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Actualité locale pêle-mêle
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  Au coeur des Dom-Tom:   Sujet: Actualité locale pêle-mêle

Missyna alna
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 #16 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 12 Mar 2010 14:05

Chantal Berthelot pour « Une Guyane forte, réconciliée, épanouie »



Si tu envoie la jeunesse prendre des risque, n'oublie pas de déplier le parachute; encouragé ne suffit pas.
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 #17 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 12 Mar 2010 14:10

Roger Arel pour « Une droite dynamique pour une région moderne, prospère et solidaire »

Encadrer la concurrence, mmh!!! Il entend quoi par là?
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 #18 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 12 Mar 2010 14:11


Interview de Jean-Baptiste EDOUARD , Liste «Le renouveau pour une Guyane qu'on aime»

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 #19 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 12 Mar 2010 14:14

Interview de Gil HORTH, Liste « Construisons le progrès »



Bien mignon tous ces noms de listes où l'on ne perçoit pas le fond concret qui se cache derrière. Faut chercher pour connaitre les propositions faites.

Il aurait peut être fallut créer un sujet propre aux régionales, mais puisque cela ne va pas durer Ad Vitam Aeternam; c'est pas un drame.
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 #20 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 15 Mar 2010 14:18

Résultats des courses:
Citation:
 

La Guyane sauve l'honneur de la droite en Outre-Mer


Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 15/03/2010 à 09:49 - mis à jour le 15/03/2010 à 12:25

Comme en métropole, la gauche sort dans les Dom en tête du premier tour des régionales, quand elle ne l'emporte pas comme en Guadeloupe. Exception, la Guyane, où la droite part favorite pour le second tour.

La Guadeloupe, est la seule région à connaître dès lundi son président de région. En l'emportant avec 56,51% des voix, le président sortant, Victorin Lurel, député PS, obtient la majorité dans toutes les communes de l'archipel. La liste de la majorité présidentielle, sur laquelle la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, figurait en deuxième position, arrive loin derrière avec 14,01% des voix.

Ainsi le PS obtient 31 des 41 sièges du Conseil régional alors que la majorité ne recueille que 4 sièges sur 41. La liste du député PS dissident Eric Jalton, rassemblant communistes, indépendantistes, DVG et Verts dissidents, n'a, quant à elle, obtenu que 12,40% des voix et 4 sièges. Les deux listes conduites par deux des principaux dirigeants du LKP -collectif à l'origine du mouvement social de 2009- Jean-Marie Nomertin (Combat ouvrier, trotskiste) et Alain Plaisir (Cippa, proche du NPA), ne totalisent que 2,82% et 1,41%.

Dans une déclaration à la presse, dimanche soir, depuis sa permanence de Basse-Terre, Victorin Lurel a "remercié le LKP" pour la part qu'il aurait pris à sa victoire. Le collectif, qui a perdu de sa capacité de mobilisation et apparaît depuis quelques mois comme une couverture discrète pour la centrale syndicale indépendantiste UGTG, opposée à la participation aux élections, n'a cessé depuis plus d'un an de faire du député PS son principal adversaire local.

Duel à gauche en Martinique

Le député-maire de Fort-de-France, Serge Letchimy (DVG) devance le président sortant Alfred Marie-Jeanne (REG)avec 40,05% des suffrages contre 32,16%. Le candidat de la majorité présidentielle André Lesueur (UMP-NC) ne récolte quant à lui que 10,49%.

Serge Letchimy arrive en tête dans 25 communes sur les 34 de la Martinique. Sur les neuf listes en présence dimanche, quatre sont éliminées et une seule, celle de Madeleine de Grandmaison (DVG), est en position de fusionner.

A noter, l'important taux d'abstention (55,55%) qui pourrait être lié à une forme de lassitude des électeurs. Après la double consultation référendaire de janvier sur la collectivité unique, c'est la troisième fois que les électeurs martiniquais se rendent aux urnes en l'espace de quelques semaines. Le résultat du premier tour reflète en outre la polarisation de la campagne électorale sur le duel entre le sortant et le maire de Fort-de-France.

La liste UMP largement en tête en Guyane

La liste du maire divers gauche de Cayenne Rodolphe Alexandre, investi par l'UMP comme tête de liste en Guyane, est arrivée largement en tête dimanche au premier tour des élections régionales, avec 40,61% des voix. Devançant de plus de 17 points la liste de la députée DVG Christiane Taubira (23,02%). Aucune des huit autres listes n'a atteint la barre des 10% nécessaires pour se maintenir.

Le maire de Cayenne, qui avait appelé à voter non à une autonomie accrue puis oui à une collectivité unique, s'est déclaré "très serein" à l'issue du premier tour de scrutin. A la tête d'une liste "sans combinaison", il s'est dit prêt à affronter la liste de Christiane Taubira, qui est alliée à un parti indépendantiste local, le MDES (Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale).

La député PS a estimé sur RFO que "les politiques publiques, notamment la formation, ne doivent pas se retrouver entre les mains de quelqu'un qui obéirait au doigt et à l'oeil au président de la République et au gouvernement actuel". Elle a lancé un appel aux abstentionnistes du 1er tour (44,44% de participation contre 52,40% en 2004). L'ancienne candidate à la présidentielle ne peut pas espérer l'emporter sans l'adhésion des autres listes de gauche, dont certaines ont été sévèrement défaites.

Vergès en tête mais contraint à l'union avec le PS

Paul Vergès (PCR), 85 ans, est arrivé en tête du premier tour des régionales à la Réunion avec 30,23% des voix. Pour espérer garder son fauteuil de président, face au député-maire Didier Robert (UMP), il devra faire l'union avec son exigeant allié du PS. La liste de la majorité a obtenu 26,42%, alors que celle des socialiste de Michel Vergoz recueille 13,06%. Ajoutées à celle de Paul Vergès, ces trois listes sont les seules à se maintenir au second tour.

L'élection a été marquée par un très fort d'abstention: 54,61%, alors qu'il était de 37% en 2004. Le président sortant en reculant de quatre points par rapport à son score de 2004 (34,48%) se retrouve dans une situation délicate pour le second tour. Pour espérer l'emporter, il doit faire impérativement l'union avec le PS, ce qu'il avait refusé aux régionales de 2004, préférant une triangulaire.

Les listes PS et Alliance de Paul Vergès ont une position diamétralement opposée sur le dossier du tram-train cher au président sortant du conseil régional. Un projet de 1,6 milliard d'euros pour lequel la région a demandé une rallonge financière de l'Etat. Michel Vergoz considère pour sa part que ce projet doit être abandonné, faute d'argent pour le réaliser. Le président sortant avait déclaré faire des régionales un "référendum pour ou contre le tram-train". Les difficultés d'union qui s'annoncent à gauche réjouissent la droite, dont les résultats sont en nette progression par rapport à 2004 (25,67%).  
 
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 #21 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 15 Mar 2010 14:42

Victoire d'un vrai républicain (Lurel) qui n'est pas allé courir après la rue contrairement au duc sans cervelle des abymes.

Plaisir et Nomertin devraient méditer sur leurs méthodes (44 jours de blocages), la sagesse populaire s'est exprimée sans envahir les institutions.

Elie avait du nez en ne se présentant pas.

A FDF, vivement l'avènement de Letchimy, AMJ stop.
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 #22 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 16 Mar 2010 14:56

Sainte Marie,
Manscour de Trinité,
Samot du lamentin,
Senateur Larcher,
le Robert anba fèy'

Appelle à voter Serge Letchimy pour une Martinique nouvelle...
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 #23 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 29 Mar 2010 21:57

Pour les régionales les résultats on donné naissance au sujet : Régionales 2010 en outre-mer : désintérêt ?

Retour en arrière concernant les candidat réunionnais.

Les petites phrases des candidats


Les 12 candidats, têtes de liste, aux élections régionales se sont succédés au micro de Nostalgie Réunion. Vous les avez peut-être manqués. Pas notre caméra.

