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Actualité économique locale
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  Au coeur des Dom-Tom:   Sujet: Actualité économique locale

Missyna alna
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 #1 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 08 Aoû 2012 12:31

J'ai pas trouvé de sujet "pot pourri" sur le sujet.

Même laïus que celui sujet Actualité locale pêle-mêle, (ce dernier comporte aussi quelques brides d'actualité économique, je préfère scinder pour moins d'accumulation) :
Certains évènements ne font l'actualité qu'un court instant est n'induisent pas forcément de long débat mais valent peut être la peine d'être mentionné.
Ce sujet vise à offrir à chacun la possibilité de donner à chaud comme à "froid" son avis.

Nota: il peut aussi s'agir d'évènements pas du tout récents, et pas forcément prise de tête.
Les cas échéant , certaines réactions pourront être redirigée vers un post plus adéquat où le sujet en question est développé.



Évènement qui m'incite à créer ce sujet :

Citation:
 
La Codepeg ferme boutique

Kerwin ALCIDE France-Guyane 07.08.2012

La Coopérative a fermé son unique point de vente depuis fin juillet après vingt-six ans d'existence. La Codepeg compte désormais se recentrer sur ses deux autres activités qui sont la vente de carburant et de glace.


Depuis quelques jours, une pancarte barre l'une des vitres de la boutique de la Coopérative des pêcheurs de la Guyane (Codepeg). Elle annonce une « liquidation totale avant fermeture » . La boutique plantée sur la rive gauche du canal Laussat, près du marché de Cayenne, a baissé définitivement ses rideaux le 30 juillet dernier. Après 26 ans de bons et loyaux services.
« C'était le point de vente de référence des produits traités par l'usine » , explique René Gustave, président de la Codepeg, créée au début des années quatre-vingt afin de transformer les produits de la mer. Des générations de Guyanais ont ainsi acheté leurs crevettes, filets d'acoupa et autres dans ce magasin jadis très fréquenté. Sans oublier l'exportation vers les Antilles. Puis la Codepeg a dû affronter deux situations difficiles. « Nous avons cessé l'activité de transformation, poursuit René Gustave. Nous n'avions plus de productions propres » .
Depuis, la Codepeg achetait les produits transformés à la Cogumer (Compagnie guyanaise de transformation de produits de la mer) pour les revendre dans sa boutique. Autre souci, l'environnement de cette boutique. « Une zone quasi insalubre » , indique le président de la Codepeg, expliquant que l'entrée de la boutique est très souvent squattée, ce qui a certainement découragé bien d'acheteurs potentiels. Et, malgré les multiples actions pour faire partir ces indésirables, il a dû se rendre à l'évidence. « Nous étions très fortement pénalisés » , admet René Gustave, ajoutant que l'activité a été maintenue à perte pendant un long moment. Devant une « trésorerie tendue » , la Codepeg a fini par fermer boutique, trouvant un accord avec l'unique salariée travaillant dans la boutique.
Désormais, la coopérative entend se recentrer sur ses deux autres activités phares : la vente de carburant et de glace. « Nous envisagerons d'ajouter une nouvelle activité » , poursuit le président. La Codepeg pourrait, si ses finances le permettent, entamer l'activité de ravitaillement. Dans le secteur de la pêche, cela signifie la vente de petits matériels nécessaires à cette activité, comme les filets, les cordes...
Cette activité ne se fera pas dans le local de la boutique qui pourrait rapidement rouvrir sous une autre enseigne.
 
 


Des entreprises ferment et ouvrent tous les jours aurait t'on la facilité de dire. Néanmoins , c'est navrant de voir certaine activité péricliter alors que la main d’œuvre à disposition ne manque pas.

Dans la même veine :
Citation:
 

Unifipêche a définitivement coulé

P.-Y.C. France-Guyane 01.10.2011

Le tribunal de commerce a prononcé la liquidation d'Unifipêche. D'ici deux mois, les derniers crevettiers seront rentrés au port. L'entreprise faisait travailler 130 personnes.


Unifipêche, c'est fini. Depuis mercredi, l'armateur spécialisé dans la crevette est en liquidation judiciaire. La décision laisse 130 salariés sur le carreau. Elle met aussi fin à un déficit chronique d'environ un million d'euros par an depuis dix ans. Cette année, la Compagnie des pêches Saint-Malo, propriétaire d'Unifipêche, s'attendait à ce qu'il dépasse le million.
La seule issue envisageable, aujourd'hui, est une reprise. Les candidats ont jusqu'à fin novembre pour présenter un dossier. Un seul semble en mesure de le faire : Abchée père et fils, dont nous n'avons pas pu joindre les dirigeants hier.
Victime de nombreux vols
Unifipêche est née à la fin des années 1980. Après avoir pêché 4 156 tonnes de crevettes en 1994, la flotte guyanaise s'est effondrée, jusqu'à 1 326 tonnes en 2009. Hausse du prix du carburant, grèves et vols ont eu raison de l'activité.
Plusieurs sociétés ont mis la clef sous la porte. La flotte guyanaise a chuté de 69 bateaux en 1990 à 17 l'an dernier.
Comme cela a été rappelé lors du dépôt de bilan fin juin, Unifipêche était victime de nombreux vols : crevettes pêchées en mer, carburant acheté au Suriname et pièces détachées avaient tendance à disparaître. Comment ? « Dieu seul le sait » , confie une source proche du dossier. Et aucune enquête n'a essayé de le savoir, malgré d'innombrables plaintes de la direction.
Ces dernières années, la société mère a réinjecté quatre millions d'euros dans la boutique. À fonds perdus ou presque. Lors d'un conseil d'administration mi-juin, ses responsables ont décidé d'arrêter les frais. Ils signaient quasiment l'arrêt de mort de l'armateur.
En juillet, la direction déposait le bilan. Depuis, les bateaux qui rentrent au port ne repartent plus. Mercredi, le tribunal de commerce a fixé l'arrêt des activités à fin novembre. À moins qu'un repreneur...






[url=http://www.franceguyane.fr/actualite/economie-consommation/l-avenir-incertain-des-anciens-salaries-d-unifipeche-19-01-2012-114092.php]
L'avenir incertain des anciens salariés d'Unifipêche[/url]

Thomas FETROT France-Guyane 19.01.2012

Après la liquidation de leur entreprise, le rachat de onze des quinze crevettiers de la flotte par des armateurs guyanais en début d'année permet à une partie des 130 anciens salariés d'Unifipêche d'espérer retrouver un emploi dans les prochains mois.


Pour les salariés d'Unifipêche, la fin de l'année 2011 a été particulièrement éprouvante. Ce, même si le dénouement était annoncé depuis de longs mois. Après la liquidation de la société par le tribunal de commerce en octobre, des procédures de licenciement ont été entamées pour l'ensemble des 130 employés. Certains ont pris leur retraite, d'autres se sont tournés vers une formation. Quant au reste du personnel, il s'est tout simplement retrouvé sans emploi. Une situation qui pourrait changer dans les prochains mois, à en croire Jocelyn Médaille, le président du Comité régional des pêches.
L'optimisme qu'affiche le dirigeant résulte principalement du rachat de onze des quinze crevettiers de la flotte d'Unifipêche par des armateurs locaux. En effet, mercredi 11 janvier, la société Cogumer (Compagnie guyanaise de transformation des produits de la mer) a fait l'acquisition de cinq chalutiers de pêche à la crevette, tandis que les entreprises Abchée et Soudine en ont acheté trois chacune. « J'aurais été plus satisfait si tous les bateaux étaient restés en Guyane, commente Jocelyn Médaille. Mais il y avait du monde à la vente aux enchères. Des acheteurs martiniquais, d'autres venus de métropole et de l'étranger... » De fait, trois des navires ont été emportés par un armateur surinamien. Le dernier bateau s'est échoué dans le panier d'un particulier.
Les enchères ont débuté à hauteur de 30 000 euros et n'ont pas excédé 50 000 euros. Quand il est précisé que le prix d'un crevettier neuf de fabrication Steiner approche le million d'euros, il est aisé de percevoir « l'affaire » réalisée par les acheteurs. Néanmoins, les bateaux vont devoir subir de nombreuses réparations. « On espère que dans trois mois ils reprendront la mer, précise Jocelyn Médaille. Et avec ces reprises, certains anciens salariés d'Unifipêche vont sûrement retrouver du travail. Mais il y aura plus de casse concernant le personnel à terre. Parce que les entreprises qui ont racheté les bateaux ont déjà leurs équipes. » Néanmoins, pour l'heure, les anciens salariés d'Unifipêche restent suspendus à la décision des dirigeants de Cogumer, Abchée et Soudine. Mais aussi à l'avenir de la filière crevettière.
En effet, le président du Comité régional des pêches n'oublie pas de rappeler les difficultés structurelles auxquelles les pêcheurs vont se heurter. « Avoir racheté les bateaux, c'est bien, mais il faut les faire fonctionner, lance-t-il. Or, sur le port du Larivot, la moitié des quais est fragilisée. Ils ne sont plus assez solides pour accueillir les 29 bateaux qui vont en partir. Pourtant ils n'ont pas plus de 7 ou 8 ans. » Et il ne s'agit que d'un problème parmi d'autres. La pêche illégale, notamment. Un point sur lequel le sénateur-maire de Mana, Georges Patient, a interpellé le ministre de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Alimentation, de la Ruralité et de l'Aménagement du territoire. « Le pillage des ressources maritimes est principalement le fait de pêcheurs qui viennent des pays voisins, le Brésil et le Suriname » , a déclaré le sénateur. Des activités illégales auxquelles s'ajoute une concurrence organisée. Ainsi, au Suriname, 300 000 euros ont été investis dans deux entreprises de pêche crevettière qui ont obtenu un écolabel. Un apport financier qui leur a permis de se séparer du tiers de leur flotte et d'acquérir de nouveaux filets qui épargnent les tortues et les petits poissons.
Par ailleurs, si les 29 crevettiers sillonnent la mer et rapportent leurs 50 à 60 tonnes de crevettes, il faut pouvoir traiter la marchandise. Des unités de transformation supplémentaires sont donc, de l'avis de Jocelyn Médaille, « un impératif afin de conforter la filière » . Il s'agira, sans aucun doute, de l'une des priorités du nouveau président du Comité des pêches, dont l'élection est prévue à la mi-février.
- Le Comité élit son président
Le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Guyane (CRPMEN) va procéder à l'élection de son président à la mi-février. Pour l'heure, les candidats ne sont pas légion. « Normalement, le mandat court sur 5 ans, mais il a été écourté à la suite d'une modification de la loi, explique l'actuel président, Jocelyn Médaille. Donc, même si les dernières élections ont eu lieu il y a deux ans, il y en a encore cette année. » Jocelyn Médaille, fort d'un bilan qu'il qualifie de « pas mal du tout » , espère être reconduit une troisième fois.
- Pétrole : des inquiétudes
Le projet d'exploitation d'une plate-forme pétrolière au large de la Guyane provoque quelques inquiétudes chez le président du Comité régional des pêches. Jocelyn médaille explique : « On n'est pas contre le projet. Mais on doit protéger nos intérêts. Parce que le moindre incident peut avoir des conséquences dramatiques pour la pêche guyanaise. Ça fait partie des gros dossiers sur lesquels ont devra veiller parce que, quand on nous parle d'environnement, on oublie souvent les pêcheurs. » 
 


Les petits méfaits par ci par là ont très souvent de très lourdes conséquences.
Ils ont quand même pris du temps avant de décider de lâcher l'affaire.

Citation:
 
[url=http://www.franceguyane.fr/actualite/economie-consommation/le-larivot-risque-t-il-de-finir-en-vieux-port-06-10-2011-104017.php]
Le Larivot risque-t-il de finir en « vieux port » ?[/url]

Kerwin ALCIDE France-Guyane 06.10.2011


Alors que la mairie de Matoury, propriétaire du port continue à rêver à un avenir meilleur malgré l'annonce du départ d'Unifipêche, la Chambre de commerce est plus qu'inquiète suite aux arrêts successifs d'entreprises de pêche. La CCIG pourrait même rendre la concession avant la fin de cette année.


Jean-Pierre Roumillac rêve toujours d'un « port à vocation commerciale » . Et même la liquidation judiciaire de la société Unifipêche n'est pas de taille à doucher ses ardeurs. « Unifipêche est l'une des principales entreprises du port du Larivot » , reconnaît Yannick Ho-You-Fat, directeur du port pour le compte de la commune de Matoury. Il estime que les ennuis de cette société ne peuvent pas empêcher les projets de voir le jour. « Les entreprises naissent, vivent et meurent » , annonce-t-il, philosophe.
En cette matinée ensoleillée, le port « semi-industriel » du Larivot ne connaît pourtant pas une très forte activité même si une unité de transformation alimente la population en poisson. La zone de carénage, présentée comme la seule du nord de l'Amérique du Sud répondant aux normes européennes, compte seulement deux navires laissés aux soins des réparateurs. Sur les quais, des dizaines de navires dont quelques épaves sont amarrées.
Le port du Larivot, jadis quatrième port français de pêche, a depuis perdu son rang. « Nous avons chuté » , confie Yannick Ho-You-Fat qui ne doute pas d'une reprise d'activités dans les années à venir. Depuis près de trois ans, Jean-Paul Le Pelletier, lui, constate une baisse d'activités et ne partage donc pas l'optimiste matourien. « L'arrêt d'Unifipêche pèse vraiment sur la pérennité du port du Larivot » , concède-t-il. Le président de la Chambre de commerce et d'industrie présente cette société comme « le principal client du port » .
Redynamiser le port
Avec l'arrêt d'Unifipêche, le port perd donc une grosse partie de sa flottille (17 navires) mais reste le point d'attache des navires des sociétés Florus, Cogumer et Abchée.
Jean-Paul Le Pelletier croit savoir que moins d'une dizaine de navires français pêchent encore. Ce sont surtout les bateaux battant pavillon vénézuélien, mais disposant de licences françaises qui débarquent leur cargaison au Larivot. « Nous sommes très inquiets pour l'avenir du port » , poursuit le président de la CCIG qui a la concession du port depuis 1984.
La ville de Matoury en est propriétaire depuis quatre ans. On comprend mieux la volonté de la commune de redynamiser cet outil : « On ne peut pas laisser mourir un port qui bénéficie d'installations remarquables » , souligne Yannick Ho-You-Fat.
Depuis plusieurs mois, la mairie de Matoury étudie les moyens pouvant permettre au Larivot de retrouver une pleine activité. Si la reprise de la société Unifipêche reste une piste très importante, l'implantation de nouvelles entreprises n'est pas à écarter. La Chambre de commerce à l'instar d'autres professionnels du secteur avait vu d'un bon oeil que la société Abchée s'y implante.

Un sol pollué
Un point, toutefois pose sérieusement problème. Une pré-étude aurait soulevé des inquiétudes quant à la pollution du sol. Le port du Larivot a abrité un dépôt de carburant. On parle de « traces d'eau polluante » , confirme le directeur du port mais il reste à faire l'analyse du risque. L'objectif est de connaître les taux et savoir s'ils dépassent les seuils en vigueur. « Le port n'est pas entièrement pollué » , rassure Yannick Ho-You-Fat, très confiant.
« Partout en France, on a construit des usines sur des sites potentiellement pollués » , explique-t-il. Mais l'entreprise Abchée, avant de connaître les résultats des analyses en cours, a préféré construire son usine à Rémire-Montjoly. Les travaux viennent de commencer.
Point découragée, la ville de Matoury étudie d'autres pistes comme la location de l'ancien bâtiment de la CFPN (Compagnie française de pêche nouvelle), fermée en 2005. « Le maire veut ouvrir le port au public » , répète à l'envi le directeur, évoquant des possibilités comme la mise à l'eau des embarcations personnelles, ou un restaurant pour déguster les produits de la mer. Au jour d'aujourd'hui, le Larivot occupe moins de 50% de son assise foncière. Le schéma directeur, en cours d'élaboration, devra ainsi confirmer les pistes à suivre. « Nous attendons la réponse du concédant » , indique Jean-Paul Le Pelletier, évoquant ce schéma. Peu optimiste sur le devenir de cette structure, le président de la Chambre de commerce confie même que les élus consulaires pourraient, avant la fin de cette année, décider de rendre la concession. Cette décision pourrait constituer un nouveau coup dur pour le port du Larivot qui n'avait pas besoin d'autant d'obstacles sur son chemin. Au risque de devenir à son tour, un nouveau vieux port...


