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Economie France


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  Actualités:   Sujet: Economie France

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 #1 Actualités:   Sujet du message: Economie France   Posté le: 01 Oct 2003 17:42

Les annulations de crédits visent surtout le logement, l'économie et les transports
LE MONDE | 01.10.03 | 13h37


Un décret, publié prochainement au "Journal officiel", prévoit l'annulation de 1,15 milliard d'euros. Le ministère de la défense veut sortir de son budget les opérations militaires extérieures.
LE ministre de l'économie, Francis Mer, et le ministre délégué au budget, Alain Lambert, avaient annoncé le 8 septembre leur intention de procéder à l'annulation de plus d'un milliard d'euros de crédits budgétaires, pour tenir l'objectif de dépenses inscrit dans la loi de finances pour 2003 (273 milliards). La publication du décret au Journal officiel est imminente. Il annule 1,155 milliard d'euros de crédits, un montant qui s'ajoute aux annulations déjà décidées en mars et portant sur 1,439 milliard.

Bercy précise qu'au 1,155 milliard d'annulations figurant dans le décret s'ajoutent deux autres mesures, qui portent le total des nouvelles annulations à 2,8 milliards sur l'ensemble de l'année. Le ministère de l'agriculture a renoncé à 100 millions d'euros de crédits pour financer le plan d'aide aux agriculteurs suite à la canicule. "C'est le principe d'auto-assurance", explique-t-on à Bercy : un ministre doit prévoir dans ses crédits de quoi faire face aux situations imprévues. Un décret à venir doit en outre supprimer 145 millions de crédits, pour compenser des dépenses consacrées à l'hébergement d'urgence (SDF, demandeurs d'asile...).

BERCY DONNE L'EXEMPLE

Dans cette opération de régulation budgétaire, Bercy donne l'exemple : il supporte une des plus fortes amputations de crédits sur les 1,155 milliard prévus. Gilles de Robien, le ministre de l'équipement, des transports, du logement du tourisme et de la mer, fait également un gros effort. En additionnant tous les ministères sous sa tutelle, il perd près de 400 millions. Le ministère de l'intérieur, pourtant prioritaire dans les dépenses, paie aussi son écot. En revanche, la justice et les armées échappent aux coupes budgétaires.

La ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie, refuse même de prendre en charge sur ses crédits les 600 millions de dépenses liées aux opérations extérieures (notamment le déploiement de troupes en Côte d'Ivoire). Selon Le Figaro du 30 septembre, elle veut les faire financer sur le budget des charges communes, ce qui ferait filer les dépenses. Le dossier est à l'arbitrage à l'Elysée et à Matignon.

Certains budgets sont très fortement amputés par ces annulations de crédits : les subventions d'investissement pour la protection de l'environnement reculent de 33 %, celles consacrées aux transports urbains et interurbains reculent de plus de 25 %. Dans d'autres, comme les affaires étrangères, des difficultés de fonctionnement apparaissent. Pour Bercy toutefois, les ministres, à l'exception de la défense, jouent le jeu, serrant les coûts face à des recettes fiscales qui s'effondrent.

Sophie Fay


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Budget 2003 : les annulations de crédits visent surtout le logement, l'économie et les transports


1,155 milliard d'euros de crédits ont été annulés. Les principaux budgets concernés :

- Economie : 370,6 (177,1)
- Transports et sécurité routière : 217,8 (133,2)
- Urbanisme, logement : 128,6 (137,1)
- Affaires étrangères : 67 (31,4)
- Jeunesse, enseignement scolaire : 61,1 (177,2)
- Ecologie : 50,5 (23,8 )
- Intérieur : 40 (68,1)
- Recherche : 34,6 (117,8 )
- Mer : 27,1
- Aménagement du territoire : 25 (18,4)
- Outre-mer : 18,9 (74,2)
- Enseignement supérieur : 18,5 (43,9)
- Sports : 15,8 (13,5)
- Santé, famille : 10,2 (80,1).

(Les chiffres sont donnés en millions d'euros, les annulations de mars sont entre parenthèses).


• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 02.10.03
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Cpasmoi
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 #2 Actualités:   Sujet du message: Economie France   Posté le: 06 Oct 2003 11:22

Ca veut dire que tous les ministères se "serrent la ceinture" sauf la justice et l'armée ???
La droite qui fait une politique de droite, aucune surprise dans cela !
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Missyna alna
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 #3 Actualités:   Sujet du message: Economie France   Posté le: 06 Juil 2011 09:49

A défaut de trouver un sujet plus adéquat;

Citation:
 

A qui appartient la France ?

Publié le 30-06-11 à 17:13 Modifié le 01-07-11 à 11:40 par Le Nouvel Observateur 2 réactions
Les caisses sont vides. Après les entreprises publiques et les routes, l'Etat vend ses bâtiments, forêts, œuvres d'art… Les acheteurs étrangers, eux, s'arrachent l'immobilier de luxe. Etat des lieux et tour des propriétaires.

