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dimanche 9 avril 2006, 6h52
Un "Eton" hi-tech et ultrastrict pour dresser la future élite japonaise
GAMAGORI (Japon), 9 avr 2006 (AFP) - - Elèves espionnés électroniquement, salles de classe sans fenêtres, mangas et jeux vidéo prohibés: au Japon, un pensionnat privé inspiré du collège britannique d'Eton veut rassurer certains parents inquiets du "relâchement" de la discipline dans les écoles publiques.
Financée par la fine-fleur de l'industrie nippone, l'Académie Kaiyo a accueilli samedi sa première promotion, 123 garçons de douze ans serrés dans des uniformes noirs à cravate, dont les riches parents débourseront un million de yens (7.000 euros) par trimestre de scolarité pendant six ans.
Edifié sur un polder, dans une baie du centre du Japon, le pensionnat ultramoderne de 130.000 mètres carrés est ouvertement inspiré du célèbre collège d'Eton, qui forme l'élite britannique depuis le 15e siècle.
"L'Académie Kaiyo vise à éduquer les personnes qui seront capables de diriger le Japon dans l'avenir", a proclamé lors de la cérémonie de rentrée le président honoraire du groupe automobile Toyota, Shoichiro Toyoda, principal initiateur du projet.
"Nous ferons des efforts pour considérer chaque cours comme important, nous éveiller et apprécier la noblesse de l'étude", lui a répondu Taiki Aoyama, un des délégués des élèves.
Pour s'assurer que ces bonnes intentions soient suivies d'effet, le proviseur a eu l'idée de concevoir des salles de classe dont toutes les fenêtres sont situées dans le dos des élèves, de façon à ce que personne ne soit tenté de regarder dehors pendant les cours.
Les élèves doivent porter en permanence un appareil ressemblant à un téléphone portable, comportant une puce électronique permettant à la direction du pensionnat d'épier toutes leurs activités. Cet appareil sert également de porte-monnaie électronique, grâce à quoi l'école peut contrôler leurs dépenses.
L'appareil-espion sert également de téléphone portable. Mais seulement pour recevoir des appels, et seulement depuis huit numéros enregistrés à l'avance.
A l'image du collège d'Eton, les enfants sont logés dans des "maisons" avec leurs surveillants, de jeunes employés détachés par les entreprises soutenant le projet (Hitachi, Toyota et autres).
Chaque élève dispose de sa chambre individuelle. Le règlement interdit les bandes dessinées, les jeux vidéo, les skateboards et toutes les distractions prisées par l'immense majorité des enfants japonais.
Les sorties hors de l'établissement sont soumises à autorisation et s'effectuent uniquement en compagnie d'un chaperon.
Ce régime ultra-strict entend répondre aux préoccupations de certains parents depuis une réforme du système éducatif, adoptée en 2002 pour rendre l'école japonaise moins rigide et moins orientée vers le "bourrage de crâne".
Au Japon "l'esprit de compétition commence à faire défaut au profit d'un égalitarisme erronné", se plaint une mère d'élève.
"Les enfants n'aiment peut-être pas les règles strictes, mais les parents se sentent plus en sécurité ainsi", affirme une autre.
Selon Noburu Kageyama, un professeur d'université spécialiste des questions d'enseignement, le pensionnat "est une expérience majeure qui provoque une certaine agitation dans le système éducatif".
"Les familles ont de moins en moins d'enfants et sont de plus en plus déterminées à les envoyer dans un nombre limité d'écoles prestigieuses", explique-t-il, craignant que "l'égalité des chances dans l'éducation soit en train de disparaître".
Le nouveau pensionnat d'élite est situé à quelques centaines de mètres de l'école secondaire municipale d'Otsuka, où l'arrivée de ces petits voisins fortunés est observée avec curiosité et scepticisme.
"Je suis un peu triste pour eux. Leurs vies semblent si surveillées", commente Ayaka Niino, une élève de douze ans, selon qui l'Académie Kaiyo est "un autre monde, pour enfants riches".
dimanche 9 avril 2006, 6h52
Un "Eton" hi-tech et ultrastrict pour dresser la future élite japonaise
GAMAGORI (Japon), 9 avr 2006 (AFP) - - Elèves espionnés électroniquement, salles de classe sans fenêtres, mangas et jeux vidéo prohibés: au Japon, un pensionnat privé inspiré du collège britannique d'Eton veut rassurer certains parents inquiets du "relâchement" de la discipline dans les écoles publiques.
