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Actualité locale pêle-mêle
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  Au coeur des Dom-Tom:   Sujet: Actualité locale pêle-mêle

Belboug
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 #76 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 11 Juil 2012 22:42

Festival de Gwoka de la Guadeloupe !




Cette manifestation est organisée par le Comité d'Animation Sportive et Culturelle et se déroule principalement sur le territoire de la commune de Sainte-Anne. Le gwo ka sera donc à l'honneur, avec des prestations d'artistes locaux et de la caraïbe. Le thème de cette édition : « Gwoka ka boula Gwadloup » (Le gwoka rythme la Guadeloupe)


Programme complet : http://guadeloupe.coconews.com/agenda-guadeloupe/culture/festival-de-gwo-ka-2012.html
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Belboug
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 #77 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 02 Aoû 2012 21:16

La dépression tropicale NR 5, baptisée Ernesto*, se dirige vers Sainte-Lucie et la Martinique qu'elle devrait toucher ce vendredi 3 août 2012. Elle serait alors au stade de tempête tropicale. Le département a d'ores et déjà été placé en vigilance jaune, et pourrait passer en Orange en début de soirée de ce jeudi. De fortes pluies ainsi que des vents estimés pour l'heure à 120km/h sont attendus.

Une dégradation de la situation météorologique qui contraste avec le beau temps enregistré ce jeudi sur le département. Prudents, les organisateurs du Tour des yoles Rondes n'ont pas voulu prendre de risques, et ont choisi d'annuler l’étape Diamant/Sainte-Anne prévue le vendredi 3 août. Les coursiers devraient donc, sauf nouveau contretemps, bénéficier d'une pause de 24h et reprendre la mer samedi matin de Sainte-Anne en direction du Vauclin.

Les autorités appellent la population à rester à l’écoute des bulletins météo, et à prendre toutes les précautions d'usage, sur la route, et autour des habitations, pour limiter les éventuels dégâts causés par les pluies et les vents.

* ndlr : La dépression ne sera baptisée Ernesto qu'au stade de tempête, qu'elle devrait atteindre en début de soirée le jeudi 2 août 2012
http://www.politiques-publiques.net/La-tempete-tropicale-Ernesto.html



N'hésitez pas à vous reporter sur le post dédié à la saison cyclonique
pour comprendre et suivre ce phénomène

http://www.volcreole.com/forum/sujet-46211-195.html
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Missyna alna
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 #78 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 27 Aoû 2012 16:17

Missyna alna a écrit:
 
Citation:
 
Cinq mois après la mort de Messack Saakie, la tension reste vive

A.S.-M France-Guyane 09.01.2012

Les gendarmes ont dû intervenir en nombre, samedi dans la ville spatiale, afin d'éviter de nouvelles violences urbaines.

KOUROU.La tension entre les protagonistes de l'affaire du CMCK semble toujours aussi vive à Kourou. Sans l'intervention en grand nombre des gendarmes, samedi après-midi, la ville spatiale aurait pu en effet être le théâtre d'un règlement de compte entre Sandy Vala et le père de Messack Saakie. Le jeune homme de 18 ans avait été tué d'une balle dans l'abdomen dans la nuit du 14 au 15 août, et c'est cette mort qui avait notamment entraîné le saccage des urgences du Centre médico-chirurgical de Kourou.
Il était donc 14 heures, samedi, lorsque le père de la victime s'est rendu dans le quartier de l'Eldo où réside Sandy Vala, considéré par les proches de Messack comme le responsable des violences qui ont entraîné le coup de feu mortel. Sur place, Sandy Vala aurait « accueilli » le père de Messack en le menaçant d'un fusil. Ce dernier serait alors revenu lui aussi armé. Alertés entre-temps, les gendarmes se sont rendus sur place pour tenter d'interpeller les deux hommes. S'enfuyant à l'arrivée des forces de l'ordre, qui l'ont localisé non-armé, le père de Messack s'est réfugié dans le quartier des Savanes. Certains témoins évoquent des coups de feu, ce que l'enquête menée sur place par les gendarmes n'a pas confirmé.
Dans l'après-midi, la situation est restée tendue et un attroupement s'est formé place de l'Europe, laissant craindre de possibles violences urbaines qui n'ont finalement pas lieu, la gendarmerie mettant aussitôt en place un dispositif conséquent, avec quarante-cinq hommes mobilisés. Les patrouilles des forces de l'ordre se sont d'ailleurs poursuivies jusqu'à minuit, toujours avec quarante-cinq hommes, afin d'éviter que la situation ne dégénère. Entretemps, l'interpellation de Sandy Vala avait déjà permis de calmer les esprits. Le jeune homme a été placé en garde à vue pour violences avec arme.
Deux autres individus ont également été interpellés en possession de sabres, et placés eux aussi en garde à vue. Les trois hommes ont finalement été relâchés, le dossier a été transmis au parquet qui doit désormais donner ou non une suite pénale à cette affaire. 
 



Rappel des faits:

Citation:
 
- Quatre jours de troubles à Kourou
Messack Saakie a été tué dans la nuit du 14 au 15 août. Le 14 au soir, il a assisté aux animations sur la plage de Kourou. Dans la nuit, il a rejoint un after, près du Village saramaca. Au cours de la soirée, José Técinat, alias Bafung, un ami de Messack, aurait reçu plusieurs petits coups de couteau de Sandy Vala. Originaire de la République dominicaine, il vit au quartier Eldo. Bafung aurait sorti un fusil et tiré sans viser. Son ami Messack Saakie s'effondre. Ses amis l'emmènent au CMCK, où il décède.
Un médecin leur explique que son cas était désespéré. Les amis de Messack - ils sont une soixantaine - acceptent mal ses explications. Ils cassent toutes les vitres de l'établissement.
Quelques heures plus tard, Bafung se rend aux gendarmes. Il est placé en garde à vue, mis en examen et incarcéré. Mais ses amis et ceux de Messack en veulent davantage encore à Sandy, qui a disparu. Dans les jours qui suivent, des véhicules appartenant à des proches de Sandy Vala et de José Técinat sont brûlés. Le jeudi midi, Sandy Vala se rend aux gendarmes. Il explique au juge d'instruction qu'il s'était défendu, après avoir reçu un coup de fusil à l'épaule. Il est mis en examen pour violences volontaires et placé en détention provisoire, ce qui ramènera le calme à Kourou. Les obsèques de Messack Saakie pourraient se dérouler samedi après-midi, au cimetière de Kourou. 
 


Cette ville a beau être petite, il s'y passe des choses parfois bien déroutante. 
 


En complément :
Citation:
 

Condamné mais libre

D. St-J. France-Guyane 10.09.2011

Graybert Gaaga a été condamné à 30 mois de prison, dont 20 avec sursis. Prenant en compte sa personnalité, le tribunal décide de le laisser libre.


Hier, Graybert Gaaga, qui était en première ligne de la marche appelant au calme après la mort de Messack Saakie en août à Kourou, se retrouve devant les juges pour une comparution immédiate. Il lui est reproché des violences, sa participation à un attroupement avec arme, une atteinte à l'intégrité d'un cadavre et la destruction de biens au CMCK.
Une série de faits qui a suivi la mort de son cousin, durant la nuit du 14 au 15 août. « J'étais perdu. En colère! » Il s'excuse, se montre discret... « Il a appelé les jeunes au calme » , rappelle à la barre le frère aîné de Messack Saakie. Mais pour Me Ewstifeieff, qui représente le CMCK : « Ce jeune est venu avec une arme. Il a menacé le brancardier, puis la secrétaire. » Elle souligne le traumatisme du personnel médical et « la casse » . « Pourquoi un tel accès de fureur destructrice ? » demande l'avocate, avant de préciser que la note s'élève à 75 000 euros. Me Leblanc, qui représente la mère de Sandy (que Graybert croyait être l'auteur du coup de feu mortel), veut faire comprendre « que la violence est mauvaise conseillère » et que « c'est un coup de feu malheureux » qui est à l'origine de la mort de Messack Saakie. Pour « sa réaction disproportionnée » , l'euro symbolique est demandé.

« Ne pas diaboliser le dossier »
« Il ne faut pas diaboliser le dossier » , souligne le procureur. Il entend l'émotion de la partie civile, comprend les personnels du CMCK qui ont été terrorisés, tout en entendant la douleur de la famille de Messack Saakie.
Le procureur reprend une à une les infractions les estimant constituées, sauf pour l'atteinte au cadavre où il émet la possibilité d'une relaxe au nom de la tradition. Finalement, c'est une peine de 30 mois de prison qui est requise « avec une partie ferme et une partie avec sursis » , assortie d'un maintien en détention.
Me El Allaoui, pour la défense, note « le message d'apaisement » en soulignant que son client ne peut pas être responsable de tout : « Il y avait une centaine de jeunes, personne ne sait qui a fait quoi. » L'avocat précise le contexte, explique les réactions de son client, souligne que le fusil était cassé, qu'il a respecté la tradition en présentant le corps au père de la victime... Et Me Duboisset conclut en développant la personnalité de ce jeune de 27 ans, qui vient de créer son entreprise et a obtenu les premiers financements par des subventions.
Il est 18 heures lorsque le délibéré est rendu. Graybert Gaaga est relaxé pour l'infraction concernant le déplacement du corps de Messack Saakie. La coutume invoquée est prise en compte. Il est reconnu coupable pour le reste et est condamné à 30 mois de prison, dont 20 mois avec sursis et mise à l'épreuve comportant l'obligation de travailler, d'indemniser les victimes et de ne pas détenir d'arme. Pour la partie ferme de sa peine, le tribunal prend en compte sa personnalité et ne décerne pas de mandat de dépôt, mais lui donne un rendez-vous avec le juge d'application des peines pour un aménagement. Graybert Gaaga sort libre de l'audience. 
 



1€ symbolique pour 75 000€ de dégât , si sur cet aspect du dossier l'avocat à obtenue qain de cause, je veux le même au cas où j'aurais un coup de sang.

Edit : oups!! j'ai lu trop vite c'est surement pour avoir agressé la mère du "présumé innocent" que le 1€ symbolique est demandé, c'est vraiment pas cher payé pour une agression.

Dans la même affaire :
Citation:
 

KOUROU : Sandy Vala, deux fois mis en examen et deux fois libre

Sébastien ROSELÉ France-Guyane 14.03.2012

Mis en examen dans l'affaire du meurtre de Messack Saakie, Sandy Vala avait été incarcéré puis libéré. De nouveau mis en examen pour un braquage et incarcéré, il a été libéré hier matin.
C'est vraiment de la chance. Hier matin, la chambre de l'instruction examinait la demande de libération de Sandy Vala, un Kouroucien d'origine dominicaine de 20 ans. Mais comme son avocat, Me Alex Leblanc, n'avait pas été convoqué à cette audience - même s'il était présent hier matin - et comme la requête ne pouvait pas être examinée plus tard, Sandy Vala a été purement et simplement libéré. Sur le champ.
Sandy Vala a été mis en examen le 20 février et placé en détention provisoire. Quelques jours plus tôt, le 17 février, à Kourou, un couple s'était fait agresser par une bande encagoulée et s'était fait voler son scooter (notre édition du 22 février). L'une des deux victimes avait reçu une décharge de fusil à canon scié dans les jambes. Sandy Vala aurait participé à cette agression selon des témoins. Il se défend. « Ce jour-là, j'étais dans une soirée à Balata. » Peut-être. Mais le matin du jour de l'agression, il était chez sa mère à Kourou. Or il a reçu l'interdiction d'aller dans la ville spatiale.
Cette interdiction est la conséquence d'une affaire qui a marqué les esprits. Dans la nuit du 14 au 15 août, toujours à Kourou, Messack Saadie était tué.
Celui qui a été mis en examen pour l'homicide, José Técinat, aurait été blessé par arme blanche par Sandy Vala. Et ce serait en guise de représailles qu'il aurait tiré, tuant, sans le vouloir, son ami Messack Saakie, 18 ans. Des violences urbaines avaient éclaté après ces faits. Le CMCK avait été saccagé. Sandy Vala, lui, a été mis en examen pour le coup de couteau qu'il aurait donné au présumé tireur. Placé en détention provisoire au mois d'août, il a été libéré en décembre. Le juge d'instruction lui avait interdit d'aller à Kourou. 
 