(Le dossier "Ceux qui possèdent la France" est publié dans Le Nouvel Observateur du 30 juin 2011).

A qui appartient la France ? Dix réponses en chiffres.

1. Acheter la France ?

- Elle coûterait à l'acquéreur 12.115 milliards d'euros (valeur nette, dettes déduites). Dont 9.000 milliards pour indemniser les ménages, à proportion des biens qu'ils possèdent, (portefeuille financier et surtout immobilier).

2. L'Etat vend !

- Pour la première fois l'an dernier, le ministère du Budget a fixé à l'Etat un objectif de cessions pluriannuelles et un mot d'ordre : accélérer le pas pour rétrécir le parc immobilier de 500.000 mètres carrés d'ici à 2013, soit trois fois plus qu'entre 2007 et 2009. Désormais, 1.700 biens sont concernés.

- L'Etat ne possède plus que 3% du capital des entreprises françaises, contre 40% au temps des nationalisations

- L'Etat ne détient que 4% des 43.180 monuments historiques protégés. Les communes en possèdent 40%, le reste étant entre des mains privées. Comme 5.000 des 6.540 châteaux classés : Cheverny, Chenonceau, Ussé, Villandry, ou encore le Clos-Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci…

3. Propriétaires particuliers

- En 2010, 61,7% des Français étaient propriétaires d'un ou plusieurs logements.

- Dans ce lot, l'Insee a recensé 3,18 millions de résidences secondaires, dont les étrangers ne possèdent, en dépit d'un mythe tenace, que 5%. Avec des pointes de 10% en Savoie ou en Corrèze. Parmi eux, une majorité de Britanniques.

- Dans la capitale, la proportion d'acquéreurs étrangers atteint 6,8%. Et là, ce sont les Italiens qui mènent la danse.

- L'immobilier de luxe : au-delà d'une valeur de 4 millions d'euros, un acheteur sur deux est un "non résident".

4. Les richesses de la terre
- L'Hexagone compte 28 millions d'hectares agricoles. Par une volonté politique constante, le prix du foncier agricole qui couvre la moitié de la superficie du territoire est maintenu très bas : un hectare de terre vaut entre 3.000 et 5.000 euros en France, contre 15.000 euros en Allemagne ou 20.000 euros en Grande-Bretagne.

- Et quand un hectare est vendu, dans 88% des cas, c'est un agriculteur qui l'achète pour le cultiver à titre personnel.

- Grâce à son droit de préemption, le Conservatoire du littoral, chargé de sanctuariser les espaces naturels côtiers, est le premier propriétaire français à la mer. Il est à la tête de 12% des 5.533 kilomètres de linéaire côtier.

5. Forêts privatisées

- Les trois quarts des forêts appartiennent à des privés (3,5 millions de propriétaires)

- 300 forêts de plus de 50 hectares changent de mains chaque année et les prix grimpent de 5% par an.

- Championne de France, la Caisse des Dépôts gère 150.000 hectares. Autres gros propriétaires : la Société générale (30.000 hectares), Axa (22.000 hectares) et le Crédit agricole (12.000 hectares). Mais de nouveaux investisseurs apparaissent. Comme le Groupe Louis-Dreyfus, et un oligarque russe…

6. Les villes jouent les agents immobiliers
- Les collectivités locales détiendraient 15% à 20% du patrimoine immobilier français (selon un calcul, en septembre 2008, de la Fédération des Maires des Villes moyennes et le groupe Caisse d'Epargne). L'inventaire précis est à l'ordre du jour.

- La Ville de Paris possède 9% du patrimoine de la capitale (dont l'Hôtel de Ville et le Sacré-Cœur), loin devant l'Etat (3,2%) et l'Eglise (0,3%).

- Elle vend toutes sortes de bâtiments, appartements, terres, qui ne sont plus jugés "utiles" aux Parisiens. Les recettes sont estimées par la ville à 150 millions d'euros par an. Mais de l'autre main, elle rachète des immeubles et des terrains pour financer des équipements publics et des logements sociaux.

- Comme Paris, nombre de communes jouent au Monopoly avec leur patrimoine pour financer leurs projets d'aménagement.

7. Au royaume de Dieu
- 87 des 154 cathédrales françaises appartiennent à l'Etat.

- A Paris, l'Eglise possède 0,3% des immeubles, soit 350.000 mètres carrés. Le Vatican lui-même détient une dizaine d'immeubles haut-de-gamme, notamment le très chic 4, rue Guynemer, qui donne sur le jardin du Luxembourg, et a compté François Mitterrand et Bernard Kouchner parmi ses locataires…

- Avec leurs couvents et monastères, les congrégations religieuses, financièrement autonomes, disposeraient en France de 3 millions de mètres carrés, soit 5 milliards de valeur potentielle. A Paris, la surface totale de leurs jardins est estimée à 80 hectares, davantage que les Tuileries, le Luxembourg et les Buttes-Chaumont réunis !