- La crevette victime du carburant
Malgré l'arrêt d'Unifipêche, Jocelyn Médaille, président du Comité régional de pêche (CRP) n'est pas inquiet pour l'avenir de la crevette guyanaise. En dépit de son absence récurrente l'an passé, il constate « une meilleure pêche » en 2011. La rareté de la crevette ces derniers mois, il le met sur le dos des cycles et aléas climatiques qui ont perturbé la reproduction, entre autres. Désormais, estime le président du CRP, la ressource est là. Mais d'autres facteurs viennent perturber la pêche à la crevette sauvage : le prix du carburant malgré la détaxe. Avec la flambée des prix, les armateurs ont « changé leur stratégie de pêche » , confie Jocelyn Médaille. « Les bateaux restent moins longtemps en mer » et « se déplaceraient moins pour ne pas trop consommer » . Conséquence, les campagnes sont écourtées donc moins productives. Il faudrait au moins 44 000 euros de carburant, par bateau et par campagne. Mais le président du CRP se veut optimiste : « L'activité crevette n'est pas terminée » . L'an prochain, il estime qu'au moins 14 bateaux seront en activité contre dix actuellement, en comptant ceux d'Unifipêche encore en campagne. En 1997, par exemple, la Guyane comptait plus de 60 bateaux dédiés à la seule crevette. 
 


En bonus :
Citation:
 
Guyane : la lutte contre la pêche illégale se poursuit

Vendredi 3 août 2012 à 12h00
Source : AFP

Deux navires de pêche battant pavillon du Venezuela, en situation de pêche illicite au large de Kourou (Guyane française), ont été arraisonnés puis déroutés mercredi par le patrouilleur de la Marine nationale "La Gracieuse".


L'arraisonnement a été opéré "à près de 30 (miles) nautiques au large de Kourou" et "le produit de leur pêche a été rejeté à la mer", a indiqué la préfecture de Guyane dans un communiqué.


Les deux capitaines des bateaux ont été placés en garde à vue et seront "jugés vendredi en comparution immédiate", ajoute-t-on de même source. Les navires seront immobilisés au port militaire du Larivot, désarmés puis détruits.


Il s'agit du 15e déroutement de navire en situation de pêche illégale depuis le début de l'année et "le 6e depuis le début du mois de juillet", précise la préfecture.

Le 28 juillet, une "tapouille" (embarcation typique de l'Amazonie) de pêche brésilienne avait été arraisonnée à 8 km de la frontière franco-brésilienne puis déroutée vers le port du Larivot où la Marine nationale avait procédé à son désarmement.

Placé immédiatement en garde à vue puis jugé en comparution immédiate, le capitaine de cette embarcation brésilienne a été condamné mercredi "à 12 mois de prison dont un ferme" par le tribunal correctionnel de Cayenne.

Le 23 juillet, un navire de pêche artisanale français avait été arraisonné par "des pirates" armés, qui s'étaient emparés de leur moteur hors-bord dans l'estuaire du fleuve Approuague (est), toujours selon la préfecture.

Régulièrement, des navires en provenance du Suriname, du Brésil mais aussi du Venezuela viennent pêcher illégalement dans les eaux poissonneuses de Guyane. 
 


Au lieu d'illégale, j'aurais tendance à considérer qu'il s'agit d'action non autorisée par les autorités qui se sont attribué des droits d'exploitation sur un territoire fournis gracieusement par la nature.(discours de l'esprit anarchique qui sommeil en moi).
Néanmoins, vu qu'il s'agit là de goutte d'eau dans un océan de navire, je me demande quel sont les positions/actions de différents gouvernements concernés (et apparemment c'est pas joué pour une concertation efficace).

Citation:
 

Lutte contre la pêche illégale en Guyane - 13 ème législature

Question écrite n° 21883 de M. Georges Patient (Guyane - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 19/01/2012 - page 138

M. Georges Patient attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les conséquences de la pêche illégale en Guyane française. En effet, depuis plusieurs années, celle-ci s'est fortement accrue dans le département menaçant la pérennité de la ressource halieutique. Ce pillage des ressources maritimes est principalement le fait de pêcheurs qui viennent des pays voisins, le Brésil et le Suriname.

Cette pêche illégale menace un secteur économique qui demeure, malgré de nombreuses contraintes, dynamique et porteur d'avenir. Il est en effet le seul secteur à couvrir en totalité les besoins en consommation de la population locale mais aussi à exporter, en majeure partie vers le marché des Antilles françaises, chaque année plus de 1 800 tonnes de poissons. L'acoupa rouge est notamment l'espèce la plus prisée et conséquemment celle qui est la plus pêchée par les pêcheurs illégaux.

Un cri d'alarme a été lancé par les pêcheurs de Guyane faisant appel à l'État français afin qu'il intervienne auprès des autorités brésiliennes et surinamaises pour que cesse ce qu'ils qualifient de « piratage » des eaux de la Guyane.

Aussi, il demande quelles mesures concrètes et urgentes le Gouvernement entend prendre pour pallier ce problème et aider ce secteur clé de l'économie guyanaise.


Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire
publiée dans le JO Sénat du 08/03/2012 - page 637

L'attention du Gouvernement est appelée sur les activités de pêche en Guyane pratiquées de manière illégale et massive par les navires provenant du Brésil et du Suriname, essentiellement dans la zone économique exclusive, qui porteraient atteinte à la pérennité de la ressource et fragiliseraient la filière pêche locale.
Cette préoccupation a été également relayée par le président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) auprès du Président de la République.

Le Gouvernement est particulièrement mobilisé contre la pêche illicite qui constitue un pillage des ressources naturelles de la Guyane. Il entend faire respecter la souveraineté de l'Etat sur l'ensemble de l'espace maritime en Guyane. À ce titre en 2011, 20 embarcations de pêche dénommées « tapouilles » et 47,25 km de filets ont été saisis ainsi que 24,2 tonnes de poisson.
En outre, des contrôles au débarquement on été effectués par la direction de la mer. Ce dispositif de contrôle des pêches a été renforcé par la mise en œuvre de la réglementation communautaire sur la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non règlementée ou pêche INN depuis le 1er janvier 2010 (Règlement (CE) n° 1005/2008 et (CE) n° 1010/2009) qui prévoit la validation de certificats de capture par les autorités des pays tiers à l'Union européenne (UE) dont les navires pêchent et débarquent des captures en Guyane ainsi que la possibilité de saisir la Commission européenne sur les situations de présomption de pêche illicite non déclarée et non réglementée (INN).
Ces mesures qui nécessitent la présentation de dossiers documentés de la part des autorités françaises à la Commission européenne peuvent permettre, à l'issue d'une procédure contradictoire, soit de procéder à l'inscription des navires de pêche sur la liste communautaire des navires INN, rendant en principe impossible toute activité de pêche de ces navires, soit de peser sur les autorités du pays tiers concerné au titre de la procédure d'État non coopérant qui, si elle aboutit, conduit à interdire toute relation avec l'UE en matière de pêche.

Enfin, les sanctions relatives au contrôle des pêches ont été récemment renforcées dans le cadre de la codification des mesures législatives liées à la pêche maritime et à l'aquaculture dans le livre IX du nouveau code rural et de la pêche maritime, avec notamment la possibilité de destruction des embarcations saisies sur décision du juge (un peu rude , mieux vaut faire payer un amende salé avant restitution du navire, ou le mettre en vente).

Il n'en demeure pas moins qu'une réponse efficace et durable au phénomène de pêche INN passe par le renforcement de la coopération avec le Brésil et le Suriname, coopération qui est systématiquement recherchée par le Gouvernement. À ce titre des échanges réguliers sont effectués avec le Brésil au travers de la commission mixte transfrontalière qui a été mise en place mais qui demeure pénalisée par la complexité des relations entre les différentes administrations brésiliennes. Une intensification des échanges est prévue. Pour le Suriname, la perspective de recherches et d'exploitations pétrolières rendant nécessaire un accord de délimitation maritime avec la France pourrait faciliter la coopération en matière de lutte contre la pêche INN. La lutte contre la pêche INN en mer et au débarquement en Guyane demeure l'une des priorités du Gouvernement, en étroite coopération avec la Commission européenne 
 
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Prochain tour , c'est la cas du pétrole qui sera traité.
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Missyna alna
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 #2 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 09 Aoû 2012 16:02

Avant le pétrole, un petit tour en Guadeloupe :

Cahier France-Antilles spécial "Spécial Entreprendre - Guadeloupe 2012" : http://ghm-antillesguyane.fr/feuilletage/pageflip97/quotidiens/fag/entreprendre_2012/

Téléchargeable au format pdf.

Introduction :

Citation:
 
EDITO. L'économie sous perfusion
L'économie guadeloupéenne a besoin, outre des consommateurs, d'aides publiques. Celle-ci se traduisent par des aides européennes, aux filières porteuses ou non, par des aides régionales dans certains secteurs clés, par des aides départementales, surtout ces dernières pour aider les familles, ce qui induit une consommation. Les aides européennes se poursuivent. Ainsi, il y a quatre enveloppes de subventions qui restent ouvertes jusqu'en 2013. 871 millions qui devraient permettre de soutenir la pêche, l'agriculture au sens large du terme, des infrastructures. mais aussi des actions intellectuelles comme la formation, l'insertion.
Victorin Lurel, nouveau ministre des Outre-mers, président du conseil régional, a toujours soutenu l'économie depuis son élection en 2004. La Région consacre 53 millions à cette action, troisième poste budgétaire après l'éducation et la formation.
Le conseil général, présidé par Jacques Gillot, met entre 80 et 100 millions d'euros à son progralmme d'investissement. Mais c'est aussi 423 millions d'euros pur l'allocation personnalisée d'autonomie, 117 millions pour le RMI-RSO, sans oublier que le Département est le plus gros employeur de l'archipel, avec 2 200 agents dont les salaires ont un réel impact sur l'économie.
Quel diagnostic fait Charles apanon, directeur régional de l'IEDOM ? Que la conjoncture s'améliore, lentement, dans un contexte pas facile.
Notre rédaction a rencontré des hommes, des femmes, des innovateurs, qui pensent que la Guadeloupe mérite bien des efforts. 
 



Sommaire :


FONDS EUROPEENS. Les caisses ne sont pas encore vides
Les chiffres clés de l'économie locale
Victorin Lurel : « La volonté d'aller ensemble de l'avant est indéniable »
Jacques Gillot : « Nos interventions soutiennent l'économie locale »
Charles Apanon : « 2011 en Guadeloupe, une reprise en dépit des incertitudes »
Colette Koury : « Rééquilibrer le développement du territoire »
Willy Angèle : « Le temps n'est plus à l'inquiétude ou l'angoisse »
France Desalme : « Développer la production locale, c'est créer des emplois ! »
Laurent Martens : « La croisière basée, l'une de nos priorités »
Un grand coin de ciel bleu
Le melon de Guadeloupe protégé
Une lueur au bout du tunnel
Ehpad : booster l'activité dans les communes
Artisans : plus nombreux mais plus petits
Thierry Noglotte : l'innovation en sacerdoce
Le nouveau visage de la grande distribution
La Guadeloupe continue d'entreprendre
L'auto-entrepreneuriat, victime de son succès ?
« L'immobilier d'entreprises reste un marché porteur »
Environnement : « La Guadeloupe a un vrai potentiel de croissance »
« On enfouit de moins en moins les matières valorisables »
Première étude du marché de la pub
« 411 microcrédits en 2011 »
Caraïbe Deal Voyage : LE site
Cogeirisk : pour éviter tout scénario catastrophe
Guadeloupe Coutellerie : une qualité garantie à vie
Gamma Ingénierie, ambition Caraïbe
Deter : Ses petits bikinis deviendront grands
L'Habitation Séverin : l'événementiel d'abord !
Kamela Beauty Spa
Délices du Papillon, l''innovation à petits pas
mode d'emploi.com : une méthode Assimil pour dégoter jobs et infos pratiques
La Société Nouvelle de Récupération
West Indies Marine : la plus grande surface dédiée à la mer
Tessa : le parfum de l'imaginaire
Terre-de-Haut passe au tourisme numérique !
Un dock flottant pour la réparation navale
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Belboug
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 #3 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 10 Aoû 2012 19:42

Projet de production d’électricité géothermique dans les îles des Caraïbes Orientales


Les deux exécutifs régionaux, Serge Letchimy et Josette Borel-Lincertin, se sont rencontré le 8 Août dernier à l'antenne du conseil régional (aux Abymes) pour évoquer la question relative à la poursuite du projet de production d’électricité géothermique sur la Dominique, dont l'objectif est d'offrir à la Martinique et à la Guadeloupe des perspectives exceptionnelles de réduction du prix de l’énergie.

Contexte
Les îles des Caraïbes Orientales dépendent fortement des hydrocarbures importés pour leur production électrique. Cette dernière est fournie essentiellement par des centrales thermiques, compte tenu du faible coût d'investissement et de la relative facilité d'exploitation. Mais la dépendance des économies locales envers ce type de production électrique aboutit à faire face à des défis sérieux, comme leur vulnérabilité à la volatilité du prix international du pétrole,l’épuisement des réserves de change et la sensibilité aux impacts environnementaux de la consommation d'hydrocarbures.

Par ailleurs, le bassin des Caraïbes est une région volcanique active au grand potentiel géothermique. Des explorations géothermiques ont eu lieu dans plusieurs îles volcaniques de la région, dont l’île de la Dominique, particulièrement propice au développement de la géothermie.
Des études y montrent en effet l'existence d'un potentiel géothermique de plus de 100 MW, ce qui est très supérieur à la consommation propre de l’île (la puissance installée y est de l'ordre de 20 MW).

Le prix de l’électricité à la Dominique est l'un des plus élevés au monde et représente un handicap important pour le développement économique de l’île. De ce fait, la production d’électricité d'origine géothermique offre des perspectives exceptionnelles de réduction du prix de l’électricité.

Si la production d’électricité géothermique peut s'envisager pour satisfaire les seuls besoins de la Dominique, il paraît également intéressant pour l’île d'envisager un développement plus important permettant l'exportation d’énergie géothermique vers la Guadeloupe et la Martinique. Le potentiel géothermique de la Dominique offre ainsi des perspectives significatives d'exportation d'une énergie propre et compétitive par l'intermédiaire d'une interconnexion des îles par câbles sous-marins.

Objectifs
Ce projet a pour finalité de lever les obstacles techniques, institutionnels et financiers pour permettre le développement par un opérateur privé de la production électrique d'origine géothermique à la Dominique, associé à une interconnexion sous-marine avec la Guadeloupe et la Martinique.

Plus spécifiquement, trois objectifs sont définis :
· Lutter contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre issues de la production électrique actuelles dans les trois îles concernées ;
· Contribuer au développement économique de la Dominique par un renforcement de ses capacités d'exportation, l'abaissement du coût de l’électricité et la diminution de la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures importés ;
· Participer au développement durable de la Guadeloupe et de la Martinique en augmentant la part des énergies propres à des conditions économiques intéressantes.

