français des aides financières substancielles ; on a tout de suite la preuve que ce sont pas des personnes qui n'ont pas l'habitude de se prendre en main.

(1) Tant que sa vision des choses par rapport au béké n'aura pas évolué, il va lui même rejeter ce que le société de consommation lui apporte.

(2) Les Antillais installés et en poste depuis longtemps font un rejet massif du savoir, de l'éducation occidentale et du progrès que les jeunes générations peuvent apporter : j'en suis la preuve vivante depuis 10 ans. C'est à dire qu'on dirait que force est donnée à une espèce de culture traditionnelle qui en oublie jusqu'à une évolution positive de la société. Comme si c'était un acte d'autodestruction pour en finir avec ce que le colonialisme a apporté.

Je ne dis pas que l'indépendance n'est pas envisageable, mais je pense que ce n'est pas possible avec les personnalités en place actuellement qui pensent en fait qu'à leur petite personne : avec ce qui leur reste de vie à vivre.

Il faudra attendre un renouvellement des générations qu'aura accompagné une évolution des mentalités.

Je n'avais jamais imaginé que c'était comme ça en Martinique. Je me demande si ce n'est pas la loi Taubira qui a fait ça...
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 #13 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 20:18

aka shiva ce serait dommage de faire dévier un sujet intéressant, instructif et factuel en une sorte d'exercice d'auto-flagellation
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 #14 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 20:34

Je te ferais remarquer que la situation actuelle des Antilles (en particulier celle de la Guadeloupe) a frisé ou frise encore le sénario de science-fiction que tu redoutes depuis le Val-D'oise lointain...
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 #15 Discussion générale:   Sujet du message: L'économie des Antilles indépendantes   Posté le: 22 Fév 2009 20:35

orginal-h a écrit:
 
Définissons les ressources pour chaque D.O.M. Que pouvons nous produire(antillais non béké) ? 
 


Cette question PEUT conduire à des réponses reflétant un mode de concevoir l'économie dépassé (à mon avis).

Si l'on se contente de recenser les ressources naturelles de chaque département, on se restreint à l'existant sans faire preuve d'ambition et d'imagination

The sky is the limit: les seules limites sont celles qu'on se fixe.



Les Antilles françaises peuvent aussi bien devenir un centre de recherche, un pôle informatique, offrir des services à fortes valeur ajoutée au bassin caribéen, devenir un monaco des Antilles, un paradis fiscal, un pôle touristique spécialisé, se contenter de production agricoles traditionnelles, se recentrer ou se diversifier dans certaines productions...

Seule l'ambition des décideurs et les moyens consacrés en décideront.
J'espère qu'ils ne se contenteront pas de pérenniser l'existant ou de simplement exploiter les ressources naturelles

Les Antilles françaises peuvent avoir une vraie carte à jouer dans le bassin caribéen.

Il ne faut pas passer à côté des opportunités offertes par une population instruite, formée et de plus en plus diplômée.
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