Financée par la fine-fleur de l'industrie nippone, l'Académie Kaiyo a accueilli samedi sa première promotion, 123 garçons de douze ans serrés dans des uniformes noirs à cravate, dont les riches parents débourseront un million de yens (7.000 euros) par trimestre de scolarité pendant six ans.
Edifié sur un polder, dans une baie du centre du Japon, le pensionnat ultramoderne de 130.000 mètres carrés est ouvertement inspiré du célèbre collège d'Eton, qui forme l'élite britannique depuis le 15e siècle.
"L'Académie Kaiyo vise à éduquer les personnes qui seront capables de diriger le Japon dans l'avenir", a proclamé lors de la cérémonie de rentrée le président honoraire du groupe automobile Toyota, Shoichiro Toyoda, principal initiateur du projet.
"Nous ferons des efforts pour considérer chaque cours comme important, nous éveiller et apprécier la noblesse de l'étude", lui a répondu Taiki Aoyama, un des délégués des élèves.
Pour s'assurer que ces bonnes intentions soient suivies d'effet, le proviseur a eu l'idée de concevoir des salles de classe dont toutes les fenêtres sont situées dans le dos des élèves, de façon à ce que personne ne soit tenté de regarder dehors pendant les cours.
Les élèves doivent porter en permanence un appareil ressemblant à un téléphone portable, comportant une puce électronique permettant à la direction du pensionnat d'épier toutes leurs activités. Cet appareil sert également de porte-monnaie électronique, grâce à quoi l'école peut contrôler leurs dépenses.
L'appareil-espion sert également de téléphone portable. Mais seulement pour recevoir des appels, et seulement depuis huit numéros enregistrés à l'avance.
A l'image du collège d'Eton, les enfants sont logés dans des "maisons" avec leurs surveillants, de jeunes employés détachés par les entreprises soutenant le projet (Hitachi, Toyota et autres).
Chaque élève dispose de sa chambre individuelle. Le règlement interdit les bandes dessinées, les jeux vidéo, les skateboards et toutes les distractions prisées par l'immense majorité des enfants japonais.
Les sorties hors de l'établissement sont soumises à autorisation et s'effectuent uniquement en compagnie d'un chaperon.
Ce régime ultra-strict entend répondre aux préoccupations de certains parents depuis une réforme du système éducatif, adoptée en 2002 pour rendre l'école japonaise moins rigide et moins orientée vers le "bourrage de crâne".
Au Japon "l'esprit de compétition commence à faire défaut au profit d'un égalitarisme erronné", se plaint une mère d'élève.
"Les enfants n'aiment peut-être pas les règles strictes, mais les parents se sentent plus en sécurité ainsi", affirme une autre.
Selon Noburu Kageyama, un professeur d'université spécialiste des questions d'enseignement, le pensionnat "est une expérience majeure qui provoque une certaine agitation dans le système éducatif".
"Les familles ont de moins en moins d'enfants et sont de plus en plus déterminées à les envoyer dans un nombre limité d'écoles prestigieuses", explique-t-il, craignant que "l'égalité des chances dans l'éducation soit en train de disparaître".
Le nouveau pensionnat d'élite est situé à quelques centaines de mètres de l'école secondaire municipale d'Otsuka, où l'arrivée de ces petits voisins fortunés est observée avec curiosité et scepticisme.
"Je suis un peu triste pour eux. Leurs vies semblent si surveillées", commente Ayaka Niino, une élève de douze ans, selon qui l'Académie Kaiyo est "un autre monde, pour enfants riches".
mis/roc/mpd
C'est bien d'avoir des élites encore faudrait-il qu'elle ne soient pas coupés des réalités comme ce qu'ils essayent de produire au Japon.
Puis je suis contre l'élitisme et pour la démocratisation des études de qualité, et l'on peut également obtenir des élites de la sorte.Au moins, ces élites seront plus disposées à l'ouverture et auront plutôt le sentiment d'appartenir à une grande nation, que d'appartenir à une classe sociale rigide. _________________ Il n'est pas si facile de vivre....
Posté le: 10 Avr 2006 10:40 Sujet du message: On a l'equivalent aux Antilles ?
Je ne suis pas d'accord avec toi. Si on veut avancer il faut faire parti
de clubs fermés.