Pour les interviews complet voir la playlist Clicanoo : http://www.youtube.com/user/clicanooVideo#g/c/BBF0302FBFCC87E2
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 #24 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 11 Avr 2010 10:04

Retour sur une affaire d'e.scroquerie à grande échelle: le cas Marc DEHI & Gedeon Financial Corporation,




Source RFI

Citation:
 
En cavale, le «Madoff» d'origine ivoirienne serait en Afrique

Article publié le 16/01/2009 Dernière mise à jour le 17/01/2009 à 09:38 TU
Marc Dehi, 46 ans, pasteur américain d'origine ivoirienne a été mis en examen fin août 2007 par un juge d'instruction de la Martinique pour « (...) en bande organisée » et « exercice illégal de la profession de banquier » avant d'être placé en détention. Il proposait des « plans de financement » à un taux de 640%. La plupart des souscripteurs vivent en Guyane où a été récoltée la caution de 150 000 euros permettant la libération, en janvier 2008, du pasteur multipliant les euros. Depuis, Marc Dehi a fui la Martinique, par l'océan, « sans laisser d'adresse » regrette son avocate. Début janvier 2009, il serait en Afrique.

De notre correspondant en Guyane, Frédéric Farine


"Au début, les gens ne voulaient pas croire que c'était une arnaque. Pour nous il était Dieu, la réincarnation de Martin Luther King et l'on se disait que c'était la justice des Blancs qui lui en voulait. Depuis sa fuite, on a commencé à comprendre" : cette femme d'origine africaine qui vit en Guyane ne décolère pas. Comme beaucoup, dans ce département français d'Amérique du sud, elle a longtemps crû en la sincérité du bienfaiteur Marc Dehi. Ce pasteur de 46 ans, Américain d'origine ivoirienne, proposait notamment dans l'Hexagone, aux Antilles et en Guyane des "plans de financement" via ses sociétés Gedeon Financial Corporation (GFC) et Omega Consulting. " Des valises de billets se sont promenées lors de diverses réunions. Certains amenaient de l'argent, d'autres en recevaient" indique un enquêteur. La machine à convaincre était agrémentée de prières lors de shows à l'américaine qui ont rempli plusieurs salles de réunion d'hôtels à Cayenne et Kourou. A Kourou, l'hôtel des Roches qui a accueilli le show de Marc Dehi appartient au Centre national d'études spatiales (Cnes), dont une salariée, Andrée-Marie Pancrate, secrétaire de section du parti socialiste guyanais (PSG) à Kourou, est l'une des huit personnes mises en examen dans ce dossier notamment pour "(...) en bande organisée". A l'auditorium de l'Encre (Ensemble culturel régional) à Cayenne, c'est "plus d'un millier de personnes qui s'étaient pressées" se souviennent des participants alors conquis par les "plans" miraculeux du pasteur-banquier.

Taux d'intérêt de 640% !

L'offre était alléchante. Sans doute trop : pour tout investissement de 1 500 euros, le pasteur et ses commerciaux promettaient en retour, 400 euros par mois pendant 2 ans, à partir du 5ème mois suivant la souscription, soit au total 9 600 euros (c'est trop beau pour être vrai). "Avec de surcroît, à terme, la restitution de la somme initiale" ironise un magistrat. Soit un taux d'intérêt de 640% ! "On lui reproche d'avoir mis en place un système pyramidal qui consiste à récolter des fonds en remboursant les premiers souscripteurs par les derniers arrivants, tout en utilisant des fonds à des fins personnelles " explique une source proche de l'enquête qui ajoute que ces plans de financement "se heurtent à la logique. Mathématiquement ça ne tient pas. Au bout de la chaîne des souscriptions, il est impossible de rembourser en amont". Marc Déhi serait donc une sorte de "Madoff ivoirien". Une partie des adhérents de sa société GFC a reçu des cartes magnétiques "dont les retraits se sont néanmoins limités à 50 euros" glose une source judiciaire. L'instruction a identifié environ un millier de souscripteurs. On en trouve le plus grand nombre en Guyane où les souscriptions dépassent les 3,5 millions d'euros. La justice évalue les "placements" à environ 5 millions d'euros sur l'ensemble des Antilles-Guyane.
(beau pactole)

Caution de 150 000 euros récoltée en espèces en Guyane

Tous les donateurs de Guyane n'ont pas été vaccinés par la mise en examen signifiée fin août 2007 au pasteur, par le juge martiniquais Bruno Lavielle pour "(...) en bande organisée" et "exercice illégal de la profession de banquier" ni par sa mise en détention provisoire. Au contraire, les déboires judiciaires de Marc Dehi en ont d'abord fait un quasi-martyr et lui ont valu un soutien zélé des victimes présumées. En Guyane, des adhérents, escomptant récupérer leur mise, ont récolté "en espèces, les 150 000 euros de caution nécessaires à sa libération" nous a raconté l'une des inconditionnelles du pasteur à l'époque. "Les 150 000 euros, trouvés par un entrepreneur d'origine haïtienne sont ensuite partis en Martinique par avion depuis la Guyane. Cette somme a été divisée en quatre et placée dans les valises de quatre passagers différents" (trop fort!!! ), précise-t-elle. Arrivés aux Antilles, les 150 000 euros auraient repris un avion pour l'île de Saint-Martin où ils ont été déposés dans une banque contre un chèque. Une source judiciaire à Fort de France confirme que la caution a bien été payée par un chèque de banque venant de l'île de Saint-Martin.

Entre Côte d'Ivoire et Ghana ?

Libéré début janvier 2008, Marc Déhi s'est enfui, quelques mois plus tard de Martinique, malgré la confiscation de son passeport et l'interdiction de quitter le territoire. Parmi les obligations de son contrôle judiciaire, ne figurait pas la nécessité de pointer au commissariat. Il aurait pris la poudre d'escampette "début août par bateau" selon plusieurs témoignages, pour rejoindre une île anglophone avec un faux passeport "emprunté moyennant finances à un habitant de Martinique qui lui ressemblait" affirme une source ayant suivi ces "opérations". Il aurait ensuite pris l'avion et traversé l'Atlantique. Selon son avocate martiniquaise maître Dinah Rioual Rosier : " il est parti en violation de son contrôle judiciaire, sans laisser d'adresse et je n'ai plus aucune nouvelle. On m'a raconté qu'il a voulu rentrer dans son pays car il était malade. Mon homologue aux Etats-Unis (autre avocat de Marc Dehi) m'a dit qu'il avait de petites nouvelles au début et ensuite, plus rien". Marc Déhi s'est enregistré à deux reprises sur YouTube depuis sa fuite pour dire à ses adhérents de "garder espoir". Selon nos informations, l'intéressé, en contact téléphonique avec l'Hexagone et la Guyane était, début janvier, en attente d'un envoi postal de Western Union. " Il navigue entre la Côte d'Ivoire et le Ghana", indique une source bien informée. En revanche, le juge d'instruction n'aurait eu aucun retour de ses demandes d'informations sur Marc Déhi auprès de plusieurs pays africains dont la Côte d'Ivoire et le Sénégal où des commissions rogatoires seraient en oeuvre. Les Etats-Unis qui auraient désigné un juge pour s'occuper du dossier Déhi, n'auraient pas davantage répondu au magistrat français.

"Il dit avoir acheté des camions au Sénégal"

"Ce que j'ai fait est une pratique courante aux Etats-Unis" avait répété le pasteur Déhi, au cours de ses auditions, fin 2007, soit bien avant le déclenchement de l'affaire Madoff. Sa fuite constitue néanmoins un sérieux accroc dans son système de défense. Le juge d'instruction et le parquet de Martinique étaient contre sa libération sous caution. "C'est la Cour d'appel de la Chambre de l'instruction qui l'a décidée" regrette une source judiciaire. Les déclarations de Marc Déhi n'ont pas convaincu les enquêteurs. "Il a affirmé avoir investi des fonds récoltés par les souscriptions, sur des marchés de matières premières : pétrole, viande, bijoux. Il dit avoir acheté des camions au Sénégal. Mais il n'a pas apporté une photo des camions, pas donné un seul numéro de plaque d'immatriculation. Tout cela semble relever de la fantasmagorie" déplore un enquêteur qui ajoute " on aurait aimé qu'il justifie ses revenus ou les 150 tampons figurant sur son passeport pour des destinations diverses et variées". Marc Déhi, qui reste présumé innocent, fait désormais l'objet d'un mandat d'arrêt international et se retrouve fiché par Interpol.