8. Le CAC 40 est-il encore français ?

- La part des étrangers dans le capital des entreprises du CAC 40 est passée de 35% en 1998 à 42,3% à la fin 2009 (selon une étude de la Banque de France publiée l'an dernier). Cela représente un montant de 404,5 milliards d'euros. Et ce n'est qu'une moyenne.

- Pour certains groupes comme Lafarge, environ 70% des actions sont détenues par des non-résidents. Et cette part dépasse 50% pour des grands noms comme Michelin ou Sanofi-Aventis.

9. Chers vignobles
- Les princes du CAC 40 n'ont pas mégoté pour s'offrir des quartiers de noblesse dans le Bordelais. Après François Pinault, qui a racheté Latour dès 1993, Bernard Arnault a jeté son dévolu cinq ans plus tard sur Cheval Blanc (avec le Belge Albert Frère) et Yquem. Martin Bouygues, qui avait déjà dépensé plus de 140 millions d'euros en 2006 pour s'offrir Château Montrose, en a déboursé 19 de plus en 2010 pour s'agrandir de 22 hectares, et 10 autres pour construire le chai le plus spectaculaire du Médoc, sous la signature de l'architecte Jean-Marie Wilmotte, avant que celui-ci ne soit éclipsé par son confrère Christian de Portzamparc pour 13 millions d'euros.

- Mais cette année, tous les regards sont tournés vers des investisseurs plus discrets, tous originaires de Chine, de Hong-Kong ou de Taïwan…

10. Les joyaux de la République

- 180.000 œuvres d'art (hors collection de la Manufacture de Sèvres) sont inscrites au patrimoine de l'Etat.

- La Commission de Récolement des Dépôts d'œuvres d'Art est chargée d'un grand recensement : vérifier physiquement si elles sont toujours là où on les croit. Dernier bilan d'étape : en 2009, 16.623 d'entre elles étaient portées disparues…

Le Nouvel Observateur

Dossier publié dans Le Nouvel Observateur du 30 juin 2011. Réalisé par Nicole Pénicaut, Sylvain Courage, Gérard Muteaud, Gurvan Le Guellec, Eve Roger, Marie Lemonnier, Nathalie Funès, Thierry Philippon. 
 


La France , aux français!!! mais bien sur

Les Français ne semblent que peut investir en France, surtout sur du long terme. Dés qu'il faut prévoir une reprise d'entreprise, l'espoir vient le plus souvent d'investissement étrangers.

Par ailleurs en France , on ronge sur des postes par soucis d'économie, pour qu'au final cela reviennent plus cher. par exemple , l'absence de frais d'entretien/maintenance réguliers de certain site/exploitation entraine la réalisation de travaux très onéreux à financer.
On trouve le moyen de justifier la hausse des prix du fait de travaux , alors que la prix en charge de ce type d'intervention devra déjà être inclus dans les tarifs.

A force de radineries, on se retrouve avec des inepties de 1ere classe. Alors que par ailleurs on se permet des dépenses totalement inutiles et injustifiés.
De même à force de bisbille entre personnes on se retrouve aussi avec des inepties .
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 #4 Actualités:   Sujet du message: Economie France   Posté le: 06 Juil 2011 15:20

Citation:
 
8. Le CAC 40 est-il encore français ?

- La part des étrangers dans le capital des entreprises du CAC 40 est passée de 35% en 1998 à 42,3% à la fin 2009 (selon une étude de la Banque de France publiée l'an dernier). Cela représente un montant de 404,5 milliards d'euros. Et ce n'est qu'une moyenne.

- Pour certains groupes comme Lafarge, environ 70% des actions sont détenues par des non-résidents. Et cette part dépasse 50% pour des grands noms comme Michelin ou Sanofi-Aventis 
 
Mouais bon, comme son nom l'indique le CAC40 ne représente que 40 sociétés et une petite part de l'économie.
Bien au contraire, en France nous avons une surreprésentation des entreprises familiales contrairement aux autres pays de l'OCDE.

Citation:
 
3. Propriétaires particuliers

- En 2010, 61,7% des Français étaient propriétaires d'un ou plusieurs logements.

- Dans ce lot, l'Insee a recensé 3,18 millions de résidences secondaires, dont les étrangers ne possèdent, en dépit d'un mythe tenace, que 5%. Avec des pointes de 10% en Savoie ou en Corrèze. Parmi eux, une majorité de Britanniques.

- Dans la capitale, la proportion d'acquéreurs étrangers atteint 6,8%. Et là, ce sont les Italiens qui mènent la danse.

- L'immobilier de luxe : au-delà d'une valeur de 4 millions d'euros, un acheteur sur deux est un "non résident". 
 