- Un schéma pour mieux comprendre la géothermie : http://www.brgm.fr/brgm/geothermie/presentation.htm

- Le projet complet en PDF
http://www.google.fr/search?gcx=c&sourceid=chrome&ie=UTF-8&q=projet+de+production+d%E2%80%99%C3%A9lectricit%C3%A9+g%C3%A9othermique+sur+la+Dominique
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 #4 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 24 Aoû 2012 11:40

Source : http://www.developpement-durable.gouv.fr
Citation:
 
Réforme des ports d'outre-mer


16 février 2012

Annoncé dans le cadre du Comité interministériel de la mer du 10 juin 2011 à Guérande (Loire-Atlantique) par le Premier ministre, le lancement de la réforme des ports d'outre-mer constitue un prolongement de la réforme portuaire intervenue en 2008 pour les ports de métropole.

Cette réforme a transformé les ports autonomes en grands ports maritimes. En raison de la disparité des statuts des ports maritimes des départements d'outre-mer relevant de l’État (port autonome de la Guadeloupe, ports concédés aux CCI en Guyane, Martinique et Réunion), le Gouvernement avait décidé que cette réforme ne concernerait, dans un premier temps, que les seuls ports métropolitains.

Objectif de la réforme
16 février 2012 (mis à jour le 17 février 2012)


Le projet de réforme doit permettre aux ports d'outre-mer relevant de l’État (Fort-de-France (Martinique), Dégrad-des-Cannes (Guyane), Port-Réunion (Réunion)) ainsi qu'au port autonome de la Guadeloupe de se transformer en grands ports maritimes.

Ils deviendront ainsi des établissements publics de l'Etat à personnalité morale propre, chargés de l'ensemble des missions d'aménagement, de gestion, d'exploitation et de promotion des ports. Cela leur permettra de mieux répondre aux exigences de performance et de compétitivité qu'imposent l’évolution du commerce maritime international et la concurrence avec les ports étrangers.

La réforme doit également contribuer, dans chacun des départements d'outre-mer, au développement de l’économie locale. Les ports sont en effet au cœur de la chaine logistique d'approvisionnement de ces territoires dont ils constituent un élément essentiel de compétitivité.

La place des collectivités territoriales sera nettement renforcée par rapport à la situation actuelle, afin que le développement des ports d'outre-mer accompagne et favorise l’évolution des territoires sur lesquels ils sont implantés. La représentation accrue des chambres de commerce et d'industrie, très impliquées jusqu’à présent dans les ports en outre-mer est également accrue du fait, entre autre, de leur position particulière de concessionnaire.

Principaux axes de la réforme
16 février 2012 (mis à jour le 17 février 2012)

Pour concrétiser cette réforme, une loi portant réforme des ports d'outre-mer relevant de l'Etat et diverses dispositions d'adaptation de la législation au droit de l'Union européenne dans le domaine des transports, a été définitivement votée le 13 février 2012 afin de prendre en compte les spécificités outre-mer. Elle a fait l'objet d'un examen en première lecture à l'Assemblée nationale le 15 décembre dernier et au Sénat le 26 janvier dernier.


Les trois ports d'intérêts nationaux actuellement concédés aux chambres de commerce et d'industrie (CCI) (Fort-de-France (Martinique), Dégrad-des-Cannes (Guyane) et Port-Réunion (Réunion)) ainsi que le port autonome de la Guadeloupe seront transformés en grands ports maritimes, établissement public nationaux, mieux à même de diversifier leurs ressources.

Les futurs grands ports maritimes seront notamment chargés de missions d'autorité, d'ingénierie, de promotion de la place portuaire et de gestion du domaine public. Ils regrouperont les personnels des services portuaires des DEAL (environ 79 agents) et les personnels actuels de la concession portuaire (environ 341 agents), soit environ un total de 420 agents.

En terme de gouvernance, ils seront dotés, tout comme dans le régime des grands ports maritimes métropolitains, d'une gouvernance modernisée mais adaptée aux spécificités ultramarines avec la création :

d'un conseil de surveillance de 17 membres ;

d'un directoire collégial de 3 membres ;

d'un conseil de développement de 20 membres.


Un conseil de développement portuaire, consultatif, permettra d'assurer la représentation des milieux professionnels, sociaux et associatifs intéressés par la vie portuaire y compris les consommateurs ainsi que les collectivités territoriales et leurs groupements.

Dès la création des grands ports maritimes en outre-mer et contrairement aux dispositions appliquées aux GPM métropolitains, l'ensemble des activités de manutention demeurera de la compétence de ces nouveaux établissements publics portuaires, avec une faculté pour chacun des ports de prévoir à terme une cession des outillages selon les possibilités d'ouverture à la concurrence locale.

Le projet de loi sera complété d'un projet de décret d'application (décret en conseil d'Etat) et de quatre projets de décrets de création des GPM (décret en conseil d'Etat).

La date de création des nouveaux établissements publics portuaires est prévue au plus tard le 1er janvier 2013. 
 



Autres sources pour complément d'information:
http://www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl11-205.html#timeline-10

Loi n° 2012-260 du 22 février 2012 parue au JO n° 0048 du 25 février 2012 : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=92C872847067D6E20E4DEB268FA19B68.tpdjo04v_2?cidTexte=JORFTEXT000025400157&dateTexte=20120824

Hors sujet , j'aime vraiment pas la mise en page sur Legifrance.
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 #5 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 24 Aoû 2012 17:12

Citation:
 
L'avant-projet de loi contre la vie chère a été présenté aux collectivités d'Outre-mer

F-X.G. France-Guyane 24.08.2012
Cet avant-projet de loi sera présenté en conseil des ministres le 5 septembre. Cette future loi devra garantir le jeu de la concurrence et la transparence des prix entre autres.


L'avant-projet de loi de régulation économique en outre-mer, qui doit être présenté en conseil des ministres le 5 septembre prochain, a été soumis aux collectivités d'Outre-mer pour avis et consultation. Et s'il n'est encore qu'un avant-projet susceptible d'évoluer, il fixe d'ores et déjà les principales dispositions de la future loi. Elle a pour objet de « faciliter le jeu de la concurrence, de s'intéresser au fonctionnement des marchés locaux, à la transparence des prix, aux outils réglementaires et aux moyens dont dispose l'État pour agir en faveur d'une plus grande transparence de la concurrence et sanctionner la méconnaissance des prescriptions réglementaires » .
Les dispositions de la loi se déclinent sur deux thématiques : la correction des situations de monopole et la possibilité de sanctionner ceux qui contreviendraient aux prescriptions réglementaires. La loi change également le code des postes et des communications électroniques s'agissant de l'itinérance.

Concrètement, les articles 1 et 2 imposent aux monopoles ou oligopoles privés « des obligations d'accès aux biens indispensables à la concurrence » , et interdisent « les clauses des contrats commerciaux accordant des droits d'importation exclusive à un opérateur dans les collectivités d'outre-mer lorsqu'ils ne sont pas justifiés par des motifs économiques objectifs » .
Pour réguler la concurrence, l'article 3 permet aux collectivités territoriales de saisir, via le ministre de l'Economie, l'Autorité de la concurrence pour lutter contre les pratiques anticoncurrentielles. Et l'Autorité se voit doter d'un pouvoir d'injonction structurelle. « Un tel outil est indispensable pour permettre la remise en cause de situations acquises qui, sans cela, ne pourraient être examinées par l'Autorité que dans le cadre d'une procédure contentieuse. » Voilà l'aspect qui dérange la Fedom et qui, s'il devait ne pas figurer dans le texte final, viderait la loi de sa substance.

L'article 4 vient compléter l'arsenal en abaissant le seuil pour le contrôle des concentrations dans le commerce de détail à 5 millions d'euros. « Cette diminution permettrait de contrôler quasiment toutes les opérations portant sur des surfaces de ventes supérieures à 600 m2, sur la base d'un chiffre d'affaires réaliste de 8 000 à 9 000 euros/m2 » , précise l'exposé des motifs.

Enfin, l'article 6 adapte les règles d'urbanisme commercial pour mieux prendre en compte les risques de constitution de monopoles locaux lors de l'attribution des autorisations administratives d'implantation de surfaces nouvelles.
Les autres articles sont des dispositions relatives à la mise en oeuvre de la loi selon les territoires.
F-X.G. (agence de presse GHM)
 
 



Le pré projet de loi : http://www.outre-mer.gouv.fr/IMG/pdf/Projetdeloi.pdf
Les annexes : http://www.outre-mer.gouv.fr/IMG/pdf/PlAnnexes.pdf
Une étude d'impact datant de Juillet 2012 : http://www.outre-mer.gouv.fr/IMG/pdf/EIviechere.pdf

Et en bonus la page institutionnelle consacrée au sujet : http://www.outre-mer.gouv.fr/?politique-de-lutte-contre-la-vie-chere.html
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 #6 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 27 Aoû 2012 15:20

Petit retour sue la réforme portuaire :
Citation:
 
Port Réunion : la réforme portuaire serait inconstitutionnelle
Clicanoo.re publié le 21 août 2012 à 06h30

Les chambres de commerce de la Réunion, de la Martinique, de la Guyane et de la Guadeloupe ont décidé d'attaquer la loi sur la réforme des ports d'outre-mer pour "inconstitutionnalité". Port Réunion aurait dû devenir un grand port maritime le 1er juillet, mais le décret d'application n'est toujours pas sorti. La CCI Réunion demande un report de la loi.

Port Réunion, actuellement géré par la chambre de commerce de la Réunion (CCIR), aurait dû devenir un grand port maritime le 1er juillet dernier. Sauf que le décret d'application de la loi du 22 février 2012 portant réforme des ports d'outre-mer n'a toujours pas été publié au Journal officiel. Résultat, le transfert des compétences de la CCIR à l’État est en suspens : tant que le décret n'est pas paru, le préfet n'a pas mandat pour finaliser l'accord avec la chambre consulaire. Arrivé il y a plusieurs semaines, le préfigurateur chargé de cette réforme à la Réunion, Stéphane Raison, se retrouve donc au chômage technique.

C'est lui qui devrait prendre la présidence du directoire de Port Réunion une fois le transfert concrétisé. Les quatre CCI concernées par la réforme (Réunion, Martinique, Guyane et Guadeloupe) veulent maintenant attaquer la loi, via la commission des ports d'outre-mer, pour « inconstitutionnalité ». Car un point les fait bondir : l'article 7 stipule que les candidats à un siège au conseil de surveillance seront nommés par l’État « après avis des collectivités territoriales ». Les présidents des chambres de commerce d'outre-mer ont donc signé une motion le 13 juillet dernier indiquant qu'ils « intenteront l'action judiciaire adéquate ».

Le périmètre du nouveau port encore flou

« La façon dont le texte est actuellement rédigé place la chambre sous tutelle des collectivités locales, ce qui est inconstitutionnel », explique Ibrahim Patel, président de la CCIR. « Nous ne remettons pas en cause le passage en grand port maritime, mais toutes les conditions ne sont pas réunies aujourd'hui pour que la réforme se concrétise sereinement le 1er janvier prochain. Le temps que le texte soit corrigé, cela prendra plusieurs mois, voire une année. L’État doit nous laisser plus de temps. »

En début d'année, la chambre consulaire s’était ouvertement inquiétée de la perte de cette autre activité fondamentale, après la transformation de l'aéroport Roland-Garros en société anonyme l'an dernier. Pour compenser la perte des revenus dégagés par Port Réunion dont la concession était censée durer jusqu'en 2018, la CCIR avait réclamé 7 millions d'euros de soulte à l’État. Une demande finalement revue à la baisse, l’État ayant concédé 4 millions d'euros, soit l’équivalent de trois années d'exploitation.

Concernant le transfert de personnel, huit salariés passeront dans le giron du port autonome. Les contrats de service ont aussi été arrêtés entre la chambre et le futur port. Reste le périmètre du nouveau port à définir, la darse de pêche et les installations de stockage de la SRPP (Société réunionnaise de produits pétroliers) étant au cœur des négociations.

La loi sur la réforme des ports d'outre-mer concerne trois autres Dom en plus de la Réunion : la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe. Les ports ultramarins auront alors le statut d’établissements publics nationaux. Ils seront dirigés par un conseil de surveillance, un directoire collégial et un conseil de développement

Émilie Marty 
 


Cela promet d'être un beau chantier tous cela!!! Reste à voir le résultat final en matière de gains économiques, du moins si cela finit pas aboutir à quelque chose de viable.
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 #7 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 27 Aoû 2012 15:25

Finance des communes en difficultés, cas de la Réunion :

Citation:
 
La confirmation de l'impasse financière des communes
21 août 2012 Manuel MARCHAL
www.temoignages.re

En réponse au report de la rentrée scolaire décidé par les maires, le ministre des Outre-mer leur a signifié qu'ils doivent embaucher des permanents pour assurer les missions de service public de la compétence des communes dans les écoles. Mais même avec des travailleurs non-titulaires qui ne touchent pas la sur-rémunération, les taux de fiscalité locale à La Réunion sont supérieurs à ceux de la France alors que le potentiel fiscal est moitié moindre dans notre pays. C'est une nouvelle illustration de l’écroulement d'un modèle sous nos yeux.

Dans son édition d'hier, le "Journal de l’île" met le doigt sur un révélateur de l'effondrement du modèle qui a lieu sous nos yeux. C'est l'impasse financière des communes. Notre confrère passe en revue les différents taux d'imposition et il constate une tendance. Même avant le relèvement important des taux dans certaines collectivités, les Réunionnais étaient déjà soumis à une pression de la fiscalité locale plus importante que la moyenne française. « Selon des chiffres 2009 de la Direction générale des impôts (…), la taxe d'habitation se situait 4 points au-dessus de la moyenne nationale. Pire encore pour la taxe foncière, uniquement payée par les propriétaires, où le taux moyen (57,50) était quinze points supérieurs à la moyenne nationale (42,45) », précise le "JIR".
À La Réunion, les recettes fiscales des communes ne sont pas les mêmes qu'en France.

Des taux au-dessus de la moyenne française

Une part importante est aléatoire, c'est l'octroi de mer qui est indexé sur la consommation. Avec la hausse du chômage, les conditions ne sont pas favorables pour voir les recettes de cet impôt s'améliorer significativement. Une autre part repose sur les dotations du pouvoir central. A l’époque de Sarkozy, ce dernier avait voulu faire reposer sur les collectivités une part de la responsabilité du déficit creusé par sa politique. L'ancien gouvernement avait donc gelé le montant des dotations versées aux collectivités. À La Réunion, une telle mesure a un impact plus grand qu'en France car la population continue d'augmenter de manière bien plus importante que dans ce pays. Autrement dit, les besoins de service et d'infrastructures croissent, mais les recettes venues de Paris stagnent.
Reste alors les impôts directs payés par la population et les entreprises. Et selon les chiffres publiés hier par le "JIR", ce sont surtout les familles qui sont mises à contribution. En 2010, la taxe sur le foncier bâti payé par les propriétaires a rapporté 340 millions d'euros, c'est la recette fiscale la plus importante, loin devant la TVA qui précède habituellement l'octroi de mer d'une centaine de millions d'euros.

Où trouver l'argent ?

C'est dans ce contexte qu'est intervenue la rentrée scolaire. Car même avec des taux d'imposition plus élevés que la moyenne française, les communes ont recours à des emplois précaires pour assurer des missions accomplies sous d'autres cieux par des fonctionnaires territoriaux. Il suffit alors que le pouvoir central diminue la dotation en contrats aidés pour qu'aussitôt surgissent des difficultés insurmontables.
Pour assurer un service équivalent à celui de la France, même avec des emplois précaires à la place de fonctionnaires, les communes devraient encore augmenter les impôts. Mais ce qui différencie La Réunion de la France, c'est notamment des revenus bien plus faibles pour la majorité de la population. Où trouver l'argent, car le système actuel permet aux hauts revenus de défiscaliser ?