Car à trop vouloir se meler aux gens, il y a un nivellement par le bas.
Et la qualité se perd. Et justement, une elite ça sert à garder un
certain standing, un certaine niveau en dessous duquel on ne descend pas !
Quand tu montes une entreprise, ce n'est pas une gare dans laquelle
tout le monde rentre ? Tu fais une selection et tu gardes que les
plus serieux et les plus motivés !
Meme chez les gangsters, meme dans la MAFIA ils ne font pas
rentrer n'importe qui. Car ils doivent avoir des hommes de confiance,
des gens sur qui ils peuvent compter et surtout pas les balances....
Il faut SELECTIONNER pour avancer. Il faut laisser tomber les baltringues.
Ceux qui ne veulent rien (...) et en plus qui te demotive ou qui te
sapent le moral, laisse les tomber.
De plus, vivons heureux vivons cachés. Car celui qui réussit et qui pourrait
tirer les autres vers les haut..... Que font les autres ? Ils vont lui
demander de l'aide ? Ils vont faire equipe avec lui ? Non ! Ils vont le flinguer,
detruire sa reputation, son travail... par simple JALOUSIE de sa réussite !
Dans un milieu elitiste ou tout le monde a réussi, la JALOUSIE n'est pas
aussi exacerbée....
Dans les affaires si tu veux réussir il faut savoir avec qui tu as à faire. On
partage les soucis volontiers, mais on partage difficilement les benefices
financiers....
Dans ces conditions, pour limiter les risques, il faut diminuer son cercle
d'amis et de futur balances....
dimanche 9 avril 2006, 6h52
Un "Eton" hi-tech et ultrastrict pour dresser la future élite japonaise
GAMAGORI (Japon), 9 avr 2006 (AFP) - - Elèves espionnés électroniquement, salles de classe sans fenêtres, mangas et jeux vidéo prohibés: au Japon, un pensionnat privé inspiré du collège britannique d'Eton veut rassurer certains parents inquiets du "relâchement" de la discipline dans les écoles publiques.
Financée par la fine-fleur de l'industrie nippone, l'Académie Kaiyo a accueilli samedi sa première promotion, 123 garçons de douze ans serrés dans des uniformes noirs à cravate, dont les riches parents débourseront un million de yens (7.000 euros) par trimestre de scolarité pendant six ans.
Edifié sur un polder, dans une baie du centre du Japon, le pensionnat ultramoderne de 130.000 mètres carrés est ouvertement inspiré du célèbre collège d'Eton, qui forme l'élite britannique depuis le 15e siècle.
"L'Académie Kaiyo vise à éduquer les personnes qui seront capables de diriger le Japon dans l'avenir", a proclamé lors de la cérémonie de rentrée le président honoraire du groupe automobile Toyota, Shoichiro Toyoda, principal initiateur du projet.
"Nous ferons des efforts pour considérer chaque cours comme important, nous éveiller et apprécier la noblesse de l'étude", lui a répondu Taiki Aoyama, un des délégués des élèves.
Pour s'assurer que ces bonnes intentions soient suivies d'effet, le proviseur a eu l'idée de concevoir des salles de classe dont toutes les fenêtres sont situées dans le dos des élèves, de façon à ce que personne ne soit tenté de regarder dehors pendant les cours.
Les élèves doivent porter en permanence un appareil ressemblant à un téléphone portable, comportant une puce électronique permettant à la direction du pensionnat d'épier toutes leurs activités. Cet appareil sert également de porte-monnaie électronique, grâce à quoi l'école peut contrôler leurs dépenses.
L'appareil-espion sert également de téléphone portable. Mais seulement pour recevoir des appels, et seulement depuis huit numéros enregistrés à l'avance.
A l'image du collège d'Eton, les enfants sont logés dans des "maisons" avec leurs surveillants, de jeunes employés détachés par les entreprises soutenant le projet (Hitachi, Toyota et autres).
Chaque élève dispose de sa chambre individuelle. Le règlement interdit les bandes dessinées, les jeux vidéo, les skateboards et toutes les distractions prisées par l'immense majorité des enfants japonais.
Les sorties hors de l'établissement sont soumises à autorisation et s'effectuent uniquement en compagnie d'un chaperon.
Ce régime ultra-strict entend répondre aux préoccupations de certains parents depuis une réforme du système éducatif, adoptée en 2002 pour rendre l'école japonaise moins rigide et moins orientée vers le "bourrage de crâne".