Neuf constitutions de partie civiles

Malgré l'ampleur de l'(...) présumée, seules neuf victimes s'étaient constituées partie civile dans cette affaire, début janvier, et l'on ne comptait qu'une trentaine de plaintes. " Les gens ont sans doute honte d'avoir été floués" estime maître Régine Sobesky-Guéril, avocate à Cayenne d'une victime. En Guyane, plusieurs élus auraient souscrit un plan de financement. C'est le cas de l'ex-députée UMP de Guyane et actuelle conseillère générale de Kourou, Juliana Rimane qui n'a pas porté plainte. "Le plan de financement était pour une parente" indique un proche de l'élue guyanaise, actuellement en métropole. (c'est sur qu'avec ce genre de déboire on peut perdre toute crédibilité) "Tout le monde a été sollicité dans cette affaire, même des ingénieurs métros se sont faits avoir" confie un cadre du Centre spatial guyanais. Selon une ex-proche de Marc Dehi : " en Guyane, c'est principalement des Haïtiens d'origine qui ont souscrit, pas mal d'agriculteurs d'origine hmong également. Un entrepreneur haïtien a investi plusieurs centaines de milliers d'euros". Cet entrepreneur, qui travaille dans le BTP ne nous l'a pas confirmé mais explique : " A Paris, avant nous, les personnes avaient reçu leur argent. J'y ai crû et je ne suis pas le seul. Une dame qui travaillait à France-Télécom aux Antilles depuis plus de 20 ans a quitté cette société pour rejoindre le bureau de Marc Déhi à Paris. Je savais que ce système s'arrêterait un jour, cela s'est passé plutôt que je pensais. C'est l'Etat qui l'a voulu " déclare-t-il. " Des souscriptions de plus de 50 000 euros par une seule personne, c'est arrivé" indique, de son côté, un enquêteur. Mais pour expliquer le nombre limité de plaintes, il n'y a pas que la honte : "beaucoup d'argent vient de l'économie parallèle de Guyane, notamment des constructions de maisons illégales. Des gens ont investi un matelas d'espèces. Ils ne veulent pas porter plainte et attirer le fisc" explique-t-on. La justice a bloqué 1,3 millions d'euros sur le compte d'Omega Consulting en Guadeloupe. Selon l'enquête, des centaines de milliers d'euros sont parvenus à Saint-Martin, en Afrique et même à Copenhague . Un reçu en témoigne. Et un magistrat s'interroge : " Il y a des sommes tellement faramineuses qui circulent que l'on se demande si monsieur Déhi est exceptionnellement organisé et s'est enrichi uniquement sur un plan personnel ou s'il a abondé certaines cagnottes".. 
 




Discours de Marc DEHI à destination des adhérents (bla, bla bla)

posté par scarydidi2 le 10 septembre 2008 - site: http://geficorp.unblog.fr/

Citation:
 

Marc Déhi, le «Madoff» d'origine ivoirienne, sous les verrous

Article publié le 05/02/2009 Dernière mise à jour le 05/02/2009 à 15:09 TU
C'est l'hebdomadaire La semaine guyanaise qui a révélé l'information dans son édition sortie mercredi en Guyane : en cavale depuis six mois, Marc Déhi, le «Madoff» d'origine ivoirienne, a été arrêté et placé en détention, il y a quelques jours au Ghana. Mis en examen depuis août 2007 pour « (...) en bande organisée » et « exercice illégal du métier de banquier », ce pasteur américain d'origine ivoirienne avait violé le contrôle judiciaire qui lui interdisait de quitter la Martinique où il a passé plusieurs mois en détention provisoire entre fin août 2007 et début janvier 2008. Sa cavale l'avait conduit aux Etats-Unis et en Afrique. Depuis le Ghana, il envisageait un retour aux Etats-Unis.
« Il est très fort pour t'embrouiller. Il a réussi à convaincre des gens qui ne croient pas du tout à ce genre de placement. Beaucoup auraient pu mourir pour lui. Moi-même, j'ai mis beaucoup de temps à ouvrir les yeux » raconte, visiblement émue, une Africaine de Cayenne. Marc Déhi, 46 ans, président fondateur de Gedeon Financial Corporation (GFC), sorte de « Madoff d'origine ivoirienne », a longtemps séduit avec ses « plans de financement » à 1 500 euros. Aujourd'hui, parmi le millier de souscripteurs dénombrés par l'enquête judiciaire aux Antilles- Guyane et dans l'Hexagone, un certain nombre se demandent -notamment par le biais de discussions sur internet - comment récupérer leur argent.

La mariée était trop belle : pour tout investissement de 1 500 euros, le pasteur et son staff promettaient en retour, 400 euros par mois pendant 2 ans, à partir du 5e mois suivant la souscription, soit au total 9 600 euros. « Avec de surcroît, à terme, la restitution de la somme initiale » ironise un magistrat. Un simple calcul chiffre donc le taux d'intérêt à 640% ! « On lui reproche d'avoir mis en place un système pyramidal qui consiste à récolter des fonds en remboursant les premiers souscripteurs par les derniers arrivants, tout en utilisant des fonds à des fins personnelles » explique un enquêteur, qui ajoute que ces plans de financement « se heurtent à la logique. Mathématiquement ça ne tient pas. Au bout de la chaîne des souscriptions, il est impossible de rembourser en amont ».

Selon la procédure judiciaire, le pasteur proposait ses « plans » via ses sociétés GFC et Omega Consulting, dont on trouve des antennes aux Antilles et à Cayenne et Kourou en Guyane. « Des valises de billets se sont promenées un peu partout, même si le centre de dispatching était en Guadeloupe. Au cours de grandes réunions type "Tupperware", certains amenaient de l'argent dans des valises, certains en rendaient, d'autres en recevaient » indique encore un enquêteur. Le show à l'américaine agrémenté de prières a fait salle comble dans plusieurs hôtels de Cayenne et Kourou, mais aussi aux Antilles. A l'auditorium de l'Encre (Ensemble culturel régional) à Cayenne, « il y a eu plus d'un millier de personnes » se souviennent des participants, alors conquis par les « plans » miraculeux du pasteur-banquier. Certains particuliers auraient même souscrit pour plus de 50 000 euros.

Un tract intrigue un policier

C'est en Guadeloupe que l'enquête débute, il y a environ deux ans. Sur un campus de ce département français d'outre-mer, un tract publicitaire vantant les « plans de financement » de l'équipe de Marc Déhi, attire l'attention d'un policier. Une enquête préliminaire commence, puis une information judiciaire est ouverte et confiée à un juge d'instruction de Martinique, seul département français d'Amérique doté d'une JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée) qui est saisie pour les faits présumés de trafics de stupéfiants ou de grande délinquance financière.

Courant août 2007, Annette Catel, une proche collaboratrice de Marc Déhi est arrêtée, mise en examen notamment pour « (...) en bande organisée » puis écrouée. Elle en sortira, sous contrôle judiciaire, le 4 décembre suivant. Son véhicule Audi Q7 est saisi par les enquêteurs qui la soupçonnent de l'avoir acheté avec une partie des souscriptions des adhérents. Fin août 2007, Marc Déhi débarque en Guadeloupe, il y est arrêté lui aussi. A son tour, il est mis en examen et incarcéré. A l'époque, auprès de ses fidèles, il passe pour un martyr : « Au début de l'enquête, on croyait que l'Etat français en voulait à un Noir qui réussissait. On ne croyait pas les journalistes qui parlaient de cette affaire. Maintenant on se rend compte que l'Etat est intervenu pour le bien des gens » indique cette Africaine, ex-proche du pasteur.

C'est la Guyane qui compte le plus grand nombre de souscriptions selon l'enquête : elles se chiffrent à 3,5 millions d'euros. Et ce sont des souscripteurs de Guyane qui ont, une première fois, sorti Marc Déhi de prison. Ils escomptaient, par ce biais, récupérer leurs dividendes. Début janvier 2008, un chef d'entreprise haïtien parvient ainsi à réunir à Cayenne et en espèces (!) les 150 000 euros de caution réclamés par la Cour d'appel de la Chambre de l'instruction de Fort de France pour libérer le pasteur. Les 150 000 euros en espèces voyagent en avion entre la Guyane et les Antilles. Ils sont ensuite échangés contre un chèque de banque dans l'île de Saint-Martin.