Pas la même affaire mais proche :
Citation:
 

KOUROU : Des violences vieilles de plus de trois ans au tribunal

D.S.-J. / S.R. France-Guyane 05.04.2012

Deux hommes étaient jugés pour des violences réciproques vieilles de plus de trois ans. L'un des deux était absent. Quant à l'autre, son nom n'est pas inconnu. Il s'agit de José Técinat, mis en examen dans le meurtre de Messack Saakie, survenu en août 2011.
Le 12 septembre 2008, vers 21 heures, place Monnerville, une altercation a opposé deux hommes dont au moins un était porteur d'une arme de poing. Blessé, l'un des deux hommes a eu une interruption totale de travail de 25 jours. Les violences étant réciproques, les deux protagonistes étaient convoqués devant le juge mardi de la semaine dernière.
Seul José Técinat était présent. Le second mis en cause, Andy Julen, a été jugé par défaut. À la barre, José Técinat affirme qu'Andy Julen est venu à sa rencontre et a sorti son revolver à grenaille pour faire feu. Il a réussi à esquiver et dans l'altercation qui a suivi, il a pris l'arme et l'a frappé avec. De la légitime défense en quelque sorte... À l'origine de cette altercation, « une histoire de meuf. Il voulait me tuer! » , affirme le prévenu. « Un contexte de violence réciproque et de règlement de compte » , constate le procureur, qui requiert douze mois de prison dont six avec sursis pour Andy Julen et douze mois ferme pour José Técinat.

DEUX ANS DE PRISON DONT UN AN AVEC SURSIS
Finalement, Andy Julen et José Tecinat ont été tous les deux condamnés à deux ans de prison dont un an avec sursis. « Cinq coups portés, ce n'est plus de la légitime défense » , a souligné le président en annonçant à José Tecinat qu'il était reconnu coupable des violences volontaires. Il a rejoint le centre pénitentiaire. Pour Andy Julen absent, un mandat d'arrêt a été délivré.
Reste que le nom de José Técinat, alias Bafung, n'est pas inconnu des Guyanais. L'homme est soupçonné d'avoir causé la mort de Messack Saakie, en août 2011, dans le quartier de l'Eldo à Kourou. Bafung aurait tiré dans l'abdomen de celui qui était un de ses amis alors qu'il ne l'avait pas visé. En fait, le tireur aurait voulu mettre fin aux petits coups de couteau qu'un certain Sandy Vala n'aurait pas arrêté de lui donner au cours de cette soirée donnée dans la nuit du 14 au 15 août 2011. La tension entre ce Sandy Vala et Bafung n'avait cessé de croître les jours précédant et même les semaines précédentes. Les deux hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire. La reconstitution de ce drame a eu lieu le 15 mars (notre édition du 17). 
 


A quoi bon suivre des fictions télévisées si la réalité est tout aussi

Je suis sur que cela doit être passionnant de lire les compte rendus d'enquête un pot de pop corn à porté de main.
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Missyna alna
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 #79 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 29 Aoû 2012 17:02

Citation:
 
[quote=http://www.franceguyane.fr/regions/guyane/le-fhejoc-agonise-en-silence-136664.php]Le FHEJOC agonise en silence 
 


Karin SCHERHAG France-Guyane 28.08.2012

Seul foyer d'hébergement pour les étudiants et les jeunes travailleurs à Cayenne, l'établissement fermera le 31 décembre. Mais les locataires doivent plier bagage avant vendredi.

L'atmosphère qui règne depuis quelques jours au FHEJOC est surréaliste. Les couloirs ont été désertés, les clés des chambres sont épinglées à l'accueil, les dossiers d'inscription ont disparu des étagères et le réfectoire reste désespérément vide. Placardé sur la porte d'entrée, un communiqué de quelques lignes indique que le Foyer d'hébergement pour les jeunes de l'Ouest à Cayenne, qui accueille jusqu'à 65 personnes tout au long de l'année, fermera ses portes au 31 décembre 2012. Sans plus d'explications. Et déjà, toutes les inscriptions sont refusées. Les quelques résidants (trois garçons et une fille) rentrés de vacances ont jusqu'à vendredi pour vider les lieux.

Devant le bâtiment B, deux employés tuent le temps. « On nous a retiré tous les dossiers d'admission et on nous reprend peu à peu le matériel de bureau, confie Jean-Hugues. Le responsable est parti il y a deux semaines et, depuis, on est livrés à nous-mêmes. Totalement démunis. C'est brutal. On avait accepté des inscriptions en amont et quand les jeunes arrivent, on leur dit que ce n'est finalement plus possible. Ils n'ont pas le temps de se retourner. C'est terrible. Et les demandes continuent d'affluer. Le téléphone sonne sans arrêt. » Son collègue Jocelyn, ici depuis quatre ans, intervient : « On (les dix-sept salariés) n'est pas mieux lôtis. On a été prévenus mi-août et on doit retrouver du travail au plus vite. »

« TOUS LES ESPOIRS SE SONT ENVOLÉS! »
Dernier foyer d'hébergement à Cayenne, le FHEJOC agonise donc doucement, dans l'indifférence générale. Créé il y a dix ans à peine et géré par le centre communal d'action sociale (CCAS) de Saint-Laurent, l'établissement devait accueillir les étudiants et les jeunes travailleurs de toutes les communes de l'Ouest. Dans les faits, il servait aussi de point de chute aux jeunes de toute la Guyane, mais aussi des Antilles, de l'Hexagone ou même, plus rarement, des Etats-Unis, d'Afrique ou d'Europe.

La Ville de Saint-Laurent ne pouvant plus assurer seule son financement, le foyer ferme donc ses portes. Merci. Au revoir. « On sait bien qu'on ne peut pas reprendre une telle structure en un claquement de doigts, glisse Jean-Hugues, mais les collectivités auraient dû s'y intéresser. C'est un bel outil qu'il aurait fallu mettre en valeur. S'en défaire comme ça, c'est incompréhensible. D'autant qu'on avait de nombreux projets pour la rentrée : l'installation du wifi, le réaménagement de la salle multimédia, la mise en place d'animations le week-end, le rafraîchissement des chambres, le changement du mobilier... Léon Bertrand (maire de Saint-Laurent et président du CCAS, NDLR) est venu ici le 26 juin et nous a dit qu'il ne nous lâcherait pas. Deux mois plus tard, on en est là. Tous les espoirs se sont envolés! »

Dernière survivante du bâtiment A, celui des filles, Laura a eu de la chance. « J'ai pu trouver un studio pas trop loin, raconte-t-elle. Je connaissais la propriétaire et les choses se sont passées très vite. Mais j'ai discuté avec un autre jeune qui ne trouve rien. Avec un salaire de 1 200 euros et des cautions très élevées, on ne peut pas se loger. » Locataire du foyer depuis deux ans, elle jette un dernier regard à sa chambre avec un pincement au coeur. « Je récupère les clés de mon appartement cet après-midi (lundi) mais ça va me faire bizarre de partir d'ici. C'était sympa. Le matin, on se retrouvait tous pour le petit déjeuner et on rigolait bien. »
« Les jeunes sont bouleversés, témoigne Jean-Hugues. Ils essaient de trouver des solutions de relogement à gauche, à droite mais les loyers sont chers et la plupart d'entre eux n'ont que très peu de moyens. Certains seront obligés d'abandonner leurs études ou leur travail. »


- Léon Bertrand : « Créer un électrochoc »
Maire de Saint-Laurent et président du CCAS de la ville, c'est lui qui a pris la décision de fermer le FHEJOC. Il s'en explique : « L'établissement est très lourd à supporter financièrement. Sur un budget annuel de 400 000 euros, seul l'Etat nous aide à hauteur de 10%. Ce n'est pas suffisant. On a écrit à tout le monde dans l'espoir d'être soutenus mais personne n'a répondu favorablement. Ce foyer n'est pas réservé aux jeunes de Saint-Laurent. Il accueille aussi ceux des autres communes de l'Ouest : Mana, Awala-Yalimapo, Maripa-Soula, Apatou, Grand-Santi, Papaïchton. Il a même hébergé des gens de toute la Guyane et d'ailleurs. Je sais que ce foyer est nécessaire et je ne tiens pas à ce qu'il ferme définitivement. Mais j'ai pris cette décision pour créer un électrochoc. Je souhaiterais même une autre gouvernance que celle du CCAS. Pour l'instant, la nouvelle n'a pas suscité beaucoup de réactions mais c'est tombé pendant le Tour de Guyane. Ça a pris le pas sur le reste de l'actualité. J'espère que les gens se manifesteront avant qu'il ne soit trop tard. »[/quote]

Qui va récupérer les bâtiment ? Et qui va se donner la peine de pallier l'absence d'infrastructure similaire? Wait & see.
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 #80 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 30 Oct 2012 13:31

Assises de la sécurité à Kourou; maintenant que l'on ne peut plus y échapper tellement les exactions pullulent dans tous les coins , on va s'asseoir et discuter , y'a pas de mal cela ne vas tuer personne une petite thérapie de groupe avec les victimes et éventuelles victimes.

Copié-collé du communiqué :


Citation:
 
Kourou, le 27 octobre 2012

LE SENATEUR MAIRE DE KOUROU
COMMUNIQUE
« Les assises de la sécurité »
Dans un contexte marqué par une progression considérable des chiffres de l'insécurité publique,
La Guyane se trouve confrontée à une situation qui préoccupe fortement ses habitants.
La recrudescence exceptionnelle des violences délictueuses est en effet manifeste, avec par
exemple plus de 100% d'augmentation récente des atteintes à la personne. De façon générale les
formes de violence extrême si spécifiquement liées à l'orpaillage clandestin omniprésent sur le
territoire, semblent s'être propagées au coeur des zones urbaines où des agressions armées
particulièrement brutales se multiplient, en même temps que toutes autres formes de violence,
qui créent désormais un sentiment généralisé de peur. Kourou n'est pas épargnée et connaît quant
à elle une recrudescence de la délinquance des mineurs et une augmentation exceptionnelle des
vols par effraction dans les locaux professionnels.
C'est dans un tel contexte que je souhaite vivement vous inviter à contribuer aux :

« Assises de la Sécurité» le :
Samedi 10 novembre 2012
de 08h30 à 16h00
Au Pôle Culturel de la ville de Kourou



Il s'agira avant tout, à partir d'une analyse partagée de la situation, d'apporter des réponses
opérationnelles concrètes, conformes aux attentes les plus immédiates des habitants de la
Guyane.
Dans le même temps, nous devrons étayer nos orientations par la compréhension des impacts de
l'organisation des activités humaines, de l'habitat et de la trame urbaine, avec les contradictions
d'une société en plein essor démographique, mais où 22% de la population (dont 55% de moins de
30 ans) reste exclue de l'emploi sur la durée.