Au Japon "l'esprit de compétition commence à faire défaut au profit d'un égalitarisme erronné", se plaint une mère d'élève.
"Les enfants n'aiment peut-être pas les règles strictes, mais les parents se sentent plus en sécurité ainsi", affirme une autre.
Selon Noburu Kageyama, un professeur d'université spécialiste des questions d'enseignement, le pensionnat "est une expérience majeure qui provoque une certaine agitation dans le système éducatif".
"Les familles ont de moins en moins d'enfants et sont de plus en plus déterminées à les envoyer dans un nombre limité d'écoles prestigieuses", explique-t-il, craignant que "l'égalité des chances dans l'éducation soit en train de disparaître".
Le nouveau pensionnat d'élite est situé à quelques centaines de mètres de l'école secondaire municipale d'Otsuka, où l'arrivée de ces petits voisins fortunés est observée avec curiosité et scepticisme.
"Je suis un peu triste pour eux. Leurs vies semblent si surveillées", commente Ayaka Niino, une élève de douze ans, selon qui l'Académie Kaiyo est "un autre monde, pour enfants riches".
mis/roc/mpd
Mes futurs clients _________________ Dès ma première enfance,une flèche de la douleur s'est plantée dans mon coeur. Tant qu'elle y reste je suis ironique - si on l'arrache, je meurs.
Genre: Homme Inscrit le: 22 Mar 2006 Sujets: 8 Messages: 430 Localisation: South
Posté le: 10 Avr 2006 11:21 Sujet du message: On a l'equivalent aux Antilles ?
Quimboiseur a écrit:
Je ne suis pas d'accord avec toi. Si on veut avancer il faut faire parti
de clubs fermés.
Car à trop vouloir se meler aux gens, il y a un nivellement par le bas.
Et la qualité se perd. Et justement, une elite ça sert à garder un
certain standing, un certaine niveau en dessous duquel on ne descend pas !
Quand tu montes une entreprise, ce n'est pas une gare dans laquelle
tout le monde rentre ? Tu fais une selection et tu gardes que les
plus serieux et les plus motivés !
Meme chez les gangsters, meme dans la MAFIA ils ne font pas
rentrer n'importe qui. Car ils doivent avoir des hommes de confiance,
des gens sur qui ils peuvent compter et surtout pas les balances....
Il faut SELECTIONNER pour avancer. Il faut laisser tomber les baltringues.
Ceux qui ne veulent rien (...) et en plus qui te demotive ou qui te
sapent le moral, laisse les tomber.
De plus, vivons heureux vivons cachés. Car celui qui réussit et qui pourrait
tirer les autres vers les haut..... Que font les autres ? Ils vont lui
demander de l'aide ? Ils vont faire equipe avec lui ? Non ! Ils vont le flinguer,
detruire sa reputation, son travail... par simple JALOUSIE de sa réussite !
Dans un milieu elitiste ou tout le monde a réussi, la JALOUSIE n'est pas
aussi exacerbée....
Dans les affaires si tu veux réussir il faut savoir avec qui tu as à faire. On
partage les soucis volontiers, mais on partage difficilement les benefices
financiers....
Dans ces conditions, pour limiter les risques, il faut diminuer son cercle
d'amis et de futur balances....
Ce que tu dis n'est pas faux, mais si la qualité se perd, sur le plan humain on gagne une ouverture et cet enrichissement , il ne faudrait pas le perdre mais le revaloriser et non pas le dénigrer.
La véritable qualité, selon moi, consisterait en un bon enseignement qui ne dévaloriserait pas la mixité sociale.Après, c'est subjectif........mais je ne pense pas que ce soit impossible, tout est affaire de mentalité, de culture, et de volonté. _________________ Il n'est pas si facile de vivre....
Posté le: 10 Avr 2006 11:39 Sujet du message: On a l'equivalent aux Antilles ?
Moi je ne parle pas de selectionner les gens selon la fortune de leurs parents...
Je parle de faire une sélection sur la MOTIVATION réelle et sincère !
C'est bien beau la mixité sociale, mais dans une classe où tu as 2 ou 3 cancres
qui foutent le bordel, est-ce que tu peux avancer ?
Et dans une classe ou il n'y a que des élèves moyens mais tous disciplinés
et motivés pour apprendre dans une ambiance studieuse ? Bien sur que
tu apprends dans de meilleures conditions et alors tu avances....