Effectivement, selon century 21, l'immobilier de luxe est au main des étrangers. Il est a noter la récente apparition d'un fond souverain Norvégien (1er mondial), dans l'immobilier parisien.
Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est l'engouement pour l'immobilier de luxe parisien. Même si la situation est meilleure en France que dans le sud européen, il me parait risqué, très risqué dinvestir en haut de cycle... et d'alimenter une bulle qui rique d'éclater.

Citation:
 
Les Français ne semblent que peut investir en France, surtout sur du long terme. Dés qu'il faut prévoir une reprise d'entreprise, l'espoir vient le plus souvent d'investissement étrangers. 
 
Oui et non. Si l'on prend uniquement les sociétés du CAC, tu as raison. En plus les entreprises françaises investissent pas mal à létranger, c'est vrai. Mais si l'on part du principe que les PME sont une part importante du PIB, la reprise économique est liée aux PME dont le capital est détenu par des français.

Citation:
 
Par ailleurs en France , on ronge sur des postes par soucis d'économie, pour qu'au final cela reviennent plus cher. par exemple , l'absence de frais d'entretien/maintenance réguliers de certain site/exploitation entraine la réalisation de travaux très onéreux à financer.
On trouve le moyen de justifier la hausse des prix du fait de travaux , alors que la prix en charge de ce type d'intervention devra déjà être inclus dans les tarifs. 
 
Exact, le problème se pose pour les centrales nucléaires par exemple. Mais je ne suis pas sûr que ce type de comportement soit franco-français.

Citation:
 
A force de radineries, on se retrouve avec des inepties de 1ere classe. Alors que par ailleurs on se permet des dépenses totalement inutiles et injustifiés.  
 
Tu as des exemples en tête?

Sinon article très intéressant.
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Missyna alna
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 #5 Actualités:   Sujet du message: Economie France   Posté le: 07 Juil 2011 21:24

Mon magnifique stade vélodrome couvert , alors que par ailleurs les piscines ont des horaires des plus rédhibitoires .

Ne parlons même pas du problème de propreté de la voirie, alors que l'eau publique y coule à flot.
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Missyna alna
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 #6 Actualités:   Sujet du message: Economie France   Posté le: 15 Fév 2012 13:46

Citation:
 
france-qatar, les relations particulières

Les Echos
24/01 | 07:00 | Nathalie Silbert

Immensément riche, le petit émirat francophile multiplie les investissements dans l'Hexagone. Qui en a fait un partenaire économique et diplomatique de choix. Mais l'activisme qatarien commence à faire des vagues au sein du monde politique.


Tentaculaire Qatar... Plus une semaine ne se passe sans que la presse internationale ne se fasse l'écho d'un investissement de ce petit émirat, coincé entre l'Arabie saoudite et l'Iran, dans les pays occidentaux, au Maghreb ou en Asie. Quand ce ne sont pas ses propositions en tant que président de la commission de la Ligue arabe chargée de la Syrie qui remplissent les colonnes des journaux. Aussi minuscule soit-il -11.437 kilomètres carrés, à peine plus grand que le département de la Gironde, et une population estimée à 1,7 million d'habitants parmi lesquels quelque 350.000 Qatariens de souche -, le pays est sur tous les fronts. En France, c'est avec la prise le contrôle du Paris Saint-Germain en juin dernier que l'opinion publique a pris conscience du poids du Qatar dans l'économie nationale. Au risque de provoquer des poussées de fièvre protectionnistes jusque dans les rangs de la majorité parlementaire.

Pour l'émirat, historiquement francophile, à la différence des autres pays du Golfe, plutôt dans la sphère d'influence anglo-saxonne, l'Hexagone occupe en effet une place à part. Même si certains jugent excessive l'exposition que lui donnent ces derniers mois les médias français. « Je suis frappé par l'excitation que provoque le Qatar en France, alors qu'il investit partout », s'agace ainsi Jean-Christophe Lagarde, président du groupe d'amitié France-Qatar à l'Assemblée nationale.
Investissements tous azimuths

L'Hexagone n'est en effet pas le seul territoire à susciter l'intérêt de l'émirat. Le Qatar fait ses emplettes dans le monde entier. Au milieu des années 2000, le pays, propriétaire des troisièmes réserves de gaz mondiales, après la Russie et l'Iran, et premier exportateur de gaz naturel liquéfié, a vu ses revenus bondir avec la mise en production du gisement de North Dome. Avec l'un des premiers PIB par habitant de la planète, l'émir cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, au pouvoir depuis 1995 après avoir renversé son père, a une double préoccupation : d'une part, faire fructifier ses ressources colossales en diversifiant ses sources de revenus, d'où la création en 2005 d'un fonds souverain, le Qatar Investment Authority (QIA), qui serait doté de 70 milliards de dollars. D'autre part, assurer à son Etat - le plus petit du Golfe -une visibilité mondiale en bâtissant des alliances internationales sur le plan politique. « Toute la logique des Qataris est de renforcer les liens diplomatiques au travers des liens économiques. Ils ont compris que les deux marchaient ensemble », analyse Richard Attias, président de Richard Attias and Associates, organisateur du Doha Goals, dédié au sport.