Jean-Etienne ANTOINETTE 
 


Allez le programme :
Les Programme :
Citation:
 

-08H30 : Accueil café

-9H00 Ouverture des Assises :

☻Allocution de Monsieur le Sénateur Maire de la ville de Kourou
☻Allocution de Monsieur le Préfet de la Région Guyane.
☻Présentation des invités

-09H30 11H00 Conférence-débat :
Analyses comparatives des politiques de lutte contre l'insécurité publique :
FRANCE et GUYANE (le Diagnostic territorial en Guyane - Les grandes politiques nationales de sécurité publique)
►SURINAM
►GUYANA
►BRÉSIL


-11H15-13H00 Ateliers thématiques :

ATELIER N°1 : violence, agressions, insécurité urbaines
(Progression des agressions armées ; impacts de la trame urbaine et des volumes architecturaux dans les désordres sociaux ; optimisation de la vidéo protection et de la visibilité des forces de l'ordre ; quelles actions ? quelles articulations ?)

ATELIER N°2 : Désocialisation, décrochage scolaire, chômage, délinquance précoce
Armement des jeunes, errance des enfants : quelle prévention ? Quelle politique pénale ? Quel accompagnement des familles ? Quelle implication des socioprofessionnels ? Quelle offre éducative hors temps scolaire ?

ATELIER N°3 : Les nouvelles formes de violence extrême.
La délinquance liée à l'orpaillage clandestin sur les sites isolés et la diffusion de son mode opératoire : violence prédatrice en milieu urbain et en zones rurales. Dissuasion et répression : Quelles analyses et quelles mesures opérationnelles ?

-13H0-14H00 Pause déjeuner (buffet sur place).

-14H00-16H00 :
☻Assemblée plénière
☻Restitution/synthèse des ateliers


-17h00 : Clôture des Assises 
 


Reste à voir , dans les actes , sur quoi cela va déboucher.

Page Facebook consacré à la ville , L'actualité sur Kourou [officiel] : http://www.facebook.com/ASKourou97310

Vu les faits rapportés, cela fait peur de voir à quel point le système ne fonctionne pas . Pourtant c'est pas une ville immense et les criminels semblent agir à leur guise. Y'a de quoi être dégouté.
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 #81 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 30 Oct 2012 14:25

Dans les parages , y aurait t' ils des habitants de Kourou ou affiliés susceptibles d'apporter leur témoignage quand à l'ambiance régnant sur place?

Ce qui m'est rapporté c'est que la ville a connue en quelques années une forte transfiguration où l'insécurité a mis à mal le coté paisible.
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 #82 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 04 Nov 2012 17:57

Mise en perspective bateau; pour le cas Marseillais, il y 'a eu un comité interministériel d'une journée je crois début Septembre . Entre temps , Fin octobre y'a eu un braquage en plein centre commerciale - bijouterie de la halle marchande (pour la second fois au moins) et caisse de l'hypermarché (et ce malgré la présence de vigile - c'est juste pour dissuader les client (...)/hurleurs) .Pour rendre le truc caustique, y'a un commissariat de police juste en dessous apparemment. Que d'efficacité!!!
Après cette annonce, les effectifs de police promis ont enfin été déployé , le mieux vaut tard que jamais est difficilement de mise , car c'est pas le première fois que ce genre de méfait est relaté, et aucune trace de condamnation. Les paroles ne stoppent pas les brigands, contrairement aux arrestations.
Le maire de la ville congratulation pour les bon points qu'il attribue à la ville (y'a que lui pour en trouver autant), et les mauvais il va les reporter sur le gouvernement et autres, alors que c'est à lui que la majorité des électeurs a remis les clefs de la ville. Cela fait parti de ses responsabilités d'élu.


Citation:
 
Opération commando dans le centre commercial Carrefour Le Merlan
La Provence.com

Publié le jeudi 01 novembre 2012 à 09H58
Six hommes, des armes, une moto au milieu du magasin : les clients du centre commercial Carrefour Le Merlan à Marseille ont vécu des minutes d'angoisse, hier soir vers 19h, lorsque des malfaiteurs ont pénétré dans l'établissement.

Devant des clients terrorisés, ils ont d'abord fait main basse sur le contenu de cinq caisses du supermarché. Puis, ils ont poursuivi leurs méfaits en attaquant la bijouterie de la galerie marchande. L'enquête est confiée à la police judiciaire.
 
 


Pour protéger sa propriété, le gérant de l'hypermarché a la sublime idée d' oublier les règles de sécurité en condamnant les issues de secours avec chaines & cadenas , ou rideau métallique baissé. En cas de mouvement de panique, il est certain que la clientèle trouvera en elle un force herculéenne pour briser les chaines

Allez pour en revenir aux assisses de Kourou, tant qu'à papoter espérons qu'il en ressortira des informations permettant de déterminer avec précision la situation actuelle : une petite photo souvenir Kourou 2012 . Évidement, il est bon d'espérer une belle ponte de chiffres. Allez pour la forme,le tout retranscrit dans un beau rapport disponible en pdf , à minima j'espère :

Analyses comparatives des politiques de lutte contre l'insécurité publique:
Répartition des crimes/infractions par type, localisation (à l’échelle nationale, par ville suivant démographie et réalité économique), tranche d'age...
Différences juridiques entre les états.
Effectifs des service de sécurité , répartition et champs d'action. Méthodologie : ronde de nuit, contrôle systématique ou surprise, opérations commando...
Configuration des villes : résidentielles, cités avec coins caché, bidonvilles à l'anonymat assuré...

violence, agressions, insécurité urbaines:
Répartition des crimes/infraction par type, localisation (quartier, résidence, appartement, maison, entreprise...), contexte, tranche d'age,identité des criminels, identité des victimes , montant des dommages,interpellation , affaire résolues,affaires laissée sans suites, condamnation effective, cas de récidive ... cela en fait des tableaux .

Origines des armes.
Marché du recel.
Contrôle des entrée et sorties de la ville;
Éclairage urbain. aménagement et sécurisation des lieux de vie. Animation des rues
Protection des victimes. Recommandations ( à part 'se choisir un ville plus sûr car ici même le maire ne se cache pas de s'être fait voler")...


Désocialisation, décrochage scolaire, chômage, délinquance précoce
Là des définitions s'imposent.
Répartition des contextes: sociaux, économiques...
Répartition des effectifs par formation, taux de réussite... Mise en projection par rapport au besoins de la ville et de la région .Je suis sur que le calcul amène à voir que le développement,t économique du territoire et totalement déphasé par rapport à sa démographie : de la mains d’œuvre (pas forcément formée) mais pas de quoi l'occuper, pas même une usine agroalimentaire (quasiment tout est importé).
Répartition de la population active par cursus.
Perspectives pour l'emploi, réparties par secteur d'activité, postes. Avec l'identité des entités employeurs potentiels

Chiffre de l'exode des compétences ses 15 dernières années. Cela doit en faire du monde formé dans les écoles,collèges et lycées qui par le suite sont partis au loin pour ne plus avoir l'intention de revenir. Le comment , du pourquoi n'est pas forcément un grand mystère: trop peu de perspective d'avenir professionnel. Même ceux qui ont eu droit à l’échec scolaire, avec un minimum d'ambition, s'en vont facilement ailleurs car il leur sera plus facile de trouver quelque chose. Aides sociale ;pour un bon nombre cela évite juste une précarité brutale.

Les nouvelles formes de violence extrême.
Faudra vraiment être précis et spécifier des cas type. En tout état de cause, moins il y'a de répression/ risque de payer cher le méfaits et plus la violence et le zèle monte en intensité


Ah bien sur, en bonus , il est envisageable de parler de
- fiscalité et des comptes de la ville : cela va couter combien ce petit comité restreint? (juste pour que ceux qui y paye leurs impôts soient au courant )...
- logements, répartition des typologies (appartement / maisons),usagers (propriétaires, primo accédant, locataire) et pour ces derniers de l'état des impayés. Répartition des loyers , taxes locales. Je suis sur que cela peut être révélateur.

Allez à vos stylos !!!

Allez en bonus une caricature (les caricatures sont pas faites pour être tendre mais là c'est quand même rude, surtout si cela vient à être à l'image de la réalité )- Source blada.com:


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 #83 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 07 Nov 2012 12:47

Questions complémentaires vasseuses :
Quel sont les motifs affichés des larcins : s'amuser, pourvoir à ces besoins essentiels, succomber à un fièvre acheteuse et se la péter, facilité du gain ...

Corrélation entre les criminelles et leur lieux de résidence : dispose entre amis t'il de grande terrasses / terrain pour se divertir entre amis (sans se faire mettre à la porte par sa famille), où sont t'ils dans des cages à poule. Je suis toujours aussi surprise des dimensions rikiki des terrasses dans certains immeubles , dans un pays tropicale où il fait bon vivre dehors. Surement histoire de rentrer dans les coûts niveau prêt /subvention, mais quand même faut penser à lâcher la mentalité le profit et rien d'autre et penser au confort




Toujours à Kourou , dans la catégorie perle de la démocratie :

Citation:
 
KOUROU : Un conseil municipal phénoménal

Pierre-Yves CARLIER France-Guyane 06.11.2012

Lors du dernier conseil, fin octobre, les élus ont voté à l'unanimité, et en une heure, trente-et-une délibérations, sans avoir les documents sous les yeux.


Il est 18 h 30 ce lundi 29 octobre. Le conseil municipal de Kourou, censé démarrer à 18 heures, attend toujours ses protagonistes. Le maire Jean-Étienne Antoinette est à Paris, son premier adjoint Robert Putcha a été admis en urgence au CMCK. Une autre inquiétude apparaît...

Y aura-t-il assez d'élus pour tenir la séance ? Il en faut au moins dix-sept sur les trente-quatre. Une demi-heure après l'horaire prévu du conseil, le compte n'y est pas. À 18 h 45, ils sont dix-sept. Le conseil municipal démarre. Avec six points à l'ordre du jour, dont la discussion sur le réseau de bus (lire ici), le conseil devrait être rondement mené.


« ON N'A AUCUN DOCUMENT DE CE SUR QUOI ON VA DÉLIBÉRER »

Joachim Chocho, le troisième adjoint, s'est assis dans le fauteuil du maire. Il annonce qu'il y aura... vingt-cinq points de plus à l'ordre du jour. On passe de six à trente-et-un. Du jamais vu ou presque. Une élue rouspète : « C'est une blague, ce qu'on fait là ? On arrive pour un conseil municipal de six points et on nous dit qu'il y en aura trente-et-un. On n'a aucun document de ce sur quoi on va délibérer. Je trouve qu'il y a des limites. » Des limites qui seront allègrement franchies pendant tout le conseil.
Joachim Chocho n'a reçu les documents que cinq minutes avant le conseil. « Moi aussi, je les découvre. » Bref, il va faire voter ses collègues sur des sujets dont il ne connaît pas un traître détail. Il fait l'appel, fait voter la mise en réforme de trois vieux bus. Deux conseillers se lèvent et s'en vont. Tant pis pour le quorum : on n'y fait attention qu'à l'appel.