Genre: Homme Inscrit le: 22 Mar 2006 Sujets: 8 Messages: 430 Localisation: South
Posté le: 10 Avr 2006 12:15 Sujet du message: On a l'equivalent aux Antilles ?
Quimboiseur a écrit:
Moi je ne parle pas de selectionner les gens selon la fortune de leurs parents...
Je parle de faire une sélection sur la MOTIVATION réelle et sincère !
C'est bien beau la mixité sociale, mais dans une classe où tu as 2 ou 3 cancres
qui foutent le bordel, est-ce que tu peux avancer ?
Et dans une classe ou il n'y a que des élèves moyens mais tous disciplinés
et motivés pour apprendre dans une ambiance studieuse ? Bien sur que
tu apprends dans de meilleures conditions et alors tu avances....
Désolé Quimboiseur, mais en tout cas l'article que tu as cité , "laisse penser" que tu souhaites une sélection par la fortune(voir coût de la scolarité à Kanyo). Si ce n'est pas le cas, visiblement, alors, tant mieux.
Ton idée de sélection par la motivation quelque soit son milieu social est séduisante, et ne m'apparaît pas bien coûteuse.La mixité, prend alors une coloration sociale et non scolaire (une hétérogénéité des niveaux).
Mais les cancres, crois-tu que les regrouper en classe homogène, peut les tirer vers le haut?
Dans une société démocratique qui vise le bien-être du plus grand nombre, il ne faut pas se pencher que sur le devenir des meilleurs(futures élites) en les regroupant ensemble.
Mais il faut aussi penser à faire quelque chose de ceux qui ont décroché des locomotives de tête et essayer de les tirer vers le haut -sans tirer les élèves brillants vers le bas-.
Or réunir les élèves les moins bons ensembles ne m'apparaît pas être le choix le plus judicieux. _________________ Il n'est pas si facile de vivre....
Posté le: 11 Avr 2006 15:00 Sujet du message: On a l'equivalent aux Antilles ?
Il y a les éléves qui sont moins bons que les autres parcequ'ils ont des
difficultés et il y a ceux qui ont de mauvais résultats parcequ'ils ne VEULENT
RIEN FAIRE.
Donc effectivement, les plus faibles mais qui sont sérieux, qui veulent
étudier et qui veulent s'en sortir pourront progresser au contact des bons.
C'était un peu mon cas. J'étais pas forcément hyper brillant mais j'avais
envie de m'en sortir et je prenais toujours les meilleurs élèves comme modèles.
Donc ceux qui veulent travailler meme etant faible ont tout interet à être
placés avec des gens plus forts qu'eux.
Il y a ceux qui veulent rien (...) ! Et ceux là
Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Et ce ne sont pas forcément des racailles de banlieues.
Chez les riches aussi ils ont des gamins qui veulent rien (...),
qui se droguent, font des partouzes, qui passent les temps en boite
de nuit à vivre une vie facile aux crochets de leurs parents.
Ceux la aussi sont des cas cliniques. Meme si les médias ne
les montre pas, il y a des fils indignes chez les riches.
Donc ceux là, meme si leur père est ministre, il faut les fuir
et ne surtout pas les mettre en contact avec les jeunes gens
motivés et disciplinés...
Tout le monde ne peut pas être discipliné. Tout le monde ne peut
pas être organisé. Tout le monde ne peut pas être bourré de talent,
ni être dynamique, ni être entrepreneur.... Certes. Mais c'est avec
ces minaurités là qu'on avance. C'est avec ces gens qui se lève
tot le matin pour aller travailler que l'on peut prendre son café
le matin, prendre son bus pour aller au travail....
C'est pas avec les baltringue qui te rackettent dans le métro
ou qui deale de la drogue qu'une société avance. Sinon
la Colombie (avec leur cocaine), le Maroc (avec les hash),
et l'Afganistan seraient de grandes puissances économiques.
Non ! La super puissance économique du monde, c'est les USA !
Or dans les USA, c'est là que nous avons Harvard, Stanford, Berkeley,
Princeton, MIT, etc.
Comme par hasard c'est aux USA que l'on a les meilleures universités
du monde. Comme par hasard les ordinateurs les plus puissants du
monde sont utilisés dans des projets Américains.