50% des Réunionnais sous le seuil de pauvreté

En effet, avec la crise en Europe, il est difficile d'imaginer que les communes puissent bénéficier d'une hausse importante des dotations en provenance de la France. Dans un pays qui doit économiser encore 30 milliards d'euros supplémentaires, la situation financière des collectivités d'une île tropicale située à 10.000 kilomètres n'est pas une des priorités.
Il est tout aussi clair que toute hausse des taxes pourrait être l’étincelle de l'explosion sociale. La moitié des Réunionnais vivent en dessous du seuil de pauvreté, ils souffrent déjà de la vie chère, ce n'est pas à eux de payer encore plus.
C'est bien l'impasse qui se profile, avec la faillite de ce système entrainant dans sa chute celle des finances des collectivités locales.

Manuel Marchal


Des Réunionnais bien plus taxés

En France, les revenus moyens sont plus élevés, mais c'est à La Réunion que le taux moyen d'imposition est le plus élevé : +4 points pour la taxe d'habitation, et +16 points pour la taxe foncière payée due par les propriétaires. Telles étaient les données 2009 rappelées hier par le "JIR".


Revenus Médian 10.140 euros (La Réunion) - 18.355 euros (France)
Revenu médian par rapport moyenne française 55% (La Réunion) - 100% (France)
Part des foyers fiscaux imposés 43% (La Réunion) - 74% (France)
Taux de la Taxe foncière 58% (La Réunion) - 42% (France)


10 ans de décentralisation sur le dos des collectivités

Au cours des dix dernières années, l'acte 2 de la décentralisation a transféré vers les collectivités territoriales de nouvelles compétences. Elles s'ajoutent à ce que les lois Deferre avaient délégué aux collectivités lors des premières lois de décentralisation lors du premier mandat de François Mitterrand à la présidence de la République. Dans ces nouvelles compétences figurent en particulier la gestion des routes nationales par la Région, et celle du RMI puis du RSA pour le Conseil général.
Dans les deux cas, les deux collectivités ont un contentieux avec le pouvoir central, car ce dernier ne respecte pas l'engagement de la compensation à l'euro près du transfert financier. Pour le Conseil général, la dette de Paris dépasse désormais 300 millions d'euros, ce qui eut pour effet de compresser les dépenses de cette institution.
Il est à noter que la première mesure concrète de l'acte 2 de la décentralisation annoncée à l’époque par Jean-Pierre Raffarin était le transfert des TOS des collèges et lycées, respectivement vers les Conseils généraux et les Régions. Cette décision fut à l'origine d'un grand mouvement social avec des dizaines de milliers de personnes dans les rues à chaque manifestation, que ce soit à Saint-Denis, Saint-Pierre, Saint-Paul ou Saint-André.
Pour leur part, les communes ont la responsabilité des agents techniques des écoles élémentaires et maternelles, en plus du bâti scolaire. Les maires ont donc un rôle important en matière d'hygiène et de sécurité.
Et comme pour les autres collectivités, la compensation de l’État pour assurer une part du service public de l’Éducation nationale n'est pas à la hauteur de la compétence exercée. Cette rentrée a débouché sur un blocage pour des raisons financières. Mais ce qui s'est passé dans les écoles relevant de la responsabilité communale cette année ne risque-t-il pas dans les années qui viennent de s’étendre aux collèges et aux lycées ? Car jusqu’à quand Région et Conseil général vont-ils puiser dans leurs fonds propres pour compenser les carences du pouvoir central ?
Gageons que cette question soit à l'ordre du jour des prochains États généraux de la démocratie locale organisés au début du mois d'octobre au Sénat.


 
 
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 #8 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 29 Aoû 2012 16:40

Citation:
 

Les très mauvais chiffres de l'emploi

Kerwin ALCIDE France-Guyane 29.08.2012

Le mois de juillet a été marqué par une augmentation significative des chiffres du chômage en Guyane. Avec plus de 600 nouvelles inscriptions, la Guyane dépasse pour la première fois la barre des 20 000 demandeurs d'emploi.


Une fuite en avant. Alors que le nombre de demandeurs d'emploi avait baissé en avril avant d'augmenter « modérément » en mai puis juin, le mois de juillet, une fois n'est pas coutume, voit les chiffres exploser. En juin, alors que le Pôle emploi avait enregistré 252 nouveaux demandeurs, ils étaient le mois dernier 645 à pousser la porte de l'organisme. Aujourd'hui, la Guyane compte 20 497 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi.

Pour la première fois, le département dépassé la barre fatidique de 20 000 inscrits. Un bien triste record provoqué, en premier lieu, par l'arrivée sur le marché du travail des jeunes qui viennent de quitter le cursus scolaire. Certes ce n'est pas une nouveauté, mais il semblerait que ces jeunes se soient massivement inscrits en juillet alors que par le passé, les inscriptions couraient souvent sur une durée plus longue. Certaines agences d'intérim ont elles aussi observé une recrudescence d'inscriptions depuis le début des vacances, même en dehors de l'afflux de saisonniers habituels. Autre observation, le nombre de demandeurs d'emploi reprenant activement une recherche d'emploi a aussi explosé.

Paradoxalement, ces deux catégories de demandeurs d'emploi ne peuvent prétendre à aucune indemnisation auprès de Pôle emploi. Par conséquent, si la recherche financière n'est pas la première motivation, on peut considérer que l'inscription, pour eux, est devenu un passage obligé. Une obligation surtout devant la dégradation du marché de l'emploi en Guyane. Ce marché, malgré quelques chantiers notamment en matière de logements, est toujours en déficit structurel. Et quand les emplois se créent, ils sont souvent précaires. Pour preuve, sur les 470 offres d'emploi collectées en juillet, plus de la moitié était « non durable » c'est-à-dire de moins de six mois. Pire encore, même ces emplois sont aujourd'hui en net recul par rapport à l'année dernière. Et compte tenu de la conjoncture économique actuelle, il est difficile d'espérer une amélioration sur le court terme. 
 


Cela promet d'être rude, à moins que de nouveaux secteurs porteurs (re)prennent vie.

Citation:
 

Toujours plus de 25% de chômeurs en Martinique
C.R.-V. France-Antilles Martinique 29.08.2012

Un taux de chômage en hausse, un marché du travail instable : les chiffres du chômage, rendus publics lundi, ne sont, encore une fois, pas bons.

Alors que la rentrée économique s'annonce morose dans tous les secteurs, le taux de chômage ne fait pas exception. Comme à chaque fin de mois, les chiffres du mois précédent ont été rendus publics. Et comme trop souvent, ils ne sont pas bons. Le nombre de personnes sans aucun emploi (catégorie A) reste au-dessus de 25% de la population active (25,7%). Ce chiffre a augmenté de 0,5% par rapport à fin juin, pour s'établir à 43 396. Sur un an, il est en hausse de 4,8%. Si on prend en compte les catégories B et C (personnes à l'activité réduite) le taux de chômage dépasse les 30% (30,1%), soit 50 849 personnes! Un chiffre supérieur de 0,8% sur un mois et de 5,7% sur un an.

Les raisons de l'entrée ou de la sortie de Pôle Emploi éclairent davantage sur l'extrême frilosité du marché du travail. Depuis trois mois, les fins de mission d'intérim représentent les entrée les plus importantes (+40,1%). À l'inverse, en ce qui concerne les sorties, le seul poste en hausse, ce sont les entrées en stage (+21,8% sur trois mois). Or les stages ne débouchent pas automatiquement sur un emploi... Les reprises d'emploi déclarées, sur la même période, baissent de 9,8%.

Dans la France entière, la hausse de 1,4% du nombre de personnes sans aucun emploi confirme le dépassement de la barre des 3 millions de chômeurs amorcé le mois dernier. En un an, ce chiffre a gonflé de 8,2%. 
 


Citation:
 
Guadeloupe - Chômage : + 2% en juillet

[ 28/08/2012 00:03 | DOMactu.com | Par Karen Bourgeois ]

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, fin juillet, est de 58 960 en Guadeloupe et Iles du Nord. Ce nombre augmente de 2,1% par rapport à fin juin, soit + 1 200. Sur un an, il est en hausse de 4,9%.


En France entière, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A augmente de 1,4% par rapport à la fin juin et de 8,2 % sur une année.

En Guadeloupe et Iles du Nord, les demandeurs d'emploi de catégorie A augmentent en juillet 2012 de 1,6% pour les hommes (+ 4,8% sur un an).

En ce qui concerne les femmes, la hausse est, fin juillet, de 2,4% par rapport au mois de juin et de 4,9 % entre juin 2011 et juin 2012.

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A de moins de 25 ans croît, quant à lui, de 4,6 % en juillet (+ 5,7% sur un an).

Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans augmente de 1,2% (+ 1,3% sur un an). Celui de ceux de 50 ans et plus s'accroît de 3,2% (+ 16,1% sur un an).

Par ailleurs, le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B, C s'établit à 65 680 fin juillet 2012. Ce nombre augmente de 2% (+ 5,3% sur une année).

En France entière, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C augmente de 1,3 % par rapport à fin juin 2012 (+ 7,7% en un an).

Parmi les demandeurs d'emploi de catégories A, B, C en Guadeloupe et Îles du Nord, les hommes augmentent de 1,5% en juillet 2012 (+ 5,2% sur un an).

Le nombre de femmes est en hausse de 2,3% fin juillet par rapport à fin juin (+ 5,4% sur une année).

Les moins de 25 ans augmentent de 4,3% en juillet (+ 6,2% sur un an). Les 25-49 ans augmentent de 1,3% (+ 2,1% sur un an) et celui des 50 ans et plus croît de 2,7% (+ 15,8% sur une année).

Pour infos :
- Catégorie A : actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi
- Catégories A, B, C : actes positifs de recherche d'emploi
Karen Bourgeois - DOMactu.com 
 



Citation:
 
Le chômage au plus haut depuis 1999
Clicanoo.fr
Clicanoo.re publié le 28 août 2012 06h16

Le chômage a poursuivi sa progression à la Réunion en juillet pour le cinquième mois consécutif, pour atteindre son niveau le plus haut depuis 1999, selon les chiffres du ministère du Travail et Pôle emploi.

Le nombre de demandeurs de catégorie A a ainsi augmenté de 0,8 % sur le mois dans le département, soit de 960, pour s'inscrire à 124 770. Sur un an, il affiche une hausse de 4,4 %. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi s'est accru de 1,0 % (+1 430) en juillet par rapport à juin et de 5,5 % sur un an pour atteindre 142 450.

La situation des jeunes femmes en recherche d'emploi est la seule a ? s'améliorer puisque leur nombre baisse de 0,7 % au cours du mois de juillet. A contrario, les demandeurs d'emploi les plus âgés sont une nouvelle fois les plus touchés avec une augmentation de leur demande de 1,9 % en juillet ainsi que les jeunes hommes qui voient leur nombre augmenter de 1,6 % dans le même temps. Sur un an, les jeunes (hommes et femmes) ont, toutefois, connu la plus faible augmentation de la demande d'emploi avec + 1,3 %.

En juillet 2012, 11 870 demandeurs d'emploi réunionnais se sont inscrits à ? Pôle emploi en catégorie A, B, C, soit 800 inscriptions de plus qu'en juin 2012. Les inscriptions des trois derniers mois sont en hausse de 5,3 % par rapport aux trois mois précédents.

Parallèlement, 10 160 demandeurs d'emploi sont sortis des fichiers de Pôle emploi, en juillet 2012, soit 200 sorties de plus qu'en juin 2012. Les sorties des trois derniers mois sont en augmentation de 6,2 % par rapport aux trois mois précédents.

En métropole, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a augmenté de 1,4 %, soit 41 300, en juillet. C'est la plus forte hausse depuis plus de trois ans. En incluant les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B et C atteignait 4 733 000 à fin juillet. Le gouvernement prépare de nouveaux outils pour tenter d'endiguer cette progression

T.L. 
 


Les chiffres indiquent cela , mais dans les faits cela donne quoi concernant le niveau de vie réel de la population? Nombreux sont ceux qui vont se retrouver en masse à la rue ? Ce sera un cap difficile mais en se serrant la ceinture et en s'entraidant cela peut passer?
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 #9 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 17 Sep 2012 20:40

Grande distribution :

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JUSTICE
Un plan pour rembourser 50 millions de dettes du groupe Lancry

R.L. France-Antilles Martinique 14.09.2012

Le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France a entériné un plan de continuation afin d'éviter une catastrophe économique suite à la cession du groupe qui possédait les hypermarchés de Place d'Armes et de Long Pré. Environ 2 000 emplois dépendaient de son activité.



Ce fut un travail de longue haleine. Depuis la cession des hypermarchés du groupe Lancry en janvier 2012 au groupe Parfait, l'administrateur judiciaire, le procureur de la République ont oeuvré sans relâche avec les dirigeants des sociétés liquidées. Objectif : « éviter une catastrophe économique » dans le département avec l'effondrement d'un groupe qui pesait environ 450 salariés mais dont environ 400 entreprises et 2 000 emplois dépendaient aussi de son activité. Des producteurs, des fournisseurs, petits ou gros, dont certains travaillaient quasi exclusivement pour Lancry, des employés des galeries marchandes...
Pendant de longs mois, le tribunal a donc remis ce dossier sur le plancher. Avec un passif estimé à 50 millions d'euros, l'administrateur et le procureur en charge de l'affaire ont fait des pieds et des mains pour finaliser un plan de remboursement du passif. « Nous avons abouti à une opération technique financière très complexe » , avoue un interlocuteur bien informé. « Mais, au final, on a réussi à trouver un schéma qui permet de mobiliser davantage de capitaux, d'optimiser les ressources afin d'apurer les dettes » , indique-t-il, sans entrer dans le détail.

UN PLAN ÉCHELONNÉ SELON LES DETTES
Selon une autre source judiciaire, le groupe Lancry est encore propriétaire de plusieurs biens immobiliers, notamment l'hypermarché de Place d'Armes et de Long Pré. L'ensemble des loyers en sa possession aurait ainsi été regroupé en une seule structure, créée pour rembourser les dettes et gérée par une Fiduci (un pôle bancaire financier). À ce stade, les anciens dirigeants sont écartés de la procédure.
Consultés en juin, les créanciers ont, dans l'ensemble, donné leur aval à l'homologation du plan mis en place.
Le tribunal vient, à son tour, de se prononcer favorablement. « Le plan est prévu sur 10 ans mais l'objectif c'est de parvenir à rembourser d'abord les petits créanciers (moins de 50 000 euros, Ndlr) afin qu'ils sortent la tête de l'eau. Pour eux, le remboursement est prévu sur deux ans, pour d'autres sur 4 ans et sur 10 ans pour les autres, les banques notamment » , indique un acteur judiciaire au centre de ce dossier.
 
 


Ma curiosité me pose à chercher à savoir comment une entité de ce type (commerce de grande distribution) peut se retrouver avec une telle dette. Histoire d'apprendre des mésaventures des autres en somme.
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 #10 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 02 Oct 2012 11:43

Et vive la voiture :
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Le nouveau cinéma ouvre ses portes le 2 octobre

par Kerwin ALCIDE franceguyane.fr 21.08.2012

Le multiplex Agora, en construction au rond-point de Balata, accueillera ses premiers cinéphiles au début du mois d'octobre. L'avenir de l'Eldo est fortement lié à un projet de la ville de Cayenne.


« L'Eldo a vécu. Nous entrons dans une nouvelle ère ». Daniel Robin de la Société guyanaise de spectacle (SGS) qui gère l'actuel cinéma du centre-ville ne cache pas son enthousiasme.