31 DÉLIBÉRATIONS EN UNE HEURE, RECORD BATTU!

Les six premiers sujets passent vite. Arrivent les vingt-cinq points supplémentaires. Et le début des difficultés. Une subvention de 5 000 euros pour les jeunes sapeurs-pompiers. Une élue demande pour quoi faire. Joachim Chocho, qui n'en sait rien, transmet la parole à un fonctionnaire du cabinet. Qui n'en sait rien et transmet le micro au directeur de cabinet. Qui n'en sait rien et transmet à un agent du contrôle de gestion. « C'est une décision que le maire a prise hâtivement et qu'il nous a demandé de passer au conseil. Sa motivation ? Je ne la connais pas. » Il semblerait que les Jeunes Sapeurs-Pompiers veuillent recruter pour se développer. Les quinze conseillers présents votent pour comme un seul homme (1).
Les élus reprennent avec les travaux de rénovation de la route du dégrad saramaca, entre le deuxième et le sixième kilomètre (pour 334 000 euros). Une élue voudrait savoir quand ça commencera. Personne ne le sait. Puis arrivent une quinzaine de points sur le financement des travaux dans le cadre de la rénovation urbaine.
Il s'agit d'acter la participation de l'Union européenne à hauteur de 20% de la facture, pour une quinzaine de chantiers. Joachim Chocho, qui a hérité malgré lui d'une situation bien inconfortable, lit une feuille qui est projetée par vidéoprojecteur. Intitulé du chantier, montant, participation de l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru, 60%), de la Région (10%), de l'Europe (20%) et la commune (10%).

« Qui est contre ? » Personne. « Qui s'abstient ? » Personne. « La délibération est adoptée à l'unanimité. » Les conseillers municipaux s'évitent tout effort physique intense puisqu'en votant pour, ils n'ont pas besoin de lever la main. Tous les chantiers y passent. Allée Berthier (508 000 euros), avenue De Gaulle (86 000 euros), rue Renardière (111 000 euros), quai du Cachiri (341 000 euros). Plus personne n'écoute le pauvre intéri-maire. Joachim Chocho parle dans le vide. Au bout de sept délibérations, le vidéoprojecteur ne projette plus rien. Certains s'en amusent. Les autres s'en moquent. 19 h 45. Le dernier point est voté. Lui aussi à l'unanimité. Trente-et-une délibérations, une heure, record battu.

(1) On aurait presque mauvaise conscience à moquer l'attitude des élus de Kourou, tant elle reflète ce que l'on constate dans de nombreux conseils municipaux, ndlr.
 
 


Site de la mairie : http://www.kourou.info/index.php?idpage=1 où tout à fait normalement apparait en première page un lien pour suivre l'activité de sénateur du maire. Dans la catégorie mélange des genres, c'est à retenir.

Par contre les mises à jour sont à la traine , dernière délibération mise en ligne : Conseil Municipal N° 4 Séance du Lundi 14 Mai 2012
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 #84 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 13 Nov 2012 13:40

Un aperçu en vidéo "amateur" des interventions lors des assises de la sécurité que se sont tenues à Kourou :


10novembreflash


Par Bladalemarron


Un article en complément :
Citation:
 

Le couvre-feu pour mineurs à partir du 1er décembre à Kourou

P.-Y. C. France-Guyane 12.11.2012

Le maire Jean-Étienne Antoinette a annoncé plusieurs mesures pour lutter contre la délinquance lors des assises de la sécurité, samedi à Kourou.

COUVRE-FEU. À partir du 1er décembre, les enfants de moins de 13 ans n'auront plus le droit de se promener seuls dans les rues de Kourou le soir. Cette mesure est la plus forte annoncée par Jean-Étienne Antoinette, samedi matin, en ouverture des assises de la sécurité. L'arrêté sera bientôt signé. Le maire n'a pas dit à partir de quelle heure les enfants devront être accompagnés. Cela pourrait être 22 heures. Ni ce que risqueront les parents : « Ces jeunes seront raccompagnés auprès de leurs parents. »

VIDÉOSURVEILLANCE. Le réseau de caméras de surveillance sera étendu, probablement en 2013. L'accent devrait être mis sur les grands axes de circulation pour pouvoir repérer les allées et venues de délinquants. Les gendarmes auront également accès aux images en direct.
ÎLOTAGE. À partir de lundi prochain, un système d'îlotage sera mis en place dans plusieurs quartiers, notamment le village saramaca. « Il se traduira par la présence de policiers et de médiateurs, afin d'observer les faits et méfaits, les allers-retours qui se déroulent sur ce territoire » , a précisé le maire.

POLICE MUNICIPALE. Au premier trimestre 2013, la police municipale ne travaillera plus de 7 heures à minuit, mais 24 heures/24. Un chef sera recruté. Des candidats ont déjà été auditionnés.

CONCIERGES. La mairie demandera à la Simko, qui détient plus de 4 000 logements à Kourou, d'installer des concierges dans les immeubles. Jean-Étienne Antoinette souhaite privilégier « les quartiers les plus difficiles : Nobel, Eldo... »

UN NOUVEL OUTIL. Un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) sera créé à Kourou, à la demande du procureur de la République. Il réunira un représentant des gendarmes, un de la mairie et d'autres acteurs en fonction des sujets traités. Il s'agit, en somme, d'une version plus souple, plus restreinte des conseils locaux de sécurité et prévention de la délinquance (CLSPD). En espérant être plus efficace...

BRIGADE DES MINEURS. Le 1er octobre, la gendarmerie a créé une brigade de prévention de la délinquance juvénile. Installée à Kourou, elle interviendra dans tout le département (hormis Cayenne), sous les ordres de la direction de la gendarmerie. Elle traitera des affaires où les mineurs sont auteurs et de celles où ils sont victimes. Constituée de seulement deux personnes pour l'instant, elle devrait commencer à fonctionner fin décembre, avec l'arrivée de deux personnels de plus.

ZSP. Le gouvernement va placer Kourou en zone de sécurité prioritaire. Selon le préfet, elle apportera « des crédits supplémentaires pour faire appel aux gendarmes volontaires [...], pour faire appel à un escadron ou une CRS supplémentaire [...], pour bénéficier de personnels supplémentaires » .


Commerçants, salariés du spatial, quelques lycéens, élus de nombreuses communes... Samedi matin, 500 personnes ont assisté aux assises de la sécurité, à Kourou. Il n'y en a pas toujours eu autant, en 2006 ou 2009, quand déjà Kourou se disait qu'elle brûlait. Et beaucoup ont souhaité que cette fois-ci, ce qu'on s'est dit franchement soit suivi d'effets (lire le florilège ci-contre). Maire, préfet, procureur, commandant de la gendarmerie ont essuyé critiques et sifflets. Jeunes et habitants du village saramaca ont été pointés du doigt par les plus virulents. Sans que quelqu'un ait pris la peine, semble-t-il, de les encourager à venir participer. Après les annonces du maire, notamment le couvre-feu pour les mineurs (lire ci-dessus), les propositions faites en ateliers ont pu paraître fades : mieux faire travailler ensemble les services concernés, lutter « efficacement » contre l'orpaillage. Voire contradictoires : faciliter l'accès des jeunes aux équipements sportifs, mais les éloigner des zones résidentielles à cause des nuisances. D'autres mériteraient de l'attention : améliorer l'éclairage public, distribuer un petit-déjeuner à l'école, développer les mesures de réparation de la part des petits délinquants au profit des victimes.

- ILS ONT DIT
Denis Labbé, préfet. Je ne vois pas d'avantages à passer une zone police en zone gendarmerie ou une zone gendarmerie en zone police.

Ivan Auriel, procureur. Face à un mineur, il faut avoir une pensée éducative, pas seulement répressive.

M. Joseph, délégué de quartier Monnerville et Savane. Quand les gendarmes passaient contrôler les jeunes, le maire disait aux gendarmes de les laisser tranquilles [...] La proximité, on ne la fait pas avec la gendarmerie. On la fait avec des gens du pays.

Jean-Étienne Antoinette. Ai-je déjà dit aux forces de l'ordre de laisser la jeunesse en paix quand elle produit des actes de délinquance ? Ce n'est pas en multipliant les contre-vérités et les mensonges.
Jean-Étienne Antoinette, mis en cause sur sa responsabilité dans la hausse de la délinquance. Eh bien on vire le maire, et les problèmes seront réglés.

Françoise Burglin, vice-présidente de l'union commerciale. Nous perdons notre temps [...] Il y a quelques années (en 2006, lors d'un précédent pic de délinquance, ndlr), on nous a déplacés au ministère. On a fait de belles promesses qui sont restées lettre morte.

Denis Labbé. Nous sommes dans un pays démocratique. Donner à l'armée des pouvoirs de maintien de l'ordre, ça ne se fait que dans le cadre de l'état d'urgence [...] Je ne suis pas sûr que les Français, les Guyanais et les Kourouciens acceptent de donner des pouvoirs civils aux militaires.

Éric Mauriès, initiateur du collectif contre l'insécurité. Quand on entend dire que trente jeunes mettent Kourou à feu et à sang, je pense que la loi a des ressources pour les mettre hors d'état de nuire.

Jean-Luc Mauboussin, vice-président du collectif des habitants de Kourou. M.le procureur, vous avez eu un discours intéressant sur l'État de droit et la démocratie. Mais il faut aussi faire respecter le droit en fonction des personnes honnêtes.

Sophie Vignal, enseignante. Quand on a des fratries de 4, 5, 6 enfants et que ces enfants sont faits dans un but lucratif, sans aucune éducation derrière, on a des problèmes. Il faut faire des écoles des parents, les faire venir pour leur parler d'éducation.

Claude Minger. Certains commerçants qui critiquent la jeunesse, quand ils voient des jeunes venir acheter avec quantité d'argent, est-ce qu'ils se demandent d'où il vient ? Non, ceux qui viennent donner des leçons aujourd'hui, ils se contentent d'encaisser l'argent.

Fernand Sebedo, éducateur. Il y a quelque temps, le procureur m'a appelé à minuit et demi pour récupérer un garçon de 11 ans. Le lendemain, je l'ai ramené chez lui. J'ai été accueilli par une fille de 13 ans. Elle avait quatre petits avec elle et il n'y avait pas de parents.

Mme Chocho, présidente de l'association des habitants de la cité du Stade. Nous, les personnes âgées, nous avons peur d'être cambriolées, tous les jours.

Didier Laumont, commandant de la gendarmerie de Guyane. On ne parle que des trains qui ne partent pas à l'heure [...] On a effectivement une situation qui évolue à Kourou de manière inquiétante ?[...] J'aimerais avoir des gendarmes différents pour s'occuper de la base spatiale et de la ville. Mais pour l'instant, ce sont les mêmes.

Gilles Dufail, adjoint au maire. Il faut arrêter de faire des grand-messes [...] Parce que quand on a un canon scié à un mètre du visage, on ne sait pas comment on va réagir. La prochaine fois, je ne vais pas le louper.

Marie-Cécile, lycéenne. Le matin, en partant au lycée à 6 h 45, on ne sait pas si, à 7 heures, on ne va pas arriver au lycée complètement dépouillé [...] Hier, au skatepark, je me suis fait insulter par des gamins de 12 ans.

Un enseignant du lycée professionnel. Bien souvent, les jeunes rient au nez des gendarmes, les traitent de babylone, les prennent pour des pantins. Je ne sais pas s'ils le vivent bien. Il faut qu'ils aient les coudées franches.
 
 


Même si proportionnellement à la démographie de la ville on ne peut pas considérer qu'il y avait foule, 500 personnes c'est déjà beaucoup et cela représente surement un bon panel. Il faut aussi prendre en compte le fait que dans cette société plurilinguiste, ce n'est pas tout le monde qui aime s'exprimer en public surtout en bon français littéraire (c'est bien pour cela qu'ils élisent des représentants ). Et qu'à part les grandes prêche à l'église très (fonction sociale oblige) peu aime les longues sessions de bla bla (c'est bien pour cela qu'ils élisent des représentants ). Y'a aussi le lot qui ne savait pas que c'était ouvert au public, ou ne trouvait aucun intérêt à se prêté à ce qui pouvait apparenter à une mascarade (déviance face à l'inefficacité du système faisant).