Est-ce qu'on utilise des super calcultateurs aux Antilles ? Est-ce que l'on
est dans la course du top 100 des super ordinateurs du monde ?
Les Américains ont 7 machines parmi le Top 10 ! Et meme si nous avions
un super calcultateur... Il nous servivrait à quoi ? A faire des simulations
nucléaires, des simulations génétiques, des simulations financières,
des simulations météorologiques, des simulations aéronautiques ?
Comme par hasard c'est dans les pays où on respecte le droit,
où on laisse emerger une elite du SAVOIR et non une elite de la FORCE,
des pays qui laissent une classe moyenne emerger et produire des
ingénieurs qui seront ensuite embauchés dans des grandes entreprises
pour innover et apporter du progrès... c'est dans ces pays qu'on
obtient les meilleurs résultats economiques.
Pas étonnant du reste que des Africains, des Arabes, des Chinois, des
Indiens et tout le reste de l'humanité emigre en Europe ou aux Etats Unis.
Par contre l'inverse s'il se produit, il reste un epi-phénomène....
Genre: Homme Inscrit le: 31 Mai 2005 Sujets: 38 Messages: 1882 Localisation: 95 - Val d'Oise
Posté le: 11 Avr 2006 16:17 Sujet du message: On a l'equivalent aux Antilles ?
Cette école ressemble plutôt à une prison.
L'élite ne doit pas uniquement maîtriser des notions scolaires mais également une sociabilité, une compréhension du monde qui les entoure, de l'autonomie, un esprit d'initiative et un esprit critique.
Cette école ne semble pas favoriser cet épanouissement.
Sur la question des écoles d'élite, les Antilles font partie de la France et les Grandes Ecoles existent, elles sont situées sur le territoire métropolitain.c
Plutôt qu'en contruire aux Antilles ( ce qui est irréaliste pour plusieurs raisons), il pourrait être intéressant de développer des structures préparants les Antillais aux concours d'entrée de ces Grandes Ecoles. Il faudrait développer les classes prepas aux Antilles, sensibiliser les jeunes très tôt; mettre en place des cursus d'excellence et des bourses pour les élèves modestes et brillants.
On pourrait envisager, la contruction d'une Ecole de haut niveau aux Antilles mais elle devrait trouver sa pertinence dans le contexte géopolitique Antillais.
Sinon, une Grande Ecole classique a peu de chance de voir le jour: cela coûte cher, la compétition éducative est mondiale et cette nouvelle Grande Ecole ne dispoderait pas des Atouts pour s'insérer dans une compétition mondiale (technopole, proximité des centres de décisions, grandes villes, infrastructures...) _________________ votre affiche de cinéma personnalisée Le blog de la création personnalisée
Genre: Homme Inscrit le: 22 Mar 2006 Sujets: 8 Messages: 430 Localisation: South
Posté le: 11 Avr 2006 17:48 Sujet du message: On a l'equivalent aux Antilles ?
colibri33000 a écrit:
Cette école ressemble plutôt à une prison.
L'élite ne doit pas uniquement maîtriser des notions scolaires mais également une sociabilité, une compréhension du monde qui les entoure, de l'autonomie, un esprit d'initiative et un esprit critique.
Cette école ne semble pas favoriser cet épanouissement.
Sur la question des écoles d'élite, les Antilles font partie de la France et les Grandes Ecoles existent, elles sont situées sur le territoire métropolitain.c
Plutôt qu'en contruire aux Antilles ( ce qui est irréaliste pour plusieurs raisons), il pourrait être intéressant de développer des structures préparants les Antillais aux concours d'entrée de ces Grandes Ecoles. Il faudrait développer les classes prepas aux Antilles, sensibiliser les jeunes très tôt; mettre en place des cursus d'excellence et des bourses pour les élèves modestes et brillants.
On pourrait envisager, la contruction d'une Ecole de haut niveau aux Antilles mais elle devrait trouver sa pertinence dans le contexte géopolitique Antillais.
Sinon, une Grande Ecole classique a peu de chance de voir le jour: cela coûte cher, la compétition éducative est mondiale et cette nouvelle Grande Ecole ne dispoderait pas des Atouts pour s'insérer dans une compétition mondiale (technopole, proximité des centres de décisions, grandes villes, infrastructures...)
Je suis entièrement d'accord ! _________________ Il n'est pas si facile de vivre....