Dès le 2 octobre prochain, le multiplex Agora ouvrira ses portes au rond-point de Balata avec ses six salles dont deux en 3D. La plus petite salle aura quasiment les dimensions de l'actuel Eldo 1. « Nous voulons offrir à la Guyane un équipement aux standards internationaux », poursuit Daniel Robin qui annonce, dans un sourire, que la programmation d'ouverture est déjà faite. Mais il n'en dira pas plus, préférant s'attarder sur le « confort inégalé » et la « gestion des flux » mis en place pour satisfaire les cinéphiles guyanais. Avec ces six nouvelles salles et les 1 306 fauteuils, l'offre cinématographique à Cayenne va ainsi tripler. « Nous aurons plus de films, et le temps d'exposition sera plus long », indique-t-il.

Aujourd'hui, en raison de la pauvreté des salles, un film peut rester à l'affiche une bonne semaine. Parfois un peu plus, s'il draine du monde. Grâce au multiplex Agora, Daniel Robin annonce d'emblée « deux ou trois semaines voire plus » de présence. Et, désormais la direction pourra s'ouvrir au cinéma d'auteur et plus vers le cinéma français. Sans oublier des séances en version originale et la retransmission de spectacles. L'aménagement intérieur des salles est en cours mais prendra une autre dimension début septembre avec l'arrivée du matériel de projection entre autres. Aujourd'hui on travaille sur le parking et espère l'arrivée rapide du giratoire qui permettra de mieux gérer la circulation aux abords du cinéma.

Et l'Eldo, que deviendra-t-il ? La SGS n'est que locataire de ces lieux au centre-ville qu'elle quittera sous peu pour s'installer à Matoury. Mais beaucoup évoquent un projet de la ville de Cayenne qui viserait à reprendre une voire les deux salles pour faire entre autres du cinéma d'art et d'essai. Mais surtout offrir une salle de projection aux jeunes réalisateurs guyanais voire un lieu de spectacle pour les associations. Reste l’épineux problème du coût qui freinerait le projet. 
 


C'est pas offert à tout le monde de pouvoir s'y rendre en toute sécurité de nuit comme de jour, surtout les jeunes , contrairement à un établissement en plein centre ville facile d'accès par tous moyens de locomotion. Espérons que la collectivité a pris cela en compte et propose des dessertes adéquates en transport en commun.

On peut quand même se réjouir de l'existence d'une tel infrastructure.
Certes avec un aussi gros poisson,et la mise à disposition du public d'autre sources de visionnage, des petits auront du mal à prendre vie et perdurer.

Article en complément :

Citation:
 
L'Agora ouvrira ses portes le 3 octobre
par Stéphanie BOUILLAGUET France-Guyane 21.09.2012

Le nouveau multiplexe, composé de six salles de cinéma, ouvrira dans deux semaines. Hier, les techniciens ont procédé au montage des écrans.

C'est une page qui se tourne dans l'offre de cinéma en Guyane. Dans moins de deux semaines, l'Agora ouvrira ses portes au public, à côté du magasin But à Matoury.
Difficile d'imaginer aujourd'hui, quand on pénètre sur le chantier, que tout sera prêt à l'heure. Mais pour Fabienne et Jean-Max Elizé, les exploitants de ce multiplexe, il n'y a pas d'inquiétude à avoir : tout sera fini pour l'inauguration, mardi 2 octobre au soir. Quitte à travailler jour et nuit.

Dans deux semaines, les habitants de l'île de Cayenne - et au-delà - auront ainsi le choix entre six à huit films par semaine. Certains seront proposés en VO sous-titrée (ce qui ne se faisait pas à l'Eldo), d'autres en 3D... Pour les mêmes tarifs que l'Eldo : 7,50 et 6,50 euros.
« Ce sera la même programmation qu'aux Antilles, précise Fabienne Elizé. L'offre sera plus élargie que celle de l'Eldo, et les films pourront rester plus longtemps à l'affiche si le public est au rendez-vous. » Toutes les trois semaines, un ballet, une pièce de théâtre ou un opéra - tournés à Londres, Paris ou New-York - seront également proposés. Pour la première, ce sera l'opéra Carmen.

« LE CINÉMA, C'EST UNE SORTIE DE 3-4 HEURES »
Pourquoi avoir choisi le nom Agora ? « Agora, c'est le lieu où les gens se rencontrent, dans un esprit de convivialité. » De fait, pour ses promoteurs, une sortie au ciné doit s'intégrer dans une plus grande offre de loisirs : « Aller au cinéma, c'est une sortie de trois-quatre heures, poursuit Fabienne Elizé. Après le film, on va au restaurant, on fait les magasins... »
L'Agora est d'ailleurs le premier élément du Family Plaza, un vaste complexe commercial en cours de construction qui accueillera courant 2013 une salle de sport, des boutiques, restaurants... « Le principe, c'est qu'une mère puisse déposer ses enfants au cinéma, faire ses courses, et venir les récupérer sans la moindre inquiétude. Ce sera un village familial » , explique Jean-Max Elizé. Pour le moment, seul un Snack Elizé ouvrira ses portes, en même temps que le cinéma.

- EN CHIFFRES
6 salles de cinéma
Les deux plus grandes salles comptent chacune 364 fauteuils, les deux moyennes en ont 222 et les deux plus petites, 117. À noter que les plus petites salles de l'Agora sont tout de même plus grandes que celles de l'Eldo.

8 films par semaine
Six à huit films seront proposés chaque semaine. Certains seront en VO sous-titrée, d'autres en V F. Deux salles sont équipées en 3D. Au total, 110 films seront diffusés chaque année. Dès son ouverture, l'Agora va proposer six films. Il s'agit de : Jason Bourne : l'héritage, Les Saphirs, Les Seigneurs, Resident Evil, Savages et Kirikou et les hommes et les femmes.

Tarifs
Les tarifs resteront les mêmes que ceux de l'Eldo : 7,50 euros (normal) et 6,50 euros (réduit). Pour les projections 3D, il faudra rajouter 2 euros. Des car tes de fidélité seront proposées.
13 millions d'euros
L'Agora aura nécessité un investissement de 13 millions d'euros. Les promoteurs espèrent doubler la fréquentation actuelle de l'Eldorado, comptant sur 350 000 entrées par an, contre 170 000 aujourd'hui.

- Clap de fin pour l'Eldo
Le cinéma Eldorado, à Cayenne, avait été fondé par le grand-père de Fabienne (à droite) et Jean-Max Elizé (ci-dessous), Maxence Elizé, en 1966. Après 46 ans de projections, la dernière séance aura lieu dimanche 30 septembre. On ne sait pas encore ce que va devenir le lieu. La mairie de Cayenne serait intéressée pour le transformer en espace culturel. Pour Fabienne et Jean-Max Elizé, c'est une « page qui se tourne » dans l'histoire familiale.
« Nous avons modernisé l'Eldo à chaque moment de son histoire. L'Agora, c'est finalement son évolution normale. » Jean-Max retiendra de son histoire l'ouverture du cinéma, en décembre 1966. Il avait alors 11 ans : « Toute la famille était venue de Martinique. On était monté à Kourou avec le bac! À la saison des pluies, on avait été inondé. Il y avait de la pluie partout... » , sourit-il.

Autre temps, autre souvenir, en 1990 : « Le 30 juillet, mon père m'avait dit : « Tu n'es pas capable de transformer le son de la salle en format THX pour la sortie de Jean Galmot, aventurier, le 6 octobre . » Les délais étaient évidemment trop courts, mais on y est arrivé. Ça a été une révolution en termes de son. » Fabienne Elizé retient, elle, l'avant-première de Cayenne Palace (réalisé par Alain Maline), en 1987. 
 
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 #11 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 04 Nov 2012 20:25

Déficit et institution publique en Guyane :
Citation:
 

Mission locale : un trou de 800 000 euros dans les comptes

A.S.-M. France-Guyane 02.11.2012

La mission locale régionale connaît un énorme déficit dans son budget. Il proviendrait d'une mauvaise gestion du Fonds de solidarité européen (FSE), qui représente 80% de son financement.


Le 25 octobre dernier, nos confrères du kotidien.fr révélaient un déficit de plus de 800 000 euros dans les comptes de la mission locale et une procédure d'alerte lancée par le commissaire aux comptes. Quelques jours plus tard, le lundi 29 octobre, le sujet était évoqué lors de l'assemblée plénière du Conseil régional.
Profitant de la présence du secrétaire général aux affaires régionales à la préfecture (Sgar), Vincent Niquet, venu présenter le diagnostic préalable à l'attribution des fonds européens, Line Létard, conseillère régionale d'opposition demandait des explications sur ce déficit. L'élue du groupe démocratie et probité interrogeait le Sgar sur la possibilité d'un retard de versement du FSE (Fond social européen) qui finance environ 80% des actions de la mission locale. La question était restée en suspens. « Le Sgar n'était pas réticent à répondre mais Monsieur Ho Tin Noé (le premier vice-président de la Région présidait la plénière ce jour-là, ndlr) a décidé que ce n'était pas à l'ordre du jour » , regrette Line Létard. « Qu'est-ce que cela cache ? On a raté l'occasion d'éclaircir la situation. Manifestement, ce déficit est dû à un retard de paiement du FSE, mais pourquoi ce retard ? Est-ce au niveau de la gestion de la mission locale que cela ne fonctionne pas ? C'est une structure importante mais on ne pousse pas l'interrogation, il y a de quoi s'inquiéter. »
Nous avons tenté de contacter le Sgar mais nous n'avons obtenu aucune réponse.

UN AVENIR INCERTAIN
Pour le Relais Europe, en revanche, « le déficit n'est pas dû au non-versement du FSE. » En réalité, c'est à la fois exact et inexact. Le versement du FSE intervient en trois temps avec d'abord une avance de 30% maximum, puis un acompte sur présentation d'un bilan intermédiaire, et enfin le versement du solde sur présentation du bilan final.
Une responsable du Relais Europe explique que « pour l'instant, seul l'avance a été versée en juillet. » Pour obtenir le second versement, l'acompte, la mission locale doit donc transmettre un bilan intermédiaire, ce qui n'aurait pas encore été fait. « Souvent les bénéficiaires se plaignent des fonds européens, mais s'ils ne présentent pas les justificatifs, on ne peut pas verser l'acompte et le solde, » raconte la même responsable du Relais Europe. « Ils signent une convention sur laquelle la procédure est bien précisée, donc ils en sont informés. » Le déficit serait-il donc dû à un simple problème de procédure ? Et si oui, pourquoi le fameux bilan intermédiaire n'aurait-il toujours pas été présenté ? À la Mission Locale, la seule réponse apportée à nos questions par la directrice, Sandra Trochimara, est pour le moins laconique : « Le conseil d'administration, à travers sa présidente, communiquera au moment qu'il jugera opportun. » En attendant, les salaires de la cinquantaine de salariés de la structure auraient été assurés jusque fin octobre. Pour la suite ? La question reste là encore en suspens. Quant à l'avenir des actions à destinations des 5 000 à 6 000 jeunes suivis par la mission locale, il dépendra sans doute des décisions prises à l'issue de la procédure d'alerte. À titre d'exemple, la mission locale de Besançon a été placée en redressement judiciaire en juillet avec huit licenciements à la clef pour un déficit de 280 000 euros.
 
 




Et puisque quelqu'un dans son commentaire offre une sélection d'article croustillant :
Citation:
 
CTG : la compétence des agents mise en cause

Kerwin ALCIDE France-Guyane 22.06.2012

Plusieurs membres du conseil d'administration, dans le but de soutenir la présidente, ont signé une motion dans laquelle ils reprochent aux agents leur incompétence, ajoutant même que beaucoup d'entre eux ont été « recrutés par clientélisme » .
Le logo du Comité du tourisme de la Guyane trône tout en haut de ce document, lui donnant, si besoin est, de l'authenticité. Ce document, une motion en réalité, a été adressé à l'ensemble des administrateurs de l'organisme dont le siège se trouve rue Lallouette, à Cayenne. Ils sont invités à le parapher en signe d'approbation. La motion est relative au « fonctionnement des services et aux compétences du personnel » de la structure. Selon nos informations, cette motion a été distribuée aux administrateurs lors de la dernière réunion du conseil d'administration qui a eu lieu en début de semaine. En signe de soutien à la présidente de la structure, plusieurs administrateurs ont paraphé ce document sur place. D'autres ont préféré patienter, voire ont tout simplement refusé, regrettant la méthode.
En tout cas, les membres « signataires » « déplorent que le niveau général des compétences du personnel du CTG ne soit pas en adéquation avec les missions confiées à cet établissement et ne permette pas d'atteindre les résultats escomptés » . Et ils vont bien plus loin, regrettant que « nombre de personnels aient été recrutés par clientélisme et non pour leurs compétences » . Et ils évoquent le fort taux d'absentéisme. Par conséquence, constate le conseil d'administration « cette situation crée une surcharge de travail sur la petite partie des agents compétents et motivés » .
RENFORCER LE DISPOSITIF DE FORMATION
Le conseil d'administration s'est engagé à soutenir la présidente « dans ses initiatives pour améliorer l'organisation et l'efficacité du travail du personnel du CTG » . Ces dernières semaines, certains contrats n'ont pas été renouvelés, mais impossible de savoir si cela figure parmi les mesures prises pour redresser le CTG. On évoque aussi des « réflexions en cours pour la réorganisation des services » . Le projet sera prochainement soumis à l'approbation des salariés.
Le conseil d'administration souhaite qu'on privilégie « le recrutement de cadres de catégorie A ou B » et qu'on « renforce le dispositif de formation à destination de l'ensemble du personnel » . Une démarche qui vise à permettre au CTG de répondre aux besoins et attentes des professionnels du tourisme, explique cette motion. Nul doute que le personnel du CTG fera connaître sa position. Surtout ceux qui sont visés par le conseil d'administration.
 
 

Citation:
 

Des comptables de la Chambre d'agriculture condamnés

F.-X. G. France-Guyane 12.03.2012

La Cour des comptes estime que Serge Loupec est responsable de dettes non recouvrées, donc des pertes de la Chambre. Il lui doit près d'un demi-million d'euros.
La Cour des comptes a rendu jeudi matin deux arrêts concernant la Chambre d'agriculture de la Guyane. L'affaire, examinée le 1er février dernier (lire notre édition du 2 février), mettait en cause l'ancien comptable, Serge Loupec, sur la période 2004-2007, et son successeur, Frédéric Lambert (à partir de 2008).
Le premier arrêt concerne des retards dans la production des comptes de la chambre. Il y a eu vingt-six mois de retard en 2005, quatorze mois en 2006 et huit mois en 2008. Jusqu'au 31 décembre 2008, la pénalité qui s'applique est de 22 euros par mois de retard. Pour l'exercice 2008, elle est de 50 euros. En conséquence, Serge Loupec est condamné à une amende de 880 euros, et Frédéric Lambert à 400 euros.

442 000 EUROS PLUS LES INTÉRÊTS
Le second arrêt ne concerne que Serge Loupec et des non-recouvrements de titres de créances.
La Cour a estimé que « l'absence de diligence du comptable fonde la mise en jeu de sa responsabilité personnelle et pécuniaire » et que M. Loupec est débiteur de la Chambre d'agriculture pour la somme de 3 048, 98 euros pour l'année 2004, de 28 203,08 euros pour l'année 2005, de 169 160,29 euros pour l'année 2006 et de 242 299,63 euros pour l'année 2007.
Le total de 442 711,98 euros est augmenté des intérêts à compter du 10 octobre 2011. Le comptable condamné bénéficie de la solidarité d'un fonds de cautionnement mutuel qui va dans un premier temps couvrir le passif, moins une franchise de 10%, avant de demander au comptable mis en débêt - c'est-à-dire rendu responsable - de rembourser. Si le comptable est assuré (ce qui n'est pas une obligation), la société de cautionnement mutuel se retournera contre son assureur.
Le comptable pourra également saisir le ministre qui peut décider d'une remise. Auquel cas, la valeur de la remise sera à la charge de la Chambre d'agriculture. Enfin, en cas de non-paiement, le comptable peut être poursuivi sur son patrimoine personnel.
F.-X.G. (agence de presse GHM)
 
 
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 #12 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 05 Nov 2012 13:59

Allez enfin - Energie, pétrole :

Citation:
 
Comment le pétrole de la Guyane a eu raison de la ministre de l'écologie

LE MONDE | 22.06.2012 à 11h07 • Mis à jour le 22.06.2012 à 15h18 Par Marie-Béatrice Baudet et Laurent Marot (à Cayenne)

L'"affaire" de la suspension des forages de Shell au large de la Guyane aura duré une semaine. Et aura fait une victime : Nicole Bricq. A la faveur du premier remaniement du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, jeudi 21 juin, la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie est mutée au ministère du commerce extérieur, une dépendance de Bercy.