Ancienne colonie britannique jusqu'en 1971, le Qatar a ainsi investi dès 2007 plusieurs milliards d'euros en Grande-Bretagne, s'invitant au capital du distributeur Sainsbury, de la banque Barclays, du London Stock Exchange ou s'offrant le grand magasin Harrods. Des milliards ont également été dépensés en Allemagne pour soutenir la fusion de Porsche et Volkswagen, entrer au capital du Credit Suisse, d'Iberdrola en Espagne ou reprendre la filiale luxembourgeoise de la banque Dexia. L'émirat lorgne aussi l'Asie, où il a acquis la chaîne Raffles Hotel, à Singapour, et mis un pied dans Industrial and Commercial Bank of China.

On ignore ce que pèse la France dans les investissements du Qatar. Seule certitude, l'émirat est très actif dans l'Hexagone, intervenant via des fonds différents suivant la nature de ses placements. En particulier, le QIA dirigé par cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, ou ses émanations, Qatar Holding et Qatar Diar. Les décisions sont prises par une équipe resserrée, aujourd'hui confrontée à un afflux de dossiers, selon un proche : « Ils ont le chéquier. Dans le contexte économique actuel, il n'est pas surprenant de les voir sollicités sur un nombre croissant d'affaires. »

Les Qatariens sont décrits comme des hommes d'affaires avisés, professionnels, pour qui « un sou est un sou » et qui raisonnent sur le long terme. Pour eux, chaque placement doit répondre à une logique économique, politique ou même d'image de marque.

Lorsqu'ils entrent au capital du géant du BTP Vinci à hauteur de 5,6 % - en apportant la société d'ingénierie Cegelec acquise un an plus tôt -, ils misent sur « une entreprise à bonne visibilité et forte croissance », selon un banquier de la place. En investissant dans Veolia Environnement (5 %), leader mondial du traitement de l'eau et donc proche des collectivités locales, ils achètent une société influente. Chez Lagardère, actionnaire de l'entreprise d'aéronautique EADS, la maison mère d'Airbus, la relation d'amitié qui unissait l'émir et Jean-Luc Lagardère a joué. En devenant le premier actionnaire du groupe de médias en décembre dernier, avec une participation portée de 7,6 % à 10,07 %, le Qatar espère aujourd'hui peser sur la stratégie, avec un siège au conseil de surveillance, pour revaloriser son placement. Et pour cause : l'action, qui valait environ 60 euros à son arrivée, se traînait à 19 euros fin 2011. S'ils n'ont pas abouti, le QIA a néanmoins regardé de très près les dossiers Areva et CMA-CGM au moment de leurs recapitalisations respectives... Dans l'industrie du luxe, c'est en revanche l'épouse de l'émir, Cheikha Mozah, qui se positionne en acquérant le maroquinier Le Tanneur

Comme d'autres pays du Golfe, l'émirat s'intéresse à l'immobilier. Ainsi, il a acquis l'ancien Centre des conférences internationales de l'avenue Kléber, pour bâtir un hôtel, ainsi qu'un ticket dans la Société Fermière du Casino de Cannes, propriétaire de palaces (le Gray d'Albion, le Majestic) et le Royal Monceau dans le triangle d'or parisien. La France lui a donné un petit coup de pouce. En 2009, Paris a revu sa convention fiscale avec Doha, exonérant les Qatariens de l'impôt sur les plus-values immobilières... ( , vous avez dit clientélisme?)

En 2011, la France est surtout devenue une tête de pont pour le sport, véhicule du rayonnement économique et politique de l'émirat. Le Qatar Sports Investments (QSI), dirigé par Tamim bin Hamad al-Thani, l'un des fils de l'émir, a mis la main sur le PSG. Puis le groupe de télévisions Al-Jazira a remporté une partie des droits télé du championnat de Ligue 1, pour 90 millions d'euros ainsi que la commercialisation à l'étranger de l'événement. Résultat, Al-Jazira Sport aura deux déclinaisons en France qui seront diffusées dans dix-sept pays du Moyen-Orient. Hier, les Qatariens sont entrés en négociations exclusives avec la Ligue de football professionnel pour un lot supplémentaire pour leurs chaînes. « Leur budget n'aura rien de pharaonique », assure Charles Bietry, ex-patron des sports de Canal+ recruté par le QSI en mai dernier. Cette intrusion de l'émirat sur le terrain sportif hexagonal n'est du goût ni des grands acteurs de l'audiovisuel,ni de certains politiques. Dans une tribune publiée le 13 janvier dans « Le Figaro », le secrétaire national de l'UMP en charge de la communication, Franck Riester, tire ainsi la sonnette d'alarme : « L'arrivée d'investisseurs qataris sur le marché sportif et audiovisuel français suscite une floraison de commentaires qui, jusque-là, ne semblent pas refléter les vrais enjeux d'une secousse concurrentielle, qui peut affecter en profondeur le marché de la télévision, payante mais aussi gratuite », écrit-il. Réponse du tac ou tac d'un défenseur des investissements qatariens : « L'émirat investit là où les Français ont abandonné le terrain. »