Genre: Homme Inscrit le: 22 Mar 2006 Sujets: 8 Messages: 430 Localisation: South
Posté le: 11 Avr 2006 18:07 Sujet du message: On a l'equivalent aux Antilles ?
Quimboiseur a écrit:
Il y a les éléves qui sont moins bons que les autres parcequ'ils ont des
difficultés et il y a ceux qui ont de mauvais résultats parcequ'ils ne VEULENT
RIEN FAIRE.
Donc effectivement, les plus faibles mais qui sont sérieux, qui veulent
étudier et qui veulent s'en sortir pourront progresser au contact des bons.
C'était un peu mon cas. J'étais pas forcément hyper brillant mais j'avais
envie de m'en sortir et je prenais toujours les meilleurs élèves comme modèles.
Donc ceux qui veulent travailler meme etant faible ont tout interet à être
placés avec des gens plus forts qu'eux.
Il y a ceux qui veulent rien (...) ! Et ceux là
Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Et ce ne sont pas forcément des racailles de banlieues.
Chez les riches aussi ils ont des gamins qui veulent rien (...),
qui se droguent, font des partouzes, qui passent les temps en boite
de nuit à vivre une vie facile aux crochets de leurs parents.
Ceux la aussi sont des cas cliniques. Meme si les médias ne
les montre pas, il y a des fils indignes chez les riches.
Donc ceux là, meme si leur père est ministre, il faut les fuir
et ne surtout pas les mettre en contact avec les jeunes gens
motivés et disciplinés...
Tout le monde ne peut pas être discipliné. Tout le monde ne peut
pas être organisé. Tout le monde ne peut pas être bourré de talent,
ni être dynamique, ni être entrepreneur.... Certes. Mais c'est avec
ces minaurités là qu'on avance. C'est avec ces gens qui se lève
tot le matin pour aller travailler que l'on peut prendre son café
le matin, prendre son bus pour aller au travail....
C'est pas avec les baltringue qui te rackettent dans le métro
ou qui deale de la drogue qu'une société avance. Sinon
la Colombie (avec leur cocaine), le Maroc (avec les hash),
et l'Afganistan seraient de grandes puissances économiques.
Non ! La super puissance économique du monde, c'est les USA !
Or dans les USA, c'est là que nous avons Harvard, Stanford, Berkeley,
Princeton, MIT, etc.
Comme par hasard c'est aux USA que l'on a les meilleures universités
du monde. Comme par hasard les ordinateurs les plus puissants du
monde sont utilisés dans des projets Américains.
Est-ce qu'on utilise des super calcultateurs aux Antilles ? Est-ce que l'on
est dans la course du top 100 des super ordinateurs du monde ?
Les Américains ont 7 machines parmi le Top 10 ! Et meme si nous avions
un super calcultateur... Il nous servivrait à quoi ? A faire des simulations
nucléaires, des simulations génétiques, des simulations financières,
des simulations météorologiques, des simulations aéronautiques ?
Comme par hasard c'est dans les pays où on respecte le droit,
où on laisse emerger une elite du SAVOIR et non une elite de la FORCE,
des pays qui laissent une classe moyenne emerger et produire des
ingénieurs qui seront ensuite embauchés dans des grandes entreprises
pour innover et apporter du progrès... c'est dans ces pays qu'on
obtient les meilleurs résultats economiques.
Pas étonnant du reste que des Africains, des Arabes, des Chinois, des
Indiens et tout le reste de l'humanité emigre en Europe ou aux Etats Unis.
Par contre l'inverse s'il se produit, il reste un epi-phénomène....
Je suis d'accord avec toi, quand tu dis qu'il faut permettre aux éléments talentueux de réussir, et ce quelque soit leurs origines sociales.
Mais il ne faut pas laisser les autres sur le carreau.....
Or j'ai l'impression que pour toi, il ne faille se soucier que des meilleurs avant tout......
C'est réaliste, mais pour moi , l'important est que le plus grand nombre réussisse , là où ils sont les plus doués, -c'est la spécialisation- qu'il s'agisse de cuisine , d'informatique ou autres.
Après, toutes sociétés à besoin de cadres, de médecins, etc......Mais pensons au bien être du plus grand nombre, plutôt que de se focaliser sur une minorité. _________________ Il n'est pas si facile de vivre....
Posté le: 13 Avr 2006 16:45 Sujet du message: On a l'equivalent aux Antilles ?