Impossible de ne pas faire le lien entre ce désaveu et la décision surprise de Mme Bricq, jeudi 14 juin, de retarder l'exploration du bassin pétrolier de Zaedyus, à 150 kilomètres des côtes du département d'outre-mer (DOM). Le ministère avait alors stoppé à la signature deux arrêtés préfectoraux nécessaires au lancement des travaux, mettant en avant "une nécessaire remise à plat de l'instruction des demandes de permis afin de ne plus sacrifier l'environnement".

Nicole Bricq souhaitait donc refondre le Code minier français qui jusqu'à maintenant ne prend guère en compte l'impact sur la nature des permis miniers accordés par l'administration.

LE BATEAU DE FORAGE SUR ZONE

Las, on sait que la page est désormais tournée. "Les arrêtés préfectoraux ont été signés", annonce au Monde le sénateur guyanais Jean-Etienne Antoinette (apparenté socialiste). Shell devrait donc lancer les forages en début de semaine prochaine. La compagnie avait pris garde de ne pas stopper ses opérations préparatoires. Le bateau de forage loué – on parle d'un coût de 1 million de dollars par jour (790 000 euros) – par le pétrolier à la société suédoise Stena est arrivé mardi 19 juin dans la zone d'exploration. Un navire de ravitaillement a accosté le même jour au port de Dégrad-des-Cannes, et mercredi, des premières équipes ont été acheminées par hélicoptère vers le bateau-plateforme.

Comment expliquer cette volte-face gouvernementale ? Par une double mobilisation. Celle des élus de Guyane attachés à la poursuite des forages et à leurs retombées fiscales et économiques. Victorin Lurel, le ministre des outre-mers, fut leur relais parisien. Mais c'est surtout la voix des groupes pétroliers et des industriels qui semble avoir pesé. La colère de Shell a été suivie de celle de Total, de l'Union française des industries pétrolières (UFIP) et de Laurence Parisot, présidente du Medef, qui en ont appelé directement à Matignon, voire à la présidence de la République. "Au-delà d'une querelle avec un ministère en particulier, nous avons expliqué deux ou trois petites choses au gouvernement, précise Jean-Louis Schilansky, président de l'UFIP. En l'occurrence, le respect de la parole de l'Etat français. Shell disposait d'un permis en bonne et due forme et avait déjà engagé 250 millions de dollars dans cette opération... La décision du ministère de l'écologie était un signal négatif donné aux investisseurs étrangers. Sans parler de l'absence de toute concertation..."

Erreur de jeunesse d'une ministre tout juste nommée ? Il est clair en tout cas que Nicole Bricq a "foncé" dans cette opération, oubliant, par exemple, de prévenir Shell de sa décision et forçant visiblement la main, en tout cas en partie, à son collègue Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif.

ENJEUX ÉCONOMIQUES

L'ex-ministre de l'écologie avait-elle aussi mesuré les enjeux économiques du dossier ? Selon les chiffres de Shell, l'exploitation du bassin pétrolier guyanais, à 6 000 mètres de profondeur, pourrait produire 300 millions de barils. De quoi diminuer en partie la facture énergétique française en diminuant les importations d'or noir. Le coût du projet, de l'exploration à l'exploitation, a été évalué entre 5 et 10 milliards de dollars. Et en cas d'exploitation, si les premiers sondages révèlent un gisement de bonne qualité, les retombées pour le DOM ne sont guère négligeables : plus de 1 000 emplois et une taxe de 12 % sur la production répartie à part égale entre la région et l'Etat, votée fin 2011 par l'Assemblée nationale.

"Le départ de Nicole Bricq du ministère de l'écologie est une surprise pour tout le monde, y compris sans doute pour son cabinet", a estimé, jeudi 21 juin, France Nature Environnement. Au sein d'un large collectif d'associations, l'ONG avait indiqué le même jour que "Mme Bricq avait perdu son premier arbitrage puisque les forages guyanais allaient reprendre". Au Parti socialiste, certains expliquaient que "le dossier Shell a eu la peau de Nicole Bricq".

"Le gouvernement est passé à côté d'une décision courageuse, surtout au moment du sommet Rio + 20", déplore Christian Roudgé, le coordinateur de la fédération Guyane Nature Environnement. "Nous avions identifié plusieurs faiblesses dans le dossier, dont l'absence d'étude d'impact, la superposition de l'exploration avec la période de plus grande présence des cétacés en mer, et l'utilisation d'un procédé de forage polluant – des boues avec des huiles de synthèse – interdit par le Code de l'environnement", résume-t-il, se réservant la possibilité d'attaquer les arrêtés préfectoraux au tribunal administratif.

Le dossier guyanais échoit désormais à Delphine Batho qui succède à Mme Bricq. Une seule question désormais : que va devenir l'indispensable réforme du Code minier ? Ou plus encore, quelle politique environnementale le gouvernement veut-il porter ? Un débat qui ne manquera pas d'avoir lieu, au moins, avec son allié politique d'Europe-Ecologie-Les Verts.

Marie-Béatrice Baudet et Laurent Marot (à Cayenne)
 
 


Avis à la population : on ne vous demande pas votre avis et basta .

Le sol minier Guyanais est riche, c'est pas pour autant que le département l'est.
Le plus caustique étant que les orpailleurs illégaux et un bon nombre de légaux ne sont pas des locaux, apparemment travailler c'est trop dur (et oui c'est une activité rude). Donc un partie du fric s'en va ailleurs.
Par contre niveau problème environnementaux et de santé les locaux font prendre cher. La manne de l'or vas dans certaines poches et il en sera assurément de même pour celle du pétrole.

Complément d'information sur l'or, un article qui doit avoir 10 ans :


Citation:
 
2 - Les impacts de l'exploitation d'or alluvionnaire

http://www.sololiya.fr

L'exploitation de l'or est une activité qui ne peut être qualifiée de durable puisqu'elle consiste en l'extraction d'une ressource géologique qui ne se renouvelle pas à l'échelle humaine du temps.

Elle a un impact économique non négligeable mais a aussi des effets négatifs forts sur l'environnement et la santé humaine . L'activité illégale a des impacts plus forts que l'activité légale et perturbe aussi fortement le bien-être et la vie quotidienne de nombreuses populations de l'intérieur de la Guyane.


2.a - Impacts sur l'économie guyanaise

Dans les trois Guyanes, on estime que l'activité aurifère, légale et illégale, procure un revenu direct ou indirect à près de 100.000 personnes.

En Guyane, l'activité minière est la deuxième activité industrielle en valeur à l'exportation derrière l'industrie spatiale.

En 2003, la production d'or déclarée à la DRIRE était d'un peu plus de 3 tonnes, tandis que l'or déclaré à l'exportation aux Douanes était d'environ 9 tonnes, soit trois fois plus, traduisant bien l'importante part clandestine de l'activité. (donc l'Etat touche quand même sa part?!)

Ces 50 dernières années, près de 250 tonnes d'or ont été extraites du sous-sol guyanais. Il s'agit principalement d'or alluvionnaire et éluvionnaire, dont les gisements s'épuisent et sont appelés à se raréfier au cours des 20 prochaines années.


L'or extrait par l'activité illégale est estimé à environ 10 tonnes par an.[/b]


Le matériel (alcool, armes, carburant, carbets, nourriture, moyens de transport, matériel d'orpaillage, ...) détruit et saisi sur les sites illégaux lors des opérations Anaconda de la gendarmerie en 2005 équivaut à 1,3 tonnes d'or.


Emplois directs et indirects

En 2003, la filière "mines" comptait 85 entreprises (artisans, PME/PMI et multinationales) ; 50 entreprises déclarent 368 salariés, dont la majorité est d'origine étrangère (95 %, travaillant grâce à des Autorisations Provisoires de Travail) et 35 mineurs travaillent en leur nom propre, ne déclarant aucun salarié.

L'exploitation de l'or induit également des emplois dans d'autres secteurs d'activités tels que les transports (fluviaux et aériens), les commerces (épiceries, bijouteries…), les bureaux d'étude, les entreprises qui vendent du matériel de chantiers…
Taxes et retombées financières

La taxe sur l'or exploité et déclaré est un impôt direct local prélevé au profit des communes pour 2/3 et du département pour 1/3. Cette taxe représente pour les entreprises 0.5 % de leur chiffre d'affaires. En 2003, la taxe a rapporté 175 200 euros pour les 3 tonnes d'or déclarées.

L'activité aurifère est aussi taxée de manière indirecte (taxes sur le gasoil, octroi de mer…). Les opérateurs miniers ont obtenu en 2005 une détaxe du gasoil pour les moteurs fixes.


Des coûts non négligeables

En raison des impacts environnementaux de l'activité légale, mais surtout en raison de la part importante de l'activité illégale, l'exploitation de l'or est à l'origine de coûts importants pour la collectivité :

coûts de lutte contre l'orpaillage clandestin (opérations Anaconda, mobilisant des gendarmes, des moyens de transport: une journée d'hélicoptère coûte 10 500 euros...);
coûts sanitaires pour l'évacuation des malades et blessés, pour combattre le développement et la recrudescence de maladies;
coûts judiciaires liés aux interpellations, procès, reconduites aux frontières...;
coûts environnementaux liés au déboisement, à la dégradation et à la pollution des milieux aquatiques, à la diminution des ressources pour la chasse et la pêche (la réhabilitation d'un hectare de terrain coûte 2000 euros) …

Les bénéfices et les coûts économiques de l'orpaillage sont difficiles à évaluer du fait de l'opacité et de la forte part clandestine de l'activité aurifère. D'après les chiffres que l'on connaît, les bénéfices de l'activité sont loin d'équilibrer les coûts engendrés par l'ensemble de la filière (légale et illégale).


2.b - Impacts sur l'environnement

L'exploitation d'un gisement d'or alluvionnaire se fait suivant différentes étapes : déforestation, ouverture du placer, ouverture de la première barranque, exploitation du gisement, traitement de l'or.

Toutes ces étapes de l'exploitation engendrent des impacts nombreux sur l'environnement.
… sur l'écosystème forestier

Pour avoir accès aux ressources du sous-sol, les opérateurs déboisent en premier lieu. Les surfaces déboisées dépendent du type de permis minier. Des déboisements sont aussi effectués pour réaliser les pistes d'accès aux sites miniers et pour permettre l'implantation des campements.

L'ouverture de la clairière créée une zone de fracture dans la forêt. Les animaux présents dans la zone de déboisement et dans les arbres coupés fuient plus loin.

Par ailleurs, les sols mis à nu sont plus facilement érodés sous l'effet des fortes pluies. Ceci contribue à augmenter la quantité de matières en suspension dans les rivières et donc la turbidité de l'eau.

Huiles de vidange, fûts d'essence, emballages, carcasses d'engins… sont aussi souvent abandonnés sur place au départ des orpailleurs. Ces déchets peuvent polluer les sols voire les rivières avoisinantes si les pluies les y entraînent.
… sur l'écosystème aquatique

destruction des lits des cours d'eau

Après le déboisement, le cours d'eau est ensuite dérivé, généralement à l'aide d'une pelle mécanique. Pour accéder au sous-sol, un fossé rectiligne est creusé en lieu et place d'une rivière qui serpentait. Si cette pratique permet de travailler dans le lit de la crique sans polluer l'eau directement, elle engendre cependant une diminution des habitats variés et propices au développement de nombreux végétaux et animaux.

Des barges, interdites en Guyane, sont parfois utilisées illégalement surtout sur les fleuves frontaliers. Cette pratique perturbe également fortement le lit des rivières et la vie aquatique.

augmentation de la turbidité de l'eau

L'exploitation d'or alluvionnaire est une importante source d'érosion des sols, puisqu'elle nécessite la mise à nu de grandes surfaces. L'extraction déplace d'importants volumes de terre et se fait souvent jusqu'à plusieurs mètres de profondeur.

Les fortes pluies lessivent ces sols mis à nu et entraînent des particules vers les cours d'eau. Ces derniers voient leur taux de matières en suspension et leur turbidité augmenter. La lumière pénètre moins profondément dans l'eau et le fonctionnement des plantes aquatiques chlorophylliennes est perturbé. Ceci contribue à diminuer le taux d'oxygène dans l'eau, entraînant progressivement l'asphyxie du milieu, et l'altération voire la disparition de la flore et de la faune aquatique.

La sédimentation des particules en suspension peut boucher les branchies des poissons et recouvrir les zones de frayères de nombreuses espèces de poissons et de batraciens qui auront donc plus de mal à se reproduire. Les poissons et plantes ayant besoin d'une eau claire et limpide vont disparaître. Par exemple, la "salade koumarou", plante aquatique que l'on retrouve dans les fleuves au niveau des sauts, une fois recouverte par les sédiments, ne peut plus effectuer le processus de photosynthèse nécessaire à son développement. Les espèces de poissons se nourrissant de cette "salade" s'en trouvent directement affectées et migrent vers des endroits plus propices.
En fonction des quantités de matières en suspension apportées par l'exploitation minière et de la dynamique de la rivière, les problèmes engendrés par l'augmentation de la turbidité peuvent se faire sentir sur plusieurs centaines de mètres en aval du site minier, voire plusieurs kilomètres.

… sur les chaînes alimentaires

Différentes substances toxiques utilisées pour l'exploitation de l'or peuvent être rejetées dans l'eau des rivières, dont le mercure.

Le mercure rejeté provient :

de celui utilisé pour amalgamer l'or (pratique interdite sur les sites légaux depuis janvier 2006, mais toujours très répandue sur les sites clandestins),
de celui présent dans les sols. D'une part, les sols amazoniens sont naturellement riches en mercure. D'autre part, une grande partie du mercure utilisé depuis plus de 150 ans pour l'exploitation de l'or a été rejetée et s'est accumulée dans les sols. Le lessivage et la déstructuration des sols du fait de l'activité aurifère mobilise le mercure naturel des sols et remobilise celui déposé lors des précédentes exploitations.

Une fois dans l'eau, le mercure va rapidement se transformer en méthyl-mercure qui peut pénétrer et s'accumuler facilement dans les organismes vivants. Par le biais des chaînes alimentaires (depuis les algues et le plancton, puis les petits poissons herbivores et les poissons carnivores), le mercure s'accumule pour finalement atteindre l'Homme et d'autres animaux piscivores. On parle de phénomène de bioamplification. Les fortes concentrations deviennent toxiques pour nombre de poissons et d'animaux mais aussi pour l'homme.

Un proverbe Wayampi explique que l'or a été donné à la terre afin de la rendre plus solide. "La terre, tant qu'elle garde son or, ne pourrit pas".
... sur la faune environnante

Beaucoup de mines légales importent la nourriture (notamment de la viande congelée) alors que sur les sites illégaux, les ouvriers chassent et pêchent de manière non contrôlée et mettent en danger certaines populations animales.

Cette chasse peut réduire fortement les ressources vivrières des communautés locales vivant à proximité des sites d'orpaillage.
... sur l'air

Lors du chauffage à l'air libre de l'amalgame or-mercure, des vapeurs de mercure sont rejetées dans l'air. S'il n'est pas fait usage d'une retorte (ou distillateur) permettant de récupérer une grande partie du mercure, ces vapeurs toxiques polluent l'air ambiant.