« Je suis innocent »

Son contrôle judiciaire lui interdisant, malgré sa libération le 8 janvier 2008, de quitter la Martinique, Marc Déhi y passe quelques mois : « Il avait deux chauffeurs, une femme de ménage, je me suis dit, il vit comme un roi ! » se souvient une habitante de Guyane venue alors l'assister. Le 10 août 2008, surprise, Marc Déhi n'assiste pas à l'audience de la Chambre de l'instruction qui doit se prononcer à Fort de France sur sa demande de mainlevée de son contrôle judiciaire. Et pour cause : quelques jours auparavant, il s'est enfui de l'île de la Martinique à bord d'une embarcation, avant de rejoindre une île anglophone.

Depuis, il aurait traversé l'Atlantique à plusieurs reprises : « Il a vraisemblablement un ou plusieurs faux passeports » estime un enquêteur. « Il est parti en violation de son contrôle judiciaire, sans laisser d'adresse et je n'ai plus aucune nouvelle (...) L'instruction est toujours en cours, l'affaire sera certainement renvoyée devant le tribunal correctionnel et s'il veut que je le représente, il faudra qu'il reprenne contact avec moi » nous indiquait mi-janvier son avocate martiniquaise, Maître Dinah Rioual Rosier. Pendant sa cavale, Marc Déhi est réapparu à deux reprises en vidéo sur Youtube, un rien fébrile. La première fois, il se dit « aux Etat-Unis » et déclare qu'« il n'y a rien dans le fond du dossier, tout cela c'est pour casser cette oeuvre humanitaire et divine (...) Je suis innocent ». Il ajoute à l'attention de ses adhérents : « Je suis parti pour vous. Tant que je vivrai, GFC va vivre et vous allez sortir de la pauvreté ». Il promet que les dividendes « seront payés » en septembre 2008.

Mais la promesse n'a pas été tenue et le pasteur en convient au cours de sa seconde prestation sur Youtube fin novembre : « Plus de 7 millions d'euros ont été bloqués par la justice française jusqu'à empêcher vos retours sur investissement », prétend-il pour se justifier. « C'est faux » assure un enquêteur.

« Nous n'avons que du déclaratif de sa part »

« Selon lui, ce qu'il a fait est une pratique courante aux Etats-Unis. Il dit que là-bas, ça ne pose aucune difficulté » explique un enquêteur qui se souvient des auditions du pasteur Déhi, fin 2007, soit bien avant le déclenchement de l'affaire Madoff.

Le juge d'instruction, le parquet de Martinique et le juge des libertés et de la détention étaient contre sa libération sous caution. « C'est la Cour d'appel de la Chambre de l'instruction qui l'a décidée », regrette une source proche du dossier. Les enquêteurs estimaient que les proches de Déhi pouvaient faire parvenir ses relevés de comptes à l'étranger sans qu'il sorte de prison, le pasteur indiquant, pour sa part, qu'il était nécessaire qu'il soit libéré pour apporter la preuve de sa bonne foi. Les affirmations de Marc Déhi n'ont pas convaincu les enquêteurs : « Nous n'avons que du déclaratif de sa part. Il a affirmé avoir investi des fonds récoltés par les souscriptions, sur des marchés de matières premières : pétrole, viande, bijoux. Il dit avoir acheté des camions au Sénégal. Mais il n'a pas apporté une photo des camions, pas donné un seul numéro de plaque d'immatriculation pouvant étayer ses dires », nous indiquait ainsi mi-janvier une source proche de l'enquête.

Pas d'écho des commissions rogatoires en Afrique

Dans ce dossier tentaculaire, la justice française a sollicité la collaboration de plusieurs pays africains et souhaité la mise en oeuvre de commissions rogatoires en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Le juge de Martinique en charge du dossier aurait ainsi demandé à ses homologues ivoiriens et sénégalais d'enquêter sur les déclarations de Marc Déhi, lequel soutient avoir investi dans ces pays afin d'y faire fructifier les « placements » de ses adhérents. Début février, les requêtes de la justice française n'avaient reçu « aucun écho ni de la part de la justice sénégalaise, ni de la part de celle de Côte d'Ivoire » affirme un enquêteur français. Aux Etats-Unis, un attorney (procureur) aurait été désigné pour enquêter sur les agissements de Déhi sur le territoire américain. Le procureur des Etats-Unis n'aurait pas encore, pour l'heure, divulgué d'informations à la justice française.

Arrêté au Ghana

Selon nos informations, Marc Déhi, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, était, en Afrique, ces dernières semaines, suspendu à des envois par Western Union de ses derniers fidèles notamment depuis Paris « En janvier, il a bougé le long de la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Ghana. En Côte d'Ivoire aussi, des personnes le recherchaient pour récupérer leur argent » indique une source bien informée. Fin janvier, le pasteur aurait traversé la frontière de la Côte d'Ivoire pour rejoindre le Ghana afin de prendre un avion pour les Etats-Unis. Le 30 il était à Accra, la capitale. Le Parquet général de Fort de France en Martinique a confirmé son arrestation au Ghana, samedi 31 janvier. « On ne connaît pas encore les raisons de son arrestation, mais elle nous a été confirmée par les autorités du Ghana et une procédure d'extradition est en cours » nous a indiqué mercredi 4 février Jean-Jacques Planchon, avocat général à la Cour d'Appel de Fort de France. « Mais il n'y aurait pas de convention entre la France et le Ghana sur ce point » tempère une source proche du dossier. Mardi 3 février en soirée, Marc Déhi était « toujours détenu au Ghana » a-t-on appris de même source.

Parallèlement, mercredi 4 février, selon une source proche du pasteur, des fidèles de Dehi sur Paris tentaient d'envoyer de l'argent en Afrique pour obtenir sa libération. Huit personnes, toutes présumées innocentes, sont aujourd'hui mises en examen dans ce dossier. Fin 2008, un Français, une Ivoirienne et un Camerounais ont été arrêtés à Paris avant d'être emmenés en Martinique où ils ont été mis en examen puis écroués. « Il s'agit de la branche parisienne qui s'occupait de la récupération des fonds de souscripteurs » indique un enquêteur. Parmi ces trois personnes, une ne serait pas en règle en matière de droit au séjour sur le territoire français. Parmi les huit mis en examen, on trouve aussi deux habitantes de Guyane qui ont joué le rôle de « commerciales » selon un enquêteur. Elles sont en liberté sous contrôle judiciaire. L'une est salariée du Centre national d'études spatiales (Cnes) à Kourou et militante au Parti socialiste guyanais (PSG), l'autre est un agent du Musée départemental à Cayenne. Quant à Marc Déhi, la justice française le soupçonne aussi d'avoir des intérêts dans une société située dans un paradis fiscal. Sur Youtube, le pasteur, alors en cavale, déclarait il y a quelques mois à ses adhérents : « Depuis qu'il y a eu ces poursuites judiciaires, on a agi avec prudence. On a transféré les comptes un peu partout ailleurs, où l'on peut être à l'abri ». 
 


Citation:
 
Marc Dehi, sorti de sa prison du Ghana, serait rentré en Côte d'Ivoire

par Frédéric Farine

Article publié le 27/02/2009 Dernière mise à jour le 27/02/2009 à 21:15 TU

Le pasteur américano-ivoirien, Marc Dehi, aurait quitté les geôles ghanéennes ces derniers jours a-t-on appris d'une source judiciaire à Fort-de-France. Les conditions de sa libération restent, pour l'heure, énigmatiques.

« On s'est fait avoir » estime, dépitée, une source judiciaire à Fort-de-France. Marc Dehi, le « Madoff » d'origine ivoirienne, mis en examen pour « (...) en bande organisée » et « exercice illégal du métier de banquier » avait quitté la Martinique, en violation de son contrôle judiciaire, entre fin juillet et début août 2008. Le samedi 31 janvier dernier, il avait été arrêté au Ghana. Après sa fuite de Martinique, la juridiction de ce département d'outre-mer avait lancé un mandat d'arrêt international à son encontre et il figurait dans le fichier d'Interpol : « Nous connaissions l'une de ses fausses identités, c'est ce qui a provoqué son arrestation au Ghana » nous avait confié un enquêteur, il y a une dizaine de jours, alors que Marc Dehi était encore en prison au Ghana. Faute de convention avec le Ghana, les autorités judiciaires françaises espéraient que Marc Dehi leur serait remis par "la voie diplomatique". Il n'en a finalement rien été, puisque selon une source judiciaire à Fort-de-France, « le Ghana l'a expulsé en Côte d'Ivoire à sa sortie de prison, ces derniers jours. Monsieur Dehi a la double nationalité américaine et ivoirienne ».