Et vus du Qatar, ces investissements ont une rationalité : l'émirat se projette dans la Coupe du monde de football qu'il organisera en 2022 à Doha. Il compte s'appuyer sur le PSG pour former les footballeurs qatariens qui joueront dans l'équipe nationale. Et, pour cela, il est prêt à s'offrir les plus belles recrues, tant sur le terrain qu'au sein de QSI, qui vient de débaucher Laurent Platini, le fils du président de l'UEFA, chez Lagardère Sport... Une stratégie qui ne se cantonne pas à la France. En Espagne, le Qatar est aussi propriétaire du club de Malaga et a raflé l'an passé le contrat de sponsoring maillot du FC Barcelone. Mais le football n'est pas son seul centre d'intérêt. Il sponsorise aussi la plus grande course hippique française, devenue le Qatar Prix de l'Arc de triomphe, ainsi que Citroën pour le rallye WRC.

Pour le Qatar, cet activisme économique entre dans une stratégie de « soft power ». « C'est un pays qui ressent un besoin permanent de protection », analyse un expert. Et il ne se contente pas des accords avec les Etats-Unis, dont il héberge les bases militaires. Les bonnes relations avec d'autres pays occidentaux, dont la France, sont aussi considérées comme une « assurance-vie ». Tout d'abord, pour sortir son pays de l'anonymat, l'émir avait créé la chaîne de télévision Al-Jazira, à la fin des années 1990. En donnant la parole aux opposants aux régimes en place au Moyen-Orient, celle-ci a permis au petit émirat de s'affirmer vis-à-vis de voisins puissants, mais dont il se méfie. Contrepoids de la chaîne américaine CNN pendant la guerre en Irak, elle a eu son rôle dans la diffusion du printemps arabe.

En parallèle, la volonté de l'émirat d'asseoir sa légitimité politique s'est traduite par une implication dans de nombreuses médiations au Liban, au Darfour ou au Yémen. Récemment, l'émir du Qatar a encore franchi un cap. « D'une diplomatie qui jusqu'ici reposait surtout sur la médiation, il est passé à une politique d'engagement actif », observe Denis Bauchard ex-ambassadeur, consultant auprès de l'Ifri.

Enfin, président de la commission de la Ligue arabe chargée de la Syrie depuis septembre 2011, et ce jusqu'en mars - par le hasard de la rotation alphabétique -, le Qatar est aujourd'hui en pointe pour s'opposer au régime de Bachar el-Assad. Signe des temps, il s'est rangé dans le camp des Occidentaux pour mener l'opération militaire internationale qui a conduit en Libye au renversement de Mouammar Kadhafi. Le chef de l'Etat français n'a cessé de saluer cette coopération.

Pour sa part, « avec Doha, Nicolas Sarkozy a trouvé à son arrivée à l'Elysée en 2007 un partenaire privilégié pour réactiver la politique française au Moyen-Orient », ajoute le politologue, rappelant au passage le rôle joué par le Qatar dans la libération des infirmières bulgares emprisonnées en Libye.
« L'opération de trop » ?

Sur le plan économique, l'Hexagone a lui aussi tout intérêt à entretenir de bonnes relations avec l'émirat. Le Qatar représente en effet d'importants débouchés pour ses champions à l'exportation. Même si la France a enregistré un déficit commercial vis-à vis du pays de 100 millions d'euros en 2010, selon le ministère du Commerce extérieur. Un chiffre qui n'inclut toutefois pas les ventes d'armes. L'émirat est un des plus gros clients d'EADS via l'achat d'Airbus pour équiper la flotte de Qatar Airways, d'hélicoptères ou...de missiles. Pour les géants tricolores du BTP comme Vinci ou Bouygues, le pays est aussi synonyme de contrats mirobolants, à l'image des neuf stades et des milliers de chambres qu'il faudra construire dans la perspective du Mondial de 2022... Enfin, pour les compagnies pétrolières, le Qatar est stratégique. C'est l'une des sources de profit les plus juteuses de Total sur place depuis 1935. Le groupe d'ingénierie Technip, lui, y a mené à Ras Laffan l'un des plus grands chantiers de son histoire, employant jusqu'à 72.000 personnes sur le site.