Il ne faut pas laisser les autres sur le carreau et il faut que tout le monde réussise...
Oui mais....
Il ne faut pas non plus qu'une majorité (ou une forte minaurité) entrave le travail
et la determination des plus doués. Car sinon qu'est ce qui se passe ?
Regardez en France : les cerveaux les plus brillants, les experts les plus talentueux,
les gens les plus entreprenant quittent la France pour aller tenter leurs chances
ailleurs en Angleterre, au Canada, aux USA.
Une poignée de gauchistes (forte minaurité) qui par leurs grèves à repetition
ont fini par user de la bonne volonté de porteurs de projets. Du coup plein
de sociétés se sont créées en Belgique ou en Angleterre au lieu d'être crées
en France. Du coup ce sont autant d'emplois en moins pour la France.
Quel gachis !
Et dans les populations Noirs ce problème est encore plus marqué !
Le PDG de Meryl Lynch, de Boeing, de Mastercard, d'AOL Time warner sont des
Noirs americains. Donc les Noirs ont autant de capacités que les autres.
Ca marche individuellement. Mais ca ne marche pas collectivement. Pourquoi ?
Parcequ'il y a des emmerdeurs !
Donc avant qu'un système complexe se mettent en place et ou tout le monde
est integré et à sa place.... il faut envoyer des gens en eclaireurs, en avant garde.
Ce sont ces avant gardistes qui vont créer les structures, les formater, les organiser.
Puis quand ces structures seront robustes et solides alors elles pourront supporter
les anarchistes, les fouteurs de bordels, les recalcitrants, les rebelles, les feignants,
les grevistes, les mutins et toute sortes de parasites.
Une struture sociale (pays, entreprise, association) forte, solide, bien organisée peut
supporter des parasites, des gens moins doués, des gens plus lents, des gens qui font le stricte minimum juste de quoi payer leur bouffe et leur loyer. Elle peut meme
supporter des degradations et des saccages puisqu'elle a suffisament de quoi
payer pour reparer les dégats.
Mais si tu montes un restaurant, une entreprise agricole avec toutes tes economies.
Donc tu n'as plus trop de liquidités... Tu es fragile. Si ta récolte est gachée
par des conditions météo defavorables... tu n'y peux rien.
Si tes employés recoltent et abiment les fruits lors de la recolte... Tu ne peux
par les vendre, tu fais faillite, ton employé indelicat aussi perd son travail... Personne
ne gagne.
Si tu embauche que des mecs bons et motivés... Ils vont te faire gagner du fric.
Avec ce fric tu embauches d'autres personnes. Et si dans le tas tu as une minaurité
de mauvais employés, c'est noyé dans la masse et ça ne se voit pas...
Le problème c'est qu'un pays fort comme la France peut supporter des masses
de gens qui profitent de sa protection sociale, des anarchistes grevistes rebels
et recalcitrants à toute reforme, des grèves à tout bout de champ "en veux-tu
en voilà"... C'est un pays riche ! Y'a des gens qui bossent ! Qui se lèvent
le matin, qui font tourner la boutique pendant que d'autres pensent à leur prochaine
grève...
Mais si on regarde à la loupe... deficit de la sécurité sociale, exode massif des
forces vives et des meilleurs elements de la nation, des grèves qui coutent cher
à la SNCF, un pays qui se sclerose et qui ne se reforme pas....
Par contre, dans des pays Africains, indendants depuis à peine 70 ans, n'ayant
aucune histoire industrielle propre, aucun savoir faire puisqu'aucun investissement,
qui va faire le boulot ? tout le peuple ? Les 80% d'analphabètes qui savent
à peine comment ils vont se nourrir le lendemain ? Ou ceux qui sont éduqués
et qui ont du capital qu'ils peuvent risquer sans se retrouver à la rue le lendemain.
Qui va faire les innovations ? Les paysans ou les ingenieurs ?
Pour developper les Antilles, ils ne faut pas forcement de grandes ecoles
ultra elitistes mais il faudrait au moins de groupements d'interet economique.
Il faudra des lobby, des cercles d'initiés, des cercles elitistes organisés
en sociétés secrètes afin de prendre en main l'avenir des Antilles... Et
meme si on ne fait rien... on peut au moins en discuter... De la discussion
il y aura toujours des choses interressantes, faciles à mettre en oeuvre qui
pourront toujours emerger. Et c'est comme ça qu'on progresse.