Le pasteur serait actuellement en Côte d'Ivoire selon une proche de celui-ci. La justice française reproche à Marc Dehi « d'avoir mis en place un système pyramidal qui consiste à récolter des fonds en remboursant les premiers souscripteurs par les derniers arrivants, tout en utilisant des fonds à des fins personnelles ». Le pasteur, dirigeant de Gedeon Financial Corporation et Omega Consulting, proposait des « plans de financement » miraculeux. Pour tout investissement de 1 500 euros, Marc Dehi et son staff promettaient en retour, 400 euros par mois pendant 2 ans, à partir du cinquième mois suivant la souscription, soit au total 9 600 euros. Avec de surcroît, à terme, la restitution de la somme initiale. Le taux d'intérêt atteignait donc 640% !

La cupidité plus forte que les doutes

Une carte d'adhérent aux « sociétés » de Marc Dehi.(Photo : F. Farine / RFI)

Une carte d'adhérent aux « sociétés » de Marc Dehi.
(Photo : F. Farine / RFI)
Les faits reprochés ont été commis notamment aux Antilles, en Guyane et dans l'Hexagone. En Guyane, les investissements se chiffreraient à hauteur de 3,5 millions d'euros et des souscripteurs divers et variés (entrepreneurs, enseignants, élus...) sont loin d'avoir récupéré leur mise. Des cartes de retrait d'espèces avaient même été envoyées aux adhérents des sociétés de Dehi. « Les deux cartes que j'ai reçues n'ont jamais fonctionné » fulmine cet enseignant antillais en poste en Guyane. « La cupidité a été plus forte que les doutes qu'inspirait ce système » ajoute-t-il. Il nous a confié avoir investi 9 000 euros (six plans de 1 500 euros) et n'avoir reçu en retour que 6 600 euros. L'arrestation de Dehi, fin août 2007, ayant stoppé le système. L'enseignant-adhérent nous a, en outre, expliqué qu'il récupérait une partie de sa mise initiale, la plupart du temps, dans de grandes réunions publiques. Et toujours en espèces, dans une enveloppe, sous les yeux de futurs adhérents... Huit personnes, toutes présumées innocentes, sont toujours mises en examen dans ce dossier.  
 



Si la cupidité des gens pouvaient les pousser à investir réellement dans l'économie de leur département et non en des chimères.

Il s'agit ici d'une chaîne de Ponzi, dynamique de Ponzi, pyramide de Ponzi ou jeu de Ponzi, "est un système de vente pyramidale, une forme d'(...) par cavalerie, fonctionnant par effet boule de neige, consistant en la promesse de profits très intéressants, financés par l'afflux de capitaux investis progressivement, jusqu'à l'explosion de la bulle spéculative ainsi créée. Ce système tient son nom de Charles Ponzi qui est devenu célèbre après avoir mis en place une opération immobilière frauduleuse à Boston fondée sur ce principe."

Dans le cas présent aucune activité commerciale ni investissements permet d'escompter un bénéfice/ retour sur investissement. C'est l'argent des derniers adhérents qui sert a payer les "dividendes" des premiers. Ce système est voué à la faillite et gruge des milliers de pauvres gens.
Les premiers adhérents seront les premier remboursés, est les garant du système instable à leurs risques et péril.

En complément les réaction sur le site domactu.com: http://www.domactu.com/actualite/8111785731096/martinique-affaire-gedeon-marc-dehi-libere/

C'est fou comme les gens ne peuvent pas admettre être en train de se faire (...). Quand il s'agit de sous durement gagné, on ne le dilapide pas aussi facilement sans réagir. Peut être qu'il s'agit d'une bagatelle pour la plupart des adhérents.

Moi dès que l'on me parle de sous, surtout si on met Dieu et l'expansion de son oeuvre dans le panier , je fait dit pas en arrière; Dieu est assez grand pour ce débrouiller sans mes sous.
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 #25 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 26 Avr 2010 12:53

C'est de l'actualité culturelle mais cela reste de l'actualité
Exposition photo quartiers de Kourou (Guyane): Pas de cliché ! (jusqu'au jeudi 29 Avril 2010)


Pour en savoir plus : http://www.blada.com/sorties/prochaines/3484-Exposition_photo_Pas_de_cliche_!.htm
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 #26 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 26 Avr 2010 13:06

Citation:
 
Le Siaeag à la recherche de 14 millions d'impayés

Nicomède GERVAIS franceantilles.fr 22.04.2010

Le Syndicat intercommunal d'alimentation en eau et d'assainissement de la Guadeloupe (Siaeag) fait, pendant trois mois, de la pédagogie dans les communes avant de passer à la phase répression. Il entend ainsi recouvrer 14 millions d'impayés.

En 2008, le Syndicat intercommunal d'alimentation en eau et d'assainissement de la Guadeloupe (Siaeag) a signé les marchés de prestations de services en eau potable et assainissement avec la Générale des eaux Guadeloupe. En tant qu'exploitant, il a donc une responsabilité générale de la gestion des services de production, d'adduction, de stockage et de distribution de l'eau jusqu'en 2013. Pour recouvrer 14 millions d'euros d'impayés, Amélius Hernandez, président du Syndicat intercommunal a engagé, depuis hier, une campagne d'information de trois mois (d'avril à juin) en deux parties. La première partie sera consacrée à l'information sur le Siaeag et ses partenaires et la deuxième sur les entretiens individuels avec les usagers (impayés, problèmes de factures…)
Des journées d'information seront animées dans les onze communes adhérentes au syndicat. La campagne d'information débutera à Terre-de-Bas, aux Saintes, et à la Désirade où le Siaeag rendra opérationnel des services d'assainissement collectif. Il animera une campagne de pédagogie, de prévention, pendant trois mois, avant de passer ensuite à la phase de répression.
Une campagne de conscientisation des usagers
La plus grosse facture d'impayés à hauteur de 89 000 euros appartient à une société d’économie mixte (SEM) immobilière. Les communes du Siaeag lui doivent 500 000 euros et 51 % des petits usagers sont dans des situations d'impayés. Sur plus de 37 000 abonnés petits abonnés, 185 ont plus de 5 000 euros d'impayés. Parmi les mauvais payeurs, le Siaeag pointe du doigt des hôtels.
Pour Amélius Hernandez, il s'agit avec cette campagne d'information de faire prendre conscience à l'usager qu'il doit payer l'eau dont le prix a baissé de l'eau de 5 % après la mobilisation générale du Liyannaj Kont pwofitasyon (LKP). « Nous devrons recouvrer ces impayés qui nous permettront d'améliorer notre patrimoine pour alimenter la population en eau en qualité et en quantité, pour rénover les réseaux vétustes, pour effectuer des investissements indispensables. Nous effectuons ainsi une démarche de transparence auprès de nos petits et gros usagers en mettant en place un dispositif nouveau et durable. » Il est prévu d’étudier des échéanciers, des délais de paiement, pour les familles en difficulté, défavorisées.
La campagne d'information en spots à la télé, à la radio et au journal coûtera environ 30 000 euros au Siaeag.

35 millions de mètres cubes d'eau
En 2008, le Siaeag a assuré la production de 35 millions de m3 d'eau potable pour ses 70 957 abonnés. Il compte 22 414 abonnés en assainissement pour la même période. La valeur patrimoniale du Syndicat, en 2008, est de 243 millions d'euros y compris les infrastructures d'assainissement. Son budget annuel 2009 est de 14 millions d'euros pour la section d'investissement et de 37 millions d'euros pour la section d'exploitation.

Un patrimoine rénové
L'eau potable arrive dans nos robinets en passant par cinq usines de traitement appartenant au Siaeag : la Digue, Vernou, Moustique, Deshauteurs et Belle-Eau-cadeau (usine d’élimination des pesticides). Dans ce patrimoine rénové aux exigences d'une distribution de qualité, le Syndicat intercommunal d'alimentation en eau dispose de 55 réservoirs, 9 stations de pompage, 1 506 km de conduites d'adduction, de transport et de distribution d'eau et de 315 km de branchements.