Pour la France, il y a toutefois une ombre au tableau. Elle doit s'accommoder de l'ambiguïté permanente de la politique étrangère de ce partenaire, soupçonné de payer son écot aux mouvements islamistes les plus radicaux. A cet égard, la décision récente du Qatar de débloquer 50 millions d'euros pour financer les projets de jeunes entrepreneurs dans des cités difficiles des banlieues françaises a ainsi été diversement appréciée par les politiques, qui craignent le rejet d'une partie de la population. « L'opération de trop », comme le suggère un observateur ? ( , mais bien sur conclure des contrat avec les riche ça passe , mais avec la couche basse classé invisible maintenu sous contrôle économique c'est pas possible!!!) L'intrusion du Qatar sur un territoire relevant essentiellement de l'action publique attise en tout cas la crainte, chez certains, que l'activisme de l'émirat puisse un jour devenir encombrant.

NATHALIE SILBERT, Les Echos 
 


Mon grain de sel préféré m'a fait savoir qu'il doute que les vendeurs français n'ai pas quelque chose en tête.
Un fois tous ces produit revendus avec de belle plus values, tous ces investissement mis en place, y'aura t'il pas comme par hasard l'apparition des textes législatifs mettant des bâtons dans les roues des nouveaux arrivants: taxes, norme à appliquer...? La conséquence étant de presser à max le citron et de récupérer un bien mis à neuf à pas bien cher.

Wait and see.
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 #7 Actualités:   Sujet du message: Economie France   Posté le: 25 Sep 2012 12:46

Citation:
 
Investissements qataris: "On intente un mauvais procès au Qatar"
lexpansion.lexpress.fr
Propos recueillis par Thomas Feat - publié le 25/09/2012 à 08:52


Le projet de fonds qatari pour les banlieues françaises suscite bien des questions et des craintes. Pourquoi ce richissime émirat investit-il autant dans notre pays? Les réponses de Denis Bauchard, spécialiste du monde arable à l'IFRI.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a entériné jeudi dernier le projet d'un fonds franco-qatari destiné à financer la création d'entreprises dans les banlieues et les zones rurales paupérisées. A droite comme à gauche, certains voient d'un très mauvais oeil ce nouveau déferlement de pétrodollars sur l'Hexagone qui soulèvedes questions. Pourquoi ce richissime petit état investit-il tellement en France? Quelle est sa puissance financière? Ou s'arrêtera-t-il? Denis Bauchard, consultant auprès de l'Institut français des relations internationales (IFRI) et auteur de "Le nouveau monde arabe, enjeux et instabilité" répond à L'Expansion.com.


Pourquoi ce projet de fonds d'investissement pour les banlieuesdivise-t-il la classe politique française?

Les adversaires du projet invoquent souvent deux raisons pour justifier leur réticence: ils craignent d'abord que la France ne perde sa souveraineté sur des questions de politique intérieure, à savoir l'intégration sociale et économique de certaines régions déclassées. Ensuite, compte tenu de la présence importante de populations arabes ou musulmanes dans les banlieues, ils redoutent que les investissements du Qatar ne reposent uniquement sur une volonté d'entre-aide identitaire ou religieuse. Dans les deux cas, je pense qu'on intente un mauvais procès à l'émirat. Il n'y aura pas plus de mainmise économique que de promotion de l'islamisme. L'argent du Qatar servira exclusivement à la création d'entreprises ou au financement de projets associatifs. L'Etat français y veillera.

Les investissements qataris dans l'Hexagone semblent susciter à chaque fois crainte et émoi, pourquoi?

Parce que l'émirat investit dans les fleurons de l'économie française (Vinci, Veolia, Lagardère, Total, LVMH, etc.), ou dans des symboles qui ont une résonance affective particulière comme le club de football du PSG, des immeubles prestigieux, etc. Cela fait partie de sa stratégie.


Quelle est-elle?

Le Qatar est un tout petit état d'à peine 2 millions d'habitants coincé entre deux géants régionaux qui se regardent en chien de faïence: l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite. En cas de conflit entre ces puissances, l'émirat serait incapable de défendre son intégrité territoriale démographiquement. Investir dans de grandes entreprises ou institutions étrangères via son fonds souverain, le Qatar Investment Authority, lui permet de se constituer un socle d'alliés puissants disposés à le soutenir au cas où la situation s'envenimerait.
Ces investissements ne sont donc pas circonscrits à la France?

Loin de là. Le rapprochement franco-qatari, quoiqu'ancien puisqu'il remonte à l'ancien émir Khalifa ben Hamad al-Thani, n'est qu'un ressort parmi d'autres du "soft power" qatari. L'état gazier a investi dans de nombreux secteurs dans différents pays. Au Royaume-Uni, Doha est entré au capital de la Barclays (6,65%) et de Sainsbury's (18%) entre autres, et a racheté Harrods à Mohammed al-Fayed. En Allemagne, le fonds souverain du Qatar détient 17% de Volkswagen. De l'autre côté des Alpes, 10% du Crédit Suisse. En Chine, des parts du plus grand établissement national de crédit, la Banque Industrielle et Commerciale. La liste est longue.