Ce problème se pose en forêt, lorsque l'amalgame est chauffé sur le terrain, mais également en ville, autour des comptoirs d'or, qui rachètent l'or aux exploitants miniers et le purifient avant de l'envoyer en métropole pour qu'il y soit affiné. Leurs installations doivent être aux normes des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement, ce qui est le cas d'un seul comptoir d'or en juin 2006 à Cayenne.

Même si l'utilisation du mercure dans l'exploitation aurifère est interdite en Guyane depuis janvier 2006, il arrive souvent que des opérateurs miniers travaillant sur des sites anciennement exploités récupèrent du mercure stocké dans les sols, amalgamé avec de l'or, et soient donc contraints de traiter ce mercure.

Le mercure contenu dans une pile peut polluer 1 m3 de terre et 1000 m3 d'eau pendant 50 ans.Combien cela donnerait-il pour les 1.3 kg de mercure...

D'autres activités participent à la mise en circulation du mercure contenu dans les sols amazoniens. A votre avis, quelles peuvent être ces a...


2.c - Impacts sur la santé publique

Parce que l'exploitation de l'or provoque le rejet de mercure dans l'air, dans l'eau ainsi que l'augmentation de la turbidité de l'eau, elle est la cause de problèmes sanitaires importants sur les sites miniers eux-mêmes, et dans des villages situés à proximité ou en aval. Il est évident aussi que l'exploitation illégale a des impacts beaucoup plus forts, car non contrôlés, que l'exploitation légale.
Mercure et contamination de la chaîne alimentaire

Présent naturellement dans les sols tropicaux ou apporté par l'homme pour amalgamer l'or, le mercure-métal peut, une fois dans l'eau, se transformer sous l'action de bactéries en méthyl-mercure dans les milieux pauvres en oxygène.

Cette forme de mercure est absorbée par des micro-organismes (algues, plancton…) puis s'accumule tout au long de la chaîne alimentaire (poissons herbivores, poissons carnivores…) avec augmentation de la concentration à chaque étape. On parle de phénomène de bioamplification. Les teneurs en mercure finissent par atteindre des niveaux très élevés notamment en haut de la chaîne alimentaire, chez les poissons piscivores. L'aïmara concentrerait dans ses muscles jusqu'à 50 millions de fois plus de méthyl-mercure que l'eau de la rivière et 1000 fois plus de méthyl-mercure que les poissons herbivores.

La consommation de ces poissons par les populations entraîne une contamination en mercure qui, au-delà de certaines doses, agit de manière irréversible sur le système nerveux. Les femmes enceintes et les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables. Le méthyl-mercure possède la propriété de traverser la barrière du placenta, de sorte qu'il peut contaminer le fœtus. Ce dernier peut présenter des concentrations de 30 % supérieures à celles de la mère. L'intoxication peut entraîner des retards de croissance ou de développement psychomoteur (acquisition du langage …), des altérations du champ visuel, des troubles du comportement.

Dès 1994, des études ont été réalisées en Guyane par le RNSP (Réseau National de Santé Publique), l'Institut de Veille Sanitaire (InVS), l'INSERM et la Direction Générale de la Santé afin d'évaluer la contamination en mercure (mesurée dans les cheveux) des habitants. Les résultats ont montré que les habitants de plusieurs villages amérindiens avaient des teneurs en mercure supérieures aux recommandations de l'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS).

Les études de 1997, conduites par l'InVS (Institut national de Veille Sanitaire) ont montré que 57% des Wayanas du Haut-Maroni échantillonnés présentaient des teneurs en mercure supérieures à 10 micro-gramme (µg) de mercure par gramme (g) de cheveux. Ces concentrations élevées ont été corrélées à la consommation de poisson: un Wayana âgé entre 15 et 45 ans mange environ 350 grammes de poisson par jour.
L'analyse des poissons a révélé un taux de contamination tel que les quantités de mercure ingérées par les Amérindiens Wayanas se situaient entre 200 et 450 µg de mercure organique, supérieures à la valeur limite hebdomadaire tolérable établie par l'OMS (200 µg organique pour un individu de 60 kg à l'époque de l'étude, limite passée depuis à 96 µg).

En juin 2005, la Direction de la Santé et du Développement Social (DSDS) et la Cire Antilles-Guyane ont réalisé une enquête d'imprégnation des populations des villages du Haut-Maroni sur un échantillon de 135 personnes. Le niveau moyen d'imprégnation capillaire était plus élevé qu'en 1997 (11,7µg/g de cheveux contre 10,6). Une enquête réalisée parallèlement sur les malformations congénitales dans cette même région n'a cependant pas révélé de taux de malformation dépassant les valeurs attendues et a conclu que ces cas de pathologie congénitale ne peuvent pas être attribués aux effets du mercure en l'état actuel des connaissances.

En septembre 2005, l'association Solidarité Guyane a réalisé une campagne de prélèvement de cheveux des habitants des villages Amérindiens du Haut-Maroni afin d'y doser le mercure. Certains enfants présentaient des taux supérieurs à 20 µg/g, soit deux fois supérieurs au seuil critique de mercure établi par l'OMS qui est de 10 µg/g ou 10 fois supérieurs à la moyenne mondiale (2 µg/g).

Les résultats de l'ensemble des études font cependant apparaître clairement un risque réel et sérieux d'imprégnation excessive en mercure de toutes les personnes mangeant beaucoup de poissons (contaminés d'une manière générale), et surtout d'effets neurotoxiques pour les enfants des populations amérindiennes (principalement lors de l'exposition du foetus au cours de la grossesse). Ce risque est d'autant plus grand que ces populations vivent dans une région qui connaît ou a connu l'exploitation aurifère. Les données récentes montrent aussi que la situation s'est agravée depuis 1997.

En janvier 2001, la Fédération des Organisations Autochtones de Guyane (FOAG) a déposé une plainte contre X pour empoisonnement au mercure et atteinte au droit à la santé, se constituant ainsi partie civile aux côtés des populations Wayanas et Emerillons des villages amérindiens du Haut-Maroni et du Tampoc. En 2005, le tribunal de Cayenne a prononcé un non-lieu suite à cette plainte. La FOAG relance sa plainte au niveau du droit international.
Vapeurs de mercure et intoxication

Le mercure est également hautement toxique sous forme de vapeur, puisqu'il est presque entièrement absorbé par les poumons des mineurs ou des revendeurs d'or souvent obligés de purifier le métal, quand ces derniers travaillent sans dispositif efficace de récupération des vapeurs de mercure (retorte).

Une fois dans le sang, le mercure traverse aisément les membranes cellulaires et atteint certains tissus vitaux, spécialement ceux du cerveau et des reins. L'intoxication occasionne divers troubles neurologiques comme des tremblements, une irritabilité, des pertes de mémoire…. L'irritation des voies respiratoires peut entraîner un œdème aigu du poumon.
Particules en suspension et maladies hydriques

L'eau des rivières peut aussi être polluée par les boues issues de l'activité minière (matières en suspension). On estime que 1000 tonnes de terre se retrouvent dans les cours d'eau pour un kilo d'or extrait. Ces particules de sol dans l'eau facilitent le transport de bactéries qui s'y adsorbent. L'eau devient impropre aux usages sanitaires, voire à la baignade et peut engendrer des gastro-entérites et des démangeaisons.



Vue aérienne des eaux boueuses de la rivière Camopi qui se jettent dans le fleuve Oyapock à hauteur du village de Camopi


Le village de Camopi se situe à la confluence de la rivière Camopi,dont les eaux sont polluées par les matières en suspension rejettées par des chantiers miniers clandestins, et du fleuve Oyapock

De plus, la présence de particules de sol rend plus difficile la désinfection et le traitement de potabilisation des eaux puisque ces dernières protègent les bactéries de l'action des désinfectants.
Barranques et recrudescence du paludisme

L'eau stagnante des barranques (bassins de décantation), pneus, bidons, déchets, et récipients divers favorise la prolifération des moustiques vecteurs de maladies telles que la dengue, le paludisme ou la fièvre jaune.

De plus, les travailleurs illégaux présentent généralement un statut sanitaire et vaccinal précaire, et sont de ce fait susceptibles de contribuer à la propagation des maladies. Les comportements d'automédication contribuent à la résistance des virus/parasites aux thérapies.


2.d - Impacts sur la vie sociale et culturelle

En raison de l'importance de l'orpaillage clandestin et des dégradations affligées aux ressources naturelles, l'exploitation de l'or a de forts impacts sur la vie quotidienne de nombreuses communautés des fleuves et de l'intérieur.
Pertes des terres et des ressources de subsistance

En ce qui concerne les communautés Amérindiennes de Guyane, elles sont en majorité opposées à l'activité minière. La présence de chantiers illégaux à proximité des zones de vie provoque des conflits d'usage par une occupation non souhaitée des terres, une dégradation du milieu naturel ainsi que des pressions de chasse et de pêche qui appauvrissent leurs ressources de subsistance.

En 1998, des représentants des autorités coutumières Amérindiennes et Bushinengué ont rédigé la résolution commune de Twenké, demandant que l'Etat et les Collectivités de la Guyane reconnaissent ces peuples et leurs droits. A la résolution principale sont annexées 6 résolutions spécifiques, dont la troisième, relative aux activités minières, "recommande vivement aux orpailleurs de se reconvertir dans des activités alternatives, visant la préservation des écosystèmes et la paix civile."
Un " mal " nécessaire

L'activité minière est une source de revenus non négligeables pour certaines communautés Bushinengué. Comme le montre une étude réalisée par le WWF auprès de populations travaillant dans des camps d'orpaillage surinamais du fleuve Maroni, l'orpaillage est considéré de manière générale, comme un "mal nécessaire" car il permet d'obtenir un revenu dans des zones éloignées des villes, où peu d'alternatives économiques existent.

L'argent issu de l'activité minière permet aussi de financer des magasins, du transport, l'électricité ou une visite chez le médecin.
Trafics en tous genres (armes, alcool, drogue) et prostitution

Des comptoirs logistiques (épiceries, dépôts de carburants...) sont mis en place à proximité des villages par la filière minière clandestine, et proposent à des prix exorbitants de l'alcool et des cigarettes.

Autour de ces sites se mettent en place des réseaux de drogue, de prostitution et des trafics d'armes. Un marché parallèle de médicaments se met également en place dans certains lieux.

Du fait des réseaux de prostitution, la proximité des sites miniers exposent les habitants des villages aux maladies sexuellement transmissibles.
Heurts entre modes de vie traditionnels et économie de marché

L'orpaillage et ses trafics annexes accélèrent le passage des communautés traditionnelles basées sur une économie de subsistance à l'économie de marché basée sur l'argent. Cette dernière implique souvent une détérioration des coutumes et de l'unité communautaire par perte de l'identité culturelle.
Augmentation de l'insécurité

L'attrait de l'or, l'isolement des sites, la pauvreté accrue des clandestins du fait d'opérations Anaconda répétées, contribuent à développer un climat d'insécurité. Les opérateurs miniers légaux sont régulièrement victimes de braquages et d'agressions.

Par ailleurs, les vols de moteurs de bateaux ou d'autres objets utiles pour les orpailleurs clandestins ont augmenté ces derniers mois dans les villages de l'intérieur, mais aussi auprès d'opérateurs touristiques ou de stations scientifiques situées sur des fleuves orpaillés. Deux gardes de la réserve naturelle des Nouragues ont malheureusement été récemment assassinés au camp Arataï, marquant une escalade dans les violences liées à l'orpaillage clandestin. Les relations humaines semblent décidément régies par la loi du plus fort...
 
 



Rien que ça !!!. Voyons voir ce que cela peut donner avec du pétrole?

edit un peut de lecture



Citation:
 
L'Or en Guyane : éclats et artifices

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/004001895-l-or-en-guyane-eclats-et-artifices#lettre_mission
Auteur(s) :

TAUBIRA DELANNON Christiane
FRANCE. Premier ministre

Editeur :

Premier Ministre

Date de remise : Décembre 2000
Réf. : 004001895
157 pages

Le problème des infrastructures de la Guyane est celui de la desserte d'un territoire très vaste, d'une grande richesse écologique, marqué par une densité très faible et un dynamisme démographique exceptionnel. Le présent rapport entre dans le cadre des études préliminaires à la réalisation d'un plan global de déplacements. Le diagnostic qu'il présente de la situation actuelle permet notamment de préciser les faiblesses du système de transports, de mettre en évidence la nécessité de reconsidérer certaines d'entre elles en fonction des caractéristiques guyanaises, et de souligner l'existence de nombreuses voiries sans statut ou à propriété et usage incertain, situation préjudiciable du point de vue économique et social. Ses quatre propositions d'études et d'actions à lancer en priorité concernent les services et les systèmes de déplacements dans les intercommunalités existantes, la fiabilisation des liaisons et services interurbains, la desserte des communes de l'intérieur et des communes isolées, et les problématiques globales de gouvernance et de financement des différents types de transports.  
 
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 #13 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 09 Nov 2012 14:34

Citation:
 
Budget 2013 : hausse des crédits et maintien de la défiscalisation pour l'Outre-mer

PARIS, 28 septembre 2012, 18:49:50 (AFP)

Le projet de loi de finances (PLF) 2013 pour l'outre-mer est caractérisé par une hausse des crédits de 5% et le maintien de la défiscalisation des investissements, "mais en aucun cas il ne s'agit d'une manne indue", a souligné vendredi le ministre des Outre-mer Victorin Lurel.

"Invoquer une manne pour les outre-mer, ce serait nier l'ampleur des difficultés et des écarts avec la métropole auxquels sont confrontées les sociétés ultramarines", a plaidé M. Lurel devant la presse en présentant le budget des outre-mer.

"Si la mission outre-mer n'est pas la seule à connaître une évolution positive au sein du budget de l'Etat, cette progression n'en est pas moins la traduction concrète de la volonté de changement du gouvernement, plus que jamais nécessaire et urgent après des années de réduction de l'effort budgétaire de l'Etat", a-t-il ajouté.

La situation outre-mer -taux de chômage deux fois plus élevé qu'en métropole, PIB par habitant deux fois inférieur, faible taux d'investissement, intensité particulière des problèmes sociaux- "appelle autre chose que des demi-mesures", a affirmé le ministre. "Elle nécessite des changements structurels", qui ont "maintenant une traduction budgétaire".

Les crédits de la mission outre-mer sont en hausse de 4,5% en autorisation d'engagement (AE), soit 2,16 milliards d'euros, et de 5% en crédits de paiement (CP), soit 2,01 milliards.

Ce budget s'articule autour de quatre priorités, a poursuivi M. Lurel. Les crédits de paiement dans le logement social et l'amélioration de l'habitat passent de 214 millions en 2012 à 227 millions.

Il prévoit une nouvelle enveloppe de 50 millions d'euros pour l'investissement public, consacrée à des projets améliorant les conditions de vie des populations ultramarines dans les domaines sanitaire, social, routier et environnemental.

La troisième priorité est la jeunesse et l'insertion socio-professionnelle, alors que 42% des jeunes ultramarins abordent la vie active sans diplôme. Les moyens consacrés à la formation en mobilité et à la continuité territoriale sont maintenus à hauteur de 74 millions d'euros.

Quatrième priorité, l'emploi : le financement des exonérations de charges va être augmenté de 8% à plus de 1,1 milliard d'euros. Près de 70.000 établissements bénéficieront de cette mesure qui contribuera au maintien ou à la création d'emplois, a estimé le ministre.


"Nous sommes déterminés à mobiliser tous les outils pour permettre aux entreprises de créer des emplois", a poursuivi M. Lurel. "Tous les outils, y compris les dispositifs incitatifs à l'investissement tels que la défiscalisation", a-t-il ajouté.

La disposition qui plafonne l'avantage que peuvent tirer les contribuables de certaines niches fiscales à 10.000 euros "ne concerne pas les dispositifs ultra-marins", a-t-il relevé.