Les communes concernées
Les dates sont susceptibles d’être modifiées et il faut se rapprocher du Siaeag pour connaître les salles de réceptions dans les communes où cela n'est pas précisé.
Terre-de-Bas : mercredi 21 avril (salle des Aïnés).
Petit-Bourg : vendredi le 14 mai (place de la mairie).
Désirade : samedi 15 mai (La capitainerie).
Terre-deHaut : vendredi 21 mai (place de la mairie).
Goyave : samedi 22 mai (Port).
Baie-Mahault : samedi 29 mai.
Capesterre-Belle-Eau : samedi 5 juin.
Sainte-Anne : mercredi 9 juin (restaurant scolaire de la Valette).
Le Moule : Mercredi 16 juin (place de la mairie).
Saint-François : samedi 19 juin.
Le Gosier : mercredi 26 juin (salle de réception Léopold Hélène). 
 


Moi, qui croyait que seules les particuliers étaient de mauvais payeurs . Quand on arrive à de telle somme c'est pas par la case prévention que l'on passe, mais directement à la répression.
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 #27 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 26 Avr 2010 13:23

Pourquoi je ne suis pas prêt d'investir sur la base de belle promesse à coup de montages financiers présumés bien ficelés:
Citation:
 

Un procès de grande envergure s'est ouvert lundi à Pointe-à-Pitre. Plusieurs personnes sont jugées pour (...) à la défiscalisation. Les sommes en cause représentent des milliards de francs.
[ mercredi 17 mars 2010 à 00:12:51 | DOMactu.com | Par Christelle Viguier ]

L'affaire remonte au début des années 90, en plein boom de la défiscalisation Outre-mer. La loi Pons permet alors l'acquisition de biens neufs dans les DOM-TOM, agrémentée de fortes réductions d'impôt.

La société Jet Sea, reprise en 1987 par deux associés, investit dans un parc de bateaux de luxe neufs qui comporte alors 200 voiliers et moto-yachts. Mais de fausses factures sont faites et les bateaux ne sont en fait pas réellement achetés.

L'affaire tourne mal et la société dépose le bilan. Les comptes révèlent un gouffre financier. Au total, des dizaines d'investisseurs sont spoliés et plus d'une centaine de victimes sont concernées par un préjudice qui pourrait dépasser le milliard de francs. Une plainte est déposée en 1994.

Une quinzaine de personnes ont été mises en examen au cours de l'instruction judiciaire et six d'entre elles étaient citées à l'audience de mardi. Deux des prévenus poursuivis pour "corruption passive et recel d'abus de biens sociaux" sont décédés, tandis que le co-fondateur de Jet Sea est toujours en fuite.

Le procès durera quinze jours, dans la salle George Tarer; la salle d'audience du tribunal correctionnel étant trop exiguë pour accueillir autant de monde.  
 


Rappel plus détaillé des faits:


Citation:
 
Économie 12/02/1997 à 21h41 - Libération (par LECADRE Renaud)
Jet Sea: les gros poissons plongentPlusieurs banquiers sont mis en examen pour (...) à la loi Pons.

La loi Pons doit-elle fatalement virer à l'(...)?

L'instruction pénale de la faillite frauduleuse de Jet Sea (en mars 1993) le donne à penser. Cette société était spécialisée dans l'exploitation, sous les cocotiers, de yachts entièrement défiscalisés. Depuis, à Pointe-à-Pitre, le juge Hansenne n'en finit plus de tirer la pelote des responsabilités. Selon nos informations, le dernier compteur affiche une quinzaine de mises en examen, et ce n'est pas fini. «C'est le catalogue complet du droit des affaires», note, admiratif, un proche du dossier.

Instaurée en 1986, la loi Pons (lire ci-contre) permet à un contribuable de déduire de son impôt 100% des sommes investies dans les DOM-TOM. Il peut s'agir d'un simple bateau de plaisance. Un intermédiaire s'occupe de tout: fourniture, gérance, exploitation du navire. Et l'«investisseur» se contente de signer sans jamais voir la queue d'un safran. Jet Sea profitait de l'antifiscalisme primaire de ses 800 clients huppés pour leur vendre des bateaux fantômes ­ avec la complicité de douaniers qui délivraient de faux certificats de livraison. Et quand bien même les bateaux existaient, ils croupissaient dans les marinas de la Guadeloupe. D'autres ont pris la poudre d'escampette en Floride ou aux Bahamas.

«Tous les comptes étaient faux, l'entreprise était fictive», admet aujourd'hui un ancien responsable de Jet Sea. L'ampleur de l'(...) a été révélée par l'instruction. Les deux fondateurs de Jet Sea, Frédéric Asseo (toujours en fuite) et Jacques Casiro (assigné à résidence), avaient monté une cascade de holdings entre les îles Vierges, les Bahamas, l'Irlande et la Suisse, pour pomper l'argent des «investisseurs». C'est ainsi que Asseo put s'offrir la maison d'Elizabeth Taylor en Floride ou encore le yacht de James Bond (celui de Jamais plus jamais). Pour l'instant, le juge Hansenne a réussi à mettre la main sur 4 millions de francs logés au Luxembourg. C'est un bon début.

Gratin de la finance. Après la mise en examen des dirigeants de Jet Sea, pour banqueroute, (...) et faux en écritures, vint le tour, en janvier 1996, de la banque Duménil-Leblé: Michel Cicurel (président), mis en examen pour complicité de banqueroute en compagnie de Daniel Bagot (directeur général) et Jacques Dalem (responsable des crédits). Cette banque parisienne, propriété de Carlo De Benedetti, s'était engouffrée ­ le mot est faible ­ dans la loi Pons pour attirer les grosses fortunes. Duménil était à la fois actionnaire et principal créancier de Jet Sea.

Touche d'exotisme: le président du Crédit martiniquais, Pierre Michaux,banquier local de Jet Sea, a par la suite été mis en examen. Auparavant, les deux douaniers basés en Guadeloupe avaient subi le même sort: cette fois, c'est la République qui s'est rendue complice de l'(...) à la loi Pons en signant des certificats de complaisance. Ajoutons un avocat (Christian Calenca), un transitaire en douane, par ailleurs juge au tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre (Patrick Petreluzzi), et le casting commence à prendre forme. Les actionnaires de Jet Sea se font tout petits. Car le tour de table tenait du gratin de la finance: outre Duménil-Leblé, il y avait la banque Lazard, la Caisse des dépôts, la CGIP, le CEPME, NatWest... Bien sûr, aucun de ces grands noms n'apparaissait en direct. Mais au travers de fonds d'investissements qui préservent l'anonymat. «Nous n'avons fait rien d'autre que d'investir dans une sorte de Sicav», plaide l'un d'eux. Le gérant de l'un de ces fonds (Vecteur Finance), Benoît Bassi, a également été mis en examen.

Honteuses victimes. Pour la banque Lazard (12,56% du capital à travers deux fonds), cette présomption d'ignorance ne tient pas: ses plus prestigieux associés-gérants (Antoine Bernheim, David Dautresme, Jean-Marie Messier...) possédaient des actions à titre personnel. Mais aucun n'a été mis en examen. «Ils sont victimes, assure une bonne source. Un peu honteuses, mais victimes.» Duménil-Leblé (15,34% du capital) s'est montré encore plus pudique, en refusant de déclarer sa créance au tribunal de commerce. Mieux vaut perdre de l'argent que de voir son nom apparaître dans le dossier Jet Sea. Tous ces financiers ont grassement vécu sur la loi Pons (avec des commissions d'apport grimpant jusqu'à 12%), qui leur permettait de fidéliser de gros clients. Mais tous redoutent la procédure civile en comblement de passif, lancée en septembre 1996, qui suit son cours parallèle: il s'agit de récupérer 500 millions de francs pour dédommager tout le monde. Duménil-Leblé, qui a perdu 300 millions dans le naufrage de Jet Sea, elle, se pose en victime.

Les Douanes se dédouanent. Quant aux clients floués, c'est du même tonneau. Ceux qui avaient cru malin de baptiser leur bateau Merci Béré, Saint-Pons ou Saint-Bernard en furent pour leurs frais: réintégration fiscale pour tout le monde. La loi Pons est formelle: pour bénéficier d'une telle faveur fiscale, le bateau doit être exploité cinq ans dans les DOM-TOM et servir au développement économique des îles. Leur avocat, Me Léonzi, pense avoir trouvé la parade. «La Direction générale des impôts n'a pas renoncé aux redressements fiscaux. Mais la Direction générale des douanes a délivré de faux documents. Ces deux directions ne font-elles pas partie du même ministère?» De quoi rendre Bercy schizophrène et faciliter un règlement amiable. Mais la Direction des douanes s'en défend: «Nous ne sommes aucunement engagés par les fautes de nos préposés.»