Un autre article Courroux populaire par Guyaweb.

Pour la petite histoire , la devise de Kourou : Courroux passe, malheur finit tout quand on oeuvre.

Un commentaire parmi d'autres débusqué sur Blada.com :


Citation:
 
Relena (Kourou) 11/11/12

J'ai surtout retenu le rappel du Préfet sur les compétences de chacun, de sa propre bouche il a été dit que la sécurité relève bien de la responsabilité de l’État (Préfet/gendarmerie) et de la Ville (Mairie). Alors lorsqu'un élu s'est permis d'interpeller Mme Berthelot (député), tout comme les représentants des Conseils (général/régional), ça m' a bien fait sourire, 16 ans de municipalité et tous les indicateurs sont au rouge depuis la fin des années 90. Pour reprendre les termes de notre éminent sociologue, "la délinquance ne tombe pas du ciel"! Encore une fois, il ne s'agit pas de se taper les uns sur les autres mais de pas dire non plus n'importe quoi pour faire passer la "pilule". Le sociologue à pointer la nécessité de traiter les diverses formes de délinquance (notamment juvénile) a priori: ça commence à la maternelle jusqu'au lycée...Évidemment que là tous les acteurs institutionnels/administratifs doivent jouer leur rôle (toutes les collectivités, profs, travailleurs sociaux: éducateurs, médiateurs etc): mais les "remèdes" relèvent d'un travail long sur le terrain dont nous ne verrons pas les premiers résultats avant des années si tant est que les acteurs concernés se mettent vraiment au travail avec des dispositifs effectifs (cf CLSPD dont on n'arrivait pas ces 10 dernières années à réunir les acteurs locaux de manière fréquente).
Pour ce qui relève de lutte contre les délits voire crimes crapuleux, grand banditisme (à ne pas mélanger avec la délinquance juvénile): la réalité est que nous avons bel bien une gendarmerie à 3 vitesses : une très diligente pour la protection du cness, une qui traine des pieds pour les administrés de Kourou (pour les "honnêtes gens"), une "démissionnaire" car fuyant les zones de non droit: ne stigmatisons pas le Village, on peut citer quelques blocs d'Eldo, Savane, Deux Lacs où le gendarme métro craintif ne mettra jamais les pieds même si on lui donne le signalement complet du suspect. Alors en la matière, entendre que les citoyens ne donneraient pas toutes les infos précises ou ne porteraient pas plainte relève vraiment du fantasme : encore faudrait-il que la gendarmerie soit ouverte à toute heure du jour, qu'elle commence par respecter le cadre légal avant de demander aux administrés d'en faite autant! Ce que j'attends par ex sur les 3/6 mois à venir et pas dans 2 ou 3 ans (c'est pas gagné vu les retards bureaucratiques et avals des divers ministères )
Sur le volet sécuritaire
-validation immédiate de la création d'un commissariat à Kourou (police nationale + bac), effectivité fin 2013 (??). Tant pis pour les gendarmes, qu'ils aillent faire la circulation hors zone urbaine: tiens la route de Kourou/Sinnamary est libre, y a un ÉNORME espace pour construire une caserne. Leur commandant machin truc a bien admis que 30 jeunes poseraient problème à Kourou, notez le ratio ironique 30aine de gendarmes incapables de juguler une 30 aines de cas "sociaux".
On avait déjà des CRS aux Roche ou ailleurs (??), bizarre, je n'ai jamais vu les CRS intervenir lors de frictions entres les jeunes des quartiers sensibles et gendarmes à Kourou. Pourtant dans les banlieues en France, on les voit bien aller au front, encore du tourisme local? Le comble étant de réquisitionner l'aide des usagers pour appréhender les petites frappes "du pays".
Prendre des agents "locaux" en prise avec la réalité et complexité du terrain de par ses spécificité pluri linguistique et culturelles qu n'hésiteront à lutter activement contre les trafics de drogue notoire ( travail + long pour éradiquer les filières), la prostitution qui est désormais constitué en réseaux mafieux, vols/braquage/agressions...
-effectivité et moyens d'applications pour l'arrêté "couvre feu" des mineurs, qui va s'en charger? J'avoue ne pas avoir très bien suivi ici vu les sifflets/ou applaudissements de l'assemblée. Je n'ai pas pu rester toute la matinée mais il me semble ne pas avoir entendu parler d'arrêté réaffirmant l'interdiction de consommation de drogues sur la voie publique?
Va t-on vraiment contrôler les bars/pubs/libre service qui se permettent de vendre de l'alcool aux mineurs?!
-faire fonctionner les outils déjà prévu dans le contrat de ville 2000-06 via les dispositifs de la Z.S.P , ce sont les mêmes commissions ou cellules mais sous d'autres noms. On attend ici que tous se bougent les fesses, qu'ils fassent ce pour quoi on les paie!
-faire fonctionner "correctement" la vidéo surveillance, je n'ai pas été convaincu par l'explication donnée lors de l'émission sur ATG par Mr Magloire...
Volet Social/ prévention de la délinquance : moyen terme (sur les 5 ans à venir)
-lutter contre l'échec scolaire, ajuster l'enseignement aux spécificités locales, y a tant à dire ici, cf classes surchargées, augmentation de la capacité d'accueil des établissements ou créations de nouveaux établissements, ça relève des ministères compétents dont Gouvernement, des collectivités...
-lutter contre les grossesses précoces: les jeunes filles sans repère, sans parents, sans perceptive d'avenir pour se donner un "statut" font des enfants alors qu'elles sont elle même des enfants en souffrance
-développer les actions de soutien aux élèves en difficulté (primaire, collège, lycée): toutes les collectivités sont concernés: + de médiateurs, aide aux devoirs
-occuper les enfants les + précaires via des activités extra scolaire: ici il y a un gros manque et ce en dépit de ce que la médiathèque fait déjà partiellement, renforcer les moyens des associations encadrant les jeunes publics
-porter des actions de soutien à la parentalité: conseil de famille, conseil des droits et devoirs (cf Mairie Cayenne)
-pour les parents portés disparus: sanctionner, changer la loi pour contraindre les parents à venir devant les instances de médiation ou jugement, pour ma part,j'aurais supprimé la caf au bout de 3 ou 4 enfants. Nous n'avons pas besoin d'une politique de natalité dans un pays où 50% de la population est constituée de jeunes. Quant à la Métropole, avec 2,1 enfants par femme, on atteint le seuil de renouvellement de la population, nous sommes à 2 de mémoire (ici c'est au Parlement de légiférer). En attendant, je crois que les gendarmes (sans brutaliser) peuvent très bien mettre un peu la pression sur les parents comme ils le font sur les suspects auditionnés!
Sur le très long terme (10/15 ans)
-créer/augmenter le nombre de structures relevant du médico social (traitement des addictologies) ou compétente en psychiatrie (demandez à votre pharmacienne si le nombre d'usagers sous traitement psy augmente et leur âge en moyenne!)
-augmenter le nombre de foyers de jeunes placés, augmenter le nombre de centres éducatifs fermés, cela suppose forcément ici qu'on fera des coupes budgétaires ailleurs vu la crise
-professionnaliser les partenariats État/Région/Département/ Mairie, le sociologue ne nous a rien appris en pointant les grandes lacunes locales de "bonne gouvernance" (il y qu'à voir les affaires du Comité de tourisme, l'afpa, la CCI et j'en passe!) . Il faut faire un effort ici sur la qualité du recrutement (agents diplômés, formés). Cette remarque vaut aussi pour le privé cf: la remarque ironique du sociologue sur notre incapacité à entretenir des infrastructures par manque de personnel "local" compétent.
-Enfin, un point crucial: lutter efficacement contre le chômage en développant le tissu économique, là encore cela relève des partenariats institutionnels et bien entendu des impulsions du Gouvernement...avec des résultats concrets à la sortie (des formations, des stages, des remises à niveau, immersion en entreprise, notamment pour les jeunes) . Ici les
clauses d'insertion me semblent une bonne piste, notamment auprès du Cness et pourquoi pas auprès de la future "filière pétrolière" (une fois qu'on aura des garanties environnementales) etc . Il ne faudrait pas mal négocier la "captation" de richesses comme nous l'avons fait avec le Cness et l'or, car forcément cela creusera d'autant + les inégalités entre -on va schématiser de façon bête- "gens de couleur" et "métro/européens"
. 
 


Reste à savoir qui va avoir les moyens d'investir en masse dans cette ville .
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 #85 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 18 Nov 2012 22:05

Cuvée des zones prioritaires de sécurité (ZSP) nouvelles : ville de Kourou, l'agglomération pointoise avec les Abymes, et l'agglomération foyalaise avec les quartiers Centre, Terres-Sainville, Sainte-Thérèse, Dillon et Volga
Le moindre Z est signe qui il y'a un lézard
Citation:
 

Le gouvernement crée quarante-neuf zones de sécurité prioritaires de plus
15 novembre 2012 à 09:27

La France compte désormais 64 ZSP. Une cinquantaine de plus devraient être définies en 2014.

Les ministères de l'Intérieur et de la Justice ont annoncé jeudi le lancement de quarante-neuf nouvelles zones de sécurité prioritaires (ZSP) portant à soixante-quatre le nombre de ZSP en France, des zones particulièrement touchées par la délinquance. Pour ces zones où vivent 1,6 million de personnes, il s'agit de tenter de juguler des violences urbaines, des problèmes d'économie souterraine, de cambriolages, de trafics en tous genres voire d'incivilités et de nuisances, ont-ils expliqué.



Promesses de campagne du candidat Hollande, ces ZSP doivent permettre, «dans un esprit de partenariat», de lutter contre la délinquance la plus ancrée dans les quartiers, selon les deux ministères qui affichent leur unité.

Quinze ZSP ont été mises en place depuis septembre, et les quarante-neuf nouvelles le seront progressivement d'ici la fin de l'année et, en 2013, dès le premier trimestre. Une troisième tranche d'une cinquantaine, en 2014, avait été annoncée par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui avait lui-même donné le départ de ce chantier présidentiel où le gouvernement est attendu.

De nombreux élus, ou des syndicats de police, avaient réclamé à cor et à cri des ZSP en fonction de l'actualité de la délinquance dans leurs villes, par exemple après des violences urbaines ou des règlements de comptes comme à Marseille où existe déjà l'une de ces zones.

L'Intérieur et la chancellerie annoncent conjointement ce jeudi le lancement de la «seconde vague» qui s'appuie, selon eux, sur une demande venant «du terrain», via les procureurs et les préfets qui avaient été sollicités afin de faire «remonter les propositions» et dont «80% étaient les mêmes». Ces nouvelles ZSP sont principalement situées dans le nord et le sud de la France ainsi que dans le bassin grenoblois (voir la liste ci-dessous).
«Troubles» liés à l'alcool

Quarante et une sont en zone urbaine du ressort de la police, cinq en zone gendarmerie, plus rurale, le reste en zone mixte. A Nice, par exemple, la ZSP répond à une «délinquance» d'«économie souterraine importante, incendies et [...] phénomènes de bandes» dans les quartiers des Moulins et de l'Ariane, explique-t-on. A Nîmes, la «délinquance générale a augmenté en 2012» et le «sentiment d'insécurité y est fortement développé».