Quelle est la puissance financière du Qatar?

Relativement faible, en comparaison par exemple de celle de son voisin, les Emirats arabes unis. Le Qatar Investment Authority dispose "seulement " d'une centaine de milliards de dollars d'actifs sous gestion, quand le fonds souverain d'Abou Dhabi en compterait près de 900 milliards. Les deux états n'ont cependant pas la même façon d'investir : logique spéculative pour les Emirats, logique de sécurisation des actifs pour le Qatar.

 
 


Citation:
 
L'Etat participerait au fonds qatari pour les banlieues

L'Expansion.com - publié le 24/09/2012 à 12:08, mis à jour à 12:36

Le fonds d'investissement du Qatar pour les banlieues françaises ressort du placard. Mais avec deux changements significatifs par rapport au projet initial que détaille lundi le quotidien Libération. Ils auraient été entérinés jeudi dernier par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Premièrement, le fonds serait porté à 100 millions d'euros, (le Figaro avance pour sa part 150 millions), au lieu des 50 initialement prévus. Deuxièmement, l'Etat y prendrait une participation, le Qatar demeurant néanmoins le plus gros contributeur.

Dans la foulée de l'élection présidentielle, les socialistes avaient un temps envisagé de destiner l'argent de l'émirat non plus aux banlieues mais aux PME. Immédiatement, l'Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld), qui avait dès novembre 2011 sollicité l'émir Al-Thani, s'était insurgée contre cette idée. Devant l'ampleur des protestations, Arnaud Montebourg aurait finalement trouvé un compromis jeudi dernier, en assurant que la manne qatarie pourrait bénéficier non seulement aux quartiers défavorisés des villes mais également aux zones rurales paupérisées. Et ce "pour soutenir des créations ou du développement d'entreprises", selon le président de l'Aneld, Kamel Hamza.
Un débat houleux

Le débat qui entoure depuis un an la création d'un tel fonds n'échappe pas à la polémique. Au début de l'année, Marine Le Pen avait accusé l'émirat "d'investir massivement" dans notre pays sur une base communautaire, pointant du doigt la forte proportion de musulmans dans les banlieues. Des élus socialistes, comme le sénateur de Seine-Saint-Denis Claude Dilain, avaient également émis des réserves sur un tel projet. En pleine campagne pour la présidentielle, le lancement du projet avait même été gelé par Nicolas Sarkozy jusqu'en juin, par crainte que le débat ne se focalise sur des questions identitaires.

Aujourd'hui, c'est la diplomatie de l'argent et l'omniprésence de l'émirat qui suscitent des questions. "Voir ainsi le Qatar débarquer dans les banlieues françaises pour s'y substituer à une République impécunieuse mérite donc qu'on y regarde à deux fois", écrit ainsi Nicolas Demorand, le patron de la rédaction de Libération

Les pétrodollars qataris déferlent en effet sur la France depuis quelques années. L'état gazier est devenu le troisième actionnaire du groupe Total à l'été 2011, et pris de nombreuses participations dans des entreprises comme Vinci, Veolia ou Lagardère. L'émirat a également racheté le Paris-Saint Germain en 2011, investi dans les droits de diffusion de la Ligue 1, et racheté certains palaces comme le Carlton de Cannes, le Royal Monceau et l'Hôtel du Louvre à Paris. Sans compter d'autres acquisitions immobilières comme l'Hôtel Lambert ou l'immeuble du Figaro boulevard Haussmann. 
 


Bizarre , cela semble avoir moins de résonance auprès de la population quand des investisseurs étrangers non étiquetés du fait de leur religion investissent via des fonds de pension par exemple, pressent le citron pour en extraire au plus vite tout le jus et jette la peau (il faut bien qu'ils tiennent les promesses de rentabilité faites).
Tout cela avec la bénédiction des institutions (subvention & co), qui miment l'indignation une fois que les jeux sont faits.
Il est sur que ceux là investissent plus que rarement en ce lieu méconnu, quasi irréel en dehors des médias, qu'est la banlieue (a distinguer des quartier résidentielles avec petits commerces en périphérie des grande agglomérations au cœur de l'activité économique ).


Bizarre que les journaux ne profite pas de l'occasion pour établir une vue d'ensemble de l'économie française permettant en autre de savoir :

- où géographiquement et dans quels domaines investissent ceux qui amassent du fric en France.
- qui sont les grand investisseurs sur le territoire Français
- quel est la part de l'investissement public
- où se terre le fric en France...


Pour un pays pauvre, on donne sans rien attendre en retour (tout au plus un dette morale perpétuelle)
Pour un pays riche, on investie en quête d'un retour bénéfique
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