Enfin, les chantiers navals tombent comme à Gravelotte. Principaux bénéficiaires du système, le lobby vendéen était devenu le premier supporter de la loi Pons. Fatalitas: Jeanneau, Jeantot et Kirié ont déposé le bilan. Et Bénéteau, seul chantier qui s'est toujours méfié des mirages de la défiscalisation, se porte comme un charme. La loi Pons est décidément exemplaire. 
 


Tous cela de temps pour éventuellement avoir le dénouement de l'histoire. La justice à 2 vitesses n'est pas une chimère.

Quelque années avant que n'éclate l'affaire l'Expansion avait sorti un article : DEFISCALISATION EVITEZ LES EFFETS PERVERS DES LOIS PONS, MEHAIGNERIE ET MALRAUX ; il semble qu'il n'ai pas suffisamment attiré l'attention des investisseurs.
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 #28 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 30 Juil 2010 16:51

MARTINIQUE

LE PLAN DE RELANCE REGIONAL D'URGENCE :
POUR DIRE NON A LA MOROSITE ECONOMIQUE


Le Plan de Relance Régional d'Urgence initié en cette nouvelle mandature du Conseil Régional est avant tout une réponse à la situation économique de la Martinique qui s'est particulièrement dégradée sur les deux dernières années. Depuis 2008, la Martinique affiche en effet, des indicateurs qui traduisent une entrée en récession économique avec une diminution sensible du PIB. Les effets de la crise mondiale et les évènements de 2009 ont pesé sur une conjoncture martiniquaise déjà structurellement fragile. L'augmentation du taux de chômage, qui avoisine désormais les 25 % est l'indicateur le plus visible de cette dégradation. Le chômage des jeunes quant à lui s'aggrave passant pour les moins de 27 ans de 53 à 61 % au cours des deux dernières années.

Face à cette situation, le Plan de Relance Régional d'Urgence propose de générer à court terme un volume d'affaires, en particulier, via la commande publique, susceptible d'induire un retour à l'activité et à l'emploi conséquent. Dans cette perspective, le Conseil Régional a bâti un programme partenarial d'opérations qui a consisté à rendre opérationnels les projets de travaux des institutions publiques (communes, EPCI, bailleurs et opérateurs sociaux, Conseil régional,…). Les projets soumis ont été sélectionnés selon leur capacité à être rapidement réalisables et surtout à générer de l'emploi. Cet ensemble d'opérations vise le développement des équipements de proximité et culturels, le désenclavement des quartiers, la dynamisation de l'activité économique des bourgs, la mise en sécurité des populations, la réhabilitation d’écoles, la mise en place d'infrastructures sportives,…

Ouvrir les portes d'un dialogue nouveau fondé sur le respect démocratique, dans le cadre d’échanges constructifs avec les élus, tel est aussi l'un des vecteurs de ce plan de relance. L'exécutif régional a entamé dès sa prise de fonction, un « marathon des communes» afin de rencontrer les acteurs du développement territorial. Il ressort de cette concertation diverses problématiques locales, un bouillonnement de projets territoriaux et une ingénierie propre, véritables fers de lance de cette démarche.

Le Plan de Relance d'Urgence s'articule autour de trois volets : la commande publique avec les projets des communes et des EPCI, des bailleurs et opérateurs sociaux ; le soutien conjoncturel aux entreprises et collectivités ; les projets d'intérêt régional.

1- LE VOLET : COMMANDE PUBLIQUE

L'objectif majeur pour l'ensemble de ces projets vise à développer les activités économiques, commerciales et artisanales, favoriser les animations, les événements sur ces territoires afin de revitaliser les centres-bourgs. Ces projets reposent entre autres sur des aménagements de sites (places…) et équipements favorisant l'accessibilité (stationnement, voiries…), la proximité de structures ou de pôles d'activités (marchés, espaces de ventes…), les opérations « cœur de village »…

Le Conseil régional a pris en compte des projets portés par les collectivités du pays : Communes, Région, Département, Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) autrement dit les Communautés d'Agglomération et de Communes, bailleurs et opérateurs sociaux… Des projets qui répondent à des critères parmi lesquels :

- un niveau d'avancement techno-financier permettant un lancement rapide et immédiatement visible. Le succès du plan de relance d'urgence repose en effet sur des projets bien ciblés. Ces projets doivent être parfaitement identifiables, techniquement réalisables (foncier disponible…) avec un délai de réalisation se situant dans le court terme (six mois à deux ans et demi). Les procédures et le financement de chaque projet devant être maîtrisés ;

- une valeur ajoutée permettant d'influencer sensiblement à la hausse, l'emploi et les indicateurs les plus courants d’évaluation d'activité économique ;

- une recherche d'un meilleur équilibre dans la répartition des projets sur le territoire.

La recherche d'un développement harmonieux et équilibré du territoire

Il s'agit également de rechercher à travers cette initiative, à la fois un rééquilibrage sur le plan géographique, mais aussi et l'organisation de nouvelles formes de solidarité entre collectivités.

Environ 270 projets ont ainsi été retenus pour l'ensemble des 34 communes et des EPCI pour un montant total de 208 076 126 € avec une participation pour :

- les communes ou EPCI de : 52 961 318 €

- la Région de : 73 783 875 €

- les autres financeurs de : 81 330 933 €

Concernant le logement social, les opérations de logements neufs bloqués à cause de surcharges financières rendant leur viabilité économique impossible ont été ciblés et seront rendus opérationnels par une compensation de ces coûts par la Région. Près de 300 logements neufs sont concernés. La Collectivité participera aussi aux côtés de la SIMAR à un grand chantier concernant la réduction de la vulnérabilité sismique de programmes anciens (ensembles des années 60/70).

Toujours concernant le volet logement, une refonte totale de l'accès aux aides type : Aide à l'Amélioration de l'Habitat et Logement Evolutif Social est en cours afin de permettre la mise en chantiers de centaines de projets en attente depuis plusieurs années. L'aide apportée aux bénéficiaires concernés, essentiellement des personnes âgées et des sinistrés du cyclone DEAN, leur permettra de boucler des plans de financement.

Ce volet donnera lieu à un chapitre spécial du Plan de Relance régional d'Urgence qui sera présenté à la toute prochaine plénière. Ce plan se monte à environ 5 millions d'euros et fera l'objet de l’établissement d'une convention partenariale d'objectifs avec les opérateurs sociaux. 700 foyers minimum sont concernés.

Un volet audacieux de désenclavement de terres agricoles :

Dès cette année 2010, plusieurs projets de désenclavement de terrains agricoles sont pris en compte dans le plan de relance d'Urgence pour une participation régionale de 1 001 854 euros.

2-LE VOLET : SOUTIEN CONJONCTUREL AUX ENTREPRISES ET AUX COLLECTIVITES

Un soutien conjoncturel aux entreprises

Le Plan de Relance repose également sur un certain nombre de dispositifs déterminants pour le soutien et l'accompagnement des entreprises :

- le Prêt à Taux Zéro du Plan de relance d'urgence. Le champ en est élargi (en termes de bénéficiaires et d'opérations). L'objectif est de constituer une possibilité de trésorerie pour les entreprises de petite taille. Il propose aux unités de dimension réduite, une possibilité de financement à court terme pour de petits investissements nécessaires au démarrage ou redémarrage de l'activité productive.

- la mise en œuvre de mesures d'accompagnement portant sur l'Aide à l'Emploi, avec la modification de la délibération 08-786-1 du 17 juin 2008, relative au dispositif d'accompagnement technique et financier des entreprises à la Martinique. Il s'agit également d’élargir les conditions d'attribution d'Aide à l'Emploi afin de favoriser l'embauche de salariés supplémentaires pendant la période du plan de relance. Cette mesure constitue une autre facette du versant « offre » du Plan de relance d'urgence ;

- l'Aide aux Entreprises en Difficulté avec la modification de la délibération 08-786-1 qui vise là-aussi à élargir les conditions d'attribution de l'Aide aux Entreprises en difficulté, dans le contexte de crise économique et financière. La mesure consiste à compléter les deux fonds qui structurent l'Aide aux Entreprises en Difficulté (Fonds de Reconstitution du Fond de Roulement et Fonds de Modernisation) par un troisième, intitulé « Fonds de relance ».