A Toulouse, le quartier des Izards - où vivait Mohamed Merah - «est touché par le trafic de stupéfiants». A Bordeaux, il y a des «troubles» liés à l'alcool. En Isère, à Grenoble (quartier de la Villeneuve) et Echirolles, ce sont des violences urbaines et un «niveau de délinquance élevé» qu'il s'agit de combattre. A Nancy, les trois quartiers retenus «regroupent plus d'un tiers des atteintes aux biens et violences de la circonscription».

A Strasbourg, le quartier de la Meinau a été ajouté à la ZSP déjà existante de Neuhof. A Paris, c'est le quartier Stalingrad (XIXe), emblématique du trafic de drogue, qui a été ciblé. Selon le gouvernement, les moyens seront pris par des redéploiements en travaillant «sur le long terme» sur le «suivi des délinquants» et «avec tous les acteurs locaux (bailleurs, éducateurs, etc.)». Les 480 policiers et gendarmes prévus en 2013 seront affectés en priorité sur les ZSP, a rappelé l'Intérieur.

L'Education nationale, la Ville et les Affaires sociales sont aussi associées. Quelque 40% des établissements scolaires ciblés comme étant «les plus prioritaires» se sont retrouvés dans ces ZSP, se félicitent les ministères.

Les quarante-neuf nouvelles zones de sécurité prioritaires (ZSP) annoncées ce jeudi par les ministères de l'Intérieur et de la Justice concernent 38 départements métropolitains, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. Quarante et une sont en zones urbaines de police (PN), cinq en zone rurale de gendarmerie (GN) et trois en zone mixte (M). Les voici classées par départements :

- Ain: Saint-Maurice-de-Beynost, Miribel (GN).

- Alpes-Maritimes: Nice (Moulins, Ariane), La Trinité, Saint-André-de-la-Roche, Drap, Cantaron, Falicon (M).

- Bouches-du-Rhône: Marseille quartiers sud -8e, 9e 10e et 11e arrondissements (PN).

- Doubs: Montbéliard (PN)

- Drôme: Valence (le Plan) (PN).

- Eure: Vernon (Valmeux, Boutardes), Les Andelys, Gaillon (M).

- Eure-et-Loir: Dreux, Plateau est (Oriels, Croix-Tiénac, Lièvre-d'or) (PN).

- Gard: Nîmes (Mas de Mingue, Chemin bas d'Avignon) (PN).

- Haute-Garonne: Toulouse Les Izards, Toulouse Mirail, Cugnaux (Vivier) (M).

- Gironde: Bordeaux Rive droite (PN), Libourne (GN).

- Hérault: Béziers (Devèzes, Arênes) (PN), Montpellier Nord-Ouest (Mosson, Cévennes, Hauts de Massane, Petit Bard) (PN).

- Isère: Grenoble/Echirolles (Villeneuve, Mistral, Teisseire) (PN).

- Loire: Saint-Etienne (Montreynaud) (PN).

- Loire-Atlantique: Nantes Saint-Herblain (Bellevue) (PN.

- Haute-Marne: Saint-Dizier (Le Vert-Bois) (PN).

- Meurthe-et-Moselle: Nancy, Vandoeuvre (Centre, Plateau de Haye, quartier des Nations) (PN).

- Nord: Roubaix, Wattrelos, Tourcoing (PN).

- Oise: Grand Creil (PN).

- Pas-de-Calais: Boulogne-sur-Mer (Chemin Vert, Marlborough, Beaurepaire) (PN).

- Puy-de-Dôme: Clermont-Ferrand (Saint-Jacques, Vergnes) (PN).

- Pyrénées-Orientales: Perpignan (Saint-Jacques, La Réal, Saint-Mathieu) (PN).

- Bas-Rhin: Strasbourg (Neuhoff, Meinau) (PN).

- Haut-Rhin: Mulhouse (Bourtzwiller, Côteaux, Drouot) (PN).

- Rhône: Vaulx-en-Velin (Grappinière, Mas-du-Taureau, Centre-ville, Vernay, Verchères, Thibaude), Bron (Le Terraillon), Vénisssieux (Les Minguettes) (PN).

- Sarthe: Le Mans (Sablons, Ronceray-Glonnières, Bellevue) (PN).

- Savoie: Chambéry (Chambéry-le-Haut) (PN).

- Haute-Savoie: Annemasse, Ambilly, Gaillard (Perrier, Lyon, Château-Rouge, av-Genève, Porte-de-France) (PN).

- Paris XIXe arrondissement (Curial, Cambrai, Stalingrad) (PN).

- Seine-Maritime: Rouen (les Hauts-de-Rouen) (PN).

- Seine-et-Marne: Savigny-le-Temple (Centre, Droits de l'Homme) (PN).

- Yvelines: Les Mureaux (Gare, Renault, Bougi-Monts, Vigne Blanche) (PN).

- Var: La Seyne-sur-Mer (Berthe, Centre ancien) (PN).

- Vaucluse: Avignon (Barbière, Saint-Chamand, Rocade sud) (PN), Le Pontet, Sorgues, Vedène (GN).

- Essonne: Grigny (la Grande-Borne, Grigny 2) (PN).

- Hauts-de-Seine: Asnières (les Hauts-d'Asnières), Gennevilliers (le Luth) (PN).

- Seine-Saint-Denis: Aubervilliers, Pantin (Axe Villette, Quatre chemins, rue de la République, centre), Sevran (Les Beaudottes, Cité basse, Cité haute) (PN).

- Val-de-Marne: Champigny-sur-Marne (le Bois-l'Abbé) (PN).

- Val-d'Oise: Argenteuil (le Val-d'Argent), Sarcelles, Garges-les-Gonesse (Joliot-Curie, Dame Blanche) (PN), Fosses, Louvres (GN).

- Guadeloupe: Pointe-à-Pitre, Les Abymes (PN).

- Martinique: Fort-de-France (Centre, Terres-Sainville, Sainte-Thérèse, Dillon) (PN).

- Guyane: Kourou (GN).

(AFP)
 
 
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 #86 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 23 Nov 2012 13:42

Avis à d'éventuels investisseurs

Citation:
 

Kapa cède la clinique Véronique

Thomas FETROT France-Guyane 20.11.2012

Le groupe Kapa Santé désire se séparer de ses cliniques des Antilles-Guyane, dont le Centre de santé guyanais, plus connu sous l'appellation de clinique Véronique.


Le groupe Kapa Santé a pris la décision de céder les quatre sites dont il est propriétaire aux Antilles-Guyane. Les cliniques des Eaux Claires et de l'Espérance en Guadeloupe, Sainte-Marie en Martinique, et bien entendu le Centre de santé guyanais, à Cayenne, plus connu sous le nom de clinique Véronique. Pour l'heure, la direction du groupe affirme que les propositions qui lui ont été soumises afin d'acquérir son pôle Kapa Dom n'ont pas été retenues. Néanmoins, elle a bien confirmé son intention de mettre un terme à ses activités aux Antilles ainsi qu'en Guyane. La fin d'une aventure prometteuse.
Kapa Santé a officialisé son implantation dans le département à la fin de l'année 2006. Déjà présent en Guadeloupe, le groupe a d'abord acquis la clinique Sainte-Marie à Fort-de-France avant de jeter son dévolu sur Véronique. Son troisième choix. En effet, les propriétaires des cliniques Saint-Paul et Hibiscus avaient successivement décliné les offres de Kapa. Une aubaine pour la clinique Véronique. Fondé en 1978 par le docteur Henri Henriot, l'établissement de santé et ses salariés ont accueilli avec enthousiasme ce nouvel investisseur. Avec son projet de développement et son enveloppe de 13 millions d'euros, Kapa Santé a su trouver des arguments convaincants. « Franchement, c'est presque inespéré » , confiait en novembre 2006 une infirmière de la clinique. Depuis, malgré plus de quatre millions d'euros investis dans les travaux d'extension du site (service de dialyse, de radiologie, bloc opératoire, etc), le groupe a changé d'orientation.
Dans un entretien au magazine économique Inter entreprises, Pierre Sainte-Luce, dirigeant du groupe SA Manioukani, confie être en passe de racheter les quatre cliniques de la branche Kapa Dom. Une affirmation immédiatement contredite par Claude Kadji, responsable du pôle Outre-mer. Il y a une semaine, il a diffusé un communiqué à l'attention des personnels, par le biais des comités d'entreprise, dans lequel il précise : « Aucune avancée significative n'a été notée à ce jour. Rien ne permet de penser que cette éventuelle cession pourrait se produire en novembre. » Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé. Il devrait toutefois s'élever à plusieurs millions d'euros.
Le président directeur général de Kapa Santé, Hervé Kadji, doit arriver en Guyane aujourd'hui. Pour mémoire, la clinique Véronique emploie 151 salariés, dont 35 médecins, et compte 81 lits pour accueillir ses patients.
 
 


Présentation du groupe KAPA Santé (Source : http://www.kapasante.com/)


Film corporate Kapa Santé

Film de présentation générale du groupe Kapa Santé: activités médicales chirurgicales et obstétricales ainsi que soins de suite et réadaptation.
Images de Frédéric Nowak -FREDNO.
Copyright service Communication KAPA SANTE 2010




Citation:
 

Depuis sa création en 2002, le groupe KAPA Santé a su s'imposer comme un acteur important spécialisé dans le domaine de la santé.

Il se caractérise par une volonté constante en matière de sécurité, de qualité des soins et de technicité.

Il affiche une croissance dynamique et exponentielle par l'augmentation du nombre d’établissements, de malades traités, et de son chiffre d'affaire.

Avec 14 établissements implantés en France métropolitaine et dans les Départements d'Outre-Mer (Antilles – Guyane), il pratique les disciplines majeures en matière médicale, chirurgicale et obstétricale.

Il participe activement à la modernisation et à la restructuration des établissements au titre de bâtisseur ou de rénovateur.
KAPA Santé, Groupe Médical par excellence

La proximité et la confiance sont les moteurs de nos relations avec nos patients et nos partenaires médicaux.
Pour eux, nous nous engageons dans une démarche permanente d'amélioration de la qualité des soins et de la prise en charge.

Dans ce contexte, notre volonté est de participer activement à la modernisation et à la restructuration du système de soins sur chaque site d'implantation :

par une médecine de proximité : tenter de répondre aux besoins de la population locale en accord avec les Schémas Régionaux d'Organisation Sanitaire et Sociale;
par une médecine de complémentarité : développer les partenariats avec les acteurs publics et privés, participer aux réseaux de soins (Cancer, Douleur, Hygiène…);
par une médecine participant, en fonction des besoins, au service public hospitalier.

A l’échelle du groupe, nous coordonnons les politiques d’établissements en matière de :

vigilances sanitaires;
prise en charge de la douleur;
système qualité;
systèmes d'information;
management.

A ce titre, notre priorité est de faire évoluer l'ensemble de nos établissements au même rythme, par le biais d'une organisation permettant la mise en place dans chaque structure de procédures normalisées. 
 



Présentation de la Clinique Veronique


Citation:
 
Clinique Véronique
Centre de Santé Guyanais 97300 Cayenne

Le Centre de Santé Guyanais (CSG / Clinique Véronique) du Groupe Kapa Santé est un établissement Médico Chirurgical Obstétrical (MCO) d'hospitalisation privée, conventionné, classé en catégorie « A », agréé par le ministère de la santé et conventionné par la sécurité sociale, les mutuelles et les organismes de prévoyance. Il est spécialisé en médecine, chirurgie (viscérale, gynécologique, urologique, gastro-entérologie) et obstétrique.

Située au centre du quartier de développement urbain, la clinique devrait se positionner dans les années à venir comme un centre de référence pluridisciplinaire, MCO, mais aussi : dialyse, scanner...