C'est un "choix politique" "justifié par la situation économique et sociale très difficile qui frappe nos compatriotes dans nos territoires", a plaidé le ministre 
 



Citation:
 
L'Etat débloque des fonds en faveur de la Polynésie

PARIS, 29 octobre 2012, 22:20:00(AFP)

Le comité de suivi du plan de redressement de la Polynésie a annnoncé lundi un déblocage de fonds pour accompagner les réformes mises en oeuvre par cette collectivité autonome.

A l'issue d'une réunion à Paris, un accord a été signé qui prévoit le versement du solde de la dotation d'ajustement exceptionnel, soit 34 millions d'euros (plus de 4 milliards de francs CF), indique un communiqué du ministre des outre-mer, Victorin Lurel, et du vice-président de Polynésie, Antony Géros

La dotation exceptionnelle qui totalisait 50 millions d'euros avait été prévue par la Loi de finances rectificative 2011, mais son versement avait été bloqué par le précédent gouvernement. Seule une partie (16 millions d'euros) avait été versée à la Polynésie cet été.

Il s'agissait de lui permettre de faire face à ses difficultés de trésorerie, tant pour verser le traitement des fonctionnaires, les dotations aux collectivités locales que pour payer les fournisseurs.

L'acccord précise aussi les modalités et les conditions d'octroi d'un prêt à l'investissement destiné à relancer la commande publique pour un montant de 40 millions d'euros (4,76 milliards F CFP), de même que les modalités de déblocage au niveau de l'Etat des autorisations d'engagement et des crédits de paiement, représentant la contrepartie de l'Etat aux opérations d'investissement contractualisées.

Dans cet accord, l'Etat s'engage à mettre à disposition de la Polynésie les missions d'appui et d'assistance nécessaires à la conduite du plan de redressement. L'accord met aussi en place les institutions nécessaires à une gouvernance resserrée du processus de redressement des finances publiques de la Polynésie, précise le communiqué.

La Polynésie, qui compte 270.000 habitants sur un territoire étendu comme l'Europe, traverse une grave crise économique et politique. Le taux de chômage se situe entre 20 et 30%, sans assurance chômage.

"Nous avons perdu 11.000 emplois depuis 2008, l'endettement a doublé depuis 2006, nous comptons 60.000 ressortissants dans notre régime de solidarité", avait récemment déploré le député Jean-Paul Tuaiva (UDI) devant le ministre.

L'instabilité politique se chiffre : treize gouvernements se sont succédé depuis 2004 et des élections pour renouveler l'assemblée locale doivent se tenir les 21 avril et 5 mai 2013.

Le comité de suivi ne s’était pas réuni depuis le début de l'année. Sa tenue marque la détente des relations entre la Polynésie et l'Etat depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, après de vives tensions sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Une prochaine réunion est prévue début janvier.

Cette embellie s'explique par les liens entre le Parti socialiste et le Tavini Huiraatira, parti d'Oscar Temaru, actuel président indépendantiste de la Polynésie. Les deux formations politiques ont une convention de partenariat au nom de laquelle ils s'apportent un soutien mutuel aux élections.

Les discussions de lundi ont permis aux représentants polynésiens de présenter les avancées du plan de redressement — voté par l'Asssemblée de Polynésie en 2011 — qui passe notamment par des réformes en matière de fiscalité, d'organisation administrative et de stratégie de développement.

Il s'agit notamment de réduire le nombre d'emplois publics, qui ont été multipliés ces dernières décennies et doublonnent parfois. Ce recours à l'emploi public sert en partie de palliatif à une économie peu dynamique dans un territoire contraint : grande étendue géographique, îles disséminées, marché intérieur étroit, absence de ressource providentielle à l'image du nickel en Nouvelle Calédonie.

De plus, la Polynésie est particulièrement sujette aux variations de l’économie mondiale car elle est adossée à des secteurs sensibles à la compétition internationale : le tourisme, la pêche et la perle. 
 
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 #14 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 27 Nov 2012 12:24

J'ai pas réussi à dénicher un sujet plus adéquat. Après tout il s'agit de données économiques:

Citation:
 
Quel niveau de développement humain dans les outre-mer ? - Communiqué AFD du 23 novembre 2012 (repris ici sans les graphiques)

L'Agence Française de Développement (AFD) a révélé aujourd'hui les résultats de l’étude « Quel niveau de développement des départements et collectivités d'outre-mer, une approche par l'Indice de Développement Humain». Menée par Olivier Sudrie pour l'AFD, l’étude calcule le niveau de développement de tous les outre-mer* grâce à l'Indice de Développement Humain*(IDH) et les compare entre eux, avec celui des pays voisins et avec la métropole sur la période 1990-2010.


Les outre-mer, parmi les territoires les plus développés de la planète


Le rapport indique que le niveau de développement humain atteint par les départements et collectivités d'outre-mer (DCOM) en 2010 les place dans la catégorie des pays à développement humain très élevé (Guadeloupe, Martinique et Nouvelle-Calédonie) ou élevé (Guyane, Réunion et Polynésie). Un seul département français (Mayotte) figurait, en 2005, dans le groupe des pays à développement humain moyen.

A l'exception de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé à proximité du continent nord-américain, les DCOM affichentun niveau de développement humain bien supérieur à celui prévalant dans leur environnement régional.
Ainsi, les départements français d'Amérique possèdent le plus haut niveau de développement humain de la Caraïbe et la Guyane devance le Brésil et le Suriname. Le niveau de développement de Mayotte, pourtant le plus bas de tous les DOM, était, en 2005, 50 % plus élevé que celui des Comores.

20 ans d’écart en moyenne avec la métropole

L’étude estime l'année au cours de laquelle la France métropolitaine avait atteint, le niveau de développement actuel des DCOM. Ainsi, l'IDH de la Guadeloupe en 2010 serait celui de la France métropolitaine de 1998, soit 12 années d’écart. Il est de l'ordre d'une génération pour la Guyane (27 années), de 25 années à La Réunion et de 28 années pour la Polynésie française.


Classement par département : la Guadeloupe entre le Pas-de-Calais et l'Yonne

En termes relatifs, les IDH des territoires ultramarins (0,775 en moyenne en 2010) sont tous faiblement inférieurs à celui de la France métropolitaine (0,883) : moins de 12% en moyenne. Cependant, territoire par territoire, on note une différence de 17% entre la métropole et la Polynésie et de 7% avec la Guadeloupe. Le classement départemental place la Guadeloupe à côté du Pas-de-Calais (à 3% d’écart IDH) et de l'Yonne (5% d’écart).

Des performances sociales élevées, mais un IDH tiré à la baisse par l'indice de revenu

A l’échelle mondiale, les pays plus économiquement développés sont ceux qui affichent aussi le plus haut niveau de développement social. Une évidence qui ne se vérifie pas pour les territoires ultramarins, ou ces dimensions ne sont pas corrélées. En effet, la valeur de l'IDH dans les DCOM est tirée à la hausse par sa dimension sociale et à la baisse par les performances économiques (revenu par tête). Plus précisément, ces performances sociales doivent beaucoup aux valeurs élevées de l'indice de la santé (espérance de vie) plutôt qu'a celles de l’éducation : dans le domaine de la santé, l’écart moyen avec la métropole était de l'ordre de 5% seulement en 2010, alors qu'il était de 25% en matière d’éducation.

* L'Indice de Développement Humain (IDH) est un indice composite sommaire qui mesure les réalisations moyennes d'un pays dans trois aspects fondamentaux du développement humain : une vie longue et saine (santé), l'accès aux connaissances (éducation) et un niveau de vie décent (revenu). La disponibilité des données définit la couverture d'un pays par l'IDH ou pas. Pour permettre des comparaisons parmi les pays, l'IDH est, dans la mesure du possible, calculé sur la base des données provenant des agences de données internationales les plus importantes et d'autres sources de données crédibles disponibles au moment de la rédaction.

*Les territoires ultramarins français concernés par cette étude sont : (i) pour les DOM : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et Mayotte ; (ii) pour les COM : la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint- Barthélemy ; (iii) la Nouvelle-Calédonie.

A propos de l'AFD :
Etablissement public au statut d'institution financière, l'Agence Française de Développement (AFD) agit depuis soixante dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans les outre-mer.
Présente sur le terrain dans l'ensemble des outre-mer, l'AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète. Avec sa large palette d'instruments financiers, son expertise technique et sa production de connaissances, l'Agence répond de manière différenciée à ses partenaires : pouvoirs publics locaux, établissements publics, entreprises et associations.
En 2011, l'Agence a consacré plus d'1,1 milliard d'euros au financement d'actions dans l'outre-mer (sur un total de 6,8 milliards) selon quatre axes d'intervention : l'accompagnement des politiques publiques, le renforcement de la cohésion sociale et la préservation de l'environnement ; le financement des entreprises ; l'habitat et l'aménagement urbain ; la coopération régionale.
Ces financements ont notamment permis l'amélioration de systèmes d'assainissement et d'alimentation en eau potable pour 375 000 personnes, le traitement de 285 000 tonnes de déchets solides, le financement d’équipements de santé pour 290 000 personnes.
www.afd.fr

A propos de l’étude :
Les analyses et conclusions de cette étude son formulées sous la responsabilité de son auteur. Elles ne reflètent en pas nécessairement le point de vue de l'Agence Française de Développement ou de ses institutions partenaires.

Contacts presse :
Magali Mévellec (AFD) 01 53 44 40 31 mevellecm@afd.fr
Marion Carcreff (Hopscotch) 01 58 65 00 96 mcarcreff@hopscotch.fr 
 


Pour allez plus loin, le document de travail de 62 pages : http://www.afd.fr/webdav/site/afd/shared/PUBLICATIONS/RECHERCHE/Scientifiques/Documents-de-travail/129-document-travail.pdf
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 #15 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Actualité économique locale   Posté le: 21 Déc 2012 13:37

Pas récent , actualité des commerces qui date de 2009 :

Citation:
 
La fin du monopole

Pierre-Yves CARLIER France-Guyane 30.10.2009

e groupe SISB, propriétaire de Cora, Match, Leader Price et Écomax, a confirmé hier vouloir la vente de ses magasins. Super U est déjà sur les rangs. Casino et des groupes antillais sont prêts aussi.
Cora a failli devenir Carrefour. Ce sera Géant Casino. Le groupe SISB a confirmé hier la vente de tous ses magasins aux Antilles et en Guyane. Dans le département, il s'agit de Cora, Match Montjoly, Match Kourou, cinq Leader Price et huit Écomax.
Le rachat probable de Match par Super U, à Kourou, et l'intérêt que portait le groupe Leclerc à Leader Price (nos précédentes éditions) le laissaient supposer. Depuis le début de la semaine, les dirigeants de SISB, propriétaire des magasins, rencontrent les salariés de tous les magasins des Antilles et de Guyane pour l'annoncer aux salariés.
Étienne-Denis Reynaud, directeur général de SISB, a détaillé hier soir à nos confrères de France-Antilles Martinique la vente en Guyane. Le groupe Ho Hio Hen va racheter le Cora de Cayenne et les huit Écomax de Guyane. Écomax gardera son nom, comme aux Antilles.
Cora deviendra Géant. Le groupe Hayot, qui a la franchise Carrefour, a fait une contre-proposition pour Cora. Sans succès. Reste à savoir s'il envisagera toujours de s'installer à Balata, où les travaux ont commencé.
Les Match seront vendus, selon nos informations, à bon prix. Ils vont devenir Super U. Jan Du, qui a lancé le premier Super U de Guyane à Saint-Laurent va racheter Match à Kourou. Il y a peu, le groupe U envisageait encore d'installer un hypermarché près de la médiathèque. Avant d'abandonner le projet et de laisser la voie libre à Carrefour. NG Kon Tia, qui a lancé Super U à Cayenne en août, doit racheter Match Montjoly.
Reste les cinq Leader Price du département. Ce ne sera pas Leclerc, mais le groupe antillais Fabre. Celui-ci est déjà propriétaire des Leader Price des Antilles. Les magasins vont donc conserver leur nom et leur principe, à savoir la vente de produits exclusifs sous marque Leader Price. Dix ans après le rachat de Primistères Reynoird, quelques mois après les protestations contre la vie chère et les monopoles, celui de la grande distribution pourrait bien vivre ses dernières heures.
CORA, MATCH, LEADER PRICE ET ÉCOMAX EN VENTE - Repères
- Un grand groupe. Cora est la branche française du groupe belge Louis Delhaize (11 milliards d'euros). Il a décidé de céder la totalité de la SISB, société holding gérant 28 filiales opérationnelles aux Antilles-Guyane. En Guyane, « l'hypermarché de Cayenne » a ouvert ses portes le 19 avril 2005.
- Antilles-Guyane. Le groupe Cora détient 61% des parts de marché dans notre département (39% en Guadeloupe, 17% en Martinique). Le groupe exploite, aux Antilles-Guyane, quatre hypermarchés Cora, 15 supermarchés Match, 57 Ecomax, un Leader Price, une plateforme de distribution et 11 dépôts desservant la totalité des magasins. Le groupe emploie 2 221 salariés.
- Concurrence. L'Autorité de la concurrence déplorait en septembre cette concentration et appelait à « lever les obstacles structurels qui s'opposent à l'arrivée de nouveaux acteurs sur les marchés géographiques considérés, seule condition nécessaire à la pleine effectivité du processus concurrentiel. » Elle recommandait ainsi la suppression du contrôle exercé par les Commissions départementales d'aménagement commercial pour les projets d'implantation de plus de 1 000 m2, ainsi que la diminution des seuils de notification des opérations de concentration dans la grande distribution.
« Nous avons perdu beaucoup d'argent »
Quand il s'est installé dans les départements français d'Amérique en 2000, le groupe SISB voulait ensuite s'étendre vers la Caraïbe et l'Amérique latine. Il a échoué.
Dans le département, SISB détenait 61% des parts de marché. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a dénoncé ce quasi-monopole il y a quelques semaines.
Malgré cette situation, SISB perdait de l'argent. Le chiffre d'affaire s'est élevé à 340 millions d'euros l'an dernier pour les Antilles et la Guyane. En 1999, c'était 430 millions, indique lesechos.fr. « Nous quittons la région car nous y avons perdu beaucoup d'argent et que nous ne sommes pas parvenus à réaliser la stratégie imaginée en 2000, lors de la reprise de notre franchisé Primistères Reynoird, à savoir réorganiser cette base pour poursuivre notre développement vers la Caraïbe et l'Amérique latine » , explique Étienne-Denis Reynaud au site internet. En Guyane, Cora affiche un déficit annuel de 364 000 euros. « La situation s'est globalement aggravée avec les événements » aux Antilles, explique dans France-Antilles Étienne-Denis Reynaud, directeur général de SISB. Durant la procédure de vente, le groupe SISB et les futurs propriétaires vont devoir se pencher sur le sort des 2 221 salariés que compte le groupe dans les trois départements. SISB va aussi vendre son grossiste de Guyane : Propadis.


Repères
- NG Kon Tia. Le groupe NG Kon Tia, après avoir lancé Super U à Cayenne, va racheter Match Montjoly. Le magasin a été créé en 1972 par Maurice NG Kon Tia, fils d'un détaillant. Il transforme l'affaire familiale en grossiste alimentaire d'import-export.
- Ho Hio Hen. Le groupe emploie environ un millier de personnes en Martinique et en Guadeloupe. Originaire de Hong Kong, la famille s'installe en Guyane dans les années 1920, puis en Martinique. Il ouvre son premier libre-service à Fort-de-France, dans le quartier de Terres-Sainville. Le développement du groupe se fera dans les années 1970.

 
 


Peut être qu'une actualité plus fraiche va surgir. Cela fait longtemps que je ne suis plus à jour des noms d'enseignes en activité.
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