-LA PLATE-FORME ITINERANTE, phase expérimentale de la Maison Régionale de l'Entreprise. Ce dispositif partenarial qui réunira trois fois par mois pendant le dernier trimestre 2010, dans un lieu central de différentes communes, l'ensemble des partenaires financiers, sociaux, publics et parapublics proposera aux entreprises un diagnostic pour des mesures adaptées pouvant améliorer leur situation. Il s'agit pour la Région d'offrir les meilleures conditions de rapprochement des entreprises avec leurs partenaires.

Le premier déplacement de cette Plate Forme Itinérante est prévu le 9 septembre prochain à Saint-Pierre et concernera toutes les communes de la proche région pierrotine.

Un soutien conjoncturel aux communes

Pour tenir compte des effets de la crise sur les budgets de communes, le Conseil Régional a souhaité porter une contribution sous la forme d'une dotation en fonctionnement. Pour mémoire, pas moins de 36 millions d'euros de perte de recettes d'octroi de mer est à enregistrer pour 2009.

Ce soutien repose sur les deux axes suivants :

- le soutien exceptionnel aux communes pour leur contribution obligatoire au Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS).

Le montant global de l'aide pour les 34 communes est de 4,85 M soit 50 % de leur contribution annuelle 2010.

- l'aide aux communes pour la mise en œuvre de politiques de cohésion sociale. Ces projets devront permettre d'aider le tissu associatif à développer des actions concourant au « mieux vivre ensemble» : prévention de la délinquance, actions envers les séniors, lutte contre l'exclusion, actions d'insertion, soutien aux contrats aidés (type adultes-relais, CAE et CAE Dom). Cette aide peut concourir au financement de partenariat de dispositifs tels : CUCS, Projets de Ville, CLSPD,….

Le montant global de l'enveloppe accordée à ces projets est de : 3 Millions d'Euros

Lors de son assemblée plénière du 20 juillet 2010, le Conseil Régional a adopté au budget supplémentaire des crédits à hauteur de 27 400 000 € afin de mettre en œuvre la tranche la plus immédiatement réalisable des travaux du chapitre Commande Publique (entre juillet et décembre 2010).

3-LE VOLET : PROJETS D'INTERET REGIONAL

Ces projets concernent des actions structurantes pour le futur de la Martinique. Ils portent également sur des études, des perspectives qui permettront à la Région de conforter et de dynamiser d'autres programmes d'actions et d'innovation.

Ces projets concernent :

- le lancement de l’étude globale de développement de la Martinique pour la décennie à venir,

- la création ou la participation déterminée à des initiatives de création d'une dizaine de Zones d'Activités Economiques en particulier dans le Nord Caraïbe ;

- la mise en opérationnalité des Espaces d'Aménagement Touristiques annoncés dès 1999 dans le SDAT (Schéma de Développement et d'Aménagement Touristique). Ces projets essentiels à une meilleure offre en termes de produits touristiques n'ont pas connu, à ce jour, de véritable mise en œuvre.

- Des études ouvertes sur diverses thématiques : le pôle mer, le terminal de Croisière de Saint-Pierre, la protection du Littoral (Anse Figuier, Carbet, …). Mais aussi trois priorités de la mandature régionale : le Plan Air Climat Energie et la mise en œuvre de stratégies pour l'innovation et le numérique. Ces études rendues essentielles pour affronter les défis du 3ème millénaire.

LE PLAN DE RELANCE : UN PARTENARIAT FORT

L'exécutif régional a souhaité pour ce projet de développement qu'il s'inscrive dans une démarche collective afin d'offrir à la fois une meilleure chance de réduction du chômage endémique et permette d'offrir une meilleure image du territoire. Les maires et représentants des EPCI se sont donc engagés à accompagner ce plan de relance sur divers points :

- un soutien à la filière de l'apprentissage avec l'accueil de manière directe ou indirecte des apprentis pour une meilleure optimisation du plan de relance de l'apprentissage, à travers les CFA Agricole, Tertiaire, CFA BTP et CFA CCIM, qui représente : 658 nouveaux postes d'apprentis et 15 nouvelles filières. La Région qui participe autour de plusieurs millions d'euros au fonctionnement de ces structures, dédiera 500 000 euros supplémentaires pour financer l'effort 2010 de relance de l'apprentissage.

- des efforts à la contribution des villes à une meilleure image de notre destination touristique au travers de dispositions à prendre ou d'actions à mener pour le ravalement des façades en centre-bourgs, les campagnes de fleurissement, l'aménagement des entrées de bourgs, des points de vue, ainsi que la règlementation de l'affichage réseau 4×3 r…etc.

Les maires réunis à la région samedi dernier ont à l'unanimité accepté de prendre part à ce partenariat.
http://evolutionmartinique.unblog.fr/2010/07/29/la-region-martinique-soppose-a-la-morosite-economique/#more-1374
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 #29 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 30 Juil 2010 16:54

GUYANE

ECONOMIE :
LES MAIRES APPROUVENT LA BAISSE DU CARBURANT


Le président de la Région a obtenu un accord unanime des élus sur la baisse de la taxe spéciale du carburant (TSC).

Après les socioprofessionnels, Rodolphe Alexandre a réussi à convaincre tous les maires de la nécessité d'opérer une baisse provisoire de la TSC. La Région devrait l'annoncer officiellement aujourd'hui à l'issue de sa séance délibérative. Les maires ont accepté de se priver de la plus-value de la recette de la TSC 2010 afin de jouer la carte de la solidarité face à la cherté de la vie.

MAINTENIR L'ACTIVITÉ ECONOMIQUE

« Une décision politique, économique et sociale, souligne le maire de Kourou, qui répond au désengagement de l'Etat face à la question de la tarification de l'essence ». Toujours selon Jean-Etienne Antoinette : « dans cette période de crise, il n'y a pas de théorie économique certaine, il faut jouer le jeu pour maintenir la consommation et la commande publique ».
David Richer, maire de Roura, s'est engagé mais garde en ligne de mire les analyses réalisées pour sa commune. Elles mettent en évidence une possible perte de 50.000 euros sur le montant de cette contribution à reverser à Roura dans l'hypothèse d'une consommation en hausse. Toutefois, il reconnaît le bien fondé de ce choix pour soutenir l'activité économique.

La collectivité régionale accorde ainsi un sursis aux consommateurs d'essence jusqu’à fin 2010. Il lui reste à trouver les solutions pour une stabilisation pérenne du prix à la pompe à partir de 2011.
http://guyane.rfo.fr/infos/actualites/economieles-maires-approuvent-la-baisse-du-carburant_27563.html
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 #30 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 30 Juil 2010 16:58

SANTE

LA DENGUE PROGRESSE

L’épidémie de dengue s'est intensifiée en Guadeloupe et en Martinique ces dernières semaines, selon le point hebdomadaire de la Cellule interrégionale d’épidémiologie Antilles Guyane.

"L'utilisation de répulsifs et de moustiquaires est actuellement fortement recommandée", souligne le Cire.

Généralisation de l’épidémie en Guadeloupe

En Guadeloupe, 19.800 cas "cliniquement évocateurs de dengue" ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie fin 2009, dont 2.815 cas "biologiquement confirmés". Deux décès sont attribuables à la dengue, dont celui d'un enfant de trois ans en juillet.
Les indicateurs de surveillance au cours des dernières semaines "témoignent de la poursuite et de la généralisation géographique de l’épidémie", indique le Cire, soulignant que le niveau actuel "est comparable au niveau de l’épidémie de 2007".

Six décès en Martinique

En Martinique, l’épidémie "continue d’être très active, voire de s'intensifier", avec une hausse des consultations chez les généralistes et dans les services d'urgence, en particulier aux urgences pédiatriques, et une augmentation des hospitalisations.
12.600 cas de dengue cliniquement évocateurs ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie en février, dont 6 décès.
La dengue, décrite comme une "grippe tropicale", est une maladie infectieuse aiguë, qui peut être provoquée par quatre types de virus transmis par le moustique Aedes. La dengue classique provoque une forte fièvre, des maux de têtes et des douleurs articulaires. Les formes graves de la maladie, dont la dengue hémorragique, peuvent être mortelles.
http://martinique.rfo.fr/infos/actualites/sante-la-dengue-progresse_27371.html
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