En matière de lutte contre les infections nosocomiales, la clinique Véronique est classée en C
(dans le classement des hôpitaux et cliniques), avec un score ICALIN égal à 57/100.

La construction d'un bâtiment complémentaire abritant le traitement de l'insuffisance rénale chronique (Dialyse-Néphrologie)a été réalisée fin 2007.
A moyen terme, l’établissement sera agrandi au niveau de ses unités d'hospitalisation dans tous les secteurs. Il devrait être pourvu d'un plateau technique neuf comportant :

Un service de radiologie
Un service de chirurgie ambulatoire
Un bloc opératoire

Le bâtiment dans sa conception définitive devrait pouvoir être exploité et mis à disposition de la population locale dès le début 2009. Pendant la période des travaux, l'activité de la clinique se poursuivra et sera sans cesse renforcée par la venue de nouvelles équipes médico-chirurgicales et par la mise aux normes et la restructuration progressive de l'existant.

Un Scanner 64 barrettes a été installé et inauguré au mois de décembre 2006.
Un appareil de lithotripsie (permettant la destruction des calculs rénaux) est également opérationnel.

Historique

La clinique Véronique, actuel Centre de Santé Guyanais, a été créée il y a plus de 30 ans. Sa maternité a vu naître plus de 20 000 enfants pendant cette période, soit près de 10% de la population de Guyane.


La clinique est gérée par le Groupe Kapa Santé depuis 2006 qui a immédiatement entrepris un plan de restructuration. Celui-ci a débuté par la construction nouvelle d'un bâtiment entièrement destiné à accueillir un service de dialyse qui comprend aujourd'hui 16 postes.
L’établissement a également été agrandi au niveau de ses unités d'hospitalisation dans tous les secteurs. Il est pourvu d'un plateau technique neuf comportant :
• Un service de radiologie
• Un service de chirurgie ambulatoire
• Un bloc opératoire

Un Scanner dernière génération (64 barrettes), a été installé et inauguré au mois de décembre 2006, ainsi qu'un appareil de lithotripsie, permettant la destruction des calculs rénaux.

L'activité de la clinique se voit renforcée par la venue de nouvelles équipes médicochirurgicales ainsi que par la mise aux normes et la restructuration progressive de l'existant.

Chiffres clés
> 151 salariés
> 35 praticiens médecins et chirurgiens
> 1 centre de dialyse de 16 lits
> 30 lits de chirurgie
> 15 lits de médecine
> 15 lits d'obstétrique
> 5 lits installés de chirurgie ambulatoire
> 2 salles d'interventions
> 1 service de stérilisation centrale
> 2 salles de travail
> 1 salle de néonatologie
> 1 salle de surveillance post-interventionnelle
> 1 scanner dernière génération
> 1 salle de radiologie conventionnelle
> 1 lithotripteur
> 1 salle de cardiologie

Specialités
> Anesthésie
> Cardiologie
> Chirurgie O.R.L.
> Chirurgie Viscérale et Thoracique
> Chirurgie générale
> Chirurgie orthopédique et traumatologique
> Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique
> Chirurgie urologique
> Chirurgie vasculaire
> Chirurgie viscérale
> Gastro-entérologie
> Gynécologie - Obstétrique
> Kinésithérapie - Ostéopathie
> Laboratoire d'analyses médicales
> Médecine générale
> Néphrologie
> O.R.L.
> Ophtalmologie
> Pharmacien
> Radiologie 
 
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 #87 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 12 Fév 2013 16:11

Citation:
 
KOUROU : L'école internationale est-elle trop chère ?

Pierre-Yves CARLIER France-Guyane 11.02.2013


Ce sera une école de luxe. Pas par le choix des élèves, la mairie répétant qu'elle n'en fera pas un repaire de l'élite kouroucienne, mais par sa construction. Vendredi soir, le conseil municipal a arrêté le prix de la future école internationale. Elle coûtera 4,43 millions d'euros. L'État en paiera plus des trois quarts (3,44 millions), la mairie le reste (0,99 million).
La conseillère Yvane Golitin s'est abstenue. Elle trouve ce prix « extrêmement cher » pour dix salles de classes. À titre de comparaison, le groupe scolaire de Cogneau-Lamirande, inauguré fin 2011 à Matoury, a coûté 3,7 millions pour douze classes. Le coût de la construction oscillera entre 1 600 et 1 700 euros le m2, soit un tiers de plus que la moyenne des bâtiments publics.

LE PROJET LE PLUS CHER, MAIS « PLUS INNOVANT »
Jean-Étienne Antoinette a défendu son choix, qui est aussi le plus cher des trois projets en concurrence. Le maire a souligné que le rectorat et la préfecture avaient validé ce prix et leur participation à son financement. « Oui, on peut trouver ça très cher. Les espaces peuvent paraître généreux pour un établissement scolaire, mais des trois projets, c'est aussi le plus innovant. » Il a rappelé que le prix inclut aussi les équipements, notamment tout l'audiovisuel et l'informatique prévus pour l'apprentissage en langue étrangère. Et que l'école sera ouverte le soir à ceux qui veulent apprendre des langues : « Il s'agira de rentabiliser ces équipements. »

- Cette école, c'est quoi ?
Les élèves qui intégreront l'école internationale à la prochaine rentrée recevront des enseignements en français et dans leur langue maternelle. Les premières sections seront en anglais, espagnol et portugais. L'italien, le chinois et d'autres langues devraient suivre. Depuis cette année, cinq écoles de Kourou proposent déjà des enseignements en langue maternelle au sein de sections d'horaires aménagés en langues vivantes étrangères (Shalve). Le maire Jean-Étienne Antoinette a insisté sur le fait que « ce ne sera pas une école pour une élite » .
 
 


A ce prix là , j'espère que le projet inclu des possibilités d'extension , un amphithéâtre /salle de spectacle (une cantine , un dortoir, un jacuzzi... là je déraille ); et que le bâtiment sera fonctionnel et non estampillé "surcout de frais d'exploitation".

Ce que je retiens c'est surtout l'enseignement en langue maternelle, belle initiative. Dommage qu'ormis le portugais les langues locales (maternelles du plus grand nombre ) ne soient pas les premières mises en avant . Dure de croire que ce ne soit pas orienté niche pour enfant de travailleur UE déployé en Guyane.
Vue la multitude de langue sur ce territoire ce ne serait pas du luxe d'offrir en milieu scolaire un cadre à l’épanouissement des élèves par la pratique de la langue transmise par les parents.
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 #88 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 23 Juil 2013 11:27

Galère, galère! LA Guyane terrain propice pour tout type de péripétie/

Citation:
 
Les pèlerins bloqués, le cardinal évacué
Thomas FETROT Lundi 22 Juillet 2013 - 15h03

Une solution serait en passe d'être trouvée pour transporter les 670 pèlerins à Rio. Sans l'archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, qui a été évacué en Martinique après avoir été victime d'un malaise cardiaque aux Iles du Salut, samedi.

Une journée à la plage. Les 670 jeunes pèlerins n'avaient sans doute pas imaginé qu'ils arpenteraient encore le sol guyanais à quelques heures du lancement officiel des JMJ (Journées mondiales de la jeunesse) à Rio. Pourtant, ce matin, c'est bien le long de la route de Montabo, à Cayenne, que marchaient les membres des délégations parisienne, lyonnaise et guyanaise. Néanmoins, une lueur d'espoir est venue de l'évêque de Guyane, Monseigneur lafont, qui a indiqué que les jeunes catholiques pourraient s'envoler dès ce soir à destination du Brésil.
Comme hier, l'évêque s'est voulu optimiste. Selon lui, un ou deux avions devraient être affrétés dès ce soir pour transporter les pèlerins à Rio. Le nom de la compagnie aérienne n'a toutefois pas été dévoilé. En coulisses, plusieurs possibilités ont été avancées : des appareils venant des Etats-Unis (Atlanta, Miami) ou du Brésil, notamment. "Mais nous n'avons aucune certitude, déclare Marie Quioc, coordinatrice de la délégation lyonnaise. Nous n'avons eu aucune confirmation." Afin de patienter sereinement, un programme de détente a été concocté pour les jeunes des différentes délégations. Une messe a ainsi été organisé ce matin (11h30) à Zéphir, et ils disposent d'un "quartier libre" toit au long de l'après-midi. En fin de journée, si aucun départ n'est confirmé, une messe devrait être célébrée sur la plage, toujours à Zéphir. Sans le cardinal Barbarin.
En effet, l'archevêque de Lyon a dû être évacué en Martinique. Samedi, alors qu'il avait rejoint ses ouailles aux Iles du salut, l'homme d'église a été pris d'un malaise. Immédiatement transporté à Cayenne en hélicoptère, le cardinal a été victime d'une crise cardiaque à son arrivée. Son état de santé s'est toutefois rapidement amélioré. Il n'empêche que l'archevêque ne pourra participer, comme prévu initialement, aux JMJ de Rio.
 
 



Dans ce grand deprtement français, bien placé sur le continent ,cela ne semble pas surprendre qu'un malaise cardiaque nécessite un transfert vers des iles bien éloignées. signe flagrant de manque d'infrastructure.
Bien avant cela , un drame avait terni l'embelli apporté par la délégation de jeunes pélérin. Là encore , était mis en avant les carence des infrastructures.
Si l'on se fie à certain commentaire, dans ce départment qui lance des fusée de télécommunication, Certaine route fréquentées ne sont pas couvert par le résau téléphonique, alors que c'est bien pratique de pouvoir joindre les secours quand on est accidenté au bord de la route.

Citation:
 
Accident de bus en Guyane: une jeune participante aux JMJ décédée
17 juillet 2013 à 17:17 (Mis à jour: 18 juillet 2013 à 17:51)

Par AFP
Libération
Un grave accident de la route mercredi en Guyane impliquant un bus de jeunes participants aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) a coûté la vie à une Parisienne de 21 ans, tandis que trois personnes étaient entre la vie et la mort, endeuillant la délégation française de ce grand rendez-vous des catholiques.

L'accident s'est produit peu avant 8H00 locales (13H00 à Paris), à une soixantaine de kilomètres de Saint-Laurent du Maroni (ouest), sur la RN 1, principal axe de la Guyane qui relie cette ville à Cayenne, en passant par Kourou.

Le bus de ces jeunes catholiques, qui allaient visiter le centre spatial à Kourou, profitant de leur séjour guyanais, a été percuté frontalement par un camion, pour une raison encore inconnue.

«Une jeune fille de 21 ans est décédée, et on compte trois personnes dont le pronostic vital est engagé: les deux chauffeurs et un jeune homme, passager du bus qui ont tous trois été évacués en hélicoptère vers l'hôpital de Cayenne», a déclaré à l'AFP le procureur de la République à Cayenne, Ivan Auriel. Il y avait 23 personnes dans le bus et trois dans le camion.

«On compte aussi six blessés pour lesquels le pronostic vital n'est pas engagé. Ce sont des passagers du bus, qui venaient tous de Paris», a poursuivi le procureur, qui ouvrira jeudi «une information judiciaire pour blessures involontaires et homicide involontaire».

Outre les blessés les plus graves évacués vers Cayenne, d'autres ont été pris en charge à l'hôpital de Saint-Laurent. Le préfet Eric Spitz avait déclenché le plan Orsec-Nombreuses victimes.

Selon les premiers éléments de l'enquête, «l'accident s'est produit dans une ligne droite. Un camion avec une remorque sur laquelle se trouvait un tracto-pelle a quitté sa voie et est allé percuter l'avant du bus qui venait en face, au niveau du chauffeur», a raconté M. Auriel. «On voit clairement une trace de freinage. Le camion a ensuite éraflé tout le long du car, qui ne s'est pas couché», a-t-il ajouté.


