Boisjolan Siège service 

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Actualités: Sujet du message: Provinciales 2009 en Nouvelle Calédonie Posté le: 10 Mai 2009 21:12 |
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Nouvelle-Calédonie : la droite reste majoritaire aux élections provinciales
La droite non-indépendantiste reste majoritaire en Nouvelle-Calédonie mais les indépendantistes progressent à l'issue des élections provinciales du dimanche 10 mai, selon les résultats communiqués par le Haut-commissariat de la République. Partie en rangs dispersés, la droite obtient 31 sièges sur 54 au congrès tandis que les différentes formations indépendantistes remportent 23 sièges, contre 18 lors de la précédente mandature.
Avec 13 sièges, le Rassemblement-UMP, écarté du pouvoir en 2004, devient le premier groupe du Congrès. Compte tenu de sa victoire aux législatives de 2007, le RUMP ne réalise cependant pas la performance que beaucoup d'observateurs prédisaient. Bien que récemment créé, Calédonie Ensemble (droite modérée), dirigé par le président sortant de la province sud Philippe Gomes, s'impose comme deuxième force politique à droite, avec 10 sièges. Il y a également huit autres sièges divers droite.
UNE MANDATURE CRUCIALE
Poids lourd du camp indépendantiste, le FLNKS (Front de libération nationale kanak socialiste) obtient 19 sièges sur 23. Nouveau venu, le Parti Travailliste (indépendantiste), proche de l'extrême gauche et de José Bové, réussit son entrée sur la scène politique, avec 3 élus. Un autre siège va à un petit parti indépendantiste. Le Front National, en proie à des querelles internes, perd ses quatre élus de l'assemblée sortante.
La Nouvelle-Calédonie est régie par le statut de l'accord de Nouméa signé en 1998 entre l'Etat, les anti-indépendantistes et les indépendantistes. Cet accord a doté l'archipel d'un cadre unique dans la République française reposant sur une autonomie progressive. Dans les prochaines semaines, le congrès, dont les 54 membres émanent des 76 conseillers provinciaux, élira à la proportionnelle le gouvernement. Cette mandature est cruciale car les élus devront préparer la sortie de l'accord de Nouméa, entre 2014 et 2018. Un référendum d'autodétermination doit être organisé pendant cette période, mais une solution consensuelle, entre autonomie et souveraineté, pourrait être recherchée afin d'éviter un scrutin, potentiellement porteur de tensions.
Source: Le Monde du 10 mai 2009 |
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