«Admirable solidarité»


Environ 500 jeunes des diocèses de Paris, Évreux et Lyon étaient venus passer une semaine en Guyane, qui sert de base arrière pour des Français avant le début des JMJ à Rio de Janeiro, au Brésil, lundi prochain. Ils étaient accueillis dans différentes paroisses de ce département français d'Amérique du Sud, dont celle de Saint-Laurent.

«Cette nouvelle est un coup très dur. La délégation française est endeuillée. Nous pensons à Sophie, à ses proches, aux blessés graves et à la délégation française aux JMJ», a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Conférence des évêques de France, Mgr Bernard Podvin.

L’évêque de Guyane, Monseigneur Emmanuel Lafont, a annoncé qu'une messe serait donnée à 20H30 mercredi en la cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne. Il a souligné «l'admirable solidarité» qui s’était déployée, et indiqué qu»'on allait essayer de faire que les jeunes retournent dans leur famille d'accueil à Saint-Laurent aujourd'hui» (mercredi). Une intention de prière sera également délivrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris après les vêpres.

Selon une responsable de la communication du diocèse de Paris, 322 jeunes Parisiens étaient présents en Guyane pendant une semaine avant de se rendre au Brésil voisin.

Au total, quelque 5.500 jeunes Français participent aux JMJ, qui se dérouleront en présence du nouveau pape François.

Les ministres des Outre-mer Victorin Lurel, de l'Intérieur Manuel Valls et de la Justice, la Guyanaise Christiane Taubira, ont tous exprimé leur «émotion» après ce «tragique accident», présenté leurs condoléances aux familles et salué le travail des secours et des services de l’État mobilisés (une centaine de personnes sur place).

Une cellule d'information téléphonique du public a été activée par la préfecture (05.94.39.45.44 ou 05.94.39.45.51).

Les parlementaires guyanais ont aussi réagi: la députée Chantal Berthelot a fait part de sa «grande douleur», tandis que le sénateur Georges Patient a partagé sa «profonde émotion» mais aussi estimé que cet accident «mettait en lumière l'urgence de disposer de moyens héliportés, cruellement déficitaires» dans ce vaste département.
 
 
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 #89 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 02 Aoû 2013 11:16

Epilogue des JMJ, la case addition :
Citation:
 

JMJ : des souvenirs et des dettes
Thomas FETROT Mercredi 31 juillet 2013

Les 174 membres de la délégation catholique guyanaise, partis mercredi matin à Rio pour participer aux Journées mondiales de la jeunesse, sont rentrés hier en Guyane. Il va désormais leur falloir collecter des dons pour rembourser les frais du voyage.

Cinq jours de prières, de communion et de fête. Il s'agit, en substance, du résumé qui peut être fait du séjour à Rio des 174 pèlerins du diocèse de Guyane, à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Hier soir, c'est donc avec la tête pleine de souvenirs inoubliables que les 174 catholiques de la délégation guyanaise ont atterri à Félix-Eboué. Des souvenirs pour les ouailles, mais aussi quelques dettes à éponger pour les diocèses. En l'occurrence, pas moins de 400 000 euros.Pour mémoire, le départ pour Rio des 674 jeunes fidèles parisiens, lyonnais et guyanais était programmé dès le dimanche 21 juillet. L'avion de la compagnie brésilienne White Jets étant tombé en panne à Sao Paulo, les pèlerins ont été contraints de patienter trois jours avant que leurs diocèses ne parviennent à trouver une solution. Un séjour prolongé au cours duquel l'ensemble de la communauté catholique de Cayenne a été mise à contribution. Le conseil régional a aussi apporté son soutien en permettant aux JMJistes de dormir dans les gymnases de plusieurs lycées.Au final, c'est la compagnie Miami Air International qui a accepté d'affréter deux appareils. Une « opération sauvetage » de dernière minute qui n'avait, cela va sans dire, aucun caractère philanthropique. Les diocèses ont donc été dans l'obligation de régler une note de frais des plus élevées. Pour éponger l'important déficit, Paris, Lyon et Cayenne ont immédiatement lancé un appel à la générosité de tous les catholiques de France.Pour ce faire, un document a été mis en ligne sur le site des diocèses de Paris et de Lyon. « Nous comptons sur une mobilisation forte des catholiques pour combler le déficit engendré par cette opération » , est-il indiqué à l'attention des généreux donateurs. Pour l'heure, toutefois, il est encore impossible de connaître le montant des dons récoltés. « Nos services sont fermés, tout le monde est en vacances, explique la responsable de la communication du diocèse de Paris. Donc, même si des chèques arrivent ou des dons sont faits en ligne, on ne le saura qu'à la fin août. » Il ne reste plus qu'à attendre. Et prier, encore un peu.
 
 


Dans un territoire quasi enclavé (bien qu'entourer des pays désenclavé), l'utilité des grandes compagnies françaises est dans le cas pésent nul. On paye déjà au prix fort le moindre déplacement , alors qu'espérer du moindre moindre aléa.
Autant viser à ce que le territoire attire des compagnies aériennes voisines et ce même pour de brêves périodes. Tant qu'à trincquer autant s'offrir le luxe du choix du bourreau.
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 #90 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité locale pêle-mêle   Posté le: 25 Nov 2013 13:36

J'ai pas trouvé de sujets traitants des difficulté liée au foncier et autres, donc je poste ici:.
Guadeloupe :

Citation:
 
SAINTE-ROSE

Mobilisation en « col blanc » à La Boucan
Maurice DAMASE Jeudi 21 novembre 2013

Hier matin, les membres de LCDM ont bloqué la traversée de La Boucan. L'intervention des forces de l'ordre a fait un blessé du côté des militants et plusieurs interpellations.

Le collectif de défense mobile « La voix des sans voix » (LCDM) est passé à l'action, une nouvelle fois, en demandant à l'ensemble de la population d'être solidaire de cette grande opération « Tous en col blanc » , mise en place hier matin du côté de La Boucan. Ces hommes et ces femmes qui militent pour exiger que tous les habitants soient traités à la même enseigne que ceux qu'ils appellent les « cols blancs » , ont bloqué dès 2 heures la traversée de La Boucan, à ses deux extrémités.Les forces de l'ordre sont intervenues pour débloquer la circulation, aux environs de 8 h 30. Cette intervention a fait un blessé et plusieurs interpellations. Alain Lascary, un des porte-paroles du collectif aurait été frappé à la tête par un gendarme. Un coup de poing qui aurait fait tomber le syndicaliste, porteur d'une béquille. Ce dernier a été évacué au centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre/Les Abymes par les sapeurs-pompiers de Sainte-Rose.Les manifestants ont exigé une rencontre sur place avec les maires de Sainte-Rose et de Lamentin, ainsi que le président de la communauté d'agglomération du Nord Basse-Terre (CANBT), ou leur représentant, afin de programmer une réunion entre les différentes parties. Seul Richard Yacou, maire de Sainte-Rose, a fait le déplacement, sans pouvoir apporter de solution à la mobilisation.

« AVOIR LES MÊMES PASSE-DROITS »
Hubert Quiaba, porte-parole de LCDM, affirme qu'une majorité de la population assiste impuissante, depuis quelque temps, à une décadence du système social et économique de la Guadeloupe. Les militants voudraient que tout le monde ait les mêmes privilèges.« Cela fait un moment que nous suivons un certain nombre de dossiers pour lesquels nous constatons que le seul reproche qu'on peut faire aux victimes, est de ne pas être en col blanc. Parce que dans ce pays, celui qui est en col blanc a des passe-droits lui permettant d'entrer partout et de tout faire. C'est ce que nous dénonçons, aujourd'hui. Nous ne sommes contre aucune situation sociale, mais nous disons que nous devons avoir les mêmes privilèges. C'est pourquoi nous avons décidé de porter symboliquement un ruban blanc. Les dossiers que nous avons en notre possession montrent qu'au niveau foncier, il y a un petit groupe de békés qui mène la Guadeloupe en maître. Des ventes aux enchères se font n'importe comment, des chèques partent d'ici en 1992 et arrivent dans l'Hexagone en 2002, des maisons sont saisies, alors que les propriétaires ne doivent rien au Crédit foncier. Toutes ces (...) n'auraient pas eu lieu si les victimes étaient en col blanc. Nous exigeons que tout le monde soit traité à la même enseigne. » Les militants ont décidé de rester mobilisés pour se faire entendre.

Des affaires jugées malsaines
Les militants de LCDM disent se battre pour une série d'affaires qu'ils qualifient de malsaines et qui, selon eux gangrènent le pays. Pour justifier leur combat, ils citent certains cas :
- la maison d'une famille de Saint-François, vendue aux enchères en 2007, alors que l'intégralité de sa dette était payée. Son chèque de 200 000 francs, remis au comptoir du Crédit foncier en Guadeloupe, prend 10 longues années pour arriver au siège de la maison-mère en France.
- à Caillou, à Lamentin, des familles sont (...)ées pour des prêts dont elles n'ont vu ni la couleur, ni les valeurs.
- une famille de Petit-Bourg a sollicité les services d'un avocat pour défendre ses intérêts. Aujourd'hui, elle ne sait à quel saint se vouer car cet avocat, tombé amoureux de la villa familiale, use des moyens les plus machiavéliques et traîne les personnes au tribunal afin de récupérer l'habitation.
- les victimes de la Safer, missionnée pour gérer et mettre en place la réforme foncière, se comptent par milliers.
- à La Boucan, malgré les décisions actées et les engagements de l'État à poursuivre la RHI, la Safer et la Sémag décident de passer outre et continuent à vendre en catimini terres et maisons, au mépris du droit de privilège des occupants.
- à Caféière, à Lamentin, hold-up à visage découvert de la BNP Paribas. Dix hectares de terre sont détournés dans un silence de cathédral. La commune est en sommeil.
- à Débauchée (Sainte-Rose), une rivière, à l'origine au sud, se retrouve au nord.
- à Daubin (Sainte-Rose), avec la bénédiction des politiques, une famille s'accapare illégalement, plus de 200 hectares de terre.
- à Morne-Rouge (Sainte-Rose), des consorts refont l'histoire et révèlent que la section était baptisée Les Galbas.

La CGTG apporte son total soutien
Parmi les militants interpelés par les forces de l'ordre, figure un dirigeant de la CGTG. Le syndicat réagit et manifeste son total soutien aux mécontents. Il dénonce les provocations et les actes de violence des gendarmes, ainsi que la répression contre les riverains de La Boucan. Il exige également la libération immédiate de tous ceux qui ont été interpelés.
Le secrétaire général, Jean-Marie Nomertin, déclare : « Une nouvelle fois, la seule réponse du pouvoir colonial aux revendications légitimes de la population laborieuse, est la répression. Par contre, lorsque les patrons érigent des barrages, ils bénéficient d'une quasi-totale impunité. » Et de citer plusieurs cas pour confirmer ses propos : « En novembre 1996, les planteurs de banane avaient bloqué le port et l'aéroport et placé un camion citerne sur la piste. Il n'y a eu ni interpellation, ni coups de matraque.
Il en est de même lorsqu'au début du mois de décembre 2008, les transporteurs, appuyés par les présidents des collectivités, ont bloqué les routes de Guadeloupe. Récemment, les transporteurs et les patrons du bâtiment et des travaux publics ont bloqué eux aussi. Ils n'ont pas été réprimés. Mieux, ils ont été confortés par les pouvoirs publics. » 
 
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